Débat L'avortement ne concerne t-il que les femmes ?

Anonyme
Publiée le 20/02/2019 à 08:21

Bonjour tout le monde !

J'aurais une question à vous poser. Pensez-vous que l'avortement ne concerne que les femmes ?

Même s'il est vrai que c'est un droit pour la femme d'avorter n'est-elle que la seule concernée par cette décision ?

Petite précision importante: Cette question ne concerne pas le fait de savoir qui est pour ou contre l'avortement.


Membre anonyme
Publiée le 20/02/2019 à 10:29

Salut

A mon avis la question de l'avortement conserne uniquement les personnes qui peuvent tomber enceinte et donnez la vie . Car l'autre personne ne va pas passer par les changement physique et emotionelle definitive que va traverser la personne qui est enceinte . Voila apres c'est uniquement mon avis

MargauxLFP
Publiée le 20/02/2019 à 11:42

hello,

Comme sailorsaturn, je pense que seule les personnes qui tombe enceintes peuvent en décider.

Plusieurs pays décident encore à la place de la personne, ce qui n'est pas juste

Membre anonyme
Publiée le 20/02/2019 à 13:21

Je rejoins aussi l'avis de Sailor et Margaux, à partir du moment où c'est ton corps, il n'y a que toi qui décides de ce que tu veux en faire, toi et personne d'autre. L'avortement est un choix personnel et personne d'autre ne devrait donner son avis.

Membre anonyme
Publiée le 20/02/2019 à 13:27

Bonjour,

J'ai tendance à rejoindre les précédents avis. Toute personne à le droit de décider pour son propre corps, ainsi, si une femme enceinte ne souhaite pas avoir d'enfant, c'est son droit de chercher à préserver son corps, l'avis du père doit certes entrer en ligne de compte, mais plus comme un conseil, c'est juste un avis important. Après bien sûr, si les deux personnes concernées n'arrivent pas à se mettre d'accord, c'est l'avis de la personne portant l'enfant qui l'emporte, car c'est cette personne que la grossesse affecte le plus.

Après je saisis bien le problème, on peut considérer que c'est aussi l'enfant du père et qu'il a donc un droit sur lui, mais en supposant qu'il en ait un, il prendrait le corps de la mère en otage, ce qui est innacceptable.

Cette réflexion n'est peut être pas suffisamment aboutie, et j'invite quiconque à la compléter ou à la corriger.

Faith141
Publiée le 20/02/2019 à 13:30

Salut,

Je vais me faire huer.

Mais si la femme est en couple (avec un homme), le choix de se faire avorter ou pas doit être discuté ensemble.

Après la décision finale ne peut revenir qu'à la femme.

Je sais que le fait d'en discuter avec son compagnon fait perdre un peu de son libre arbitre pour la femme.

Franckright
Publiée le 20/02/2019 à 13:36

Je suis assez d'accord avec ça, encore que, bien sur cela dépende dans quel cadre l'enfant à été conçu.

Mais la question portait-elle vraiment (que) sur le géniteur ?

Membre anonyme
Publiée le 20/02/2019 à 13:45

L'avortement ne devrait être pris en charge par la sécurité sociale qu'en cas de viol. Je ne trouve pas normal qu'il le soit dans les autres cas, surtout à une époque où les vrais malades ne sont pas entièrement remboursés de leurs débours de santé. Quand on prend un risque, il faut en assumer les conséquences normales. Se faire violer n'est évidemment pas un risque normal de la vie. Tomber enceinte après un rapport sexuel en est un au contraire.

En cas d'accident de contraception, l'avortement pourrait aussi concerner l'homme qui a engrossé la femme pour participer au financement de l'opération.

En cas de viol, il semblerait normal aussi que l'organisme qui a pris en charge l'opération puisse se retourner contre le violeur pour qu'il paie l'opération, en plus des autres peines et dommages et intérêts.

Membre anonyme
Publiée le 20/02/2019 à 13:46 - modifié par Romangel le 20/02/2019 - 13:47:00

Oula... vaste sujet.

Je dirai que dans l'absolu comme le foetus appartient à deux personnes, il revient à ces deux individus de décider.

Ceci exclus les situations où le foetus ait été conçu contre la volonté de la femme.

Dans un couple, les deux conjoints doivent avoir leur mot à dire et de façon équitable. Le problème éthique ne se pose que lorsque l'un des deux est contre.

  • si le géniteur est contre, la génitrice aura la décision finale et pourra si elle le souhaite imposer au géniteur de payer des indemnités de paternité.

