Sortir avec un homme plus vieux - Page n°3



Membre anonyme
Publiée le 01/01/2016 à 08:30
Je suis entièrement  d'accord là dessus. Si on parle d'amour - et en sachant que l'homme parfait est un mythe - c'est une question d'équilibre entre ce que l'on aime chez la personne, et ce qui nous plais moins mais qu'on se sent prêt à accepter parce qu'on pense que ça vaut le coup de passer outre. Donc sortir avec un jeune, pourquoi pas. Ça peut être très enrichissant pour les deux. Mais il faut accepter le risque que l'histoire ne dure pas très  longtemps. Il peut en effet changer de priorité  (boulot, déménagement, études, amis) alors que toi tu es installé dans un mode de vie que tu as peut être mit du temps à établir et qui te convient comme tel. Et c'est normal. On a plus d'opportunités et d'envies de changer à 20 ans qu'à 50. Mais comme je l'ai déjà dit, on est pas obligé de réserver une concession pour deux au cimetière  lorsqu'on entame une relation. Il vaut mieux un bel amour de quelques mois qu'une relation interminable qui se finit  dans la haine et le dégout de l'autre.  bah c'est un peu long quand je dois enlever ma poche intestinale, mon sonotone  et ma hanche en caoutchouc avant l'acte. En revanche, le fait de ne plus avoir de dents a certains avantages si tu vois ce que je veux dire Et puis avec Alzheimer, c'est toujours comme si c'était la première  fois.

Membre anonyme
Publiée le 01/01/2016 à 13:53
Absolument ! Je sens que je vais dévier du sujet, mais c'est en fait le lot de toute relation : passé l'idéalisation des débuts, on se rend compte que l'autre a des défauts (oh ! surprise !) et on développe une ambivalence (attraction-répulsion) envers l'autre. Et on passe outre ce qui nous déplait (voire on le trouve agaçant, mais que ça fait partie du charme)... ou pas (et la relation se termine). De plus, avec les sollicitations et les offres des sites, des applis, de la vie en général, on pourrait être tenté de penser que l'herbe a l'air plus verte dans le pré d'à côté, et que la personne vue dans le métro/sur Grindr/sur Facebook/sur Beto/etc. va être mieux que notre relation actuelle. C'est l'ambivalence normale, liée à toute relation, mais au début on peut penser que la nouvelle personne n'a pas les défauts de la précédente et on peut ainsi papillonner d'une relation à l'autre. Quand on parle de maturité, c'est aussi là : accepter l'ambivalence que l'on éprouve envers l'être aimé, qu'il n'est pas parfait, mais qu'on préfère approfondir cette relation plutôt que de passer à une autre personne en pensant que celle-ci sera sans défaut. Tout à fait ! Merci d'avoir relevé cela et d'avoir répondu, j'en ai enlevé mon dentier pour rire un coup ! :D
Membre anonyme
Publiée le 01/01/2016 à 16:04
Mdr :D Greg ! Tu as oublier la boite de viagra avant l'acte !!!!!!!!!!!!!!!
Membre anonyme
Publiée le 02/01/2016 à 22:20
L'essentiel dans chacune de nos réflexions est de garder à l'esprit que la vie est un mouvement et que tout change. Donc l'idée de la pérennité du couple n'a pas trop d'intérêt (mieux vaut vivre une vraie rencontre d'amour entre 2personnes pendant peu de temps que de rester à croupir de non amour ou de désamour non avoué cote-à-cote toute sa vie). L'idée de l'homme de sa vie est aussi absurde. Ce qui ne contredit pas que l'on puisse vivre heureux avec la meme personne toute sa vie. C'est la manière de vivre la relation à l'autre qui fait le développement ou la nécrose du couple. Tout le monde change, la preuve ; on parle ici de l'âge. Le viellissement ou l'imaturité montre que chacun d'entre nous change. Comment imaginer alors qu'une relation reste figée. Même dans une famille ça bouge, si on accepte de s'assumer (pas seulement sur le plan "gay") et si on regarde les autres changer. L'amour est altruisme. Attendre l'homme parfait ou l'homme de sa vie (sur critères personnels) relève de l'égocentrisme. L'amour dans un couple est l'harmonie de deux personnes sachant conjuguer altruisme et respect de soi.
