Parce qu'on a tendance à l'oublier

Café du commerce


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Parce qu'on a tendance à l'oublier

Parce que des fois je sais être sérieux, je me permets de faire un petit sujet sur la prévention des MST.

Oui je sais on en entend tout le temps parler, c'est chiant, on est pas à l'école etc. Oui mais avec les récents sujets sur la prep et certains choses que j'ai pu lire, ce rappel me semblait indispensable. Ne m'en veuillez pas, je vais surtout faire mettre des paragraphes tirés d'autres sites, je ne vais pas m'embêter à tout réécrire !



LA PROPHYLAXIE PRÉ-EXPOSITION SEXUELLE PREP s’adresse à des personnes non infectées mais hautement exposées au VIH et consiste à prendre une combinaison de deux antirétroviraux afin de réduire le risque d’infection."

Contrairement à ce qu'on a pu lire, non la prep n'est pas efficace à 100% contre le sida, et elle est inutile contre les autres MST. Ce médicament n'est donc pas à considérer comme l'arme ultime.

"La prophylaxie post-exposition ou est prescrite aux personnes non infectées après une exposition au VIH. On a démontré que si on prend la PPE dans les 3 jours suivant une prise de risque réel face au VIH, on peut réduire le risque d’infection au VIH."


Pour prévenir les MST, il est recommandé d’avoir une bonne hygiène intime quotidienne et de se protéger.

La seule solution efficace de protection reste l’utilisation systématique du préservatif. Il peut être masculin ou féminin. Il existe également des digues dentaires (feuilles de latex), pour se protéger lors de pratique du sexe oral, lors de relations ne pouvant être protégées par un préservatif.

Le préservatif est indispensable, à la fois pour se protéger et protéger l’autre, pour chaque rapport sexuel avec des partenaires dont on ne connait pas le statut en termes de contamination par le VIH ou les autres MST.

Il est très simple de s’en procurer, ils peuvent être achetés en pharmacie, supermarché, sex-shops, distributeurs,... ou obtenus gratuitement dans la plupart des hôpitaux, cliniques, centres de dépistages, plannings familiaux, MJC, associations de lutte contre le SIDA... Pour un maximum de précaution, il faut se faire dépister de manière régulière lorsque l’on a plusieurs partenaires et à chaque fois que l’on souhaite arrêter le préservatif avec un nouveau partenaire régulier et d'utiliser un préservatif si des rapports sexuels ont lieu avec d'autres partenaires.



Voilà, au final tout est dit, la capote c'est le top !

Pour ceux qui la considère comme un "tue l'amour", n'hésitez pas à l'utiliser comme accessoire érotique.
Si votre partenaire bloque à l'idée d'en mettre une, faites le à sa place ;-) Les mains de l'autre peuvent éviter la sensation de "distance" entre les deux quand on est protégé.
Si vous avez peur de ne plus rien sentir, n'oubliez pas que l'on a fait aussi des progrès dans ce domaine ! Et oui, le préservatif évolue !
Il en existe aujourd'hui de très fins, que l'on ne sent vraiment pas ! ils sont tout aussi solides que les plus épais. Un peu plus cher il est vrai, mais à choisir entre un séjour à l'hôpital ou quelques centimes de plus pour un moment de plaisir intense, je pense que vous ferez le choix de la raison !
Il en existe aussi avec emballage humoristique, ça peut aider !

Voilà voilà, j'arrête de faire mon rabat-joie et bon assouplissement des jambes à tous !
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Hoctave
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Helmor
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?
Comment ça c'est du copyright. Même pas vrai !
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En résumé pour éviter tout risque, faite du sport pour suer et pleurer de joie avec vos ami(e)s.

Sérieusement j'ai appris des choses merci pour ce cour :) 
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Skyquiver
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Je sais bien que ça risque de ne pas concerner grand monde ici mais j'aime bien celui-ci ! ;)
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Très bon topo et bien illustré  Kattarsis ! Ayant moi même déjà fait des interventions sur la prévention des MST dans le secondaire je dois dire que ton schéma est vraiment top =)
Après exposition aux VIH mère-enfant maintenant avec les medicament c'est quasiment nulle ^-^ et pour moi le sang est au mm niveau de risque que les sécération séminales ou vaginales (surtout pour le VIH et les hépatites). Et par baiser si ya pas de lésion bucales l'hépatite B est quasi nulle par contre l'herpès oui (enfin si on a un bouton de fièvre ou une poussée herpétique à ce momment).
Pour le snif, pareil si ya pas de lésion normalement c'est pas génant.
Enfin pour les lésions de la peau, ya pas que le VIH, ya aussi les autres MST virales (hépatites et herpès)

Voilà dsl d'avoir ramener ma science mais c'est un sujet que j'ai très à coeur étant spécialisé dans le domaine des maladies infectieuses ! =)
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Je n'ai pas la paternité du schéma Valoo, je l'ai récupéré sur le site mstprevention.com, ainsi que pas mal de petits paragraphes. Mais comme je trouvais cela plutôt bien fais, j'avoue ne m'être pas gêné !

Pour ce qui est des transmission de la mère à l'enfant, par la drogue, le baiser etc. je sais bien que le risque est nettement moindre, mais ça me semblait important de le laisser, car il n'est jamais nul, mieux vaut donc faire un petit excès de prudence !
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Oui Katta c'est vrai mieux vaut trop que pas assez en effet x)
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Merci d'avoir pris le temps de le rappeler !!! c'est important !!
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Lindos
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Tiens je ne connaissais pas ce topic.

J'approuve aussi la qualité de ce topic ...même si je trouve que ça pousse parfois le bouchon un peu loin en transmettant l'hépatite B par le baiser, ou la Syphilis par les caresses, c'est un peu comme les chlamydia dans les WC il faut vraiment ne pas avoir de chance.

J'en profite pour donner une info qui vient de sortir hier, sachant que perso je plébiscite le préservatif dans tous les cas sauf le safe sexe, et même le chéri attitré (en tout cas pour moi mdr).

Ainsi selon la source  seronet.info du 14 février le professeur Jean-Michel Molina (Assistance Publique Hopitaux de Paris)  très en pointe sur le sujet, aurait dit lors d'une conférence sur le HIV à Malte le 30 janvier 2017, je cite :

[en France] près de 3 000 personnes ont utilisé au moins une fois la PrEP. Près de 98 % étaient des hommes et la quasi intégralité ont des rapports homosexuels (HSH). Les femmes et les personnes trans sont quasi-absentes, signe que la PrEP, pourtant recommandée au sein de ces populations dans certains cas, n'est pas encore appréhendée ou connue. Sur les personnes utilisatrices, 30 % avaient eu une IST dans les douze derniers mois, et 10 % eu recours à TPE (traitement post-exposition). Par ailleurs, 20 % se déclarent consommatrices de produits dans un contexte sexuel (chemsex). En termes de schéma de prise, c'est une majorité de PrEP à la demande qui est rapportée, similaire à celle de l'essai ANRS-Ipergay. La nouvelle rassurante, c'est le très faible nombre de contaminations au VIH sous PrEP : deux cas (dont on ignore les causes pour l'instant). Une preuve forte de l'efficacité de la PrEP et de son potentiel impact vers une baisse des infections à VIH dans les groupes les plus vulnérables. Pour l'instant, cela se limiterait aux HSH, vue la répartition actuelle des utilisateurs.

(pour mémoire IST, TPE, chemsex, etc, sont des indicateurs de personnes HSH à risque élevé de s'infecter au VIH)  
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Très bon topic, par contre il me semblait que l'on parlait de IST (Infections Sexuellement Transmissibles) maintenant et plus MST (Maladies Sexuellement Transmissibles)

"Le terme de MST induit la présence de symptômes de la maladie alors que le terme IST implique que l'on peut être porteur d'une infection sans en ressentir encore les symptômes. "

exemple d'IST surtout féminine: les Chlamydiae , l'infection à chlamydiæ trachomatis est la principale cause d’infertilités.

Ne pas oublier les capotes féminines ;)
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Ancien membre
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https://www.youtube.com/watch?v=Xla0tmpNoFY

C'est vieux mais toujours d'actualité malheureusement...

