[Sondage]: comment vivez-vous votre homosexualité?

Membre Anonyme - Modification par Enneathusias le 17/11/2016 - 18:27:04
Je sais qu'il y a un champ dans le profil betolerant qui permet de savoir comment on vit sa sexualité, mais je souhaiterais affiner les réponses et surtout les rendre totalement anonymes.  La question du sondage est la suivante : comment vivez-vous votre homosexualité ? (acceptation, non acceptation et les nuances entre deux). Vous êtes libres de faire des commentaires dans ce thread également.
Membre Anonyme
Dire que je la vis bien serait mentir, j'ai toujours une espèce de gêne et je me dis très souvent que ce serait plus simple d'être hétéro. Après le milieu musical est relativement ouvert, mais il subsiste une résistance à l'originalité dans les petits villages. Puis c'est très rageant quand j'entends "emmenez vos femmes" à x ou x truc, puis ben toi tu sais bien que si tu ramène ton homme ça va être ingérable...  Qu'on ne déforme pas, non je n'ai pas honte, de loin pas. Juste qu'à l'heure actuelle cela reste plus simple d'être hétéro.
Skyquiver
Très mal vu le peu de personnes qui le sont :( !
Membre Anonyme
Ça ne me pose pas de problème d'être homo. Ce qui pose problème c'est d'être homo dans notre société.  J'habite un petit village, et très peu de gens savent que je suis homo. Je n'ai pas honte d'être ce que je suis, j'ai juste envie de vivre en paix. 
Membre Anonyme
Pour les plus sensibles et perceptifs d’entre nous, c’est plus difficile, parce que nous avons une certaine conscience du décalage entre les valeurs de surface et les valeurs profondes de notre société. Les valeurs de surface ont évolué, surtout ces dernières années, c’est l’acceptation (de papier) des homosexuels, à travers la reconnaissance du mariage pour tous et un politiquement correct à notre avantage. Mais d’un autre côté, les valeurs profondes nous sont encore antagonistes. Au fond, la majorité des gens considère encore que l’homosexualité, ce n’est pas tout à fait normal, que c’est dégoûtant (ils ont des images dans la tête) et que c’est la marque d’une immaturité. Un hétéro d’environ 25 ans m’a dit récemment quand il a su que j’étais homo, que je n’avais pas grandi à un certain niveau, que j’étais encore un enfant attaché à sa maman. En gros, que je n’étais pas encore un homme adulte. J’ai fait un gros travail personnel, j’ai beaucoup appris sur moi-même et ce genre de commentaire me touche malgré moi, parce que je sais que ce n’est pas complètement  faux. Je sais aujourd’hui, que je ne suis pas né homosexuel, mais que je le suis devenu en raison d’un dysfonctionnement familial et c’est pour cela que pour moi, c’est très compliqué d’accepter complètement mon homosexualité, car j’ai le sentiment d’avoir été abusé dans mon enfance et que l’on m’a volé mon identité. Je n’en veux d’ailleurs pas à mes parents qui ont fait ce qu’ils ont pu et je sais que c’était prévu dans le plan de vie de  cette âme en amont. Malgré tout, je n’arrive pas à digérer complètement ce dysfonctionnement et je souffre encore aujourd’hui d’une profonde blessure de rejet (liée à mon père), prolongée dans mon rapport aux autres à travers le vécu homosexuel. L’homosexualité réactive continuellement cette blessure de rejet, probablement pour la rendre consciente d’une part et d’autre part, la soigner, mais (pour moi en tout cas), c’est le travail d’une vie. Note : je ne fais pas de mon vécu une généralité, donc ne m’insultez pas, svp. Je ne fais qu’exposer mon vécu.