Membre anonyme
Publiée le 02/01/2016 à 22:50
Tu es philosophe @Floryan ? J'ai  eu une relation de deux semaines avec un homme de 37 ans. Je pense que c'étaient plus nos personnalités qui ne se conjuguaient pas. L'âge n'était pas une barrière. Du moins pas pour moi.
Membre anonyme
Publiée le 04/01/2016 à 20:27
Pour moi, la seule question est: est-ce que ça m'excites ou pas? Si oui, pas de tabou!
Membre anonyme
Publiée le 04/01/2016 à 22:35
Je suis d'accord avec Rhomeo si c'est sexuelle est ce que ça t'existe pour moi j'ai essayer ça m'existe pas.  Après une relation c'est tous simplement est ce que ça te plait tout est possible bon faut un minimum est-ce que ça t'attire  C'est facile de demander aux autres mais il faut grandir prendre ses jambes à son coup sinon ta rien compris à la vie 
Membre anonyme
Publiée le 04/01/2016 à 22:35
Je suis d'accord avec Rhomeo si c'est sexuelle est ce que ça t'existe pour moi j'ai essayer ça m'existe pas.  Après une relation c'est tous simplement est ce que ça te plait tout est possible bon faut un minimum est-ce que ça t'attire  C'est facile de demander aux autres mais il faut grandir prendre ses jambes à son coup sinon ta rien compris à la vie 
Membre anonyme
Publiée le 04/01/2016 à 22:35
Je suis d'accord avec Rhomeo si c'est sexuelle est ce que ça t'existe pour moi j'ai essayer ça m'existe pas.  Après une relation c'est tous simplement est ce que ça te plait tout est possible bon faut un minimum est-ce que ça t'attire  C'est facile de demander aux autres mais il faut grandir prendre ses jambes à son coup sinon ta rien compris à la vie 
Membre anonyme
Publiée le 07/01/2016 à 11:30
L'âge reste aujourd'hui un facteur limitant pour la plupart des personnes. On peut se donner bonne conscience en disant que le plus important c'est les sentiments, c'est ce qu'on ressent au fond de nous mais bon... ce n'est que de la bonne conscience. La majorité des gens agissent par rapport à l'âge.  Néanmoins, je ne pense pas que ce soit l'âge pour l'âge en lui même mais pour un état d'esprit et un état physique. Souvent les gens qui repoussent les autres c'est pas pour le chiffre, mais car la personne: "fait vieux", ou pour les plus jeunes: "trop immature", etc... Alors certes le bon sens nous fait dire que l'âge ne compte pas, et plus on est vieux plus on a tendance à faire parti de ce groupe car on voit que le monde tourne à notre désavantage, mais il ne faut pas oublier que notre monde est relativement superficiel et nous agissons presque tous ainsi ;) 
Membre anonyme
Publiée le 07/01/2016 à 13:43 - Modification par Ajabtar le 07/01/2016 - 22:45:17
Si j'avais le temps, je ferai de la sociologie ou de l'anthropologie des profils de sites de rencontres (en plus, je trouve vraiment intéressant la façon dont les gens, sur ce type de sites, parlent d'eux-mêmes). Mais pour revenir à un sujet plus terre-à-terre, si je lis sur un profil : "cherche le grand amour avec garçon blond, aux yeux bleus (verts acceptés), moins de 1,80 m, pas poilu, pas plus 2 ans de moins ou 2 ans de plus que moi", je dis très bien, formidable, surtout, surtout, que cette personne ne cherche pas à se donner bonne conscience. Si c'est vraiment cela qu'elle cherche, qu'elle le dise et ne prétende pas hypocritement vouloir autre chose. Sauf que c'est dommage d'avoir les idées aussi étriquées. Donc le sujet est double : d'abord, il vaut savoir ce que l'on veut, réellement, c'est-à-dire