Être un zèbre...

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Nekow
Homme de 21 ans
Versailles
Hey...
voilà quelques temps que je me demande si je suis un zèbre / surdoué comme vous voulez... et récemment j'ai fais des tests et cela confirme ceci. Je me demande si parmis vous il y a d'autres zèbres et comment vous arrivez à gérer vos émotions et est-ce que vous le montré aux autres ?

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Ancien membre
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il y a bien une corrélation entre notre capacité à comprendre et notre volonté à aimer, mais la première ne devrait pas empêcher la deuxième de s'exercer, puisque naturellement elles sont toutes deux en recherche du vrai et du bien, qui sont indissociablement unis pour atteindre notre finalité...

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Nekow
Homme de 21 ans
Versailles
Je suis d'accord mais le flux d'informations émotionnel est tellement important qu'il m'arrive de bloquer toute émotion et donc je parais totalement insensible... je me demande comment arrivez vous à gérer cela....

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Ancien membre
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pour moi ce flux est intense dans la mesure ou je n'ai pas de contrôle sur lui, et je le vis "mal" comme toi, mais l'autre posture est de se réjouir que les limites de notre contrôle nous laisse la possibilité de nous ouvrir aux autres, qui sont là ...parfois...pour nous aider, nous consoler rarement, et nous interroger toujours...comme tu le fais à présent...lol

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Synapson
Homme de 21 ans
Atlanta
ça m'étonne de trouver ce sujet ici^^ 
j'ai été diagnostiqué zébré aussi et je le vis très mal, car je suis très mal balancé dans ma "zébritude", je suis très doué dans certains domaines et médiocres dans d'autres.
j'en ai parlé autour de moi (amis surtout) qui ont été extrêmement compréhensifs, et ils s'en doutaient un peu (tu passes du coq à l'âne pour toi très logiquement mais les autres te suivent pas... etc) et ils m'aiment énormément. maintenant que je sais où sont mes faiblesses, j'arrive à les appréhender beaucoup plus facilement et il faut que tu fasses de même : cible dans quels domaines tu es plus doué que les autres, travailles dessus, c'est très compliqué et très long...
je pense que l'accompagnement humain (psychologue/chiatre) peut servir, et surtout, échange avec des gens comme ça QUI SONT TESTÉS si tu le peux (attention aux frauduleux); car c'est une mine d'or tellement tu te comprends et vous pouvez vous entraider plus facilement... si jamais tu veux discuter ma boîte à mp est ouverte :) 

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Dedale
Homme de 23 ans
Strasbourg

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Personnellement je trouve pas qu'être un zèbre soit si difficile que ça. Du moins, ça l'est de moins en moins à mesure que l'on évolue dans l'enseignement supérieur. 
J'ai eu des moments difficiles (à peut près au même age que toi Nekow) mais actuellement je suis plutôt content d'être un zèbre, car j'ai trouvé une voie dans laquelle je peux pleinement mettre en oeuvre mes capacités: l'architecture. 
Après au niveau émotionnelle, je pense que l'art et la création en générale est un bon moyen de canaliser l'émotion de manière à la fois productive et riche de sens. 

En société j'ai également du mal à montrer mes émotions, je ne montre que les positives. Mais à vrai dire, ça ne me dérange pas plus que ça, puisque tout ce que je ne peux pas dire avec des mots, je le dis avec des notes, des formes ou des couleurs. 

Le meilleur conseil que je peux te donner: trouve toi un exutoire qui te permettra de te défouler, être un zèbre est loin d'être un handicape quand tu sais comment te gérer toi même ! 

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Ancien membre
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Franchement je pense que le surplus de flux d'émotions sera toujours difficile à gérer. Cela crée une forme de comportement schizoïde et tu n'y peux rien, je dirais même qu'avec le temps c'est plus difficile. Le problème est surtout de gérer à la fois le surplus d'informations extérieures avec le surplus d'informations intérieures, où l'esprit est tout le temps entrain de créer de nouvelles idées, analyser etc. Il faut gérer les situations pour éviter d'être confronté à ce surplus émotif, et le mettre à son profit : Etudes, travail, recherches, créativité, etc dans des endroits calmes. Il faut en faire une force, un atout, et non un handicap de socialisation. Tu seras toujours à part, tu seras toujours un zèbre...

