Comment croire en sois et

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Manorfe
Femme de 21 ans
Villeneuve d'Ascq
Ce sujet est une demande d'aide, écoute et bienveillance sont de rigueur

Est-ce que vous vous aimez ? Oui ? Non ? Ou autres réponses ?. Car je dois avouer que JE NE M'AIME PAS. Je veux dire vraiment ! Dite moi que je suis atrocement laide, stupide, ennuyeuse sans aucun talent, je vous crois. Dite moi que je suis " kawai ", intelligente, unique et autres, et là, je n'y crois plus. Ce problème me bouffe. Je ne saurai même pas vous citer 5 qualités de moi, je n'en aie pas, pas pour moi. On me dit : " Bouge toi ", mais j'ai mes habitudes et un " code moral ", et selon le mien, je ne peux pas regarder mon reflet, être fière de moi et dire " TU ES GÉNIALE " ou même juste essayer, ça me paraît irréel et égoïste, pour moi, ne pas m'aimer, c'est normal, j'ai tellement eu l'habitude d'être dénigrée. Evidemment, je ne fais plus d'effort mais je ne veux plus penser à mon bien-être, trop égoïste et sans importance, ou à ma santé " mentale " totalement détruite. Ce qui créée pas mal de tensions avec mes amies parce que je patauge, parce que je refuse leurs compliments... Et j'en viens à demander une chose que je n'aurai jamais cru devoir à faire, je vais le regretter... Comment fait-on pour s'apprendre à s'aimer et à se mettre en priorité alors que toute sa vie, on a joué à faire le contraire ?...


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Alvin6
Femme de 22 ans
Lyon

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Modératrice
Hey Manorfe!

Alors... avant toute chose, je vais te dire que j'ai également subi la même situation que toi. En effet, durant le collège, nettement moins au lycée, j'étais le bouc émissaire de nombreuses personnes.... alors que je ne leur avais strictement rien fait. Je ne voulais juste pas suivre la mode du moment (la tektonik à un moment en plus... 😫 ), j'allais souvent au CDI car les livres étaient mon seul refuge.
Il y a également eu d'autres raisons pour laquelle je me suis retrouvée dans cette situation.... j'étais en quelques sortes... un OVNI. Eeeeh oui. Différente des autres pour plusieurs raisons. Et tout cela a fait que je me sentais extrèmement mal durant cette période, je ne m'acceptais pas physiquement, mentalement, je refusais de m'imaginer dans un futur quelconque.

Or.... aujourd'hui, je suis parfaitement bien dans ma peau, totalement reconstruite, même si j'en garde quelques traces... comme une méfiance lorsqu'un "inconnu" m'aborde.

Pour cela... le lycée m'a grandement aidé puisqu'on m'a "forcée" à faire du théatre. Je m'explique: des amies qui en faisaient me demandaient chaque jour de les rejoindre.... et j'ai fini par me dire: "Bon... qu'est ce que j'ai à y perdre?" Et j'y suis allée. Je ne regrette pas du tout, car le théatre m'a permis de réapprendre à jouer avec mon corps... j'en suis devenue d'autant plus affirmée.

De plus, toujours pendant le lycée, j'ai commencé à mieux m'accepter physiquement et mentalement...( par rapport à des problèmes de santé.)
Et c'est là ooù j'ai commencé à être moi même: avoir mon propre style vestimentaire, la coupe de cheveux que j'ai toujours voulu avoir, le sac que je voulais, les chaussures que je voulais. Et je n'en avais rien à carrer des avis des autres. Je me suis blindée face à ça et je me suis construite comme je le voulais et non en suivant un diktat des modes.

Alors.... je ne peux que te conseiller de participer à des activités qui vont te permettre de mieux maitriser ton corps. Je pense que le début de cette reconstruction passe par là... parce que tu te sentiras mieux dans ta peau.
Ensuite.... il faut avoir de l'autodérision! (Le nombre de grimaces que je fais dans le miroir de l'ascenceur pour me donner le sourire le matin x) )

Donc.... voilà ^^ j'espère t'avoir aidé et donné des pistes! ☺️

(Et stop aux diktats de la beauté et de la mode)

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Manorfe
Femme de 21 ans
Villeneuve d'Ascq
Merci Alvin6 🤗 En fait ça a été mal pour moi du début à la fin de la scolarité, j'avais été aussi au théâtre mais j'y étais si mal que j'ai fuis ces cours. Il y a une chose que je sais : Je ne veux pas m'aimer. Et qu'on m'y " oblige " à le faire va à l'encontre de mon " code moral " qui me dit : " Tu es une bonne à rien, une mauvaise personne, et tu as vu ton physique ? On t'a déjà dit que tu avais un physique hors norme ", enfin bref, on m'a traîné dans la boue et j'ai suivi la chute. Aujourd'hui je m'affirme par des petits détails, comme m'être coupée les cheveux, teint en rousse mais niveau psychologique c'est clair que je patauge...
Si un jour je pouvais portais du style gothique, ça serait pas mal.

