Comment faire pour savoir et pour être ?

auteur anonyme

Anonyme
Ce sujet est une demande d'aide, écoute et bienveillance sont de rigueur

Il est temps d’arrêter de vivre dans un monde fictif et de reprendre sa place dans le monde réel.

C’est ce que je me suis dit cette nuit. Je viens de m’inscrire sur ce site et le système de forum est peut-être ce qui me pousse à demander de l’aide.

Brièvement, il faut que j’explique mon parcours personnel.

Début des années collège, comme à chacun dans une nouvelle école, une sorte de nouvelle identité se met en place pour les amis, souvent pas trop loin de celle de la famille. Mais plus les années passent plus nous redevenons nous-même. D’un côté ou de l’autre. Le choc de cela m’a fait perdre toute confiance en moi.

J’ai arrêté ma scolarité au début de ma seconde. Depuis je ne suis que peu sorti de chez moi. Mon travail était de promener mes grands-parents. Quelques heures par semaines. Ensuite pole-emploi et fin de droit. Je suis toujours chez mes parents, sans revenus. Je n’ose plus trop sortir, à moins d’une obligation, et surtout, je ne supporte pas d’être avec trop de monde dans une pièce statique, style salle d’attente. J’ai toujours l’impression que l’on me regarde. Je ne vis qu'au travers de mes lecture, d'écoute de musique, de films ou de séries.

Voilà pour le parcours personnel, voici le parcours relationnel :

Je n’ai jamais eu de relations amoureuses. Je n’ai aucunes connaissances en dehors de ma famille.

Je ne sais pas mes préférences. Je sais simplement que j’ai tendance à imaginer un homme qui me prend dans ses bras pour me calmer au besoin. Un homme fort et doux. Je n’ai pas souvenir de me rassurer en imaginant une femme dans ce rôle.

Alors voilà : comment faire pour savoir et pour être ce que nous sommes ?



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Manumanu38
Homme de 37 ans
voreppe

salut!

Alors voilà : comment faire pour savoir et pour être ce que nous sommes ?

c'est une sacrée question!!

que l'on se pose tous régulièrement,

je n'ai pas ce qu'il t'est arrivé au collège, mais si j'ai bien compris, tu as perdu confiance en toi et tu t'es renfermé sur toi meme.

alors il n'y a pas de miracle, mais tu peux petit à petit renouer avec le monde, et te mettre des objectifs faciles au départ et plus tu vas atteindre ces objectifs plus tu reprendras confiance en toi, cela demande courage et patience et surtout ne pas se décourager trop vite,

en tout cas, ta démarche de venir en parler ici est un bon début,

j'espère que prochainement tu oseras ne plus parler en anonyme.

je te souhaite de te découvrir!


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Droxalln
Homme de 31 ans
Riom

Yo ! je me suis legerement reconnu dans tonr écit. J ai arreté apres mon BAC de mon coté, j etait tres timide et j aimais pas specialement sortir, d'ailleurs je n' en voyais pas l'interet. J'etait tres fils a maman, ne voulant rien faire par moi meme et ne pouvant realiser des choses qu avec son aide. J' ai vécu chez mes parents jusqu a il y a recemment, grossierement mes 30 ans.

J' était tres bien dans mon monde, ma ptit bulle de confort, mon imagination au travers de musique, lecture, series etc.

Les gens voguent entre mon indifference et mon hypocrisie qui me force a passer pour ce que je ne suis pas, bien que je sois gentil de nature, qu'est ce que j'aimerai les envoyer se faire foutre par moment, je sais pas pourquoi xD

Je n'ai eu aucun mec de toute ma scolarité, mais je me rapelle avoir eu mes amourettes au college avec des filles, mais rien de concret, pourtant j avais deja a l epoque cette attirence pour le corps de l'homme qui ne ma laissait pas indifferent. D'ailleurs niveau sexuel, j' ai une libido proche du neant.

