hommage aux bretons du Finistére

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- Modification par Fredreamer le 30/05/2015 - 13:53:59
Avant de faire un post sur notre cadeau de nos 10 années de vie commune je tenais, encore sous l’émotion, à rendre hommage à la Bretagne, plutôt au Finistère
:
Avant de faire un post sur

je ne sais pas comment le décrire, il faut le vivre avec les rêves dans la tète et l'imaginaire... Il faut, au préalable connaitre les histoires et légendes de cette pointe pour mieux s'en imprégner.
Mais le résultat est au dessus des espérances car quoiqu'on puisse imaginer on est loin de la vérité.
La vérité n'existe pas, juste on s'en approche sans jamais l'atteindre , mais même les plus belles cartes postales du monde ne peuvent rendre le spectacle vivant de ce lieu mythique.
Pourtant on l'a rêvé, imaginé, on a visionné des photos, lus des commentaires, mais une fois sur place on a tout oublié car rien n'a pu décrire ce que l’émotion une fois sur place vous transmet.
Je suis arrivé le samedi nuit a 2h du matin, dormi en baie des trépassés en l'entendant mugir sans pouvoir la voir, enveloppé d'un épais brouillard. Mais le lendemain matin, au réveil, sortant de mon matelas mis dans mon break, j'ai cru que j'allais pleurer.
c'est .... grandiose? sublime?... non je ne suis même pas arrivé a trouver le mot qui puisse s'accorder avec ce lieu.
Après ce moment de stupeur, je suis allé marcher sur la plage, imaginant ses légendes, apercevant la vieille sortir petit à petit du brouillard. J'ai pris ma voiture et suis allé me garer au parking de la pointe du raz et j'ai fait comme une procession, le sentier qui mène au bout du monde... penn ar bed...
j'ai tout dit...
car là, j'ai encore les larmes qui montent rien qu'en y repensant... c'est ça le Finistère...
– avec Guillaume N, à Baie Des Trépassés.


j'y suis retourné le vendredi soir suivant, assis sur un rocher regardant la nuit tomber et le phare s’éclairer. l’émotion reste intacte, comme au premier jour.

Avant de faire un post sur


Et lors de notre croisière sur le Sorc'Henn que se soit en mer ou sur terre c'est vraiment ce qu'on ressent à cet endroit! la première fois restera gravée à jamais! En découvrant la vieille il m'est venu presque les larmes aux yeux! c'est un endroit mythique dont on rêve de voir un jour, mais quand on y est, c'est.. ça n'a rien à voir à ce que l'on a pu s'imaginer... c'est comme un rêve...
Avant de faire un post sur

Soudain, à la levée de la brume, elle apparait, drapée d'un voile blanc, la vieille. Majestueuse, sublimée, elle veille... A ses cotés, la tourelle de la plate, contraste avec sa couleur jaune, jouant avec la dignité du phare.

Date de publication : 02/10/2013 à 20:16
#120446
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un magnifique endroit a voir dans le Finistère c'est La pointe Saint Mathieu (le vrai bout du monde mdr) c'est près de Brest avec une super belle vus sur l'ile de Ouesant quand il fait super beau :)
#120456
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Breizh est magnifique de partout. Mes petits coups de coeur perso sont Saint-Brieuc ( nos maisons sont là-bas), Vannes qui est une ville historique magnifique et qui en plus de ça est super pour la jeunesse et enfin Le Plouhinec, cette petite ville toute charmante et c'est eaux dignes des plus belles eaux du Morbihan <3
#120457
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- Modification par constantin06 le 02/10/2013 - 23:29:09
Truman , comme ceci? mdr!
Truman , comme ceci? mdr! http

Une oasis dans une mer bleue, Beniguet, archipel de Molène vue de la pointe st Mathieu.

Truman , comme ceci? mdr! http
Vue du haut du phare St Mathieu.

Truman , comme ceci? mdr! http.

Un endroit magnifique à voir! et de là continuer sur le conquet, belle ballade à faire sur Kermorvan..

Truman , comme ceci? mdr! http

Une lumière pour protéger les navires, un fort pour protéger le Finistère... Une ile bretonne posée sur la mer...
Pointe de Kermorvan, ballade à pied à faire... plaisir des yeux et sensations du coeur...

mais malheureusement, au point de vue strictement de longitude la pointe du raz est légèrement plus à l'ouest que st Mathieu. Penn ar Bed est bien le raz de sein.
#120458
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au large du cap de la chèvre... Aprés que deux dauphins sont passés sous le voilier et qu'un troisième a sauté à l'arriere...

au large du cap de la
#120459
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La plupart des gardiens de sa maison phare, achevée en 1874, connurent un sort tragique.

Henri Guézennec, le premier gardien du phare devient fou. Harcelantes, des voix lui ordonnent en breton : « Kers cuit, kers cuit... Ama ma ma flag », (Va-t'en, va-t'en, ici, c'est ma place).
Alain Menou, le second gardien du Tévennec, qui n'a cure de telles fables, résiste de 1878 à 1885 puis devient fou à son tour. Alerté, le curé de Plogoff bénit le rocher, intimant au diable de s'en aller.
Le gardien auxiliaire Milliner y meurt sans que l'on puisse lui porter secours...
Alexis Kerbiriou, du Conquet, rend l'âme dans les bras de son compagnon qui le veille deux jours et deux nuits jusqu'à la relève.
Un autre gardien tombe sur son couteau et se sectionne l'artère fémorale.

Une transition sereine

De 1900 à 1905, les Quéméré occupent le rocher avec un puis quatre de leurs onze enfants. Une vache pie noire et un cochon, pour lesquels des crèches ont été aménagées, assurent en partie la subsistance de la famille.

Affectés à leur demande au phare des Moutons, les Quéméré sont remplacés et les malheurs reprennent avec l'arrivée du gardien Ropars et son épouse, en 1907. C'est d'abord le beau-père du gardien qu'une lame emporte, puis le couple perd un nouveau-né à la suite d'un accouchement difficile. Le toit de la maison est arraché par un ouragan peu de temps après.
Lassée, l'administration décide, en 1910, de transformer le phare en feu permanent à gaz. Aujourd'hui, le feu du Tévennec est alimenté par l'énergie solaire. L'origine des "kers-cuit" trouve peut-être son origine dans la découverte, voici une dizaine d'années, d'un tunnel traversant le rocher.

Par fortes marées, l'air qui y est comprimé peut produire des sons extrêmement étranges et angoissants.

Quoi qu'il en soit, la crainte inspirée par le phare hanté du Raz n'a pas pris une ride et il suffit d'interroger quelques Sénans ou Capistes pour s'entendre répondre d'un air entendu : « Méfie-toi du Tévennec ».


photo prise lors de notre croisière septembre 2013

La plupart des gardiens de sa
#120460
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- Modification par constantin06 le 02/10/2013 - 22:38:49
en retour de croisière, bivouac sur l'aire de camping car et superbes paysages au lever du jour.
Nous avons été bercé par le phare de l'ile de Batz.

Kerfissien, Cleder, Finistère nord

en retour de croisière, bivouac sur
#120461
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Petit déjeuner et ballade sur la plage du Dossen, Plougoulm.

Petit déjeuner et ballade sur la


Il fait bon en Finistère...

rencontre avec un trois mats au détour d'un rocher, cap de la chevre sur le Sorc'henn

Petit déjeuner et ballade sur la

Dans la famille des pois je voudrais le pois...
les tas de pois, pointe de Pen hir, Camaret sur mer

Petit déjeuner et ballade sur la

espace naturel protégé, L'ile Tristan, port de Treboul, Douarnenez lors de notre escale

Petit déjeuner et ballade sur la
#120466
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j'aimerais saluer Patrick (chambre d’hôte "navalisée"), skipper issue de la marine nationale qui en a gardé la rigueur et le professionnalisme.
D'une extrême gentillesse, sur un voilier extrêmement propre et agréable à vivre, il adapte votre croisière en fonction de vos désirs, la météo et votre réaction en mer. Très ouvert sur tout sujets c'est un plaisir immense de partager sa passion dans un endroit si confiné qu'est un voilier.



ici, le sorc'henn amarré au port de Camaret sur mer lors de notre escale. Port d'attache: le moulin blanc, Brest.

j'aimerais saluer Patrick (chambre d’hôte navalisée),
#120467
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Regard sur la vieille... Guillaume au raz de sein

Regard sur la vieille... Guillaume au

La belle poule, ecole des mousses dans la rade de Brest

Regard sur la vieille... Guillaume au

Non, ce n'est pas la méditerranée mais bien le Finistère! port de Camaret sur mer, arrivée sur le Sorc'henn

Regard sur la vieille... Guillaume au
#120468
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et Hop! et plouf! entrainement pour le triathlon!

et Hop! et plouf! entrainement pour

Audierne, on sent l'océan a plein nez , ville tournée vers la mer, la carte postale de la ville des pecheurs du cap Sizun...

et Hop! et plouf! entrainement pour
#120469
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Cimetière de bateaux, Camaret sur mer. A voir en flânant sur les quais.

