Beto Concours Ecriture 2.0

Incroyables talents


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LeksanAden
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Beto Concours Ecriture 2.0

Betolerant à un Incroyable Écrivain 2

Concours : Ecriture d'une histoire
Thème : Secret d'état

Date de début : 12/10/2015
Date de fin : 14/11/2015
Créateur : Wilden

Description :
Participez seul ou en équipe pour défendre votre texte écrit par vous même sur le thème " Secret d'état " Entre 700 et 2000 mots.

Notation : 
Respect du thème et des règles : /4
Qualité littéraire : /8
Originalité : /5
Orthographe et syntaxe : /3

Volontaire Jury :

Wilden
Laera

Participants :

Arwen - texte posté
Frencesio123 - Texte posté
Golphy - texte posté
Anonyme 1 - texte posté
Pandoragame - Texte posté
Avatea - Texte posté
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LeksanAden
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Justement c'est a vous de voir, le thème est vaste et vous l’interprétez comme vous voulez.

Ma petite précision est : Ayez de l'imagination
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LeksanAden
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Ps : je l'ai fait pour vous au nombre de mots, amusez-vous bien
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Je veux bien m'inscrire \o/
Et voici mon texte ! (732 mots pour vous servir)

"Il noua avec propreté sa cravate autour de son cou blanc, rabattant proprement les pans dressés de sa
chemise tout aussi immaculée. Une légère trace rouge violacée
était visible sous son oreille gauche, à demie dissimulée par ses
épais cheveux bruns. Son regard noisette se posa sur la pièce où
jonchaient éparpillés sur le sol des dizaines de dossiers classés
« Important ». Avec un soupir las, il attrapa sa veste
de costume sombre et l'épousseta d'une main distraite.

Un léger bruit se fit entendre et il regarda l'homme nu face à lui. Ce dernier se passa la main dans les
cheveux. Ces derniers étaient un peu collés contre son front, et un
léger filet de sueur moite leur permettaient d'adhérer. L'homme nu
avait un sourire narquois, presque victorieux sur les lèvres. Le
premier homme regarda un instant le corps de son amant d'une fois
avec un air de dédain. Comment avait-il pu s'abaisser à ça, il ne
le savait pas.

L'homme habillé alla s’asseoir sur une grande chaise de bureau dans le style de Louis XV. Il posa son
regard frustré sur un dossier ouvert.

« Il me semble qu'il est temps pour toi de signer. » Il prononça cette phrase dans un anglais
approximatif, à l'accent francisé. Son partenaire fit mine de
réfléchir pendant qu'il boutonnait avec nonchalance sa propre
chemise. L'homme assis pâlit un instant. Il avait fait tout ça pour
éviter une situation de crise et tout cela n'aurait servi à rien ?
Par chance, le second homme s'avança vers le bureau et pris dans le pot à crayon parfaitement désordonné
un stylo à encre noire. Il tourna le contrat vers lui avec un
soupir. Il relut machinalement les termes qu'il connaissait pourtant
par cœur. Le stylo tenu à quelques centimètres au dessus de la
feuille, l'homme ayant souhaité la signature retint son souffle.

Enfin, la mine toucha la feuille,l'encre se déversant du stylo pour apposer le symbole de la
signature tant attendue. C'est un soupir de soulagement qui s'échappa
des lèvres de l'homme blanc. Il s'empressa de récupérer le dossier
avant que son homologue ne décide de le reprendre et il le mit sous
enveloppe, scellant celle-ci à l'ancienne, avec un poinçon de cire.
L'homme en chemise fini de se rhabiller tranquillement, toujours avec ce sourire victorieux accroché aux
lèvres. Il s'assit ensuite dans un fauteuil et tire une cigarette de
la poche de son pantalon, l'allumant sans plus de questions. Après
trois bouffées, il regarda amusé son collègue essayer de remettre
de l'ordre dans son bureau, à ramasser les dossiers tombés au sol.

Sa voix sombre s'éleva alors, dans un anglais impeccable.
« Tu sais, je pense que tu devrais te lâcher plus souvent. C'était agréable après tout
non ? »

La tête dépité que fit son interlocuteur le fit sourire.

Il repensa vaguement à la veille, au pourquoi du comment.

L'avis de guerre est envoyé. On va réquisitionner son armée, ses hommes. Comment faire pour éviter
cette situation. Il avait beau se retourner la question sous toutes
les déclinaisons possibles, la seule solution qu'il voyait c'était
de rencontrer l'expéditeur de cette déclaration.

C'est ainsi qu'avaient déraper les choses. Il avait proprement édité un traité de paix et il devait à
tout prix obtenir la signature pour ne pas rentrer en guerre. Il
n'était pas lâche, mais son peuple n'aurait jamais toléré qu'il
rentre en guerre.

C'est alors que son homologue lui avait refusé la signature. Il n'était pas lâche non, mais il lui
jura de faire tout ce que l'autre voudrait pour obtenir cette
signature. Ce n'est que quand l'homme face à lui commença à se
dévêtir qu'il comprit son erreur.


Avec un raclement de gorge, le français indiqua à l'américain que celui-ci devait y
aller. Le bureau présidentiel allait bientôt ouvrir. Avec une ferme
poignée de main, les deux hommes restèrent silencieux, face à face
un instant. Le regard tiré, le président français prononça d'une
voix blanche :
« J'espère que cette nuit pourra rester confidentiel. C'est un secret d'état,
et je refuse d'ébruiter ce que j'ai du faire pour éviter aux
français d'entrer en guerre. »

L'américain garda le silence, et son sourire en coin ne laissait rien présager de bon.
Cependant, l'accord de paix était signé. Et tant que cette nuit
restait inavouée, personne ne saura jamais que la France s'était
pliée à la volonté Américaine qui avait su la soumettre.
"
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Une petite question avant de me lancer : est ce qu'on peut parler de viol dans le texte ? Enfin, je veux dire : ce sujet est tabou mais en tant qu'auteur de textes et de nouvelles, je l'aborde dans quasiment tout mes créations, donc cela peut être dérangeant ici. Merci d'avance.
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Moi aussi veux me lancer! est-ce qu'on peut parler de lapins qui se font s*d*m*s*r? Parce que J'en parle dans tous mes livres! mdr 
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Je demande juste, je n'ai jamais écris un texte original sur ce site et certains sujets peuvent choquer certaines personnes (peu ouvertes d'esprits ou victimes elles-mêmes de ce genre d'atrocités (c'est ça : avoir de la sensibilité ;) ), c'est tout. 
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Ui à mon sens ça peut être moyen je confirme, secret d'état ne signifie pas forcément DSK ^^
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LeksanAden
Homme de 24 ans
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Alors aucun sujet ne doit être tabou,  les sujets peuvent être abordé,  mais je pose une condition qui est de ne pas détailler les scènes. 
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Oh non, ne vous inquiétez pas : dans ce que j'ai prévu, ce serait seulement suggéré dans des dialogues, qui comme souvent chez moi, sont assez crus. 
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J'avoue être intrigué, j'ai hâte de lire ça


au fait moi aussi je participe sérieusement mon texte est en cours d'écriture
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Secrets d'etats c'est forcément un truc en rapport avec la politique, de FBI etc ?  
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Voilà mon texte. Je précise que cela relate aucun événement ayant réellement eu lieu. Attention : cela pourrait peut peut être choquer les personnes les plus sensibles. 768 mots (sans cette introduction).

Bar Ridgway. Sydney. Un homme en costard, la chemise un peu démise et la cravate défaite boit une bière est assis sur un tabouret. Le bar est quelque peu vide, vu l'heure et le jour : un mercredi à seize heures trente. La trentaine, silencieux. Un autre homme arrive en vêtements de sports blanche, cheveux en bataille. Il porte une valise à la main droite et s’assit à côté de l'homme en costard. Il commande un thé. Cela peut paraître saugrenu mais il commande un thé. L'homme s'adresse à lui sans même lui prêter attention :
- Il y a tout ?
- Tout.
- Pourquoi tu es dans cette putain de tenue ?
- La discrétion.
- La discrétion pour faire affaire. Il y a personne qui est habillé comme toi ici. Tu n'es pas discret.
- D'habitude, je ne pose pas de questions tu sais, mais tu me casse les couilles avec mes putains de fringues. Qu'est ce qu'il a fait ?
- Des saloperies. Tu sais, d'ici une heure et demie, ce bar serait rempli, ta voix serait complètement inaudible et qu'importe ce que tu pourrais dire, ce que tu pourrais faire, il y a un type qui arriverait derrière toi et te collerait une balle dans le crâne.
- Ça fait combien de temps que tu es ici ?
- Longtemps. Donne moi ta valise. Il y a le dossier ?
- Il y a le dossier.
L'homme en tenue de sport tend la valise à l'homme en costard. Ce dernier sort de la poche droite de sa chemise une liasse de billets : environ vingt milles dollars, il lui tends. L'homme en tenue de sport prends l'argent et la glisse dans la poche droite de sa veste de jogging.
- Si tu es ici toujours dans quatre-vingt-sept minutes, la serveuse devrait ramasser les morceaux de ta cervelle.
L'homme en tenue de sport se tire.