Un soir, une amie a voulu qu on aille faire un tour dans une boite de nuit gay, j'etait pas enchanté a l idée de devoir sortir dans un endroit bruyant, j aime pas faire la fete faut dire, mais la curiosité a pris le dessus, j y suis donc allé et c' est là que pour ma premiere fois, je me suis fait draguer par un mec, et quand bien même il ne me plaisait pas plus que ca, je trouvais un certain plaisir de voir que je plaisait a un autre homme. J'ai commencé petit a petit à assumer que j'était + gay qu' autre chose, meme si ma libido m empechait de faire quoi que ce soit avec quiconque.

Je ne connais pas ton age et trop peu ton parcours pour te dire quelles sont tes préferences actuellement, masi en discuter autour de toi meme juste virtuellement t'aidera déjà à avancer, donc hésite pas.


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Youhou
Homme de 22 ans
Reims

Bonjour à toi !

C'est vrai que ta situaion a l'air un petit peu compliqué je trouve, mais il n'y a aucune fatalité.

Je pense que pour en découvrir un petit peu plus sur toi, il va falloir que tu essayes de t'ouvrir un petit peu aux autres.

Pour moi, ce site peut être un bon intermédiaire. Je sais que pour moi, rencontrer directement des gens "en vrai" (ex: beeting :p), c'est une grande source de stress. Mais en communiquant régulièrement avec des gens de tout sexe, je pense que tu vas pouvoir travailler un petit peu ce que tu es.

C'est toi, avec les petites affinités que tu vas former, qui va pouvoir dire ce que te plait le plus.

Et en prime, lorsque tu seras à l'aise avec certaines personnes, tu pourras concevoir de les rencontrer en vrai (Beeting ou autre), et dans l'idée, ça va t'aider à développer ton cercle amical ! Même sans ça, ça fait du bien d'avoir des gens à qui parler.

Dans tous les cas, pour moi, le mieux, c'est vraiment d'essayer de parler à quelque personne. Ils vont s'interroger sur toi, et je pense qu'instinctivement, tu découvriras des choses sur toi...

Dans les films, séries, tu n'as jamais eu d'attirance particulière pour un genre particulier ?


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Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements

"Il est temps d’arrêter de vivre dans un monde fictif et de reprendre sa place dans le monde réel."

Le monde fictif permet d'esquiver la réalité qui dans ton cas semble être un défaut d'autonomie, un recul devant la difficulté à s'insérer socialement, laquelle est particulièrement difficile et concurrentielle de nos jours.

Difficile de te répondre sans connaitre ton âge...

Disons que tant que tes parents t'hébergent, te nourrissent et sont solidaires avec toi, sortir de la coquille où tu te protèges est un bon début et sans doute même une étape indispensable. Mais sera probablement insuffisant, à moins de t'installer dans une phobie sociale et te faire médicaliser au long-cours, ou d'exceller dans l'art du parasitage social et te faire entretenir. La dernière option a bien fonctionné ce dernière dizaines d'années en France, mais son avenir est incertain car l'état devient nécessiteux (en fait ce sont les français qui n'ont plus les moyens d'entretenir le train de vie de l'état). La première option fonctionne encore, et peut même être un passage obligé si tu es anxieux, dépressif, phobique social, etc, pour desserer les freins qu'ils provoquent.

Mais en fait cela dépend finalement pas mal de l'énergie que tu mettras dans ta plongée dans la vraie vie.

Dialoguer sur un forum est un bon début, mais reste encore largement attaché au monde virtuel.

Créer des obligations qui t'obligent à sortir, rencontrer, partager, puis progressivement à t'enrichir moralement et physiquement, gagner ta vie, serait sans doute nécessaire à une autonomie.

" j’ai tendance à imaginer un homme qui me prend dans ses bras pour me calmer au besoin. Un homme fort et doux. Je n’ai pas souvenir de me rassurer en imaginant une femme dans ce rôle."

Il y a en effet des hommes qui aiment protéger et rassurer, et ceci d'autant plus facilement que tu serais jeune (et beau) ^^ Il y a un équilibre à trouver car ils ne faudrait pas que tu sois maintenu dans cette dépendance, ni qu'ils se lassent de te soutenir. En tout état de cause tout ce qui pourra te faire reprendre confiance en toi, t'aider à surmonter tes craintes, etc, sera positif. Mais cela ne dis pas que tu sois gay et que ce soit une sexualité homosexuelle qui te comblera le mieux. Juste que tu sembles ressentir cette proximité physique comme rassurante... Toutefois si cela fonctionnait pourquoi pas, tu ne serais pas le premier à l'envisager pour des raisons affectives voire matérielles. Faut savoir aussi que les amours gays sont émaillées de ruptures. Ce n'est pas vraiment rassurant, mais rend inévitablement plus autonome.