J'ajouterai que prendre des risques, ça peut avoir des conséquences sur la vie de plusieurs personnes. Plusieurs centaines d'enfants naissent séropositif chaque année, et c'est un poids qu'ils portent, un secret qu'ils cachent, pendant une grande partie de leur vie...
Bref, si il y a des traitements, ne ps avoir besoin d'en prendre reste le mieux. ;-)

Documentaire sur les enfants qui grandissent avec le SIDA.

p1 :  https://www.franceculture.fr/emissions/lheure-du-documentaire/avoir-18-ans-avec-le-vih

p2 :  https://www.franceculture.fr/emissions/une-histoire-particuliere-un-recit-documentaire-en-deux-parties/retour-sur-avoir-18-ans
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Ancien membre
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@Insolidum : elle m'avait beaucoup marqué cette pub, intitulée Sugar Baby Love. Elle date de 2006, je crois. Elle résume presque tout. La nécessité de se protéger, mais aussi  le parcours chaotique de tant de jeunes gays (en tout cas, pour les générations précédentes). Elle m'émeut toujours autant...
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Lindos
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Les documentaires dateraient de 2007, or depuis les trithérapies journalières ont depuis bouleversé la vie de plus de 90% des séropositifs, chez qui le virus ne parvient plus à se répliquer significativement sous traitement. Etre malade chronique dépendant d'un médicament reste lourd, mais n'est tout de même plus l'épée de Damoclès d'un virus qui se répliquait, silencieusement ou pas.

Cette belle vidéo elle aussi ancienne apparemment, m'inspire que je ne suis pas si sur que les jeunes gays puissent déjà totalement échapper à cette "gaïtude" qui se transmettait de génération en génération, le débat récent sur le thème "adotolérant" laisse supposer le contraire.

Et me rappelle aussi qu'au cours des années auxquelles elle fait référence il y avait en France une politique intensive d'incitation à l'utilisation des préservatifs, qui est devenue progressivement aphone dans l'espace public français ces dernières années. Seule les associations bougent encore.  La timide campagne publique de 2016, qui ne visait que les gays, et s'est insérée tardivement en fin d'année, ne doit sa notoriété qu'aux "ennemis" de la visibilité des gays (ceux qui défilent aujourd'hui pour un candidat mdr) qui se sont insurgés et ont involontairement fait de la publicité à cette campagne.
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Lindos
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Je n'ai aucun lien avec eux, mais parce qu'il est intéressant de connaitre la situation de la prévention des IST en France, et que je la trouve particulièrement juste, je voudrais partager une très belle tribune de Act-up-Paris publiée très récemment sur Yagg, qui interpelle les candidats à la présidentielle et législatives sur les urgences en matière de lutte contre le VIH-SIDA, prévention, aide aux séropositifs et malades du Sida, en France, et dans le monde car le VIH ne connaît pas les frontières.

L'intégrale vaut la peine d'être copié-collée, cela élève un peu le débat sur les revenus déclarés ou non des candidats...
J'ai soulignés quelques points qui me semblent importants pour la prévention, bonne lecture.
Source : http://yagg.com/2017/03/04/tribune-contre-le-sida-qui-est-candidat-e-par-act-up-paris/


«Contre le sida, qui est candidat.e?»

Contre autour de 6000 contaminations par le VIH par an :
* Qui pour mettre en œuvre régulièrement des campagnes de prévention ciblées ?
* Qui pour promouvoir l’ensemble des dispositifs de prévention combinée (préservatifs, gels, préphylaxie pré-exoposition -- PrEP), inciter aux dépistages réguliers, rappeler l’existence et renforcer la
disponibilité du traitement post-exposition (TPE) ?
* Qui pour rendre accessibles, c’est-à-dire gratuits, chacun de ces dispositifs, donc notamment les préservatifs et le gel, et les autotests ?
* Qui pour renforcer les moyens des Cegidd et favoriser le développement de centres de santé, notamment de santé sexuelle, communautaires, afin que ceux-ci puissent accompagner touTEs cELLEux qui le souhaitent ?

Contre tout ce qui peut faire obstacle à la prise en charge, jusqu’aux cas de sida, qui pour assurer des conditions d’existence décentEs à touTEs, pour renforcer des dispositifs d’accès aux logements, d’aides au transport, d’accès aux prestations sociales, et pour revaloriser les minima sociaux ?

Contre le sida, qui pour renforcer les moyens d’un système de santé exsangue, pour s’assurer du suivi régulier de touTEs les séropositifVEs, et pour s’assurer que ceux-ci, et touTEs les autres, ne paieront aucun centime de leur poche ?

Contre le sida, qui pour augmenter la contribution de la France au Fonds Mondial de lutte contre le VIH, le paludisme et la tuberculose, pour compenser les coupes sèches dans les financements apportés à UNITAID, et pour s’engager à contribuer à hauteur des besoins identifiés par l’ONUSIDA afin de mettre un terme à l’épidémie en 2030 ?

Contre le sida, qui pour s’attaquer aux pratiques de fixation des prix des traitements du Big Pharma, qui pour favoriser les génériques, au besoin en imposant la licence d’office, et pour contribuer à atteindre l’accès universel aux traitements, quand aujourd’hui à peine 1 séropositifVE sur 2 dans le monde à accès aux antirétroviraux, et que leur manque tue 1,1 millions de personnes par an ?

Contre le sida, et alors que plus d’une personne séropositive sur deux dans le monde est une femme, qui pour considérer les femmes comme des personnes vivant avec le VIH à part entière et pour faire avancer les connaissances sur le sida chez les femmes?

Contre le sida, qui pour renforcer la prévention dans les prisons, qui pour autoriser les programmes d’échange de seringues en milieu carcéral, s’assurer du respect de la dignité et du secret médical pour touTEs les détenuEs, et permettre la sortie des détenuEs pour raison de santé ?

Contre le sida, qui pour reconnaître les dangers de la pénalisation des clientEs des travailleurEUSEs du sexe, faire cesser le harcèlement policier à leur égard, et favoriser les actions de promotion de la santé sexuelle et de la prévention auprès de ceuxELLEs-ci

Contre le sida, qui pour s’assurer de l’accès aux droits et aux soins des personnes trans, particulièrement concernées par l’épidémie, en commençant par s’assurer d’un changement d’état-civil libre, gratuit, en mairie, et fondé sur l’autodétermination, y compris pour les mineurEs ?
Qui pour faire cesser les mutilations génitales des personnes intersexes, et pour respecter leur autodétermination ? Qui pour enrayer les discriminations qui précarisent les personnes trans et intersexes?

Contre le sida, qui pour s’assurer de l’accès aux droits et aux soins des étrangèrEs en France, que leur séjour soit régulier ou qu’ils soient sans-papiers, pour garantir l’accès à une couverture supérieure à l’aide médicale d’état, et réintroduite dans le dispositif de droit commun, pour refuser les expulsions et régulariser touTEs les sans-papiers ?
Qui pour mettre en évidence les spécificités de la  situation des personnes racisées, en favorisant l’élaboration de
statistiques ciblées?

Contre le sida, qui pour s’assurer que l’éducation à la sexualité et au consentement, que l’information sur la prévention, et la contraception le cas échéant ne se voit pas refoulée aux portes des collèges et des lycées, qui pour la défendre face aux catholiques intégristes et aux émanations de La Manif pour Tous, au contraire du gouvernement sortant?

Contre le sida, qui pour assurer que les vies des LGBTI+ valent et reconnaître qu'elles ne sont ni négociables ni instrumentalisables ?
Qui pour garantir que les discriminations et violences seront fermement combattues ? Qui pour rendre accessible la PMA à touTEs, pour reconnaître les liens familiaux des enfants nés de GPA à l'étranger, qui pour refuser de constitutionnaliser l’interdiction de cette pratique et laisser s’ouvrir le débat dans nos communautés?

Contre le sida, qui est candidat.e ?
Signature : Act Up-Paris.

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Lindos
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On risque de m'accuser de flood mdr, mais bon...

Le Pr Michel Janier aurait présenté le 7 mars à l'Académie nationale de médecine un bilan préoccupant de la situation de la syphilis en France en 2016, qui concerne au premier chef les gays, 90% des cas. Et il existe le risque qu'on n'en reparle pas officiellement avant la fin de l'année où les regards vont de surcroit se porter sur les résultats de la PrEP. Ce dermatologue publie régulièrement des bilans sur cette maladie et des livres sur les IST, il est très actif dans le domaine de la prévention. A mon avis il vaut mieux ouvrir l'œil et le bon, même si on se fixe pour objectif des rencontres "sérieuses".

