Bonjour Beto, un peu de folie !

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Ancien membre
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Bonsoir tout le monde, ça fait un p'tit moment que je traîne dans les parages et ma foi c'est bien chouette !

Je sais pas bien pourquoi je fais tout ça mais bon, c'est parti pour un petit brain storming.
En fait si je sais, j'ai besoin de m'ouvrir, de laisser les choses sortir, relâcher la pression en quelque sorte. Car ma vie est d'une instabilité incroyablement jouissive !

Il y a quelques temps j'ai fait une tentative de suicide alors que j’allais bien, pas déprimé ni rien, une sorte de moment de folie passagère. Bref, je me suis dit "il te manque une case, faut que tu te fasse aider". J'en ai parlé à mon père, et j'ai passé 2 semaines en clinique psychiatrique. Je suis rationnel et je n'ai pas de traitement, j'ai juste eu un moment ,disons, de perte. 
Ça m'a ouvert les yeux sur beaucoup de choses sur ma vie en général, mes envies, mes désirs, mes relations. Et je me suis rendu compte que je suis détaché des choses en général. C'est assez bizarre mais je suis tout le temps serein et heureux, je m'inquiète seulement pour mon entourage car j'ai peur des conséquence de la vie que je pourrais mener. Par exemple, je sais que ça me ferais pas grand chose de vivre dans un taudis, avec un boulot de merde, moi tant que suis vivant je suis content ^^. Mais je me dis que à voir c'est pas la joie, bon c'est pas le meilleur exemple mais bon. 

Quelles conclusions j'ai tirées ? L'importance de ma famille autour de moi, de m'assumer pleinement et sans trop de retenu. Vivre à fond et profiter de mon envie de vivre pour satisfaire ma curiosité dans tout les domaines. 

Bref si je raconte toutes ces choses c'est pour lancer des "filets", si des gens veulent parler de la vie, de la mort ou de quoi que ce soit. Je suis ouvert et j'adore ça. Par contre si vous n’êtes pas ouvert d'esprit je vous jette du sable dans les yeux, avec du citron. 
J'arrive à me mettre à la place, ou du moins à comprendre la majorité des gens avec qui je communique, je ne juge JAMAIS, jamais jamais jamais ! Jamaïque ! 

Bon conclusion sera la suivante:
Bonjour tout le monde, y a rien de plus agréable que de s'ouvrir, de s'assumer et de vivre sans se mentir à soi-même, pas de gêne ni de prise de tête ! Enfin c'est la vie qui me convient à moi ^^


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Tetsuya
Homme de 25 ans
Besançon

1 remerciement
Bonjour/ Bonsoir :)

Eh bien moi aussi en ce moment il y a de nombreuses fois ou je broie du noir et j'ai des petites périodes de déprimes passagères et bien évidemment ce n'est jamais une chose aisée à supporter ^^.
Entre le travail, les responsabilités, la distance avec mon copain, et toutes les autres choses j'ai parfois du mal à m'y retrouver et je finis souvent par craquer ... je suis d'un naturel assez sensible alors j'ai les larmes qui me montent facilement au yeux ... et souvent ma famille se rend très vite compte que quelque chose ne va pas, ma mère la première ^^ tout comme toi j'ai plutôt tendance à m'en faire pour les autres plus que pour moi mais là dernièrement ça n'allait plus ... jusqu'à il y a peu de temps.
Pour en revenir à ce que tu disais sur le fait de s'assumer et de vivre sans se mentir à soi même et aux autres, c'est exactement ce que je voulais lorsque j'ai pris une décision qui a changé ma vie :

