Je me permets d'ouvrir ce topic suite à un blabla qui dégénère et que c'est pas pratique de causer dessus 😅
Je vous plante le décor : j'ai partagé une vidéo dont le lien est ici pour ceux que ça intéresse :
https://youtu.be/3Qd0kS8LXa4?si=T3OUG06vp5fspYMe
D'après Claire Stride, notre cerveau est programmé pour nous maintenir en vie et a donc tendance, pour se sentir en sécurité, à reproduire ce qu'il connaît déjà (notamment nos schémas familiaux traumatiques).
Partant de ce postulat, elle nous alerte donc sur le fait que lorsque nos relations sont plutôt intenses, nous faisons l'erreur de les confondre avec de l'amour puisque ces dernières nous mettent en état de stress et d'alerte perpetuels en instillant dans notre cerveau de l'adrénaline (booster) et du cortisol (hormone du stress).
Or, C. Stride nous fait remarquer qu'un état d'amour sécure doit en toute logique nous apporter plutôt du calme et de la sérénité et que malheureusement, nous avons tendance à le confondre avec de l'ennui (je dis nous = les insécures).
Tout l'enjeu est donc de parvenir à sortir de cette attirance traumatique afin de ne plus confondre intensité (qui rime avec épuisement, drainage d'énergie, insécurité permanente) et amour (qui rime avec paix intérieure, calme, sérénité).
Ainsi je vous pose la question : pensez-vous être toujours dans cette dynamique de reactivation de vos traumas avec votre partenaire ? Est-ce que vos relations vous permettent de mettre en lumière votre positionnement vis-à-vis de vos insécurités affectives ? Pensez-vous qu'on puisse parvenir à regler totalement nos schémas toxiques et à donc s'affranchir de notre référence familiale ?
Par quels moyens, si tel est le cas, y êtes-vous parvenus et sinon par quels chemins passez-vous afin de travailler votre propre sécurité affective ?
Merci d'avance pour vos participations 👍
Citation de Phoenix73 #546047
Pas forcément, ça s'adresse à ceux qui ont envie de participer 🤷
Hello DarkCarolus, hellooooo Toustes,
Citation de DarkCarolus #546045 : "...ceux qui ont envie de participer "
Attention : installez-vous dans un bon canapé, je vais participer... ! ☝️ 😜
Mes premières recherches au-delà de cette vidéo préconisée sur Mme Stride, sur son LinkedIn, sur les autres vidéos, sur son site, sur les avis journalistiques, sur les livres qu'elle a publiés m'amènent a penser qu'elle n'a rien de véritablement du domaine de la neuroscience mais plutôt du coaching en comportement personnel, comportement en entreprise, à mieux reconnaître nos particularités cognitives (qui n'ont rien de particulier, je précise).
Donc je suis partagé. Elle gère très bien son business, elle parle avec conviction. Finalement logique quand j'analyse ses formations... qui n'ont absolument rien de neuroscience mais ses centres d’intérêts sont des personnalités, des entreprises de haut vol (pour être neutre...), etc...
Ses formations sont dans le savoir-parler, dirais-je pour simplifier. Sa seule formation qui s'approche de la neuroscience est Encephalon - Dr Joe Dispenza - Neuro Change Solution, juin 2024 - déc. 2024 (Niveau : Validation du programme (3 jours de formation intensive sur l'impact bénéfique de la visualisation, de la méditation sur le cerveau et la santé en générale en travaillant sur la physique quantique et les résultats scientifiques menés lors d'expérimentation. Les 3 jours sont suivis de 30 jours de pratique et de 6 mois d'accompagnement.)
😉 Oui moi aussi j'ai rien compris de cette formation...
Quant à cette vidéo, je relève des incohérences de phrases qui sont là pour embrouiller... et non on ne reproduit pas toujours les comportements parentaux puisque, déjà, nous ne vivons pas dans le même schéma sociétale (nos parents n'avaient pas la pilule, les femmes ne votaient pas, les déplacements se faisaient uniquement à cheval, pas d'anesthésie locales, l'accès à l'information était très localisé,...)
À pluche les BeTonnes ! 🤗
Trop difficile à répondre pour ma part. Je dirai juste que nous ne sommes pas égaux face à la résilience et à notre rapport à nos émotions.
Je connais des personnes qui ont eu cette capacité à rompre avec certains schémas et d'autres qui les reproduisent inlassablement.
