Hapsatou, Corinne, Eric, Thierry, le fisc et les prénoms étrangers

Place aux débats


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Manish
Homme de 29 ans
Grigny
Hapsatou, Corinne, Eric, Thierry, le fisc et les prénoms étrangers

Ce sujet est un débat, échangez et partagez dans la bonne humeur

Tout d'abord quelques précisions :

a) J'ai appris l'existence d'Hapsatou Sy que récemment. Ses intentions derrières la polémique, fiscales ou autres, ne sont pas l'objet du sujet

b) J'ai souvent été d'accord avec Eric Zemmour, donc ce n'est pas non plus une vindicte anti-zemourrienne

c) Je ne soutiens aucunement le mouvement des racisés que je considère comme étant un mouvement raciste anti-blanc.

e) Il ne s'agit pas non plus de débattre sur l'utilité d'avoir un prénom local et sur l'aide, ou pas, qu'il pourrait avoir à trouver du travail, ne pas subir des discriminations etc. La polémique concerne spécifiquement "l'insulte au pays" qui serait due à l'absence de prénom local.

Ces points ayant été posés, je voulais savoir ce que vous pensez du sujet des prénoms étrangers?

Quelques réflexions personnelles.

a) C'est un vieux sujet. Jean Marie Le Pen avait déjà suggéré que les français d'origines étrangères devaient donner des prénoms "français" à leurs enfants. En disant qu'Hapsatou aurait mieux fait de s'appeler Corinne et que son prénom était une insulte à la France, Zemmour n'a fait que raviver un vieux débat

b) La liberté de prénommer son enfant comme on le souhaite serait-il un privilège blanc?

Un couple blanc, installé n'importe où dans le monde, ne se verra jamais reprocher le choix du prénom de son enfant.

Pourtant, une personne d'origine étrangère installée en Occident, se verra reprocher le fait d'avoir choisi un prénom en rapport avec ses origines pour son enfant.

Un couple d'expatriés français qui vivent aux japon et qui ont un enfant dans ce pays, ne donneront jamais un prénom japonais à leur enfant. Les japonais doivent il le prendre comme une insulte à leur pays?

Les enfants français qui grandissent à Shanghai n'ont pas de prénom chinois, ceux qui grandissent en Côte d'Ivoire n'ont pas de prénom ivoirien, d'ailleurs ceux qui sont nés et qui ont grandi dans des pays anglo-saxons n'ont pas de prénoms anglo-saxons.

Il y a plus de Ben et de Kevin dans les campagnes françaises que chez les enfants des expatriés français à Londres.

b) Qu'est ce qu'un prénom français?

Pourquoi Jean-Pierre et non pas Versingétorix? Les seuls prénoms français ne sont-ils pas les prénoms celtes? Les prénoms français que semblent affectioner Zemmour et Le Pen père sont assez curieusement des prénoms "franco-chrétiens"

c) Quand les chantres de la laïcité veulent des prénoms chrétiens pour les enfants des français d'origine étrangère.

Zemmour comme d'autres qui défendent ardemment la laïcité à la française insistent, à nouveau assez curieusement, pour que les enfants nés de parents français d'origine étrangère aient des prénoms pas simplement français mais bien chrétiens.

L'intégration et le marque de respect à l'égard du pays passeraient donc par une conversion, même symbolique, au christianisme?

Est ce à dire, que des français non chrétiens, doivent donner des prénoms chrétiens à leurs enfants comme gage de gratitude à leur nouvelle patrie?

Est ce bien laïque comme exigence?

d) Une question d'amour propre

Quand des parents d'origine étrangère souhaite donner un prénom local à leur enfant parce qu'ils aiment ce prénom, ils en ont évidemment le droit mais quand ces mêmes parents choisissent ce prénom uniquement pour "faciliter" l'intégration de leurs enfants, n'est ce pas un cruel manque d'amour propre?

Je pense notamment aux parents asiatiques d'extrême orient et d'asie du sud est qui donnent des prénoms locaux à leurs enfants. N'est ce pas faire preuve d'un fanatisme excessif dans leur volonté de bien s'intégrer?

e) Les ratés de la francisation

Je donne un exemple d'une connaissance qui s'appelle "Vierginie". Ses parents originaires du Sri Lankais voulaient probablement lui donner un prénom local, sauf que Virginie en anglais se dit "Virginia" et l'officier d'état civil, raciste à n'en pas douter, plutôt que de corriger l'erreur des parents a laissé ceux ci prénommer leur fille avec ce prénom ô combien difficile à porter.

ça ne l'a heureusement pas empêchée de réussir. Elle est avocate. Comme quoi le prénom ne fait pas tout, il faut aussi travailler.

f) Pourquoi s'arrêter aux prénoms?

L'exemple qui me vient à l'esprit est celui de Leo Varadkar, irlandais que vous devez connaître. Il est le premier premier ministre ouvertement homosexuel de la République d'Irlande.

Il se trouve que son père est hindou et sa mère catholique. Les deux ont dû d'ailleurs solliciter l'autorisation de l'Eglise pour pouvoir se marier et celle-ci fut accordée à la condition que les enfants soient élevés dans la religion catholique.

Commentant la décision de ses parents qui ont effectivement élever leur fils dans la religion catholique, majoritaire localement, Varadkar dira que c'était la décision "la plus censée à prendre"

Je le perçois plutôt comme un énième exemple de l'impérialisme abrahamique. Les enfants nés de familles chrétiennes en Inde ne sont pas élevés comme des hindous, alors pourquoi serait ce plus censé qu'un enfant avec un parent hindou soit élevé comme un catholique en Irlande?

Ce deux poids de mesure où le christianisme ou l'islam veut toujours l'emporter sur les autres religions n'est qu'un autre signe du fanatisme des pratiquants de ces deux religions

g) La nécessaire réciprocité

Je suis mauricien, venant d'un pays où 65 pourcent de la population est d'origine indienne et 49 pourcent est de religion hindoue. Pourtant les 2 pourcent de blancs mauriciens, de façon assez choquante, si je suis la logique de Zemmour, ne donnent pas des prénoms indiens voire hindous à leurs enfants. Dois-je donc considérer en tant que mauricien de culture indienne et hindoue que ces blancs mauriciens crachent sur Maurice?

Finalement on en revient au petit a de départ. Nous sommes tous libres de donner le prénom que l'on souhaite à ses enfants à condition d'avoir la couleur de peau qui convient (blanche généralement) et la religion qui convient (christianisme ou islam généralement).

Des réflexions?


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Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

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C'est un vieux débat que Zemmour remet à l'ordre du jour, de façon que je trouve très ambigue.

Les immigrés de la première moitié du XX siècle ou issus de la décolonisation des territoires français d'Outre mer, qui étaient essentiellement de culture judéo-chrétienne et plus marginalement de diverses autres cultures, ont généralement fait l'effort de christianiser le prénom de leurs enfants pour favoriser leur intégration publique, cantonner leur religion à la maison, et rester discrets pour ne pas faire d'histoire.

Pour différentes raisons notamment une plus grande tolérence du multiculturalisme, les migrants ultérieurs ont pu facilement donner des prénoms de leur culture d'origine, notamment nord-africaine et d'afrique subsaharienne.