Cimetière de bateaux, Camaret sur mer.

Vue sur Douarnenez de la pointe de Trefeuntec.
Repos au Relais De Trefeuntec où nous nous sommes endormis pleins d'images dans la tête.

Cimetière de bateaux, Camaret sur mer.
#120470
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c’était notre cadeau de nos 10 ans de vie commune, cette croisière. On y a fait des rencontres enrichissantes , ça a été un lieu d’échanges extraordinaires entre bretons, marins, pécheurs... Plus que du tourisme, ce que je ne voulais pas faire, c’était une découverte de la vie. D'une autre façon de vivre. un enrichissement personnel. Une expérience inoubliable.

c’était notre cadeau de nos 10
#120471
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L'enchantement des couchers de soleil bretons sur la cote des légendes...
Ménéham, Kerlouan... septembre 2013

L'enchantement des couchers de soleil bretons

L'enchantement des couchers de soleil bretons

L'enchantement des couchers de soleil bretons
#120472
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Au bord de l'Aulne, fleuve maritime, c'est une histoire d'eau qui berce la ville de chateaulin...

Au bord de l'Aulne, fleuve maritime,

Le contre jour qui donne un éclat particuliers à l'Aulne, Chateaulin...

Au bord de l'Aulne, fleuve maritime,


Un coup je monte un coup je descends, on dit que je suis un fleuve mais je suis en réalité bien plus que ça! je vis au gré des marées.Je suis chargé d'histoire j'ai été fréquenté par de nombreuses gabares qui remontaient de Brest jusqu'à Port-Launay, voire Châteaulin. Les dernières gabares furent "La Fée de l'Aulne" et le "Notre-Dame de Rumengol", chargées de sable. Une navette régulière, le "vapeur brestois", existait deux fois par semaine entre Brest et Port-Launay jusqu'à la décennie 1930.
Maintenant je fais naviguer les amoureux de la nature, de la faune aquatique dans mon sillage reposant.

Treiz Guenhel, le Passage. commune de Dineault.

j'ai failli m'endormir tellement c'est reposant.

Au bord de l'Aulne, fleuve maritime,
#120474
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Un grand bond dans le passé.... cité médiévale.
La ville où fut tournée entre autre "les chouans"...
Locronan...

Un grand bond dans le passé....

A la rencontre des éléments, un mélange d'eau, de roche, de terre sous une lumière de feu. Un éblouissement...
La pointe du Miller... Sa maison phare.

Un grand bond dans le passé....
Un grand bond dans le passé....
#120477
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Enfin encore une fois, le mythe du Finistère. Celle qu'on voit partout, celle qui fait courir tant de légendes. Celle aussi qui sauve des vies entre continent et Ile de Sein... La vieille... Grande dame de granit, immuable dans l'océan...

Phare de la vieille et tourelle de la plate.

Enfin encore une fois, le mythe

Enfin encore une fois, le mythe

La tour carrée du phare de la Vieille -Ar Groac’h en breton-, s’élève entre la Pointe du Raz et l’île de Sein. Il signale un passage extrêmement dangereux qui se prolonge par la chaussée d’Ar-Men.
En 1925, les gardiens du phare sont deux Corses, Mandoloni et Terraci, mutilés de la Grande Guerre, affectés à La Vieille sur des "emplois réservés". Blessés notamment au poumon, on imagine le martyre souffert par les deux hommes pour monter et descendre les 120 marches de l'escalier ou pour effectuer les acrobaties nécessaires lors des relèves. Leurs protestations restent vaines.

Une terrible tempête s'installe à la mi-décembre et jusqu'au 28 février 1926, les deux gardiens demeurent bloqués dans le phare; aucune relève, aucun ravitaillement ne sont possibles. Leur calvaire est médiatisé suite à un naufrage et l'affaire, qui fait grand bruit jusqu'à Paris, provoque l'interdiction définitive d'employer des mutilés de guerre dans les phares en mer.

Le phare est finalement automatisé le 14 novembre 1995. Télécontrôlé depuis l'île de Sein, il ne peut pas se visiter.
#120479
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- Modification par constantin06 le 03/10/2013 - 00:43:00
"Nul n'a jamais passé le Raz qu'il n'encourut crainte ou trépas."

Nul n'a jamais passé le Raz

La tour carrée en pierres apparentes de La Vieille fut bâtie de 1882 à 1887 sur le rocher de la Gorlebella face à la pointe du Raz.
Elle s'élève à 26,90 mètres au-dessus du sol et 36 mètres au-dessus du niveau de la mer. Éclairè par une lampe de 250 W, son feu blanc, rouge et vert à 2 + 1 occultations 12s, a une portée de 18 milles (environ 33 km).

Au large on peut voir briller l'ile de Sein. On y voyait aussi le légendaire phare d'ar-men (le phare de l'enfer) mais il n’apparait pas sur la photo.
#120480
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- Modification par constantin06 le 04/10/2013 - 20:53:35
c'est beau de vivre a coté d'un artiste!
le finistere , Penn ar bed vu sous l'objectif de Guillaume... Ou comment faire vivre une image prise sur le vif. il va le gagner son concours, j'en suis sur!


Phare st Mathieu, Finistère nord
c'est beau de vivre a coté


Château de Kerjean. Finistère ( Kastel Ker Iann)
c'est beau de vivre a coté

Le raz de sein
c'est beau de vivre a coté

coucher de soleil sur la plage de Sainte Anne la Palud (au loin, à l'horizon, le cap de la chèvre)
c'est beau de vivre a coté

si certains veulent sa page penn ar bed photgraphie pour voir ce qu'il poste au quotidien et son travail, ils n'ont qu'a me le demander.
#120555
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Les paysages de Bretagne sont les plus beaux de France, c'est magnifique, j'adore !!! Merci pour ce topic Constantin06 !
#120576
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Plaisance à Camaret...

La croix de Lorraine de Pen Hir, dédiée aux bretons de La France Libre.

Plaisance à Camaret... La croix de


la métaphore voudrait qu'on entende le silence absolu... Paradoxe? je le croyais avant de découvrir cet endroit!

Anse de Trefeuntec
Plaisance à Camaret... La croix de

e mécanisme reconstruit en 1975 provient du moulin de Quistinit (commune de Sizun).

Écomusée des Monts d'Arrée, Les moulins de Kerouat...

Bretons ou touristes, ça vaut le détour...

http://ecomusee-monts-arree.fr/wp-content/uploads/skmbt_22312110711530.pdf
Plaisance à Camaret... La croix de

l'église restaurée de Saint-Thégonnec, détail...
Plaisance à Camaret... La croix de

Le Finistère c'est aussi une histoire défensive...

Le château de Brest fut achevé par Vauban au XVIIè siècle. Manifestation de la puissance des Comtes de Léon jusqu’au milieu du XIVè siècle, enclave anglaise pendant cinquante ans, convoitée par la Bretagne, l’Angleterre, la France, la forteresse du bout de la terre était considérée au Moyen Age comme le plus fort château du monde.
« Tonnerre de Brest ! » : le célèbre juron cher au Capitaine Haddock est une référence aux coups de canon qui annonçaient chaque jour l'ouverture et la fermeture des portes de l'arsenal à 6 heures et à 19 heures.

Plaisance à Camaret... La croix de
#121287
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Le minihy-Paul (territoire monastique de Paul) faisait partie de l'évêché de Léon et en était son chef-lieu. Le minihy se composait de sept paroisses ou vicariats (trois affectés à la ville et quatre à la campagne) , ces sept paroisses sont réunies en une seule par un décret de l'évêque du 27 mai 1687. Le minihy du Léon forme une unité administrative et religieuse entre les trois communes actuelles (Saint-Pol, Roscoff, Santec). Aux côtés de l’évêque de Léon qui exerçait la juridiction spirituelle, le comte du Léon détenait la juridiction temporelle.

Saint-Pol-de-Leon- Chapelle du Kreisker
Le minihy-Paul (territoire monastique de Paul)

Succession de vaguelettes...

Plage de ste Anne la Palud, Plonevez Porzay

Le minihy-Paul (territoire monastique de Paul)

En Finistère, on prend de la hauteur!

Vue du Menez Hom sur la presqu'ile de Crozon... septembre ensoleillé!

Le minihy-Paul (territoire monastique de Paul)

à feu, vue plongeante sur l'océan...

Le Porzay vue du Menez Hom

Le minihy-Paul (territoire monastique de Paul)

calvaire de la chapelle Notre-Dame-du-Crann, Spézet
A l'origine, il date du 16e siècle. Il fut restauré en 1781 et reconstruit en 1908, époque à laquelle on lui a ajouté à la base une statue de Saint Antoine issue d'une chapelle détruite.