"Notre rapports à nos émotions" dans le sens où j'ai toujours su, d'où venait chaque émotion pour ma part et je me suis aperçue que ca n'était pas la "norme" , il n'y a pas si longtemps, pourtant j'étais persuadée de l'inverse.
Alors pourquoi je parle d'émotions, c'est pour différencier l'adrénaline de l'amour et celle du stress ou de l'angoisse qui s'avère être confus pour beaucoup apparemment.
Citation de Phoenix73 #546075
"Notre rapports à nos émotions" dans le sens où j'ai toujours su, d'où venait chaque émotion pour ma part et je me suis aperçue que ca n'était pas la "norme" , il n'y a pas si longtemps, pourtant j'étais persuadée de l'inverse."
Je sais que c'est chiant de se mettre à poil sur un forum mais c'est vraiment pour mieux comprendre si tu souhaites aller plus loin dans ta réflexion : t'as un exemple de ce qui était logique pour toi et qui finalement ne l'était pas pour les autres dans ce rapport à tes émotions ?
Citation de OffRoad #546057
Certes c'est pas Einstein mais c'est juste une porte d'entrée à une réflexion sur nos modes de fonctionnement.
Yeap DarkCarolus
Citation de DarkCarolus #546076 : " une réflexion sur nos modes de fonctionnement."
Définition de réflexion : Acte de la pensée qui revient sur elle-même, qui revient sur un objet afin de l'examiner.
Je ne préconise pas la réflexion mais plutôt l'exploration des connaissances accessibles sur un sujet quel qu’il soit.
Métaphore : une auto-école vous permet de conduire une voiture... mais un CAP de mécanique automobile vous permettra de comprendre pourquoi il y a une boîte de vitesses sous le capot. Elle permet d'avoir le meilleur couple du moteur thermique à un régime établi même pour démarrer la voiture jusqu'à rouler vite... Avec cette information technique, vous roulerez mieux sans abimer le moteur et surtout sans caler * !
La différence entre Mme Stride et Henri Laborit ou Jean-Pierre Changeux c'est qu'elle vous aide à conduire sans rien connaître comme l'auto-école. Les chercheurs et écrivain-essayiste dans la science vous informe du fonctionnement dans leur domaine et du coup, vous pouvez utiliser ces fonctions en pleine connaissance.
La symphonie des neurones de tout type, de toutes les parties de notre corps est passionnante. L'organisation en couches, en groupes, en zones, en cascade, etc est fabuleuse et aucunement compliquée.
Ce qui est complexe, c'est la totalité des interactions entre ces parties, ces neurones spécialisées, la diffusion des informations dans ces réseaux et leurs effets. Les registres que constituent les hormones modifient notre mode de fonctionnement selon les effets environnementaux (le présent) ou expérimentaux (le passé, l'histoire personnelle).
Allez première piste : "La nouvelle grille" de Henri Laborit : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Nouvelle_Grille
Restons curieuses.x ! 🤗
(*) Page 291 dans La Nouvelle Grille 😉
Citation de DarkCarolus #546076
En fait de ce que je comprends de la vidéo ( même si @offroad a debunké le truc) , les gens reproduiraient des schémas amoureux liés à leurs vécus enfants, parce qu'ils ne différencient pas forcément le sentiment amoureux du sentiment anxieux pour résumer.
Dans mon cas, comme je sais définir mes émotions, je n'ai pas ce problème. Par contre, je ne suis pas exempt de la reproduction de schémas, la seule différence c'est que je fais ma connerie en toute conscience 😅.
Il n'y a que le désir et l'amour qui m'est difficile de distinguer à l'instant T, en terme de ressenti physique c'est tout pareil, il me faut un peu de recul pour les différencier. Si je prends l'exemple de la colère, je sais pertinemment ce qui me met en colère, même quand c'est contre moi-même.
Et vu que je ressens aussi l'émotion des autres comme si elle était mienne, je sais à qui elles appartiennent. Je sais faire le tri entre ce qui m'appartient et ce qui vient de l'autre.
Comment j'ai su que c'était pas la norme...
On va dire que c'est en parlant d'emotion que ma curiosité m'a piqué : apparemment bcp arrive à décrypter leurs émotions quotidiennes mais qu'il arrive régulièrement d'avoir un brouillard émotionnel. Une boule au ventre qui vient de je ne sais où par exemple.
A revérifier mais 15% de la population ne mettraient pas de mots sur les émotions qui les traversent, ça porte un nom mais je l'ai plus en tête ( alyxtruc sévère) .