  • si la génitrice est contre, le géniteur n'a pas son mot à dire et s'il voulait un enfant, il devra faire une croix sur ce foetus.

Au final, le géniteur n'a qu'un avis consultatif dans la société moderne où l'IVG est autorisée.

Franckright
Publiée le 20/02/2019 à 13:47

tu es prepeur ?

Franckright
Publiée le 20/02/2019 à 13:54

"Au final, le géniteur n'a qu'un avis consultatif dans la société moderne où l'IVG est autorisée." est-ce un mal ?

Membre anonyme
Publiée le 20/02/2019 à 14:02

Du point de vue de la libération de la femme non.

Du point de vu égalité des droits parentaux oui.

Membre anonyme
Publiée le 20/02/2019 à 14:19

Je dirais que le partenaire de la femme peut donner son avis, mais seule elle doit faire le choix final et avoir le dernier mot.

Franckright
Publiée le 20/02/2019 à 14:27

Il y a un vide juridique concernant les droits du père avant la naissance, en l'espèce, l'ivg est un droit qu'elles peuvent exercer sans l'accord du père.

Membre anonyme
Publiée le 20/02/2019 à 17:26

Donc le géniteur n'a qu'un avis consultatif juridiquement (dans un pays qui a permis l'IVG).

Faith141
Publiée le 20/02/2019 à 18:28

@ Afterglow

Si je peux me permettre de te donner des exemples.

J'ai eu un accident de scooteur il y a trois mois avec fractures et dc des soins pris en charge par la sécu.

Si on te suis ton raisonnement, j'ai pris des risques en me déplaçant en scooteur (la voiture est moins risquée que le deux roues) et donc je n'aurais pas du être pris en charge par la sécu?

Idem pour un fumeur qui a des soucis de santé. On, lui dit tu fumes dc tes soucis de santé son liée à la cigarette dc pas de remboursement?

Beaucoup de filles mineures on des rapports pas ou mal protège. Je ne suis pas sure qu’a 16 ou 17 ans dire a une fille que pour ce faire avorter si elle le désire il va falloir quelles paies est une très bonne chose. Si elle n’a pas les moyens, elle fait quoi? Elle garde un enfant non désiré? Elle va se faire avorter à l'ancienne (aiguille à tricoter).

Pour beaucoup de personnes anti IVG, le non-remboursement par la sécu est un moyen de limiter l'IVG.

Je pense que la prise en charge par la sécu de L'IVG fait partie du droit à l'IVG.

Membre anonyme
Publiée le 20/02/2019 à 18:41 - modifié par Romangel le 20/02/2019 - 18:44:58

Effectivement mais attention l'auteur du sujet demande que le débat sur l'IVG ne soit pas prioritaire sur le sujet d'origine.

D'ailleurs je me demande, pour le cas d'une mineure, si la famille n'a pas un droit de regard sur l'IVG, en tant que responsables majeur de la dite mineure ?

Franckright
Membre anonyme
Publiée le 20/02/2019 à 18:55

Merci de la réponse.

L'IVG est donc un droit au corps de la personne, il n'y a donc que celle qui porte qui a ce droit en bout de course.

Franckright
Publiée le 20/02/2019 à 18:57

ca c"est la réponse juridique en effet. mais était-ce le débat !?

Membre anonyme
Publiée le 20/02/2019 à 19:02

Si les parents avaient le droit d'interférer sur l'IVG d'une mineure, oui car elle ne serait plus la seule à décider de l'intervention ou non

Yotuel
Publiée le 20/02/2019 à 19:08 - modifié par yotuel le 20/02/2019 - 19:12:43

Je vais me faire descendre mais je pense que l'avortement concerne le père et la mère à divers niveaux même si c'est la mère qui prend seule la décision au final.

Une personne peut être concernée par une décision sans forcément la prendre.

Plus largement, ça concerne aussi d'autres personnes à différent niveaux (les grand-parents etc)

Le père a un avis consultatif et je pense que le mieux est de prendre la décision dans un cadre pacifique quand c'est possible. Ensuite, vu que c'est le corps de la mère, c'est elle qui a le dernier mot.

Après au niveau des enfants non désirés par l'un, l'autre ou les deux parents c'est toujours très compliqué. Je connais une personne qui a eu la "malchance" d'avoir perdu un parent et d'être non désiré par le parent restant vivant et ça s'est plutôt très mal passé.

Tout ça pour dire qu'il y a toujours un risque important quand un enfant à naître n'est pas désiré par les deux parents ou l'un des deux.

Je crois qu'Afterglow a mal lu le sujet.

