Beto Concours Ecriture 3.0

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Wilden
Homme de 24 ans
Nantes

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Betolerant à un Incroyable Écrivain 3

Concours : Ecriture d'une histoire

Thème : vous écrirez un récit sombre sur un des sept pêchés capitaux (luxure, avarice, paresse, vanité, colère, gourmandise, envie).

Date de début : 22/11/2015
Date de fin : 19/12/2015
Créateur : ChatNoir, Gagnant du concours 1

Description :
Participez seul ou en équipe pour défendre votre texte écrit par vous même sur le thème " récit sombre sur un des sept pêchés capitaux (luxure, avarice, paresse, vanité, colère, gourmandise, envie) " Entre 250 et 600 mots.

Notation : 

Respect du thème et des règles : /4
Qualité littéraire : /8
Originalité : /5
Orthographe et syntaxe : /3

Volontaire Jury :

Hoctave
Chatnoir
Marcycliste

Participants :

Wildheart
Jeyde
Halloween
BastienTsuki
Rhada
Laera


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Gaeyeregard
Homme de 24 ans
Paris

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Modérateur
Je participe :)

Par contre j'ai le droit je faire mon casse couilles ? Si je puis me permettre une petite remarque. La paresse n'est pas un péché capital. Le vrai péché c'est l'acédie qui est une forme de paresse bien particulière puisqu'il s'agit de la paresse de l'âme, la paresse spirituelle. Mais bon c'était anecdotique. ^^

photo de l'auteur wilden
Wilden
Homme de 24 ans
Nantes

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Modérateur
C'est noté , je rajoute ton nom quand ton texte est posté 

Lol, je pense que c'est pour simplifier

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Ancien membre
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Je m'embarque dans l'aventure aussi, la luxure est en route. =>

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Hoctave
Homme de 25 ans
Paris/St Dizier

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Bon je trouve le sujet super cool et je vais me mettre membre du Jury.

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Laera
Homme de 23 ans
Paris
Bon, je m'y mets aussi. Mais en tant que participant. Les 7 péchés capitaux, c'est mon truc ;) 

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
La paresse ? Mais je vais devoir écrire mon autobiographie alors. :) Pour la colère : j'ai une idée : sept scènes aucunement reliées entre elles où un personnage s'emporte. 
Luxure : je pense au dernier film de Sofia Coppola où la jeunesse errante du bling-bling. 

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ChatNoir
Homme de 20 ans
Paris
Etant donné que c'est mon thème, je préfère être jury, ça sera davantage intéressant pour moi...
(mais j'écrirais peut-être quelque chose hors concours :) )

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Alors je l'avoue, le nombre limite de mots m'a beaucoup bridé. Je ne suis pas du tout habitué à écrire aussi court, et donc ça m'a fait très bizarre. Je me suis trop laissé emporter, et il m'a été difficile de m'arrêter, j'ai 2 mots de plus que la limite, vous m'en excuserez. ^^