Trois jours plus tôt. Un bureau, un de ces innombrables bureaux, avec surfaces vitrées. L'homme en costard est avachi dans une chaise consultant son ordinateur, un téléphone portable dernier cri sur ses genoux.
Un jeune homme entre dans la pièce, il annonce :
- Tu dois recevoir la mère d'ici une demi-heure.
- Merci Josh, réponds l'homme en costard en levant vaguement les yeux en direction du jeune homme.
Ce dernier se retire. Un peu plus tard, un homme, la cinquantaine assez costaud pénètre dans la pièce, il s’assit dans un fauteuil, en face de lui, seulement séparé par une table. L'homme en costard s'avance sur sa chaise.
- Salut Peter, dit-il.
- La mère de la gamine doit venir paraît-il tout à l'heure, dit Peter.
- Oui. Le président de l'Australian World Coup Tour à violée une gamine de douze ans. Ça fait trois semaines qu'on as l'info.
- Qui le sait ?
- Toi et moi, Chris, Josh, Sebastian. 
- Si ça s'ébruiterait.
- Ça va s'ébruiter. Nous devons protéger nos investissements, à cause de ce malade, on est en train de perdre nos principaux clients. Il était à la tête de cette putain d'entreprise pendant trente ans avant qu'il ne prenne la tête de l'AWCT.
- Qu'est ce qui s'est passé ?
- Il était à la piscine pour une compétition, il faisait le tour comme cela. Il a visité les vestiaires, il y avait plus qu'une gamine, ses camarades étaient déjà parties, elle attendait sa mère. Elle est handicapée mentale, ça as été plus facile.
- J'ai eu Shasper de la police de New Castle, il a fait d'autres victimes.
- Je sais, huit, pas toutes des handicapées. Non.
L'homme en costard saisit un dossier dans un tiroir d'un meuble derrière lui, le pose sur la table et l'ouvre, il énumère :
- Sarah Keichardt, dix ans : aucun problème de santé ; Salma Rolchek : treize ans : elle venait de s'ouvrir les poignets deux semaines auparavant, sa mère avait été victime d'un accident de voiture et son beau-père avait un penchant pour les petits garçons et donc son propre petit frère ; Esther Lowal, onze ans : elle s'est pendue une semaine après, July…
- Arrête s'il te plaît. Que vas-tu faire ?
- On doit tout se taire pour sauver la mise, pour que personne ne sache que le premier ministre joue au golf tous les dimanches avec un pédophile récidiviste et la mère de cette gamine demande justice. On va lui accorder.

Deux soirs plus tard, une cabine téléphonique, Paddington, Sydney. Il fait nuit, l'homme en costard compose un numéro et décroche le combiné.
- Demain, au bar Ridgway, seize heures trente.
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Gaeyeregard
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Je vais participer à ce concours mais cette fois ci en tant que participant. C'est amusant d'être jury mais c'est aussi un peu frustrant . :(
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Ca va être chaud de tenir dans la limite des mots, vais devoir torturer mon texte, faire l'impasse sur des éléments de personnalité ça me fend le coeur :'(
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LeksanAden
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Je met à jour,  ce soir 
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Ancien membre
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Et coucou voilà 1415 mots!!! hihi! Oh ça va unh j'avais droit jusqu'à 2000!


                                                                                              Secret d'Etat

"-Je n'aurais pas dû Mon Lieutenant, je n'aurais pas dû...
- Il est trop tard pour se poser la question, il est raide. Si tu ne l'avais pas fait on aurait envoyé quelqu'un d'autre, son sort était scellé avant même que tu ne songes à presser cette détente."
Tremblotant, il essaya de retourner son fusil contre lui-même avant que je le saisisse. Je lui avais sauvé la vie, pour cette fois.
Aujourd'hui je me demande si j'ai bien fait, si mon geste a été salvateur ou si le sien l'aurait été bien davantage pour son âme.

Il a quitté le milieu après cet incident, il a essayé de changer de vie, malgré tout nous gardions contact. Officiellement en bons amis, seulement lorsque je le retrouvais j'étais en service. Ordre de la hiérarchie, j'avais pour mission de m'assurer qu'il ne dévoilerait rien de ses années de service. Lors de nos rencontres j'avais l'impression d'être face à un gosse au regard impitoyable, les critiques fusaient tant sur la société, les différentes manœuvres politico-médiatiques que sur celui-ci accoudé au bar le regard vide, celui là qui traînait des pieds en entrant pour acheter ses clopes.
"Jeune aigri" je l'appelais, "pov'type" répondait-il, non sans esquisser un sourire en coin.


J'ai fini par m'attacher à ce bonhomme, sans trop savoir pourquoi. Aujourd'hui les choses sont plus claires, je me sentais responsable de son sort. J'aurais pu tout lui éviter. Il m'aurait suffit pour cela de confier la mission à quelqu'un d'autre, de commettre l'acte moi-même bien que ce soit contre protocole mais qu'importe, en deux temps l'histoire aurait été réglée, nulle séquelle. Chacun a ses limites, si j'avais su que la sienne se trouvait face à nous ce jour là, alors peut être aurais-je pu changer le cours des choses.


Moi-même je ne connaissais pas les tenants et aboutissants de l'opération. Le commandant était venu me voir en me tendant un dossier:
"- Cible à abattre!
-14 ans? Mon commandant sauf le respect que je vous dois vous pensez...
- Oui je pense, me coupa t-il, quant à vous Lieutenant vous n'êtes pas là pour penser. Vous n'avez pas en main tous les éléments de cette affaire, cela va bien au delà de vos accréditations".

J'ai alors pris congé après l'avoir salué pour retourner rejoindre mon unité et établir l'ordre
initial de mission.


Ce jeudi de mai 2007,  nous avions carte blanche. Le survol de la zone était interdit par arrêté ministériel, tant pour les appareils civils que militaires, officiellement pour la sécurité des participants à la manifestation. Les accès aux toits étaient interdits par des personnels des Compagnies Républicaines de Sécurité postés en aval. Aux yeux des services de police et de gendarmerie nous appartenions aux renseignements généraux et à ce titre nos malles étaient sensées contenir tous appareils utiles à l'interception d'images et de sons.

A 4h00 le dispositif se mettait en place: douze personnels désignés sentinelles, les "SIERRA", chargés de localiser la cible parmi les manifestants, 7 tireurs, les "TANGO", judicieusement positionnés sur les toits de sorte de couvrir l'ensemble du trajet du cortège. Nous avions envisagé toutes les éventualités. Cinquante-cinq pour-cent de chances que le tireur 3 soit l'acteur principal de la mission, il était donc impératif qu'en tant que chef des opérations (CHARLY OSCAR) je me poste à ses côtés. La manifestation a débuté comme initialement prévu à 14h00.


J'ai rapidement senti Léo tendu, et ce, avant même les premiers contacts radio:
" DE SIERRA 8 CIBLE LOCALISEE - ANGLE BOULEVARD VOLTAIRE ET RUE DE BELFORT -INDIVIDU PORTEUR D'UN SWEAT A CAPUCHE ROUGE, VESTE EN CUIR NOIRE, JEAN BLEU
- DE TANGO 1 BIEN RECU JE FAIS UN BALAYAGE DE ZONE... TANGO 1 CIBLE EN VISUEL - INDIVIDU TROP ISOLE - RISQUE TROP IMPORTANT D'ETRE DECELE - IL SE DIRIGE VERS L'EST
- DE TANGO 2 AFFIRMATIF - J'AI VISUEL SUR LA CIBLE - POSSIBILITE DE FAIRE FEU
- Bon, on va la jouer comme ça alors... "TANGO 2 DE CHARLY OSCAR FAITES FEU DES QUE PRET!
- DE TANGO 2 NEGATIF NEGATIF DES BANDEROLLES FONT OBSTACLE A MA VISEE
- Bordel, quelle buse... TANGO 2 GARDEZ LA CIBLE EN VISUEL - SAISISSEZ TOUTE OPPORTUNITE DE L'ABATTRE
- DE TANGO 2 C'EST BIEN PRIS! CIBLE SUR VOUS DANS 2 MINUTES
- Bon mon petit Léo, on ne peut compter que sur toi sur ce coup là! Je te sens vraiment tendu, tu es sûr que ça va aller?
- Affirmatif Mon Lieutenant, je me les gèle un peu c'est tout, j'ai la cible en visuel
- Elle est fondue dans la foule?
- Au beau milieu oui! Conditions optimales.
- Parfait! DE CHARLY OSCAR A TOUS LES TANGO SIERRA, REINTEGREZ LE MATERIEL ET QUITTEZ DISCRETEMENT LA ZONE - LEVEE DU DIPOSITIF POUR TOUS - CONCLUSION IMMINENTE PAR TANGO 3! Allez, quand tu le sens Léo...