Comme la visibilité des cultures extra-européennes ne s'est pas cantonnée aux marqueurs cultuels que sont les prénoms, il en a résulté que les plus fervants défenseurs de la laicité et de l'héritage judéo-chrétiens se retrouvent souvent parmis les migrants de la première moitié du XX siècle, qui estiment que quelque part il y a deux poids deux mesures, ou pire, qu'ils se retrouvent assez souvent confrontés à d'anciennes cultures/cultes ennemis ayant chassé leur famille qui avait du se réfrugier en France. Après que leur famille ait pourtant été bien souvent victimes de discrimination en France dans le passé, ils se sentent plus français que les français de souche plus ancienne, et eux-mêmes agressés : si les derniers migrants ont parfois l'impression de prendre une revanche sur les colonisateurs européens, les anciens migrants judéo-chrétiens ont souvent des comptes à régler avec les anciennes colonisations islamiques qui ont été déboulonnées par les colonisations européennes. Et la montée de l'intégrisme musulman n'arrange pas les choses, c'est un euphémisme.

Chez Eric Zemmour c'est tellement visible que cela en devient pathétique. Mais je situe son point de vue même si je ne le partage pas ses angoisses et ses méthodes.

Pour en revenir aux prénoms étrangers, je les trouve mignons à fortiori chez les gens typés. Même si je trouve que le parents manquent parfois d'imagination, tous les petits mecs s'appellent Gabriel ou Mohamed ^^


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Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Bonjour Manish,

Je ne reviens pas sur l'affaire Zemmour - Hapsatou, les médias en parlent suffisamment pour que je me passe de la commenter. En revanche, je voudrais revenir sur le principe de discrimination par rapport au prénom en France.

Pour me prendre comme exemple, je dirais que si le prénom n'est pas une insulte à "la Nation" (que la Mondialisation tend à faire disparaître) il peut le devenir pour celui qui le porte en fonction de son environnement scolaire, professionnel, religieux et même familial. En ce qui me concerne, c'est ma mère qui a décidé de mon prénom, "Néhémie" (prénom d'un personnage de la Bible) en rapport avec sa Foi. Or, si ce choix ne regarde qu'elle et mon père aux yeux de l'Etat, il devient plus complexe, presque personnel, au fur et à mesure que les années passent. Quand on me demande comment je m'appelle aujourd'hui, et que je réponds "Néhémie", on me le fait souvent répéter, le confondant avec "Naomie" ou "Noémie", quand on ne me demande pas de l'écrire ou de l'épeller. A cela s'ajoute d'autres réflexions du genre : "Oh, tu es de quelle origine ?" "T'es juif ?" "T'es chrétien ?" "Tes parents voulaient une fille ?" etc.

A la longue, on pourrait dire qu'on s'y habitue, mais ce n'est pas le cas, c'est vraiment ennuyeux de se faire interroger sur ses origines alors qu'on est français, ou sur sa foi, ou sur son genre.

Bref, ce petit témoignage pour dire que s'il n'est pas insultant pour l'autre de porter un prénom étranger, il peut devenir problématique à diverses occasions, et source de mal-être.


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Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements

Personnellement je trouve le prénom Néhémie très mignon ^^

Après avoir été un jeune et bel échasson au service du roi de Perse, le fameux Néhémie a fait reconstruire les murs de Jérusalem. Et, manque de chance, actuellement la construction de hauts murs redevient sujet à polémique ^^

Il est possible en France de changer de prénom lorsqu'il est difficile à porter.

Hapsatou Sy serait un patronyme peul du Sénégal.


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Yotuel
Homme de 29 ans
Pau

Comme ça a été dit dans le contexte du monde mondialisé d'aujourd'hui (où c'est facile de garder un lien avec son pays d'origine avec internet etc), le temps où les immigrés donnaient des prénoms du pays d'accueil à leurs enfants est fini. De même, le temps où les nationaux d'un pays donnaient un prénom du pays concerné est fini. On compte plus le nombre de français d'origine française qui donnent des prénoms italiens, anglo-saxons etc à leurs enfants.

Ceci dit je pense que le choix des prénoms et surtout le "taux" de mariage avec les "autochtones" peut servir de thermomètre pour savoir si une population est intégrée ou pas dans le pays. Je pense que c'est pas souhaitable d'imposer des prénoms aux gens. C'est pas en cassant le thermomètre qu'on va résoudre le problème de l'intégration.

Après, on peut toujours donner plusieurs prénoms à ses enfants et ses prénoms peuvent refléter le mélange culturel dont est issu l'enfant. Perso, je trouve beau quand le nom+prénoms reflètent le mélange culturel. On peut prendre l'exemple de l'ancienne Miss France Malika Ménard qui n'a aucune origine arabe d'ailleurs.

Les immmigrés du 20ième siècle ont donné des "prénoms français" à leur enfant mais le monde n'était pas le même. A l'époque, la seule correspondance se faisait par lettre, la télé était quasiment absente de même qu'internet donc on "abandonnait" plus facilement sa culture d'origine. Le monde n'était pas aussi mondialisé que maintenant. Les cultures se rencontrent plus qu'avant, s'entremêlent donc est-ce que tout ça va provoquer un choc de civilisation/culture?

Je note cependant que les migrants asiatiques donnent quasiment toujours un "prénom local" à leur enfants de même que les migrants latinos aux Etats-Unis ou certains migrants d'Afrique noire en France. Mais c'est souvent un "vieux" prénom français. On peut prendre l'exemple de Kiddy Smile qui s'appelle Pierre-Edouard à l'état civil ^^

Au delà de ça, dans un couple mixte hétéro c'est souvent la culture du père qui "l'emporte" sur la culture de la mère pour différentes raisons.

Plus largement au delà du débat culturel, je pense que le choix des prénoms est souvent un choix égoïste des parents. Une grande partie des parents pensent à leur nombril et réflèchissent pas des conséquences du choix du prénom sur la vie de leur enfant. Beaucoup de parents sont iresponsables dans ce domaine.


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Ancien membre
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Merci Lindos :)


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Faith141
Homme de 44 ans
paris

Néhémie, je ne connaissais pas ce prénom et j'adore.

Pour mon prochain petit neveu, je proposerais ce prénom :)


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Ivysaur
Homme de 26 ans
Nancy

Citation de Manish #285329

Finalement on en revient au petit a de départ. Nous sommes tous libres de donner le prénom que l'on souhaite à ses enfants à condition d'avoir la couleur de peau qui convient (blanche généralement) et la religion qui convient (christianisme ou islam généralement).

Oui, ça fait partie de ce qu'on appelle le privilège blanc, théorisé par les "mouvements des racisés" (quoique ça veuille dire) que tu décries tant.


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Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Faith141,

Je ne crois pas que vous ayez compris que dans mon enfance comme aujourd'hui mon prénom est embarrassant, quand je reçois une lettre officielle et que je vois "Mme", quand je dois l'écrire ou le répéter pour le faire comprendre, ou quand on me demande les origines de mon prénom, et les miennes... C'est bien plus compliqué à porter qu'on ne le pense, surtout pour un gosse, et entendre que "c'est joli" n'est pas plus réconfortant. Être original c'est aussi être à part, différent, et l'on se moque de la différence à l'école, ça créé plus de rejet qu'autre chose, même dans le milieu professionnel où l'on préfère vous siffler ou vous donner des surnoms que de vous appeler par votre prénom complet parce qu'on ne prend pas la peine de s'en souvenir, et je parle de choses vécues.

Alors réfléchissez un peu avant de proposer ce genre de chose


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Manish
Homme de 29 ans
Grigny

@Cafebrun @Yotuel @Lindos

Une fois n'est pas coutume. Je suis jusqu'à présent d'accord avec tout ce que vous avez dit.