Mais ton sujet est très intéressant et je suis déjà hors sujet. Je laisse la parole aux autres qui se sentiront davantage concernés.
Hello,
Ce qu'elle avance semble complètement probable même si je ne connaissais pas l'explication derrière c'est très intéressant !
Ça s'observe socialement déjà en tout cas ce truc, car beaucoup de personnes (femmes faut le dire) ayant connu l'insécurité se sentent toujouuurs attirées par le même type de personnes insécure....
Comme elle l'explique dans sa vidéo, c'est genre que toute l'intensité est confondu avec de l'attachement ou de la passion si je comprend bien....
En fait comme des gros drogués x) C'est vrai que dans le sens inverse on l'admet plus souvent, que les hormones qui apaisent du coup c'est ça qui créer l'attachement je crois.
Ca décharge tellement d'hormones, vous vous sentez vivant mais pas pour les bonnes raisons 😆
C'est un peu comme aimer les shot d'adrénaline au boulot, des fois c'est cool oui, mais quand c'est trop souvent et que vous êtes juste entrain d'envoyer un mail dans l'urgence, votre cerveau dit juste "Nous sommes en danger de mort là, bouge de là !!!" C'est pas très normal x')
Et ça explique pourquoi des gens font autant de burn out aussi peut être.... C'est pas un environnement naturel un bureau si vous êtes constamment à l'affut de votre sécurité :x
On est paniqué par rien, parce que notre système de survie il est fait nous protéger et fuir dès qu'il guète un danger, et même si c'est Evelyne de la compta qui veut vous callback.... 😂
Pour moi il y aussi l'inverse en tout cas.... Etre rassuré et calme par la sécurité d'une personne quand on à connu l'insécurité. Ca doitt surement apaiser le système nerveux justement, libérer les bonnes hormones de l'attachement.....
Le choix et le truc de la survie du cerveau c'est vraiment pas pareil, j'ai lu un texte la dessus qui est fou, mais votre mental peut vous faire faire des choses contre votre volonté (et vous n'en saurez rien) juste pour vous maintenir dans une forme de survie.
Citation de DarkCarolus #546045
Pour moi, nous avons forcement une dynamique suite à nos enfances ou notre passé, donc soit la dynamique est positive ou négative.
Exemple : une personne qui a été éduquée dans les cris, sa réaction va être de crier, et si elle entend crier elle ne sera pas perturbée… mais le jour où cette personne fait face à quelqu’un qui se tait (ne crie pas), qui se renferme, elle y verra à coup sûr une insécurité… mais pourquoi elle ne crie pas ? Qu’est-ce qu’elle pense ? … et je ne doute pas que quelque chose d'hormonal ou de physique se produise.
Donc je pense que si nous sommes des personnes qui nous mélangeons aux autres, nos insécurités sont forcement réveillées, pas à 20 ans comme à 40 ans. Mais je pense qu’il y a toujours quelque chose qui nous rappellera nos traumas ou nos insécurités.
Là est la difficulté du relationnel, car nous sommes par conséquent tous un miroir les uns pour les autres.
J’ai vu dans mon entourage des gens relever ce défi de vouloir faire mieux, de fermer la porte aux schémas reproductifs, et ceux qui ont réussi sont ceux qui sont heureux en couple et qui ont créé leur petit cocon en y sortant toute la toxicité environnante qui pourrait nuire (dont certains membres des familles respectives).
Et je pense que le secret, c’est déjà l’humilité envers soi-même, à savoir être capable de se remettre en question et d’identifier les problèmes. Une fois que c’est fait pour nous, de voir ce qui nous a fait du mal, d’en discuter avec les personnes concernées si possible, sinon simplement accepter notre destin.
Et j’ai pu voir, dans ma petite expérience, à quel point c’est difficile pour certains de voir le parent bourreau, ou celui qui a failli à un endroit, tel qu’il l’est. Je ne sais pas si on rentre forcément dans le syndrome de Stockholm ou dans le simple déni, mais en tout cas, si les choses ne sont pas identifiées à la racine ou s’il y a une erreur de compréhension dans les schémas, c’est très difficile de s’en sortir, j’imagine…
Pour moi, je pense que l’affranchissement doit être un combat personnel : être capable de voir et dénoncer les injustices (même intérieurement) sans douter. Déjà, ça remet un cadre. Et évidemment, quand il s’agit du couple, il faut tomber sur la bonne personne : celle qui fait ce même travail, ou qui vient de moins loin.
