Sens biologique d'une relation homosexuelle - Page : 2

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Sens biologique d'une relation homosexuelle - Page : 2

Citation de Dedale #290963

Ton 1er message sur ce thread laisse a penser que ton explication reste valable a ce jour. d'ou le problème. Ce qui tu dis sur la domination et la soumission est confus, si tu admets qu'il y a soumission il y a forcément domination.

D'ailleurs l'instinct dont tu parles, pourquoi et quand l'aurions nous perdu ?

Dommage... j'ai peut-être cet instinct caché encore !


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Citation de Ivysaur #290959

"J'ai dit plusieurs choses sur ce sujet. Mais pour que l'homosexualité (si elle a une cause génétique) soit affectée par la sélection génétique, il faudrait que les porteurs de ces gênes soient moins adaptés au milieu (et donc meurent, se reproduisent peu ou pas).

Et à part si une personne est homosexuelle (où les choses font que c'est effectivement plus compliqué), je ne vois pas pourquoi une personne porteuse d'un gêne de l'homosexualité se reproduirait moins."

Les personnes porteuses du gènes de l'homosexualité se reproduisent autant que ceux qui n'en sont pas porteur et ont potentiellement autant d'enfant. La différence, c'est que ceux qui en sont porteur on plus de chance d'avoir un homosexuel dans leur famille, et donc une 3e paire de bras pour faciliter la survie de la famille, celle des parents autant que celle des enfants. Les enfants ont ainsi plus de chance de survivre, et de transmettre le gêne à leur tour, et ainsi de suite...

Ceux qui n'ont pas d'homosexuel dans leur famille ont moins de chance de survie dans le milieu naturel, car il suffit qu'un parent meurt, ou que l'enfant soit laissé sans surveillance pendant que les parents sont parti chercher de la nourriture, et l'enfant devient vite vulnérable. Sa survie est moins garantie qu'avec une tierce personne.


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(oh bon sang, j'ai marqué ethnologiste au lieu d'ethologiste tout à l'heure, c'est corrigé)


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Citation de Jeanne00 #290964

Si tu rajoutes de l'Esotérisme on ne va pas avancer Jeanne, il y a déjà un autre sujet en cours pour cela ;)


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Citation de Dedale #290967

"Les personnes porteuses du gènes de l'homosexualité se reproduisent autant que ceux qui n'en sont pas porteur et ont potentiellement autant d'enfant. La différence, c'est que ceux qui en sont porteur on plus de chance d'avoir un homosexuel dans leur famille, et donc une 3e paire de bras pour faciliter la survie de la famille, celle des parents autant que celle des enfants. Les enfants ont ainsi plus de chance de survivre, et de transmettre le gêne à leur tour, et ainsi de suite... " C'est effectivement la meilleure explication à ce jour.

"Ceux qui n'ont pas d'homosexuel dans leur famille ont moins de chance de survie dans le milieu naturel, car il suffit qu'un parent meurt, ou que l'enfant soit laissé sans surveillance pendant que les parents sont parti chercher de la nourriture, et l'enfant devient vite vulnérable. Sa survie est moins garantie qu'avec une tierce personne. " on parle de l'humain là ?


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Hein , quoi ?!

(j'avoue , je suis un peu estomaquée sur ce que je lis)

Oui , les homos se reproduisent !

(faites tourner) ^^

A+


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Citation de franckright #290970

On parle de nos ancètres il y a des miliers d'année, vivants en pleine nature par petits groupe d'individus.

Et merci Urukan pour la video! Elle est très instructive!


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Bien, nous revoila donc à la case départ après beaucoup de circonvolutions.

"Une relation avec une personne du même sexe a-t-elle un sens biologique ?" aujourd'hui ?


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Citation de Jeanne00 #290972 Hein , quoi ?! (j'avoue , je suis un peu estomaquée sur ce que je lis) Oui , les homos se reproduisent !