Je n'ai pas accès à l'original de la communication qui nécessite pour l'instant d'être abonné à des journaux spécialisés, mais seulement au blog jeanyvesnau.com commentateur et lanceur d'alerte en Santé Publique, (et un rien politisé), je cite :

« La situation est préoccupante. Les sujets les plus jeunes sont très mal informés sur les MST. Les HM  multi-partenaires  plus âgés sont
souvent en revanche bien informés mais ont moins peur des MST,
considèrent qu’elles peuvent toutes être facilement traitées et ont des conduites à risque dès lors qu’ils considèrent qu’ils se protègent contre le VIH (serosorting pour sélection de partenaires séro-concordants),  TAP (treatment as prevention), sexe oral, PREP (pre-exposure prophylaxis) et particulièrement en cas d’utilisation de drogues déshinibitrices (chemsex). Or la syphilis est une maladie potentiellement mortelle ou pouvant
conduire à des accidents précoces très graves, en particulier
neurologiques, oculaires et auditifs. Elle se transmet particulièrement bien par le sexe oral qui est exceptionnellement protégé. »

Source : 
https://jeanyvesnau.com/2017/03/08/syphilis-en-france-les-accusations-dun-specialiste-face-a-une-epidemie-qui-sepanouit
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@Lindos : merci pour cet article intéressant du Docteur Jean-Yves Nau, qui cite le professeur Michel Janier. Apparemment, la négligence des gouvernements successifs est avérée depuis le retour de la Syphilis, à la fin des années 1990. Selon ce médecin, les médecins seraient limités dans leur diagnostic d’infection à la Syphilis, par l’absence de technique de détection directe du germe en laboratoire. Technique qui pourtant existerait, mais serait trop chère.

J’ai une question pour toi : à ta connaissance, si on ne peut détecter ce germe que de façon indirecte, à quel stade le détecte-t-on alors ?  (Quand il a déjà fait des dégâts ? Et quand sait-on qu’il s’agit bien du germe, s’il n’y a pas de détection directe ?)

Je pose cette question parce que si un homosexuel masculin souhaite cibler systématiquement, en accord avec son médecin, cette maladie du fait de pratiques à risques régulières, il semble limité.
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J'ai lu que la syphilis inquiète les médecins parce que difficile à diagnostiquer sans dépistage, au point qu'ils l'ont appelé "la grande simulatrice" par le passé, avant qu'elle ne fasse cette réapparition en force alors que les médecins en ont perdu l'habitude.

J'ai lu en effet aussi que le dépistage sérologique, après séroconversion quelques semaine apparemment (post édité), peut présenter des faux positifs. Dans le détail je ne sais pas comment ils procèdent, voici un lien qui pourra peut-être t'apporter quelques éléments de réponse :
http://www.passeportsante.net/fr/Maux/analyses-medicales/Fiche.aspx?doc=analyse-syphilis-sang

Un exemple de dépistage périodique est celui trimestriel qui est une des conditions de la prescription de la PrEP en France.
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Le chancre syphilitique (du stade primaire) est vraiment dégueu, mais il est repérable. Encore faut-il réagir rapidement, une fois repéré.

Apparemment, on ne peut détecter la bactérie concernée (le tréponème) qu'une fois que le chancre est là (de 3 semaines à 3 mois), par examen direct, puis sérologique, 15 jours après l'apparition du chancre :

"Au stade de syphilis primaire

L'ultramicroscope à fond noir (microscope particulier pour la détection de cette bactérie) met en  évidence le tréponème sur les prélèvements (sérosité au niveau du chancre) qui doivent être effectués avant l'administration d'antibiotiques. C'est le seul examen permettant de faire un diagnostic précoce à ce stade, les réactions sérologiques devenant positives 15 jours après  l'apparition du chancre."

source : http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_452_syphilis.htm

C'est surtout aux stades secondaire (entre 1 mois et 1 ans) et surtout tertiaire ( de quelques mois à plusieurs années) que l'on observe les dégâts sur la santé.

A tous les stades, on est contagieux.

PS : d'où la nécessité d'examiner son corps régulièrement
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Lindos
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Merci de tes précisions, oui ça n'a pas l'air simple...
J'ai corrigé en conséquence le libellé de mon post précédent.

S'examiner oui, et ça plaide aussi pour des dépistages à fréquence adaptée.

Et peut-être de se montrer curieux lors des préliminaires, car un souvenir de ce style : du temps où j'étais célib à l'étranger j'ai vu un jour chez un mec une petite érosion suspecte mal placée. Je n'ai pas été plus loin et lui ai (gentiment) conseillé de voir de ce pas un médecin... sans même vérifier de près le fond de l'érosion pour savoir si elle était dure ou molle mdr (mais en vérifiant tout de même s'il avait accès aux mèdecins).

Noter que ce genre de chancre-érosion est une porte d'entrée facilité pour le VIH.

Cela m'inspire aussi que chaque fois que quelqu'un m'explique que telle IST c'est fini pour telle raison x ou y et que le prévatif aussi, j'ai envie de lui expliquer que les épidémies ont toujours frappé par surprise, il en va de leur survie mdr.

Cela m'inspire encore qu'il va falloir que les gens comprennent qu'une prévention ne peut que se concevoir que "combinée", ce que je vérifie toujours avant de faire un copier-coller,  ou à défaut j'y ajoute une explication de texte.
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Ancien membre
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Oui et ce qui est surtout compliqué, c’est que selon le Dr Nau, dans son billet du 8 mars 2017, la fameuse détection directe du tréponème, via le microscope à fond noir, n’est plus accessible par les médecins et qu’en France, elle n’a pas été remplacée. Donc, il n’y a que la détection indirecte du germe, 15 jours après l’apparition du chancre (selon la source publiée sur Doctissimo). Cependant, dès l’apparition du chancre, il faut quand même se manifester auprès du médecin qui exposera la marche à suivre, traitement éventuel inclus.
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Lindos
Homme de 36 ans
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"Oui et ce qui est surtout compliqué, c’est que selon le Dr Nau, dans son billet du 8 mars 2017, la fameuse détection directe du tréponème, via le microscope à fond noir, n’est plus accessible par les médecins et qu’en France, elle n’a pas été remplacée."

Je comprends, j'attendrai que la communication du professeur Michel Janier soit publiée pour me faire une opinion...
Personnellement j'ai tendance à faire avec ce qui existe,  et réduire le risque en amont si personne sait le traiter à un cout raisonnable en aval.

"Donc, il n’y a que la détection indirecte du germe, 15 jours après l’apparition du chancre (selon la source publiée sur Doctissimo). Cependant, dès l’apparition du chancre, il faut quand même se manifester auprès du médecin qui exposera la marche à suivre, traitement éventuel inclus. "

Tu as de toute évidence raison, il fait se méfier de érosions et autres chancres et prendre un avis médical.
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Bougy
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Salut !
C'est vraiment bienveillant de ta part ! Car mieux veut être conscient que ignorant à ce sujet car c'est tout de même des maladies grave dont une incurable aujourd'hui ! Donc soyons vigilants ensemble ! <3 
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Ancien membre
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Sinon comme moyen de prévention ayant fait ses preuves vous avez l'abstinence comme le disent les gens vivants encore dans une autre époque ok:

Plus sérieusement y a t-il une page dédiée sur le site sur le sujet de la prévention ? Je ne crois pas en avoir vu une.
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Une bonne piqûre de rappel ne fait de mal à personne.
Bien vu
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Lindos
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FawkesIncome,
"Plus sérieusement y a t-il une page dédiée sur le site sur le sujet de la prévention ? Je ne crois pas en avoir vu une."

J'en ai vu une :
https://betolerant.fr/amour-et-prudence

C'est plutot bien fait, j'aurais tout de même quelques remarques :

- il faudrait sans doute être plus nuancé que décrire le niveau de risque de transmission du VIH par fellation non protégée comme "extrêmement faible".
Les risques sont exprimés en moyenne et sont  fortement aggravés en certaines circonstances, qui ne sont pas seulement l'aspect insertif ou réceptif ;

- les dépistages (=tests) ne sont pas "obligatoires" sauf lorsque prévu par la loi, mais "recommandés" car indispensables notamment pour les gays masculins. Pas seulement avant une relation sérieuse ou après une prise de risque et "le plus régulièrement possible", mais au moins tous les ans selon les recommandations officielles, et même plus fréquemment pour les gays à risques, jusqu'à tous les trois mois pour les gays à haut risque. C'est le principe de dépistage de routine qui vise à intercepter les prises de risques passées inapperçues ;

- afin de lutter contre la ségrégation des séropositifs VIH de plus en plus nombreux, il serait utile de rappeler que la combinaison du préservatif et, dans une majorité de cas, de l'effet protecteur du traitement systématique en France des séropositifs contre le VIH, assure par prévention combinée un haut niveau de protection des séronégatifs contre le VIH (effet TasP);

- tel que recommandé en Europe et par l'OMS dans le monde entier en cas de haut risque de VIH, et lorsque c'est financièrement possible comme en France, la combinaison d'une sexualité plus sure (dont le préservatif, les rencontres sérieuses, etc) avec la prophylaxie pré-exposition (PrEP) assure un haut niveau de protection contre le VIH, à la fois pour la personne sous PrEP et son partenaire qui ne l'est pas ;

- parmi les sites de prévention, Sexosafe.fr qui est la voix de la France (Santé Publique France) qui parle aux hommes qui préfèrent les hommes.