Proche. Trop proche. Ses mains dans ton dos, ses griffes enfoncées dans ta peau. Un feu au creux de tes reins qui ne peut être éteint. Et puis vos souffles qui se mêlent, qui s’entremêlent. Tu n’es plus qu’un funambule imbécile et futile. Accablé par des envies depuis longtemps non assouvies, détruit par une frustration grandissante qui te hante et qui te désoriente. Il joue, laisse échouer sa respiration sur ton cou. Un petit rire vient rompre le silence, en mélopée qui provoque la dissonance. La déraison t’attend au tournant, te prend par les sentiments et t’écrase de ses effusions. Tu aimes ça, hein?  Il a le murmure du démon, et tu te parjures en dément. Et bien assez tôt, il engendre le supplice, il te pousse vers le précipice. Les mots tremblent et s’étranglent. On peut nous voir… Mais il n’attend pas,il est roi de tes désirs, le guide vers ton plaisir. Sa bouche s'approche, il se
penche, tu t'épanches. Les unes conquérantes, les autres suppliantes, les lèvres se rencontrent et se répondent. Et tes ongles griffent les bras comme dans un combat, implorant pour davantage, pour prendre courage. Tu succombes sans un égard, à cause d’un regard. La respiration erre, l’aspiration se fait délétère. Tu te sépares de lui pour mieux le retrouver, pour mieux lui communiquer. Comblant la distance, réclamant ta chance. La concupiscence se déploie, sans foi ni loi. Les corps se choquent, s'entrechoquent, ravagés, avalés par les passions incendiaires et guerrières. Les caresses te rendent fous, tu es trop doux. Et tu n'as pas assez de le toucher, de l’inspirer puis de l’expirer. Et brutalement les corps se quittent sans suite. Tu recules, la bouche qui trémule, dépaysée, rougie sous les baisers. On ne peut pas… C’est comme un coup de poignard dans tes espoirs. Tes billes le vrillent, hurlant au désespoir, le suppliant de ne pas trop t'en vouloir. Au fond, les mécanismes d'une éducation sont bien rodés, bien huilés. Taillé pour obéir, tu n'as pas le droit de les trahir. Il ne te reste qu'à t’interdire de le toucher, d'espérer, d'aimer. J-Je suis désolé… Les syllabes fuient d'entre tes lèvres, meurent sur ses lèvres. Mais c’est déjà trop tard, il n’y a pas d’échappatoire. Elle se tient là, elle se dresse en tableau du désarroi. Les iris écarquillés, choqués par ce qu’ils ont vu, par ce qu’ils ont aperçu. Au détour d’un couloir, tu t’es fait avoir. Tu en as oublié la décence et la prudence. Tu as oublié qu’ils sont tous là, qu’il n’y a pas que toi. Et c’est le pire qui se produit, qui vient ébranler ta vie. Ta femme te toise, et c’est les larmes qui coulent le long des joues de la bourgeoise. Tu te tiens en chien coupable, ne te confondant pas en fables. Elle sait, elle est bien loin de la stupidité. C’est pour ça que tu l’as choisie, en croyant être conquis. Sous-estimant les appétits de la chair, te leurrant à imaginer que tu pouvais
te contenter de conversations et d’affections. Et tu l’aimes. De tout ton cœur en sueur, de toute ton âme où se multiplient les drames.  Pardonne-moi… Mais à quoi ça sert, ces excuses amères? C’est fini, il n’y aura pas d’oubli. Tu mérites toutes les injures, toutes les souillures auxquelles tu auras sans doute droit. Tu as échoué, tu t’es laissé aller. Et la société te punira en conséquence, elle condamnera l’offense. Tu perdras tout. Ta fortune, tes sorties diurnes, tes parents, tes enfants. Une seule erreur, et on te juge avec rancœur. La lame de la guillotine tombe, et tu succombes.

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Jeyde
Homme de 38 ans
Tours

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Allez je me lance, ayant eu l'inspiration. (567 mots)



Il les possédait. C'était son unique but, les collectionner, les ranger chacun dans leur boîte. Et pourtant, personne n'aurait imaginé ce qu'il deviendrait.  

Enfant, il était très bordélique. Ses jouets, des figurines articulées parsemaient le sol et Nastya, sa mère, ne parvenait pas à en faire un petit garçon modèle. Sa famille était stricte, bien élevée, assez aisée pour la bourgeoisie ukrainienne. Mais Alexeï ne capta pas les valeurs qu'on essayait de lui transmettre. Et même en grandissant, à l'adolescence, il restait dans son monde avec ses jouets, préférant ses petits hommes en plastique à des potentiels amis. Souvent, il ennuyait sa jeune sœur prenant toutes ses poupées et les dispersant à travers l'appartement. Ne le voyant pas sortir de son vice, son père de nature assez autoritaire comme Alexeï pouvait l'observer via la relation dominatrice que ce dernier entretenait avec sa mère, décida un jour de le forcer à évoluer. Il jeta alors tous les jouets d'Alexeï et le força à se sociabiliser en l'emmenant avec lui dans un bordel clandestin. Du haut de ses 15 ans, Alexeï était sous le choc. Voir des femmes aux services d'hommes, prêtes à exécuter le moindre désir le révulsa. Lui, pourtant si bordélique ne supportait pas la vision de ce bordel. Mais l'expérience eu l'effet escompté. Ce fut le début du changement pour Alexeï. Même si ce n'était pas ce qu'attendait son père, ce dernier ne fut pas insatisfait. Alexeï rentra dans le rang et tout était une question d'ordre dorénavant.  