@Ivysaur

La différence entre les racisés et moi et que je ne limite pas ce fameux privilège blanc aux blancs - de culture chrétienne - uniquement. Je l'étends aux musulmans qui bénéficient de ce même privilège dans les pays où ils sont majoritaires.

Je critique le mouvement des racisés aussi parce que je n'adhère pas à leur racisme anti-blanc. Critiquer le "privilège blanc" là où il existe ne doit pas nous conduire à haïr les blancs qui ne demandent pas forcément à bénéficier d'un tel "privilège".

Je me suis déjà fait éjecter en cinq minutes d'une réunion de racisés parce que j'ai trouvé choquant que les racisés du groupe disent qu'une femme blanche n'a pas à être récrutée comme caissière chez Tang Frères.

Pour eux une pauvre femme blanche prolétaire était une privilégiée alors que certains racisés qui s'exprimaient étaient des gosses de riches.

Le fait qu'ils éliminent complètement la question des classes sociales dans leur délire de racisés est peut être le plus grand point d'achoppement entre eux et moi.

Je suis socialiste dans le sens noble du terme et non ethniciste donc je ne serai jamais un racisé.


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Skyquiver
Homme de 30 ans
Près de Nice

9 remerciements

En réalité puisque nous sommes tous uniques et si différents, je dirais qu'à l'inverse pour ma part, je préférerais que le prénom de mon enfant ( si j'en avais eu un dans une autre vie ) soit plutôt rare, pour ne pas dire unique, et donc a fortiori de mon invention, car après tout n'est-ce pas une création issue de soi-même ? Je ne l'entends évidemment pas ici dans le sens d'un simple objet mais plutôt d'un grand frisson, d'un ressenti face une création qui doit être d'autant plus important et extraordinaire lorsque se crée la vie.

Je n'ai pas suivi les propos de Zemmour mais je suis, comme bien d'autres ici, totalement contre l'idée de tomber dans le piège du privilège blanc, et sans renier une partie de son existence, je refuse pour ma part de me laisser enfermer dedans, en alimentant encore davantage la haine des uns et des autres, qu'ils soient blancs ou racisés à cause de certains individus alors que d'autres sont tolérants, quand ils ne sont pas même davantage attirés par eux. Je pense qu'il faut combattre cette idée ou ignorer les idiots qui ont encore besoin de se mêler de la vie et de l'identité des autres, mais ici pour nous autres, n'est-ce pas du déjà vu ?

Je pense au contraire que la diversité des prénoms aussi exotiques, variés, et différents soient-ils illustrent la richesse et la diversité ethnique et culturelle présente dans notre pays; les prénoms et les noms propres ne sont pas des mots de vocabulaire que l'on utilise pour sublimer et préserver la langue française comme si l'on voulait sauvegarder "une chose publique", ils sont bien au contraire d'ordre personnel et privé, et même identitaires, car s'ils racontent parfois une histoire, c'est avant tout celle d'un individu, à qui seul elle appartient. Beaucoup portent déjà le même prénom, alors dans un monde déjà surpeuplé ( mais ça c'est un autre débat ), une telle volonté d'uniformisation serait bien triste pour ne pas dire burlesque ou bien alors Monsieur Zemmour souhaiterait-il vraiment revenir à l'âge de "Pierre"? Grrrrrrr !

Je trouve aussi pour ma part que Néhémie rappelle un peu Jérémy et sonne agréablement bien, et peut paraître plus doux et intériorisé, dans la retenue, à travers l'emploi du N et du H à la place du J et du R chez Jérémy qui révèlent à mon sens, une sorte de force et de rugissement. Mais peu de gens le connaissant, ils semblent en effet le rapprocher dans ton cas de Naomie par confusion à l'homonyme le plus proche alors qu'ils ne sont évidemment pas tout à fait homophones ou homographes. Dans le cas contraire, ceux qui connaissent son origine peuvent en effet t'associer indirectement à ce personnage et donc à cette "foi". Dans les deux cas, on ne peut que comprendre ton malaise malgré nos avis positifs qui ne sauraient être réconfortants face à ton quotidien, même si j'en suis certain il y a des prénoms plus difficiles à porter.

J'apporterais ici, pour ma part, le témoignage inverse. Ma mère voulait au départ me prénommait David, prénom que j'aurais aimé porter et qui me plaisait bien. Cependant et par crainte que je n'en subisse les conséquences elle m'a donné un autre prénom qu'elle aimait également. En effet bien que mes parents soient français, mon nom de famille hérité du paternel peut révéler à lui seul l'existence d'une origine, bien qu'ancienne, autrichienne ou hongroise juive. Elle ne souhaitait pas à juste titre ajouter "de l'huile sur le feu". Si je n'ai donc pas eu à porter l'étoile de David, on peut dire cependant pour ma part que j'ai porté "l'étoile rose" à ma façon, car j'ai plutôt extrêment souffert du côté de mon orientation en la reniant longtemps, et donc les conséquences sont réelles même jusqu'à aujourd'hui. Il est arrivé malgré tout que quelques fois en voyant mon nom, l'on m'associe aux juifs pour mieux me blesser, superposant dans mon esprit une sorte de double marginalisation liée du fait d'avoir des origines juives antérieures et d'être homosexuel, quand bien même les autres eux ne le savent pas. Il y a donc bien un héritage subi que nous rappelle le monde extérieur, parfois un poids qui est légué à travers son prénom comme son nom.

Enfin pour finir, je pense que bien nous soyons tous différents, il est possible qu'il existe donc un véritable héritage identitaire, à savoir que l'on s'identifie personnellement en tant qu'individu à un prénom (ou un nom) de manière parfois inconsciente, à ses racines, à son histoire, à ses syllabes et à sa résonnance, comme s'il tendait à mettre en exergue certains traits de notre personnalité. Et lorsqu'au contraire, il fait naître en soi de graves conflits, l'on peut être amené à en changer, car après tout il est personnel et il nous appartient, et qui mieux que soi-même est à même de savoir et donc de définir qui il est ?


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Manish
Homme de 29 ans
Grigny

D'accord avec toi Skyquiver même si je trouve justement triste que ta mère ait changé son choix d'origine uniquement par crainte d'une hypothétique discrimination anti-sémite.

N'est ce pas justement céder à l'antisémitisme et leur donner victoire en modifiant ses choix en fonction de leur haine?

Après je suis un peu hypocrite. Je n'aime pas les Mohamed comme d'autres n'aiment pas les Adolph. Chacun à sa propre Histoire avec un grand H.

D'ailleurs si Hapsatou gène, est ce aussi le cas du prénom Ilan? Prénom hébraïque rare jusqu'à la deuxième moitié du XXème siècle en France, principalement porté par des hommes juifs? Je me demande ce que Zemmour en pense? Est ce à dire que les parents juifs qui prénomment leurs fils Ilan crachent sur la France?

Qu'en est il des prénoms germaniques? Les sales boches ont massacré les français au cours de plusieurs guerres dont la Grande où toute une génération d'hommes français est morte dans les tranchées.

Les parents français qui donnent des prénoms germaniques à leurs enfants n'insultent ils pas l'Histoire de France?

Si un allemand ou français d'origine allemande a un enfant en France, ne devrait il pas lui donner un prénom franco-chrétien et non pas germanique?

C'est quand même curieux que cela soit moins problématique d'appeler son fils Rudi aujourd'hui que d'appeler sa fille Hapsatou.


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Organ
Homme de 20 ans
Montpellier

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bonjour,

Donner un prénom local a son enfant est une preuve d une tentative d'intégration mais l'integration peut se manifester autrement, on ne peut pas juger de la bonne intégration d une personne seulement sur son prenom ou sur lr prenom qu'il donnera a son/ses enfants tout comme on ne diagnostique pas une gastro seulement grace a un mal de ventre.