As-tu déjà envisagé de parler à un médecin pour qu'il vérifie si tes craintes n'atteignent pas un niveau s'apparentant à une phobie sociale ? Ils ont des méthodes assez efficaces pour gommer les peurs et modifier les comportements.


auteur anonyme

Anonyme

J'ai 28 ans, selon un psychologue, je souffre d'anxiété généralisé. Quand je suis sorti de chez lui, je n'étais pas très stable, selon mes parents qui m'avaient accompagnés, même le psy avait l'air inquiet pour moi. Et quelques jours plus tard, j'ai fait une grosse crise d'angoise. Depuis, je me suis aperçu que je faisais de nombreuses crises d'angoises à longueur de journée, même sans sortir de chez moi, et en étant seul dans ma chambre. Je n'y suis pas retourné.

Je ne sais pas non plus si je suis gay. Je regade beaucoup les hommes, c'est vrai, peut-être que je cherche à me faire protéger. Inconsciement.

Je commence à m'ouvrir au monde cette année.

Ma famille connaissait déjà mes problèmes relationnels, mais seuls ma mère et un de mes frères connaissent mon penchant possible sur la gente masculine. Surprenant à entendre leurs refléxions sur les homos. Avec eux, je peux maintenant m'ouvrir encore plus. me sachant accepter si je le suis ou non.

Niveau professionnel, je ne sais pas quoi faire, sans diplome, je ne peux trouver de travail. Pour avoir un diplome, il faut sortir. Et cela m'angoisse. Penser à l'avenir m'angoisse.

Depuis dix ans j'écris, mais rien n'abouti. je suis tellement renfermé sur moi-même que je ne sais même pas écrire un dialogue.

Je ne veux pas, je ne veux plus me sentir assister. Voilà le pourquoi de ma démarche. Je veux m'en sortir. Et être autonome.


photo de l'auteur anamajob
Anamajob
Femme de 24 ans
Cholet

Bonjour,

Tu es dans un cercle vicieux, plus tu vas te conforter dans ton cocon, plus ta peur du monde extérieur va augmenter.

Je te conseil de procéder par étapes, sans te mettre de pression. Au début fait des choses très simples (Une petite sortie banale), ta confiance va augmenter et tu finiras par avoir envie de faire des choses dont tu ne te sentais pas capable avant.

C'est compliqué de sortir d'une anxiété généralisée, car tu finit par avoir peur de tout, et il y a les risques de dépression.

Il faut percer cette bulle avant qu'elle ne t'enferme encore plus, car elle est rassurante mais t'installes dans la peur du monde extérieur

Pour ce qui est de l'orientation, je pense que ça se précisera naturellement après... on se découvre aussi grâce aux gens et aux expériences


auteur anonyme

Anonyme

Je sais que tu as raison. Tu n'es pas la première personne à me le dire. Mais bien que j'ai l'envie de m'en sortir, personne ne m'a donner l'envie de sortir. Je suis dans le combat constant entre ces deux choix. La facilité, rester chez moi, enfin chez mes parents, et de vivre ma propre vie.


photo de l'auteur anamajob
Anamajob
Femme de 24 ans
Cholet

Citation de Anonyme #282880

Dit toi que cette facilité peut te coûter cher à l'avenir

Car tu passeras à côté de ta vie, et puis les parents ne sont pas éternels... il faut apprendre à être autonome avant qu'ils ne partent

Tu ne peux pas sortir avec ta famille ?

Je pense qu'une activité professionnelle, même à temps partielle, serait un bon début


auteur anonyme

Anonyme

Je sais que les parents ne sont pas éternels. Sortir avec ma famille est compliqué. Frères mariés avec des enfants, soeur sur le point de se marier. Tous vivent en dehors de la ville où je vis. Je suis aussi le dernier, je n'ai pas tellement d'accroche avec leur vie actuelle. Et sortir avec les parents, c'est déjà ce que je fais quand je sors de chez moi.