Dernier ajustement, concentration sur objectif, bien que légèrement tremblotant il a pris soin de travailler sa respiration en pressant progressivement la détente, départ du coup. Le silencieux a assuré la discrétion de notre position, en revanche en contre-bas notre action n'est pas passée inaperçue.
La balle a traversé la tête, une généreuse projection de sang a accompagné la chute du corps du gamin qui a finit par frapper le sol brutalement, avant d'être piétiné par la foule qui ne savait où se réfugier aux cris d'alertes de ses congénères.

"- Bien joué Léo, on remballe, ne traînons pas ici."
C'est à ce moment qu'il a manifesté sa faiblesse par sa première tentative de suicide.


il a quitté l'institution peu après, malgré un suivi psychologique interne qui s'est finalement avéré inefficace. La hiérarchie a envisagé un temps de l'éliminer, je lui ai alors sauvé la vie une nouvelle fois, en une phrase:
"Mon Colonel, si vous le laissez poursuivre le cours de sa vie, je m'engage personnellement à assurer son suivi dans le civil. Si la moindre information filtre sur ses années de service, nous prendrons des mesures
- Si la moindre information filtre, NOUS prendrons des mesures tant à l'égard de votre gars qu'à votre égard, soyez en averti. Nous exerçons à un niveau qui ne tolère aucune approximation, aucune variable indépendante de notre volonté. Je vous accorde cette faveur parce que vous êtes un bon élément, mais si je m'aperçois que j'ai eu tort de vous faire confiance, tout bon élément que vous puissiez être sachez que personne n'est irremplaçable."


La cible, je l'ai appris bien plus tard en consultant les archives, n'était qu'un délinquant sans grande importance. J'ignore le détail du choix mais il fallait quelqu'un de jeune pour heurter davantage les sensibilités et d'apparence
inoffensive vis à vis des organes de l'Etat afin que toute théorie
de complot apparaisse aux yeux de tous comme ridicule.
"Enfin! un gosse de 14 piges?! Ca ne pouvait être un danger pour le gouvernement, tu réalises ce que tu racontes?! Ils ont flairé qu'il allait devenir un grand représentant syndical dans les dix prochaines années ou quoi?! Nan mais sérieux redescends, on n'est pas dans minority report, ce gosse était inoffensif, le gouvernement n'aurait eu aucun intérêt à faire ça, absolument aucun...". Voilà les réponses auxquelles il était probable que soit confronté quelqu'un qui aurait pu voir clair en notre manège.


Le but profond était en fait double: Dissuader la population aux manifestations qui, trop récurrentes, commençaient à peser sérieusement sur l'économie du pays, et d'autre part redorer le blason du gouvernement en matière de sécurité intérieure par une belle démonstration de ses services d'enquêtes.
En effet, les jours suivants, un individu présenté comme auteur des faits a été interpellé puis incarcéré. La manœuvre a été conclue par un discours présenté comme suit: nous n'avons rien contre le fait que vous revendiquiez, au contraire, comme vous l'avez vu par notre réponse instantanée au drame, votre sécurité est notre priorité en permanence, même lors des manifestations.
Rassurer, sans trop, montrer que ce qui est arrivé était inévitable de par l'imprévisibilité que constitue un tireur fou et isolé, mais que l'Etat a su réagir en monopolisant l'ensemble de ses capacités pour le bien collectif.


Huit ans déjà, la conscience collective reste marquée par ce qui a été pour eux un drame, pour nous une mission comme tant d'autres.
Léo s'est tué ce matin. Je devrais être soulagé, après tout je suis déchargé d'une responsabilité mais il n'en est rien. Il n'a jamais vraiment digéré, le poids de la culpabilité est venu se joindre à celui que nous connaissons tous à l'unité: le poids du secret.

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Je pense participer une fois de plus.

Merci Wilden ;-)
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Ancien membre
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Voici mon texte, je l'ai écrit avec mon téléphone donc je n'ai pas le nombre exacte de mots, mais j'ai compté manuellement et je crois qu'il y en a dans les 830 :-)

"Avez-vous préparer mon avion? s'enquiert le frère du président au prés de sa secrétaire, mon rendez-vous est prévu à dans deux heures et il serait inconcevable que j'arrive en retard.

Le frère du président était un homme d'une cinquantaine d'années, petit de taille, aux yeux vert, d'un vert vif et au regard percent, sa fonction officielle était conseillé personnel du président mais tous le monde savait que sont pouvoir était bien plus vaste que cela, on disait même qu'il était le véritable maître du pays, surtout depuis l'attaque cérébrale qu'à subit son frère, c'est comme cela qu'il a réussi à s'imposer comme l'homme fort du pays, aucune décision ne pouvait être prise  sans son consentement, une rumeur disait même que c'est lui-même qui durant des années aurait administré au président des doses infime de poison qui lui aurait provoqué cette attaque cérébrale et qui le cloua sur une chaise roulante, avec l'aide du médecin personnel du président, à qui il avait promis une récompense à la hauteur du service qu'il rendait au pays en agissent ainsi.

Le frère du président prénommé par sa mère  Felix, qui pensait en lui attribuant se prénom qu'il puisse avoir une vie heureuse et survoler tous les problèmes qui pouvaient lui arriver, mais ses frères et sœurs l'appeler entre eux le rat, car il fourrait son nez partout et voulait toujours avoir de l'emprise sur tout.

Felix avez rendez-vous avec le général major du corps d'armée de terre sur une base pétrolier, qui a elle seul représentait cinquante pour-cent des réserves de pétrole du pays, leurs projet était simple mais très efficace, détruire la base pétrolier, privent ainsi le pays d'une ressource vital d'exportation et de fait le maintien de la stabilité du pays, tous cela sous couverture d'un acte terroriste visant à déstabiliser le pays, ceci impliquerait l'instauration d'un état d'urgence, la suspension de la constitution et le déploiement de l'armée sur tous le territoire national afin de préserver la sécurité et la stabilité de la nation, pendant se temps là, Felix aurait les mains libres pour enclencher une véritable purge au sein de l'état et de l'armée qui lui permettrait par la suite de changer la constitution et de sortir enfin de l'ombre de se frère qui malgré son handicap, avait placé des hommes de confiance qui assuraient le maintien de ce dernier au pouvoir.

La secrétaire de Felix ayant été placé par les services secrets de son pays afin de surveiller tous les faits et gestes du frère du président avertit ses supérieurs du fameux rendez-vous qui aussi tôt envoyèrent leur meilleurs éléments sur place la base pétrolière ainsi que le personnel navigant qui devait transporter Mr Felix à bon port.

Monsieur votre avion est prêt et le chauffeur vous attend pour vous t'y conduire. Parfait mademoiselle, il continuait a l'appeler mademoiselle malgré les relations intime qu'il entretenait avec elle. Il prit sa serviette et se dirigea vers la voiture blindé qui l'attendait, un quart d'heure plus tard il monta dans l'avion un Falcon 7X flambant neuf, acheté à un émir du proche orient qui l'avait aménagé avec un luxe ostentatoire pour coller au goût et à l'étiquette qui était de mise dans cette région du monde.