Tout comme toi je suis d'accord avec certaines choses que pense Zemmour zeulement lui pousse la chose trop loin.

Hapsatou il me semble fait de la politique, elle s'investit dans le pays qui l'a accueillie, donc je ne vois pas le soucis, Zemmour est allé trop loin( pour changer) en lui disant que son prenom zst une insulte pour la France.

Par contre je comdamne tout les dégénérés qui bien trop soucent peuplent les cités qui ne font aucun efforts pour s'intégrer autant dans le nom qu'ils donnent a leurs progéniture que dans l apprentissage de la langue ou de la culture du pays ou ils sont.

(Il y aura bien un social justice warrior qui va venir me traiter de facho neonazi, fais toi plaisir, en tant qu étudiant en fac de lettre qui ne vote pas communiste je me fais deja lynché)


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Manish
Homme de 29 ans
Grigny

"Donner un prénom local a son enfant est une preuve d une tentative d'intégration mais l'integration peut se manifester autrement, on ne peut pas juger de la bonne intégration d une personne seulement sur son prenom ou sur lr prenom qu'il donnera a son/ses enfants tout comme on ne diagnostique pas une gastro seulement grace a un mal de ventre."?

C'est une évidence. Dans les banlieues il y a des jeunes au prénom bien franco-chrétiens de la vieille époque qui crachent sur la France et ont la haine de tout ce qui les entoure.

"Tout comme toi je suis d'accord avec certaines choses que pense Zemmour zeulement lui pousse la chose trop loin."?

Justement non, je trouve qu'il ne va pas assez loin dans sa logique. Par pure hypocrisie généralement.

Ainsi quand il dit que les trafiquants de drogue sont principalement des noirs et des arabes, il n'a pas forcément tort d'un point de vue statistique. Mais là où il ne va pas assez loin, c'est quand il évite de préciser que les consommateurs de ces drogues sont les enfants blancs de français de souche.

Il n'y a pas d'offre sans demande et il pèche par omission.

Idem quand il parle d'insulte à la France en faisant référence au prénom Hapsatou alors qu'il oublie les prénoms germaniques, anglo-saxons et hébraïques donnés à des enfants français.

Il fait aussi semblant d'ignorer que cette règle qui consisterait à donner des prénoms locaux à son enfant n'est pas respectée en premier par les parents blancs qui vivent à l'étranger.

Qu'Hapsatou fasse de la politique ou pas est secondaire. C'est une question de principe. La personne concernée importe peu.

"Par contre je comdamne tout les dégénérés qui bien trop soucent peuplent les cités qui ne font aucun efforts pour s'intégrer autant dans le nom qu'ils donnent a leurs progéniture que dans l apprentissage de la langue ou de la culture du pays ou ils sont.

(Il y aura bien un social justice warrior qui va venir me traiter de facho neonazi, fais toi plaisir, en tant qu étudiant en fac de lettre qui ne vote pas communiste je me fais deja lynché)"?

Je suis bien d'accord.

Je me suis pris des pierres sur la gueule par des enfants de Grigny qui m'ont traité de "tchingchong" et des adolescents ont brisé ma fenêtre en criant "le chinois". J'ai déposé plainte au commissariat et ai collé des affiches sur la porte des immeubles à l'attention des parents et cela a cessé.

Tu veux la meilleure? Un jeune maghrébin de pas plus de 14 ans m'a dit très froidement qu'un jour il sera président de la république et ... qu'il renverra les "gens comme moi" dans leurs pays.

Si un SJW passe par là, j'aimerais bien avoir son avis sur mon expérience d'asiatique en banlieue. Mais bon, on connait tout les deux l'hypocrisie crade qui les anime.


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Organ
Homme de 20 ans
Montpellier

2 remerciements

oui le fait qu'elle fasse de la politique n'est qu un detail mais c'est un exemple d'investissement dans la vie locale ahah


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photo de l'auteur Lindos
Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements

Manish,

"Tu veux la meilleure? Un jeune maghrébin de pas plus de 14 ans m'a dit très froidement qu'un jour il sera président de la république et ... qu'il renverra les "gens comme moi" dans leurs pays."

Apparemment il a une éducation tribale où prendre le pouvoir permet d'éliner ses adversaires. Cette culture millénaire est encore très présente au moyen orient, sauf qu'il est trop jeune pour en connaitre les ficelles, notamment le principe des alliances et de la protection contre soumission, nécessaires pour gouverner quand on est minoritaire. Dans ce cadre "renvoyer les gens dans leur pays" n'est pas nécessairement optimal, géneralement le clan prenant le pouvoir préfère tout ou partie de l'asservissement, la prison, l'intimidation, la torture, ou encore la politique de la terre brulée, etc. En France on appelait cela féodalité. Au moyen orient même des démocraties, certes théocratiques, fonctionnent encore sur ce principe quand le clan au pouvoir est majoritaire.

Outre qu'il soit dommage qu'il ait cette éducation tribale qu'on retrouve aussi dans les favelas dominées par des gangs, ce petit manquant visiblement encore d'expérience ne fait que répéter des slogans à la mode, les "étrangers dehors". A partir de là ne reste plus qu'à définir son étranger, généralement minoritaire et en position de faiblesse.

Il est clair que le prénom peut être identitaire, souvent puisé dans le registre des grands conquérants (des consciences mais aussi territoriaux) religieux, plus encore que le nom qui est généalogique.

Mais une appartenance communautaire ne dit pas la façon dont les communautés d'un pays se gèrent mutuellement, qui est un choix politique atteint de façon démocratique ou par coup d'état, puis en respectant ou pas les droits antérieurs.

Une des faiblesses des européens notamment de la France, c'est qu'en ayant colonisé des régions fonctionnant sur un mode tribal, féodal ou monarchique, ces pays sont mariés puis ont divorcé autrement dit restent liés avec ces régions et leur ressortissants, et qu'en intervenant au moyen orient ces pays européens sont contraints de jouer le jeux du féodalisme. Et manque de chance ou de vision ils ont souvent parié sur des perdants ou des clans qui se sont retourné contre eux, et leur causent encore bien des torts. Et quand ces pays soutiennent les plus forts, les plus faibles y compris vivant chez eux leur en veulent et ne se reconnaissent pas des leurs, que ces pays européens les contraignent au silence comme actuellement, ou pas comme avant au temps d'une plus grande liberté d'expression.

Dans ces conditions je souhaite bonne chance aux éducateurs de ton petit voisin, qu'il ose exprimer sa pensée ou pas (étant petit il ne risque rien pour l'instant, mais aucun petit reste petit).

Bon sinon je pense que Eric Zemmour n'aurait pas ravivé la polémique qui le fait vivre si la personne avait été germanique ou asiatique, il est d'ascendance africaine et connait bien les clans africains (même si a mon avis il ne savait pas que le prénom était apparemment peul).


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Lunik
Femme de 28 ans
Bruxelles

Zemmour a reproché à Rachida Dati d'appeler sa fille Zohra, il a reproché à Nicolas Sarkozy d'appeller sa fille Giulia, il vit ou fantasme sur une France "néo-colonialiste" car n'oublions pas qu'à l'époque les personnes étrangères étaient obligées d'avoir des prénoms judéos-chrétiens. Cela a rarement été un choix. Quand ça l'était, c'était justement pour "mieux s'intégrer" pas de plein gré donc conditionnée par la société. Soyons un peu réalistes et factuels surtout.

