Oeuvres artistiques valorisant le consentement ?

photo de l'auteur AlexLeo
AlexLeo
Homme de 33 ans
Toulouse
Beaucoup d'entre vous connaissent bien le type de témoignage rapportés par ce documentaire, que j'ai trouvé bien réalisé.

[Attention : témoignages d'agressions sexuelles et de viols.]

https://www.youtube.com/watch?v=8Lqye0w4MH8

Une remarque, dans un témoignage, m'a particulièrement inspiré : elle rappelait que dans notre culture romantique (romans, contes, films, séries, etc.), la demande de consentement est quasi absente et présentée comme (au choix) pesante, tue-l'amour, contraire aux règles ou l'art de la séduction, etc. C'est en ce sens, à mes yeux, que cette culture doit être comprise comme une culture du viol. Nous serons d'accord sur ce constat de culture du viol, ou non.


Ce qui me paraît important de relever, c'est que la culture de l'amour (romantique, mais aussi amical, platonique, familial) est à réinventer. Comme lu ailleurs, "le consentement est sexy" et devrait être perçu comme tel.
Nous devrions goûter chaque demande de consentement ou chaque proposition ouverte, au lieu d'y voir, par réflexe ou habitude, une marque de formalisme.

J'aimerais que nous rassemblions ici toutes les œuvres culturelles (œuvres littéraires ou audiovisuelles) qui mettraient en valeur le consentement, dans un contexte amoureux ou d'affection et d'intimité.


photo de l'auteur Lindos
Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements
La question est vieille comme le monde.
Mais cette de vidéo a le mérite de reposer le problème.

Dans les sociétés traditionnelles il était acquis que les hommes ne peuvent pas comprendre cette question et y apporter une réponse adéquat, que le risque de faire un bébé était trop élevé, et qu’il fallait sécuriser les femmes en les éduquant pour qu’elles se méfient, en le isolant, etc.

Dans notre société les témoignages de cette vidéo ne sont pas surprenants, et chez les gays il suffit de lire les forums pour se rendre compte que les jeunes peu expérimentés peuvent être confrontés aux mêmes situations. On peut même lire des questions du style comment séduire un pote hétéro ou le tripoter pendant son sommeil quand on est déchirés.

La plupart du temps les jeunes ont un haut niveau niveau d’éducation dans les matières scolaires, mais ils connaissent assez peu leurs droits et interdits sauf s’il font des études en droit, même s’ils ont conscience que c’est un peu glauque lorsqu’ils en sont victimes. Les adultes guère plus si les actualités n’ont pas abordé le sujet. Parce qu’il n’y a pas, ou peu d’éducation sur ces sujets, peu de profs formés pour, et parfois même une résistance des familles et des écoles privées. Par contre les français sont assez fort en répression, qu’elle soit policière, judiciaire, au travers les médias, ou des réseaux sociaux, et un goût particulier pour les chasses aux sorcières. Au bout de quelques années les gens comprennent qu’il faut se méfier, même s’ils ne savent pas toujours exactement de quoi et pourquoi, et les choses s’améliorent.

Parmi les notions peu intégrées dans la tête des gens, sauf habituellement lorsqu’ils sont parents d’enfants, c’est qu’il y a des gens plus vulnérables que d’autres et que ce faisant la responsabilité de ces autres s’en trouve augmentée. On évoque les femmes qui habituellement n’ont physiquement n’ont pas les même défenses que les hommes, mais il y a aussi les jeunes sans expérience qui n’ont pas encore les réflexes de protection.

S’ajoute une autre notion dans une civilisation de l’écrit où les gens disent tout et n’importe quoi sans conséquence, particulièrement dans le monde méditerranéen et notamment en France, c'est l’idée qu’un refus oral reste négociable, et qu'un mensonge est sans conséquence. Il a existé des civilisations orales où mentir pouvait entrainer la mort, et même des civilisation écrites où renier un engagement oral pouvait être un risque vital (chez les chinois par exemple, mais pas pour protéger les femmes longtemps inférieures).

On pourrait ajouter que les hommes ont naturellement la perception que la sexualité est intrusive et une activité physique impérative. Mais ce n’est pas la première fois que les humains modifient les règles de la nature dans leur comportement, et que ce ne serait pas la première fois que des sociétés ont modifié le rapport homme-femme et l’ont même parfois carrément inversé.

Je ne sais pas si ma contribution est une oeuvre culturelle, mais l'effort est certain ^^

photo de l'auteur AlexLeo
AlexLeo
Homme de 33 ans
Toulouse
Lindos, je ne comprends pas vraiment le rapport entre ma demande et ta réponse. Aussi je suppose que ma demande n'était pas claire.

Par oeuvres culturelles, je pense aux oeuvres littéraires ou audiovisuelles (éventuellement strictement audios comme des oeuvres radiophoniques) : celles qui sont capables de mimer la réalité et nous offrir d'autres modèles de comportements, de personnalités et de manières de vivre.

Des publications sur la culture du viol, hélas, je peux en trouver facilement des dizaines.

photo de l'auteur Lindos
Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements
" je pense aux oeuvres littéraires ou audiovisuelles (éventuellement strictement audios comme des oeuvres radiophoniques) : celles qui sont capables de mimer la réalité et nous offrir d'autres modèles de comportements, de personnalités et de manières de vivre.
Des publications sur la culture du viol, hélas, je peux en trouver facilement des dizaines."

Je comprends mieux ta question.

Mais je trouve la formule culture du viol inadéquate, sauf à considérer que le défaut de culture est en soi une culture. Pour moi il manque l'éducation de la limite à ne pas dépasser. S'il n'existait pas l'apprentissage du code et de la conduite, je trouverais curieux de dire qu'il existe une culture du franchissement de la ligne blanche.

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