Parce que la bisexualité est plus commune que l'homosexualité exclusive. Les gênes en gardent des traces, ce qui produit encore des bisexuels et des homosexuels en moindre nombre car l'évolution c'est des variations.

Aussi, il faut avoir en tête que nous sommes tous, homos et heteros, des mutants. Nous sommes tous le fruit de mutations, d'erreurs. Nous ne sommes pas des êtres parfaits. Et il ne faut pas voir les évènements qui ont conduit aux mutations diverses et variées qui nous ont fait sous un angle moral.

Presque tout le monde se croit être un être unique mais ce qui fait la sommes de vos besoins, vos désirs, votre personnalité sont conditionnés fortemement par la biologie. Les grandes lignes de la personnalité d'une personne sont conditionnées par très peu de gênes en fait et ont une incidence primordiale durant sa vie .


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Citation de Urukan #290988

"Parce que la bisexualité est plus commune que l'homosexualité exclusive. Les gênes en gardent des traces, ce qui produit encore des bisexuels et des homosexuels en moindre nombre car l'évolution c'est des variations."

Ya des stats la dessus ?


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Salut Urukan :)

Je répondais à Franckright . Je ne crois pas à cette histoire de gène . Les parties les plus méconnues de l'humain sont le "coeur" et le cerveau .


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Citation de Jeanne00 #290995

Il le faut bien pourtant, si ils peuvent déterminer la couleur de tes yeux et de tes poils, ils peuvent aussi prévaloir à ta sexualité. Et certains de ces gênes sont récéssifs, quand est-il pour les homos... ?


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La génétique et l'hérédité est bien plus compliquée pour que la plupart des personnes sur ce topic (moi compris) ne puissent avoir une conclusion définitive sur le sens biologique de l'homosexualité. La présence d'un gène dans notre génome ne veut pas dire qu'il s'exprime forcément, dans toutes les cellules, à la même intensité. Il y a des gènes récessifs, il y a de l'intéraction entre gènes (appelée épistasie) etc. Tout ça peut bien participer au maintien dans le patrimoine génétique des gènes qui donnent une attirance homosexuelle.

Ou sinon challenge 2019 : on arrête de biologiser les relations humaines à outrance, et on accepte que quelque chose qui est fortement lié à nos expériences et rencontres (combien de gens changent d'orientation/ d'habitudes sexuelles dans leur vie au cours de leurs rencontres ?) a peut-être une composante sociale toute aussi forte que son éventuelle composition biologique. L'homosexualité en soit est un concept fortement social : sa définition est très différente en fonction des ères (très différent dans la Rome Antique) ou des cultures. Et l'attirance pour les personnes de même sexe n'est qu'une partie de ce que fait l'homosexualité.


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Ou sinon challenge 2019 : on arrête de biologiser les relations humaines à outrance, et on accepte que quelque chose qui est fortement lié à nos expériences et rencontres (combien de gens changent d'orientation/ d'habitudes sexuelles dans leur vie au cours de leurs rencontres ?) a peut-être une composante sociale toute aussi forte que son éventuelle composition biologique. L'homosexualité en soit est un concept fortement social : sa définition est très différente en fonction des ères (très différent dans la Rome Antique) ou des cultures. Et l'attirance pour les personnes de même sexe n'est qu'une partie de ce que fait l'homosexualité.

Applause :)

Arrêtons de chercher des causes . Soyons juste vivants .


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Citation de franckright #290994 > Citation de Urukan #290988 Parce que la bisexualité est plus commune que l'homosexualité exclusive. Les gênes en gardent des traces, ce qui produit encore des bisexuels et des homosexuels en moindre nombre car l'évolution c'est des variations.

Ya des stats la dessus ?

Une des vidéos de Dedale ou celle que j'ai posté en parle. A moins que vous n'ayez pas confiance en un biologiste, théoricien de l'évolution...