Le 1er janvier exactement, j'ai fait mon coming out et je ne regrette rien ... je m'étais tellement mis dans la tête que ma mère allait me faire un scandale et me mettre à la porte que j'avais prévenu mes amis avant histoire de savoir si il y en avait un qui aurait pu m'héberger ... (mon père ne sait pas encore mais ça peut attendre ^^).
Enfin bref, une fois que je lui ai dit elle m'a dit : "Ce n'est pas la fin du monde !!" (là je suis tombé à la renverse quand j'ai entendu ça XD ) en tout cas j'étais super étonné qu'elle l'ait pas aussi mal pris comme je pensais ^^
Bon par contre elle m'a juste demandé pourquoi j'étais devenu comme ça ... (je savais bien au fond de moi qu'il n'y avait pas eu d'erreur ni personne à blâmer car je suis comme je suis et point final ) et là je sais pas pourquoi j'ai failli lui sortir une énorme bêtise qui m'est passé dans la tête sur le coup et que dieu merci je n'ai pas dit x) :

"A force de me faire faire le ménage et la vaisselle à la maison et le père à me faire cultiver des fleurs dans le jardin il fallait pas s'étonner ..."  XD ... j'en ai reparlé avec ma mère et on a beaucoup ri ^^ :)

Enfin bref ça faisait deux ans que j'avais décidé d'assumer mon homosexualité mais je m'étais rendu compte au final que le fait de ne pas en parler et de cacher tout ce que je faisais avait commencé à me bouffer la vie et me provoquait justement ces fameuses angoisses et ce stress permanent dont ma mère avait remarqué chez moi depuis longtemps et se demandait justement d’où pouvait en provenir l'origine ... elle m'a d'ailleurs confié qu'elle était heureuse que je lui ai dit car elle sait que maintenant je n'aurais plus ce problème et je pourrais enfin avancer dans la vie :)

Maintenant je me sens beaucoup mieux, en "paix" avec moi même et je peux enfin parler de mon copain à ma mère sans devoir mentir et honnêtement ça fait vraiment du bien :)

En tout cas petite anecdote concernant le travail : je travaille en crèmerie fromagerie et j'adore mon boulot ^^ on bosse dans
le froid, il y a parfois des fromages assez odorants ^^ et les horaires
sont souvent pas simples mais bon je suis heureux d'aller travailler en
me levant le matin et ça compte beaucoup pour moi :) (désolé grand mère tu n'auras pas un petit fils qui travaille dans la finance internationale XD).
Ma vie actuelle me convient et je ne demande rien de plus :)


Je suis tout à fait d'accord avec ta conclusion et je ne le dirai jamais assez mais : Ne suivez jamais le chemin qu'on vous a imposé sans demander votre avis, choisissez toujours de vivre la vie que vous voulez et peu importe ce que les gens peuvent en dire, car telle est la meilleure voie pour accéder au bonheur et à la satisfaction :)

La vie est belle, il faut en profiter au maximum ;)

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Superpositoire
Homme de 26 ans
Douai

15 remerciements
Whaoh, joie et bonne humeur sur le forum xD
Nah, mais j'aime bien comment t'as commencé ton message en fait, ça m'a fait sourire, et en même temps ça m'a un peu attristé (parler de suicides n'est pas forcément synonyme de joie m'voyez) .
Faudrait que tu m'éclaires sur cette fameuse tentative alors qu'apparemment tu allais bien comme tu l'as écrit.

Sinon, perso, il m'arrive très très souvent de déprimer depuis quelques années à cause du fait (ça se dit ça ? ), que je me sente hyper seul depuis 4-5 ans. Le célibat me pèse énormément, d'autant plus que pratiquement tout mon entourage s'est casé ...
Il m'arrive même d'avoir envie de pleurer quelques fois ... Mais jamais j'ai pensé au suicide, en tout cas pas encore :D xD

Eh ben, il va être super joyeux ce topic, je te le dis ! :p

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Tetsuya:

Hé bien sacré part de ta vie que tu livre là ! C'est agréable de voir qu'il y a d'autres personnes pour vivre à fond et croquer la vie à pleine dents, j'espère que tu ne perdras jamais cette sérénité et cette joie :b

Superpositoire:

Mon expérience fait partie de mon intimité, je n'aime pas en parler en détail non pas que ça me gêne mais pour des raisons que je garde pour moi.