Le minihy-Paul (territoire monastique de Paul)

Entrez par la porte pour découvrir l'histoire du château de Kerjean:

Les Barbier ont traduit leur réussite économique dans la pierre de Kerjean. Il leur restait à s’élever socialement. À la génération suivante, René Barbier intervient auprès du roi pour obtenir de nouveaux titres de noblesse. En 1618, Louis XIII qui estime que Kerjean est l’une des plus belles demeures de son royaume, élève le domaine en marquisat. Le château de Kerjean va alors servir de modèles à de nombreuses maisons nobles des environs.

A la fin du XVIIe siècle, le château sera quelque peu délaissé par ses propriétaires. Il retrouve tout son éclat au siècle suivant en devenant la propriété de la famille de Coatascorn. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Suzanne-Augustine de Coatascorn et son époux François-Gilles de Kersauzon, organisent des fêtes luxueuses et reçoivent régulièrement la noblesse léonarde. La Révolution française met à un terme à ses festivités. Arrêtée et jugée, Suzanne-Augustine de Coatascorn est guillotinée à Brest.
Le minihy-Paul (territoire monastique de Paul)
#121289
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- Modification par constantin06 le 11/10/2013 - 08:10:58
Quand on fait remarquer aux femmes de l'île de Sein combien leur cimetière est étroit, elles vous répondent par le dicton suivant :
Etré an Enez hac ar Beg
Eman berred ar gwazed.
(Entre l'île et la Pointe [du Raz] est le cimetière des hommes.)

La Légende de la Mort chez les Bretons armoricains, Anatole Le Braz

Quand on fait remarquer aux femmes

Dans les courants de la Pointe du Raz apparaît parfois une barque qui navigue sans sillage, toute voile dehors, contre vents et marées. Elle n'a d'autre équipage qu'un seul homme à l'arrière. Il tient la barre et regarde droit devant lui... C'est un "Ankou Marin", le premier noyé de l'année. Personne n'a jamais pu l'aborder. C'est la barque des morts.

"Sur les côtes, l’Ankou troque sa charrette grinçante pour le Bag varu (barque des morts). Toutes voiles dehors, les nuits de tempête, le bateau fantôme remonte le vent. Il convoie les âmes des marins noyés vers l’autre monde. "

La légende dit ceci: Sur les côtes, l’Ankou troque sa charrette grinçante pour le Bag varu (barque des morts). Toutes voiles dehors, les nuits de tempête, le bateau fantôme remonte le vent. Il convoie les âmes des marins noyés vers l’autre monde.

Cette Bag an noz (barque de la nuit) a une activité particulière dans le Raz de Sein. Une voix impérieuse appelle alors un pêcheur qui devra manœuvrer l’embarcation de la Baie des Trépassés à l’île de Sein. Invisibles, gémissantes, les âmes des noyés sont rassemblées dans la baie, le passeur voit la barque s’enfoncer sous le poids de leurs péchés puis remonter lors du débarquement sur l’île.

Sitôt qu’il aura ramené la Bag noz dans la Baie des Trépassés, elle s’estompera tel un souvenir ; il n’en soufflera jamais mot à quiconque.


Quand on fait remarquer aux femmes

Le Conquet, pris de la ballade du tour de la pointe de Kermorvan

Quand on fait remarquer aux femmes

Eglise Saint-Rumon Saint-Raymond-Nonnat 16e siècle.
Audierne...
Quand on fait remarquer aux femmes

Église, détail. Ou le monde des marins était lié à la religion... Roscoff
Quand on fait remarquer aux femmes

Lande côtière, pointe du Van

Quand on fait remarquer aux femmes
#121290
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- Modification par constantin06 le 11/10/2013 - 17:25:48
http A la découverte de la


Légende de Bretagne : A la découverte de la cité d’Ys

Par Nolwenn Nedelec dans Légendes de Bretagne

En Cornouaille, il y a bien longtemps, vivait un roi qui possédait une grande flotte de navires de guerre. Il s’appelait Gradlon. Ce roi aimait le froid et partait souvent vers le nord pour conquérir de nouveaux territoires. Ses stratégies hors-pair lui permettaient de remporter de nombreux navires et de nombreux trésors.

http A la découverte de la

Lors d’une expédition vers le nord, il voulut conquérir le royaume de Malgven. La reine du Nord était conquérante autant que Gradlon. Mais son mari était vieux, et sa soif de conquête avait disparue avec ses jeunes années.
Gradlon arriva dans le nord accompagné de nombreux navires. Sa troupe de soldat finit par entendre les exploits dont Malgven et son mari étaient les héros conquérants, fatigués de se battre dans le froid contre un royaume qui ne se laissera pas prendre facilement, ils décidèrent tous ensemble de rentrer en Cornouaille. Le roi Gradlon, qui ne voulait pas quitter le royaume du nord sans même essayer de le conquérir, regarda ses soldats rentrer au pays, sans pouvoir les retenir de force.

Lors de sa première nuit sur la rive du royaume du nord, seul, il senti une présence près de lui. En ouvrant les yeux, il vit une magnifique femme toute vêtue de blanc, rayonnant à la lumière de la lune. Malgven s’était approchée sans bruit du roi endormi. Elle ne dit qu’une seule phrase : « tu es courageux et adroit au combat, mon mari est vieux et son épée est rouillée. Allons le tuer et emmène moi en Cornouaille». Sur le moment, Gradlon cru rêver. Mais une fois bien réveillé par le froid, il vit que la reine du nord était vraiment en face de lui dans sa robe reflétant la lune.

Ils ne mirent pas longtemps à accomplir leur funeste dessein. Dès l’aube, ils partirent. Ils chevauchèrent Morvarc’h, le « cheval de mer » que le roi du nord gardait dans son écurie. Morvarc’h n’était pas un cheval comme les autres. Sa robe était couleur ébène et de ses naseaux pouvait sortir de gigantesque flammes. Son nom de « cheval de mer » n’était pas non plus anodin. Il pouvait galoper tellement vite que la mer représentait un sol aussi dur que la terre ferme.
Grâce à Morvarc’h, ils rejoignirent rapidement la flotte du roi Gradlon en direction de la Cornouaille. Mais lorsqu’ils grimpèrent à bord du plus beau des navires, une tempête les surpris. Tous les bateaux furent éparpillés comme de simple fétu de bois. Les capitaines ne purent rien faire de plus que se laisser porter vers là où la tempête le décidait. Lorsque le vent se calma Gradlon et Malgven se rendirent vite compte qu’aucun bateau n’était visible à l’horizon. Ils étaient seul, sans savoir où la tempête les avait amené.

http A la découverte de la

Durant toute une année, ils restèrent en mer. A croire que les dieux l’avaient décidé ainsi, peu importe la direction qu’ils prenaient, jamais ils n’apercevaient de terres.
Au bout de quelques mois, le ventre de Malgven avait commencé à s’arrondir. Un beau matin, elle donna naissance à une magnifque petite fille. Avec Gradlon, ils décidèrent de l’appeler Dahut. L’accouchement avait été long et très douloureux pour Malgven, et la fièvre ne mit pas longtemps à faire son apparition. Mais personne sur le bateau n’avait de remède. Gradlon resta auprès d’elle autant qu’il le pu, mais Malgven s’en alla lors d’un coucher de soleil se reflétant sur la mer d’huile qu’ils parcouraient depuis de si nombreux mois.

Dahut avait à peine quelques jours lorsque Gradlon, se promenant sur le pont, regarda l’horizon. C’est alors qu’il écarquilla ses yeux. Après un an de mer, il apercevait un morceau de terre. Il ne savait absolument vers où le bateau se dirigeait, mais il sentait que ce n’était pas loin de chez lui. Plus le bateau se rapprochait de la côte, plus les marins se sentais revivre, on chantait et dansait sur le pont, ce qui n’était plus arrivé depuis bien longtemps. A la vue du port, leur joie grandit encore, car ce n’était pas n’importe quel port. A peine plus d’un an auparavant, ils avaient quitté ce même port avec une soif de conquête aussi grande que leur joie d’être de retour.

http A la découverte de la

Sur le moment, le roi de Cornouaille de retour dans son pays fut joyeux. Mais ce sentiment ne dura pas. Il pensait constamment à Malgven. La reine du nord lui manquait tellement qu’il n’avait plus gout à rien. Seule sa fille arrivait encore à le faire sourire de temps à autre. Il se rendait bien compte qu’il n’était pas vraiment le père idéal pour Dahut. Mais il n’arrivait pas à faire autrement.
Pour faire taire sa culpabilité, Gradlon n’arrivait pas refuser quoi que ce soit à Dahut. Elle s’en rendit très vite compte. Dahut grandit dans le château de Cornouaille, mais elle n’était pas tout à fait heureuse elle non plus. Son cœur l’attirait ailleurs, vers l’océan. Depuis qu’elle était enfant, Dahut a toujours été très attirée par l’eau. Quand son père lui raconta sa naissance, Dahut compris mieux son amour pour la mer. Elle ne mit pas longtemps à demander à son père qu’il lui construise une cité. Mais elle ne voulait de n’importe quelle cité, aussi grande fut-elle. Elle demanda à son père une ville voguant sur les flots. Gradlon, qui ne pouvait rien lui refuser, fit venir au château les meilleurs architectes et ouvriers. Dahut avait déjà choisi où elle voulait voir sa cité sortir de l’eau. Dès qu’elle eut montré l’endroit, les travaux commencèrent.