Personnellement j'ai déjà rencontré une fille noire qui s'appellait Blanche, j'ai trouvé ça d'une grande absurdité, il y a un juste milieu dans tout. J'ai également souvent croisé des personnes d'origine africaine subsaharienne ayant un prénom occidental mais qui fait vraiment "vieux" ou qui n'ont pas vraiment de sens (Urbain, Constance, Merveille, Gloire...). J'ai vraiment du mal avec ça.

Hapsatou Sy aurait pu s'appeler Marie, Corinne, Charlotte ou autre, elle est une femme ayant des origines sénégalaise et mauritaniennes, il s'agit d'une femme noire.

On peut envoyer son CV en indiquant "Marie Dupont" comme prénom et nom mais une fois que l'on rencontre le recruteur, s'il n'aime pas votre tête, ça ne changera rien.

Avoir un prénom original dans tous les sens du terme peut être difficile mais permet de faire le tri dans bien des situations car le fond compte plus que la forme.

Si certains préfèrent refouler leurs origines pour être mieux intégrés à l'heure qu'il est, qu'ils le fassent mais respectons le choix des parents qui donnent des prénoms liés à leur histoire car les temps ont changé et heureusement.

Omar Sy a été (ou est) un acteur apprécié par les français, est-il une insulte à la France ?

Nikos Aliagas est d'origine grecque je crois, Nagui est d'origine greco-égyptienne, Gad El Maleh a des origines marocaines, des tas d'autres personnes sont dans ce cas. La même question se poserait et la réponse serait la même : non. La pensée de Zemmour est obsolète, il vit dans le passé.

Peut-être que ses parents ont été heureux en vivant ainsi mais ce n'est pas en mettant tout le monde dans le même sac et en appelant tout le monde de la même manière que la France ira mieux. Tout est une question de comportement.

Récent exemple d'actualité : un jeune homme d'origine malienne, appelé Mamadou, a sauvé un enfant en mai. Quelques jours après on apprenait qu'il avait été naturalisé. Devrait-il s'appeler Jean-Pierre ou François pour mieux s'intégrer à la société française ? Devrait-il nier son origine ? Car le fond du sujet c'est ça, c'est que Zemour souhaite que certaines personnes abandonnent totalement leurs origines alors que beaucoup de personnes arrivent à vivre avec une biculture, à faire l'équilibre. Les médias font un focus sur les gens extremistes en ce moment dû aux évènements récents et c'est plus facile de montrer ça que les "bons éléments" ou les personnes bienveillantes.

Tout excès est mauvais que ça soit d'un côté comme dans l'autre. D'ailleurs les médias oublient de rappeler à quel point "les gens de cité" vivent dans un engrenage puisque les cités ont été créées pour que certaines personnes restent uniquement entre eux : c'est un cercle vicieux, le serpent qui se mord la queue.

La plupart des personnes ayant des origines étrangères et un prénom lié à leurs origines ont un très grand respect et un grand amour pour la France. C'est l'attitude des personnes qui compte pas leur prénoms. Hapsatou Sy ne fait pas de politique, elle est chroniqueuse dans une émission et également auto-entrepreneur. Contrairement à d'autres personnes, elle n'a pas voulu se laisser marcher dessus soit disant parce que Zemmour est "très connu et très apprécié" par les français. Elle est peut-être aller loin mais lui aussi, comme d'habitude.

ps : je n'ai pas un prénom français et je me porte très bien =)


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Lindos
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"Zemmour a reproché à Rachida Dati d'appeler sa fille Zohra, il a reproché à Nicolas Sarkozy d'appeller sa fille Giulia, il vit ou fantasme sur une France "néo-colonialiste" car n'oublions pas qu'à l'époque les personnes étrangères étaient obligées d'avoir des prénoms judéos-chrétiens. Cela a rarement été un choix. Quand ça l'était, c'était justement pour "mieux s'intégrer" pas de plein gré donc conditionnée par la société. Soyons un peu réalistes et factuels surtout."

D'accord avec presque tout, sauf que je ne me souviens pas du reproche concernant Giulia, qu'il ne pouvait pas méconnaitre puisque passionné par l'histoire de France et faisant souvent référence à Rome.

Je pense le mal beaucoup plus profond, il ressent le besoin de prouver que les francisés des colonies françaises étaient bien français et heureux de porter un prénom catholique. Or à juste titre tu rappelles qu'ils n'avaient pas le choix. Et j'ajoute qu'à cette époque les religions devaient rester dans la sphère privée, à fortiori les religions non catholiques. C'est d'ailleurs la visibilité actuelle des religions minoritaires qui fait polémique, de la même façon que réciproquement c'est la visibilité des homosexuels qui fait polémique chez les religieux. Je pense que Zemmour s'inscrit dans la défense de cette France qui n'existe plus.

"La plupart des personnes ayant des origines étrangères et un prénom lié à leurs origines ont un très grand respect et un grand amour pour la France. C'est l'attitude des personnes qui compte pas leur prénoms. Hapsatou Sy ne fait pas de politique, elle est chroniqueuse dans une émission et également auto-entrepreneur. Contrairement à d'autres personnes, elle n'a pas voulu se laisser marcher dessus soit disant parce que Zemmour est "très connu et très apprécié" par les français. Elle est peut-être aller loin mais lui aussi, comme d'habitude. "

Lui c'est son gagne pain quotidien ^^

(même si je reconnais que son analyse de l'évolution des civilisations est plutôt bonne, et qu'il y a pas mal de paranoia dans les conclusions qu'il en tire)

J'ajoute que les ressortissants de cultures extrême orientales sont encore actuellement assez prudents, ils imaginent des prénoms composés ou ajoutent un prénom où l'on reconnait leur origine. Mais comme l'Asie est en train de s'étendre dans le monde, je suppose qu'à terme ils se sentiront suffisemment sécurisés pour affirmer une part de leur identité d'origine. D'ailleurs cela risque bien d'être avec la cuisine et le culte des ancètres à peu près tout ce qui leur restera de leur culture d'origine. En moins de 5000 ans des sous-continents entiers ont homogénéisé leur culture et leur couleur, le pétrole et le coca sont en train de franchir les derniers obstacles naturels qui séparent les cultures et les gènes ^^


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Manish
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@Lunik

Globalement d'accord avec ce que t'as écrit.

"Personnellement j'ai déjà rencontré une fille noire qui s'appellait Blanche, j'ai trouvé ça d'une grande absurdité, il y a un juste milieu dans tout."?

Dans le bus je me souviens avoir vu, comme fond d'écran d'un homme noir, un Jésus d'une blancheur et d'une blondeur qui auraient ému un national socialiste. La photo provenait d'un vitrail de cathédrale.

Je n'ai jamais compris pourquoi des gens de couleur vénèrent fanatiquent un messie qu'ils dépeignent comme un nordique scandinave. (indépendamment des réelles origines ethniques de Jésus). Il y a presque quelque chose d'indécent. Sans oublier le contexte esclavagiste au cour duquel leurs ancêtres ont été convertis.

"Les médias font un focus sur les gens extremistes en ce moment dû aux évènements récents et c'est plus facile de montrer ça que les "bons éléments" ou les personnes bienveillantes."?

Ce n'est pas dû aux événements récents. L'islamisme est vieux de 14 siècles. Je suis bien placé pour parler des invasions islamiques de l'Inde.

En ce qui concerne les "bons éléments", ils devraient passer plus de temps à contrôler leurs fanatiques.