Je n'ai pas beaucoup de choix de sortie. ni d'envie, encore une fois. Je ne vais pas dire que je suis radin, mais je ne vois pas l'intéret de payer un ciné, ou un resto quand on est mieux chez soi, que ça coûte moins cher et que l'on est sur de la qualité et de la tranquillité.

Au niveau professionnel, je n'ai aucune qualification, ni de moyen de transport. Ainsi qu'aucune idée de ce que je veux faire.


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Lunik
Femme de 28 ans
Bruxelles

Je ne sais pas si j'ai bien lu mais tu dis ne pas avoir le choix et ne pas avoir l'envie. N'est-ce pas l'envie qui créé le choix ?

Pour le travail, certains postes ne demandent pas de grande qualification. Un travail, même à temps partiel, assure un minimum de lien social.

Tu vis peut-être dans une sorte de bulle protectrice, une zone de confort car seule "la tranquilité" importe.

Si tu n'en sors pas, rien ne changera.

Bienvenue sur Betolerant et bon courage à toi.


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Faith141
Homme de 43 ans
paris

Salut, tu as donc 28 ans.

De quelles régions es-tu?

Je pense que la priorité c'est d'aller voir un médecin et/ou une psychologue ou psychiatre. Pour vraiment avoir un avis médical et éventuellement un traitement.

Il faut lutter assez rapidement contre tes crises d'angoisses et traiter "ta phobie sociale" si c'est bien de cela dont il est question.

La priorité c'est de lutter contre les crises d'angoisses.

Après je pense qu'il faut que tu réfléchisses aux choses que tu pourrais faire pour sortir de chez toi et t'intéresser a ceux qui t'entourent.

Tu vis chez tes parents, tu pourrais gérer une partie des courses quotidiennes. c'est un exemple, mais ça permet de sortir, aller à la boulangerie, etc.

Es-tu un peu sportif?

Cela te ferait du bien. Je sais tu vas me dire que si tu ne sors pas de chez toi, faire du sport ça va être compliqué. Mais je pense que tu devrais y penser.

Le sport me fait énormément de bien pour les crises d'angoisses.

Tu peux aller courir éventuellement avec un membre de ta famille.

Tu dis que tu n'as pas de diplôme et que dc tu ne peux pas travailler. C'est vrai qu'avoir un bac +5 ça peut aider pour trouver du travail.

Mais il y a plein de domaines où tu peux travailler sans diplôme.

Et tu peux tjs après faire des formations.

Pourrais tu nous parler du cheminement entre le college et aujourd'hui? Y a til eu des evenements ou enchainements d'venements qui ta ammener a cette situations?

Pourrais-tu nous parler du cheminement entre le collège et aujourd'hui? Y a-t-il eu des événements ou enchainements d'événements qui ta amener à cette situation?


photo de l'auteur anamajob
Anamajob
Femme de 24 ans
Cholet

Citation de Anonyme #282891

Je ne te connais pas donc c'est compliqué de comprendre,

Es tu plutôt du type solitaire et asocial (Le contact humain t'intéresses peu, tu n'en ressens pas le besoin)

Ou phobique social (Tu veux du contact, mais tu as peur des gens) ?

En ce qui concerne le travail, la bonne question n'est pas forcément ce que tu veux faire, mais ce qui te correspond le mieux : Dans quel environnement serais tu le plus à l'aise ?

Il y a des domaines très différents, manuels, intellectuels, solitaire, en équipe, en bureau, en extérieur... forcément l'un de ces critères te correspond mieux


photo de l'auteur Droxalln
Droxalln
Homme de 31 ans
Riom

"Je n'ai pas beaucoup de choix de sortie. ni d'envie, encore une fois. Je ne vais pas dire que je suis radin, mais je ne vois pas l'intéret de payer un ciné, ou un resto quand on est mieux chez soi, que ça coûte moins cher et que l'on est sur de la qualité et de la tranquillité.

Au niveau professionnel, je n'ai aucune qualification, ni de moyen de transport. Ainsi qu'aucune idée de ce que je veux faire."