De façon plus générale, il serait nécessaire d'expliquer que toute "prévention" est un diminutif de "éducation à une prévention combinant les moyens de prévention disponibles, cette combinaison étant généralement inclusive".

On ne devrait jamais pouvoir lire comme trop souvent en France, en l'absence d'une méthode quasiment miraculeuse telle qu'une bonne couverture vaccinale avec un bon vaccin, que des moyens de prévention sont contradictoires, où à l'inverse qu'ils sont diversifiés.
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Comme chaque année à l’occasion du week-end du Sidaction les 24, 25 et 26 mars prochains, l’association publie les résultats d’un sondage réalisé par l’Ifop auprès des jeunes âgés entre 15 et 25 ans.

Pour récolter de l'argent l'association n'a pas intéret à dire que tout va bien, mais elle n'a pas besoin de beaucoup se forcer pour montrer que, je cite, la situation de la prévention du VIH en France est catastrophique...
De mon point de vue c'est surtout la tendence qui est préocupante, toute l'énergie est mise à parer au plus pressé, la prévention du VIH est inaudible dans la population générale. Et cela concerne à peu près toutes les préventions.

Je ne vais pas copier-coller une pleine page de chiffres, on trouve le détail du sondage sur leur site à l'adresse :
http://presse.sidaction.org/communique/62460/Sondage-Ifop-jeunes-l-information-prevention-du-sida

Cela commence ainsi :

Manque de connaissances, sentiment d’invincibilité face aux risques liés au virus, ce sondage fait état d’une détérioration du niveau d’information sur le VIH, les modes de transmissions, de prévention et de traitement de l’épidémie par rapport à 2015.
Selon les résultats de cette étude réalisée auprès d’un échantillon de 1 001 personnes âgées de 15 à 25 ans, le sentiment d’information global sur le VIH se détériore depuis 2014. En 2016, 82 % de la population ciblée se disent bien informés contre 89% en 2015, le chiffre le plus bas depuis 2009.
16 % de jeunes considèrent être très bien informés sur le sida, un pourcentage qui a chuté de 10 points depuis 2012....

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Lindos
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J'ai essayé d'updater mon post précédent mais pas moyen... ?
Bref, deux infos très intéressantes viennent de sortir...


1) la Haute Autorité de Santé française vient de passer sa recommandation de fréquence de dépistage des HSH (gays, etc) de 1 an -> à 3 mois
source :
http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2017-03/dir2/reevaluation_de_la_strategie_depistage_vih_-_synthese_reco.pdf


2) Le CRIPS Ile de France et VIH.org viennent de sortir une plaquette d'information très à jour "LE VIH EN 2017".
On y retrouve une excellente synthèse des connaissances actuelles sur le VIH sa prévention et son traitement
(même si je ne trouve jamais très heureux de parler de prévention diversifiée lorsqu'elle combine le préservatif avec une prévention médicale...).
La plaquette :
http://vih.org/sites/default/files/fichierattaches/vih2017.pdf
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Salut, je vais apporter mon témoignage à ce sujet :)

Je suis né en 80, enfance "normale" jusqu'à la (sur)médiatisation de cette nouvelle "peste gay" dans au début des années 90. Malgré toutes les excellentes sources d'informations que l'on trouvait en France, un des rares pays à alerter tous les modes de sexualité, les médias jouaient le jeu de la (américano-)mondialisation en jugeant les "pédés" responsables de ce fléau. Il y avait plusieurs centaines de milliers de contaminations au VIH dans le monde à cette époque (surtout en Afrique sub-saharienne).
Je me souviens avoir "décorer" ma chambre d'ado avec tout un tas d'articles sur le sujet, certains relataient de la source du VIH, voir de manipulation génétique militaire !

Comme je commençais à être certains de mon attirance pour les mecs, je vous cache pas que ça m'a jeté un froid !
"À défaut de considérer l'homosexualité comme une maladie, être homosexuel rend malade !"

Le préservatif, l'attention et l'abstinence sont les seuls barrières efficaces contre le VIH

J'ai eu très peu de rapports sexuels, souvent "soft". Mais je ne cache pas avoir été tenté de fermer les yeux quand le partenaire semblait tout droit sorti d'un rêve ! Rêve qui devient cauchemar quand on imagine le pire : il était beau d'accord, mais regarde comme il te jette une fois fini ! c'est ça prendre son pied ?
Je me souviens d'une légende urbaine : une super nana couchaient avec un mec (sans capote) pour lui dire une fois fini "bienvenu au club Sida"

J'ai eu de la chance de ne pas être contaminé, même si j'ai eu le déplaisir de choper des morpions, et ça ne m'a pas aider dans mes recherches d'un mec : perte de confiance en moi et envers les autres. Je me suis juré depuis prendre le temps d'apprécier et découvrir l'autre, et me protéger avec un (ou des) préservatif(s) :)

Je ne sais pas si c'est le fait de peu pratiquer, ou si c'est du à une certaines pression sociale, mais je fantasme sur les relations bareback ("barbare" me dit le correcteur orthographique), je ne dois pas être le seul au vu des nouveaux "moyens de prévention", limite publicitaires. J'ai entendu parler du Prep il y a un mois environ pour la première fois (pour dire que je drague et pratique peu !).
J'ai bien conscience que ces "pilules magiques" ne protègent pas, elles donnent un semblant de bonne conscience à qui les utilise.

Je suis du coup un peu effrayé quant à la tournure suicidaire que prend notre société médiatisé, et quant aux batteries de pilules qui guérissent tout et n'importe quoi moyennant un peu d'argent...

J'ai rencontré (en réel et en virtuel) des mecs qui se foutent de savoir ce qu'ils peuvent choper ou transmettre, tant qu'ils prennent du plaisir ! ou qui croient que les IST s'attrapent à l'étranger ! Heureusement ils sont minoritaires (pour l'instant j'espère).

Pour conclure, la prévention est indiscutable ! la protection indispensable ! Le dialogue et la confiance sont primordiales ;)

Comme disaient les Nuls à l'époque : "SIDA c'est plus fort que toi" :)
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Dyablan,
"Le préservatif, l'attention et l'abstinence sont les seuls barrières efficaces contre le VIH"


Indépendamment des méthodes, à mon sens le plus important en cas de risque grave et en l'absence de vaccin efficace en permanence pendant une durée vaccinale, c'est le principe que toute prévention ou traitement susceptible d'être défaillant ou insuffisant doit être compensé par un autre, lequel lui aussi susceptible de défaillance doit être compensé par encore un autre, et ainsi de suite. Dans leur jargon les médecins appellent cela une cascade de prévention et de soins.

Concernant le VIH tout le monde aura remarqué que cette cascade est longue et passablement complexe, pour idéalement échapper au virus, sinon se compliquer sérieusement la vie sinon on est infecté, et au pire la raccourcir significativement si on est dépisté trop tard, voir plus rarement très rapidement si on a pas de chance.
Cela vaut donc encore actuellement la peine de multiplier les barrières en amont du VIH, et plus généralement des IST sérieuses car celles virales sont presque aussi préoccupantes, et les autres empoisonnent la vie.

Si je rebondis sur cette phrase que tu as surligné en gras, c'est qu'en trois mots tu cites une protection permanente, l’abstinence (qu'on peut trouver discutable mais qui vaut vaccin), mais aussi deux autres jugées globalement efficaces dont chacune compense en partie les défaillances de l'autre. Le préservatif est une excellente protection, mais sans attention il peut être mal utilisé, oublié, négligé (notamment à l'oral), etc. Globalement il présente tout de même un risque résiduel de défaillance, entrainant un risque de faible probabilité vis-à-vis du VIH faiblement infectieux mais potentiellement très dangereux, ou un peu plus forte vis-à-vis d'IST plus infectieuses mais sensiblement moins graves (quoique certaines...).