Sur ce point, je suis en désaccord complet avec toi. Je ne vais pas blâmer les médias de montrer l'extrémisme de certains. On ne tue pas le messager parce que le message déplait.

"Tout excès est mauvais que ça soit d'un côté comme dans l'autre. D'ailleurs les médias oublient de rappeler à quel point "les gens de cité" vivent dans un engrenage puisque les cités ont été créées pour que certaines personnes restent uniquement entre eux : c'est un cercle vicieux, le serpent qui se mord la queue."?

Si les cités ont été créées pour que certaines personnes restent entre elles, cela semble convenir à beaucoup de ces mêmes personnes qui préfèrent justement vivre entre elles. Le communautarisme imposé s'est transformé en communautarisme voulu.

Je ne victimiserai jamais les gens des cités. J'ai passé suffisamment de temps en France et en banlieue pour savoir que les pires racistes ne sont pas français de souche.

"ps : je n'ai pas un prénom français et je me porte très bien =)"?

Tout à fait. Et je suis certain que tes parents n'avaient aucunement l'intention d'insulter la France.

"C'est l'attitude des personnes qui compte pas leur prénoms. "?

Tout est dit.

@Lindos

"J'ajoute que les ressortissants de cultures extrême orientales sont encore actuellement assez prudents, ils imaginent des prénoms composés ou ajoutent un prénom où l'on reconnait leur origine. Mais comme l'Asie est en train de s'étendre dans le monde, je suppose qu'à terme ils se sentiront suffisemment sécurisés pour affirmer une part de leur identité d'origine. D'ailleurs cela risque bien d'être avec la cuisine et le culte des ancètres à peu près tout ce qui leur restera de leur culture d'origine. En moins de 5000 ans des sous-continents entiers ont homogénéisé leur culture et leur couleur, le pétrole et le coca sont en train de franchir les derniers obstacles naturels qui séparent les cultures et les gènes ^^"?

Les japonais n'ont jamais abandonné leur culture justement parce qu'ils sont une puissance économique depuis bientôt un siècle et demi.

Les extrêmes orientaux sont bien plus proches de leurs origines que tu ne le penses.

Quant à l'indosphère, elle a encore de beaux jours devant elle. On se suffit à nous même.


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Lunik
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Sur ce point, je suis en désaccord complet avec toi. Je ne vais pas blâmer les médias de montrer l'extrémisme de certains. On ne tue pas le messager parce que le message déplait.

Non c'est sûr il ne faut pas tuer le message, l'extrêmisme est là mais j'ai l'impression que plus on le voit plus il grandit. En gros c'est le côté rabaché qui me "fatigue", la terreur appelle la terreur.

Je n'ai jamais compris pourquoi des gens de couleur vénèrent fanatiquent un messie qu'ils dépeignent comme un nordique scandinave. (indépendamment des réelles origines ethniques de Jésus). Il y a presque quelque chose d'indécent. Sans oublier le contexte esclavagiste au cour duquel leurs ancêtres ont été convertis."

Je fais partie des rares personnes à ne pas comprendre ça également, je suis d'accord avec toi.

Si les cités ont été créées pour que certaines personnes restent entre elles, cela semble convenir à beaucoup de ces mêmes personnes qui préfèrent justement vivre entre elles. Le communautarisme imposé s'est transformé en communautarisme voulu."

Peut-être, en effet, lorsque l'on vit en France, ça peut devenir problématique si c'est voulu. Cela dépend une fois de plus des personnes, de leur comportement.

Au travail, à l'école, au marché, partout, on voit des personnes d'origines différentes, on les croise, on échange un bonjour, des regards, on partage des moments, on créé des relations...Bref, on vit ensemble.

Par contre, il est possible d'être communautariste dans le sens pur du terme, aimer sa communauté, sans pour autant être intolérant à autrui. Exemple tout simple : on est sur un site où il y a des personnes ayant des oritentations sexuelles différentes. En gros une personne homophone, hétérophobe, biphobe n'est pas la bienvenue ici car le respect est la base du bien vivre ensemble. On peut rester "entre nous" tout en respectant l'autre.

Le communautarisme n'est pas mauvais en soit, il permet à certaines personnes de mieux évoluer en tant qu'individu. Les personnes d'origine étrangères se retrouvent certes parce que leur culture les lient mais aussi pour se soutenir, pour avancer dans le bon sens ensemble.

Quand une personne s'inscrit sur un site comme Beto ou va à la rencontre de X groupe pour mieux comprendre sa sexualité, c'est un peu la même démarche. La personne souhaite évoluer positivement.

Le communautarisme devient négatif lorsque les personnes se coupent du monde et se prennent pour des personnes supérieures aux autres, c'est là qu'on passe du communautarisme au racisme.

Je ne victimiserai jamais les gens des cités. J'ai passé suffisamment de temps en France et en banlieue pour savoir que les pires racistes ne sont pas français de souche."

Tout raciste est mauvais c'est sûr par contre je ne peux pas penser ça en me basant sur mon vécu.

Historiquement parlant, le racisme était créé par des personnes blanches. Beaucoup de peuples ont souffert et souffrent encore des dérives du racisme, des traces sont laissées dans la conscience collective. Hélas, il semble que cette souffrance se manifeste progressivement de manière dégénérée.


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LeksanAden
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Perso, j'ai un petit souci avec le terme "Racisme anti-blanc". le terme de « racisme » est inapproprié, car il donne l’impression trompeuse que les vécus des personnes blanches en France sont comparables à ceux des minorités ethnicisées.


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Lindos
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Citation de LeksanAden #285620

C’est vrai qu’il y a une différence entre xénophobie et hiérarchisation des ethnies ou de la société, mais tous les humains fonctionnent globalement de la même façon et sont interchangeables aux nuances culturelles près, notamment quand ils se sentent dominants.

Lorsque des jeunes qui se sentent persécutés par la société appellent à la violence ou se mettent à dix pour humilier ou tabasser, parfois à mort, des gens qui ne sont pas de leur ethnie, religion ou caste sociale, ils reconstruisent à leur avantage une micro société qui a tous les travers du racisme. Qui va très au-delà de l’ethnicisation qu’ils reproche à la société actuelle, reproduit les errances du passé, et le mode de fonctionnement des deux tiers des pays actuels dans le monde, où la couleur n’est pas indispensable à l’altérité mais en est un des marqueurs (marqueur pas nécessairement aisé car il existe des milliers de nuances ethniques dans le monde sans compter les croisements).

Lutter contre le racisme et la xénophobie de façon générale est un bon investissement.

Et j’ajoute que la méthode consistant à nier les différences entre les individus nie l’évidence et est inefficace. La richesse humaine, comme animale ou végétale d’ailleurs, est actuellement dans la diversité (qui tend malheureusement à se réduire). Et peut être indépendante de l'égalité de leurs droits.


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Yotuel
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Le racisme existe dans toutes les populations. Personne n'est immunisé contre ce fléau.

Il y a aussi des racistes chez les noirs, les arabes, les indiens etc comme chez les blancs (sans oublier les différentes religions). Il y a des fachos non-blancs qui ont la haine du blanc, du métissage et des métis. Chez certains la négation du racisme anti-blanc s'accompagne d'un haine sans limite contre les métis qui seraient trop blancs. On retrouve le même type de discours à l 'extrême-droite traditionnelle. Il existe des identitaires de toutes les couleurs, de toutes les religions et de toutes les origines. C'est le même combat et la même idéologie.