Membre Anonyme
Pour ma part, très très bien! J'ai fait mon coming-out il y a déjà 3ans! Mes amis l'ont très bien pris, au contraire, il préfère qu'il n'y pas de secret entre nous. Ma famille, à ma grande surprise l'ont pris extrêmement bien! Mes tantes veulent absolument voir mon copain (que malheureusement je n'ai pas... ^^"), mes oncles n'ont pas été choqués, l'un d'eux m'a même dit que si un gars ose me traité de "pédale" il va lui régler son compte! (c'est rassurant! Je pense... ) mes cousins m'ont honnêtement dit que.. ils s'en fiche. Dans le sens ou je reste leur cousin malgré tout et tant que je suis heureux, ils s'en fiche! Mes soeurs n'ont pas été choquées non plus, ma mère s'en doutais même si elle aurait voulu que je lui ramène une belle-fille et mon père n'accepte pas totalement mais il m'a dit que je reste son fils quoi qu'il arrive!  Alors honnêtement je pense que j'ai pas à m'en plaindre! ^^ Et sinon pour la vie de tous les jours, certes le célibat et le fait que dans mon entourage il n'y est pas beaucoup d'homosexuels (sens large, gay, lesbienne, pan, etc.) ça me zappe un peu le moral, il y a des fois j'aimerais parler de certains sujets avec quelqu'un qui comprend mieux ma situation, mais sinon, je vie dans la joie et la bonne humeur tout le temps, et je suis fier d'être ce que je suis aujourd'hui!  Donc voilà pour mon témoignage!
Membre Anonyme
Personnellement je le vis très bien et m'assume totalement maintenant que je m'affirme complètement  (au niveau de mon caractère et sur ma façon de penser et de voir les choses,..) et pourtant dans ma famille certaines personnes me sortent qu'elles aimeraient me voir avec un garçon mais je n'en ai rien à faire de ce qu'ils disent et je les envoie même bouler xD
Membre Anonyme - Modification par Enneathusias le 17/11/2016 - 18:27:38
Merci de vos témoignages. Je ne sais pas si vous avez vu, mais il y a un sondage dans mon premier post. Je le remets ici : sondage.
Membre Anonyme
Je le vis bien, en fait je m'en fous maintenant, ça fait partie de moi je me vois pas autrement ( genre je me vois pas hétéro ça me semblerait improbable )
Membre Anonyme - Modification par Enneathusias le 17/11/2016 - 18:59:44
Je pense qu’il y a différents niveaux d’acceptation de son homosexualité. Par rapport à soi-même d’abord, on peut ne pas avoir de doute et la voir comme une évidence (ou pas). Ensuite, par rapport à son environnement familial et enfin, par rapport à la société.
Membre Anonyme
Je le vis bien honnêtement. Je ne le cris pas sur tous les toits et ça se passe bien. Bon, j'ai toujours une petite gêne quand je parle de mon copain à mes parents mais je pense que ça aurait été pareil avec une copine, je suis quelqu'un de mystérieux xD En tout cas je ne regrette pas de l'être (on n'a pas le choix de toute façon). Ce dont j'ai peur par contre, c'est si le FN passe en 2017. Je pense que des fachos se sentiront pousser des ailes et auront envie de casser du noir, de l'arabe, du pédé et tout ce qui n'est pas normal à leurs yeux.
Membre Anonyme
Je ne dirais pas que j'accepte mon homosexualité car pour moi, c'est une part intégrante de moi-même. C'est comme si on ne demandait si j'acceptais d'être grand. C'est absurde, je n'ai pas eu le choix. Et donc depuis mon coming out à l'age 16 ans, je vis en parfaite harmonie avec cette part de moi. Je ne l'ai jamais caché, que ce soit au lycée, à la fac, au boulot, chez le dentiste ou encore à la caf :) Si on me pose des questions sur ma vie conjugale, je réponds que je suis en couple avec un homme. Si on me dit " emmenez madame" - non moi j’emmène monsieur                       " c'est pour madame ? " - non pour monsieur  Si les autres ne l'acceptent pas, tant pis pour eux, moi je ne perds rien. Mais je pense qu'il ne faut pas être susceptible non plus si la personne en face ne sais pas comment réagir sur le coup. Ça ne veut pas dire qu'elle est homophobe. Au contraire, c'est parfois par peur de paraître homophobe que les gens ne disent rien. Tout simplement parce qu'il n'y a pas de mots juste ou correct.  Le problème majeur, c'est que pour un bonne partie des gens, quand ils entendent "homosexuel/le" ils s'imaginent tout de suite le sexe entre deux hommes/femmes. Ils se posent la question de savoir ce qui se passe dans notre lit. Hors le sexe dans la société actuelle est un sujet tabou. On en parle pas. C'est évoqué mais pas détaillé. 