D'où la barrière suivante de dépistage des IST, qui était sous entendue dans ton post, mais qui en tant que barrière de récupération d'une éventuelle défaillance des barrières précédentes pèse aussi lourd.
C'est la raison pour laquelle le dépistage doit être périodique chez les gens à risques tels que les gays, et pas seulement plusieurs semaines après une prise de risque (durée dépendant du type de dépistage).
Actuellement la périodicité de dépistage officiellement recommandée pour les gays (sous entendu à risque) est de 3 mois. Pour moi même engagé dans une relation stable et théoriquement sure, je m'en tiens encore au dépistage annuel.
Mais en tout état de cause trois ans par exemple serait beaucoup trop risqué, même avec "un chéwui adoré en qui on a toute confiance", car après cinq ans le VIH a déjà fait as mal de dégâts insoupçonnables.

Je ne vais pas énumérer de nouveau la longue liste des barrières de la cascade de prévention-traitements qu'on retrouve sur tous les bons sites de prévention, je voulais surtout insister sur le principe, qu'on retrouve dans toutes les préventions de la vie quotidienne, que ce soit chez soi, dans sa voiture, en avion, etc, même si on en a pas toujours conscience.


édité :
"je fantasme sur les relations bareback ("barbare" me dit le correcteur orthographique), je ne dois pas être le seul au vu des nouveaux "moyens de prévention", limite publicitaires. J'ai entendu parler du Prep il y a un mois environ pour la première fois (pour dire que je drague et pratique peu !).
J'ai bien conscience que ces "pilules magiques" ne protègent pas, elles donnent un semblant de bonne conscience à qui les utilise.
Je suis du coup un peu effrayé quant à la tournure suicidaire que prend notre société médiatisé, et quant aux batteries de pilules qui guérissent tout et n'importe quoi moyennant un peu d'argent"

Ce n'est pas un peu d'argent mais beaucoup et concurremment au traitement d'autres malades. Il faut le savoir, c'est un choix décidé "au mieux" (ou plutôt moins pire) par les autorités.
Il est proposé aux gays et trans à haut risque de chopper le VIH à court ou moyen terme, notamment ceux qui pratiquent la bareback avec des inconnus, à certaines condition d'état de santé car les médocs efficaces ne sont pas des bonbons.
Le médoc actuellement utilisé ne rencontre pour l'instant que peu de résistance du VIH et est donc très efficace. Mais des gens sous PrEP ont déjà été infectés, on peut donc s'attendre à ce que l'efficacité de ce médoc ne dure pas aussi longtemps que la paix romaine, qu'il faudra à terme utiliser d'autres médocs, et il est recommandé de l'utiliser en complément des préservatifs pour prévenir les autres IST et d’éventuelles résistances.
En France il est soumis à un contrôle trimestriel strict du dépistage et de l'état de santé, dans les centres qui le délivrent. Ce qui rend globalement cette prévention médicamenteuse efficace pour les gens à haut risque.
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Je suis complètement d'accord, mais (j'aime bien dire "mais" ^^) comme je le dis en fin de post :
Le dialogue et la confiance sont primordiales


À moins de "pratiquer" à la volée, et je respecte le choix de chacune et chacun, avec un minimum d'informations quant aux risques de transmission lors une relation sexuelle entre les partenaires, et avec un minimum de dialogue afin d'instaurer un climat de confiance, quitte à prendre son temps, on peut se protéger d'une situation douteuse.

L'honnêteté fait énormément défaut dans notre société et je crois que c'est ce défaut le premier facteur de risque à contamination.

Je ne me considère pas comme "étant à risque" parce que je suis "gay", pas plus que n'importe qui, qui ne le serait pas. Ce raisonnement contribue à dévaloriser et marginaliser l'homosexualité dans notre société.

Quand j'entends "protégez-vous !", je pense à me protéger moi-même. J'entends aussi qu'il vaut mieux prévenir que guérir. Être honnête avec soi-même et se respecter, c'est être honnête envers les autres et les respecter.
Ça vaut pour tous les risques que l'on voudrait prendre dans la vie : la ceinture vous la mettez pour vous, la crème solaire aussi, vous fermez votre porte à clé le soir, vous attendez que le feu passe au vert... C'est une hygiène de vie ;)

Le dépistage est bien sûr indispensable à la suite d'une relation (courte ou longue) que l'on considère douteuse.

Protégez-vous ! 😇
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Dyablan,
"À moins de "pratiquer" à la volée, et je respecte le choix de chacune et chacun, avec un minimum d'informations quant aux risques de transmission lors une relation sexuelle entre les partenaires, et avec un minimum de dialogue afin d'instaurer un climat de confiance, quitte à prendre son temps, on peut se protéger d'une situation douteuse.
L'honnêteté fait énormément défaut dans notre société et je crois que c'est ce défaut le premier facteur de risque à contamination."
"C'est une hygiène de vie"

Je crois que tu as tout dit sur un site visant des relations sérieuses.
La confiance est essentielle, au sens de la connaissance de l'autre et de sa volonté de rester en bonne santé, et de nos propres efforts évidemment.

Toutefois tu ajoutes à juste titre que cette confiance peut être trompée.
C'est pourquoi j'ai un peu insisté sur les "barrières" ou filets de rattrapage tel que dépistage.
Mais j'aurais aussi pu souligner qu'au moindre soupçon les relations anales non protégées présentent un risque trop grand vis-à-vis du VIH...
Ce que tu rapelles.
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Santé Publique France (ex InVS) vient de publier les résultats des enquêtes PREVAGAY 2015 menées auprès des gays dans les "lieux de convivialité" (voire de sexualité) dans cinq villes de France.

http://www.santepubliquefrance.fr/Actualites/Etude-PREVAGAY-2015-premiers-resultats-sur-le-VIH

Je cite...

La prévalence pour le VIH pour l’ensemble des cinq villes était estimée à 14 % [en moyenne].
La prévalence pour le VIH s’échelonnait de 8 % à Lille à 17 % à Nice.

La proportion des infections à VIH diagnostiquées parmi l’ensemble des HSH testés séropositifs s’élevait à 92 % sans différence selon les villes.
La part des HSH séropositifs sous traitement antirétroviral était estimée à 95 % sans différence selon les villes.

A mon avis...

Ces données confirment la forte prévalence du VIH, autrement dit le pourcentage de personnes infectées, chez les gays qui sortent dans les lieux gays et qui rencontrent habituellement pas mal de partenaires sans toujours se protéger.

Ces moyennes apparaissent toutefois cacher de fortes disparités selon les classes d'age, variant de 1 a 5 entre les plus jeunes et les plus vieux (édité : maxi, 1 à 4 en moyenne, 1 à 2 en pondéré). Ce qui est logique, et montre aussi qu'il existe bien actuellement une population de gays à haut risque de s'infecter au VIH au cours de leur vie (pas limitée aux gays qui sortent dans les lieux gays).

Je suppose que la mise en exergue des pourcentages de dépistage et de mise sous traitement du VIH, vise à vérifier qu'ils dépassent bien les valeurs cibles 90%-90%-90% fixées comme minima par l'Organisation Mondiale de la Santé pour tenter de stabiliser l'épidémie.
L'étude n'est pas concernée par le dernier seuil de 90% d'efficacité du traitement contre le VIH, dont le dépassement est acquis en France.

Sauf qu'à ces seuils magiques plus d'un quart des séropositifs restent infectieux pour les autres s'ils sont imprudents (90%*90%*90%=73% d'efficacité, 27% d'échec).

On aurait donc fait mieux en 2015 en France métropolitaine chez les gays fréquentant les lieux gays, qui sont bien informés, pas trop mal dépistés, et bien traités un fois dépistés, car moins de 10 % (édité) des gens porteurs du VIH étaient infectieux vis-a-vis des autres avant protection. Ce qui faisait tout de même plusieurs pour cents du total des gens fréquentant ces lieux.

Les spécialistes espèrent que la prophylaxie préventive PrEP améliorera ces résultats pour les gens à haut risque de s'infecter.

Sauf qu'environ 40 % gens interrogés disaient ne pas s'être fait dépistés au cours des 12 derniers mois, alors que la recommandation était au moins annuelle à l'époque (et maintenant trimestrielle).

Et surtout, actuellement rien n'assure que tous les autres gays dans leur ensemble, en particulier les plus jeunes, ni tous les gens qui touchent aux substances récréatives ou tout simplement l'alcool, ou encore toutes les populations défavorisées ou issues de pays très infectés qui peuvent eux aussi être gays ou se prostituer pour survivre, tous ces gens les plus nombreux, soient aussi bien informés sur le VIH et les autres IST que les gays sortant dans les lieux gays.

