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Bonjour à tous,
Je m’appelle Romain, je suis né en 1980 et j’habite en région parisienne. J’ai eu très peu de relations sérieuses. Il faut être honnête : quand on est légèrement efféminé et plutôt passif, peu de personnes se projettent réellement dans une relation stable. Mais ce n’est pas le sujet principal.
J’ai découvert le milieu gay à la fin des années 1990, vers 1997 : les boîtes de nuit, les bars gays, le Marais. Aux alentours de 19 ans, j’ai aussi commencé à observer – de loin au départ – les lieux de drague extérieurs, souvent après les sorties de boîte, notamment l’été pendant les vacances. L’ambiance était particulière. La fin des années 90 était encore très marquée par le sida, et les pratiques dans ces lieux pouvaient paraître assez « hard » pour le jeune homme que j’étais. J’étais curieux, mais aussi très prudent concernant ma santé.
Progressivement, j’ai fréquenté davantage ces lieux, faute de petit ami, mais aussi pour passer le temps. J’aimais être dehors, dans ces espaces ouverts, plutôt que dans les saunas ou les backrooms de l’époque, même si j’en ai fréquenté quelques-uns. Les ambiances y étaient souvent encore plus extrêmes, et cela ne me correspondait pas vraiment. C’était une autre génération : les clubs avec tenues en cuir, masques à gaz… J’ai vu ça à la fin des années 90, et j’ai l’impression que tout cela appartient désormais au passé.
Dans les années 2000, on se retrouvait davantage dans les saunas, tandis que les bars gays conviviaux ont commencé à disparaître. Pourtant, les années 90 avaient quelque chose de vraiment agréable : on pouvait se retrouver dans des bars pour discuter entre gays, sans que tout soit immédiatement sexualisé. Comparé à aujourd’hui, où je me retrouve seul derrière mon ordinateur, c’était une époque plus humaine, plus vivante.
Les lieux de drague extérieurs, eux, ont globalement subsisté entre 2000 et 2010. Il n’y avait pas encore de réelle volonté politique ou municipale de les faire disparaître. Mais depuis 2010, on les voit s’éteindre peu à peu : travaux forestiers, parkings clôturés, aires de repos réaménagées… Tout a été fait, depuis une vingtaine d’années, pour qu’ils n’existent plus.
En région parisienne, j’avais mes habitudes : avec le temps, je connaissais une vingtaine de lieux à moins de 30 minutes de chez moi. Quinze ans plus tard, il n’en reste quasiment aucun. Pourtant, même si ma vie était — et reste — assez solitaire, fréquenter ces lieux représentait pour moi une vraie bouffée d’oxygène. Je savais bien que la plupart des hommes rencontrés étaient hétéros, bisexuels, et qu’aucune projection sérieuse n’était possible. Mais sur le plan sexuel et humain, cela comptait pour moi.
Aujourd’hui, le problème n’est pas tant mon âge que la disparition totale de ces espaces. Il n’existe plus vraiment de lieux où l’on peut croiser, par exemple, un père de famille sortant du travail pour une rencontre rapide et discrète. Tout est désormais passé par internet, ce que je trouve personnellement plus insécurisant que les rencontres en extérieur.
Et vous, comment ressentez-vous cette évolution ?
Bonjour Daddy,
Merci pour ton témoignage, plein de sens. Ce passage m’a particulièrement marqué :
« En définitive, nous avions plus de liberté lorsque l’homosexualité était, au moins officiellement, illégale… »
Tout (ou presque) est dit.
Pourquoi cette volonté systématique de faire disparaître ces lieux ? Peut-être qu’un encadrement adapté aurait été une meilleure solution que leur suppression pure et simple. À l’instar des plages naturistes, clairement signalées et réglementées par arrêté, certains lieux extérieurs où les pratiques gays pourraient exister librement et sans hypocrisie pourraient constituer une alternative plus respectueuse.
Si la disparition des lieux de drague accompagne la dépénalisation de l’homosexualité et son intégration dans toutes les strates de la société, j’ai le sentiment que l’on ignore profondément les besoins et les désirs de certains hommes qui aiment les hommes. Qui décide de ce qui est bon pour moi ? Des politiques ? Des administratifs ?
Qu’en pensent les plus jeunes ?
Êtes-vous plus heureux, plus intégrés, plus respectés, plus libres… depuis que cette chasse aux lieux de drague extérieurs est engagée ?
Avons-nous aujourd’hui assez de recul pour en juger ? Je ne sais pas.
Mais cela m’intéresserait sincèrement d’avoir un ou deux témoignages.
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