Bonjour votre excellence, prenez place, il aimait ce titre honorifique qu'il s'était lui-même attribué, l'hôtesse une belle brune, au yeux bleu l'accueillit avec un verre de vodka sa boisson préférée, elle l'installa et lui boucla sa ceinture de sécurité, le commandant de bord annonça le décollage, dix minutes après le décollage l'avion avait atteint son altitude de croisière, Felix déboucla sa ceinture de sécurité et s'apprêta à se levait pour allez voir l'hôtesse qui ne l'a pas laissé de marbre, quand soudain il senti deux mains se saisir de ses épaules et le le plaquant ferment contre son siège, qu'elle ne fut pas sa surprise quand il se rendit compte que c'était la même personne qui lui offrit son verre de vodka un peu plus tôt, il se débâtit de toutes ces forces mais il ne parvenait pas à se libérer, un homme s'approcha de lui et lui planta une égaille dans le cou, ce qui provoqua une paralysie presque instantané de tous ses muscles hormis les muscles oculaires, le produit en question ne touchait aucune autre fonction vital du corps, ce qui permettait au sujet de rester parfaitement conscient de tous ce qui ce passait au tour de lui. L'hôtesse se relava de son captif et reboucla la ceinture de sécurité sur lui, elle se tourna vers son complice et lui demanda de prévenir le commandant de bord que Mr Felix est sous contrôle et que le produit devrait encore faire effet pendant vingt bonne minutes, elle se diriga vers la soute à bagages et demanda qu'on sorte les corps pour les mettre à la place du personnel navigant ainsi que les parachutes. Quinze minutes plus tard la scène de l'opération était fin prêtre, et toute l'équipe avait enfiler son parachute, le commandant de bord ouvrit la porte de l'appareil et ordonna à l'équipe de sauter."
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LeksanAden
Homme de 24 ans
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J'hésite encore,  jury ou participante,  on le sera dans le prochain com :-P 
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LeksanAden
Homme de 24 ans
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J'ai décidé d'être jury, 

il me faut encore trois acolytes .

N’hésitez pas, participants/jury il reste des places
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Ancien membre
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C'est parfait je participe *-* (ça colle avec mon histoire).
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Ancien membre
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Secret d'etat on parle d'une nation ou d'un état psychique ? Et pour être membre du jury il faut quelles qualifications ? :)
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Gaeyeregard
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Modérateur
Ça c'est à toi de voir comment tu veux traiter le sujet :) Parfois une prise de risque est gratifiante, parfois un membre du jury est assez fermé sur la question du sujet. Ca dépend mais pour avoir été jury je pense que ça fait marquer des points. 

Il faut au moins bac + 7 et avoir écrit un roman qui s'est vendu à 500 000 exemplaires ;) . Nan, on galère toujours à trouver des jurys donc il faut juste avoir envie. 
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Ancien membre
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Hey Wild, je veux bien me porter volontaire comme jury pour ce concours :) 
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LeksanAden
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Modérateur
J'ai pris note Laera, ça me fais un camarade de lecture ;)
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LeksanAden
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Modérateur
N'hésitez pas c'est ouvert à tous , que ce soit jury ou participant
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Ancien membre
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Je commence l'écriture dès demain :x bonne chance 👍
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"Dans un monde lointainement futuriste où la Terre et ces planètes alentour dispose de magie et de ressources infini, la Terre est gouverné par une technocratie composer de 8 patriarches qui maintienne la paix dans son domaine depuis plus de 2000 ans"Un hurlement spectral provoqua la panique dans l'école bien chérie Gabriel-Lennon, sur le coup de onze heures (du soir) un tremblement de terre d'ampleur dix se rependit dans toute la région Bretagne fissurant les barrières magiques, l'armée des anges des forces de l'ordre s'invoqua d'elle-même pour évacuer la population au sol. L'État était préparé à toutes sortes d'attaque magique et même à n'importe quel désastre mais il s'agissait d'un code rouge, ils pouvaient agir à distance en invoquant tous les renforts inimaginables, et jusqu'à maintenant les barrières magiques tenaient bon. Le patriarche Saint Alexandre ayant le rang militaire le plus élever alluma une cigarette et remit en place ces lunettes avant d'envoyer les sentinelles et les codes d'analyse pour neutraliser terroristes, aliens, missile ou toutes sortes d'ennemis qui en avait contre l'humanité, il demanda un café et invoqua ses premiers pions sur le terrain. L'espace et le temps s'étaient figés, le ciel devenait gris et bientôt orageux, plus personne ne pouvait bouger et chacun admirait le spectacle qui se produisait. Le rideau céleste protégeant des attaques du ciel et de l'espace se chargea d'électricité et devenant rougeoyant comme le Soleil. Le silence se brisa suite à deux bruits qui remirent le temps en marche quelques secondes plus tard, le sol cracra sous l'école Gabriel-Lennon et la silhouette d'un félin doré aussi géant qu'une montagne apparu dans les flammes luisantes du trou qui venait de faire, l'école fut balayée malgré toutes les protections magiques activées par les patriarches de l'État, le ciel, d'un bruit de déchirement s'écarta au-dessus de l'école et s’arrêta pile à la frontière de la ville. La lumière qui tombait de la brèche frappa en premier les maisons flottantes qui s'embrasai pour mieux retomber sur la ville dans un chaos d'assertion et de fin du monde. Saint Alexandre frappant son bureau du poing crispé voyant ses golems et ses armées envoyer se faire démolir et réduits en pétale de rose par ce monstre divin d'origine inconnue.
Pendant que les anges et les citoyens dotés de magies se battaient inlassablement contre la créature, personne ne remarqua la barrière organique faite de sang et de chair d'ange créer autour de la ville excepté une jeune adolescente voyant ses amis et ses camarades de classe aspirer et ne faire plus qu'un avec ce mur vivant. L'aire était devenue statique et la grosse créature fit disparaître toute personne s'opposant à elle tandis que l'État ne pouvait quasiment plus rien faire de plus... excepter faire un vœu...
Le patriarche tremblant s'apprêtant à activer les missiles le doigt sur le bouton rouge, hésita à annihiler la menace et ses citoyens, il avait aussi le choix de faire appel à la légende Hypnogame le dragon blanc exausseur de vœux qui demanderai forcément son âme ou plus en échange en fonction du vœu demander. Depuis son boom cœur il vit à son plus grand malaise la mort de ses soldats les plus forts se fessant déchiqueter par la bête , ayant perdu espoir il se crispa a nouveau et se mis à serrer les dents,il prit un tout autre choix dans la précipitation. Sur son écran à sa plus grande surprise il remarqua une fille blesser pris dans les bras par l'homme rempli d'une aura colossale, cette grande silhouette au chapeau chinois sortie de la brume, liée à la poussière des décombres, souriant comme une si la situation était drôle, il déposa la jeune fille en haut d'un arbre et se mit à voler dans les airs sortant un katana dont la lame était d'un noir abyssal. Le patriarche, bouche bée fit tomber sa cigarette dont le bout était encore rouge pétant en découvrant que le dragon blanc était apparu, soit l'homme au chapeau chinois, hélas dix secondes plus tôt il avait fait le tier-choix en signant un contrat permettant d'ouvrir les portes d'un univers plus puissant qui allait détruire ce monstre, les Enfers.Le lendemain, tout le monde ne parle que de ça! Ques-ce qui s'est réellement passé! Plus aucune ne ruine tout est réparée, la végétation des immeubles l'école, les maisons flottantes, et des gens ont disparu dans l'attaque et en plus de tout ça les démons, toutes les sources du mal sont réapparues! Saint Alexandre et les autres vont devoir répondre à toutes ces questions, le peuple veut des explications.Dans un café abandonné au Texas Saint Alexandre vient se confesser et demander de l'aide à l'un de ses amis immortels ayant des pouvoirs au-delà du divin.-J'ai vraiment besoin de tes services Erwan, j'ai paniqué, et j'ai empiré les choses.Erwan était vêtu d'un veston de cuir rouge d'un chapeau et d'un cache œil, l'on pouvait voir clairement dépasser de ses poches, des cartouches de 20 millimètres qui brillaient de mille feu, il était accompagné par un petit ours apprivoisé qui jouai avec une tasse.-Il faut que tu me dises les détails, je n'étais pas là lors de l’incident n'inquiète pas mon pouvoir empêché tout espion de nous entendre et même de nous voir, la loi divine[...].Alexandre soupirant déposa un paquet sur la table et argumenta: "fait moi passer pour mort"Erwan se leva, prit le pressement et partit vers la porte "je te garderai en mémoire" il lança un drakos (un euro) et disparut la pièce retombant au sol.Si personne ne s'en souvient c'est que ça na jamais existé.....Il fallait un bouquet émissaire, Saint Alexandre ayant été oublier par tous, effacer de la mémoire des gens, le plus faible des patriarches fut condamné à mort et accusé à tort, celui-ci vendu son âme au dernier moment pour invoquer le dragon blanc pour réclamer vengeance et faire éclater la vérité. Une longue quête venait d'être créé.

Le temps était n'était pas le seule maître du jeu cette fois si.