Une gigantesque digue vu le jour en baie de Cornouaille. A la demande de Gradlon, cette digue n’avait qu’une seule ouverture, une seule porte. Seul Gradlon possédait cette clé. La cité d’Ys avait vu le jour.

Dahut ne s’en fâchait pas. Elle avait son château dans sa cité surgissant des flots. Et dès qu’elle demandait à son père d’ouvrir la porte pour pouvoir inviter ses amis, il le faisait. Et chaque soir, elle amenait un jeune homme dans son château. Elle les obligeait tous à porter un masque noir dès qu’ils mettaient un pied dans le château. Ils passaient la nuit ensemble. Mais dès l’aube, dès que la première alouette chantait sur le rivage, le masque noir se resserrait petit à petit. Chaque matin, un chevalier venait chercher le corps sans vie du malheureux pour le jeter dans l’océan, dans la baie qui prit rapidement le nom de « la baie des trépassés ».

Par un beau matin ensoleillé, un chevalier entra dans la cité d’Ys. Il était vêtu de rouge, de la tête aux pieds. Dahut le remarqua rapidement, mais les regards qu’elle lui lançait ne firent aucun effet. Elle ne sut pas comment il était entré dans la ville. Mais elle cessa de se poser des questions lors que le beau chevalier accepta de passer la nuit avec elle.
Lorsqu’elle le vit franchir la porte du château, elle hésita à lui faire enfiler le sinistre masque noir. Elle était en train de tomber amoureuse de cet étrange chevalier rouge comme elle l’avait surnommé. Alors qu’ils passèrent la porte de la chambre de la princesse, un grand bruit les arrêta. Mais Dahut n’était pas inquiète. La tempête pouvait rugir autant qu’elle le voulait, la digue était solide. Quand elle le dit au chevalier, il répliquât qu’il y avait tout de même une porte. Mais cette porte en fonte n’était pas facile à ouvrir. De plus, elle était fermée à clé, seul son père pouvait l’ouvrir. C’est à ce moment là que le chevalier fit remarquer que le roi dormait, si elle le voulait, elle pourrait s’emparer de cette fameuse clé. Elle pourrait enfin faire venir qui elle le souhaitait, sans être obligée de demander à son père l’autorisation d’ouvrir la porte. Le chevalier ne mit pas longtemps à la convaincre.

Sans un bruit, la princesse ne glissa dans la chambre de son père endormi et s’empara de la clé. A peine eut-elle le temps de sortir du château et de s’approcher de la porte, qu’une gigantesque vague, aussi grande qu’une montagne, s’écroula sur elle.
Son père, réveillé par la tempête, arriva lorsque la lame toucha la digue. Il parti chercher Morvarc’h en courant à perdre haleine. Le cheval parti au galop dès que Gradlon fut sur son dos. Le roi attrappa sa fille et l’entraina derrière lui sur Morvarc’h. Lorsque le cheval voulu passer la digue, une énorme lame de fond frappa le mur d’enceinte et ricocha jusqu’à eux. Gradlon tint bon les rennes mais Dahut commenca à glisser. C’est alors qu’une voix forte se fit entendre. « Lâche la princesse » disait-elle. Gradlon vit tout à coup apparaitre devant lui une forme pâle, on aurait dit que la mort en personne venait les chercher.

Saint Guénolé, saint patron de la quiétude des marins, fut alors visible de tous. Il répéta cette phrase, encore plus fort « Lâche la princesse. Malheur à toi qui à voulu voler la clé de la cité d’Ys ». Morvarc’h fut alors totalement immobile, comme paralysé. Gradlon, retenant sa fille à bout de bras, vit les vagues se rapprocher tel un cheval au galop sans pouvoir s’échapper.
Le roi avait les mains glissantes d’eau salée. La main de Dahut, seul lien qui leur restait, fini par se séparer de celle de son père. Dès ce moment là, Morvarc’h put repartir, emportant le roi loin de sa cité. Gradlon vit les gigantesques vagues engloutir sa fille et la belle cité d’Ys.

http A la découverte de la

Lorsqu’il s’arrêta, le roi découvrit une belle ville entourée de sept collines et de deux rivières. Il décida de s’y installer, et fit de Quimper sa ville capitale.
A sa mort, les habitants de Quimper sculptèrent une énorme statue, Gradlon chevauchant un beau cheval noir, mais gardant le regard fixé vers sa fille et ca cité disparues.

Quant à Dahut, beaucoup racontent qu’elle fut transformée en sirène. Elle apparaîtrai toutes les nuits aux pécheurs, les appelant de son mélodieux chant. Et lorsque le temps est calme, certains assurent avoir entendu les cloches de la cité d’Ys retentir dans la nuit.

La légende nous dit que la ville d’Ys serait sortie des flots dans la baie de Douarnenez. Le lieu-dit Pouldavid, quelques kilomètres a l’est de Douarnenez, est la forme francisée de “Poul Dahut”, le “trou de Dahut” en breton, et indique l’endroit ou la princesse fut engloutie par les flots.
D’autres disent encore que la cité d’Ys était la plus belle capitale au monde et que Lutèce fut rebaptisée Paris en hommage à la cité, car en breton « Par Ys » signifie « Pareille à Ys ».
http A la découverte de la

Deux proverbes bretons perdurent :

« Abaoue ma beuzet Ker Is, n’eus kavet den par da Baris». Depuis que fut noyée la ville d’Ys, on n’en a point trouvé d’égale à Paris
« Pa vo beuzet Paris, ec’h adsavo Ker Is». Quand Paris sera engloutie, resurgira la ville d’Ys

crédits photos Christan Tonelli (Constantin06). texte Nolwenn Nedelec dans Légendes de Bretagne


http A la découverte de la
#121368
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- Modification par constantin06 le 21/10/2013 - 10:41:56
Aprés nos 10 ans de couple , en octobre c’était l'anniversaire de Guillaume et donc un de ses vieux souhaits: Ouessant! Je mettrais plus tard l'impression que donne cette ile FABULEUSE! hors de France, hors de tout...

pour le moment, notre arrivée à la pointe du raz le premier jour. Là où sera notre future maison.
Regard sur les trépassés... baie de Trépassés, cap Sizun. Oct 2013
Aprés nos 10 ans de couple

Modèle automobile Ouessantin, le nec plus ultra pour se déplacer sur l'ile!

Aprés nos 10 ans de couple

on a tout fait à pied par les côtes: le stiff, lampaul face à Kéréon, le creac'h, nividic , la jument et la maison du Niou! je pense que c'est la meilleure façon de s’imprégner de l'ile, de sa faune, de ses paysages... une dimension inégalable!



On s'incline devant la grande dame... Ouessant octobre 2013

Aprés nos 10 ans de couple


quand nature rime avec sculpture...

Aprés nos 10 ans de couple

Aprés nos 10 ans de couple


terre de brume, terre et mer, pays des phares, terre de légendes ... Ouessant

Aprés nos 10 ans de couple

Le Finistère coté mer. De Brignogan, en passant par Ouessant, à Cleden cap Sizun, petit montage vidéo sur la beauté des côtes sauvages bretonnes...


https://www.youtube.com/watch?v=fR4Kj2uoZAU
#123882
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Tout d'abord je te félicite pour ces photos, elles sont vraiment sublimes !
Elles traduisent tellement bien la beauté de notre côte des légendes <3..
J'espère que vous avez tous deux bien profité de ce séjour dans le Finistère ! :).
Plein de bonheur à vous deux ! :3<3.
#123885
photo de l'auteur Robot
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Merci!
et surtout, merci aux bretons qui même très ouverts sur l’extérieur restent malgré tout ancré dans leurs racines, ont cultivé, conservé et modernisé leur culture et la transmettent dans le monde. En gardant leur propre identité ils ont conservé l'identité de la Bretagne et surtout conservé des valeurs nobles qui disparaissent de plus en plus comme le respect et la convivialité. Je m’étonne chaque fois que j'y viens des rencontres enrichissantes que l'ont fait au croisement d'une rue, sur un sentier ou dans un musée. Des heures d’échanges... Vendredi, au musée breton de Quimper, on est resté prés de 3/4 d'heure à discuter avec un couple des monts d'arée devant un vieux lit breton! des gens qu'on ne connaissait pas, qu'on n'avait jamais vu... Comme cet échange à Ouessant avec ce couple d'Audierne au milieu des sentiers côtiers, ou Gaby, sauveteur en mer à la retraite du cap sizun... Le temps de vivre et d’échanger. c'est ça la vie!