Membre Anonyme
Moi personnellement je le vis très mal ???? ,car être homo chez les noirs cest juste très mal perçus ce qui fait que j'ai super a vivre avec il y a de cela 2 mois jai dû avoué a mon petit frère de mon homosexualité suite a une rupture dont j'avais du mal a vivre et maintenant ca va , avec lui les choses sont plutôt super depuis qu'il le sait et jai 3 potes qui sont aussi au courant pour moi excepter la famille qui eux loue terre et ciel de me voir en couple avec un mec :(, et ce qui fait que je le vis encore très mal cest plutôt le fait de vivre encore chez mes parents ,mais comme j'aimerai quitter et partir loin afin de pouvoir vivre pleinement mon homosexualité mais malheureusement je pas car étant a la recherche d'un emploi cest pas facile d'ou ma souffrance si je puis dire.... Mais vivement la trouvailles d'un taf que je puisse enfin avoir mon appart et vivre ma life :).. Comme je le souhaitesouhaite.. "Chez les familles africaines cest vraiment très dur d'être homosexuelle"
Membre Anonyme
Comme je te comprends! C'est vraiment pas facile d'être noir et homo. Je te souhaite bonne chance dans tes recherches pour le boulot.
Membre Anonyme
Très très bien
Minos
exactement d'accord avec toi!!!! :o
Membre Anonyme - Modification par MonsieurS le 18/11/2016 - 00:12:50
Pour ma part, j'ai pris mon orientation comme un long chemin de transition, débuté à une date précise quand j'ai rendu un des derniers éléments fondamental à une fille que j'ai aimée dans le passé. C'est daté précisément de début avril 2016. J'ai un copain grâce à ce site depuis un mois. Extrêmement peu de personnes savent mon homosexualité. Depuis quelques jours je suis confronté à une grosse embûche dans mon parcours: ma soeur et ma mère commencent à se douter que j'ai une relation extra-amicale avec mon copain, ce qui me met très mal à l'aise. Conséquence: je n'ose même plus le voir depuis dimanche, et on ne se revoit que samedi. En dehors, les personnes continuent de croire que je vais finir par trouver une fille car officiellement je suis encore hétérosexuel [ personne dans mon réseau de connaissances est venu vérifier mon orientation sur ce site, ou les dizaines d'allusions sur Twitter tant mon audience est devenue faible ]. Autre problème: une fille refait apparition, je l'ai connue dans un contexte très particulier suite à une grave crise avec l'ancienne fille dont j'étais amoureux. Elle a des sentiments pour moi mais je n'en ai pas pour elle. En revanche, j'ai la sensation de l'utiliser comme un paratonnerre, comme celle qui reste encore un trait d'union avec mon ancienne vie d'hétérosexuel, celle qui me rappellerait que ma place est avec une fille et non avec un garçon. J'ai l'impression de faire une petite marche arrière depuis quelques jours.