Les années passèrent et jeune adulte, Alexeï perdit son père. Devenant ensuite indépendant, il vivait dans un appartement spacieux, travaillant le jour dans l'administration et œuvrant dans un tout autre domaine la nuit. Dans une étagère au fond de son salon, on distinguait sa collection de figurines qu'il avait alors enfant, toutes rangées, au millimètre près à égale distance des uns et des autres. Alexeï recevait ce soir de la visite, Vladimir, un homme ayant tout juste la vingtaine. Alexeï le mis à l'aise. Ce n'était pas la première qu'il recevait ce genre de visite. En effet, Vladimir était un jeune un peu paumé qui travaillait dans un bordel clandestin. Si les gens comme lui ne sont toujours pas tolérés dans le pays, les mœurs avaient évoluées. Alexeï commença à le dévêtir comme à l'accoutumée avec les jeunes hommes qu'il faisait venir chez lui en toute discrétion. Il avait besoin de soulager ses ardeurs dirigeant les ébats, il mettait les hommes à son service. Pour lui, c'était un moyen de faire payer aux hommes ce qu'ils faisaient vivre aux femmes comme lors de son passage dans le bordel de son enfance. Vladimir se laissait faire, Alexeï allait même jusqu'à l'attacher mais Vladimir ne pouvait se douter de l'issue de leur rapport. Alexeï alla alors chercher un lacet étrangleur et saisit alors Vladimir au cou. Ce dernier ne résista pas très longtemps. Alexeï emmena alors le corps nu du jeune éphèbe dans son sous-sol. Il le déposa alors dans une caisse qu'il transporta grâce à son diable vers le fond de son immense cave. Il y a avait un trou dans toute sa ligne de caisses contenant chacune un jeune homme différent, c'était la place de Vladimir. Alexeï avait commencé une autre collection, une série de partenaires sexuels avait remplacé ses jouets du passé. Il les possédait. C'était son unique but, les collectionner, les ranger chacun dans leur boîte.

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Hoctave
Homme de 25 ans
Paris/St Dizier

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Certains ont déjà posté !

J'espère que vous vous êtes relus hein. 

sinon


Je voudrais avoir des retours si possible, est-ce que vous êtes plus à l'aise sur une limite à 600 mots ou bien c'est contraignant ? On voulait que ça soit plus facile pour vous mais, sans avoir lu, je me dis que 600 mots finalement c'est pas beaucoup ...
Qu'en pensez -vous ?

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Gaeyeregard
Homme de 24 ans
Paris

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Modérateur
Non ça va. 650 mots ça fait environ une page word en faisant des paragraphes aérés. Tu aurais pu monter jusque là mais c'est tout à fait possible de faire quelque chose de bien en une page. Par contre, ce qui me dérange c'est l'écart entre 250 et 600 mots. Ça risque de poser des problèmes déontologiques au jury au moment de la correction, sauf si tout le monde choisi la fourchette haute. Un texte de 250 ça fait grosso modo 15 lignes.

Une fourchette entre 400 et 600 ou 450 et 650 mots me semblerait plus à propos. 

photo de l'auteur Hoctave
Hoctave
Homme de 25 ans
Paris/St Dizier

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Gaeyeregard a écrit :
Une fourchette entre 400 et 600 ou 450 et 650 mots me semblerait plus à propos. 


Oui je vois ce que tu veux dire ... Je pense aussi que ça dessert les participants de le faire en 250 mots. Je note.

photo de l'auteur wilden
Wilden
Homme de 24 ans
Nantes

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Modérateur
C'est pris en compte pour les prochains concours ;)

photo de l'auteur Rhada
Rhada
Non binaire de 28 ans
Tours
Juste une question : en quoi ça dessert les participants ?