Franckright
Publiée le 20/02/2019 à 19:12

facultatif l'avis plutôt que consultatif. vis à vis de la loi.

Membre anonyme
Publiée le 20/02/2019 à 19:17 - modifié par Romangel le 20/02/2019 - 19:19:01

L'enfant n'a pas de risques pré-nataux si la génitrice décide de le garder malgré la volonté du géniteur à ne pas le vouloir.

Si la génitrice ou les deux ne le désirent pas, il n'y aura pas d'enfant, donc aucun risque pour lui.

Yotuel
Publiée le 20/02/2019 à 19:20

La loi ne prévoit pas que le père puisse donner son avis donc même pas facultatif selon moi au sens strict.

Yotuel
Publiée le 20/02/2019 à 19:25 - modifié par yotuel le 20/02/2019 - 19:26:33

Oui peut être que je me suis mal exprimé au niveau de "l'enfant à naître".

Un enfant peut naître même s'il n'est pas désiré par les deux parents ou la mère comme un peu le voir avec l'accouchement sous X.

Franckright
Publiée le 20/02/2019 à 19:26

ben oui tu le fais ou tu le fais pas

BarelyInsane
Publiée le 20/02/2019 à 21:16

Loin de faire une récupération politique qui peut ressembler à l'argumentation de la Manif pour Tous, je pense qu'il faut aussi penser aux enfants nés après un désaccord sur l'avortement et la vie que pourrait avoir ces enfants. Je ne vais pas rentrer dans la problématique de la performance des enfants nés et vivant sous différentes conditions parentales parce que c'est long et c'est pas le sujet.

Concernant l'avortement, on a deux individus H et F. Si on trace un diagramme logique, on a 4 possibilités à décortiquer selon que l'on souhaite (O) ou non (N) un avortement :

-'Si les deux sont d'accord (càd. dans les cas OO ou NN), ici on n'a pas de litige. La seule question qui peut se poser c'est qui paie les frais de la procédure. Si ce n'est pas remboursé, je pense que ça doit être au minimum partagé, si c'est pas H qui paie plus vu ce que traverse F durant cette procédure.

-' Dans le cas : H=N et F=O, càd la femme souhaite avorter et l'homme non, qui est le cas qui a suscité le débat depuis l'origine, là on doit sûrement privilégier la femme enceinte. Elle a et doit avoir le droit d'avorter. H ne peut avoir qu'un avis consultatif (après, une rupture suite à ce désaccord initiée par H ne me dérange pas).

-'C'est plutôt le 4e cas qui me dérange : H=O, F=N, i.e. la femme ne veut pas avorter et l'homme si. En suivant le raisonnement des opinions présentées ci-dessus, H doit laisser le choix à F, et se retrouve donc forcé non pas seulement à avoir un enfant qui porte son nom mais aussi payer des indemnités de paternité. Pour moi, c'est une coercition. Or, je ne m'imagine pas dire que dans ce cas H doit avoir cette fois-ci la parole dans un esprit d'équité, vu que la problématique en question est déjà biaisée : c'est toujours F qui tombe enceinte et doit souffrir à travers la grossesse ou l'avortement. Mais, je sais que H change rarement son avis dans ce cas. Un enfant né dans de telles circonstances va être probablement élevé sans H, et sera possiblement hanté par l'idée que H ne veut pas de lui. Ça pourrait même mener à des circonstances où H vit toujours avec F mais déteste profondément le petit parce que ça lui a gâché la vie. Bref, pour résumer, je pense que dans ce cas, H doit avoir un mot. Si F reste toujours contre (N), H devrait avoir un droit de nullité de la parenté, où il sz désengage de ses responsabilités comme parent. F jugera donc si elle est d'accord et donc élever le futur enfant toute seule comme s'il est né sous X, ou changer d'avis (N->O). Dans ce cas, et si la procédure n'est pas remboursée, elle doit être entièrement prise en charge par H.

Voilà. C'est mon opinion. Je suis sûr que certains seront contre, surtout quant au dernier cas.

Lunik
Publiée le 20/02/2019 à 21:27 - modifié par Lunik le 20/02/2019 - 21:30:14

Franchement, à partir du moment oú la mère a fait son choix, il devrait être respecté.

Pourquoi garder un enfant non désiré ?

L'enfant doit être désiré par les 2 personmes concernées, plus ou moins indirectement, par les membres de leur famille, leur proche...Il ne faut pas forcer si la mère n'est pas d'accord.

C'est la mère qui le porte pendant 9 mois, pas le père.


  S'inscrire pour participer au sujet