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Si mes questions t"insuportent t'y réponds pas et c'est bien.


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J'aime pas les théoriciens^^

(ils sont capables de raconter tout et n'importe quoi , jusqu'à t'en faire perdre ton bon sens)^^


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Citation de Dedale #290967

Les personnes porteuses du gènes de l'homosexualité se reproduisent autant que ceux qui n'en sont pas porteur et ont potentiellement autant d'enfant. La différence, c'est que ceux qui en sont porteur on plus de chance d'avoir un homosexuel dans leur famille, et donc une 3e paire de bras pour faciliter la survie de la famille, celle des parents autant que celle des enfants. Les enfants ont ainsi plus de chance de survivre, et de transmettre le gêne à leur tour, et ainsi de suite...

Ah oui ok, je n'avais pas vu les choses comme ça.


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Citation de Louisiana #291013

on arrête de biologiser les relations humaines à outrance...

Je pense que le fait de les "biologiser" leur donne un sens dans un contexte scientifique. ça ne veut pas dire qu'on est censé s'inspirer des explications scientifiques pour réinventer ces relations. Je trouve ça important de séparer les explications scientifiques (origine de l'homosexualité, évolution de l'homosexualité chez l'humain, la diversité de la sexualité, etc.) de l'éthique et surtout du conséquentialisme (ce qui mène à des choses proches de l'eugénisme) afin d'étudier les premiers.

Sinon, j'invite les intervenants à rester sur le sujet de base: étudier l'homosexualité et les relations homosexuelles dans le contexte de la biologie (qui est une science, suivant une démarche scientifique et proposant plusieurs théories scientifiques).


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Je vous laisse vous torturer scientifiquement :)


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Ceci https://www.huffingtonpost.fr/2012/12/12/des-scientifiques-expliquent-homosexualite-grace-epigenetique_n_2283805.html semble aller dans le sens de Dédale. Et cela https://www.journals.uchicago.edu/doi/abs/10.1086/419842 bien que plus ancien montre que le "problème" est aussi sociologique.


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Citation de BarelyInsane #291032 Sinon, j'invite les intervenants à rester sur le sujet de base: étudier l'homosexualité et les relations homosexuelles dans le contexte de la biologie

Sans faire d'expériences ça risque d'être très compliqué.


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Sens biologique de l'homosexualité

J'ai lu vos commentaires, certaines chamailleries mais n'est-il pas comme cela que nous atteignons les extrêmes ? nous cultivons tant la différence ...

Qu'elle le problème du monde et de l'homosexualité, avant d'avoir des explications scientifiques, la moindre des choses en ce bas monde est déjà d'accepter la différence de l'autre et la compréhension viendra après, l'inverse.

Bref je vous communique juste ce que je sais en matière de culture générale sur le sujet à prendre au degré que vous vous voudrez.

Beaucoup d'idées reçues sur l'homosexualité, à en dire même qu'elle est contre nature !

Reprenons dès le début car il n'y a pas que les homophobes qui ont des préjugés, on en a tous, même les homosexuels.

Quelque petits points à revoir ne seront pas inutiles !

L'homosexualité est un choix !?!

Non : je pense que de nos jours tout le monde à compris qu'on se réveille pas d'un bon matin en ce disant et op! si j'étais homo... ça ne se décide pas, d'ailleurs il suffit de voir tous ceux qui passent une vie à le cacher ou le voir le taux de suicides 4 fois plus importants chez les jeunes qui se découvrent homosexuels. Le choix ils ne l'ont pas eu.

Les seules choses que décide un homosexuel sont de retenir leurs pulsions, rester caché ou s'assumer en se heurtant à la colère, l'ignorance et aux jugements des gens.

Chapeau, quel choix de vie !

Non mais sérieusement ... Certains diront que ce n'est pas un choix mais une déviance à la mode de nos sociétés dites "modernes".