apprendre à se connaitre. Et si on veut une limite d'âge, qu'on l'assume ; si on n'en veut pas, qu'on l'assume aussi. Et cela fait partie de la maturité. Ensuite, il y a un travail sur les limites que l'on s'impose à soi-même et leur pertinence. En faisant des expériences, il arrive que l'on s'aperçoive que l'on peut être surpris dans nos propres désirs, et que les limites que l'on s'était donné pour rencontrer des personnes sont un peu artificielles. Ça aussi, c'est l'apprentissage de la maturité. Un conseil aussi, Mickaelsorb (un conseil de vieux con, si tu veux) : tu sembles t'appuyer sur l'expérience de ce que tu perçois comme la majorité ("pour la plupart des personnes", "nous agissons presque tous ainsi"). En matière amoureuse, mon conseil est de se foutre de ce que la majorité pense. Tu es trop gros, trop maigre, trop grand, trop petit, trop poilu, trop imberbe, trop intelligent, trop bête, trop vieux, trop jeune : en réalité, tu peux toujours trouver quelqu'un à qui ce que tu es plaira. Par contre, si tu te préoccupes trop de ce que les autres pensent, soit tu deviendras d'une fadeur insipide, à rechercher toujours à être ce qui ressemble le plus possible à un verre d'eau tiède ; soit, parce que tu n'arriveras pas à être ce que tu perçois comme la norme et le juste milieu, tu développeras un sentiment d'insécurité, de manque de confiance en toi, qui te rendra malheureux. Les deux branches de l'alternative n'étant d'ailleurs pas incompatibles.
Membre anonyme
Publiée le 07/01/2016 à 14:38
Je suppose que les extrèmes poseront le plus de problème. Sortir avec un mec de moins de 20 ans quand on en a 5 de plus ou avec un mec de plus de 40 quand on en a 10 ou 20 de moins c'est pas simple. Dans le premier cas par manque de maturité du jeune partenaire (un mec de moins de 20 ans est rarement bien fixé dans sa tête, timide, plein de questions, bref, difficile à supporter pour quelqu'un qui a pas trop envie de jouer les papas). Les plus âgés poseront problème principalement pour des questions physiques et aussi de préoccupations, à 40 ans ou plus on ne pense pas à la même chose que plus jeune, mais en vieillissant on peut en général accepter des écarts d'âge plus importants.
Membre anonyme
Publiée le 07/01/2016 à 15:51 - Modification par greg686ws le 07/01/2016 - 15:52:33
"car on voit que le monde tourne à notre désavantage"... Vraiment? Je sens vraiment que c'est ce que beaucoup ici pensent, mais je suis au regret de te dire que c'est faux. J'ai beaucoup plus d’opportunités et de moyens de réaliser ce dont j'ai envie maintenant qu'à 20 ans. Et nettement moins de barrières. Je ne parle pas seulement de l'aspect matériel, mais également psychologique. Je sais qui je suis, ce que je veux, ce que je ne veux pas, et comment l'obtenir quand c'est possible. J'ai réglé mes angoisses existentielles et sexuelles depuis un bail. Bon pas tout tout, mais je suis nettement plus clair dans ma tête qu'il y a dix, ou pire 20 ans. Et physiquement, je suis très loin d'être fini. Le monde à beaucoup plus de chose à m'offrir maintenant qu'avant. Ce n'est pas une incantation, c'est la réalité.  Pour paraphraser cette grande philosophe qu'est Florence Foresti, la quarantaine sans gosse ni conjoint, c'est l'adolescence avec une carte bleue. Moins les boutons d'acné.  Ça fait rêver non? Et puis c'est peut-être aussi qu'on est plus tolérant et plus enclin à accepter la différence. Sale jeune.