:) Voilà, c'est issu du manga que j'écris et j'avais envie de participer, je ne suis pas un grand romancier pour sûr mais ça permet de m’entraîner si un jour on me dit de faire un script ou une connerie du genre. J'en profite pour faire ma pub: dans quelques années je me lancerai sérieusement dans la réalisation d'un manga et j'aurais besoin d'un dessinateur de qualité donc actuellement c'est open!

Je suis sur que sa vous donne envie de connaître mon histoire.
Merci d'avoir lu et désolé pour les fautes que je n'ai pas pu corriger. a+
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LeksanAden
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Sur un thème pas très facile comme ça, je suis contente de voir 5 participants pour le moment.

félicitations à vous les gens ;) 
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Gaeyeregard
Homme de 25 ans
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Modérateur
Le mien est en cours de rédaction, j'en suis environ à la moitié :)
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LeksanAden
Homme de 24 ans
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j'ai hâte de le lire également  ;) 
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LeksanAden
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Il reste encore du temps pour vous mettre à écrire ou même devenir membre du jury  
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LeksanAden
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Il vous reste encore 13 jours pour participer, ou devenir membre du jury.

Le gagnant choisira le thème du concours d'écriture n°4 
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Avatea
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Je participe aussi. Voici mon texte. Il fait 1994 mots.

Si le sujet vous intéresse ou vous questionne, je vous renvoie à ?cette page (mieux vaut l'ouvrir après lecture)

Bonne lecture...



Pont aérien

Alanguie sous la pénombre exquise d’un cocotier, Kaha dormait profondément, allongée sur le côté, la main délicatement posée sur son ventre.  Une cordelette en acier, fermement tendue entre deux pieds de raisin de mer, soutenait un paréo multicolore qui séchait. Kaha et sa fille, Honoura, avaient confectionné la pièce d’étoffe puis teinte en y appliquant des motifs grâce à des fougères qui avaient servi de pochoirs. Pendant ce temps, Anapa, l’aîné, avait rejoint son père pour apprendre les rudiments de la pêche, comme le voulait la tradition. Fait notable, l’après-midi, indolente et paisible, ne fut pas troublée par les allées et venues incessantes des " popaa ".

Bariolé par les teintes vespérales d'un soleil taciturne, le ciel se parait une fois encore de ses atours nonpareils de carte postale. Vaste nacre aux contours incertains, l’atoll de Hao reposait là, perdu dans l’immensité grisante des mers du sud, coupé de toute civilisation. Les derniers rayons du crépuscule ornaient l’écume d’une teinte incarnadine. La petite Honoura, assise en tailleur sur la plage, jouait avec sa Barbie. La fillette manipulait consciencieusement la poupée, à la lumière favorable du couchant ; en vain elle contorsionnait le jouet afin de lui donner quelques unes des poses qu’elle avait surprises en musardant un peu trop près des vitrines de la boutique de Don, l’Américain photographe.

Un souffle léger parcourut l’atoll. La mère changea de position, se recroquevilla légèrement dans un mouvement de repli attendrissant. Son regard devint grave.

Anapa hésita longuement avant de rouvrir les yeux. Son mal de mer et l’envie de vomir avaient disparu.  En vain, il avait tenté d’appeler son père qui à plusieurs reprises était remonté à la surface pour prendre sa respiration. Le jeune garçon était pétrifié, ses muscles refusaient obstinément d’obéir. La pirogue, la mer, son père, l’atoll, tout cela n’existait plus. Il n’y avait que cet œil, cet œil vif et sanglant qui avait déchiré l’horizon en un éclair, ce mauvais œil qui lui faisait face et se moquait de lui avec un sourire narquois. Fermer les yeux n’était d’aucun secours, l’œil continuait de lui brûler la rétine de son regard perçant. Il se souvint du Père Nicolas, de ses sermons, du diable, de ses émissaires. Son corps se crispa encore davantage et il faillit pleurer.

Alors il sentit la pirogue tanguer vers le balancier. Maui venait de remonter à bord, armé de son fusil-harpon sophistiqué et au sujet duquel il ne tarissait jamais d’éloges, tant il remplaçait à merveille l’outillage traditionnel devenu soudain si encombrant. 

Le fils ne dit rien à son père. L’œil continuait pourtant de le regarder derrière l'épaule de Maui.


Toujours cette même volupté à l’ouverture de la porte qui, en laissant s’échapper un souffle distingué de fraîcheur, la faisait se sentir la plus riche et la plus heureuse des femmes… Kaha saisit avec mille précautions la conserve de beurre entamée, comme s’il se fût agi d’un écrin. Son réfrigérateur Electrolux excepté, la Polynésienne appréciait grandement la blancheur immaculée de sa kitchenette. Elle en tirait une certaine fierté qui, couplée à l’ordre régnant au dehors, illuminait son visage chaque fois qu’elle ouvrait les volets.

Le village d’Otepa était devenu méconnaissable : les popaa avaient commencé par construire un port de charge, entaillé le lagon pour permettre aux goélettes et aux cargos de passer... Et il y avait eu cet aéroport gigantesque qui avait surgi de la terre et depuis lequel des popaa arrivaient et repartaient. Les chemins en soupe de corail remplacés par le bitume. Puis les maisons, des maisons partout, en dur, qui avaient précipité aux oubliettes les farés traditionnels. Les piliers de béton avaient pris la place du bois de cocotier, les toitures en palmes tressées laissé la leur à la tôle en aluminium. Tout cela était un cadeau, assurait-on, le cadeau salvateur de la civilisation aux indigènes pour chasser la superstition et faire triompher l’honnêteté.

Le dîner fut servi. Sur la table, du pain, des haricots, du riz blanc et un beau poisson perroquet frit.
« Je ne veux pas de poisson, dit Honoura dans un français impeccable, ce n’est pas bon et il y a des arêtes.
- Mange, répondit Kaha dans un tahitien expéditif, trop occupée à dîner pour lui consacrer plus d’attention.
- Madame Benoît a dit qu’il ne faut pas parler le tahitien à la maison. C’est malpoli. Comme parler la bouche pleine. »

Kaha ne trouva rien à répondre. Contredire madame Benoît, c’était presque défier le bon Dieu. 

Maui et Anapa n’avaient rien écouté et regardaient avec de grands yeux ébahis le grand prix de Formule 1 retransmis sur Télé Tahiti. Sur le verre bombé du téléviseur, on pouvait distinguer la lutte sans merci à laquelle s’étaient livrés, quinze mille kilomètres plus loin, les coureurs automobiles. Bandini, Bradham, Ligier, McLaren déchaînèrent les passions dans plusieurs maisons du village. Tous avaient les yeux rivés sur ces illustres inconnus, qu’ils voyaient pour la première fois et encourageaient comme s’il se fût agi de héros.

La retransmission terminée, on convint de faire durer l’euphorie du moment et les hommes du village se rassemblèrent près de la place publique pour prolonger les festivités. Maui laissa donc sa femme prendre son rôle de ménagère européenne très au sérieux et partit rejoindre ses amis. Sur le chemin, il toqua à la porte de son ami popaa, Jean-Louis, un militaire venu s’installer sur l’atoll il y a quelques années.Personne ne répondit. Maui appela son ami et entra par la fenêtre pour voir s’il ne dormait pas déjà. Il ne fallait pas qu’il manque les réjouissances ! Le militaire n’était pas chez lui. Le Polynésien conclut que son ami devait déjà être sur les lieux, sortit de la maison, retrouva ses amis... et oublia Jean-Louis.

De retour de sa beuverie, Maui trouva sa femme endormie sur le canapé en rotin, devant le téléviseur qui était encore allumé. Il la réveilla en douceur ; elle s’étira et se frotta les yeux, un peu vaseuse, pour y voir un peu plus clair. La télévision retransmettait un discours présidentiel dans lequel on faisait l’éloge des E.F.O. Kaha regarda attentivement le profil solaire de cet homme qui parlait. Puis glissa à son mari : 

« Si c’est un garçon, nous l’appellerons De Gaulle. »

Cela faisait bientôt six mois que les popaa avaient disparu. Enfin, pas tous. Il y avait toujours Don, Lentin, l’instituteur juif, le curé et le docteur Penahoat. Mais les autres, ceux qui étaient arrivés ? Plus de cargos ni d’avions. Les vivres commençaient vraiment à manquer, les réserves de fioul aussi. Pourquoi cette absence soudaine ?