Alors ici, tout est questions d'histoire car on trouve l'homosexualité dans toutes les ethnies humaines, dans toutes les civilisations et sociétés depuis la nuit des temps et même chez les animaux (j'y viendrais plus tard) .

Si ce n'est ni un choix, ni nouveau donc c'est causé par l'environnement d'évolution de l'individu, c'est-à-dire que certains endroits ou sociétés seraient plus favorable à avoir des homosexuels ou pas...

Alors vraiment pas, le pourcentage d'homosexuel dans une population est le même partout, aucune variation significative n'est enregistré quel que soit l'environnement d'évolution de l'individu, rejeté, toléré ou encouragé n'y change rien et ça n'a aucune incidence.

Nos aînés diront "Mouai mais dans mon temps, il y en avait moins ! ou même pas du tout " ... il faut rire un coup car ce qui suit est moins drôle, ces gens oubli que jusqu'en 1982 c'était illégal en France d'être homosexuel et par le passé jusqu'au 18 siècle ils étaient brûlés, vivre heureux c'était vivre caché et ça se comprend.

Je suis bien chaud là donc je continue ... :D ;)

Incidence sur l'orientation sexuelle d'un enfant élevé par deux pères ou deux mères, RAS l'enfant n'est pas influencé, si il est hétéro, il le restera par contre si il est homo alors il aura plus de facilité à s'accepter et s'assumer.

Petit clin d’œil discussions précédentes parlant des animaux, oui en effet chez les animaux l'homosexualité est naturelle (*) par exemple chez les oiseaux, des centaines d'espèces se mettent en couple homosexuel puis couvent et prennent soin des oisillons, ce n'est pas pour autant que le taux d'oisillons homosexuels ait augmenté.

C'est drôle de voir que l'adoption homosexuelle existe depuis des millions d'années et participe à la survie de l'espèce d'une manière ou d'une autre.

FREUD dit que l'homosexualité est le résultat d'un Oedipe mal résolu, bien qu'il soit à l'origine de nombreux débats, ça se passe bien de commentaire pour rester respectueux. ;)

Si ce n'est ni un choix, ni la société, ni les parents qu'est-ce que c'est ?

C'EST NATUREL

Explication

Si aucunee des précédentes influences extérieures ne sont les causes de notre orientation sexuelle, c'est parce qu'elle est déjà décidée à notre naissance, oulalala je vous vois venir ... ça n'a rien de religieux, ésotherique mystique ou génétique.

Pas génétique car ces gènes auraient disparu sachant que les homosexuels ne peuvent procréer donc pas de transmission génétique...

C'est plus profond que ça

Pour rentrer dans le sujet, il y a ce biologiste "Jacques Balthazard" qui explique :

La majorité des garçons au stade embryonnaire prénatal connaisse un pique de testostérone à un moment bien précis ce qui déclenche le développement dans le cerveau d'un noyau situé dans l'air préoptique.

Les filles n'ayant pas de pique de testostérone ne développent pas ce noyau.

Résultat, les garçons ayant ce gros noyau sont attirés par ces filles aux petits noyaux et vice-versa.

Mais mère nature n'oublie rien ...

Chez certains garçons ce pique d'hormone n'a pas lieu, son noyau étant petit est attiré à l'âge adulte par les mâles de son espèce ;)

De même chez certaines filles, le pique de testostérone a lieu ce qui déclenche le développement de ce noyau dans l'air préoptique, comme vous venez de comprendre à l'âge adulte elle sera attirée par les femmes ;) <3

J'ai beaucoup dégrossi les détails et les termes technique mais bon c'est pour la compréhension de tous.

Ce même Jacques Balthazart et son équipe ont faits des expériences sur des souris en leur injectant le rush d'hormone au moment qu'il fallait et il s'avère qu'à leurs convenances, ils ont su faire des souris homosexuels ou pas. Par contre passé ce stade embryonnaire, sachant qu'après cette injection d'hormone au moment précis, quelques soit la situation d'évolution de l'animal (ex : 1 mâle homo au milieu des femelles, etc . ) rien ne change son orientation sexuelle, y compris les autres injections d'hormones, rien n'y fait ça ne change rien .