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Nina82
Non binaire de 23 ans
Montauban

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Tiens c'est drôle mon histoire est la même que les vôtres : une scolarité difficile, un harcèlement scolaire (que j'ai reconnue que plus tard) qui m'a fait haïr la personne que j'étais. Sans compter la relation froide avec mon paternel --'
Puis j'ai rencontrée mon ex-meilleure amie, qui a débarquée comme ''ça'' au moment où je broyée du noir et dont je suis petit à petit tombée amoureuse ...

Et un jour, le médecin me dit que je dois me faire des injonctions d'hormones, car je ne grandissais plus et je n'avais toujours pas mes règles (j'avais 15 ans). Donc pendant trois ans de folie, j'ai du me piquée et aller à l’hôpital tout les six mois.

Et putain que ça ma aidée ! J'ai appris à me battre, j'ai mûrie plus vite que les autres (et mieux ?), j'ai commencée à m’intéresser à la sexualité, à mon corps ... je le voyais évolué et il plaisait davantage.

Aujourd'hui, j'ai 22 ans ... j'ai reniée mon père parce que ce con et moi on a jamais pu avoir une relation saine. J'ai du faire face à ma première rupture avec la première femme que j'ai aimée, avec regrets car j'aurais voulue qu'elle reste. Je me suis mise au sport pour mieux apprécier mon corps.

Je me sens bien, parfois je déprime et me met la pression pour un rien, parfois je ris jusqu'à m'étouffer. Mais je sens bien.

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Manorfe
Femme de 21 ans
Villeneuve d'Ascq
Je ne suis pas la seule a avoir donc une relation de haine avec son père. Le mien aussi est un con.

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Nina82
Non binaire de 23 ans
Montauban

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*fais un câlin* Viens mon petit renard, prend cette tasse de chocolat chaud et ces cookies.

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Manorfe
Femme de 21 ans
Villeneuve d'Ascq
Citation de Nina82
*fais un câlin* Viens mon petit renard, prend cette tasse de chocolat chaud et ces cookies.

Trop d'honneur ! Volontiers je l'accepte !

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Nina82
Non binaire de 23 ans
Montauban

2 remerciements
Puis si tu veux on se plantera de la marie-Jeanne, et on élèvera des moutons.

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Manorfe
Femme de 21 ans
Villeneuve d'Ascq
Ah ce style de vie ne me correspond pas forcément, je m'imaginais plutôt en train de parler avec des psychopathe, a boire du thé et écouter du jazz.

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Nina82
Non binaire de 23 ans
Montauban

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Ah ben si tu veux ! On se matera Psychose de Hitchcock, c'est glauque à souhait et le suspense est formidable.

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Manorfe
Femme de 21 ans
Villeneuve d'Ascq
Excellent programme 👌

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Je comprends entièrement ta situation. J'ai été moi-même le bouc émissaire lors de ma période scolaire (collège, puis mon début d'internat au lycée, j'en parlerai plus bas).

Au collège j'étais extrêmement mal dans ma peau, je me raccrochais à des pseudos amies qui se fichaient bien de moi dans mon dos, qui ne me défendaient pas quand on m'humiliait publiquement. Je m'habillais comme tout le monde, alors que ces mêmes fringues ne me ressemblaient pas. Quand je me regardais dans le miroir, je me disais "Je suis vraiment horrible, dégueulasse, immonde.." et j'en passe. En plus de me faire insulter physiquement, je me faisais insulter sur mon orientation sexuelle, je n'avais que 14 ans, mais comme j'étais assez détachée des autres, ça devait se sentir que j'appréciais légèrement plus les filles que les garçons. Puis.. Est arrivé l'internat, j'ai été la cible d'absolument toute mes camarades. On était à 4 par chambres, et évidemment en plus des trois autres filles avec moi, je me tapais les voisines qui venaient m'insulter, absolument partout où j'allais, j'étais la cible de moqueries. Je suis donc parti, démolis de tout ça. J'ai été déscolarisé à 16 ans tout pile. Aucuns lycées ne voulaient de moi (paperasse, cas trop compliqué..).