Je suis désolée ma réponse n'est pas du tout scientifique, juste le constat de ma petite expérience ?
Sujet passionnant! 👀
Citation de @Fanny #546101
Comme tout enfant imite pour grandir ça me semble aussi pertinent de partir de la base pour comprendre nos éventuels dysfonctionnements.
Le but n'étant pas de blâmer ou de juger sa famille mais bien de mettre de la conscience sur l'influence qu'elle a pu avoir dans notre évolution et qui nous bloque d'une façon ou d'une autre. Donc je peux comprendre que pour certains il soit nécessaire de fermer la porte à certains membres de leur famille pour se protéger et apprendre à vivre plus sereinement car si nous pouvons parfois ressentir le besoin d'évoluer, ce n'est pas forcément le chemin de tout le monde et ce n'est pas un problème. En revanche, c'en est un quand on nous tire vers le bas alors qu'on cherche à s'élever.
Ton exemple est parlant : crier met l'autre en état de stress mais voir l'autre mutique nous met aussi dans un état de stress : les deux sont soumis à des situations inhabituelles. Et si chacun fait le job, la voie du milieu reste la meilleure solution : parler. En s'appercevant pour l'un que son message passe 10 fois mieux sans crier et pour l'autre que c'est mieux quand il exprime ce qu'il pense. Mais comme tu dis, faut que les deux personnes soient dans la même démarche d'évolution.
Hello !
Je suis justement en train de bosser sur mon sujet 🙂
Enfant on ne compare pas notre premier modèle, alors c'est forcément celui qui sera pris comme base de référence. Une fois adulte, sauf aide d'une vision extérieure et une ouverture à la critique, nous ne pouvons compter que sur notre souhait de lucidité auto-critique pour nous apercevoir que nous avons des schémas relationnel défaillant !
Merci pour ce sujet plus qu'intéressant ! Je le trouve enrichissant et il tombe à pic 😄
Citation de DarkCarolus #546102
Loin de moi l'idée de juger qui que se soit!
C'est le parcours d'une vie, et à chacun son chemin.
Mais nous ne discutons pas assez de ces choses là dans la société.. Tous ces schémas qui expliqueraient et résoudraient surement beaucoup de mal être.
Citation de DarkCarolus #546045
"Ainsi je vous pose la question : pensez-vous être toujours dans cette dynamique de reactivation de vos traumas avec votre partenaire ? Est-ce que vos relations vous permettent de mettre en lumière votre positionnement vis-à-vis de vos insécurités affectives ? Pensez-vous qu'on puisse parvenir à regler totalement nos schémas toxiques et à donc s'affranchir de notre référence familiale ?"
Bonjour @DarkCarolus
Question qui demande de réfléchir sur ses propres schémas c'est pas un exercice facile......
Ma réponse : Deux traumas originels : Celui de la violence subite, qui me fais fuir toute forme de violence.
Celui du manque d'affection, qui me fais rechercher à tout prix la sécurité et la prévisibilité.
Et j'imagine que le mélange des deux donne un ce qu'on appelle un attachement désorganisé 😅 tadaaa.
Oui on peut le régler si on en prend conscience et en comprend le fonctionnement avec de l'aide c'est ma conviction :)
Non on ne sera pas totalement séparés d'eux.... Je crois que ça demandera beaucoup de travail conscient.
Citation de DentsDeSabre #546103
Des fois même en était gosse tu peux te rendre compte que chez tes copains/copines et chez toi c'est différent. Mais oui de là à conscientiser le truc avec précision c'est sûr qu'il faut attendre quelques années 😅
Tiens justement, à quel moment tu as su que tu avais des dysfonctionnements ? Quel événement ou type de relation t'a permis de déceler ça en toi ?
Citation de @Fanny #546104
Ah non mais je ne disais pas ça forcément pour toi. Moi la première, quand j'ai remis certains fonctionnements en question j'ai jugé ma famille, c'est bien pour ça que je dis qu'on peut repérer certaines choses sans avoir besoin de les juger mais parfois on a vite fait de jeter le bébé avec l'eau du bain (j'ai un côté tout ou rien qui est assez chiant aussi).
Oui je trouve aussi, après c'est vrai que c'est assez intime et ça ne donne pas forcément une super image de soi. Mais justement on peut peut-être prendre ça avec plus de légèreté et dédramatiser en se rendant compte qu'on n'est pas tout seul à traverser ces questionnements.