Notre orientation sexuelle indépendamment de notre volonté est décidée peu avant notre naissance. Ce n'est pas un truc qui s'attrape ou qui se transmet.

Cessons les censures, communiquons juste afin de nous grandir.

L'homosexualité est naturelle

BE TOLERENT


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Vos réponses réunies font apparaitre la vérité au grand jour :

Il n´y a pas de sens biologique dans les relations homosexuelles.

Cette affirmation n´est pas fausse jusqu´à preuve du contraire. (ce qui ne veut pas dire qu´elle est vraie)

Pourquoi avoir répondu à ce sujet, en dehors de l´aide que ça m´apporte ? Je ne m´attendais pas à tant de réponses.


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Je te conseil quand même de regarder sur Youtube des vidéos de Jacques Baltazart qui parle de biologie tout de même. Je pense qu'il y a une part de génétique dans le fait que l'on naisse homosexuel...


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Ah bon ?! ... pffffff .....


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C'est un biologiste qui a fait des études qui expliquent en partie le fait d'être gay. Pourquoi ne pas y croire ?


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Sterek, je pense que c´est une part de la Vérité, mais qu´il faudrait réunir toutes les dimensions explicatives (dont celles qu´on ne connait pas ) pour comprendre parfaitement les causes (ce qui est impossible)

On en viendrait à la création du monde de pourquoi en pourquoi.


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Etre Gay est un ressenti pas une théorie . D'ailleurs , en tant qu'athée je me méfie de toutes les théories .


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Quand on ne croit en rien, on croit : en rien.


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Oui mais il est prouvé scientifiquement certaines choses physiologiques...

Un ressenti ? Moi étant entièrement gay, c'est plus qu'un ressenti : j'ai une attirance définitive pour les hommes... Et cela passe aussi bien par les sentiments que la sexualité...


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Je vous laisse chercher des causes (beaucoup l'on fait avant vous) aux évidences .

Bonne nuit à tous^^


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Je pense quand même qu'il y a une histoire d'hormones, en fait une relation biologique qui expliquerai une partie de l'homosexualité.

Je ne crois pas uniquement à de la psychologie ou un ressenti interne.


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C´est tellement étrange que nos hormones se libèrent face à des êtres du même sexe que nous... qu´est-ce que ça représente donc pour notre cerveau ?


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La question n'est pas tant de "croire" à un substrat biologique qui expliquerait l'homosexualité ou sa persistance à travers le temps que de suivre attentivement les recherches scientifiques actuelles. Certaines personnes qui ont commenté plus haut ont vu juste : il ne sert à rien de se torturer l'esprit avec nos faibles expertises sur un forum, nous ne sommes pas, pour la plupart d'entre nous, d'éminents généticiens... laissons aux scientifiques le soin de tirer des conclusions ou de moderniser notre approche de la sexualité, ils seront bien meilleurs que nous dans ce domaine. Toutefois, je remarque à la lecture de certains ouvrages que la sexualité est toujours beaucoup trop phallocentrée dans les études... y compris dans les études qui portent sur l'homosexualité. Qui s'intéresserait spécifiquement au lesbianisme ? Les intervenants qui s'expriment ne parlent parfois qu'au nom des gays, à croire que la sexualité des femmes n'a qu'une importance mineure. Mais j'ose espérer qu'une nouvelle vague de scientifiques bougera vraiment le milieu de la recherche...