Une excellente vidéo de témoignages pour voir les différentes manières de prendre sa douance, l’entourage de la famille et des ami(e)s est d’ailleurs primordial comme le dit Synapson. Il y a aussi le degré de ton QI qui influe énormément sur la socialisation, plus ton niveau sera élevé, plus il sera difficile de te fondre dans la masse pour deux principales raisons : L’une est le niveau d’émotivité qui est toujours plus ingérable dans les lieux publiques, l’autre est que tes conversations n’intéresseront personne, que des personnes de ton degré, et la vitesse de traitement des informations est beaucoup trop décalée. Tu peux rejoindre des assos spécialisées dans la douance pour trouver des compagnon(ne)s de route sur le chemin de ta vie.

https://www.youtube.com/watch?v=x8qRKpnVGg0

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Dedale
Homme de 23 ans
Strasbourg

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Après je pense que il faut relativiser le discours des psychologues, car beaucoup disent "oui, les zèbres sont ceci, les zèbres sont cela", sauf que leur échantillonnage est biaisé de base (puisque les gens qu'ils reçoivent viennent car ils ont un problème).
Les témoignages de cette émission sont aussi biaisé, puisque le titre de l'émission est limite une question rhétorique, comme si les surdoués étaient nécessairement malheureux. Les témoignages ont été sélectionné, et il est difficile d'avoir un regard objectif par cette émission. 
Donc voila une deuxième vidéo qui permet d'avoir une autre approche (oui elle est très longue, mais très intéressante) :
https://www.youtube.com/watch?v=uuQ4yL-jyfk

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Dedale
Homme de 23 ans
Strasbourg

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Bref, à mon sens, être un zèbre n'est pas un handicape, ça ne rend pas plus malheureux que le commun des mortels.
Le problème n'est pas le Qi, c'est la façon dont on en fait usage qui nous rend heureux ou malheureux il me semble. 

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Ancien membre
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En faite le titre de la vidéo vient d’un livre de Jeannes Siaud-Facchin : 

Trop Intelligent pour Être Heureux ? (amazon)

Le discours des psys n’est pas biaisé car il vient de statistiques, c’est une réalité que beaucoup de personnes surdouées (les vrais surdoués, ceux avec une intelligence en arborescence) sont en situations difficiles, car notre système n’est pas adapté. Il y a une nette amélioration ces dernières années.

Un article du Figaro sur 70% des surdoués en échec scolaire :

70% des surdoués en échec scolaire

Le problème principal de la douance, c’est l’extrême sensibilité aux choses en général, qui fait voir et comprendre le monde différemment. C’est un mélange constant entre une rapidité de compréhension et un surplus d’émotions. Il en résulte que beaucoup de "surdoués" ont une difficulté d’adaptation dans un monde jugé absurde qui leur est intolérable. Ce qui peut amener un rejet dans l’intégration de la société, si la personne est mal encadrée. 

Deuxièmement, et toujours dans l’intégration au sein de la société, où les conversations, les intérêts et les comportements sont décalés, le "surdoué" va se sentir assez rapidement marginalisé, mis de côté, surtout durant l’enfance où se sont souvent les « caïds » (idiots) qui prennent position de leader, d’où le terme du zèbre dans la masse. Le paradoxe d’ailleurs c'est que ce sont souvent des personnes que l’on n'écoute pas, incomprises, voir ridiculisées. Certain(e)s font faire un jeu de masque pour arriver à s’intégrer, d’autres vont se créer une personnalité excentrique ou excentrée, pour faire de leur particularité leur trait principal.

Le problème « trop intelligent pour être heureux » défini ce débordement permanent d’informations et d’émotions, cette conversation incessante entre coeur et cerveau, comme un volcan dans une ébullition permanente et sans bouton off, qu’il faut tout le temps gérer.

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Dedale
Homme de 23 ans
Strasbourg