Membre Anonyme - Modification par Enneathusias le 18/11/2016 - 08:40:57
Merci pour la sincérité et l’authenticité de vos témoignages. Je constate déjà une tendance générale : plus la personne est jeune et mieux elle semble accepter son homosexualité, sur les trois niveaux décrits plus hauts (par rapport à soi, à la famille et à la société. Chaque niveau incluant le précédent). Les générations précédentes semblent avoir été davantage touchées par l’homophobie ambiante ou en tout cas l’ont moins bien vécu dans leur jeunesse. Cela me fait penser à « l’échelle du degré des mentalités de la société sur l’homosexualité », inspiré des travaux de la psychologue américaine Dorothy Riddle : Niveau 1 : La répulsion / le rejet. L’homosexualité provoque un sentiment de répulsion, de dégoût, qui justifie les actes de suppression (physique, curative ou eugénique). Niveau 2 : L’incompréhension. L’homosexualité est jugée comme anormale,et peut provoquer incompréhension, dégout, peur, honte, ce qui justifie le rejet et l’évitement des homosexuels ou la volonté qu’ils deviennent hétérosexuels. Niveau 3 : La tolérance. L’existence de l’homosexualité est implicitement reconnue, mais reste considérée comme anormale et non souhaitable, et doit rester discrète car relevant de la vie privée. Niveau 4 : La reconnaissance. L’homosexualité n’est plus considérée par principe comme anormale mais comme une manière acceptable (ou comme une autre) de vivre sa sexualité. Un inconfort individuel face à l’homosexualité peut persister lorsqu’elle devient visible et concrète. Niveau 5 : L’acceptation. Les homosexuels sont reconnus comme des êtres égaux aux hétérosexuels. Toutefois, une gêne peut persister lorsque l’homosexualité concerne un proche dans l’environnement familial. Niveau 6 : L’intégration. Les gens n’ont pas de honte ou d’inconfort à aborder le sujet de l’homosexualité, ou à côtoyer des gays et des lesbiennes. Niveau 7 : L’homophilie. Les homosexuels sont appréciés, voir leur compagnie recherchée. Possible transformation des normes sexuelles vers une augmentation d’expériences homosexuelles. Selon cette échelle, la France culminerait, au mieux, au niveau 5, d’après les auteurs. En tant que société, il nous reste encore à atteindre les niveaux 6 et 7. J’ai des questions pour ceux qui acceptent leur homosexualité, la vivent ouvertement, sans se cacher (@JazzShia que je remercie, a déjà en partie répondu à ces questions) : avez-vous déjà été confronté à une forme d’homophobie et comment réagissez-vous à cela ?  Diriez-vous que vous rencontrez davantage de comportements positifs que négatifs lorsque vous évoquez directement ou indirectement votre homosexualité ? Comme l’ont évoqué @Steph4190 et @Liv08, la personnalité joue un rôle important dans l’expression de soi. Un introverti aura probablement plus de mal à parler de sa vie privée qu’un extraverti. D’autant plus, si l’introverti est timide. Ensuite, il y a des communautés où c’est peut-être plus difficile, comme l’ont expliqué @BlackLesbi et @Desiles54, mais ce n’est pas systématique (cf. @PandaRoux, sauf erreur de ma part). @MonsieurS : merci de témoigner sur ta transition. Quand as-tu pris conscience que tu étais attiré par des garçons et quand as-tu pris conscience que tu étais homo, plutôt qu’hétéro ou même bi ?
Membre Anonyme - Modification par MonsieurS le 18/11/2016 - 14:13:56
J'en ai pris conscience à 13 ans, et l'acceptation de mon homosexualité date d'il y a 7 mois.
Membre Anonyme
Comme je ne le dis pas à tout le monde, je n'ai jamais été confronté à l'homophobie. Les seules fois où je l'ai dit à des gens que je ne connaissais pas, c'était en compagnie d'amis (en soirée) et tout s'est bien passé. Bien sûr ils ont pu cacher leur pensée devant mes amis et moi mais je n'y crois pas ^^ On m'a traité une seule fois de "pédé" et c'était au lycée ... mais j'étais loin de savoir pour moi-même et j'étais amoureux d'une fille xD Y'a un truc sur lequel j'aimerais bien avoir votre avis. Mon copain lui se dit que ça aurait été plus simple d'être hétéro et aurait préféré l'être (bien qu'il assume d'être homo). Il m'a quand même dit un jour qu'il avait l'impression que c'était à la mode d'être gay, qu'on en voyait partout maintenant. Qu'en pensez-vous ? (j'ai déjà ma petite idée xD) Perso, je lui ai dit que c'était normal parce que c'est plus accepté dans la société et comme les femmes, les noirs etc..., on en voit plus dans les médias qu'avant. Pour moi y'a pas plus de gays, c'est juste que globalement, c'est plus accepté donc ils se cachent moins (et encore).