Réussir sa vie vaut mieux que réussir dans la vie...
#123888
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re mes photos (je crois entre nous deux et 4 x 1 semaine en Finistère, on approche les 5 500 photos depuis juin):
Contemplation à la pointe de Brezellec, Cap Sizun.

re mes photos (je crois entre

Ouessant... que dire de cette petite terre au milieu de l'océan... L'arrivée au Stiff ressemble à tout... sauf à un port de France... comme perdu dans un fjord étranger, loin de la terre. On se sent "ailleurs", parti au paradis en restant en vie... Une sensation bizarre de bien être, une sensation de terre inconnue. On a loupé volontairement le car qui fait la navette de l’embarcadère à la ville de Lampaul. Pour mieux voir, mieux s’imprégner et surtout ne pas perdre ce rêve éveillé. En haut de la petite cote, Ouessant se livre dans la brume. Spectacle indescriptible, presque je pleure. Pourquoi? je n'en sais rien. Une émotion. C'est inexplicable. Penn Arlan se livre et nous prenons le chemin par la côte. Et d'un coup... Kéréon! Ouha! Il est là celui qui m'a fait rêver. perdu dans la mer, au milieu de ces courants marins qui ressemblent à une véritable lessiveuse. Sa silhouette inatteignable se dessine dans la brume sur fond d'océan. Port de Penn Arlan, petit port de mouillage camouflé derrière sa digue qui le protège des assaut des vagues. Sa plage de sable, l'eau entre bleue et turquoise. Il bruine , c'est magique car c'est ça aussi Ouessant! On attrape le petit sentier entre lande et fougère qui longe la mer. Il est étroit, juste la place du pied. J'ai les pieds trempés et le pantalon mouillé, mon sac me fait mal aux épaules mais je suis heureux. Tout m’émeut, je réagis comme un enfant qui vient de voir le père noël. Rochers sculptés par la mer, lande, pointes, criques, quelques oiseaux, des lapins. Beaucoup de lapins à en croire les crottes séchées sur le sentier. On aperçoit Lampaul. Au loin... c'est loin... Mais toujours aussi émerveillé du spectacle Ouessantin! 3h après nous traversons le village, en haut de la cote, sur la route du Créac'h nous attend notre chambre d’hôte, on va pouvoir enfin se libérer de nos sacs! Petite discussion avec notre hôte ouessantine et nous voila repartis! Encore à pied? Et oui, Ouessant se mérite! Elle demande des efforts pour se livrer à nos yeux! Jolies maisons typique qui bordent la route qui mène au Créac'h. Les volets bleus, les façades crépies ou en pierres de granit, le muret de pierre sèche. La petite Irlande! c'est là qu'on peut s'apercevoir qu'on est vraiment en terre celtique.
Et... le créac'h, entier, majestueux se dresse au loin. Majestueux, grandiose, imposant... La corne de brume sonne! elle nous rappelle qu'on est dans la brume! La lande, les moulins à vent, le phare, l'océan... tout Ouessant.
à suivre...

re mes photos (je crois entre

re mes photos (je crois entre

re mes photos (je crois entre

re mes photos (je crois entre
#123916
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Contemplation du phare, de la cote, de ses rochers, de ses sculptures que la mer à créée en érodant la roche... On croit voir une femme, un animal, l'imagination déborde aidée par le souvenir des légendes qu'on a pu lire! Tiens! au loin, il est là, Nividic et ses deux pylones! là, au bout de la cote, au bout de la lande. On ne sait plus , terre et mer ne font plus qu'un. Des murets au milieu de la lande, oui c'est vraiment un pays celte! Et voici le Nividic devant nous! fier. Nous aussi, nous sommes fiers! fiers d’être là! On est toujours trempé... mais on ne sent plus rien tellement l'ile et nous ne sommes plus qu'un. Des ruines. Elles produisaient l’électricité et les deux pylônes amenaient le courant au Nividic.
Retour vers Lampaul par le coté sud de la pointe de Pern. Une maison en granit, des volets bleus, un muret autour et une bicyclette posée devant, sur le muret. Un autre temps une autre vie. Ouessant où se mêle le temps passé et le temps futur. Deux génération, un choc visuel. Oui, on est vraiment "ailleurs".
Un café au bar pour se réchauffer et un bon restaurant afin de reprendre des forces après cette longue marche sur l'ile. C'etait l'anniversaire de Guillaume, donc fêtons le dignement sous la protection de la duchesse Anne (de Bretagne!)! Un bon chouchen et un bon pommeau de très bonne qualité et nous voila penché sur le menu. Choix difficile, on aimerait tout! Décidons! entre terre et mer pour un et coquille st Jacques à la fondue de poireau pour l'autre! j'en rêve encore! Filets de porc au cidre et un bon kouign amann avec une jolie boule de glace vanille que je présume maison! le tout arrosé d'un bon cidre! On n'a plus faim! on va se coucher? vous y avez cru! et bien NON! on continue! Et nous voila reparti vers le Créac'h pour le voir briller la nuit! 2km et demi de marche pour un spectacle éblouissant! 8 faisceaux de lumière se dégagent de sa lentille. Un balaie de lumière somptueux! Rentrons nous coucher, j'en ai vu assez pour aujourd'hui gardons nos images pour dormir avant qu'elles se mélangent dans nos têtes.
Du velux de la chambre je vois passer le halo du Créac'h et le matin a 7h j'entends sonner la corne, je n'ai pas rêvé, je suis bien à Ouessant!


Contemplation du phare, de la cote,

Contemplation du phare, de la cote,

Contemplation du phare, de la cote,

Contemplation du phare, de la cote,

Contemplation du phare, de la cote,

Contemplation du phare, de la cote,
#123932
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Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas! sitôt la brume levée, Ouessant se découvre sous un soleil éclatant! un ciel bleu profond et limpide, que l'humidité terrestre de la pluie fait davantage ressortir. Les couleurs sont superbes, les contrastes encore plus dessinés. C'est la palette du peintre Ouessantin! Petit déjeuner avec Christiane, notre Hôtesse, un bel échange sur la vie d'Ouessant et nous voila repartis requinqués. Mal aux pieds encore mais une envie folle de continuer notre rêve. Destination pointe de Porz Doun afin de saluer la Jument, la vieille dame, phare emblématique qui a fêté il y a peu ses 100 ans en 2011.

On descend la rue principale de Lampaul, et se découvre une belle plage de sable formant une anse. Magnifique! il fait chaud et pourtant on est en octobre! je suis en tee shirt! On traverse de petits hameaux typiques, maisons crépies de blanc, volets bleus, murets de pierre... On se dit "il est bien placé, lui! il est protégé par le créac'h d'un coté, Nividic au loin, le stiff au bout et de temps en temps la jument pour certains"! Une vue... Entre baie, rochers, phares... le vert de l'herbe, la couleur automne de la bruyère, se mêlent au bleu azur du ciel. La lande herbeuse qui tire à plat jusqu'au bout de la pointe avec en fond la Jument est féérique! Sauvage... indomptable... la vie à l'état pure, sans artifices... La mer légèrement agitée donne du tonus à l'image. La jument est là, devant nous, au loin à l'horizon, les vagues balayant les rochers sortant de l'eau et laissant une trainée d'écume blanche immaculée. Devant elle est là, à droite se profile le Nividic et ses deux pylônes sur la pointe de Pern... des anses, des rochers, du bleue et du blanc, du vert, de l'ocre... Toujours la palette du peintre Ouessantin.
Retour au bourg, café et achat de parts de far et nous voila repartis vers le créac'h! les rues bordées de maisons sont encore plus belles sous le soleil! le blanc se reflete dans nos yeux, nous éblouie. Détour par la maison du Niou vers la cote nord, une petite halte au milieu des fougères pour déguster notre repas sucré qui va nous donner quelques forces et nous entrons dans les deux maisons typiques que forme le musée. De belles collections ouessantines dans la première et une reconstitution de l’ameublement typique dans l'autre. Meubles cloisons aux couleurs bleues et blanches, un peu de gaité intérieure quand on découvre dans le musée que la vie des habitants était rude. La femme faisait tourner la maison, les hommes étaient en mer, parfois pour 6 mois, voire des années quand ce n’était pas la mer qui avait pris l'homme pour ne jamais le rendre. C'est là que j'ai pris tout le sens du Proëlla, rituel particuliers à Ouessant attesté depuis 1734, l'enterrement fictif des noyés. L'homme le plus ancien de la parenté, dés que le syndic des gens de la mer a été prévenu de la disparition d'un ouessantin, se met en route à travers l'ile, entre chez tous les proches (parfois 60 à 80 maisonnées) et leur annonce le décés probable de la personne. "ce soir il y aura proëlla chez ***". Ce n'est qu'à la nuit tombée qu'il entrera dans la maison du mort et aprés avoir frappé doucement à la porte dira à la femme du noyé "ce soir il y a proëlla chez toi".
On en ressort sonné. Un peu d'histoire , un peu de la vie des ouessantins a pénétré en nous.