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Une statistique n'est pas une preuve si on n'as pas connaissance de la façon dont elles ont été réalisé, et si je regarde l'article que tu as cité, la statistique viens de l'association française pour les enfants précoces. Or, une association n'est pas un organisme objectif pour faire des statistiques, car ils fondent leur statistique sur leurs membres. Or, la plupart des membres de ces associations sont des personnes qui ont besoin d'aide, car sinon, pourquoi recourir à une association?  
De ce fait, la statistique que tu cite est potentiellement biaisé elle aussi, puisque issu d'un organisme qui ne traite qu'avec une certaine partie des surdoué, elle ne représente pas les surdoués en générale, elle ne représente que les surdoués qui font appel à l'association. (la vidéo que j'ai posté précédemment explicite la difficulté à avoir des statistiques fiables au niveau des surdoués, car les populations étudiés sont très rarement représentatives de l'ensemble des surdoués)
Ce que dit ta statistique, ce n'est pas que 70% des surdoués sont en échec scolaire, c'est que 70% des membres de cette association sont en échec scolaire, c'est totalement différent. 
En effet, les surdoués qui réussissent bien, qui n'ont recours ni à un psy, ni à une association, passent totalement au travers des statistiques puisque personne ne les remarque. Moi même on ne m'as jamais remarqué auparavant, et ce n'est que par curiosité que j'ai découvert que je l'étais. 

Autrement dit, il faut bien se méfier des médias, des livres de psy, et des associations, car ils sont rarement objectifs, et tendent à généraliser des problèmes qui ne sont pas fondamentalement lié au haut potentiel. 

D'ailleurs, je vais citer un passage de l'article que tu as toi même cité:
"Laurence, médecin psychiatre et responsable des admissions à MENSA, a au contraire été sauvée par l’université: «J’y ai trouvé la reconnaissance dont j’étais privée en famille». Son potentiel est à ses yeux, une chance et non un handicap.
Et aujourd’hui, elle se dit lasse des médias qui victimisent à tort et à travers les personnes précoces. Pour elle, haut potentiel ne rime pas systématiquement avec exclusion. «C’est plus difficile de se construire en ignorant qui l’on est vraiment. Mais si l’on s’écroule, c’est qu’il y a d’autres choses derrière»."

Je partage le point de vue de Laurence, le problème n'est pas le haut potentiel, ce sont d'autres facteurs qui font qu'on vie la douance comme un handicape, être doué n'implique pas d'avoir des problèmes. 
Je pense qu'il faut arrêter de se prendre pour des victimes, pour des êtres parfait dans un monde imparfait, et surtout de se dire que le problème est notre intelligence.On a facilement tendance à faire passer tout nos problème sur le compte de notre différence, même quand il n'existe aucune preuve que les deux soient liés.  
Si on est malheureux ce n'est pas parce qu’on est trop intelligent, c'est parce qu’on rationalise notre malheur en le reportant sur notre différence (de la même manière on retrouve ce phénomène de rationalisation avec d'autres différences: l’homosexualité, la couleur de peau... on explique tout nos problème sociaux par le fait qu'on est membre d'une minorité: je suis malheureux car je me sens rejeté-> on me rejette car je suis différent), mais ce genre de raisonnement est fallacieux, car la différence n'implique pas nécessairement le rejet. 
Il ne faut pas se voiler la face, on est pas plus malheureux que le reste du monde, la dépression touche aussi bien les bas QI que les haut QI, et il en est de même pour la plupart des soi disant "problèmes" qu'on attribue aux surdoués. 

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Ancien membre
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J'ai moi même été diagnostiquée zèbre il y a un peu moins d'un mois. Il y a différentes phases qui vont s'enchaîner : le soulagement de mieux comprendre ce que je suis laisse depuis quelques jours un sentiment de colère ..... Toutes ces choses que j'aurais aimée changer ou travailler (comme ma concentration pendant une conversation pas forcément intéressante avec des gens que j'aime) ne pourront en faite jamais changer ..... Ou j'aurais toujours l'impression que l'on m'ampute d'un membre si je perd quelqu'un qui m'est chère ... 

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Ancien membre
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Citation de Dedale :  Je pense qu'il faut arrêter de se prendre pour des victimes, pour des êtres parfait dans un monde imparfait, et surtout de se dire que le problème est notre intelligence.On a facilement tendance à faire passer tout nos problème sur le compte de notre différence, même quand il n'existe aucune preuve que les deux soient liés.   Si on est malheureux ce n'est pas parce qu’on est trop intelligent, c'est parce qu’on rationalise notre malheur en le reportant sur notre différence (de la même manière on retrouve ce phénomène de rationalisation avec d'autres différences: l’homosexualité, la couleur de peau... on explique tout nos problème sociaux par le fait qu'on est membre d'une minorité. 