Citation de Funambule #546105
Et cet attachement désorganisé, comment tu as mis le doigt dessus ? Quels types de personnes ou de situations ont pu t'aider à conscientiser ça ? Parviens-tu aujourd'hui à régler tes réflexes de protection au moment où ils arrivent dans tes relations ou alors tu as besoin d'un laps de temps pour t'en rendre compte ?
Mais je subodore aussi le fait qu'on s'en débarrasse jamais vraiment totalement de ces schémas, ça occupe🤣
Citation de DarkCarolus #546045
Hello !
Sujet très intéressant et qui me parle beaucoup
Ayant grandi, dans une famille dysfonctionnelle, dû à de la violence intra familiales, physique et psychologique, J’ai toujours été très fière de n’être jamais tombée sur ce fonctionnement dans les couples où j’ai été avec un pervers narcissique
Je ne reviendrai pas là-dessus, j’en ai déjà fait étalage sur d’autres postes de forum, et quand j’ai commencé à comprendre certaines choses, j’ai échangé avec ma mère et elle m’a avoué après la séparation que mon ex lui rappelait mon paternel, que ce soit dans sa façon de s’exprimer d’interagir avec moi… Ils avaient les mêmes points que les mêmes intérêts, ça m’a glacé le sang, de savoir que j’ai été en couple pendant deux ans avec une personne qui était la copie, conforme de la personne qui m’avait fait autant de mal dans ma vie à moi et à ma famille.
.
Donc pour répondre, il est effectivement très difficile de sortir d’un schéma que l’on connaît bien, on le voit souvent chez les femmes battues elles préfèrent rester dans un climat violent qu’elles connaissent et qu’elles pensent pouvoir maîtriser plutôt qu’à affronter la peur de l’inconnu, mais ce n’est pas parce que notre cerveau fait une programmation que l’on peut pas non plus faire appel à notre propre bon sens
Il y a donc toujours une possibilité de sortir d’un schéma qui se répète sans cesse, et ça demande un accompagnement Psy, un soutien de son entourage, amical et ou familial, et de beaucoup de volonté.
Ce n’est pas la chose la plus aisée , mais ça en vaut la peine.
Citation de Némésis Inu #546119
Quand tu dis que ta maman t'a fait remarqué que ton ex lui faisait penser à ce qu'elle a vécu avec ton père, j'ai eu aussi cette même désagréable sensation de rejouer la pièce de quelqu'un d'autre dans certaines de mes relations. Comme si inconsciemment on voulait ou on devait "réparer" des injustices commises sur nos aînées. On part peut-être dans le msytique mais souvent je me pose la question du trangénérationnel dans les situations toxiques où l'on peut se mettre.
Exemple concret : mes parents n'ont jamais été violents physiquement l'un envers l'autre, pour autant je me suis déjà retrouvée dans une relation avec de la violence physique. Et en discutant avec ma famille, j'ai appris que mon arrière grand-mère avait passé sa vie avec quelqu'un qui lui tapait dessus. Hasard ou pas on en pense ce qu'on en veut et peut-être que ça n'a rien à voir et que c'est chercher une logique chelou là où il n'y a pas lieu d'en trouver, mais ça m'a troublé d'accepter ce genre de choses que je n'avais pas forcément connues dans mon enfance, ce n'était pas mon modèle personnel.
Certes le bon sens est un élément clé de la conscientisation mais en même temps, quand on ne connaît pas l'attachement sécure, on a tendance à penser que c'est normal de vivre un autre type d'attachement sans pour autant s'en rendre compte. Puisque comme tu le dis, c'est ce qu'on connaît. C'est con dit comme ça mais c'est vrai, on préfère souvent un truc bancal qu'on connaît à quelque chose de plus sain mais avec lequel on ne sait pas dealer correctement, parce qu'on ne sait pas comment faire, agir, réagir de façon adéquate. Ça bouscule nos certitudes et on n'a pas forcément les codes ni les éléments pour se dire que telle situation est pathologique et telle autre non. Ça demande effectivement une vigilance et une volonté de fer pour essayer quelque chose d'inconfortable de prime abord mais qui peut s'avérer ensuite beaucoup plus sain que nos expériences passées.
@DarkCarolus
"Et cet attachement désorganisé, comment tu as mis le doigt dessus ? Quels types de personnes ou de situations ont pu t'aider à conscientiser ça ? "
Honnêtement... Avec un psychologue qui m'a dit de but en blanc et sans attendre 10h de séances "Vous présentez un attachement évitant / désorganisé" :x Des fois entendre dire les choses, ça vous donne la prise de conscience, surtout venant d'une autorité dont c'est la spécialité et que vous respectez. (Faut bien choisir son professionnel et tous n'ont pas raison bien sûr) mais, il a mis le doigt dessus.