Des tensions commencèrent à naître entre les villageois. Certains événements aggravèrent l’hystérie collective qui s’était installée. On commença à suspecter certains habitants de faire la main basse sur les provisions. Un matin, deux barils de fioul avaient disparu ainsi qu’une étagère entière de conserves et de rhum. On suspecta la mairesse d’avoir fait passer son intérêt privé avant celui de la communauté ; puis on jeta l’anathème sur Lentin, qui se défendit avec zèle puis on s’accorda finalement à dire que cela ne pouvait être l’œuvre que de Kurtif, le simplet sourd et muet de l’île, fruit non désiré d’une union détestable entre un marin américain et d’une fille de mauvaise vie.

Comme les larcins se poursuivaient, on finit par relâcher le malheureux, qui autrement serait mort d’inanition et dans l’indifférence générale.Quelque chose de délétère flottait dans l’air et s’en prenait aux gens. La santé des habitants, jusque-là robuste, s’amenuisa peu à peu. Était-ce là le résultat du régime alimentaire occidental ? Les gens étaient devenus gras et rechignaient à sortir.

Honoura attrapa une drôle de maladie. Le timbre de sa  voix avait brutalement changé en l’espace de quelques jours. Penahoat examina la petite et diagnostiqua une pharyngite. Faute de remède, on lui prescrivit du repos, de l’eau de coco et des produits de la mer, riches en iode.Les symptômes persistèrent, alors l’opinion générale prit le relais et décréta que la gamine faisait de la puberté précoce. Les enfants se moquèrent de la fillette, qui devint la risée du village. Avait-elle le malheur d’être repérée hors de chez elle, que les enfants l’imitaient en ricanant : « Tââtie Nânô, j’ai soââfff » Une fois qu’on fut repus du triste sort de la petite, une vieillarde invoqua quelque tare familiale héritée du passé prétendument houleux de la famille de Maui. Honteux, il résolut de cacher cet atavisme et sa fille.

Seul Anapa continuait de jouer avec Honoura. Comme elle était bien plus adroite que son frère aîné, celui-ci, un peu vexé, trouva un prétexte pour s’en prendre à elle. La chamaillerie dégénéra en querelle et les deux enfants se rouèrent de coups. L’un d’entre eux atteint la petite à la gorge, qui gémit de douleur. Inquiet, le grand frère examina l’endroit où son poing avait frappé. Il sentit alors quelque chose de rond et de dur coincé dans la gorge de sa sœur. La mère parut dans l’encadrement de la porte, saisit l’aîné par les cheveux et lui infligea une sévère correction dans la pièce voisine.

Le fils ne dit rien à sa mère.

Dans les semaines qui suivirent, les choses s’aggravèrent un peu plus. Les gens ne sortaient plus de chez eux. Kaha vivait très mal sa grossesse. Il lui semblait depuis peu que l’enfant ne bougeait plus. Les nausées la prenaient régulièrement et ne la quittaient pas. La jeune parturiente commençait à dépérir, convaincue que l’enfant qu’elle portait dans son ventre n’était plus en vie.

Maui confia sa femme au tahua du village. Les vivres commencèrent à manquer. L’éclairage public fut coupé et l’île plongée dans l’obscurité totale. Les gens ne voulaient plus réapprendre à vivre comme avant, n’en avaient plus la force ni l’envie et attendaient. La mort ? Les secours ? Cela n’avait plus d’importance, tout le village était fiu, comme on dit en Polynésie. Maui faisait partie des rares pêcheurs à subvenir encore aux besoins du village. La pêche de jour ne suffisait plus, alors il fallut également sortir de nuit pour attraper les pieuvres et les langoustes.

Le pêcheur emmena avec lui la torche submersible qu’on lui avait offerte avec tous ces autres présents dont il réalisait désormais l’inutilité. Leur malheur venait des popaa, de ces militaires français. Ils avaient déjoué la vigilance de la population avec des jouets. Profité des bienfaits de la terre, de la générosité des habitants. Et ils étaient partis, laissant Hao violée, balafrée et constellée de bâtiments grisâtres qu’ils nommaient « civilisation. » Maui éteignit la torche et la posa dans la pirogue. Écouta le roulis familier et roboratif de l’océan. Observa les étoiles, leur reflet dans l’eau. Un détail retint son attention. Les étoiles reflétées semblaient plus nombreuses que les vraies. Maui sentit son cœur battre un peu dans sa poitrine. Une étoile venait de bouger dans l’eau. Puis une autre. L'éclat de certaines tantôt disparaissait, tantôt semblait se rapprocher de lui. Le pêcheur porta un vigoureux coup de rame à la surface de l’eau. Toutes les fausses étoiles disparurent. Il releva la tête. Une grande lumière l’éblouit.

Maui ne regagna jamais le rivage. Une partie du village fut évacuée et transportée à bord d’un navire militaire vers Tahiti. Honoura ne survécut pas au voyage. Les nodules au niveau de sa gorge ne constituaient pas la cause du décès, déclara formellement le médecin militaire. Kaha donna naissance à un petit garçon. De Gaulle mourut peu de temps après. Les médecins ne jugèrent pas utile de fournir des explications à une indigène venue du trou du cul du Pacifique. De toute façon, elle ne comprenait même pas le Français.

Seul Anapa avait survécu. Il s’était tu et avait survécu.

Le secret fut révélé quarante ans après. Selon les experts, Hao était trop loin du théâtre des opérations. L’État rejeta toute responsabilité. Hao, précisait-on, n’était qu’un pont aérien. Aucun risque de contamination. Seulement une escale… le maillon d’une chaîne macabre dont l’extrême fin était Moruroa.



NOTE : si vous ne l'avez pas deviné, popaa signifie Européen / blanc en tahitien et désigne ici les militaires français venus coloniser et faire péter les bombes nucléaires dans le Pacifique.
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LeksanAden
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Le concours est bientôt fini, les résultats seront transmis dimanche ou lundi ;)  
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Gaeyeregard
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Arf j'ai oublié de poster le mien. Il est quasiment fini mais là je vais à un concert et demain j'ai beeting du coup je posterai ça dimanche :D
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LeksanAden
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ok, nickel ;)
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En raison des événements , c'est repoussé au weekend prochain
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Je voulais partager avec vous un texte cela n'a rien avoir avec le concours,  je l'avais écrit l'an dernier, en soutien à Kamel Daoud, journaliste et auteur Algérien qui pour ses propos à déchaîner la colère d'être venu d'un autre âge, envoulant même à sa vie, pour avoir oser dire tout haut ce qu'il pensait, d'avoir exprimer sa liberté de conscience, malheureusement l'histoire continu à se répéter encore et encore, ôtant la vie à d'innocentes personnes qui ne demandaient qu'à vivre, endeuillant des familles entières, des actes pareille non pas leur place dans notre humanité, sert les guerres ont toujours existaient, existe et existeront toujours, mais s'en prendre à des innocents, a des gens qui ne demandent qu'à vivre ne devrait faire partie d'aucune humanité même la plus vil.

Ce qui se passe actuellement dans le monde n'est pas une guerre, mais un déchaînement de haine barbare et aveugle qui n'a pas pour but contrairement à une guerre de se défendre ou de conquérir des nations des richesses ou autre, ce n'est "malheureusement" et désolé pour ce mot que l'expression d'une haine viscérale de l'autre.

Je ne sais pas si mon texte à sa place ici, mais je voudrais le partager avec vous. 

J'avais intituler mon texte Peur & Haine, que voici 

Qu'elle est cette nouvelle "civilisation" qu'une poigne de decelebrets fanatiser veulent  imposer au reste du monde, ces faux prophètes de notre haire bâtisseurs de ruine, ruine des âmes, ruine des crânes, ruine de l'humanité.

Nous assistons a un véritable déchaînement de haine ou l'appel au meurtre est devenu si banal dans leur bouche, qu'on dirait un hymne, une confession  de foi ou leur dieu ressemble plus a un poignard qu'à un être suprême ou l'inhumanité  a remplacé l'humanité , un monde bâti sur la peur et la haine s'entremêlent et se nourrissent l'une de l'autre jusqu'à se confondre totalement dans une danse macabre ou les valeurs de nos pères et des pères de nos pères ont étés profané, souillé de leur mains sanguinaires. interdisons la réflexion la critique constructive, le dépassement des préjugés et du rapprochement entre les hommes que nous avons toujours connu. qu'une personne ose les critiquer ou tous simplement penser par elle même suffit a la condamner a une mort certaine, immoler sur le bûcher de la haine comme une offrande a leur dieu, à leur poignard.