Absolument rien à voir avec une victimisation, en tout cas pour ma part c’est un réel problème, j’ai du mal à me concentrer sur les conversations quand ça ne m’accroche pas ou quand cela ne va pas assez vite, j’ai l’esprit qui repart et de nouveau c’est la guerre entre l’intérieur et l’extérieur, le flux des idées qui reprend à une vitesse c’est un truc de dingue et la conversation extérieure qui stagne, c’est un contraste saisissant et toi t’es au milieu tu dois gérer, comme si tu suivais deux films à la fois de nature et de vitesse différentes ; en publique c’est l’horreur, je capte trop d’informations à la fois, les images, les sons, les bruits, les conversations des gens, tout ce qu'il y a autour, et je n’arrive pas à gérer les émotions qui en découlent, et je dois faire genre pour ne rien montrer alors que c’est la panique totale, c’est comme une mélodie qui partirait dans tous les sens à la fois, et sans cohérence d’une idée de structure, il n’y a que quand je suis au calme et en petit groupe de gens autour (mes amis) que je gère, et puis avec eux je peux être tête dans la lune sans me sentir jugé (ça les fait plutôt rire haha), ou seul concentré sur mon travail où là je suis enfin en paix.

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Dedale
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Strasbourg

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Je suis pareil pozitivelife, je ne suis a l'aise qu'en petit comité, et j'ai une certaine propension à bosser seul, mais c'est pas ça qui m'empêche de vivre. J'adapte juste mon style de vie à ces élément particulier, et si j'ai pas envie de sortir, je reste chez moi, si une soirée me saoul, bah je pars, si une conversation ne m’intéresse pas, je trouve le moyen de m'en extraire. 
Pour ce qui est des conversations, c'est pareil, je suis conscient que j'aurais jamais de conversations stimulante avec 99% des gens, mais c'est pas grave car à coté, j'ai ce forum ,mes amis, les livres, les conférences... C'est pas un problème gravissime. certes, c'est chiant, mais il y a des moyens de palier au problème il me semble. Il suffit juste de les mettre en place.
Après je suis conscient qu'il y a des situations parfois difficiles à gérer, et j'en vie régulièrement (par exemple, les travaux de groupe avec des boulets, qui exigent de bosser tout le temps en groupe), mais il faut apprendre à faire avec et trouver des solutions. Je pense qu'il suffit de savoir qui l'on est, ce que l'on veux, comment on fonctionne, et a partir de là trouver le mode de vie qui nous correspond, aussi non conventionnel soit-il. 

Je conçois tout a fait le mode de pensée dont tu me parle puisque j'ai le même, mais ce n'est pas un problème, il faut simplement en être conscient et trouver le moyen de s'en accommoder. Le problème n'est pas la douance selon moi, c'est comment on choisi de la vivre. Si tu vois ce que tu es comme un problème, ça en sera un, mais si tu accepte ce que tu es, et que tu t'arrange pour bien le vivre, et bien tout ira pour le mieux. 

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Ancien membre
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Quelle ménagerie ici dit-donc, un vrai zoo. Sinon que voulez-vous dire par "surdoué" qui est un terme que je n'apprécie guère pour son utilisation abusive et très souvent non pertinente ?

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Dedale
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bah la définition globalement accepté de surdoué, c'est avoir plus de 130 de QI.

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Ancien membre
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@Dedale: Je vois. Et en quoi cela "victimiserai" les personnes qui auraient un QI supérieur à 130 ?

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Dedale
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bonne question Soklaus, moi même je comprend pas pourquoi certains surdoués voient leur QI comme une souffrance. 

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Ancien membre
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@Dedale: Ok je suis rassuré de voir que je ne suis pas le seul à ne rien comprendre au problème posé :|

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Ancien membre
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Citation de Dedale : Après je suis conscient qu'il y a des situations parfois difficiles à gérer, et j'en vie régulièrement (par exemple, les travaux de groupe avec des boulets, qui exigent de bosser tout le temps en groupe) 

Haha je connais ça aussi, nos enseignants n'arrêtent pas d'exiger des travaux de groupes, jusqu'à neuf parfois, c'est le délire ^ ^, bon après je rigole j'ai la chance d'être dans une classe sympa, on a notre passion pour la musique qui nous lie, ça crée un caractère particulier à notre licence.

Citation de Dedale :  Je conçois tout a fait le mode de pensée dont tu me parle puisque j'ai le même, mais ce n'est pas un problème, il faut simplement en être conscient et trouver le moyen de s'en accommoder. Le problème n'est pas la douance selon moi, c'est comment on choisi de la vivre. Si tu vois ce que tu es comme un problème, ça en sera un, mais si tu accepte ce que tu es, et que tu t'arrange pour bien le vivre, et bien tout ira pour le mieux. 