Un petit tour au créac'h afin de voir les vagues s’éclater sur les rochers, beau spectacle dont on ne se lasserait pas de contempler toute la journée. La vue est belle, le ciel est bleue, l'horizon si loin, mais y a t'il un horizon? la mer et le ciel se perdent dans une ligne si lointaine!

Ouessant et la magie de l'océan. Il nous rappelle que face à lui, nous sommes rien. Rien ne sert de faire le beau, de bomber le torse, il nous détruira s'il en a envie. La nature, plus forte que tout. D'une vague il aura tout balayé, le passé et le présent, en même pas une seconde... On arrive à comprendre que finalement, nous ne sommes rien, ni indispensable, ni sur humain, ni invincible. Nous sommes qu'humain, petite chose au milieu de l'immensité.

Il nous faut rentrer... rentrer? déjà? On a du mal à se faire à l'idée. Un petit arret devant le moulin à vent restauré, sachant qu'avant il y en avait plus de 100... on prie pour que cette association qui s'occupe de réhabiliter les moulins du Finistère perdure. Ce serait dommage de tous les perdre. C'est notre passé si proche, un patrimoine, une vie, une histoire... Nous nous devons d’être le flambeau de ce qu'on nous a laissé et transmis. Le passé peut se mêler au futur mais n'en oublions pas les valeurs premières. C'est à Ouessant que nous cernons tout ça. Le temps n'a plus d'importance, tout est lié. Le passé se tire vers le futur et le futur doit se servir du passé. Il est la racine de l'arbre.

Un arrêt chez notre hôtesse pour récupérer nos sacs et nous voila au bus pour rejoindre l’embarcadère, on n'a plus le temps de faire la côte à pied. Le continent nous rappelle à une dure réalité, le temps redevient omniprésent.

Assis au bord du quai, devant le Fromveur II, attendant l'heure du départ, je suis triste et songeur. J'ai un vide, un manque, une sensation de partir trop tôt, de partir tout court. L'ile me manque déjà alors que j'y suis encore.
J'ai l'impression de l'abandonner, alors qu'elle n'est pas seule, mais j'ai le sentiment d'une trahison, en deux jours, elle m'a tant appris.

J'ai fait le serment d'y retourner...

Pensées sans corrections d'un tout petit terrien... Octobre 2013...


Les jours se suivent mais ne

Les jours se suivent mais ne

Les jours se suivent mais ne

Les jours se suivent mais ne

Les jours se suivent mais ne

Les jours se suivent mais ne

Les jours se suivent mais ne

Les jours se suivent mais ne

Les jours se suivent mais ne
#123995
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- Modification par constantin06 le 23/10/2013 - 17:55:50
Déjà connue sous le nom de Trève du Goyen (Trefgoazien, terme utilisé jusqu'au début du XVIe siècle), Audierne est présente dans les annales maritimes bordelaises dès le XIVe siècle, dans l'Atlas du Vénitien Pétrus Vesconte sous le nom d’Odierna en 1321, puis sur une carte hollandaise de 1580 on trouve Odjern.

En 1921, la population atteint son maximum démographique avec 4151 habitants.
Déjà connue sous le nom de

Plongeon dans l'océan! Sentier côtier au castel (ar c'hastel) reliant la pointe de Castelmeur à la pointe du Van. Cléden cap Sizun.

Déjà connue sous le nom de


Chapelle Saint Tugen, au lieu-dit Saint Tugen - Dominé par une tour monumentale haute de 28 m, l'édifice actuel long de 29 m et large de 25 m a été construit entre 1535 et 1582 sur le site d'une ancienne chapelle tréviale mentionnée en 1118, à l'initiative du seigneur de Lézurec, René du Menez. Devant l'affluence des pèlerins, il a été agrandi plusieurs fois entre 1610 et 1750. Marguerite d'Angoulême, sœur de François Ier et grand-mère d'Henri IV, y vint en pèlerinage. Un enclos, dont la partie sud contient un cimetière encore en usage, entoure cette chapelle qui a été classée le 23 juillet 1909, alors dans un état lamentable. Elle fut restaurée avec le concours des fidèles et d'un ancien missionnaire à Haïti, l'Abbé Henri Velly, qui se fixa à Saint-Tugen en 1913 et y mourut le 8 mars 1933. Il est l'auteur d'une monographie sur Saint Tugen. Ce saint est invoqué comme intercesseur contre la rage (aussi bien la rage de dents que la maladie transmise par morsure d'un animal enragé).
Déjà connue sous le nom de

« un record du monde du génie français » : c’est en ces termes que fut accueilli, par la presse, le phare de Nividic, en 1936, érigé à l'extrémité de la chaussée de Pern sur le rocher Leurvaz An Ividig.
Déjà connue sous le nom de

Le Créac'h, l’emblème d'Ouessant, phare le plus puissant du monde. Prouesse technologique à la française.
Déjà connue sous le nom de

Les enclos paroissiaux constituent un ensemble architectural unique en France, composé d’une église, d’un mur d’enceinte (d’où son nom), d’un portail monumental ou arc de triomphe, d’un calvaire et d’un ossuaire.

La majeure partie des enclos paroissiaux de Bretagne est située dans le nord et le centre-Finistère. Ils sont apparus au 16e siècle à « l’âge d’or » de la Bretagne. La région bénéficiait alors d’une économie florissante liée au commerce maritime et grâce à la production de chanvre et de lin, dont les toiles étaient exportées dans toute l’Europe. C’est à partir de cette époque que s’édifient les plus beaux enclos paroissiaux, jusqu'au 17e siècle.
Déjà connue sous le nom de

Ballet d'oiseaux au dessus d'un rock endiablé maritime. Vagues, déferlantes, embruns... l'océan dans sa splendeur! Animation gratuite!!! pour un plaisir intense...
Déjà connue sous le nom de
#124599
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Selon la légende, Quimper aurait été créée par le Roi Gradlon, roi de Cornouaille et d'Ys, cité légendaire engloutie par les flots pour la punir de ses péchés. Gradlon trône toujours fièrement sur son cheval, entre les deux flèches de la cathédrale. Il a existé cependant à 3 km au Nord une cité gauloise (3ème siècle av. JC) à laquelle a succédé à Locmaria une ville gallo-romaine, Civitas Aquilonia.

St Corentin est le saint patron de Quimper, qui s'est d'ailleurs longtemps appelée Quimper-Corentin et la cathédrale élevée au Moyen-Age lui est dédiée. Les deux flèches élancées ne datent cependant que de 1856.

Sous la Révolution, Quimper-Corentin a été choisie comme chef lieu de département, puis a été renommée Montagne sur Odet sous la Terreur (Montagne désigne la falaise du Frugy qui domine le centre ville).

Quimper a longtemps été un port de cabotage jusqu'à ce que les bateaux ne puissent plus remonter l'Odet.
Selon la légende, Quimper aurait été

Le mont Saint-Michel de Brasparts (Menez Mikael-an-Are en breton) est l'un des sommets de la chaîne des Monts d'Arrée située en Bretagne sur la commune de Saint-Rivoal. Il fait partie du parc naturel régional d'Armorique et domine la cuvette du marais du Yeun Elez. Il culmine à 380 mètres d'altitude et sur son sommet se trouve la chapelle Saint-Michel datant du XVIIe siècle.
C'est à la fin du XVIIe siècle, en 1672 que la décision est prise de construire une chapelle au sommet de la Motte Cronon à Brasparts. Le sieur de Kermabon, seigneur de Roudoumeur en Plonévez-du-Faou, propriétaire du lieu, l'autorise. Le lieu était honoré de longue date, et procès avait été instruit devant notaire pour valider des miracles attribués au Saint. Le pape Innocent XI avait signé une bulle portant indulgence aux futurs pèlerins. Malgré la volonté du seigneur de Kermabon, possesseur du Menez, les terres qui enserrent la chapelle restèrent pour partie à l'abbaye du Relec, pour partie aux paysans qui venaient y travailler, et aux pâtres qui y gardaient leurs troupeaux, et ce jusque vers les années 1870.
Mais la chapelle est vers 1795, si l'on en croit Jacques Cambry, dans un état pitoyable : « Là, vous trouvez une chapelle abandonnée : la façade, formée d’assises irrégulières, est ornée d’un portique décoré de deux pilastres d’ordre toscan, et d’une assez jolie corniche ; un petit dôme couronne l’édifice ; la chapelle est détruite, l’intérieur est dépouillé, l’autel est renversé. Le bois de cette charpente s’emporte par petits morceaux ; il préserve du mauvais vent, des incendies et du tonnerre ». Le lieu est, toujours selon le même auteur, fréquenté par les marchands les jours de pardon. Des superstitions sont attachées au lieu : outre la légende du chien noir du Lenn ar Youdig, transcrite par Anatole Le Braz en 1893, Jacques Cambry évoque : « On dit à Brasparts que les démons, chassés du corps de l’homme, sont enchaînés dans un cercle magique en haut du mont Saint-Michel : ceux qui mettent pied dans ce cercle courent toute la nuit sans pouvoir s’arrêter. Aussi la nuit on n’ose traverser ces montagnes ».
André Mori écrit en 1885 : « On ne voit plus un arbre, pas même un arbuste. (...) Sur la lande quelques moutons maigres ; sur la route un chemineau qui marche pieds nus, tenant ses souliers dans une main et de l'autre le petit paquet de ses hardes ».
Selon la légende, Quimper aurait été