Bienvenu au club 🙄


auteur anonyme

Anonyme

N'avez vous jamais eu l'impression de ne plus savoir qui vous êtes? Que tout ce que vous pensez être est faux, que votre vie est basée sur un mensonge. Mais en même temps de toujours savoir qui vous êtes, que la partie de vous, qui pense que votre vie est un mensonge, est en fait la véritable erreur ?

C'est le même genre que ce que disent beaucoup de livre sur le bien être, La Pensée Positive. Masquer ce qui ne va pas, se concentrer sur ce que vous voulez être, se comporter ainsi, pour le devenir par la suite.

C'est ça qui c'est passé pendant mes années collège. Ce n'était simplement avec un manque de confiance en soi, c'était aussi avec une sorte de double personnalité, ellement bien faite, que je n'ai pas supporter qu'elles se rencontrent.

Chaque fois qu'elles le faisaient, je ne savais pas comment me comporter. Et tout a déraillé. Je suis rester quelques années dans une sorte de sommeil. Quand je repense au collège, il y a un flou, comme les années qui ont suivies.

Mon "réveil" est dû à la musique. Puis j'ai écrit pour me reconstruire. Pendant dix ans. J'ai l'impression, en ne sachant pas avancer par moi-même, que si je devais tester cette "Attitude Positive" que je pourrai redevenir cette personne, cette ombre. C'est ça qui me fait peur.

A ce jous, je ne sais pas totalment qui je suis, je ne sais pas avancer, je ne sais pas si je suis capable d'avancer sans le savoir.


auteur anonyme

Anonyme

Je suis plutôt phobique social. dans un sens, je veux et je cherhce le contact. Mais je suis aussi depuis trop longtemps en dehors de relations sociales en dehors de la famille, dont je suis "obligé" de créer une relation, que je ne sais pas comment interagir avec les personnes. C'est pour cela qu'il est plus facil, pouru ne fois, de dire des choses aux autre par internet. Chaque contact, même recherché devient une réaction d'angoisse.

Par exemple, un coup de téléphone que je dois donner, pour prendre rendez-vous ou autres, c'est ma mère qui doit le prendre, même si je suis à côté d'elle au cas où il y aurait des questions, j'angoisse.

Je me sens mieux dans des endroits avec vu sur la nature. Une rivière, une forêt. Je suis solitaire. Mais je sais qu'il est plus facile, plus utile de travailler dans une équipe. Les idées peuvent plus facilement s'échanger.

Paradoxalement, j'aimerai aider les autres à dire les choses, ou à les écrire. Un moment, je voulais devenir correcteur pour une maison d'édition. J'ai besoin de me sentir utile.


auteur anonyme

Anonyme

Je suis du Nord. Je ne suis pas sportif. Je ne me vois pas courir seul. La piscine, à la vue de tous, non merci. Être seul pour les activités sportives est déprimant. Et personne de ma famille ne peut le faire avec moi.

Pour les courses, c'est la promenade de mes parents. Je vais juste à la pharmacie de temps en temps. Mais à chaque fois, je ressors en angoissant. Même essayant de métriser ma respiration pour me calmer. Je ne supporte pas le regard des autres. Cela me fait perdre tous mes moyens.


auteur anonyme

Anonyme

Mon cheminement entre la collège est maintenant.

Après mon brevet, j'ai redoublé ma troisième. Personnalité changeante, perte de repères et d'amis, j'ai décrocher. J'ai arrêté les cours, fais par correspondance une seconde, non finie, un bep compta, non fini.

Puis rien. Mis à part sortir mes grands parents. Tout c'est passé dans un flou presuqe total.

A 18 ans, je me suis réveillé. J'ai écrit. Au fur et à mesure que le temps passait, je revoyais des flash des années collège, des flashs où je n'étais pas vraiment moi.

En parallèles à ces années floues et après, mes parents divorcent, ma soeur quitte la maison, ils se remettent ensemble. Mon frère part plus loin, dans la Nièvre, se marie et a des enfants. Mon autre frère se fiance. Mes parents se remarient, mon frère se marie et à des enfants.

durant ce temps, je suis seul.