Or la science infuse n'existant plus depuis qu'Adam a croqué un pamplemousse d'Eve, pas plus que le vaccin du VIH, il reste donc à mon avis beaucoup d'incertitudes.
Et l'incertitude c'est le risque.
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Une étude intéressante, merci Lindos. Il reste encore une proportion non négligeable de séropositifs connaissant pour certains leur statut sérologique, et d’autres l’ignorant, qui ne sont pas sous traitement et n’utilisent pas de préservatifs dans les lieux gays.
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LaCitation de Enneathusias
Une étude intéressante, merci Lindos. Il reste encore une proportion non négligeable de séropositifs connaissant pour certains leur statut sérologique, et d’autres l’ignorant, qui ne sont pas sous traitement et n’utilisent pas de préservatifs dans les lieux gays.


Tu utilises le mot "préservatif" qui est tombé en désuétude, je ne l'ai remarqué qu'une fois dans ces longs rapports mais peut-être que d'autres m'ont échappé. On utilise désormais le mot plus neutre "protégé". Il y a des modes en prévention comme en religion, et des oracles, si je me souviens bien l'association Actup l'avait prédit. La mode actuelle est à la bioprévention.
Mais derrière cela il y a surtout un recentrage sur l'urgence, sur certains foyers d'infection (dont celui des gays fréquentant les lieux gays), sur le dépistage et le traitement, sur la sécurisation de la fellation sans préservatif, et une certaine mise en jachère de la prévention de masse qui est un investissement.
Derrière cela il y a aussi qu'une prévention stabilisée quelle qu'elle soit ne peut être qu'un mille feuilles, dont les premières s'appliquent à tout le monde, et les dernières ciblent des défaillances identifiées. Et donc qu'une prévention stabilisée ne peut qu'être combinée, ou sinon être une passoire. En théorie elle est combinée en France, mais en pratique elle est expliquée comme diversifiée. Les mots y compris ceux tabous le disent à ceux qui les comprennent, mais surtout ne disent pas grand chose à ceux qui ne sont pas encore familier avec l'usine à gaz qu'est la prévention du VIH, qui a des tuyaux qui sortent et entrent de partout.
Alors que dans un mille feuille chacun n'a besoin de connaitre et maitriser que les feuilles qui le concernent, qui sont plus facile à enseigner aux plus jeunes et au grand public moins concernées par l'épidémie, à condition de le faire.

Pas sur qu'actuellement ce soit dans les lieux de socialisation et de rencontre gays que l'épidémie se diffuse le plus, autrement dit dans ce qui peut légitimement apparaitre comme un des foyers de diffusion des IST, ou être caractéristique d'une population ayant de tres nombreux partenaires souvent des dizaines par an. Les applis de rencontre favorisent aussi les plans d'un soir voire moins longtemps chez soi. La "protection" va sans dire, le hasard fait le reste.

On est probablement aussi dans l'attente des premiers résultats statistique de l'effet PrEP, or les statistiques françaises annuelles publiées avec au moins un an de décalage sont peu propices à un pilotage fin.
Outre qu'il faut sans doute s'attendre aux effets des réductions budgétaires, car rien n'est gratuit dans ce bas monde surtout pas la prévention qui revient à avancer de l'argent avant pour devoir moins en dépenser après.
Il est finalement plus facile de le dépenser après, et les gens sont souvent mieux résignés à des contraintes lourdes après qu'à être prudents avant.

En tout cas ce rapport à le mérite de rappeler qu'il vaut mieux rester méfiant, et que si on trouve tout cela bien compliqué ce qui peut être parfaitement légitime dans le contexte actuel, et si on ne connait pas parfaitement le fonctionnement habituel de son partenaire, il vaut mieux à minima utiliser systématiquement le préservatif et se faire dépister périodiquement. Après cela, tout le dispositif de prévention ne vise qu'à compenser les défaillances ou insuffisances de ceci ou de cela. Et comme nous sommes heureusement des humains, qui avons des passions parfois déraisonnables, des défaillances, et des trous de mémoire, et que les méthodes de prévention sont elles mêmes susceptibles de défaillances, le dispositif est plutôt étoffé et risque encore de se complexifier dans le futur. C'est pourquoi il existe des numéros de téléphone pour se renseigner en cas de doute, et des forums pour poser des questions, tels que Beto.
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L’étude que tu cites utilise le mot « préservatif » 18 fois dans chacun des cinq rapports par ville et 4 fois dans l’estimation de prévalence générale ;)

Ensuite, rien n’empêche de tourner les phrases en utilisant le verbe « protéger ».

Encore une fois, merci de porter à notre attention ces rapports.
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Citation de Enneathusias
L’étude que tu cites utilise le mot « préservatif » 18 fois dans chacun des cinq rapports par ville et 4 fois dans l’estimation de prévalence générale ;)
Ensuite, rien n’empêche de tourner les phrases en utilisant le verbe « protéger ».


Ah ah je n'avais pas fait de comptage, juste une impression.

Le mot préservatif est effet utilisé 18 fois, mais surtout pour dire qu'il n'est pas utilisé, et le mot PrEP 16 fois, pour conclure :
"Ces résultats démontrent la nécessité de développer la prévention biomédicale et ce sur tout le territoire. Outre le TASP qui dans la population d’étude est largement utilisé, la PrEP doit être proposée aux HSH séronégatifs n’utilisant pas le préservatif de manière systématique lors des rapports anaux"./p30

Personnellement je n'ai rien contre promouvoir la prévention biomédicale au contraire, elle est adapté pour compenser les surexpositions, mais si conjointement on néglige la promotion de la prévention ordinaire on fabrique mécaniquement de la surexposition, et on la diffuse dans l'ensemble de la population. C'est mon exemple de mille feuilles dont on enlèverait la couche du bas. Ce qui me fait dire qu'on reste au stade de l'intervention d'urgence. Je serais incapable de dire de quand date la dernière promotion claire du préservatif, c'est du lointain passé.

Bien sur l'article général termine par...
"Ceci rend compte de la situation épidémiologique extrêmement préoccupante chez les jeunes HSH en France, pour lesquels a été observée, depuis 10 ans, une augmentation conséquente des nouveaux diagnostics pour le VIH"
et
"Cependant, aujourd’hui, les modes de socialisation des HSH sont en mutation, avec une certaine mise à distance des lieux traditionnels de rencontres alors que les applications de rencontres géolocalisées sont particulièrement appréciées, plus particulièrement par les jeunes HSH (c’est le cas de 82?s HSH de moins de 25 ans de notre étude contre 54% pour leurs aînés). Ainsi, si les actions de prévention dans les établissements de convivialité doivent être maintenues, il est important de mettre en œuvre d’autres actions préventives qui prennent en compte ces évolutions et touchent en priorité les jeunes HSH."

Cette conclusion convenue car elle aussi à la mode ne dit rien de ce qu'on leur recommande à ces jeunes. Ils seront mis sous PrEP dès l'age de 15 ans ? Dans ce cas il va falloir ajouter des zéos aux prévisions.
On continue à vendre une prévention "à la carte" ? Ils vont s'aligner sur leur inspiration du moment, ou celle de leur partenaire.
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Tu cites notamment ce passage de l’étude :

Ainsi, si les actions de prévention dans les établissements de convivialité doivent être maintenues, il est important de mettre en œuvre d’autres actions préventives qui prennent en compte ces évolutions et touchent en priorité les jeunes HSH.


Quand j’ai testé Hornet PC, il y a quelques mois, j’ai reçu un message d’une association lyonnaise qui me conseillait de venir les voir pour toute question relative à la sexualité et la possibilité de passer des tests de dépistage. J’ai trouvé ce mode de prévention adapté aux nouveaux comportements virtuels de rencontres.

L’association en question, c'est le Centre de santé et de sexualité de Lyon et voici sa page facebook : We are C2S
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Merci de signaler le nouveau Centre de Santé Sexuelle C2S à Lyon.
J'avais remarqué leur stand mais je n'ai pas pris contact, j'ai un bon médecin ^^
Autour de Lyon le site COREVIH Vallée du Rhône donne de bonnes adresses pour le dépistage.

C'est clair qu'une prévention personnalisée dans un C2S est un plus, c'est aussi l'ambition des centres de dépistage CeGIDD.

Ce "sur-mesure" n'est pas exactement "à la carte", il peuvent promouvoir un socle commun d'information, vaccinations, préservatifs, dépistages, etc, avant de personnaliser en fonction des besoins de chacun : dépistage rapide, formation aux auto-dépistages, examen proctologique ou vaginal, aide psy, PrEP le cas échéant puisque apparemment ils sont autorisés à la prescrire, etc.
Leur financement ne doit pas être évident, et il est probable qu'ils doivent nécessiter pas mal de bénévolat communautaire.