Je vais peut être plancher dessus. Mais pas sûr que je participe, entre une dissertation à rendre vendredi, un commentaire composé à rendre jeudi 3 et une version de latin pour vendredi 4, je vais avoir matière à réfléchir (et écrire)

photo de l'auteur Hoctave
Hoctave
Homme de 25 ans
Paris/St Dizier

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Rhada a écrit :
Rhada , garçon de 25 ans de Tours Juste une question : en quoi ça dessert les participants ?


Alors, pour moi 250 mots c'est peu pour installer une histoire, des personnages, une intrigue et surtout un enjeu particulier. Je trouve ça casse-gueule. Mais c'est surtout face aux 600 mots qui représentent presque le triple que cela devient problématique. Juger quelque chose du simple au triple c'est pas toujours évident. Après un esprit synthétique peut s'en sortir car quantité et qualité ne rime pas systématiquement (là oui mais on m'a compris héhé.)

Quoi qu'il arrive je te souhaite la réussite dans tes travaux et si tu as du temps, oui, pourquoi pas tenter quelque chose.

Ps : C'est trop bien le Latin ! (perso' j'ai adoré ça.)

photo de l'auteur Rhada
Rhada
Non binaire de 28 ans
Tours
Mouais. Qualité ne rime pas forcément avec quantité. Le principe même des nouvelles courtes n'est justement pas de créer des intrigues mais de jouer sur l'impact des mots. Une micro-nouvelle est bien plus percutante qu'une nouvelle classique.

Exemple : "Vends vêtements pour enfant. Jamais servis"


Hoctave a écrit : Ps : C'est trop bien le Latin ! (perso' j'ai adoré ça.)

Tu t'es arrêté à quel niveau pour dire ça ? De l'avis des étudiants de lettres (même classiques), c'est gonflant et très pesant dans la partie travail personnel entre les cours (ou alors ce sont juste nos profs qui font ça)

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Wilden
Homme de 24 ans
Nantes

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Modérateur
Il reste deux places dans le jury; 

n'hésitez pas à poster vos textes 

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Avatea
Homme de 27 ans
Paris

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Rhada Tu t'es arrêté à quel niveau pour dire ça ? De l'avis des étudiants de lettres (même classiques), c'est gonflant et très pesant dans la partie travail personnel entre les cours (ou alors ce sont juste nos profs qui font ça)

Je n'ai pas fait de cursus littéraire mais je pense que c'est quand même dans l'ordre des choses d'avoir beaucoup de travail personnel si on choisit de s'orienter en lettres, a fortiori classiques. Si c'est gonflant et très pesant, c'est peut-être plus lié à la façon dont c'est enseigné ? Trop guindé, impersonnel ?
Rhada a écrit : Une micro-nouvelle est bien plus percutante qu'une nouvelle classique.

Ça, c'est ton jugement personnel. Moi, j'ai besoin de matière, d'un cadre, de quoi faire tourner mon pauvre petit cerveau non littéraire !
Rhada a écrit : Exemple : "Vends vêtements pour enfant. Jamais servis"

Je ne comprends pas trop ton exemple. Être percutant, c'est écrire son texte comme des petites-annonces ?

Bonne chance aux participants ! Je passe mon tour, le thème ne m'inspire pas et je n'ai pas le temps.

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
J'ai kiffé son exemple personnellement. J'ai trouvé ça d'une grande beauté.
Pour moi, ça veut dire que ce sont des vêtements qui n'ont jamais servi parce que le bébé est mort avant de les mettre. Fausse couche, décès à la naissance, complication lors de l'accouchement... ça reste vague, et ça serre le cœur quand même.
Mais je comprends tout à fait, généralement il me faut de la matière aussi même si je peux m'en passer lorsque j'aime écrire quelque chose qui est ouvert à l'interprétation et qui se veut adaptée à l'imagination de chacun.

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