Bremmus
J'ai pas de souci en ce qui concerne mon homosexualité, je ne le crie pas sur tous les toits parce que je pense que ça ne concerne que moi et les personnes qui comptent, et qu'au fond on s'en fiche un peu si quelqu'un est hétéro, homo, autre :p Je ne me verrais pas être hétéro, et trouver ça plus facile peut-être, mais c'est pas pour autant que je souhaiterais l'être, ça serait pas moi quoi. Je suis gaucher, c'est plus facile d'être droitier mais c'est une des choses qui fait qui je suis, tout comme le fait d'être gay :D Et ça rend la rencontre avec la bonne personne encore plus précieuse, ce petit côté "unique" ! Justement comme tu l'as dit, c'est un peu les médias qui mettent l'homosexualité très en avant, comme si c'était une tendance et LE truc moderne par excellence. Voilà globalement comme la tolérance est majoritaire maintenant en France, les gays ont tendance à s'affirmer et à ne plus se cacher, d'où cette impression que y en a de "plus en plus" :) 
Membre Anonyme - Modification par Khloroforme le 18/11/2016 - 16:17:24
Oui Généralement je m'en fous, je peux pas baby-sitter tout le monde, pas ma faute si y a des cons, pas le temps pour ces conneries J'essaie de trainer avec des gens normaux et intelligents, donc"positifs" même si j'ai plus envie de dire "neutres". J'annonce pas que je collectionne les chats empaillés, je dis juste que j'suis pd, donc j'aime qu'il n'y ai aucune réaction, parce que c'est pas quelque chose d'extraordinaire u_u
Membre Anonyme - Modification par Enneathusias le 18/11/2016 - 16:38:03
Ce qui me frappe entre le témoignage de MonsieurS et Liv08,c’est que vous ayez pu tomber amoureux d’une fille à un moment et vous révéler homo, plutôt que bi. Ça m’épate. Même si j’ai un membre éloigné de ma famille qui a suivi un parcours similaire (il s’est même marié et a eu des enfants avant d’assumer son homosexualité). Donc aujourd’hui, vous ne pourriez plus tomber amoureux d’une fille ?   @Liv08 : c’est indéniablement plus simple d’être hétéro dans ce modèle de société. Quant à la mode d’être gay, c’est un argument qu’on entend aussi chez beaucoup d’homophobes (je ne dis pas que ton copain l’est). Comme tu l’as très bien exprimé, nous sommes simplement plus visibles en tant que groupe, pas plus nombreux qu’autrefois, simplement moins cachés, mais il est vrai que la représentation médiatique et cinématographique de l’homosexualité est influencée par l’idéologie de gauche de promotion de la différence. Ce qui fait que l’on est souvent représenté dans les œuvres télévisuelles et cinématographiques (il y a très souvent un personnage gay dans les séries par exemple) et c’est tant mieux. Au fond, c’est normal qu’il y ait de tels personnages, ça change d’avec la représentation, pour le coup inexistante, des années antérieures aux années 80. Donc beaucoup de gens trouvent ça curieux. @Bremmus et @Khloroforme : oui, je suis également pour le droit à l’indifférence. On ne devrait pas avoir à « avouer » son homosexualité, on devrait l’évoquer naturellement dans la conversation si c’est pertinent, mais sans contrainte particulière. Beaucoup d’hétéros ne comprennent pas que l’on puisse évoquer même dans des situations pertinentes notre homosexualité. On l’a vu encore récemment avec l’animateur Frédéric Lopez, beaucoup ont considérés sa révélation très naturelle et totalement appropriée par rapport au thème de l’émission et d’autres ont dit qu’il n’avait pas à évoquer cela, que c’était son problème. Dans ce dernier cas, c’est ce qu’on appelle l’homophobie ordinaire, ils ne voient même pas en quoi leur réaction est homophobe. @Khloroforme : le mieux en effet est encore de s'entourer de personnes sur la même longueur d'onde, positives ou neutres par rapport à la question. Tu as raison.