A propos de l'homosexualité génétique/comportementale, il me semble que certains scientifiques, relayés par quelques personnes sur le fil de cette discussion, ont mis en lumière le rôle joué par les gênes qui peuvent s'exprimer ou non selon l'environnement où l'individu évolue. Cette vision-là des choses me paraît la plus convainquante, même si je reconnais mon inexpertise la plus totale sur le terrain génétique. Indubitablement, les gênes modèlent notre façon d'être. Ils ont donc une incidence sur note vie sexuelle. Mais l'environnement peut influer sur l'expression ou non de ces gênes, ainsi que sur l'acceptation ou le refoulement d'une personne qui se découvre homo, bi ou autre.

Concernant l'homosexualité strictement comportementale, je suis un peu plus calée. Quand je dis que les Romains libres étaient tous "bisexuels" cela est un fait avéré, connu, documenté. Au point que les historiens antiques sont obligés de préciser, par des périphrases, que l'empereur Claude aimait exclusivement les femmes (car le concept de l'hétérosexualité n'existait pas plus que le terme "homosexuel" qui s'est construit avec et contre le premier!) Mais en Rome Antique, la sexualité n'était pas pensée ni vécue selon des rapports symétriques comme aujourd'hui. Elle était, plus que jamais, l'expression de rapports de forces très explicites. En clair, la sexualité était toujours profondément dyssiémétrique, même entre deux hommes adultes. Le citoyen actif pouvait baiser avec n'importe quel partenaire, à condition de pénétrer l'autre (femme, prostitué-e, esclave, affranchi-e, étranger, adolescent, jeune fille de rang inférieur) pour manifester sa supériorité sociale, son activité au sens le plus complet: politique, sociale, guerrière et sexuelle. Le lesbiannisme n'était pas considéré comme une véritable sexualité et à ce titre, a plus ou moins été éclipsé.

Un citoyen actif jouant un rôle passif était passible de prison, d'exil ou de mort. Le sexe oral était mal vu, car considéré à la fois comme actif et passif et donc brouillant la hiérarchie des statuts sociaux entre un dominant et un dominé socialement. Pour le dire à gros traits, nos concepts actuels d'hétérosexualité, d'homosexualité et de bisexualité n'ont aucun sens pour les Anciens, qui répartissaient hommes et femmes en fonction de leur place sociale.

Evidemment, biologiquement, il y a fort à parier que bien des Romains préféraient exclusivement les femmes et quelques-uns exclusivement les hommes, mais dans la pratique, il était normal et habituel pour eux de coucher avec les deux sexes. J'imagine (mais je peux me tromper) que cet environnement aura favorisé l'expression des gênes qui peuvent avoir une incidence sur les comportements homosexuels.

M'est avis que le "continuum" ou spectre d'orientations sexuelles dont parlent certains scientifiques est une piste intéressante qui mérite d'être étudiée, à la fois biologiquement et sociologiquement !

Voilà, j'espère ne pas avoir trop dérivé du sujet principal ^^'


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Les citoyens actifs qui étaient passifs étaient passibles de prison ? C´est barbare...

C´était très instructif. Je trouve aussi que notre société actuelle s´axe beaucoup sur l´homme.

D´ailleurs, j´ai étudié un article qui prouvait que les femmes masculines étaient mieux considérées que les hommes féminins. Pourquoi ce rejet des valeurs féminines ? Qu´elles soient stéréotypées ou non ? (je fais aussi des hors sujets)


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Il y a 5 ou 6 sujets mélangés ici, et ça en plus du premier sujet.

Difficile de suivre le fil conducteur de la discussion lorsqu'on parle de tout...


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Citation de Zephyr #291151

Question de dosage.

Nous sommes le résultat d'une recette de cuisine. Si la recette varie, le four, etc... le goût ou l'aspect du produit varie.

Je pense que les hormones c'est un peu pareil. Nous n'avons pas tous le même dosage hormonale et cela doit jouer (je pense) un rôle. Je ne dis pas que cela est la clé, peut-être, mais actullement je n'en ai pas la certitude ^_^


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Citation de Ladylechat #291154

Si mes souvenirs sont bons, j'aimerais apporter quelques précisions sur tes propos.

