Citation de Phoenix73 #546489 Je pense que c’est à travers nos rencontres qu’on grandit
Mais absolument j’ai bien préciser que c’était grâce à mes rencontres / relations passées et leurs échecs que j’ai appris sur moi même : mes propres travers, mes faiblesses et trauma et j’ai pu les travailler mais j’ai tout autant appris mes qualités ma propres force intérieure et ma valeur.
D’où le fait que je sais mes limites dans le couples que je forme.
Citation de Phoenix73 #546489 si on est consciente de toute cette marmelade aujourd'hui, c’est aussi parce qu’on a mis les deux pieds dedans à un moment donné.
Oh que oui et c’est difficile , ça fait mal quand de remuer la mierda alors même que notre cerveau a tous fait pour les enfouir tout au fond de notre memoire afin de pouvoir avancer… mais mtn qu’on a fait le plus dure c’est à dire plonger les pieds de dans c’est la suite qui va changer la donne
Citation de Ancien membre #546491 C’est juste devenu un concours de bite.
Ah bon? Ah ben la j’ai perdu alors … je n’en n’ai point !😘
Citation de Ancien membre #54647
Je suis ok avec toi, nous ne pouvons pas être lucides à 100% déjà sur nous-mêmes alors sur les autres... En revanche, c'est délicat parfois de discerner la maladresse de la volonté de nuire.
Donc ça peut se comprendre que certaines personnes soient à l'affût du premier signe qui pourrait leur montrer qu'il sont dans une relation abusive. Mais qu'elles décident de partir au premier signe ou alors qu'elles laissent le temps de voir comment l'autre fonctionne, ça leur appartient. Et quelque part, si elles décident de quitter la relation sans chercher plus loin, c'est que vous n'étiez pas faits pour être ensemble. Pourquoi persister à vouloir rester en relation avec des personnes qui ne comprennent pas tes besoins ou qui ne s'y intéressent pas ? Ça ne fait pas d'elles des monstres, ça fait d'elles des personnes incompatibles avec ta manière d'être. Elles te rendent service presque parce que ça va te permettre de trouver d'autres personnes beaucoup plus proches de ton mode de fonctionnement et auprès desquelles tu te sentiras acceptée pour qui tu es. C'est à mon sens l'objectif de tout le monde : être auprès de gens qui nous apprécient et nous éloigner de ceux qui ne nous apprécient pas pour se sentir bien.
Citation de Némésis Inu #546490
Quand tu dis qu'il faut régler nos traumas en amont de la relation, j'entends que pour toi il faut que la personne n'ai plus du tout de problématiques liées à ces traumas pour s'engager. J'ai une réserve là-dessus parce que je ne suis pas persuadée que l'on puisse vraiment savoir si on a absolument tout réglé ni si nous sommes préservés jusqu'à la fin de nos jours d'autres problématiques qui peuvent être mises en lumière plus tard par d'autres rencontres ou expériences. Ou alors effectivement tu parlais "du plus gros" et dans ce cas je suis plus d'accord avec cette idée.
Citation de Occamj #546494
C'est d'une finesse... 🤣🤣
Citation de DarkCarolus #546499
Pour être plus précise :
On ne se débarrasse pas d’un trauma on apprend à vivre avec, je parle d’en avoir connaissance et d’agir en conséquence, traiter qqchose n’est pas signe d’élimination.
C’est comme ce casser un membre : ça fait mal, donc tu vois le toubib qui te met un plâtre, puis rééducation, puis tu peux remarcher, oublier ton bras, bouger tes doigts, en apparence, tout est redevenu normal, mais quand tu fais une radiographie, on y va encore les traces de fissures.
Même une fois mort, on peut reconnaître à qui appartient le corps grâce aux radios anciennes des blessures, que l’on retrouve forcément sur les os du défunt
Citation de Némésis Inu #546514
J'vois ce que tu veux dire mais pour reprendre ton exemple de la fracture, il se peut que même si ça ne se voit plus que tu t'es cassé quelque chose tu aies quelques fois ou même peut-être chroniquement des douleurs ou des gènes qui peuvent parasiter le bon fonctionnement de ton membre (je ne parlais pas de bite hein🤣). Et donc, si on refait le lien avec la relation, comment toi tu gérerais ces gènes, ou malentendus, ou frictions que ça pourrait créer ? Est-ce que justement tu penses que ça signifie que la personne n'a pas réglé ce qu'elle avait à régler ou alors tu as tout de même une flexibilité là-dessus ?