Mais il y a aussi des gens isolés ou trop jeunes qui ont besoin que l'info leur parvienne par des canaux grand public, ou scolaires.
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Enneathusias,

Voilci un article qui illustre parfaitement ce que je tente d'expliquer :
http://www.lci.fr/sante/la-chaude-pisse-ist-mst-en-pleine-explosion-en-france-un-specialiste-interpelle-les-pouvoirs-publics-2058485.html

Je ne suis pas surpris de lire cet article, le dérapage était prévisible et ne se limitera probablement pas à la chaude pisse loin de là, toutes les IST reprennent du service.

Il ne faut jamais sous-estimer les alarmes des médecins lorsqu'ils se sentent débordés.

Je cite :

"La "chaude-pisse" se propage. Alors que l’Organisation Mondiale pour la Santé a fait état il y a quelques jours de ses craintes quant à la résistance grandissante aux antibiotiques de cette infection sexuellement transmissible (IST), la gonorrhée, de son nom scientifique, prend depuis plusieurs années des allures d’épidémie naissante en France.

Selon les chiffres de l’Institut de veille sanitaire, les cas de Gonorrhée, plus connue sous le nom de "chaude-pisse" ont augmenté de 100% chez les hommes homosexuels ou bisexuels, de 32% chez les femmes hétérosexuelles et de 8% chez les hommes hétérosexuels entre 2013 et 2015 en France.

Pour Éric Caumes, chef du service des maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière, le gouvernement est directement impliqué dans cette explosion des cas. "Tout le monde s’en fout, principalement les pouvoirs publics", explique-t-il, en colère. Selon lui, rien n’est fait pour enrayer la multiplication des infections et maladies sexuellement transmissibles, le discours étant uniquement orienté sur la lutte contre le VIH. "La communication autour des IST, est complètement délirante", s’insurge-t-il.

Depuis quelques années, le spécialiste observe le retour des comportements sexuels caractéristiques d’avant la pandémie du sida : non-utilisation de préservatifs, multiplication des partenaires sexuels sans protection, etc. Dans son service, Éric Caumes dit revoir des complications oubliées comme l’arthrite (inflammation des articulations) ou l’endocardite (inflammation de la paroi des valves cardiaques). Encore une fois selon lui, la communication est à la source du problème. "Sur les affiches de la campagne menée en ce moment par la mairie de Paris par exemple, "Faisons de Paris la ville de l’amour", on ne voit à aucun moment le mot préservatif. C’est quand même fou !", s'énerve-t-il."
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Oui, même si une personne traite rapidement sa chaude-pisse, la résistance de la bactérie aux antibiotiques est bien le problème à terme, et les conséquences peuvent être désastreuses.

Plus généralement, le retour des IST, dû au recul de l’usage des préservatifs, marque le retour d’une forme d’insouciance…et d’inconscience.

Voici un autre article avec des détails complémentaires : La « chaude-pisse » se soigne de plus en plus mal, s’alarme l’OMS.
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Intéressant article du Midi Libre qui réagit au "score élevé" de Montpellier dans l'étude du BEH dont on vient de discuter : VIH : l’inquiétante progression de cas chez les jeunes gays à Montpellier

On y apprend que le CeGIDD de Montpellier est à plein régime, il a eu autant d'activité en 6 mois cette année que l'année dernière.

Seule info encourageante, selon un médecin du CeGIDD de Montpellier : "Aujourd'hui, on ne dépiste quasiment plus d'infection au VIH chez les hétérosexuels". A mon avis les hétéros surexposés sont des personnes vulnérables qui ne consultent pas, mais bon vaut mieux cela que l'inverse.

Par contre une grande inquiétude au sujet de jeunes gays, beaucoup d'IST et surtout : "On ne sait pas vraiment ce qui se passe dans la population des jeunes gays."

Personnellement je trouve un peu dommage qu'alors dans les grands pays du monde occidental disposent de statistiques trimestrielles, en France le pilotage s'effectue avec des résultats datant de quasiment deux ans. Ce médecins n'a pas tort de dire qu'on ne sait pas vraiment ce qui se passe, ce sera une surprise, bonne ou mauvaise.
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Au registre des bonnes nouvelles pour les médecins généralistes, au premier novembre le prix minimal "sécurité sociale" de la première consultation de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles, qui est une consultation "complexe", passera de 25 à 46 € (remboursé à 70% + complémentaire).

Elle reste gratuite dans les CeGIDD (Centre Gratuit d’information, de Dépistage et de Diagnostic des infections par les virus de l’immunodéficience humaine, des hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles), Centres de Sante Sexuelle, C2S, etc.

Éviter de faire une maladie grave (style cancer, maladie neurologique ou neurodégénérative), ce même médecin traitant pourra demander 60€ au lieu de 25 pour annoncer cette mauvaise nouvelle et organiser son traitement, car c'est une consultation "très complexe".

Plus de détails :
www.francebleu.fr
www.legifrance.gouv.fr
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Normalement, c’est le spécialiste qui organise le traitement « très complexe » (par exemple, la greffe rénale) et pas le généraliste. D’autant plus qu’il faudra de toute façon voir le spécialiste. Donc, il faut faire attention à ce qu’il n’y ait pas d’abus, surtout si on n’a pas de mutuelle.
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Le coeur de mon post concernait plutot une première consultation de santé sexuelle.

Oui s'agissant de traitement très complexe d'IST, on pense au VIH où ce sera un médecin spécialisé.

Il y a une logique à rémunérer les consultations plus longues et délicates. Mais j'imaginais la tête du patient à qui on annonce une maladie grave, justifiant dans la foulée une majoration importante du prix de la consultation.
La double peine.

Mais si j'ai bien compris cela concernera plutot des personnes âgées dont celles qui perdent la tête. Pas sur qu'elles identifient l'augmentation, et lorsque la facture ou le ticket moderateur est envoyée à la famille par une résidence médicalisée, pas sur que la famille se révolte parce qu'elle se focalisera sur la mauvaise nouvelle.

Puis les gens s'habitueront à cette nouvelle tarification, qui est apparemment une compensation de la faible augmentation récente de 2 euros pour la consultation express habituelle qui dure un quart d'heure.
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Si des personnes se posent des questions sur la PrEP, le TASP, le TPE, la vaccination et les dépistages, il y a ce site dédié qui explique très clairement tout cela. Une personne avertie en vaut deux ;)

www.prends-moi.fr
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C’est au programme de la saison 2017 de la journée mondiale contre le Sida le 1er décembre...


Le traditionnel Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) sur l’activité de dépistage du VIH de l’année précédente vient de sortir  :
Dépistage de l’infection par le VIH en France en 2016
Pour mémoire celui de l’année dernière :
Dépistage de l’infection par le VIH en France, 2003-2015

Le BEH de cette année publie aussi des articles sur les défis du dépistage et de la prévention du VIH, les co-infections par des IST, ainsi que la situation préoccupante des « afro-caribéens » franciliens à l’égard du VIH et de l’hépatite B :
BEH du 28 novembre 2017 : Journée mondiale du sida du 1er décembre.


Les données de dépistage de l’année 2016 sont des données brutes, qui sont toujours suivies ultérieurement par un article qui corrige ces données de ses travers statistiques et fait une analyse épidémiologique plus fine, notamment sur les populations à risque qui représentent une part importante des séropositifs au VIH (et autres IST).

Personnellement je me précipite sur les paragraphes qui me semblent essentiels à ce stade.
Pour l’année2016 :
« Le nombre de sérologies VIH confirmées positives en laboratoire en 2016 est estimé à 10 667 [IC95%: 9 926-11 407], dont près de la moitié (46%) en IdF (tableau). Le nombre de sérologies positives est globalement stable sur les dernières années (la diminution apparente depuis 2013 n’étant pas significative) (figure 1b), que ce soit en IdF, dans les DOM ou en métropole hors IdF. »
« La proportion de sérologies confirmées positives pour 1 000 réalisées était estimée à 2,0 en 2016. Elle était plus élevée pour les sérologies réalisées dans un cadre anonyme (3,6 pour 1 000) que pour celles réalisées dans un cadre nominatif confidentiel (1,9 pour 1 000) (figure 4). »

Versus pour l’année 2015 :
« Le nombre de sérologies VIH confirmées positives par les LBM en 2015 est estimé à 10 667 (IC95%: [10 117-11 218]). Ce nombre a augmenté entre 2011 et 2013. De 2013 à 2015, sa diminution apparente n’est pas significative (figure 2a).
Le nombre de sérologies positives s’est stabilisé dans les 3 inter-régions, depuis 2011 en IdF et dans les DOM, et depuis 2013 hors IdF (figure 2b). »
« En 2015, la proportion de sérologies confirmées positives à l’échelle nationale était de 2,0 pour 1 000 sérologies réalisées. Les proportions les plus élevées étaient observées en Guyane (7,4), IdF (3,8), Guadeloupe (3,1) et Martinique (2,3). »

Il n’y a que les statistiques pour réussir cette prouesse, 10 667 dans l’intervalle de confiance 95 en 2016, versus 10 667 en 2015. Mais cela montre aussi que le VIH fait globalement de la résistance en France malgré les multiples stratégies de préventions et dépistages déployés.