On est en train petit à petit de remplaçer la lutte des classes par la lutte des "races" avec l'extrême droite non-blanche qui fait de l'entrisme dans les partis de la gauche (au sens large) malheureusement. Il existe de moins en moins de partis qui luttent contre les extrêmes-droites.

Après, il y a différents niveaux dans le racisme entre les insultes, la discrimination etc Chaque personne ne subit pas le racisme de la même manière selon son origine et son lieu de résidence dans le monde.

Dès qu'une population est majoritaire ou plus puissante sur un territoire, elle aura tendance à faire preuve de racisme envers d'autres populations.

De plus, il y a aussi du racisme entre non-blancs avec la traite des noirs par les arabes qui a duré plusieurs siècles par exemple. Le racisme anti-noir est assez présent en Afrique du nord.

Ça a un lien avec le "privilège blanc" énoncé plus haut sur le choix des prénoms. Les arabes et les blancs peuvent plus facilement donner des prénoms "non-locaux". On peut dire que les arabes bénéfécient d'un "privilège blanc".

Tout ça pour dire que pour moi, subir le racisme ou la haine n'autorise pas à avoir la haine ou à être raciste envers une autre population. Il faut lutter contre le racisme, les LGBTphobies et le sexisme (entre autre) qui sont présents dans toutes les populations.

Désolé si j'ai dévié un peu du sujet.


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Desiles54
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Citation de yotuel #285638

+1

Tu as tout dit.


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Lindos
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Si on veut être juste il faut signaler que le racisme (de domination) se déplace avec les centres de domination.

Les centres de domination ont été en Afrique noire avant de migrer vers les terres émergées du paléolithique puis les bassins culturels des grandes civilisations urbaines du néolithique. On en a peu de preuves matérielles parce que les cultures y étaient restées orales depuis la naissance de l’humanité, mais si les premiers explorateurs portugais ont pu ramener des esclaves dans leurs bagages c’est que la servilité existait entre tribus, les très nombreuses tribus s’identifiant parfaitement à partir de leurs caractéristiques physiques, culturelles et linguistiques (alors que les blancs ne voyaient que des noirs).

Les « barbares sous-développés » ont d’abord été situés dans un rayon marchable dans un délai raisonnable, puis plus au nord et au sud dans un rayon atteignable par bateau de mer ou rivières, et enfin au sud quand les centres des civilisations se sont déplacées au nord dans l’hémisphère nord.

L’adaptation des cultures au climat au climat et ses évolutions est de toute évidence une des raisons majeurs du déplacement des centres de domination, et on peut supposer qu’on va rester dans cette configuration avec l’accélération actuelle du changement climatique. Au bémol près que la maîtrise des énergies permet désormais des dominations est-ouest, et que l’Est asiatique qui est aussi raciste bon teint a des ambitions. L’ennemi principal du racisme est la mixité, qui est en bonne voie depuis que les humains contournent ou survole les obstacles naturels qui étaient infranchissable jusqu’au XX siècle.

Bref, actuellement les cultures les plus avancées situent encore les "barbares" au sud, et dans une moindre mesure à l’est. Le racisme de domination le plus « efficace » reste centré au nord, même s’il est dans le fibre de tous les humains qui n’aiment pas être dominés mais aiment dominer.

Yotuel,

« De plus, il y a aussi du racisme entre non-blancs avec la traite des noirs par les arabes qui a duré plusieurs siècles par exemple. Le racisme anti-noir est assez présent en Afrique du nord. »

Les arabes et berbères sont plutôt classés dans les blancs, le Sahara s’étant révélé plutôt étanche pendant 5000 ans. Comme les arabes les touaregs apparentés aux berbères pratiquaient l’esclavage jusqu’à très récemment, et il paraît qu’on en trouve encore.

Mais des ethnies africaines sub-saharienne tels que les nomades Peul du Sahel, certe plutot teint clair et apparentés aux nilotiques, pratiquaient aussi l’esclavage à l’ancienne, qui est un servage où l’esclave et sa famille sont un bien meuble. Même affranchis ils restaient souvent au service de leur maître car ils ne savaient pas quoi faire d’autre. Actuellement ils le savent, maîtres comme esclaves dépossédés de leur troupeaux par la désertification et l’économie moderne, négligés ou persécutés par les ethnies blacks au pouvoir, s’enrôlent dans les armées de mercenaires islamistes. Chacun survit comme il peut ^^


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LillyLectro
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Bonjour tout le monde :)

Je souhaite juste apporter ma pierre à l'édifice en ce qui concerne le racisme anti-blanc. Je prendrai moins de pincettes que LeksanAden, même si beaucoup de blancs s'en disent victimes ça n'existe tout simplement pas. Il faut bien dissocier les quelques agressions envers des blanc.he.s du racisme en tant que système.

Être blanc.he, c'est jouir de privilèges dont on n'a pas forcément conscience puisque c'est la norme. Personne ne s'est jamais vu refuser un job ou un logement parce qu'il/elle était blanc.he. Il n'existe pas de sentiment collectif d'oppression chez les blanc.he.s. Et ce ne sont pas des actes isolés de personnes racisées envers des blanc.he.s qui vont remettre tout ça en cause.

Je ne suis pas bonne pédagogue alors je vous laisse cette vidéo d'un sociologue :

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Lindos l'esclavagisme existe encore en Afrique. En Mauretanie il est codifié. Souvent les maurétaniens d'origines maures ou berbères ont des esclaves maurétaniens noirs. Si tu vas dans ces pays et que tu vis la bàs tu peux acheter un esclave. Ca existe depuis la nuit des temps dans la zone saharienne et sahélienne, les routes caravanières, l'esclavage. Il suffit de voir en Egypte ancienne.


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Et tu as très bien résumé la situation. Bon on n'en revient toujours à des raisons climatiques et économiques. A la recherche de proteine, d'eau, à la possession de bétail et de main d'oeuvre.


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Lunik
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Merci LillyLectro, c'est tout à fait ça.


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Pour moi en revanche on a pas à catégoriser le racisme ça n'a aucun sens à mon avis.


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Concernant le racisme antiblanc en France pour moi c'est une réaction de populations souvent complexés. Majoritairement nord-africaine et africaine vis à vis de l'Occident. Le modèle occidental domine, les jeunes suivent des séries américaines, rèvent de fringues de luxe française et italienne, de berline allemande, lisent des mangas où les personnages ont des traits occidentaux, supportent des clubs de basket de Nba, des clubs de football européen dont ils portent les maillots.

Pour beaucoup de jeunes ils ne savent pas à qui s'identifier ils ne connaissent pas leurs racines, retournent rarement dans leur pays d'origine. Et en France ils se sentent "pas tous" comme des citoyens de seconde zone à tort ou à raison selon les cas. Le blanc apparaît comme un opresseur, un dominant mais aussi un décadent. Chez certains ça se double d'un antisémitisme fort ces derniers parlant souvent de complot vis à vis de leur religion ect. Beaucoup d'entre eux mélange le sionisme et les juifs par exemple. Cela nourrit une haine visible par des actes de prédation sur les blancs vus comme riches ou comme un opresseur.

Ca se voit aussi par des phénomènes aussi simple que l'africano centrisme ou le phénomène du film Black Panther. Beaucoup de jeunes africains se sont sentis fiers à la vue de ce super-héros et pour eux le Wakanda fait leur fierté, il suffit de voir les célébrations avec le signe du Wakanda. Ils font d'un monde ficif un objet de fierté, une réalité. Comme les africano centristes qui réecrivent l'histoire à leur sauce en sortant des conneries plus grandes les unes que les autres.