Aujourd'hui encore, j'ai énormément de mal à me regarder positivement dans une glace. Ce sont des plaies ouvertes, qui finiront sûrement par se refermer avec le temps. Mais j'ai enchaîné les dépressions, les tentatives de suicide et tout ce qui va avec. Je me reconstruis du mieux que je peux, avec ce que j'ai. Par chance j'ai une copine très positive, qui me pousse à aller de l'avant tant bien que mal. Même si je ne veux pas me reposer sur elle, ça fait toujours énormément de bien.

Je pense qu'il faut du temps pour s'accepter et s'aimer, surtout quand dans le temps, on se moquait ouvertement de toi. Mais rassures toi, tu es jolie. Ne t'écoute pas, déjà parce que la beauté, c'est subjectif, mais surtout parce qu'il faut s'aimer pour avancer dans la vie, et se permettre d'aimer quelqu'un en retour.

photo de l'auteur Manorfe
Manorfe
Femme de 21 ans
Villeneuve d'Ascq
Merci Meligood 🤗

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Desiles54
Femme de 42 ans
Audun-le-Roman

33 remerciements
Bonsoir les filles,

Je n'ai vraiment pas d'aide à vous apporté, mais je trouve ça triste de ne pas avoir d'estime de sois même.

Je pense qu'il faut trouver d'où vient ce mal être, et en parler avec un professionnel où comme le dit Alvine, faire du théâtre. C'est vrai que ça aide beaucoup.
Avant j'étais maladivement timide, au lycée j'ai fait du théâtre et d'autres ateliers d'expression et aujourd'hui je n'arrête pas de parler lol. Bref
Ça n'aide pas beaucoup ce que je dis, mais jen suis de tout coeur avec vous.

photo de l'auteur Nina82
Nina82
Non binaire de 23 ans
Montauban

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Trop chou Méli' ! Aller viens nous rejoindre pour le thé !

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Alvin6
Femme de 22 ans
Lyon

5 remerciements
Modératrice
Je viens avec Meli, alors!! 😁 😉

photo de l'auteur Nina82
Nina82
Non binaire de 23 ans
Montauban

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Ah ouais, viens Alvin : plus on est de folles, plus on rit !! ^^

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Origine
Femme de 25 ans
Paris

3 remerciements
Je suis pas coach personnel ou autre, mais je dirais qu'en y réfléchissant à froid là, la première étape pour apprendre à s'aimer et se valoriser, ça commence par l'envie : avoir envie de changer les choses, de mode de pensée.
Et pourquoi en avoir envie ? A priori parce que ça ne peut t'apporter que du bon de te mettre en avant, et cesser de t'envoyer de mauvaises ondes.

En tout cas, malgré ton "code moral", rien n'est immuable.
Rien ne t'oblige à te dire "tu es géniale" ou "t'es super belle", au moins pour commencer tu peux déjà essayer de juste arrêter de te dire que tu es moche et ne vaux rien.

Et puis on m'a dit que dans la vie, il faut accepter ce que nos amis nous offrent. Un compliment, c'est comme un cadeau, s'il est fait c'est que ça vient du cœur. Donc aucune raison de remettre ce genre de parole en question, si ? :D


Personnellement, il y a des jours ou je me dis que je suis plutôt laide, et ou je désespère de ma condition mentale. Puis d'autres je vois tout ce que j'ai vécu, tout ce que j'ai construit toute seule, et le courage que ça demande de faire tout ça (en quelques sortes), alors je trouve que je me débrouille bien et que je suis pas si mal. C'est très rare que je me dise que je suis géniale ou belle, mais c'est arrivé. En tout cas avant d'en arriver à avoir ultra confiance en soi, il y a plein d'autres "niveaux".
J'ai pas une confiance extrême en moi non plus, le tout c'est juste de comprendre qu'on a déjà assez de poids sur nos épaules (passé, société, famille, quotidien..) et que s'enfoncer soi-même ça sert à rien, puisqu'on est à priori les seuls à pouvoir nous relever justement. Inutile de se rajouter du poids.

Certes, c'est souvent plus facile à dire qu'à faire. Je le sais très bien... (j'y arrive pas toujours)


C'était le moment psycho/philosophie de comptoir, par moi-même.
Tchou !

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Corbac
Homme de 33 ans
Marseille

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Bonsoir mesdames,
Si je devais te donner un conseil Manorfe, c'est d'apprendre déjà à te laisser le temps aussi. Tu es encore jeune, tu sors tout juste de ta scolarité. Toutes ces plaies restent à vif sans que tu puisses prendre du recul dessus.