Bon, comme d'hab, ça dépend de quoi on parle aussi. Entre quelqu'un qu'il faut rassurer de temps en temps et quelqu'un qui tombe en profonde dépression tous les 2 ans c'est pas la même chose.
Citation de DarkCarolus #546523 J'vois ce que tu veux dire mais pour reprendre ton exemple de la fracture, il se peut que même si ça ne se voit plus que tu t'es cassé quelque chose tu aies quelques fois ou même peut-être chroniquement des douleurs ou des gènes qui peuvent parasiter le bon fonctionnement de ton membre
Ah mais oui comme je l’ai dit dans d’autres interventions de ma part, on ne se débarrasse pas d’un trauma, et c’est pareil que ce genre de blessures des douleurs peuvent apparaître de temps en temps, mais la différence c’est que vous savez les gérer, parce que vous savez où elles sont vous les connaissez bien, limite de vieux amis… Ou vieilles ennemis🤣, parce qu’en amont, il y a eu une action de fait dessus, qui a pris du temps mais ça a été fait donc l’impact sur le couple ou sur l’autre partenaire est bien moindre
Citation de Némésis Inu #546528
Oui c'est toute la nuance entre soigner l'autre quand on n'est pas toubib et aller y chercher un sac de fringue quand il est à l'hosto... C'est pas du même ordre quoi 😅
Bonsoir,
Bon, prenons un exemple: je souffre d un trauma d abandon. Passons sur les circonstances, elles sont sans intérêt ici.
Ben de temps en temps, j ai encore cette sensation au creux de mes tripes qu on va me laisser tomber (amour, famille, amies...tout y passe 🤣).
Quand ça arrive, je parle a la petite fille en moi. C'est elle qui a subi le trauma, faut juste la calmer un peu. Et ça passe. J ai fait le tour de cette question, et j'en arrive à en rire tellement c est automatique et prévisible.
A ce stade, cette peur d abandon est comme cette trace sur les os longtemps après une fracture: visible, présente, mais juste le signe d un passé révolu.
C est très différent d une personne qui va,inconsciemment, se raccrocher a toutes les marques d affection, voir accepter de rester dans une relation toxique, par peur de l'abandon.
Un trauma ancien, reconnu et sur lequel on a travaillé, ne définit pas une personne à mes yeux : au contraire, je l admirerai d'autant plus, et me sentirai plus en sécurité affective avec une telle personne.
Citation de Occamj #546535
C'est cool de nous partager ta technique 👍
J'vais peut-être te poser une question con mais comment tu sais quand ta peur d'abandon est présente et pas autre chose ?
Ce sont des sensations physiques ? Un état mental particulier ? Une phrase ou un mot qui revient ? Une réaction de l'autre ?
Et comment tu as fait pour t'aider à mettre en place ce dialogue interne ? Tu t'ecris ou te parle en toi même ? Tu utilises un objet ? Tu vas dans un endroit particulier ?
Tu parviens à conscientiser cette peur au moment où elle arrive ou tu as besoin d'un certain laps de temps pour t'en rendre compte et agir dessus ?
Bon ça fait chouilla interrogatoire en fait 😬😅
Citation de Occamj #546535
Pas certaine que ça fonctionne toujours aussi "bien". Il y a des mécanismes profondément ancrés qui ne demandent qu'un stimuli précis pour resurgir.
Le problème, c'est que si tu n'as pas pu identifier ou travailler sur un mécanisme précis , parce que tu ne savais pas toi-même qu'il était présent, tu ne peux pas agir ou travailler dessus.
On peut avoir fait le tour d'une blessure , mais tout ton être, peut avoir enregistré d'autres mécanismes de protection beaucoup plus inconsciente.
C'est là que la limite de la discussion avec soi-même s'arrête et que ton être prend le dessus avant même qu'on ait eu le temps de papoter avec la petite fille en nous.
Ça ne veut pas dire que ça va prendre toute la place dans la vie de couple ou la régir, juste que ça peut faire irruption ponctuellement. Ton ou ta partenaire peut à ce moment là t'aider à mettre le doigt dessus quand une situation se répète. Quand je dis aider c'est pas lui dire , tu dois faire ci ou ça hein, plutôt dire qu'on a remarqué la répétition dans un cadre précis et de comprendre à 2 pourquoi et comment on peut améliorer les choses.
