Homonationalisme… et racisme chez les LGBT ?


Auteur : Robot
Compte supprimé
  il y a 2 ans


Débat
Salut les gens :D

Depuis quelques mois, je travaille en secret pour préparer et organiser une conférence débat sur le thème "homonationalisme... et racisme chez les LGBT ? " dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie et pour l'association Les UNvisibles de Stonewall. Du coup, je me suis dit que ce serait bête de pas vous inviter, maintenant que c'est officiel. En plus, peut-être que vous pourrez aussi inviter vos potes comme ça. Là, vous avez le lien vers l'événement Facebook et en dessous le descriptif détaillé de la soirée. Rien n'interdit d'ailleurs de commencer la discussion dès maintenant ;) 


Informations 

Titre : « Conférence-débat : Homonationalisme… et racisme chez les LGBT ? » 
Lieu : Université Lumière Lyon II, 2 rue de l’Université, 69007 Lyon, salle CR34
Horaires : de 18h à 20h
Accès : T1 arrêt rue de l’Université, T2 arrêt Centre Berthelot puis remonter la rue pasteur à pied jusqu’à rue de l’Université. 

Présentation de l’événement : 

Dans le cadre de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, l’Association Les UNvisibles de Stonewall, vous propose pour le vendredi 20 mai, une conférence débat ayant pour thème : « homonationalisme… et racisme chez les LGBT ? », en partenariat avec la Chaire Inégalités et Discriminations de l’Université Lyon 2, et le Centre d'études postcoloniales de Lyon

Un homo dans la cité de Brahim Naït-Balk (2009) et Homo-ghetto de Franck Chaumon (2009) sont deux ouvrages ayant fait sensation au moment de leur sortie, bien qu’ils décrivaient parfois une banlieue sans nuance (« Au-delà du cri de détresse souvent exclue, victime du chômage et des discriminations, ce livre dresse un portrait terrifiant de nos banlieues gangrenées par la misère sociale, éducative, affective et sexuelle »). Comment expliquer que 7 ans après parait Rose Marine de Marie-Pierre Bourgeois sur l’homosexualité et le FN ? Au moins trois hypothèses nous semblent possibles : 

- L’explication est peut-être à chercher du côté de ce qu’Eric Fassin appelle la « démocratie sexuelle » qui consiste à faire jouer l’égalité sexuelle contre les personnes racisées, quand, finalement, la lutte contre l’homophobie sert à légitimer une xénophobie d’État. L’idée serait de dire que l’homophobie n’existe plus en France, si ce n’est en « banlieue », ou que l’homophobie en « banlieue », dans les quartiers populaires, serait plus violente qu’ailleurs, comme l’avait professé une intellectuelle (terme à utiliser avec précaution) pour le sexisme. 

- L’explication est peut-être à chercher du côté de la mise en concurrence des luttes prenant parfois la forme d’une course aux droits, là où le droit ne reconnait pas, par ailleurs, les discriminations multi-factorielles (soit on est femme, soit on est noir, soit on est musulmane, soit on est lesbienne, etc.). Comment rendre compte dans un tel contexte des identités plurielles ? Quel rôle peut-être celui des associations en la matière ? 


- L’explication est peut-être à chercher du côté d’un racisme qui ne dirait pas son nom où dans le cadre de site ou d’application de rencontre (Grindr, etc.) la couleur de peau, l’origine ethnique devient l’objet d’un goût ou d’une aversion sexuelle. D’ailleurs, l’image sexualisée des personnes racisées, renvoyant au fantasme de l’exotisme, n’est pas sans rappeler ce que décrivait déjà Frantz Fanon dans Peau noire, masques blancs, concernant les logiques colonialistes à l’œuvre.


Or, si cela est une forme de racisme, le fait de la reprocher particulièrement aux LGBTQ+* n’est-ce pas exiger de leur part une exemplarité, sur le mode d’un idéal, qui se muerait alors en une forme de LGBTphobie ? Autrement dit, pourquoi les LGBTQ+ seraient-ils plus ou moins racistes que les autres ? Quels sont les enjeux pour les LGBTQ+ racisé.e.s ? Quelle place leur est laissée dans les structures militantes ? Le débat est ouvert… 

Plusieurs intervenant.e.s présenteront brièvement le résultat de leur recherche de terrain afin d’engager la discussion avec la salle. 

* LGBTQ+ : Lesbiennes, gays, bisexuel.le.s, trans, queers, intersexes, etc. 