Nous voyons tous les jours un déchaînement d'inhumanité a trévère le monde, je site comme exemple le tout dernier acte de barbarie commis au Pakistan ou a travers leur acte leur "doctrine" leur nouvelle "civilisation" ont voulu dire au reste du monde que la direction du monde leur appartient, que seul eux on le droit de vie ou de mort sur le reste de l'humanité, vie sur leur semblable, mort sur les innocents qui n'ont comme seul arme que la soif du savoir, de la connaissance, de la pense, seul arme qui les terrifies, les hantes, les tortures et qui au final les détruira, s'il ne parviennent a la détruire avant.

L'histoire ne fait que se répéter, nous la voyons sous nos yeux tous les jours, nous qui avons cet œil aiguiser, fruit de plus d'une décennie de peur et de haine qui s'est abattu sur nous, comme un aigle sur sa proie ou les hommes de raisons ont peux a peux cédé la place aux hommes de mains, nous avons assister presque sans défonce, ni défiance a la ruine de nos âmes, au viole de nos valeurs, a la prédation d'illuminés dévot du poignard ou toute protestation, toute voix dissonante et discordante a la leur envoye sont auteur de vie a trépas.

Oui nous avons assisté a tous cela mais plus encore au silence assourdissant des "grandes nations" de ce monde, les "garants" de l'humanité, auteur et hardant défenseur de la charte des droits de l'homme, qui mettent la liberté et l'égalité des hommes au dessus de tout, cela ne les a pas empêche de rester silencieux face a la barbarie comme des spectateurs devant leur téléviseurs en train de regarder un film d'horreur en pensant que cela ne les touchera jamais, jusqu'au jour ou le film se transforma en réalité venons se rappelé a eux, eux hommes de libre pensées et comme seul réponse a leur offrir a ete la peur et la haine peur et haine contre tous les autres qui ne leur ressemble pas, des populations entier décimé, des pays détruit et pour finir l'humanité ruiné.

Au fond de mois je ne sais pas vraiment si cela obéit a un scénario bien ficelé  qui a un but bien défini et qui aboutira a un nouvel ordre ou l'humanité reprendra sa place, âpre avoir vécu le pire, comme l'après seconde guerre mondiale ou l'homme s'est dépassé pour un temps, en voulant créer un nouveau monde, un monde plus juste, plus égalitaire plus humain ou si cela obéit au néon au pur hasard a une situation sans contrôle qui nous mènera vers un autre monde qui reste a définir et a redéfinir a voir et a revoir comme un frankinschtagne des temps modernes. 

Une chose est sur l'humanité a un grand défit a relever non pas un défit scientifique technologique ou même économique car cela peu attendre, mais un défit humanitaire ou l'homme doit se sauve de lui même, de sa peur et de sa haine qui le détruit jour âpres jour, car cela fait partit de lui comme une essence un résidu, une relique des temps passé et révolu, qui permettait au hommes primitif de survivre dans un monde austille  peux accueillons ou l'individu se devait d'être fort et sans compassion, pour non pas vivre mais tous simplement survivre, se temps révolu depuis longtemps du moins nous le pensions est de retour, je ne parle pas ici de la peur et de la haine en elle même qui n'a jamais, ni ne peux disparaître, mais de cet âge de l'aube de l'humanité a qui une poignée d'homme veulent rendre vie faisons fi de tous les autre âges qui ont jalonné notre histoire et qui ont  permis a l'homme de s'élever de sa condition primaire et primitive pour créer bâtir et se dépasser à travers les âges, les différentes cultures, philosophie, penses, religions et civilisation qui l'ont traverser, évidement avec cette peur et cette haine toujours pressante mais sous maîtrise, sous perfusion afin de l'éloigner le plus possible  de la condition humaine et si nous ne parvenons pas a les maîtriser a les museler a les combattre je ne crin que tous ce voyage depuis les premiers hommes a nos jours n'aura servi a rien ou du moins qu'à confirmer notre assujettissement a nos instincts primaires pour la survie coût que coût. 
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Hoctave
Homme de 26 ans
Paris/St Dizier

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Wilden Je veux bien être membre du jury. Pour faire au moins trois personnes.
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LeksanAden
Homme de 24 ans
Paris

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Modérateur
Pas de soucis,  on arrête le concours vendredi du coup,  et le week-end on fait le classement ;-) 
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Hoctave
Homme de 26 ans
Paris/St Dizier

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Wilden a écrit :
Modérateur Wilden , nogender de 21 ans de Paris Pas de soucis,  on arrête le concours vendredi du coup,  et le week-end on fait le classement  


Vu.
Je te MP pour te parler de l'éthique de l'évaluation pour notre cohérence. Les productions transpirent le travail et la créativité faut les bichonner héhé. 
*Enfile son costume de Betolerant's got talent*
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LeksanAden
Homme de 24 ans
Paris

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Modérateur
Pas de soucis, j'attend ton message ;) 
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Hoctave
Homme de 26 ans
Paris/St Dizier

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Wilden a écrit :
Modérateur Wilden , nogender de 21 ans de Paris Pas de soucis, j'attend ton message  

Envoyé.
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Gaeyeregard
Homme de 25 ans
Paris

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Modérateur
Ahah, à un demie heure prêt, presque sur le gong ! :) Enjoy and have fun. Bon courage aux correcteur ce we ;)



Le train de la victoire...


La cheminée cracha un long panache de vapeur blanche sous les yeux émerveillés de Micha. Le gamin, assis au sommet d’un mur, observait la locomotive et s’imaginait aux commandes du colosse de fer qu’on avait revêtu d’une lourde carapace. Un peu plus loin sur la voie, une dizaine de soldats poussaient un wagon monté d’un bélier, de tas de sables, ainsi que d’une grosse mitrailleuse. Tout excité, Micha se mit debout et marcha tel un funambule sur la tranche du mur pour se rapprocher d’eux.
 
 « Hep toi ! Qu’est-ce que tu fiches ici ?  Tu n’as rien à faire là ! », cria une voix en contrebas. 
Ni une, ni deux, l’enfant sauta de son promontoire et se mit à courir sur le quai. 
« Stop ! Reviens ici »

Le soldat se mit à la poursuite du gosse en jurant en ses dents qu’il avait autre chose à faire que de courir les marmots comme on court les chats. Micha ne savait pas grand-chose mais il savait courir vite et connaissait bien la gare pour l’avoir observé de nombreuses heures durant. Dès qu’il fut à couvert, il se cacha dans un renfoncement. 

Dimitri tira une dernière bouffée de tapa dans sa cigarette, puis jeta son mégot sur les rails. Il sourit en voyant arrivé un gosse qui courait comme un dératé, un soldat à ses trousses. Le gamin disparu derrière un chariot mais il ne serait pas bien difficile à retrouver. Pour lui donner une chance, il interpella son subordonné. 

« Où vas-tu camarade ? » L’homme s’arrêta net et se mit au garde à vous.
— Je suis à la recherche d’un infiltré non identifié, camarade capitaine ; un gamin. » 
— Ce n’est qu’un gosse qui vient admirer la valeureuse armée de notre glorieuse patrie. J’en fais mon affaire. Retourne à ton poste. 
— A vos ordres », répondit le militaire avant de tourner les talons. 

Micha retenait sa respiration. Il entendait deux hommes qui parlaient mais n’arrivait à comprendre ce qu’il disait. Puis, plus rien, plus un bruit ne parvenait à ses oreilles. Il attendit quelques minutes puis se décida à sortir de sa cachette. A peine avait-il fait un pas qu’une main le saisit par le bras et tint fermement. Il blêmit.

« Chui désolé m’sieur, j’ai rien fait de mal, promis chui pas un espion, j’vous en prie. » Dimitri éclata  de rire. « Mais bien sûr que tu n’es pas un espion. Les fascistes sont peut-être de mauvais soldats mais  ils ont quand même des espions plus discrets. Alors dis-moi, camarade, comment tu t’appelles ? 
— Micha, répondit-il en baissant les yeux. 
— D’accord Micha, moi c’est Dimitri. Dis, est-ce que tu veux voir le départ du régiment ? » Une lueur s’alluma dans le regard du gosse. 
— C’est vrai ? Je peux vraiment venir ? Vous n’allez pas me gronder où le dire à ma maman ? 
— Mais non voyons. Alors tu viens ? Ils vont bientôt arriver. Et il y aura des chars ! »

Des chars, Micha n’en avait jamais vu de près, mais c’était son rêve. Il hocha vivement la tête en souriant de toutes ses dents. Le lieutenant lui sourit en retour. C’était un sourire joyeux, mais le regard de l’officier trahissait un sentiment contradictoire qu’il s’efforçait de contenir en lui. Il lui tendit la main et il sembla que cette poignée lui apporta un réconfort qu’il n’avait pas connu depuis longtemps. 