Citation de Phoenix73 #546554
C'est lucide.
Citation de Phoenix73 #546554 Quand je dis aider c'est pas lui dire , tu dois faire ci ou ça hein, plutôt dire qu'on a remarqué la répétition dans un cadre précis et de comprendre à 2 pourquoi et comment on peut améliorer les choses.
Oui mais si ça se répète de façon régulière que tu le travailles avec le/ la partenaire et que finalement la personne s’accroche à ce travail fait avec toi et ne va pas chercher plus loin? C’est là où l’autre prend le rôle de soignant et cette décision d’être le soignant de l’autre c’est à chacun de l’accepter ou non que ce soit pour un trouble psychique, psychologique, traumatique .
A chacun de savoir jusqu’où son soutien a l’autre est nécessaire et non toxique au couple.
Citation de Némésis Inu #546557
Je vais essayer de la refaire pour être plus claire, à mon sens le point important c'est la communication. On ne peut pas tout balayer d’un revers de main sous prétexte qu'on ne veut pas être le sauveur. Dire : "J'ai remarqué que dans telle situation, ça se passe toujours de la même façon", c’est juste la base. Il faut bien savoir d’où ça vient : de l’une, de l’autre, ou des deux ? Et pour ça faut en discuter.
Il y a une différence énorme pour moi entre vouloir réparer l'autre et vouloir comprendre pourquoi on fait de petites sorties de route au même endroit.
Une fois qu’on a mis le doigt sur ce qui dysfonctionne, ça donne deux options, soit on est plus attentive l'une et l'autre à son propre mode de fonctionnement quand on sent le truc arriver, soit on en parle à son propre psy si on en a un pour creuser et avoir des outils. Pour moi, ce n'est pas de l'instinct du sauveur, c'est juste de l'intelligence relationnelle. On ne soigne pas l'autre, on analyse ensemble le truc, quitte à trouver des solutions ensemble si c'est possible, pour ne pas se reprendre la foudre à chaque fois.
Dire demmerde toi le problème c'est pas moi ,pour ne pas du tout jouer au sauveur
1) ça serait péremptoire
2 ) pas forcément vrai
Et je ne donne pas chère à la relation.
Bonjour,
J'vais peut-être te poser une question con mais comment tu sais quand ta peur d'abandon est présente et pas autre chose ?
Heu... travail introspectif de plusieurs années ? j'arrive à totalement conscientiser la chose, à la verbaliser auprès de professionnels ou de proches. Une fois la verbalisation effectuée, un simple "je t'aime" ou "je suis là et tu n'as rien à craindre, on te laissera jamais tomber" (je paraphrase) et roule carrosse. J'écris aussi. C'est d'une banalité affligeante que mon inconscient ait besoin de ce genre de piqure de rappel. Mais tout cela ne m’empêche plus de dormir depuis longtemps.
Bon ça fait chouilla interrogatoire en fait 😬😅
Non non, aucun souci vraiment.
Il y a des mécanismes profondément ancrés qui ne demandent qu'un stimuli précis pour resurgir.
Absolument. Moi je ne cherche absolument pas à réprimer ces processus. Mais en faisant un pas de côté, j'arrive à les banaliser. Et à regarder le REEL, qui dissout les CROYANCES. Dans mon cas, les traumas n'étaient pas si forts qu'un travail psy couplé à des changements de vie ne puissent les apaiser.
Ça ne veut pas dire que ça va prendre toute la place dans la vie de couple ou la régir, juste que ça peut faire irruption >ponctuellement.
Bien évidemment. J'ai aussi connu ces triggers dans le cas de la dysphorie de genre... et c'est très envahissant et invalidant.
A chacun de savoir jusqu’où son soutien a l’autre est nécessaire et non toxique au couple.
100% d'accord. J'ai fait dans mon cas appel à une professionnelle dans les moments critiques. Faire subir cela à ses proches... non merci. A certains moments j'ai carrément fui mon entourage de peur de les transformer en infirmerie ambulante.
Citation de Phoenix73 #546566 Dire demmerde toi le problème c'est pas moi ,pour ne pas du tout jouer au sauveur
a quel moment ai -je dis ça?