Non mais tkt j'aime ma vie comme elle est, j'aime le côté intimiste des choses, se retrouver en petit groupe, apprécier un moment calme, en musique, dans un lieu tamisé et chaleureux, j'adore créer ce genre de cadre pour mes ami(e)s, c'est simplement que j'aimerais aussi me sentir tranquille en publique, dans la rue, au cinéma, etc. #modebêtedefoire

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Ancien membre
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@POzitivelif3: Sérieusement vous n'avez pas l'impression d'en faire des caisses là ? Pas besoin d'un QI de 130 pour réagir ainsi dans ses interactions avec les autres personnes. En quoi c'est une spécificité des "surdoués" ?

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Ancien membre
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@POzitivelif3: :d mon garcon, la prochaine fois que tu uses tes petits doigts pour m'adresser la parole, sois gentil et écrase-les toi avec un marteau veux-tu ?

J'ai un QI supérieur à 130, donc comme vous diriez un "surdoué". Et pourtant je ne vois pas en quoi cela fais de moi une victime d'un quelconque problème relationnel, même si je n'ai jamais pus blairer les autres humains.

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Dedale
Homme de 23 ans
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je comprend la souffrance, en revanche je ne saisis pas le lien que vous faites entre souffrance et douance, car l'un n'implique pas l'autre. comme je l'ai dit précédemment, le problème est ailleurs, le problème n'est pas la douance en elle même, mais plutôt comment on la gère.

Je n'ai jamais dit que je n'avais pas d'empathie pour ceux qui souffre, c'est simplement l'explication qu'ils donne de cette souffrance que je réfute. 

J'ai eu moi aussi ma période de conflit intérieur, mais si la douance en était responsable, elle ne l'était qu'en partie, puisque je suis toujours aussi doué, mais beaucoup plus heureux. 

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Ancien membre
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Citation de Dedale : je comprend la souffrance, en revanche je ne saisis pas le lien que vous faites entre souffrance et douance, car l'un n'implique pas l'autre. comme je l'ai dit précédemment, le problème est ailleurs, le problème n'est pas la douance en elle même, mais plutôt comment on la gère. Je n'ai jamais dit que je n'avais pas d'empathie pour ceux qui souffre, c'est simplement l'explication qu'ils donne de cette souffrance que je réfute.  J'ai eu moi aussi ma période de conflit intérieur, mais si la douance en était responsable, elle ne l'était qu'en partie, puisque je suis toujours aussi doué, mais beaucoup plus heureux. 

Tant mieux que tu sois toujours aussi doué ^ ^ En tout cas s'il y a tant de discussions sur ce sujet, c'est parce qu'il y a de véritables conséquences qui sont liées à plusieurs facteurs : Famille, classe sociale, entourage, l'âge où cela va être repéré bien souvent dans une situation d'échec globale, etc, et qui font que chaque personne va grandir différemment avec cette caractéristique peu commune dans un monde qui fonctionne différemment.

Si tu as la chance de grandir dans une famille aimante, motivante, voir idolâtre (c'est la tendance des enfants rois en ce moment), il y a beaucoup plus de facilité d'intégration que si tu grandis dans une incompréhension totale, voir humiliation, jalousie des parents, etc, où là la douance du cerveau peut justement vriller dans une auto-humiliation intérieure par exemple, à cause de maltraitance psychologique, c'est à dire que la machine tourne vite mais tourne mal, et dont il est très long et difficile d'en sortir après. Entre ces deux extrêmes il y a tout un monde, les "surdoués" en général, et comme je l'expliquais avant, c'est surtout le conflit intérieur-extérieur permanent et usant, le surplus d'informations dans des lieux trop mouvementés et cette hyper-sensibilité, qui génèrent le côté handicapant, c'est très désagréable à vivre, et il y a de nombreux témoignages sur ce phénomène.

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Dedale
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Strasbourg

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Dans ce cas positivelife, on est loin de l'explication mono causale du malheur causé par la douance, c'est à dire que dans le cas que tu énonce, le mal être est engendré par une multitude de facteur, qui aurait rendu malheureux aussi bien un enfant doué qu'un enfant normal, et en cela on peut douter que la douance soit la cause du problème. 