Membre anonyme
Publiée le 07/01/2016 à 15:54
Hum... les extrêmes. Non, ça ne traduit pas non plus mon approche de l'âge (mais qui est la mienne, personne n'a à la partager). J'ai des exigences de maturité (je pense que ça se déduit  aisément de mon profil), je n'en ai pas sur l'âge. Bien sûr qu'il y a un rapport, mais il n'est pas arithmétique, prédictible. Il est peut-être bon que je dise "d'où" je parle : si je préfère nettement les hommes, je suis assez sapiosexuel (je trouve sexy l'intelligence, la personnalité) pour pouvoir être attiré malgré des caractères physiques, y compris de genre. Et à 19 ans, je suis tombé amoureux d'une femme de 28 ans. Le 2e jour de notre relation (mais nous avions une relation amicale depuis plusieurs mois), je lui ai demandé de m'épouser. Je savais être prêt, je savais que j'avais compris ce qu'il fallait faire pour qu'un couple dure (bon, j'étais un peu con comme on peut l'être à cet âge, mais pas trop). Et même si notre relation s'est terminée treize ans plus tard, j'en garde de très beaux souvenirs de complicité (mot un peu galvaudé à force d'être mis à toutes les sauces... disons une très grande compréhension et une vision commune) et de respect mutuel. Et puis un fils dont je suis très fier. Vu cette expérience, je serai assez con aujourd'hui de dire à un mec de 19 ans : "forcément, vu ton âge, tu ne peux pas être assez mature pour moi". Peut-être pas assez en effet, probablement même, mais peut-être que si. Et dans l'autre sens, je peux trouver sexy des mecs largement plus vieux que moi. Encore une fois, je trouve qu'on peut faire déborder ce sujet : je n'ai pas beaucoup de critères physiques, mais normalement je suis attiré par les mecs ectomorphes (minces, pour faire plus simple). Mais j'ai été amoureux d'un mec qui ne l'était pas. Normalement je préfère les mecs poilus, mais j'ai eu deux hommes d'origine asiatique (et c'est un euphémisme de dire qu'ils étaient peu poilus) qui ont compté dans ma vie. Donc : mettez les limites sur critères physiques et d'âge que vous voulez, mais, franchement, vous risquez ainsi de rater de belles occasions. Edit: Greg686ws a répondu avant moi. Excellent, comme d'hab. ;-)
Membre anonyme
Publiée le 07/01/2016 à 17:37 - Modification par Svent87 le 07/01/2016 - 17:37:56
au lit, faut donner la petite pilule bleue avant ;)
Membre anonyme
Publiée le 07/01/2016 à 17:54 - Modification par Ajabtar le 07/01/2016 - 17:55:01
Penses-tu, une seule n'y suffit pas, c'est une boîte entière qu'il faut ! Et puis, comme disait Greg686ws :
Membre anonyme
Publiée le 08/01/2016 à 11:46
Je trouve cette phrase très juste. En effet, je crois que celui qui pense s'être accompli à 40 ans parce qu'il peut s'acheter ce qu'il veut sans être emmerdé par des contraintes familiales, n'a finalement pas plus progressé qu'un adolescent. Moi ça me faire rire tous ces vieux célibataires sans enfants qui essaient de s'autopersuader que 1) ils ont choisi et non subi leur vie, et que 2) ils ont eu raison ! Et en même temps ils sont inscrits sur 15 sites de rencontre... Je suis désolé, mais ce n'est un secret pour personne que le vrai bonheur c'est le bonheur à deux.
Membre anonyme
Publiée le 08/01/2016 à 12:45
Peut-être parce que je ne suis pas un vieux célibataire sans enfant (vieux si : largement dépassé les 30 ans, c'est dire à quel point j'ai dépassé la limite de péremption  ! et récent célibataire ! mais pas sans enfant), je pourrais être personnellement d'accord avec toi. Mais la généralité, valable pour tout le monde en tout temps et en tout lieu "ce n'est un secret pour personne que le vrai bonheur c'est le bonheur à deux", non. Je conçois sans peine que cela n'est pas l'aspiration de tout le monde. Et je n'ai pas besoin de savoir que d'autres personnes pensent comme moi pour savoir ce qui est bon pour moi.