Membre Anonyme
Pourquoi cette orientation ne pourrait-elle pas évoluer avec le temps ? Tu étais hétéro hier et te réveilleras homo demain. Je ne pense sincèrement pas qu'elle soit figée, et qu'il faut suivre ses sentiments plutôt que d'essayer de se conformer à une quelconque orientation.
Membre Anonyme - Modification par Enneathusias le 18/11/2016 - 19:44:03
Oui, c’est vrai et je sais depuis longtemps que c’est possible, mais je ne peux m’empêcher d’être épaté, car je me demande comment c’est possible de devenir homosexuel exclusif quand on a été hétérosexuel exclusif.  Je me demande quels sont les ressorts psychologiques. Je sais que je suis gay depuis que j’ai 9 ans et j’ai fait mon coming out à cet âge d’ailleurs, mais je n’ai jamais été vraiment attiré par les filles. EDIT : c'est clairement lié à ma tendance à vouloir catégoriser les comportements (mon esprit scientifique), alors que mon ami virtuel @Paisible m'a dit plusieurs fois qu'il fallait éviter de mettre les gens dans des cases, car on est tous différents. Lorsque l'on est dans l'amour, on accepte tout tel quel et on se complique moins la vie. ;-)
Membre Anonyme
Je dirais que c'est au gré des rencontres que tu peux faire. Peut-être que quelque chose que tu refoulais ressort (car c'est souvent dans le sens hétérosexuel -> homosexuel que ça se produit), ou alors juste que de nouvelles envies occultent les précédentes.
Membre Anonyme
J'ai pas du tout tout lu, donc si je répète quelque chose que quelqu'un a déjà dit, je m'excuse par avance. En plus mon commentaire va pas être super constructif. Personnellement, après l'avoir annoncé à ma famille proche et à ma meilleure amie, je l'ai tout de suite beaucoup mieux vécu dans le sens où ça ne me pesait plus du tout. Au jour d'aujourd'hui, je le vis bien et ne l'affiche clairement pas au grand jour, mais je ne m'en cache pas.  J'attends juste de trouver la bonne personne pour voir comment cela pourrait se passer lorsque je serais en couple (Si je trouve quelqu'un, c'est pas encore dit) et en public dans le sens où je ne veux pas m'en cacher non plus (Je ne parle pas de l'extrême "Se rouler des grosses pelles à l'arrêt de bus dont certaines personnes m'ont déjà parlé ). Affaire à suivre, peut-être. Mais je pense qu'il ne faut pas trop se prendre la tête avec ça ! J'ai le droit de ressortir la phrase "On est comme on est..." ? ;p
Membre Anonyme - Modification par Enneathusias le 18/11/2016 - 20:01:17
Merci pour ton témoignage. Et oui, tu as le droit de ressortir la phrase : "on est comme on est" ! :-) C'est très juste, maintenant, il faut être capable de l'appliquer cette maxime...et c'est une autre histoire. @Oyodoo : oui, je pense aussi
Membre Anonyme
@Enneathusias: Si je dois refaire l'histoire de mon orientation, elle est entièrement influencée par les contextes. 2005-2006: Je prends conscience progressivement de mon attirance pour les garçons. Je constate au fil des témoignage que ma prise de conscience est relativement tardive, mais à un âge encore moyen [ la fourchette est large, entre 9 et 12 ans ]. Il y a un contexte qui m'a fait réfléchir - mon incompatibilité de forme avec les filles, les bagarres permanentes, l'incompréhension de leurs sentiments - et un autre qui a retardé ma prise de conscience - dans mon éducation et autour de moi, l'homosexualité n'existait pas. Avant l'âge de 13 ans, je ne savais même pas concevoir un couple homosexuel. 2007-2008: Des éléments commencent à apparaître physiquement et dans mes discours que je sous-entends n'être attiré par aucune fille. Pris de peur, j'ai complètement revu ce discours car je n'étais absolument par prêt pour un coming-out. C'est une époque quand c'était encore la honte au lycée, et en plus je me faisais insulter alors même que je n'avais pas procédé au coming-out. C'était parce que j'étais légèrement efféminé. 