Citation de Phoenix73 #546566 Il y a une différence énorme pour moi entre vouloir réparer l'autre et vouloir comprendre pourquoi on fait de petites sorties de route au même endroit
On peu aussi comprendre l’autre et être en total empathie mais pour autant ne pas vouloir continuer dans certaines conditions
Citation de Phoenix73 #546566 On ne soigne pas l'autre, on analyse ensemble le truc, quitte à trouver des solutions ensemble si c'est possible
Alors tu te mets en situation de ( co) thérapeute et la pour moi c’est non( et ce n’est que mon opinion qui n’engage que moi) la solution doit être trouver par la personne qui a le trauma, soit en étant guidé par un thérapeute soit par introspection de soi. Pourquoi? Parce qu’il est important que la personne puisse se sauver elle même, qu’elle ne replonge pas si le couple se brise.
D’ailleurs effectivement un thérapeute va t’amener à te questionner sur ta problématique pour que tu puisse de toi même faire cette introspection analyse de toi même afin de puiser des solution en toi.
La ou il doit y avoir pour moi une communication c’est le positionnement de chacun en cas de crise pour préserver le couple.
Par exemple, si la personne souhaite faire un suivi Psy, c’est à elle et à elle seule de faire les démarches pour et ça c’est très important.
C’est à elle de chercher le psychologue, à elle de prendre rendez-vous et à elle d’aller. Parce que le trauma de la personne n’est pas celui du couple, la prise en main de son propre bien-être psychologique, doit dépendre que de nous-mêmes, faire soi-même, cette démarche vers le soin, c’est soi-même, prendre à bras le corps la problématique et vouloir s’en sortir par soi-même. si cela est fait par un tiers ces personnes, tu n’as pas le même impact, ça perd son sens.
D’ailleurs, on insiste toujours lors lorsqu’un professionnel oriente une personne à sa charge, pour des soins, Psy, d’avoir son accord avant de faire une demande de Rdv.
Citation de Occamj #546569 Faire subir cela à ses proches... non merci. A certains moments j'ai carrément fui mon entourage de peur de les transformer en infirmerie ambulante.
Pareil, à une perte de ma vie, je me suis mise à l’écart, parce que je sentais que je n’étais pas bien et qu’il y avait de gros risques que sans le vouloir, je le fasse payer d’une façon ou de notre à mes proches, je me suis un temps isolé le temps de faire un travail sur moi, le temps d’apprendre à gérer.
Citation de Némésis Inu #546573 A quel moment ai-je dit ça ?
Tu ne l'as pas dit, sois rassurée ! C'était mon propre cheminement de pensée pour à la base clarifier, et une pensée entraînant une autre... Que veux-tu, sur ça on ne me changera pas 😅.
Je comprends que pour toi ce soit vague puisque j'ai une situation en tête, c'est un exercice difficile que d'expliquer sans trop en dire non plus. La seule chose qui me tique dans tes écrits, c'est le côté très manichéen, et le positionnement, mais peut-être par incompréhension mutuelle.
Je vais essayer de te donner un exemple :
Imaginons t'es en couple et, à chaque grosse facture qui tombe, ça finit en engueulade. C'est systématique. Quand ça arrive (l'engueulade), perso j’ai 3 phases :
Phase 1 : Mode vénère , pas contente contente
Phase 2 : Mode analyse (je me calme et je décortique : je suis allée trop loin sur ça, elle a dépassé mes limites sur ça, c'est pas juste, etc.).
Phase 3 : Mode discussion avec l'autre.
Phase 3 : C'est là qu'on dépose nos ressentis, nos désaccords et ce qu'on remarque. L'engueulade est toujours "poreuse" dans nos responsabilités respectives, il y a notre part et la sienne et zéro positionnement de qui a le trauma . C’est à ce moment-là que l'on peut dire qu'on a remarqué qu'à chaque facture, on finit par s'engueuler.
Si le problème vient d'un trauma lié à la sécurité financière chez l'un ou l'autre, le psy s'occupera du "Pourquoi". Mais nous, à deux, on s'occupe du "Comment" pour nous 2. On cherche une solution technique pour que la relation survive à la prochaine facture d'électricité.
Pour moi, chercher le mode d'emploi ensemble, ce n'est pas être co-thérapeute, c'est juste arrêter de se prendre la tête gratuitement. On peut être solidaire du "comment on gère la crise" (et peut-être les futures) sans pour autant en porter la responsabilité du soin.