L'Abbaye du Relec (ou Abbaye du Relecq suivant les sources) est une abbaye fondée probablement en 1132 dans un vallon (vallée du Queffleut) au pied des Monts d’Arrée, sur le territoire de la commune de Plounéour-Ménez.
« Pour guérir les enfants, il faut faire trois fois le tour du chœur du Relecq-Plounéour, en se frottant les mains aux angles de l'autel ».
Selon la légende, Quimper aurait été

Si demain je pose mes valises devant cette lande, si demain le paradis s'ouvre devant moi, alors mes rêves seront exaucés...

Pointe de Castelmeur... Cleden cap Sizun.

(je croise les doigts pour 2014 et notre projet pour le cap Sizun)
Selon la légende, Quimper aurait été
#124602
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Se découpant sur un fond bleu azur, le Créac'h le phare des ouessantins...
Le phare du Créac’h ("promontoire" en Breton) situé à l’extrémité Ouest de l’île d’Ouessant fut l’un des phares les plus puissants du monde. Il est très reconnaissable avec ses bandes noires et blanches.
Se découpant sur un fond bleu

Imaginez un commentaire, je n'en ai pas trouvé!
Se découpant sur un fond bleu

le visage d'Eckmühl, tête couronnée perdue dans le ciel a guetter les dangers de la mer...
Se découpant sur un fond bleu

Repos éternel pour nos vieux bateaux... Audierne
Se découpant sur un fond bleu

Audierne, tournée vers l'océan, petit port ancré dans sa terre... une ambiance maritime typique du cap sizun
Se découpant sur un fond bleu
#124603
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Un méchant seigneur cruel avide de richesse et avoir avait jadis bâti son chateau dans les Monts d'Arrée. Il avait accumulé un immense trésor et par peur d'être volé, il chassait avec violence les mendiants. Un jour alors que ce seigneur recevait à coups de baton un mendiant, le mendiant s'envola soudain dans les airs et découvrit sa véritable identité. C'était l'archange saint Michel qui, d'un coup d'épée, anéantit le château.

On dit aujourd'hui que si les bruyères des Monts d'Arrée sont toujours aussi rouge, c'est car elles sont comme brûlées par le feu souterrain de l'enfer qui engloutit jadis le maître de ces terres.
Un méchant seigneur cruel avide de


Le Yeun Ellez, porte de l'Enfer

Au fond de l'immense cirque de landes dominée par les hauteurs du Roch Trévézel et du Mont-Saint-Michel, le lac de Brennilis a noyé voici plus de 50 ans les tourbières du Youdic. Il n'y avait là qu'une mare d'eau stagnante avant la construction du barrage de Nestavel. Une mare sans fond, l'une des portes de l'Enfer. C'est dans ces eaux mystérieuses que, selon les légendes de la Mort, les prêtres exorcistes précipitaient les chiens noirs dans lesquels ils avaient enfermé les démons hantant l'âme des possédés; ces défunts refusés aux portes du paradis et revenus sur terre tracassèrent les vivants.
Un méchant seigneur cruel avide de

La chapelle Saint-Antoine

Sur les hauteurs dominant la vallée de l'Elorn, cette chapelle en forme de croix latine date de la fin du XVIIe s.
Un méchant seigneur cruel avide de

Concarneau...
Un méchant seigneur cruel avide de

la chapelle de Kerjean (XVIème siècle), située à l'extrémité orientale de la galerie couverte fermant la cour du château. Il s'agit d'un édifice rectangulaire, avec chevet arrondi. Les sablières sont décorées d'un cartouche des cinq plaies entouré de deux victoires. Dans la cour se trouve un calvaire de 1537 orné d'une figuration de la sainte Trinité
La chapelle est coiffée d'une belle voûte en bois, en forme de carène renversée.
Un méchant seigneur cruel avide de

Entrée à Saint Mathieu... fleurs, granit, ciel bleu, phare, chapelle, croix, abbaye, cénotaphe, la vue sur les iles (archipel de Molène)
Un méchant seigneur cruel avide de

La pointe Saint-Mathieu est l’un des plus beaux sites de Bretagne. Ville importante au Moyen-Age (elle a compté jusqu’à 36 rues), Saint-Mathieu n’est plus qu’un petit village, mais les vestiges de l’abbaye sont témoins de ce passé. La légende raconte que des marchands Léons revenant d’Ethiopie avec le corps de Saint-Mathieu auraient été miraculeusement sauvés du naufrage au large de la pointe Saint-Mathieu. L’abbaye fut fondée au VIème siècle pour abriter les reliques de Saint-Mathieu. L’abbaye eut une histoire agitée : enrichie par les impôts levés par les moines, elle était la cible régulière d’attaques de pillards saxons, normands et anglais. Elle accueillit finalement les moines en disgrâce (les conditions climatiques éprouvantes sur la pointe étaient une bonne punition pour ces moines !). La tour de l’abbaye servit ensuite de feu, mais son délabrement amena la création du phare actuel, qui fut mis en route pour la première fois en 1835. Il mesure 56 mètres et sa portée est de 60 kilomètres. C’est l’un des plus beaux de Bretagne. A proximité de l’abbaye, le sémaphore fut bâti en 1905 pour assurer la surveillance du littoral. Autres curiosités du site : la chapelle Notre-Dame-de-Grâce et une croix de granite. Le panorama visible depuis la pointe est l’un des plus impressionnants de Bretagne : par temps clair, la vue va de la pointe du Raz et l’île de Sein jusqu’à Ouessant et Molène, en passant par les caps et pointes de la Presqu’île de Crozon. On aperçoit également au large le phares mythique des Pierres Noires.
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croix de granit... St Mathieu...

Entre la chapelle Notre-Dame-de-Grâce et l'océan...
Un méchant seigneur cruel avide de

Le phare de Trézien est implanté dans les terres à 500 mètres du rivage et à 1,5 kilomètre de la pointe de Corsen, sur la commune de Plouarzel, dans le Finistère.

Ce phare directionnel délimite l'océan Atlantique de la Manche ; il est aligné sur le phare de Kermorvan et il permet depuis une centaine d'années de franchir en sécurité le chenal du Four.

Son fût tronconique, peint en blanc vers le sud, est terminé par un encorbellement en consoles assemblées par des arcs supportant une balustrade en pierre cylindrique. La tour repose sur un soubassement tronconique en maçonnerie de pierres de taille en granit, provenant de l'Aber-Ildut.

Il peut être visité en été.

À proximité se trouve le CROSS-Corsen (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) qui surveille le trafic au large et coordonne le sauvetage maritime en Manche-Ouest.
Un méchant seigneur cruel avide de

Saint Thegonnec...
L’ossuaire à gauche de la porte triomphale, construit entre 1676 et 1682 par l’architecte Jean Le Bescont, est dédié à la prière pour les défunts. Il servait de chapelle funéraire et de reliquaire. Il ne contient aucun ossement.

Le fronton triangulaire au centre de la façade abrite une statue de saint Pol Aurélien tenant en laisse le dragon qu'il aurait capturé à l’île de Batz. Une Vierge en argent au sommet du toit fait face au petit clocher.

À l’intérieur, le retable de 1685 est dédié à Saint-Joseph, patron de la bonne mort.

Dans la crypte se trouve une Mise au tombeau du Christ spectaculaire.
Un méchant seigneur cruel avide de
#124722
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J'ai aimé cette prise de vue... Baie des trépassés, site naturel de la pointe du Raz, classé au patrimoine de l'UNESCO

miroir mon beau miroir...

J'ai aimé cette prise de vue...
#124726
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https le nombre des mégalithes en

clac fait la vague, mais la balise résiste, résiste!

Photo prise de la presqu'île de st Laurent, Porspoder.