Membre anonyme
Publiée le 09/01/2016 à 12:33
Je me sens un peu obligé de répondre à ça même si je dévie un peu du sujet. Et en plus je risque de me répéter. Je ne parlais pas uniquement de l'aspect matériel, même si ça compte aussi. J'ai un parcours professionnel, personnel, familial, etc, qui fait que j'ai plus d'expérience qu'à vingt ans. Et sans doute plus de lucidité pour faire des choix parfois difficile. Et je tiens particulièrement à ma liberté de mouvement dans plein de domaines. C'est un choix, et je conçois que ce choix emmerde pas mal de monde. Si ça fait de moi un ado attardé, très bien, je suis alors un ado attardé. Et ça me va parfaitement. C'est sur qui si tu superpose le mode de vie de tes parents (ou des miens) avec ma façon de vivre (et celle d'autres "vieux" gays), y'a comme un léger décalage... «Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre.» J'ai appris cette phrase à mes dépends. C'est très rare que je "subisse" ma vie. Ou en tout cas pas très longtemps. Si quelque chose ne va pas et que je peux le changer, je le change. Si je ne peux rien y faire, j'apprend à vivre avec. Et crois moi bien que je vis nettement mieux depuis que je procède de la sorte. J'ai appris à m'écouter, à arrêter de me bercer de douces illusions, et à avoir le courage de parfois sauter dans l'inconnu ou de taper du poing sur la table pour résoudre mes problèmes. Les gosses ne font clairement pas parti du programme. J'en veux pas. Point. Quant à la vie à deux, cela peut autant être le bonheur que le septième cercle de l'enfer. Et là aussi c'est des expériences concrètes qui parlent. Donc comme la plupart d'entre nous ici, je suis là pour rencontrer quelqu'un avec qui je pourrais gambader nu sur une plage déserte au coucher du soleil, main dans la main,  rigolant sottement et empli d'une félicité béate (mon côté ado romantique), mais certainement pas à n'importe quel prix (mon côté cynique/pragmatique pas du tout ado). Après la réflexion de Ajabtar, j'aimerai que tu développe ta notion de "vieux célibataires". C'est quelqu’un qui a dépassé une certaine limite d'age et qui se retrouve ponctuellement seul malgré ses nombreuses expériences? C'est quelqu’un qui est célib de puis longtemps (voir toujours) mais pas forcément vieux? Un mix des deux?  Peut-être que ce qui fait de moi un vieil ado attardé, c'est que je suis né et ai été élevé à une époque ou l'homosexualité relevait du code pénal (1982), reconnue comme maladie mentale par l'OMS (1990), et éduqué dans l'idée que la seule voie possible c'était la famille hétéro avec 2,3 enfants un chien, la messe le dimanche et une maison de campagne. J'ai mit assez longtemps à me libérer de ces schémas, et au prix de pas mal de dégâts. D’où sans doute l'impression d'avoir du temps à rattraper, et la volonté farouche de prendre mes décisions par moi même. Quitte à me planter. Et puis la question que personne n'a vraiment posé depuis le début du sujet (je ne crois pas): C'est quoi exactement un "vieux" pour vous finalement? (je sens qu'on va rigoler)
Membre anonyme
Publiée le 09/01/2016 à 13:39 - Modification par Regenesis le 09/01/2016 - 13:40:46
Je vais te répondre en essayant de clarifier mon point de vue en prenant un peu de recul. Je pense qu'il y a 3 grands chemins de vie possibles pour les homosexuels : 1) Essayer de singer le modèle hétérosexuel majoritaire (couple exogame monogame stable avec enfants). Sauf qu'il y a plusieurs soucis qui empêchent que ça fonctionne bien : - le couple homosexuel est stérile. Donc PMA, GPA, etc... Mais ces solutions ne sont pas parfaites : ce n'est pas uniquement le fruit d'un amour mais également une transaction commerciale, ce n'est au mieux la filiation génétique que d'un des 2 "parents", l'enfant est volontairement créé demi-orphelin pour l'unique plaisir de ses "parents". - le couple homosexuel est par nature beaucoup moins stable que le couple