Et puis ta question DarkCarolus, me fais autant réfléchir et confirmer en y répondant qu'il n'a pas tord. C'est ça aussi les prises de conscience. S'intérroger soi et avoir un quelqu'un qui vous dit frontalement "c'est ça" et vous faites le calcul.
"Parviens-tu aujourd'hui à régler tes réflexes de protection au moment où ils arrivent dans tes relations ou alors tu as besoin d'un laps de temps pour t'en rendre compte ?" Non... je n'en suis pas encore là, je pense que "la thérapie des shémas" justement est une méthode pour y parvenir en étant accompagné... Nous verrons bien.
Merci pour ce sujet qui mérite d'être partagé en tout cas.
Citation de Funambule #546123
Si tu tombes sur un professionnel qui te pose un diag qui te parle et où tu peux déceler la logique, c'est que ce ça doit être pertinent. Et au moins ça te donne un angle d'attaque pour commencer à comprendre comment tu fonctionnes et quelles choses sont à mettre en place pour t'en sortir. Je ne connais pas la thérapie des schémas mais j'vais aller lorgner ça d'plus près.
De mon côté j'ai déjà testé l'EMDR et ça s'est avéré efficace sur moi mais ça demande d'être assez précis sur le problème que tu veux bosser/régler avec le thérapeute. En revanche je ne suis pas très réceptive à l'hypnose.
Citation de DarkCarolus #546124
Oui ! J'ai entendu que du bien de l'EMDR, c'est l'approche que ma proposé mon professionnel aussi, mais je dois me "laisser faire", c'est pas évident quand tu est dans le contrôle... Je dois lâcher un peu du lest, et lui me mettre en confiance. Bravo en tout cas, et je suis contente de voir qu'encore une fois, ça marche..... ^^ Et pareille lol...
Citation de DarkCarolus #546115Tiens justement, à quel moment tu as su que tu avais des dysfonctionnements ? Quel événement ou type de relation t'a permis de déceler ça en toi ?
Je déconstruit depuis des années et j'ai découvert sur le tard que certaines choses étaient enfouis dans des profondeurs inexplorées de mon identité. Que les défauts et qualités que mes proches me donnaient n'étaient pas moi. Qu'on ne m'avait pas accordé de place. Depuis enfant, même avant. Pour le déceler, c'est un travail sur soit, d'écoute des bonnes personnes, de suivis psychologique et de recherches avec application de construction. Je vais à ma propre rencontre. Et c'est un plaisir pour moi d'enfin trouver ma place, là, de découvrir où je me cache ^^
Citation de Funambule #546129
Faut moins se laisser faire qu'en hypnose en tout cas (enfin c'est mon expérience du truc).
Par contre est-ce que toi ou quelqu'un d'autre a déjà expérimenté la kinésiologie ? Paraît qu'ça peut être intéressant aussi...
Citation de DentsDeSabre #546130
Oui j'me reconnais aussi dans ton discours, on a tendance à se laisser définir par notre entourage et parfois ça nous amène à avoir une vision de nous et par là même de certaines qualités ou défauts complètement à côté de la plaque.
Prendre sa place n'est pas évident quand on a pris le parti de se mettre de côté pour ne pas déranger. Je suis aussi dans cette démarche d'oser me positionner et de trouver où ma présence est appréciée et où elle n'est pas spécialement bienvenue. Mais ça demande de dépasser certaines peurs qui peuvent nous paralyser dans la mise en acte.
Bon aller mon père battais ma mère et ma première relation était avec un homme violent et alcoolique et la première fois qu'il a lever la main sur moi en gros viol conjugale après j 'ai dit plus jamais sa et plus tard j'ai rencontrer tout l 'opposé de mon père .et n'ai pas reproduite sa violence mais j'ai eu une addiction à l alcool que j'ai plus depuis.
Citation de Tornade #546137
Comme quoi c'est fou comme l'histoire se répète. Mais oui il semble aussi qu'on a tendance, une fois qu'on a connu le pire, à essayer de vivre l'inverse mais comme notre attention est focalisée sur une chose qu'on ne veut pas reproduire j'ai l'impression que finalement tout l'opposé ne convient pas non plus, pour d'autres raisons. Je ne sais pas si ça a été ton cas mais c'est l'impression que j'ai eue d'après mes expériences.
