besoin d’écrire, sensation d’être perdue

Karina
Publiée le 29/12/2019 à 21:01
Auteur du sujet

besoin d’écrire, sensation d’être perdue

J'ai un immense besoin d'ecrire ce soir, je suis dans une periode ou je me retrouve totalement perdue, perdue par rapport aux sentiments que j'ai ou que je n'ai pas envers mes proches... perdue professionnellement parlant.. et perdue avec ce que je suis.

Que faites vous dans ces moments ....?


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Cahir
Publiée le 29/12/2019 à 21:22

Bonjour Karina,

Personnellement dans ces moments-là, je déprime totalement haha ...

Mais ! Je t'invite à ne pas suivre ma voie et à nous parler de tes tracas.

Je suis sûr que tu pourras trouver du réconfort dans les réponses si souvent pertinentes des membres de ce forum =)


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Karina
Publiée le 29/12/2019 à 21:28
Auteur du sujet

Ahah... je pense que je prend ce meme chemin malheureusement, avec de la bouffe a volonte et des series totalement nulles .......


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Reglisse
Publiée le 29/12/2019 à 21:59 - modifié par Reglisse le 29/12/2019 - 22:01:44

Coucou Karina,

C’est déjà bien que tu cherches de la compagnie et que tu veuilles communiquer. Car, lorsqu’on se sent mal, on a tendance à se renfermer sur soi-même. Du coup, c’est pire !

Certains te diront de sortir. En cas de difficultés financières, c’est plus facile à dire qu’à faire. Et on noue très rarement des amitiés dans les parcs (je ne dis pas que c’est impossible, puisque je ne sais faire que des rencontres improbables).

J’étais complètement perdue à ton âge : paumée au milieu d’un immense désert affectif (autant amical qu’amoureux), paumée dans l’impitoyable jungle professionnelle, paumée dans un corps hybride.

À 20 ans, je rêvais d’en avoir 30, car je pensais naïvement que tout irait mieux, que tout serait plus facile. Malheureusement, la réalité est bien différente.

Aujourd’hui, je me débrouille encore sans carte, sans boussole et sans GPS.

Mon corps est toujours aussi hybride mais j’ai fait la paix avec lui.

Au niveau affectif, c’est beaucoup mieux, même si je cherche toujours à rencontrer du monde (sinon, je ne serais pas là).

Du côté professionnel, c’est la stagnation sans fin. À croire que je suis au cœur du Marais des Morts !

Pour ma part, j’ai attendu longtemps que la roue tourne. Je ne peux pas te donner de recettes miracles car je ne suis pas un modèle de réussite.

Je peux juste te dire de garder espoir car la lumière brille quelque part dans les ténèbres. Même au cœur de la souffrance, tu pourras voir une lueur envoyée par le destin. Si tu sais la saisir, certaines choses pourront changer en bien. (Je parle juste avec mon expérience et mes croyances).

Si tu veux discuter, tu peux être écoutée et entendue. La compréhension, ça peut aider… Tu dis avoir besoin d'écrire, alors, si tu veux expliquer tes soucis, écris…


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Karina
Publiée le 29/12/2019 à 22:10
Auteur du sujet

Merci beaucoup pour cette réponse, je suis tellement dans une grande tristesse qu'un rien me fait pleurer, et ta réponse m'a émue.

J'aimerai tellement échanger avec de nombreuses personnes, connaitre leur histoire, leur vécu, et échanger sur ce que j'ai pu vivre, apprendre, retenir.


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W0nderwOOman
Modération
Publiée le 29/12/2019 à 22:44 - modifié par w0nderwOOman le 29/12/2019 - 22:56:23

Pourrais-tu nous en dire un peu plus sur ce que tu as vécu ? Pourquoi es-tu frappée d'une grande tristesse ?


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Reglisse
Publiée le 29/12/2019 à 23:16

Karina, je comprends ton désarroi. J'ai traversé des périodes de grande tristesse. Quelle est la cause de la tienne ?

Ce serait long de te raconter mon histoire ici. Mais je veux bien te parler un peu de mon vécu.

J’ai le corps d’une femme mais j’ai le système hormonal d’un homme.

En fait, au lieu de fabriquer des œstrogènes et de la progestérone, mes ovaires font uniquement de la testostérone (au même niveau que pour un homme de mon âge). En plus, je n’ai pas la chance d’être imberbe. Loin de là !

Autant te dire que ma pilosité très peu féminine m’a causé bien du souci. D’ailleurs, j’ai été isolée et harcelée quotidiennement au collège.

En plus, ma particularité hormonal fait que je ne me sens pas totalement femme. Je ne pense pas vraiment comme une femme. J’agis parfois comme un homme, parfois comme une femme. Mon éducation m’a énormément bridée et, malgré le travail que j’ai fait sur moi, je m’efface encore parfois. C’est comme si j’oubliais que j’existe, que je ne suis pas juste un décor. Cela énerve mon ami parce qu’il ne comprend pas toujours mon attitude.

À 21 ans, j’ai voulu changer de sexe. Être une femme n’avait à mon sens que des inconvénients et j’ai vécu un temps comme un homme. Je me sentais enfin libre !

Je n’ai pas osé changer définitivement de sexe. Je ne regrette pas ma décision.

Quand j’ai repris mes études, j’ai craint d’être mise de côté. Alors, j’ai repris les tenues féminines et les épilations.

J’apprécie et j’assume la globalité de mon corps depuis 2 ans. Je ne m’épile plus, je ne me rase plus, et je me considère comme une femme, mais avec la pilosité et les hormones d'un homme.

Concernant l'aspect sentimental, c'est encore plus compliqué…

Peux-tu nous en dire davantage sur ton vécu ?


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Frango
Publiée le 30/12/2019 à 12:31

Bonjour Karina,

Généralement, lorsque j'écris à une personne que je ne connais pas, je vais voir son profil. Ce n'est pas de la curiosité, mais de l'intérêt.

Tu te définit comme quelqu'un de timide. C'est vrai que ton profil n'est pas très détaillé.

Lorsque j'étais (beaucoup) plus jeune, j'étais très timide et je rougissais facilement, ce qui m'agaçait terriblement ! Avec l'âge, c'est passé...

Bref, quand j'ai le blues, j'évite de rester seul, même si j'ai envie de ne voir personne. Mais ça peut être par téléphone... Ensuite, j'essaye de m'occuper le plus possible (bricolage, photos, ordi, sport). Je regarde aussi mes livres préférés (oui, regarde = photos archi, peintures, pays, etc...).

Voilà ce que je fais ; ce sont des "recettes" parmi tant d'autres. L'important est de ne pas décrocher trop longtemps... Car, il faut du temps pour revenir, ensuite, à une vie plus normale. La vie est comme ça, il y a des hauts et des bas ; tu n'y peux rien. Mais, surtout, ne perds jamais espoir... Aime la vie et ceux qui t'entourent, ils te le rendront.

Je t'embrasse, Frango.


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