Alors que curieusement on lit des articles qui se veulent plus rassurants dans d’autres pays occidentaux, mais pas partout notamment aux US.
Pour mémoire les spécialistes rêvent de diminuer de 15 % par an les nouvelles découvertes de séropositivité VIH, mais cet animal qui connaît apparemment mieux que les humains les comportements humains fait de la résistance.


Dans l’article des défis du contrôle de l’épidémie par le VIH en France, j’ai relevé :
« Pour promouvoir la prévention dans la population HSH [hors de l’espace communautaire où les gays se savent à risque de s’infecter au VIH]], Santé publique France a mené en novembre 2016 une campagne dans l’espace public afin de toucher l’ensemble des HSH, et pas seulement ceux qui fréquentent les lieux communautaires, ces derniers connaissant à 90% leur statut sérologique. Cette campagne a été un succès au regard du nombre de visites sur le site de prévention de Santé publique France sexosafe.fr, qui présente l’ensemble des outils de prévention disponibles (260 000 visiteurs uniques en novembre–décembre 2016, voir l’article de Nathalie Lydié et coll.). Mais pendant cette campagne, les médias ont peu relayé les messages de prévention, se focalisant sur le débat suscité par la visibilité accordée aux HSH dans l’espace public, soulignant ainsi l’évolution du regard de la société sur les gays ainsi que la persistance de réactions homophobes. »

En effet c’est grâce aux homophobes que cette campagne de prévention visant les gays a eu une audience. Mais comme souvent avec les agences de publicité conceptuelles il fallait avoir une bonne vue pour identifier qu’elle faisait la promotion du site sexosafe.fr, et tout le monde a trouvé plus intéressant de débattre sur l’homophobie. Dommage le site est plutôt bien fait, ne vendant pas de solution miracle mais détaillant les couches de préventions.


Dans l’article sur les co-infections au VIH par les IST, j’ai noté :
« Au total, les co-infections IST/VIH ont augmenté depuis 2012 et concernent près d’un tiers des HSH ayant découvert leur séropositivité en 2016. Ces résultats soulignent l’importance de combiner le dépistage du VIH à celui des autres IST, comme recommandé en France. Dans le contexte actuel de la prévention diversifiée vis-à-vis du VIH, où le préservatif n’est plus la seule stratégie de prévention, il est particulièrement important de répéter de façon régulière le dépistage des IST pour traiter rapidement les patients et leurs partenaires. »

C’est logique, si on utilise moins le préservatif il faut dépister plus et soigner plus rapidement les IST. Sachant que le préservatif ne prévient pas toutes les IST, mais actuellement généralement les plus graves.


Dans l’article sur les infections VIH et hépatite B parmi les afro-caribéens d’Ile de France, j’ai noté la conclusion :
« L’AfroBaromètre 2016 montre que les populations afro-caribéennes restent prioritaires dans la lutte contre le sida. La prévalence observée parmi les HSH appelle à des mesures urgentes en direction de ces populations longtemps invisibilisées. Si l’arrivée des TROD VIH a permis d’accroître le dépistage dans ces populations, l’hépatite B est aussi un enjeu de santé publique majeur tant en termes de dépistage que de prise en charge. »

C’est peut-être le signe que dans les populations africaines et caribéennes la bisexualité a un fort impact comme dans les autres pays du sud, mais elles ont été touchées plus rapidement que les occidentaux puis autres pays du sud ?


De plus une campagne de prévention digitale et affichage public devrait débuter demain, centrée sur le dépistage de la population générale et des populations les plus exposées :
Journée mondiale de lutte contre le sida, 1er décembre 2017

Les affiches semblent pas mal, il y a l’essentiel et ce n’est pas écrit trop petit même si comme d’habitude la dispersion du message lutte contre la dégénérescence des neurones, et Sida-info-service reprend du service.

Sur les cinq visuels difficile de savoir qui est qui, et c’est sans doute fait exprès. Le plus gay de tous semble être le plus jeune, mais rien est moins sur ^^

Je tente de les poster...










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photo de l'auteur Lindos
Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements
Santé Publique France vient aussi de publier avant consolidation ultérieure, un point épidémiologique (bi-annuel) d'évaluation de l'année 2016 pour les infections par le VIH et IST bactériennes :

Infection par le VIH et les IST bactériennes. Point épidémiologique du 28 novembre 2017

Le nombre total de découverte de séropositivité VIH est évalué (en pointillé) à 6003 contre 5925 l'année précédente, mais apparemment il devra être confirmé, et la tendance est baissière depuis 2011.
Ce nombre continuerait à baisser chez les hétéros, mais resterait stable chez les gays masculins (personnellement je vois la courbe monter lentement mais bon...).

Concernant les IST, les gays restent apparemment les champions incontestés des gonococcies qui continuent à progresser, et de la syphilis, mais qui semble s'être stabilisée en 2016.

Je vais essayer de poster les graphiques, mais ils sont bien lisibles sur le pdf dont j'ai mis ci-dessus le lien.






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photo de l'auteur Lindos
Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

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Autre point d'information intéressant, datant d'hier sur la PrEP, celui de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) qui a défini les conditions d'utilisation du Truvada en prophylaxie pré-exposition (PrEP) :

Utilisation de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) au VIH par Truvada ou génériques entre janvier 2016 et juillet 2017

Je cite les chiffres clés :

* 5 352 personnes ont initié une PrEP par Truvada (ou génériques) entre janvier 2016 et juillet 2017 : 3536 pendant la période RTU [jusqu'au 28 février 2017] et 1816 depuis la mise en place de l’AMM
* Ce nombre est en augmentation régulière, mais modérée, depuis fin 2016 avec entre 300 et 400 nouveaux utilisateurs par Utilisation de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) au VIH par Truvada ou génériques entre janvier 2016 et juillet 2017 9,9% la région PACA.
* 92,2?s prescriptions ont été réalisées à l’hôpital.


Ce qui veut dire en gros et avant analyse statistique plus fine, que les 3000 HSH mis sous PrEP en 2016 n'ont pas eu d'impact significatif sur les 3000 nouvelles découvertes d'infection au VIH chez les HSH en France.
Apparemment celui-ci n'était pas non plus attendu par les spécialistes à ce stade, mais comme d'habitude, plutot par les optimistes qui à chaque nouvelle avancée de la médecine répètent qu'elle sera miraculeuse avant qu'elle ne le soit pas.

Je poursuis la lecture...

"L’ANSM rappelle que l’utilisation du Truvada dans la PrEP VIH s’intègre dans une stratégie de prévention diversifiée de la transmission du VIH par voie sexuelle comprenant également la promotion de l’usage du préservatif, le recours au dépistage régulier du VIH et des autres IST, la connaissance du statut virologique VIH du/des partenaires, le recours au « Treatment as Prevention (TasP) » chez le partenaire séropositif et le recours à la prophylaxie post-exposition (PEP)."

A l'ambiguité près du mot "diversifié" car une stratégie de prévention qu'elle qu'elle soit "combine" plutot les modes de préventions individuellement faillibles, c'est en effet parmi les recommandations du collège d'expert qui ont permi à l'ANSM d'autoriser l'utilisation du Truvada comme prophylaxie du VIH, pas très différentes des recommandations européennes qui généralisent le preservatif au "safer sex", et un rappel utile.



Du coup j'ai cherché ce que la journée mondiale de lutte contre le Sida a été l'occasion de promouvoir en matière de prévention.
Citée en premier, la promotion du préservatif existe bien, ...mais délocalisée en Chine :


https://www.youtube.com/watch?v=egoXkK4w0UA

Heureusement la promotion du dépistage est passée moins inaperçue, merci monsieur Macron (il est obligé de tout faire lui-même cet homme ^^) :


https://www.youtube.com/watch?v=9z34nTqaSSc


Merci de votre patience, normalement on en parle plus avant six mois ou un an ^^
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