Pour partager mon expérience personnelle comme les autres, j'ai vécu une scolarité à être la risée des autres (un peu moins au lycée mais bon, après en avoir démonté deux trois, j'n'ai guère à en être fier). J'ai sincèrement détesté mon corps et mon être au point d'en arriver à faire des conneries discutables. À l'époque, je me considérais comme le dernier des débris de l'humanité.

Mais j'ai appris avec le temps, avec les rencontres, avec le recul, qu'une grosse part de cette image de moi, je ne la devais qu'au miroir déformant de ces tortionnaires juvénile qui me l'imposaient au quotidien.
C'est loin d'être facile à faire mais essaye de te couper de leurs jugements, d'omettre un temps cette vision de toi pour essayer de te regarder psychologiquement et physiquement avec un regard neutre. Je l'ai fais pour ma part très doucement, petit à petit, apprendre à s'aimer par détails d'abord avant de finir un jour par me dire que ouais, j'ne suis pas un parangon de beauté ni un saint, je ne serai jamais dans les magasines ou reconnu pour mes qualités humaines, mais je suis un mec bien, désirable, perfectible, capable d'être aimé (amicalement ou amoureusement) et digne d'être aimé pour ce que je suis.

Après, un truc qui m'a aidé, c'est d'apprendre que la beauté ou la valeur ne se trouvent pas dans l'objet observé mais dans l'oeil et le coeur de l'observateur. Nous restons de très mauvais juges de nous-même sans aucun recul réel sur nous-même.

Et sérieux, pisse lui à la raie à ton "code moral", crache lui dans la gueule, chie lui dans la bouche, piétine le bien bas xD

photo de l'auteur Avatea
Avatea
Homme de 27 ans
Paris

18 remerciements
Je rejoins @Corbac.

L'estime de soi et la confiance en soi sont des édifices qui se construisent ou se déconstruisent très facilement quand on est jeune, en fonction de nos expériences en milieu familial familial, scolaire... et qui se construisent bien plus difficilement plus tard.

Qu'il s'agisse d'un cursus scolaire malheureux où l'on violentait les enfants pour les faire rentrer dans le moule social (gifle si devoirs non faits, humiliation devant les autres élèves par le ou la prof par exemple), qu'il s'agisse de problème vis-à-vis des normes sociales (bégayer, avoir un handicap physique ou mental, ne pas être dans les canons esthétiques, être vu comme un type bizarre, être homosexuel, bisexuel, s'identifier à un autre genre ou à aucun) ; qu'il s'agisse de l'éducation parentale qui aura favorisé des phobies sociales et le repli sur soi, etc. Tout le monde ne part pas avec le même bagage. Mais ça n'a pas d'importance, ou en tout cas ça ne devrait pas en avoir et ne devrait pas confiner à de la rancœur et du repli sur soi. Au contraire, il est possible d'en faire autant de forces.

Ce qui compte, c'est ce que l'on veut et va faire en réaction à tout ça. C'est long, il y a des hauts et des bas, ça ne disparaît jamais totalement mais on apprend à surmonter et à faire taire cette voix qui nous dévalorise, qui nous dit qu'on n'en est pas capable, qui nous dit qu'on ne mérite pas ce qu'on a, qu'on n'est pas digne de, qu'on devrait se sentir coupable de, que le bonheur ne vient jamais contrepartie. Et quand on y arrive, c'est le bonheur. On s'aperçoit qu'on n'est pas si nul(le) qu'on le croyait, qu'à l'inverse on est vraiment quelqu'un de (très) bien et en qui on peut clairement avoir confiance. :)

Apprendre à s'aimer, ce n'est pas être égoïste ou narcissique : c'est même l'inverse. Parfois on est d'autant plus égoïste qu'on se dit très attentif aux autres parce que souvent, on est attentif à ce qui nous intéresse chez les autres, pas de façon désintéressée et gratuite. On attend en s'intéressant aux autres qu'ils soulagent nos maux. On acquiert un physique d'Adonis pour être considéré, aimé, reconnu, adulé. Or les autres ne sont pas là pour ça en premier lieu, ne peuvent pas sans cesse combler un gouffre sans fin, c'est donc sans issue. Quand on s'aime en revanche, on est comme un vase plein qui déborde, on peut aider les autres facilement et naturellement, sans attendre de reconnaissance ni de contrepartie.

Le droit de faire des erreurs, de pouvoir être heureux.
Les pensées sont des plantes qu'on fait pousser dans un jardin. Cultivez les pensées positives et vous en récolterez le fruit plus tard. Se miner l'esprit avec la culpabilité, le remords, le dégoût de soi n'apporte rien de bon.

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