hétérosexuel. - le couple homosexuel est par nature beaucoup moins monogame que le couple hétérosexuel. Ceux qui choisissent ce chemin devraient méditer la jolie phrase que tu as cité « Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre. » En effet, plus on s'engage sur ce chemin de vie, plus la chute est traumatisante. Et minoritaires sont ceux qui ne tombent pas. Et si ceux qui ne sont pas tombés sont peut-être heureux, leurs enfants demi-orphelins le sont-ils ? Bon, tu auras compris que je n'aime pas ce chemin de vie. 2) Faire le deuil de ce modèle hétérosexuel majoritaire, et rester "vieux célibataire" (c'est-à-dire, pour répondre à ta question, ne toujours pas être en couple lorsque 95 % des personnes de son âge le sont). On se libère ainsi des contraintes de la vie de couple/famille (que l'on exagère pour préserver sa santé mentale), en renonçant à ses avantages (que l'on minimise pour les mêmes raisons). C'est, dans la vraie vie, un chemin très souvent pris, parfois d'emblée, souvent après quelques lourds échecs sentimentaux. 3) Sortir du modèle hétérosexuel majoritaire. Alors là, on trouve 2 grandes catégories : - les libertins qui sont souvent jeunes et finissent "vieux célibataires" à terme. - ceux qui essaient de vivre heureux à deux sans avoir la prétention de vouloir en faire davantage. Je fais partie de ceux-là.
Membre anonyme
Publiée le 09/01/2016 à 14:23
Ah je suis plutôt d'accord avec toi regenesis... En ce qui concerne les enfants, je pense qu'il serait moins égoïste d'adopter un orphelin plutôt que d'en "créer" un ?
Membre anonyme
Publiée le 09/01/2016 à 14:32 - Modification par greg686ws le 09/01/2016 - 15:45:01
Merci de la précisions Regenesys, ton propos m'es plus clair.
Membre anonyme
Publiée le 09/01/2016 à 15:24 - Modification par magicalwaves le 09/01/2016 - 15:25:11
Link: C'est quoi un vieux ? Bon ok, vous pouvez reprendre les débats ! :)
Membre anonyme
Publiée le 09/01/2016 à 18:14
Comment ça "par nature" ? C'est le fait que le couple soit stérile qui le rend moins stable ?
Membre anonyme
Publiée le 09/01/2016 à 18:22
Sortir avec un homme plus vieux quand on a vingt ans ça donne de la marge. Et puis il ne faut jamais dire j'aime pas avant d'avoir gouté.
Membre anonyme
Publiée le 10/01/2016 à 14:01 - Modification par Ajabtar le 10/01/2016 - 14:04:00
Bonjour Regenisis, "fruit d'une transaction commerciale", "filiation génétique", "demi-orphelin", "pour l'unique plaisir de ses "parents"" (j'aime bien l'emploi de guillemets à parents...), "par nature" : ce que tu affirmes semble ressortir de l'aristotélisme et du thomisme de la pensée catholique. Au mieux de sa forme (chez ses meilleurs auteurs), c'est une pensée qui est assez assurée d'elle-même pour ne pas craindre de prendre connaissance de pensées divergentes. Je pourrais te répondre longuement sur ce qui constitue le fait d'être parent (les personnes adoptées ou les jeunes homos mis à la porte de chez eux par leurs géniteurs pourraient t'en raconter sur "l'importance" du lien génétique dans l'amour parental), mais pour ne pas encombrer le topic de longues digressions, je vais juste te conseiller quelques lectures : Sur la filiation : Marcela Iacub, L’Empire du ventre : Pour une autre histoire de la maternité, Paris, Fayard, coll. « Histoire de la pensée », 2004 Sur le couple gay : Jérôme Courduriès, Être en couple (gay) : Conjugalité et homosexualité masculine en France, Lyon, Presses universitaires de Lyon, coll. « SXS Sexualités », 2011 Sur la transaction commerciale : Paola Tabet, La grande arnaque. Sexualité des femmes et échange économico-sexuel, Paris, L'Harmattan, coll. « Bibliothèque du féminisme », 2004 Sur les divergences de nature : Virginie Despentes, King Kong Théorie, Paris, Grasset, 2006 Sur un peu tous ces sujets : Marcela Iacub et Patrice Maniglier, Antimanuel d’éducation sexuelle, Paris, Bréal, coll. « Antimanuel », 2005 Bonne lecture.