Les Romains étaient tous bisexuels ? Ah bon ? Alors pourquoi n'y a-t-il pas eu de formation de couples homosexuels ? Si tout le monde l'était... N'était-ce pas plutôt les Romains de la Haute Société, ceux dont l'Histoire a gardé le plus d etrace qui s'adonnaient à ses pratiques pour le plaisir.

Si j'ai bonne mémoire, l'épouse d'un Romain n'était vu que comme une génitrice et pour le Romain en général, faire l'amour à son épouse revenait à rester habiller dans le noir ou la dame se cachait sous un drap. La vision de la bacchanale fait beaucoup parler mais en terme de ratio pratique/population, je dirai que le pourcentage était faible.

Pourquoi une vision phallocentrée ? Je dirai que depuis que l'homme a compris qu'il était plus fort physiquement que la femme, il a assis sa domination depuis des millions d'années. Qu'ajourd'hui, cette réflexion prouve que l'on a encore beaucoup de chemin à faire pour mettre la femme en parfaite égalité avec un homme. Et surtout que cela soit naturel. Que le "Tu cours comme une fille" ne soit plus une insulte...

Donc oui le féminin est mal perçu, cela est dommageable et il faut renverser cet état. Mais il faudra du temps pour que les peuples perçoivent les femmes autrement que comme des reproductrices inférieurs à l'homme.


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41 remerciements

Romangel ,

"l'épouse d'un Romain n'était vu que comme une génitrice et pour le Romain en général, faire l'amour à son épouse revenait à rester habiller dans le noir ou la dame se cachait sous un drap."

Pour les plaisirs hétérosexuels masculins existait tout de même des lupanars ^^

C'est plutôt dans le monde précédant des étrusques qu'on retrouve un mode de vie plus proche de celui des grècs, où tout ce qui comptait était masculin, y compris la beauté.

Mais c'est vrai que les gens du peuple devaient vraisemblablement avoir une vie sentimentale moins compliquée ^^


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les homisexuelLEs sont la pour sauver la planete :)

Ben oui on parle toujours de surpopulation!

Nous on se reproduit peu (gpa et pma) et pourtant c'est paqu'onon essaye pas ;))


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Tous les citoyens Romains étaient "bisexuels" y compris les plus pauvres, au demeurant relativement oisifs depuis la question agraire (IIe siècle av JC). En gros, l'aristocratie récupère des terrains sur l'ager publicus (le domaine public) et emploie la main d'oeuvre servile. Les plus pauvres font ce qu'on appelle un exode rural et végètent à Rome, nourris grâce au clientélisme et aux distributions de blé, donc ils ne travaillaient pas mais ne mouraient pas de faim non plus, et pouvaient toujours baiser et leur femme et des prostitués peu importe leur sexe... Les matrones sont en effet des dames respectables, par ailleurs plus libres que les Grecques car elles peuvent sortir, sont parfois extrêmement cultivées, comme la mère des Gracques qui oriente leur pensée politique, voire jouent directement un rôle dans les affaires de l'Etat, comme Agrippine, la mère de Néron, tuée par ce dernier lorsqu'elle commençait à devenir gênante. Donc oui les Romains sont bi, même les pauvres (mais attention la bisexualité reste un concept contemporain, il n'a rien de Romain) et ceux qui sont passifs socialement (les non citoyens, les esclaves, les femmes etc) sont tenus de l'être sexuellement. Voilà tout.