Et au final quelle relation tu entretiens avec ton père aujourd'hui ? Est-ce qu'il y a eu un avant et un après ton expérience violente ?
Citation de DarkCarolus #546133
Enfant, on m’a fait croire que j’étais ceci ou cela.
Je n’étais pas encore née à moi-même qu’on m’empêchait déjà de me chercher, de me reconnaître.
Être détruite avant même de savoir qu’il faut se construire, c’est condamner la croissance naturelle de l’enfant.
Longtemps, j’ai cru me reconstruire. Mais on ne reconstruit que ce qui a déjà existé.
En vérité, je suis encore en chantier. Je ne me rebâtis pas : je me construis, pour la première fois de ma vie.
À force de nous faire porter des masques, nous oublions notre propre visage.
Comme le dit si justement Rachel Amber dans Life Is Strange: Before the Storm, quand on passe trop de temps à être ce que les autres attendent, on ne sait plus qui l’on est.
Citation de DarkCarolus #546138
Ouh là tornade elle a beaucoup de casseroles😅 mon père à quitté ce monde j avais 9 ans pourquoi je suis aller vers son double je me l 'explique pas le après c'est qu on accepte de se respecté et que l on prend la décision d avoir une vie meilleure et inconsciemment ont coupe le lien de ce schéma répétitif ?????? Peut être que c'est ce qui ce passe ?
Hello DarkCarolus, hellooooo Toustes,
Citation de DarkCarolus #546099 : "...Encore une fois c'est juste une porte d'entrée pas une fin en soi. Je m'en fous d'elle, c'est de ce dont elle parle qui m'intéresse."
En effet, Je suis intervenu pour préciser à nous toustes qu'il faut pondérer les dires de chacune.n (moi compris évidemment).
Toute information, toutes sources, nécessitent d'ordonner, classer l'information.
Dans votre proposition par cette personne - et d'ailleurs, vous le précisiez par la notion de réflexion - il est louable de mettre le sujet sur le tapis du forum concernant l'héritage culturel, l'héritage cultuel, l'héritage familiale, l'héritage biologique (ADN).
Mais son approche est néfaste sur les bienfait et désordre reçus en héritage...
Votre notion de réflexion sur le sujet posé nous amène par le principal biais cognitif à instantanément corréler l'information avec notre vécu et, sur ce sujet délicat de notre monde intérieur chaotique, tout le monde se trouve dans la demande de "conseils" de coaching !
Les neurosciences ont en effet explosées avec l'apparition de matériels d'exploration de plus en plus performant avec l'apport de produit injecté qui font ressortir les zones concernées des activités provoquées. Dernièrement, les appareils peuvent capter des vidéos in-vivo de notre activité cérébrale. Par ailleurs, en laboratoire, l'activité chimique d'un neurone isolé commence à se dévoiler...
Ces connaissances assez jeunes remettent en doute les connaissances précédentes dites psychologiques qui étudiait sous la métaphore de la "boîte noire" ( https://www.sainte-anastasie.org/articles/psicologa/qu-es-la-caja-negra-segn-los-psiclogos-conductistas.html ).
Ensuite, le zonage du cerveau porta la notion de cerveau triunique. Puis la découverte que le corps calleux n'est pas seulement un ensemble de connexion mais bien un ensemble neuronal amena les chercheurs à définir un quatrième niveau de fonction après le triunique... C'est ce 'quatrième niveau' qui est fabuleux ! Ce niveau est passionnant pour moi car il y a beaucoup de résolution de nos comportements (déni, rire, gène ressentie, choix et balance entre réel et irréel, etc...).
Oui : il y a bien des zones d'activité en rapport avec l'activité de la personne mais il faut garder à l'esprit que la totalité du cerveau interagit toujours avec cette zone et donc l'influence toujours sans le 'voir'.
Marc Jeannerod (Le Cerveau Volontaire) a récemment développé la "...conscience d'être l'auteur d'une action ne serait qu'une illusion..." ! Cela nous fait tomber le cul sur la chaise - enfin s'il y a la chaise !
