Je ne sais pas si je suis hétéro/bi/lesbienne


Auteur : lenacha
Lenacha - 23 ans
De Rennes
  il y a 3 mois


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Salut à tous et à toutes,

Suite à ma pilule j'ai eu une baisse de libido, mes rapports avec mon copain sont devenus assez mécaniques car les effets secondaires m'ont acidifiée et ça l'a irrité. On ne couche plus beaucoup ensemble. Seulement voilà, un matin en me levant je me suis réveillée et me suis dit "je suis peut-être lesbienne refoulée ?"

Je n'ai jamais eu de rapports intimes avec une femme, je n'ai jamais éprouvé l'envie d'en embrasser une (ou alors j'avais peur de le faire et de devenir lesbienne car cela me plaisait), ni même "mater" une femme avec désir, seulement avec envie de lui ressembler. Quand je vois des filles dans la rue je ne me sens pas attirée physiquement, ni sexuellement par elles mais j'ai été toujours d'accord avec l'idée de vouloir essayer avec une fille, par curiosité, sans jamais que cela me traverse l'esprit en soirée. J'ai toujours fantasmé sur le sexe entre femmes, je préfere regarder des pornos lesbiens plutôt que hétéros, et parfois quand je m'ennuie au lit avec mon copain je pense aux pornos qui m'ont excité, exclusivement lesbiens donc. Mais j'ai toujours été OK avec cette part de bisexualité en moi.
Bisexuelle car j'aime beaucoup les hommes, lorsque j'étais célibataire pendant plusieurs mois je rêvais toutes les semaines que je couchais avec des garçons et très peu avec des filles.
Quand je fais des rêves érotiques féminins, ce n'est jamais une fille définie, souvent je ne vois que l'acte, et je parviens à l'orgasme, alors que mes rêves hétéros, c'est souvent une personne définie, mais pas d'orgasme.
J'ai ressenti une fois beaucoup d'attirance sexuelle pour un garçon, lors d'une discussion. Et j'ai été plusieurs fois amoureuses de garçons, j'ai eu un ex avec qui c'était littéralement le pied, jamais je ne me suis posée de question sur ma sexualité avant il y a quelques semaines.

Sauf que depuis ce fameux matin, cette question me taraude clairement, je teste sans arrêt mon attirance envers les hommes/femmes: je me demande si j'ai une attirance pour telle ou telle femme, j'analyse, je cherche dans mon passé quels éléments auraient pu faire de moi une lesbienne refoulée, et mis à part ce que je vous ai dit, absolument rien. Seuls les films lesbiens, mon ennui au lit et l'amélioration de mon excitation en pensant aux films que j'ai vu...

Je n'ai plus de désir pour mon copain, je commence à beaucoup douter de mes sentiments. J'ai envie de le quitter pour pouvoir vivre ma sexualité librement et que les choses viennent d'elles-mêmes si un jour je dois coucher avec une femme car je n'en peux plus d'angoisser. Je ne me projette pas avec une femme mais j'ai lu tellement de forums, regarder de vidéos pour savoir si je l'étais que j'ai l'impression qu'on n'échappe pas à l'homosexualité.

Auteur : Robot
Compte supprimé
  il y a 3 mois


Bonsoir,

Comme je l'ai souvent dit, ce n'est pas des films lesbiens qui devraient changer la sexualité d'une personne, on ne devient pas lesbienne comme ça, ni même bi. Tu peux très bien être hétéro-curieuse, et si ça se trouve tu n'aimes juste plus ton petit-copain. C'est la vie, c'est comme ça. Mais être lesbienne ne se résume pas à coucher avec une autre femme, ce n'est pas comme ça que ça se passe. En plus la pornographie lesbienne, y a pas pire cliché que ces vidéos mal foutu, avec des gonzesses qui ont des pseudos orgasmes ornée d'ongles de 5cm et qui se font des pénétrations de cette manière.
C'est d'ailleurs pour ça que la pornographie n'a pas pour but de cibler les femmes, mais bien les hommes, particulièrement le lesbien.

Après que tu aies des doutes sur ta sexualité, c'est possible, mais bien plus de personne "échappe à l'homosexualité" que ce que tu peux croire, c'est pas un truc qui te vient en flash comme ça. C'est juste que les médias en font des caisses en parlant de nous comme si on existait depuis une cinquantaine d'années, alors que ça a toujours existé.
Auteur : Nanou94
Nanou94 - 50 ans
De Ormesson
  il y a 3 mois


Bonjour,
Je ne sais pas si je détiens la réponse à cette question, en tout je vous fait part de celle que j'ai trouvé.
J'ai commencé ma vie sentimentale et sexuelle en bon garçon hétéro. Mais première petite amie était douce, sentimentale et bonheur pour moi très curieuse du sex. Bref j'étais un ado heureux en amour. Ma rencontre m'avait épargné les difficultés de mes congénères mâles.
Mais il a fallu que mon voisin débarque dans la même classe que moi. De deux ans mon aîné, c'était un beau brin au corps musculé, mais vraiment pas doué pour les études et avec les filles. Ma mère proposa à ses parents que je l'aide pour ces devoirs et c'est comme ça que nous nous sommes retrouvé seul chez lui une après-midi par semaine. Rapidement ce qui était du travail, se transforma en chahu. Sous prétexte de m'apprendre des prises de judo, il me dominait. Je l'acceptais car il faut avoué qu'il m'attirait. Il me proposa des jeux de plus en plus explicites et c'est comme ça que je découvrais d'autres désirs cachés en moi. Je devenais peu à peu son objet sexuel et le fait que cela me plaise me troublais.
D'autant que les autres garçons ne me faisait pas cet effet.
Il s'est lassé de moi et j'ai rencontré une autre fille très joueuse et j'ai oublié cette aventure avec mon voisin.
Avec elle c'était l'amour libre, pas de promesses, juste des moments heureux. C'est à cette époque que j'ai fait la connaissance d'un homme de quarante ans. Et je me suis senti attiré par lui. Je me soumettais à ses désires et il avait plein d'attention pour moi. Et c'est avec lui que je compris que dans ses bras je voulais être elle. Soumise, amoureuse de cette homme qui me dominait.
J'assumais bien cette ambivalence. D'autant qu'avec ma petite amie j'étais assez dominateur.
Je me suis demandé pendant longtemps pourquoi cette schizophrénie.
En fait la réponse c'est imposé à moi, je tombais amoureux d'une personne et non d'un sex. Et comme j'aime avant tout faire plaisir à celle et celui que je désire, mes attitudes, mes envies sexuelles s'adaptent à ce qu'il veut. Je me suis rendu compte de tout ça, en pensent aux points communs qu'avait mes relations avec les hommes et les femmes. Et je me suis rendu compte que ce qui comptais pour moi, c'est le bonheur de l'être aimé.
Je n'ai pas vraiment de conseil à donner, mais je crois qu'il faut aimé. Et vivre le meilleur avec l'élu de notre cœur.



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