Le lieutenant ouvrait à Micha, une porte qu’il n’avait jamais pu franchir. C’est sans encombre qu’il passa le barrage de contrôle, sous le regard à la fois surpris et amusé des gardes. Il avait envie d’avoir un fusil comme eux. Dimitri lui montra une estrade et lui dit d’aller l’attendre là-bas un petit moment, et de ne surtout pas s’éloigner. 

Un coup de sifflait retentit à l’autre bout de la gare. En tendant l’oreille, Micha entendit un grondement qui s’élevait au bout du quai. Il se pencha à la barrière pour regarder et vit une colonne de soldat, en rang serrés, précédée par trois chars d’assaut ronflants. 

Le gamin était fasciné par ces fiers soldats qui partaient se battre pour la grande patrie. Une lueur de fierté et de fascination s’alluma dans ses yeux. Les soldats avançaient en chantant un air patriotique bien connu, dont les paroles étaient à moitié couvertes par les cliquetis des chenilles sur le béton. 

Une odeur d’essence se rependit aussi dans l’air. Un ordre fusa et la troupe s’immobilisa. La porte de la gare s’ouvrit et un groupe d’officier en longs manteaux de laine verte en sortit. Celui au milieu avait l’air drôlement important sous sa toque en fourrure. A sa gauche, Micha reconnu Dimitri qui allumait une nouvelle cigarette. 

Un haut-parleur grésilla juste au-dessus. L’enfant leva les yeux. 

« Camarades soldats, lança une voix métallique. Le Présidium du Soviet Suprême réuni autour du glorieux camarade Staline s’adresse à vous. Nous tenons à vous féliciter pour votre sens de la patrie et l’amour que vous portez pour l’idéal dessiné par le camarade Lénine et perpétué par le camarade Staline. C’est là la preuve de la supériorité structurelle de la nature prolétarienne, par opposition à la dégénérescence fasciste que nous combattons. Vos mères et vos filles sont fières de vous, valeureux soldats de l’armée rouge. Votre combat apportera la paix et la révolution libératrice que réclament nos frères ouvriers. 

La voie de la victoire vous est ouverte. La glorieuse armée du camarade Staline est supérieure en puissance et en nombre à celle des fascistes nazis. L’armée rouge, douée de sa technologie d’avant-garde et de la bravoure de ses soldats repousse vaillamment les bataillons obscurantistes nazis. Chaque jour notre armée remporte de grandes victoires, faisant reculer l’envahisseur fasciste, affaibli et démoralisé. 

Bientôt, la glorieuse armée rouge entrera dans Berlin et le montrera un avenir radieux. 

Camarade, toute la patrie est fière de sa glorieuse armée et de la propagation de nos idées libératrices. »


La voix s’était à peine tue que les haut-parleurs firent vrombir les tambours de l’International. Tous les soldats se mirent à chanter. Micha le connaissait bien ce chant. Il l’avait appris à l’école et l’entendait souvent pendant les grandes parades. Il joignit sa voix fluette à celle des soldats, fier et heureux d’appartenir à cette grande patrie ! 

Derrière lui, Dimitri chantait aussi mais aucune lumière ne brillait dans ses yeux. Ses paroles sortaient machinalement, presque mécaniquement mais sa pensée semblait toujours ailleurs. Elle était bien loin de ce qu’avait déclaré le représentant du présidium du soviet suprême. 

Un autre coup de sifflet retentit. 

« Camarade soldats du kraï de Gorki* et à destination de Stalingrad en voiture ! En voiture ! »
Tous les soldats se massèrent devant les portes du train. 
« Allez, allez plus vite », scandaient les petits sous-officiers.

Du haut de leur promontoire, Micha, Dimitri, le général et sa suite observaient cette marée humaine qui se pressait pour prendre place dans les wagons. Le général qui était jusque-là resté stoïque baissa les yeux sur le gamin. Un sourire jovial lui traversa la face. Sa grosse main ébouriffa les cheveux de l’enfant.

« Camarade Aleïev, vous recrutez vos soldats de plus en plus jeune ! » Il ponctua sa phrase d’un rire chaleureux. 
« Camarade général, ce jeune enfant voulait voir le départ nos glorieux soldats.
— Et est-ce que ça t’a plu ? demanda la général. » Micha secoua énergiquement la tête
« Oh oui ! 
— Et est-ce que tu voudras être soldat aussi plus tard ?
— Oui camarade. Je serai très fier de combattre pour la patrie ! répondit-il en hâte.

Dimitri esquissa un sourire gêné. Il était à la foi attendri par cette présence enfantine qui mettait un peu de joie dans sa journée, mais elle lui rappelait aussi son fils Joseph, qu’il n’avait pas vue depuis deux ans maintenant et qui devait avoir approximativement le même âge que Micha. 

Voyant que l’heure tournait, il prit l’enfant à part pour lui dire au revoir. Il mit un genou à terre pour se mettre à sa hauteur. 

« J’espère que tu n’auras pas à être soldat Micha. J’espère vraiment que quand tu auras l’âge, nos grandes idées auront été victorieuses et qu’il n’y aura plus jamais de guerre. »

Il lut la déception dans les yeux de l’enfant. Voulant se racheter, il détacha une de ses médailles et l’épingla au gilet du garçon. Celui-ci regarda sa boutonnière avec une grande admiration. Il n’avait jamais reçu un cadeau comme celui-ci. C’était formidable d’avoir une médaille, ses amis allaient l’envier. 

« Je dois maintenant partir, lui annonça Dimitri. Avec qui vis-tu ? 
— Avec ma mère et c’est tout. Mon papa est mort à la guerre.
— Tu vois Micha, parfois les soldats ne rentrent pas. Rentre chez toi et prend bien soin de ta mère. Tu devrais retourner à l’école maintenant. 
L’enfant hocha tristement la tête. Bien malheureux, il s’en alla d’un pas lent sur le quai. Dimitri le regarda partir pensif quand le général vient se mettre à sa hauteur. 
  « Un garçon plein de vie ! s’exclama-t-il
— Puisse-t-il la garder longtemps camarade général. Tout comme mon fils. 
— Il vous fait penser à lui n’est-ce pas ? Il est comme tous ces gosses dans ce train. Il aura l’âge de porter un fusil bien plus tôt que vous ne le pensez. »

Dimitri ne répondit pas de suite. 
« Ces gosses à qui on ment…
— Il le faut bien camarade, le moral est primordial dans une guerre comme celle-ci. Jamais la patrie ne doit apprendre que les fascistes sont sur le point de prendre Stalingrad. Le camarade Staline a été clair, la ville ne doit pas tomber, c’est symbolique. Nous ferons en sorte qu’elle ne tombe pas, ou nous mourrons. Nous allons gagner cette guerre Dimitri. Nous allons la gagner mais personne ne doit savoir que pour l’instant, nous sommes en train de la perdre. 

*Nijni-Novgorod

***

NDLR : Cette histoire s’inspire de fait réels mais ne fait pas l’objet d’une étude historique. Il n’est donc pas une reproduction fidèle d’une réalité qui aurait pu exister. Je recommande donc au lecteur de faire preuve d’un esprit critique et de se rappeler que la propagande de guerre n’est le propre d’aucune forme de gouvernement, et qu’aucune forme de gouvernement n’en a jamais fait usage. 

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photo de l'auteur Avatea
Avatea
Homme de 28 ans
Paris

18 remerciements
J'ai tout lu et les histoires sont vraiment chouettes :)
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photo de l'auteur LeksanAden
LeksanAden
Homme de 24 ans
Paris

10 remerciements
Modérateur
Je met à jour,  au plus tard demain matin 
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photo de l'auteur Hoctave
Hoctave
Homme de 26 ans
Paris/St Dizier

10 remerciements
De mon côté tout est bon, j'ai annoté chaque production, noté et surtout j'ai mis un commentaire. Une fois les résultats publiés envoyez moi un MP et je vous donne ça.
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photo de l'auteur LeksanAden
LeksanAden
Homme de 24 ans
Paris

10 remerciements
Modérateur
Bonjour à tous,

Avec les membres nous avons décidé d'afficher les trois premier, les autres n'hésitez pas à demander en MP.

Le premier du concours choisira le thème du concours écriture numéro 4.

Avatea ---- 18.16

Gaeyereregard ---- 17.3

Arwen ---- 12

Pour les commentaires par MP 

Félicitations à tous 
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