Ancienne trêve de PLOURIN, érigée en paroisse au XVIIème siècle, devenue commune en janvier 1790, PORSPODER fait partie du canton de BRELES pendant sa brève existence (5 Fructidor an III - 28 Pluviôse an VIII), puis de celui de PLOUDALMEZEAU. Avant la Révolution, la paroisse devait inclure l’Ile Dolvez (presqu’île du Vivier) et atteindre le ruisseau d’ARGENTON ; mais ce port faisait partie de LANDUNVEZ dont le recteur procédait à la bénédiction des bateaux. En 1869, l’important secteur et le port de LABER furent rattachés à LANILDUT, ce qui aggrava la décadence maritime, déjà amorcée, de PORSPODER. Depuis 1970, la fusion communale de LARRET et de PORSPODER (accomplie au spirituel dès 1807) accentua la vocation agricole du nouvel ensemble.

Ce territoire a connu un peuplement très ancien : le nombre des mégalithes en témoigne. Certains ont disparu, détruits par les carriers ou, pour le menhir de l’île Melon, par les explosifs des occupants allemands : disparition que ne compense évidemment pas le surgissement dérisoire de ceux que dressent, près des résidences secondaires, des "Obélix" mécanisés ! Pourtant, les archéologues trouvent encore de quoi satisfaire largement leurs curiosités (cf. la liste annexe). La période gallo-romaine n’a guère, en revanche laissé de traces : on a découvert quelques tuiles à LARRET, une monnaie à PORSPODER.
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#140203
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"Sur le Raz de Sein, au crépuscule, apparaît un bateau qui navigue sans sillage, toutes voiles dehors, contre vents et marées. Il n'y a pas d'autre équipage qu'un seul homme qui tient le gouvernail. C'est l'Ankou marin, le premier noyé de l'année. Une immense plainte escorte son navire qui est à la fois très près et très loin. Mais jamais personne ne peut l'aborder : c'est la barque des morts."

Sur le Raz de Sein, au

Le terme raz désigne en breton, en dialecte normand et en français un courant rapide. Il provient d'un mot viking arrivé en France lors de l'invasion de la Normandie. Il a également donné le terme raz-de-marée et a la même origine que le mot anglais race ("course").

Avant le XIXe siècle, la Marine royale mentionnait le passage ou la pointe du Raz de Fontenoy (puis Fontenay). Cela distinguait ce "raz" par la fontaine (ou plutôt la source) située dans une crique situé à 1 km de la pointe, sur la face Sud du promontoire. Ce lieu est toujours dénommé Feunteun aod, la fontaine de la côte en breton, laquelle était appréciée des bateaux, même de très grande taille, pour s'y ravitailler en eau, car la mer y est très profonde à peu de distance de la côte.

Au XIXe siècle, c'est l'appellation Bec du Raz, démarcage du nom breton, Beg ar Raz, qui prévalait dans l'administration des "phares et fanaux". Le passage du Raz tend ensuite à être dénommé le Raz de Sein.

Depuis l'Antiquité, le passage entre la pointe du Raz et l'île, appelé le Raz de Sein, était réputé comme très dangereux pour la navigation à la mauvaise saison et la nuit du fait de la violence des courants marins. C'est pourquoi le phare de la pointe et le phare de l'île ont été bâtis dès que des progrès ont été réalisés dans les moyens d'éclairage et les équipements optiques dans le premier tiers du XIXe siècle.
La commission des phares dont le rapport adopté en 1826 définissait le premier réseau d'éclairage maritime français prévoyait un "phare de premier ordre" à feu fixe au Bec du Raz (ou du Ras). Le phare d'environ 18 m de hauteur fut construit sous cette appellation en 1839 et allumé en même temps que celui de l’Ile de Sein. Il fut éteint en 1887, car remplacé par le phare habité de la Vieille. Une tourelle en tôle portant un feu plus modeste fut établi vers 1870 à flanc de falaise au Nord-Ouest afin de créer un alignement phare-feu pointant sur l'îlot de la Vieille. Il était appelé feu de la falaise du Raz et fut également éteint en 1887. La base du phare du Bec du Raz a été alors remaniée pour en faire un sémaphore.
Un phare habité fut construit de 1869 à 1874 sur l'îlot de Tévennec et allumé en 1875. En 1910, le phare de Tévennec fut transformé en feu permanent sans gardien et un écueil, la Plate du Raz, reçut un autre feu permanent.

Lorsque les " Phares et Balises " décidèrent de construire un phare aux alentours de la Roche Occidentale, qui représente le dernier point de l’Europe avant le continent américain, les gens restèrent septiques quant à la faisabilité d’une telle entreprise.

Les flots, particulièrement violents dans cette partie de la mer, la hauteur d’eau extrême, même à marée basse, rendait l’opération quasiment impossible. De nombreux rochers furent visités, mais tous étaient impraticables car perpétuellement recouvert par la mer.

Enfin, il s’en trouva un, baptisé " La Pierre ", ou " Ar Men " en breton, pour pouvoir apparemment recevoir un phare. Afin d’en être sûr, il fallait d’abord le mesurer. L’Ar Men ne découvrait qu’en basse mer des très grandes marées, et rarement plus qu’un quart d’heure.

Placé au milieu de courants irascibles, l’abordage comme le travail y étaient des actes pour ainsi dire suicidaires. De nombreux essais furent tentés sans résultat. Les " Phares et Balises " allaient renoncer lorsque le Syndic des gens de mer de l’Ile de Sein, un dénommé Thymeur, accosta et grimpa seul sur l’Ar Men. Il parvint au prix d’efforts surhumains, à mesurer le rocher dans les remous et les vents qui balayaient constamment le granit. Il calcula ainsi que la plus grande longueur n’excèdait pas 15 m sur 7 m de large. La construction du phare allait pouvoir commencer.

Après avoir creusé le granit de 55 trous (2 ans de travail en 26 accostages), il fallu faire les travaux de maçonnerie. Le ciment à prise rapide était directement gâché à l’eau de mer. Un marin faisait le guet et prévenait de se cramponner à l’approche des trop grosses vagues. Entre deux assauts, il fallait se dépêcher de maçonner en priant pour que la mer n’arrache pas les pierres posées avant que le ciment ne sèche.

L’aventure dura 21 ans et, dans des conditions aussi éprouvantes, ne fera qu’un seul mort, un maçon de la Pointe du Raz, Alain Riou, dont la ceinture de liège, mal fixée, se détachera sous le coup d’une lame de fond.
#140206
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C'est bin beau le Bretagne sans les tempêtes et les inondations :) très beau reportage Constantin ;) on ce croirez sur Thalassa :D 🆙
#140404
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Merci Néo! en fait j'ai fait un tri car j'en ai travaillé au total 471 avec toutes les recherches qui vont avec!

Mais c'est beau même avec la tempête, mon amie Ondine, guide conférencier à Ouessant (que vous avez déjà vu surement dans certains reportages télé sur Ouessant) adore les tempêtes, c'est son quotidien. Elle me disait même que cette année n’était pas pire que certaines autres si on faisait le bilan des 200 dernières années sur les cotes bretonnes. Il y a eu plus lourd. La particularité de cette années c'est qu'elles se sont succédées les unes derrières les autres.
Quand aux inondation , si on n'avait pas canalisé (entre autre l'odet) à outrance rétrécissant son lit, on aurait pu les éviter . ça n'est pas nouveau que lors des grandes marées avec un coef de plus 110, des vents violents et de la pluie les rivières montent.
#140425
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ça donne envie !!! beau périple , magnifiques photos , ...
bon , un peu long à tout lire, mais ça vaut le coup !
j'aime beaucoup ton topic
:)
#146235
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- Modification par abricotine le 27/01/2015 - 15:57:19
un sujet très beau ! 

dommage qu'il soit enterré si loin dans les tréfonds du forum 

je suis native de la région, ,quelqu'un aurait les coordonnées "du robot" qui a créé le sujet ?

ça serait sympa !

j'aimerai beaucoup prendre contact avec lui . :)
#175926
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Salut !

Marrant comm topic, j ne m'attendais pas à le trouver sur le forum ! Etant aussi Breton de cœur (et un de plus lol, ....), j'y ai retrouvé des paysages familiers. Ça me fait penser à une rando bien sympa, le long du sentier des douaniers, contres vents et marées. Le parfum d'aventure des îles. Et puis, il y a aussi la Bretagne des terres, plus rurale, vivante mais autrement, entre tradition et innovation. Par exemple, c'est assez ouf de voir que les fest-noz sont carrément différents entre l'Armor et l'Argoat. Il y aurait peut-être pas une mais des Bretagnes : celle des paysages, de la culture, de la langue. Plurielle, peut-être trop ? La Bzh est un territoire avec une dynamique sans nulle autre pareille... :)

Ken ar c'hentañ !
#175953
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- Modification par abricotine le 30/01/2015 - 07:03:01
et oui Nirmaan , étonnement on découvre des sujets intéressants et différents sur ce forum , c'est cool !!
:)

Kenavo
#176099