2009: Décès de mon père. Inversion de mon orientation, je perds temporairement mon homosexualité car je tombe amoureux d'une fille juste après être sortie avec une autre, cette dernière étant tombée amoureuse de moi 22 jours après le décès de mon père. Avoir une amoureuse et être amoureux m'ont profondément changé. En quelques semaines j'ai gagné rapidement en virilité et je n'avais plus de côté efféminé. Ces changements sont structurels car aujourd'hui j'ai encore mon apparence d'homme viril, voire elle s'est renforcée par les quelques événements récents. Fin 2010 à septembre 2015: La décente aux enfers. Les rapport avec celle dont j'étais amoureux se dégrade de semaine en semaine, je me retourne contre le monde entier jusqu'à une hospitalisation pour problèmes de santé. Début avril 2016: Sans rentrer dans le détail, il s'agit d'un contexte particulier dans lequel je range un dernier souvenir de la fille dont j'étais amoureux en 2009, mais aussi j'ouvre mes discussions aux homosexuels. C'est à ce moment-là que je prends conscience que ma décente aux enfers de 2010 à 2015 est peut-être à cause d'une orientation sexuelle que j'ai obtenue temporairement en 2009 et qui a périmé un an et demi plus tard. Inconsciemment j'ai pris peur de voir resurgir mon homosexualité et que j'ai préféré rentrer en résistance, en guerre avec le monde autour de moi plutôt que de m'assumer. En conclusion, je pense que j'ai une double orientation, mais que mon homosexualité n'a pu s'exprimer que tardivement ainsi que mon hétérosexualité a profité d'un moment très particulier pour prendre le dessus. Aujourd'hui, il n'est pas improbable que mon hétérosexualité revienne. J'en ai même parlé à mon copain.
Membre Anonyme
Pour être honnête je n'ai pas lu les messages qui précèdent celui que je suis entrain d'écrire, je préfère d'abord être subjectif. À l'origine, c'était assez compliqué, je ne savais pas vraiment vers quoi me tourner sachant qu'il n'y a pas vraiment de modèle à prendre, j'étais assez spontané lorsque j'étais plus jeune, de fait je ne l'ai jamais caché, je me souviens que l'un de mes professeurs de collège m'avait dit qu'en cours, lors d'un débat sur ce thème j'avais posé la question suivante : "Monsieur, je suis gay, est-ce que c'est mal ?" J'étais vraiment naïf, ahah :) En grandissant ce fut plutôt une période de troubles, je savais depuis presque toujours que j'étais attiré par les garçons, puis ma famille le savait, ce n'est pas comme si je le cachais étant donné que je trouvais cela normal et que ma famille ne m'a pas tellement fait comprendre le contraire, ce qui est quelque chose de bien, très bien je trouve. Bon, je ne suis pas si grand que ça, je ne vais avoir que vingt ans, mais je me suis rendu compte qu'il s'agit d'un monde plutôt obscur, obscur par rapport à la vision abstraite que j'ai de cet univers, par ma crainte et de mauvaises rencontres. Néanmoins j'essaye de dépasser cela, je me dis que des mauvaises rencontres nous en faisons à chaque coin de rue, c'est vrai que j'ai la mauvaise habitude d'attirer des types bizarres, mais c'est la vie. Pour synthétiser, je suis plutôt ambivalent, à la fois dans une vision naturelle des choses (ce que je viens de dire est TOTALEMENT SUBJECTIF) étant donné qu'être homosexuel a toujours été normal chez moi. Cependant, la société m'a obligé à prendre quelques dispositions afin de me "protéger".

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