Après au sujet de ta déprime, même si je ne connais rien de toi ou de ta vie je dirais la chose suivante: il faut vivre pour rencontrer des personnes, sortir, ou bien du sport, des activités culturelles, ect. Si tu reste dans une vie monotone, les choses ne tombent pas du ciel ! Après il y a les sites de rencontre bien entendu c'est une autre histoire =v
Au final ce qui compte je pense c'est d'aller de l'avant, quand on avance on fait des découvertes, des expériences et parfois des rencontres. 

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
MINCE. Je ne sais pas pourquoi  j'ai pris la décision d'écrire ce message, mais je ressens le besoin de vomir la noirceur de mon âme quelque part alors. Ahah. Ah. /out
Avant tout, Lemonkiwi, j'admire ta façon d'être : je pensais que les gens capables d'être heureux simplement en raison du bonheur de leurs proches appartenaient à la légende. Ton existence prouve le contraire. TERRIFIANT.

Je ne sais pas trop par où commencer tant il y a de choses à dire... En fait, ça fait des années que je glisse inexorablement vers la dépression, et je l'ai touché de très prêt l'année dernière, après une très mauvaise année de terminale au niveau morale et une expérience pire encore en prépa d'arts plastiques.
La première chose, je crois, c'est mon hypersensibilité. Je capte tout ce qui se passe autour de moi, je ressens les choses trop fort, à tel point que j'ai parfois des périodes de vide pour compenser ; ça me rend extrêmement nerveux, physiquement parlant, d'être une antenne humaine. Je suis incapable de rester immobile si je ne fais pas quelque chose, et mon corps est toujours tendu comme un câble électrique. J'en ai pris conscience il y a peu de temps seulement, car avant, j'existais à peine.
J'ai passé mon adolescence dans une bulle, parce-que j'ai très mal vécu le collège, ayant été séparé de mes deux amis ( dont un duquel j'étais extrêmement proche ) à mon entrée en sixième, puis ayant dû changer d'établissement après une première année difficile, pour ne pas dire infernale. En cinquième, j'ai été abandonné puis brimé un temps par ces deux amis, et j'ai donc passé cette année ainsi que la suivante complètement seul, sans parler à personne ; alors peu à peu, je me suis renfermé. En dehors de chez moi, je vivais à peine, j'avais besoin d'agripper un livre pour ne pas paniquer, je devenais totalement insensible, concentré sur ma marche, et je n'entendais ni ne voyais plus personne ; j'étais juste passé en "mode survie". J'en suis ressortis progressivement à partir du lycée, et il m'a fallut plusieurs années avant de revenir vraiment à la vie. C'était comme se réveiller petit à petit d'un rêve, j'ai vraiment redécouvert le monde, mon corps, que je me suis approprié en laissant pousser mes cheveux... Et j'ai commencé à rattraper mon retard sur la plupart des gens, notamment après mon bac, bien que sortant d'une relation difficile qui m'avait réduit en pièces détachées et dont j'ai mis beaucoup de temps à me remettre. Ma vie s'est résumée pendant plusieurs mois à des explosions successives, j'ai vécu mon adolescence à la bourre, j'ai cessé d'un coup d'être solitaire, silencieux : j'avais envie de bouger, de faire des choses, de voir du monde. Mais j'étais quasiment seul. Je n'avais pas de réseau de connaissances, de toile sociale, et ce n'est d'ailleurs toujours pas le cas. Je n'avais pas l'habitude de sortir, non plus... Il  y a un an et demi, je frôlais la crise d'angoisse quand je marchais seul dans la rue. Je ne sortais quasiment pas, je ne supportais pas les endroits bondés, prendre le métro me plongeait dans un gouffre de malaise et de tristesse, j'étais incapable de laisser des gens entrer dans ma vie sans leur opposer de prime abord une grande froideur et je détestais profondément mon corps. J'ai fais des progrès sur tous les plans, très rapidement.