Et si tu crois que j'ai vécu dans une famille parfaite, loin de là. J'ai aussi eu mes propres problèmes familiaux, mais nous ne sommes pas là pour parler de ça. Tout ça pour te dire que ce genre de problème ont peut s'en sortir également, et que ce sont certainement ces problèmes là qui génère la souffrance qu'on attribue à la douance. 

Pour le coté hypersensible, trop d'info, ect... comme je l'ai suggéré précédemment, il me semble qu'on peut s'en accommoder pour ne pas que cela génère trop de désagrément, et si je le pense, c'est parce que j'y suis parvenu. (non pas que mon seul témoignage soit une preuve suffisante, mais c'est un contre exemple suffisant a démonter la théorie comme quoi il serait impossible de trouver l'équilibre)

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Ancien membre
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Citation de Dedale : Dans ce cas positivelife, on est loin de l'explication mono causale du malheur causé par la douance, c'est à dire que dans le cas que tu énonce, le mal être est engendré par une multitude de facteur, qui aurait rendu malheureux aussi bien un enfant doué qu'un enfant normal, et en cela on peut douter que la douance soit la cause du problème. 

Attention un enfant "normal" peut être doué, cela n’a rien à voir, tout le monde est normal, chacun avec ses caractéristiques, même une personne handicapée est normale et peut être douée, la normalité n’est qu’un vain mot par rapport à un référentiel choisi. Si on prend Einstein comme référentiel, on est tous d’un seul coup dans un autre cadre... 

Je déteste le terme surdoué, c’est orgueilleux et rabaissant pour les autres, je préfère largement le terme de zèbre qui exprime bien mieux et de manière poétique la particularité.

Certes il y a bien des facteurs déterminant l’arborescence d’évolution d’un individu, et ceci est valable pour tout le monde, mais pour la douance cela influe de manière plus prononcée du fait que l’enfant comprend exactement ce qui se passe, a une conscience de la situation plus développée, ce qui la rend plus difficile. 

Citation de Dedale : Et si tu crois que j'ai vécu dans une famille parfaite, loin de là. J'ai aussi eu mes propres problèmes familiaux, mais nous ne sommes pas là pour parler de ça. Tout ça pour te dire que ce genre de problème ont peut s'en sortir également, et que ce sont certainement ces problèmes là qui génère la souffrance qu'on attribue à la douance. 

C’est ce que je te disais, entre les deux extrêmes il y a tout un monde.

Citation de Dedale :  Pour le coté hypersensible, trop d'info, ect... comme je l'ai suggéré précédemment, il me semble qu'on peut s'en accommoder pour ne pas que cela génère trop de désagrément, et si je le pense, c'est parce que j'y suis parvenu. (non pas que mon seul témoignage soit une preuve suffisante, mais c'est un contre exemple suffisant a démonter la théorie comme quoi il serait impossible de trouver l'équilibre)

Donc la douance en elle-même génère bien ses propres souffrances, comme il a déjà été dit plus haut, et qui sont d'autant plus prononcées en fonction du degré. C’est dans de bonnes conditions que peuvent adoucir les souffrances (famille, accompagnement, coaching, psy, etc), ainsi que d’adapter le mode de vie, une fois la particularité détectée. Il n’a jamais été dit qu’il est impossible de trouver un équilibre, il est dit qu’il faut changer son mode de vie pour adapter la particularité.

Pour conclure ma part sur le sujet, je finirais sur cette pensée : Un arbre qui pousse dans un endroit sain, tranquille et prédisposé peut pourtant crever, tandis que dans de pires conditions, un autre arbre peut quand même arriver à s’épanouir, le tout est de persévérer...


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Friendlyy85
Homme de 33 ans
les sables d'olonne

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sujet intéressant.
je m'y retrouve beaucoup dedans, mais je ne pense pas être un surdoué. même si j'ai l'impression de n'être jamais compris dans mon mode de fonctionnement et d'anticipation sur beaucoup de sujets

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Dedale
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il n'y a qu'un seul moyen de le savoir si tu as des doutes: passer un test de qi

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Ancien membre
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Citation de Dedale : il n'y a qu'un seul moyen de le savoir si tu as des doutes: passer un test de qi

Dans quel but ? Juste pour pouvoir se dire que ses problèmes sont dus au fait qu'il soit surdoué ?