Depuis mon réveil, j'écoute beaucoup de musique, et je lis, énormément de romans. Thriller, fantastique, romance.

Et me voilà aujourd'hui. A me livrer. J'avoue qu'avec le recul, que j'avais un béguin pour mon meilleur ami au collège. A cette époque, de ce que je peux dire, c'est que les filles ne m'interressaient pas. Mais je cherchais toujours le contact de mon ami.

Jusqu'à il y a un mois, je n'en avais parlé à personne. J'entendais les réflexions de ma famille sur l'Homosexualité, pas très favorable. J'avais peur. Peur de me retrouver tout seul si je l'étais. Ma soeur aurait pu m'aider je pense, elle a des amis gays, si j'ai bien entendu. Mais les autres...

Je ne sais pas si vous connaissez les Funambules. Il y a cette chanson: Prélude. Je l'ai adoré. Je l'ai écouté en boucle.

J'ai eu peur, il y a quelques mois, des amies de ma soeur voulaient que, discrétement, elles aient des tittres de chansons, livres, films... qu'elle et sont fiancé aimaient bien.

Je l'ai lancé sur facebook. La première chose que je mettais dessus.

J'y ai mis cette chanson. J'en avais peur. Peur que ma famille pourrait comprendre. Je pense que c'est là que ma mère a commencé à se poser des questions.

Puis le mois dernier, mon frère de la Nièvre est venu passer une semaine à la maison avec son fils et un de ses beau-frère.

Une semaine pour tout remettre à plat.

J'ai compris pourquoi il était parti réellement. Lui, il a réglé ses affaires dans le coin, familliales et amicales. Je me rappelle que le jour où ma soeur est venue avec son fiancé, la rencontre de ce dernier avec mon frère, l'alcool a bien coulé. De manière à être bien et à délier les langues.

La veille de son départ, la dernière soirée, il a dit pourquoi il est parti, les confidences se sont faites, de la part de ma mère aussi. Des surprenantes. Et c'est sorti. Je leur ai fait écouter cette chanson. L'alcool a encore délier les langues.

C'est comme ça que je leur ai dit, à mon frère et à ma mère. Mes doutes et mes peurs. Ils s'en doutaient tous les deux. Et ils m'acceptent. Même si ça ne change pas tout pour les croyance de ma mère.

Depuis ce jour, j'avance. Je deviens moi-même.

Parce que voilà, même si j'étais réveillé, je ne pouvais être moi-même avec cette peur.

Ca a été le déblocage principal de ma raison d'être ici. Et l'envie d'avancer pour être moi-même, reprendre une vie en étant moi.

ça n'empèche pas toutes les peurs.


photo de l'auteur faith141
Faith141
Homme de 43 ans
paris

Oki, je pense qu'il faut s'attaquer aux difficultés les unes après les autres. Et venir discuter avec nous et un début

Tant que tu n'arrives pas à sortir de chez toi, tu ne pourras pas beaucoup progresser.

De ce que j'ai compris, tu n'as pas de suivi médical.

C'est à mon avis la première étape. Je sais que ce n’est pas facile au début d'aller parler à un ou une inconnue. Mais tu pourras demander à ta mère de t'accompagner. Il existe aussi des médicaments qui pourront t'aider à diminuer les crises d'angoisse (voir avec le médecin).

Il n'y a pas de fatalité. Pour l'instant, tu es ds une situation de blocage et ts ce que l'on pourra te proposer, ton esprit le refusera en s'imaginant que c'est impossible à faire.

Alors que ts t'es possible.

Il te suffit d'un coup de pouce pour te lancer.

Si tu arrives a diminuer l'intensité des crises d'angoisses, tu pourras peut-être penser à des activités que tu pourrais faire.


auteur anonyme

Anonyme

En fait, j'ai commencé un traitement contre les crises d'angoisses. Après ma dernière grosse crise, Le médecin m'en a prescrit, j'en suis à mon deuxième mois. J'ai longtemps hésité, l'acoutumance me faisait peur. La dépendance surtout. Cela réduit mes crises, celles que j'avais à longueur de journée, chez moi, ont presque disparues. Sinon, Je ne me serait même pas inscrit sur ce site.


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