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Yotuel
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La sociologie est à la science ce que la chasse est à l'écologie.

Il faut pas oublier que des sociologues ont validé des extraits de "Mein Kampf" quand on remplaçe juif par blanc ou qu'il faille que les hommes se pénètrent l'anus avec un sex-toy pour lutter contre les LGBTphobies.

Quant au militant Fassin, si on suit bien son discours de négation du racisme, il dit aussi indirectement que l'antisémitisme n'existe pas. Ensuite, si parler de racisme anti-blanc fait le jeu de l'extrême droite traditionnelle, la négation de ce type de racisme fait le jeu de l'extrême droite non-blanche et de sa partie violente (le terrorisme islamiste). Donc on fait quoi au final?

Au delà de ça, c'est pas parce que les blancs subissent le racisme différemment que le racisme anti-blanc n'existe pas. Le racisme ne se résume pas à la discrimination. La discrimination n'est qu'une partie du racisme. Il y a des discours qui appellent à la haine raciale anti-blanc que ça soit en politique au sens large ou dans le monde artistique. On a pu le voir avec un rappeur il y a pas longtemps.

En tout cas, ce type de discours de négation du racisme dans son ensemble a pour effet de monter les français les uns contre les autres, de faire monter la haine raciale et le repli sur soi.

Par rapport au privilège blanc, c'est vrai le SDF blanc orphelin en bas de chez moi a de grands privilèges par rapport aux enfants des dictateurs millionnaires africains ou à la fille de Kanye West. Tout ça pour dire qu'il faut pas oublier le contexte social. On remplaçe la lutte des "classes" par la lutte des "races". On divise les pauvres en fonction de leur origine. Diviser pour mieux régner comme on dit. Il faut pas oublier que la personne qui a "inventé" le concept de privilège blanc est une bourgeoise blanche issue d'une famille très aisée qui a confondu son privilège de sa couleur de peau avec son privilège de classe sociale.


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https://youtu.be/VxQo1UHaRXs Je pense que tout est dit. Pause avec "le prénom français", nous avons des siècles et des siècles d'histoire et heureusement qu'elle ne s'est pas contentée de stagner, mais bien d'évoluée.

A ceci on pourra rétorquer l'argument de "cohésion national"... Ce à quoi je renverrais l'argument des nations cosmopolites, notamment le Canada et l'Angletere si eux arrivent à avoir une telle cohésion, pourquoi pas nous ? Pourquoi chez eux ce débat est inéxistant et chez nous on en fait tout un plat ?

Si la cohésion d'une nation ne pouvait pas compenser l'intérêt probable des prénoms, alors ne nous ventons pas d'être évolués.

A partir du moment où une personne est en règle, respecte le libertés de chacuns, ne cherche pas à convertir d'une quelconque forme les gens, qu'elle paye ses impôts, parle correctement français et ne dénigre pas le Peuple français, n'est-ce pas une véritable volonté de cohésion individuelle et nationnal ? De fait, ce débat a-t-il encore un sens ? 🤔


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LeksanAden
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Je pense que tu parles du rap "pendez les blancs" qui est une inversion historique et non un appel à la haine.

En tant que personne concernée, je pense que les personnes racisées vivent une discrimination quotidienne qui rentre dans le racisme ordinaire donc pour beaucoup, ce n'est pas du racisme mais si. Et non, les personnes blanches ne vivent pas ça au quotidien.

Hiérarchiser les causes, c'est se dire par exemple que comme il n'y a pas une majorité de personnes transgenre donc pas une besoin de lutter pour ci peu de gens.


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Je comprends pas bien pourquoi cette envie de toujours créer des cases, racisme anti noir, racisme anti asiatique ect


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Yotuel
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Citation de LeksanAden Et non, les personnes blanches ne vivent pas ça au quotidien.

Les juifs ne vivent pas les discriminations au quotidien donc est-ce qu'il faut dire que l'antisémitisme n'existe pas?


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LeksanAden
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Je ne pense pas avoir abordé l'antisémitisme, qui est également une discrimination constante


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Yotuel
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Citation de LeksanAden #285966

C'est ton avis, que je ne partage pas.

Ensuite, il y autant d'avis que de personnes concernées. Chaque personne concernée vit l'intolérance à sa manière. Il y a une grande diversité d'opinion chez les concernés contrairement à ce que certains croient. On peut même le voir sur ce topic.

La théorie de "l'inversion historique" est très pratique pour les personnes haineuses. Un juif qui dit qu'il faut gazer les allemands pourra dire que c'est de "l'inversion historique". Un noir qui dit qu'il faut réduire en esclave les arabes pourra dire que c'est de "l'inversion historique". Un hindouiste qui dit qu'il faut massacrer les musulmans pourra dire que c'est de "l'inversion historique". Un blanc du Zimbabwe va dire qu'il faut massacrer les noirs et pourra dire que c'est de "l'inversion historique". Dans 100 ans un palestinien dira qu'il faut exterminer les juifs et ça passerra crème grâce à "l'inversion historique".

Je pense perso que cette théorie ouvre à la porte à la haine, à la vengeance, au ressentiment, à la méfiance et aux conflits entre populations. Ce qui est sûr est que les métis, le métissage et le mélange culturel qui seront les grands perdants dans tout celà.

C'est une théorie qui attise la haine et monte les gens les uns contre les autres. Ça me rapelle un peu à ce qui s'est passé dans les Balkans à la fin des années 80. J'espère que ça finira pas pareil. Ce rappeur attise la haine de certains blancs envers les noirs et fait progresser le racisme anti-noir au final.

Plus largement, derrière la négation du racisme antiblanc, se cache aussi l'idée que tous les blancs sont par essence racistes donc coupables de génération en génération et que les non-blancs ne peuvent pas être racistes et sont victimes de génération en génération. Les qualités de coupable ou de victime de phénomènes (esclavage, colonisation, Shoah etc) ne se transmettent par le sang selon moi.

C'est aussi la négation du racisme entre les populations non-blanches. Actuellement, les chinois mènent une politique haineuse anti-musulmane et personne n'en parle. Tout ça rejoint mon idée du début qu'aucune population n'est immunisée contre la haine et le racisme.


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LeksanAden
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Il ne faut pas confondre appel à la haine et inversion historique..


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Skyquiver
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Dans le cadre de l'inversion historique on peut pendre des gens visiblement... un véritable appel à la tolérance et à l'amour !


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Yotuel
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"L'inversion historique" est un concept qui sert à justifier les propos haineux et racistes de certains personnes extrémistes.

Il y a 99 pourcent de chances que ce rappeur soit condamné pour racisme. Heureusement, on est pas aux Etats-Unis mais en France.


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Lindos
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Yotuel," les chinois mènent une politique haineuse anti-musulmane et personne n'en parle"

Pas exactement haineuse, mais dominatrice, méprisante, envahissante, très répressive en cas de rébelion, or il y a des rébelions et résistances (territoriales, culturelles et religieuses).

Mais tu sais sans doute que même nos meilleurs alliés, y compris des démocraties, ont des méthodes assez semblables.

Généralement ce sont les opprimés qui ont la haine de l'être (opprimés)


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Yotuel
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Pau

Citation de Lindos #285983

Dans ca cas là, je voulais pas démontrer que les démocraties étaient meilleures que les dictatures. Juste qu'il pouvait y avoir du racisme entre non-blancs comme entre blancs d'ailleurs. Je pense que c'est inutile de reparler de la haine anti-italienne ou anti-polonaise dans la France du début du 20ième siècle.


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