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Dedale
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Tu as raison, en soi ça sert a rien, mais si il se pose la question, il peut avoir la réponse. Après chacun est libre de faire ce qu'il veux de sa réponse. 
Moi je l'ai fait par curiosité, et ça m'as pas rendu plus malheureux. 

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Ancien membre
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Si je prends mon cas personnel, en terme de relations sociales l'intelligence m'a plus desservie que servie. Quand ce n'est pas l'intelligence qui pose problème à cause de son niveau haut, c'est mon comportement.

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Ancien membre
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Citation de MonsieurS : Si je prends mon cas personnel, en terme de relations sociales l'intelligence m'a plus desservie que servie. Quand ce n'est pas l'intelligence qui pose problème à cause de son niveau haut, c'est mon comportement.


Pardon, tu veux dire l'absence d'intelligence n'est-ce pas ? :(

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Ancien membre
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Citation de Inupiaq : Citation de MonsieurS : Pardon, tu veux dire l'absence d'intelligence n'est-ce pas ?

La première usine qu'il faut faire en France, c'est une usine à c...
Tu en aurais bien besoin!

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Ancien membre
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Ancien membre
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Citation de Dedale : il n'y a qu'un seul moyen de le savoir si tu as des doutes: passer un test de qi


Les tests de QI ont été penser et créer par des normopensant qui utilise le côté gauche de leur cerveau. Cependant les zèbres utilisent le côté droit, les test de QI ne sont pas reprendatatifs et valables à 100%, souvent un bon psychologue va préféré faire faire un QE uniquement ou en parallèle. On peut très bien faire un test de QI et ne pas avoir de résultats supérieurs à la moyenne se jour là, en raison de nombreux facteurs et le refaire la semaine d'après en ayant une bonne surprise.

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Ancien membre
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Citation de Nekow
comment vous arrivez à gérer vos émotions et est-ce que vous le montré aux autres ?


Pour ma part, j'ai développé différentes stratégies :
je sais qu'il me faut prendre du temps pour moi pour me ressourcer (avec quelque chose qui me fait du bien : la tendresse d'une personne, une musique que j'aime particulièrement, des odeurs, la nature, prendre les arbres dans les bras, voir un beau paysage, danser, nager...)

mais quand il n'est pas possible de s'extraire de la situation (comme par exemple quand tu es au travail), je vais dans les toilettes pour pratiquer l'EFT (emotionnal freedom technique).

autrement, je suis aussi plutôt à aller dans des lieux qui me conviennent avec des personnes qui me conviennent qui sont dans une bienveillance et une attention aux autres. j'essaye aussi de créer ce climat là autour de moi et dans toutes les situations que je traverse. J'ai des expériences assez magiques dans le travail par exemple où le simple fait de se positionner en gardant sa sensibilité, son émotivité fait que l'autre en face laisse tomber le masque et que l'on rentre dans une relation plus vraie et plus humaine.

je sais que mes émotions vont pouvoir s'exprimer auprès de certaines personnes, mais que pour d'autres, c'est inutile voir même encore moins bon pour moi, car en plus de mes émotions, je devrai gérer en retour l'émotion que ça provoque chez l'autre. Il n'y a que les personnes réellement dans l'empathie qui peuvent accueillir les émotions des autres... pour les autres c'est incompréhensible et ils n'ont pas les remèdes qui marchent. quand je suis pris dans une émotion, ce qui m'aide, c'est quand l'autre ne se laisse pas prendre dans la même émotion, soit capable d'accueillir sans jugement, avec bienveillance et sans prendre pour soi l'émotion.

un autre truc qui m'a aussi beaucoup aidé, c'est de faire une formation de shiatsu avec une super enseignante qui a tout de suite compris que j'étais une vraie éponge émotionnelle. grâce à elle, j'ai compris que j'étais un très bon récepteur et que si il y avait la possibilité d'être un bon récepteur, il était possible d'être un bon émetteur. c'est du coup quelque chose que j'utilise, non seulement parce que ça aide l'autre, mais aussi parce que ça m'évite de me polluer avec les émotions des autres. Je propose à la personne que je sens comme perturbée de la prendre dans mes bras, en général, les personnes sont plutôt ouvertes à cette proposition. je l'ai même fait avec des inconnu(e)s.

pour résumé, il te faut réussir à trouver ta propre voie, les solutions qui vont marcher pour toi avec qui tu es

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