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Pour ce qui est du féminin, il est en grande partie le produit de la société, comme le masculin. On pense aujourd'hui que les femmes n'ont pas été écartées du pouvoir par la force, mais par le poids du symbolique, notamment les règles considérées comme impures, thèses que les femmes elles-mêmes auraient fini par accréditer (d'où la division des tâches chez les chasseurs-cueilleurs alors que les femmes étaient physiquement on ne peut plus capables, hors des périodes de grossesse, de chasser comme les hommes !) Mais c'est au Néolithique que l'oppression féminine prend vraiment forme avec l'apparition des chefferies, des guerres armées, du mariage et de la sédentarisation. On sait, grâce aux analyses des squelettes, que les femmes souffrent de carences très importantes à partir de l'invention de l'agriculture (simultanée sur plusieurs territoires du monde au Néolithique) - elles sont dès cette date carrencées à hauteur de 30% par rapport aux hommes, inégalité qui n'existait pas avant la sédentarisation. Ces carences et leur aliénation au sein du mariage et du foyer expliquent ensuite la diminution de leurs forces physiques, thèse aujourd'hui partagée par les scientifiques, économistes et sociologues. Donc non, le féminin n'est pas faible (ou s'il l'est, c'est par manque de réflexion sur les raisons de son aliénation, et cela est remédiable)


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Citation de BarelyInsane #291194

Ironie du sort, tu viens d´ajouter un sujet. ^^


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Je suis d´accord avec ton point de vue Romangel, l´explication endocrinienne est à prendre en considération. Je cherche un sens à l´homosexualité, un sens biologique. Autrement dit, une fonction biologique, ou une utilité biologique. Nous avons évoqué beaucoup de causes, ce qui permet de donner sens à cebqu´il y a en amont. Qu´en est-il de l´aval ? Cerains membres ont déjà arpenté ces chemins sinueux....


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Citation de Zephyr #290854

Se nourrir, respirer et se reproduire ne sont pas les seules caractéristiques du vivant, elles sont nécessaires mais un être vivant n'est pas défini que par ces trois là.

Malgré que la reproduction en fasse partie, bon nombre d'individus ne parviennent pas jusque là, ils sont pourtant considérer comme des êtres vivants.

Vu qu'on a pas la certitude (à 99%) que l'homosexualité est d'ordre génétique, la sélection naturelle n'a sûrement aucune incidence dessus.

Après pour le sens biologique ça dépend de ce que l'on entend par "biologique", et puis le désir et l'attirance amène la reproduction et pas l'inverse, c'est parce que les espèces ont sû s'adapter et trouver des moyens de se rendre "désirables" qu'il peuvent par la suite se reproduirent.

Ça reste quantique comme question ! On a aucune donnée fiable sur le problème de l'homosexualité, donc toutes les réponses sont ni justes, ni fausses. Tout dépend du point de vue de chacun, de ses propres connaissances et convictions.


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Sans doute est ce le précepte de départ qui est erronné: "Un être vivant se nourrit, respire et se reproduit".... Eh bien non! La reproduction est nécessaire au niveau de l'espèce, mais pas de l'individu, et ce n'est pas un point de vue de l'esprit, mais une réalité biologique de la nature. Regarde une fourmillière: Des milliers d'individus, mais un seul et unique individu disposant de la capacité de se reproduire, la reine (m'enfin... deux.... elle accumule de la semence au début et fait toute sa vie avec ensuite!) Et cet exemple est applicable à tant d'autres espèces animales...

Donc, affirmer que l'être vivant se caractérise par sa capacité reproductive est tout simplement FAUX...

:-)


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Citation de Lindos #291243

C'est pour ça que j'ai parlé d'épouse ^_^

Pour le reste : Tous les Romains étaient bisexuels, je pense qu'il y une prédominance masculine dans cette pratique bisexuelle qui comme il a été dit ne ressemble en rien à notre vision contemporaine.

Effectivement la reproduction est une nécessité d'espèce pas d'individu. Certainement notre tendance contemporaine à prendre notre individualité pour un fait de société...


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J´espère vraiment de ma vie ou non pouvoir comprendre le sens de ce vécu... sans ne jamais plus en douter par la suite.


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Ce serait comme essayer de comprendre le sens de la vie...


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