Programme de la soirée : 

18h :     ouverture - présentation du déroulement, de la Chaire et des associations, et introduction des interventions. 
18h10 : intervention de -  « Les discriminé.e.s discriminant » 
18h20 : intervention de Céline Belledent - «  Civiliser par la sexualité » 
18h50 : échange avec la salle
19h05 : intervention de  - « les homosexuel.le.s de culture arabo-musulmane »
19h15 : intervention de Gianfranco Rebucini - «  Le sexe de la nation » 
19h45 : échange avec la salle 
20h00 : Remerciement et clôture de la soirée

Présentation des interventions : 

« Civiliser par la sexualité » de Céline Belledent, Centre d’études postcoloniales de Lyon
La production scientifique de la sexualite a la fin du 19e siecle en europe occidentale permet de retracer les genealogies des categories sexuelles et donc des pervers-es. Cette sexualite-là distribue de la valeur dans l'humain, elle devient un moteur de civilisation et de hierarchisation des populations. Un détour historiciste permettra de comprendre comment la sexualite de nos jours reste en prise avec les questions de civilisation et de racisme.

 « Les discriminé.e.s discriminant » de Louise Guillot-Jerome, étudiante en sociologie
Être un homme, être cisgenre, être blanc.he, être hétérosexuel.le, être issu.e de classe sociale favorisée sont autant de privilèges qui assoient la domination. La communauté LGBT n'échappe pas à ces rapports : on constate que la cause homosexuelle blanche est davantage représentée, au détriment des personnes bisexuel.les et trans, largement invisibilisé.e.s. Qu'en est-il des personnes racisé.e.s ? Notre étude de terrain au sein d'une association LGBT à Lyon nous a permis de faire émerger quelques pistes de réflexion concernant la reproduction de rapports de domination présents dans la société par des personnes elles-mêmes discriminées.

« Les homosexuel.le.s de culture arabo-musulmane » de Zakariae El Hammani, étudiant en sociologie
Les derniers événements survenus dans certains pays de culture arabe-musulmane nous prouvent encore une fois qu’il est impossible de vivre son homosexualité lorsque l’on est issue du monde arabo-musulman. Mais qu’en est-il en France ? Peut-on vivre son homosexualité en France lorsque l’on est issue d’une famille de culture arabo-musulmane ? Comment une culture présupposée étrangère peut-elle avoir du poids dans l’affirmation de l’orientation sexuelle de l’individu en France ?

« Le sexe de la nation » de Gianfranco Rebucini
Depuis le travail séminal de Jasbir Puar sur l’homonationalisme dans le contexte des États-unis de l’après 11 septembre, certaines formes de nationalisme sexuel se sont développées également en Europe. Les partis politiques de droite, d’extrême droite mais parfois aussi de gauche, opposent de plus en plus dans leurs discours une civilisation nationale et/ou européenne prétendument respectueuse des droits des homosexuel.le.s et des femmes aux cultures des immigrés et de leurs descendants censées être par essence homophobes et sexistes. Les mouvements LGBTQ+ peuvent reprendre ces rhétoriques « civilisationnelles » et culturalistes dans leurs politiques d’intégration à la citoyenneté. Nous nous pencheront sur ces discours et rhétoriques pour en déceler les causes mais également les effets dans la rédifinition contemporaine de la nation par les politiques sexuelles de normalisation.


Auteur : pierre2lune
Pierre2lune - 47 ans
De Orange 84100
  il y a 2 ans


Bonjour Ta ki

Excellent programme :)

Je souhaite venir mais possible hébergement pas trop cher stp ?

Merci

 23 personnes l'ont remercié pour son aide, sa patience et son écoute.
Auteur : Robot
Compte supprimé
  il y a 2 ans


Salut !

Alors ça ! Je ne sais pas... hôtel ou auberge de jeunesse... si tu as des connaissances sur Lyon, peut-être ? Je ne vois pas trop ce que je peux te conseiller de plus. 
Auteur : pierre2lune
Pierre2lune - 47 ans
De Orange 84100
  il y a 2 ans


Eh non ne connaît personne & venu à Lyon il y a longtemps donc pas connaissance où aura lieu conférences & hôtel pas cher assez proches

 23 personnes l'ont remercié pour son aide, sa patience et son écoute.
Auteur : Robot
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  il y a 2 ans


à l'université Lyon 2 sur les quais. Tu dois avoir des hôtels abordables vers Guillotière 

Auteur : pierre2lune
Pierre2lune - 47 ans
De Orange 84100
  il y a 2 ans


Merci 

 23 personnes l'ont remercié pour son aide, sa patience et son écoute.

Auteur : Robot
Compte supprimé
  il y a 2 ans


Avec plaisir :)



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