Sauf que la dépression est toujours là. Sauf que j'ai dû arrêté la Fac en décembre, parce-que je me sentais tellement seul que mes envies suicidaires sont revenue à la charge. J'avais envie de prendre un train au hasard quand je rentrais chez moi, d'aller jusqu'au terminus, de sortir dans les rues me chercher un endroit isolé et de m'y allonger, anonyme, pour y mourir en paix ; au moins de voir si j'arriverai à me laisser crever de cette manière. Les rails m'hypnotisaient. J'avais mal au ventre tous les jours, une variété de maux ventre assez amusante, avec des nuances étranges pour chacun, depuis les tripes nouées jusqu'à l'impression d'avoir des entrailles faîtes en verre.  Je finissais mes semaines en ayant mal au crâne, je faisais semblant d'aller bien quand j'étais chez moi, alors que je me sentais rongé de l'intérieur. J'avais envie de pleurer plusieurs fois par jour, de me faire du mal. De me faire vomir, de me couper, de me frapper ; je me sentais lourd ou bien inconsistant. J'ai commencé à faire semblant d'assister à des cours pour ne pas inquiéter mes parents, mais je passais en réalité des heures à la gare à attendre l'heure à laquelle je pourrais rentrer chez moi. Ou bien j'allais à la Fac, sans pour autant me rendre dans certains cours où je me sentais trop mal ; à cause d'un professeur, du stress, d'un regard qu'on m'avait lancé ou d'un événement quelconque qui me rendait la salle/l’amphithéâtre insupportables. J'ai pensé à me droguer pour ne plus rien ressentir du tout, je me mettais à côté des fenêtres en cours, au cas où j'aurais le courage de sauter, et il m'arrivait de m'isoler pour me mordre et me frapper quand je me sentais trop mal. J'angoissais beaucoup, mais surtout, je me sentais seul, foutrement seul. Tout le temps, partout. 
Et c'est encore le cas maintenant. Chaque fois que je vois des gens ensemble, j'ai mal. Des amis, ou un couple. Le simple fait de voir des gestes de tendresse, à la télé ou dans la rue, me donne l'impression d'un uppercut dans les entrailles ; parce-que la solitude me pèse vraiment énormément. J'ai déjà passé suffisamment de temps isolé, j'ai envie de vivre maintenant. Sauf que je ne sais pas par où commencer, que, où que j'aille, j'ai toujours à faire aux mêmes réactions. Il va me falloir du temps pour oser aller aborder les gens de moi même, après plusieurs années à être solitaire et après avoir subis le rejet/la moquerie/l'isolement, avec pour seules défenses mon esprit et un orgueil qui se heurte paradoxalement à mon manque de confiance abyssale. J'ai l'impression que ce temps là, je vais le passer seul aussi. Je ne sais pas si je pourrai le supporter.
Actuellement, je n'ai aucune envie de vivre, même quand je vais plutôt bien. Ce qui me fait tenir, c'est surtout l'idée de me laisser une chance jusqu'à trente ans, âge auquel je compte faire le point sur ma vie, et de décider si oui ou non ça vaut la peine de continuer. Pourtant, j'ai quelques projets... Mais ils ne suffisent pas à me pousser.
Et comme beaucoup de gens, j'ai envie d'aimer et d'être aimé. Cependant, plus le temps passe, plus je me rends compte à quel point cette attente est désespérée. C'est un de mes principal sujet de déprime en ce moment.
On me dit de patienter, d'attendre et de serrer les dents. Mais j'ai passé ma vie à me battre avec le reste du monde, et notamment le système scolaire ; je me sens déjà usé, complètement vidé.
Et voilà. /out Je vais m'arrêter là avant de vomir encore plus de trucs mentalement poisseux, dieu sait qu'il y en a teeeellement d'autres. Je n'attends aucune solution en postant tout ça en fait, pas même forcément des conseils, j'avais juste envie/besoin de l'écrire...

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