Membre anonyme
Publiée le 10/01/2016 à 16:08
Salut, Je suis athée, mais je pense que les valeurs sont le fondement de la vie en communauté tout court, pas forcément de la vie en communauté religieuse. Autrement dit, je défends une certaine idée de la famille non pas par conviction religieuse, mais parce que cela me semble nécessaire à la stabilité de nos sociétés. Oui, tant que ce n'est pas le service public hospitalier qui propose gratuitement GPA ou PMA aux couples homosexuels, il s'agit bien d'une transaction commerciale avec une entreprise privée à but lucratif. Oui, un enfant né de GPA ou de PMA perd au mieux la moitié de sa filiation génétique, ce qui en fait de facto au moins un demi-orphelin. Ce n'est peut-être pas important pour certains, mais je t'assure que c'est très important pour d'autres de savoir quelles sont leurs racines, ou au moins de pouvoir s'identifier à des racines qui ne sont pas vraiment les siennes (on peut identifier une mère adoptive comme sa vraie mère, c'est plus difficile lorsqu'on a 2 "papas"). Oui, les couples homosexuels sont moins stables et moins fidèles, c'est un constat que peu oseront contester de bonne foi. Je ne m'étalerai pas sur le pourquoi, c'est un sujet complexe et difficile que je ne maîtrise pas. Cela dit, ce n'est qu'une règle générale et il est heureusement possible pour les homosexuels de former des couples fidèles et stables! Tout comme certains couples hétérosexuels sont instables. Mais on ne fait pas des analyses sociologiques globales avec des exceptions, ce que beaucoup de gens oublient avec plus ou moins de bonne foi. Je te propose de nous développer quelques arguments majeurs développés dans les nombreux ouvrages que, j'imagine, tu as lus. Histoire de voir si ça vaut le coup que je les lise (j'ai quelques réserves, rien qu'en lisant les titres, je ne te le cache pas).
Membre anonyme
Publiée le 10/01/2016 à 16:39 - Modification par magicalwaves le 10/01/2016 - 17:24:39
Concernant la GPA et la PMA, ce n'est pas nécessairement fait avec des donneurs et donneuses anonymes. Beaucoup de couples (et d'individus) y ont recours en prenant le temps de nouer des relations avec le donneur ou la donneuse et en maintenant le lien pour que l'enfant puisse connaître ses deux parents biologiques. En plus des très bonnes lectures recommandées par Ajabtar, je recommande vivement le documentaire [lien: La Sociologue et l'Ourson], qui traite entre autres de la PMA et de la GPA en retraçant avec une grande limpidité l'histoire de la famille et de la procréation depuis un peu plus d'un siècle. Malheureusement il est encore très peu diffusé dans les salles et je ne crois pas que le DVD soit encore disponible mais c'est vraiment à voir à l'occasion. EDIT: C'est un peu long (1h45) mais [lien: ce débat sur la PMA/GPA avec Irène Thery] est très intéressant
Membre anonyme
Publiée le 10/01/2016 à 16:55
Oui, autrement dit, au lieu d'offrir à l'enfant une vie de demi-orphelin, on lui propose l'équivalent d'une vie au sein d'une sorte de famille divorcée recomposée. Je ne sais sincèrement pas ce qui est le mieux pour sa santé mentale.
Membre anonyme
Publiée le 10/01/2016 à 16:56 - Modification par oyodoo le 10/01/2016 - 17:12:35
Sauf que tu ne nous fournis aucune analyse sociologique sur la chose. Par plutôt de "par observation" ou "par expérience", mais pas "par nature".

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