Nous assistons depuis peu (50 ans) a un glissement de la psychanalyse toute puissante vers les neurosciences. De nombreuses.x psychanalystes mettent le pied dans la neurologie en se faisant neuropsychologue... C'est une mutation graduelle qui indique que la métaphore de la boîte noire va disparaître et que la neuroscience progresse. Les neuropsychologue se retrouve avec un pied dans chaque branche comme Einstein a découvert le domaine de la relativité et des interactions atomiques mais continue de croire en Dieu (le Grand Ordonnateur)... Enfin pas comme beaucoup : https://www.infochretienne.com/articles/einstein-et-dieu-un-scientifique-peut-il-etre-croyant/
Nous sommes, collectivement, trop imprégnés de la psychanalyse historique pour 'basculer" totalement sur la neuroscience. De plus, les découvertes heurtent notre conception de la responsabilité, de la pleine conscience, de la maîtrise de soi, du désir, et ici par DarkCarolus, des notion d'amour, d'amoureux et du choix ou du schéma hérité...
Mes recherches en cybernétique, en sociologie, en anthropologie et, bien sûr en neurologie ont été très éclairant sur notre fonctionnement cérébral au contact de notre environnement. Disons que j'ai le CAP de la mécanique cérébral ! Mouarff ☝️😄
Mais, comme vous, j'ai encore du mal à conduire mes comportements ! 🙄
Restons curieuses.x 🤗
P.S. : je vous invite à relire mes publications précédentes dans les différents forums de BeTolerant (Merci Wilooo et toustes les BeTonnes présents et disparues.s) ✌️ 😃
Citation de OffRoad #546144 "Même si la boîte noire est mystérieuse, elle reste une chose matérielle et participe donc à la chaîne de cause à effet du monde dans lequel nous vivons; rien n’apparaît de nulle part, tout a son origine dans des événements mesurables et observables qui se produisent autour de nous ou en nous-mêmes.."
🤯 😄
Je suis de cette opinion que les neurosciences sont le futur de la compréhension de soi, et de la déculpabilisation.
Voir sur une IRM les choses s'illuminer donne une dimension beaucoup moins mystérieuse et mystique.
Ca basculera bien assez vite grâce aux nouvelles méthodes d'accès à la connaissance telles que l'IA déjà pour les personnes désireuses et surtout capables de comprendre leur mécanismes ( ou j'ai un optimiste naif des choses....)
Pour d'autres ça peut être très réducteurs et dévastateurs car ils pourraient se dire qu'il n'y pourront rien, c'est une question de voir et de comprendre les choses....
Super intéressant merci @OffRoad
Bonsoir *DentsDeSabre, bonsoir toustes**,
Citation de DentsDeSabre #546139 : "En vérité, je suis encore en chantier. Je ne me rebâtis pas : je me construis, pour la première fois de ma vie."
Votre situation m'amène à vous proposer deux lectures :
"Le bois tordu de l'humanité" de Isaiah Berlin, Albin Michel - Philosophie politique de l'individu dans la société.
https://www.decitre.fr/livres/le-bois-tordu-de-l-humanite-9782226056610.html
"La réflexion éthique consiste en l'examen systématique des rapports qu'entretiennent les hommes les uns avec les autres , des conceptions, des intérêts et des idéaux dont découlent les manières diverses qu'ils ont de traiter leurs semblables et des systèmes de valeurs qu'ils sous-tendent..." (Chapitre 1 - La recherche de l'idéal)
Je propose ce document pour vous proposer un chemin plus court pour partir de l'état actuel de ton esprit (bois tordu) et de construire un avenir avec cette particularité. Nous sommes tous des bois tordus quand on arrive à se regarder.... Mais tous les arbres vivent pareils finalement, fleurs, fruits, feuilles, nouvelles branches, nouvelles racines, etc.
Nous sommes toustes enracinées.s dans la terre de nos parents (notre histoire jusque-là). C'est juste de notre pouvoir de se développer vers la lumière pour les branches et vers de meilleures sources pour nos racines. je préconise donc de laisser ton histoire dans les livres (journal intime par exemple) et te projeter vers l'avenir, vers les lumières de tes passions !
Nos parents sont mus pour leur confort (primaire) et notre survie dans ce monde (magique pour celleux qui réussissent, dangereux pour celleux qui ont et souffrent encore).
"Changements, paradoxes et psychothérapie" de Paul Watzlawick, John Weakland et Richard Fisch, Seuil, Points essais
https://www.fnac.com/a7386946/Richard-Fisch-Changements-reedition
Tout est dit dans le résumé de FNAC !
☝️🙂 Je prône souvent la métaphore de la barque (voir la photo dans mon profil) pour la gestion de conflit perdurant entre deux personnes : Quand le problème, c'est la solution !
Bonne lecture à Toustes !