En fait, il n'y a pas de marqueur précis lors d'une dispute pour dire "c'est son trauma" ou "c'est le mien". Il y a juste de la communication.
Bonsoir,
Alors la dessus, attention : pas de marqueur précis lors d une dispute ?
Ben si, parfois !
Et c est bien la qu on peut décider: si cette personne , lors de cette dispute (de façon récurrente, évidemment), se comporte d une façon inacceptable pour moi, et malgré la mise à plat, ne change rien et fait bis repetita encore et encore, alors je pose les limites, voire j arrête tout.
J ai connu cette situation ou la communication n y faisait rien. Ben j ai rompu. 🤷♀️
Ce que tu appelles manichéen, j'appelle lucidité, franchise, et honnêteté.
Parfois, la meilleure volonté du monde ne conduit qu a se faire du mal mutuellement.
Citation de Carolus #546045
Réactivation des traumas dans un couple ?
Oui. Vu qu'à un moment donné je serais confrontée à un stimulus particulier et que tout risque de resurgir. Quand bien même on apprend à gérer sa petite cuisine il y aura toujours des cafouillages.
Mise en lumière ?
Les insécurités affectives peuvent être cadrées par une responsabilité commune dans le couple. Le couple c’est justement de pouvoir compter sur sa ou son partenaire quand on réalise que - Ah là je n’y arrive plus seule ou seul et j’ai besoin d’une épaule sur laquelle me reposer pour souffler un peu - Je pense que la position du couple peut évoluer et se renforcer ainsi. On réfléchit ensemble pour aviser ensuite.
S'affranchir du modèle familial et des schémas tox ? Par quels moyens ? Comment ?
Hum ! Le mieux est de vivre avec ses hantises sans les ignorer ou les laisser nous paralyser. C’est plus facile à dire qu'à faire. Mais c’est l’unique parade que j’ai trouvé. J’ai abandonné l'idée de trouver LA solution à tout prix car elle me mettait une pression monstre. Du coup j’ai fini par me dire - Écoute ma vieille tu fais ce que tu peux aujourd'hui et y aura peut-être des jours meilleurs - et ces jours finissent par revenir comme par repartir. Et si tout redevient cracra et bien je capitule et j'arrête de lutter contre moi-même. Car je suis une adversaire redoutable et que je perds à chaque fois. Je donne de l'attention à mes vieux démons sans les diaboliser sinon je sais qu'ils finiront par me re-posséder puissance 10. Et pour m’aider j’essaie de me connecter à des choses simples de la vie. Sans rêves de mégalomanie. Quoique des fois…
Je me demande si répéter un schéma n’est pas une recherche de réparation. Étant de nature quelque peu compulsive j’ai tendance à me dire que la prochaine sera toujours la bonne. Certaines personnes s'imaginent peut-être qu’elles pourront enfin changer les choses là où elles finissent toujours par échouer. Alors rebelote c’est la rechute. Me concernant je reste prudente dans mes relations avec les autres. Je filtre comme je peux.
Ensuite il faut faire la distinction entre les red flags et les difficultés personnelles d’autrui. Les margoulins abusifs et les personnes qui ont du mal à se départir de leurs problèmes. De plus être dans l'abus n’est pas forcément une chose voyante. Ce qui est sûr c’est que jamais ne me détournerai d’un mec ou d’une nana que j’aime vraiment beaucoup alors qu’elle ou lui a des soucis. Si j’ai un profond coup de cœur je ne peux pas sacrifier celui-ci au dépend d’une idée de soi-disant préservation. J'attends de voir ce qu’il advient. Il faut bien commencer quelque part et suivre un cheminement. Les blessures secrètes plus ou moins visibles sont l’un des terreaux de la personnalité que je ne me vois absolument pas rogner chez ma ou mon partenaire.
Citation de Phoenix73 #546566
Je me retrouve beaucoup dans tes écrits. C’est tempéré comme une bonne météo. Nous n’avons pas le contrôle sur nos états d'âme ou ceux des autres après tout. Et il y autant de mécanismes différents qu’il y a de gens. Je préfère avoir un désir inviduel de m’en sortir pour ensuite mettre mes idées en commun avec l’autre et finir par agir ensemble. Et la considération c’est la base.
Citation de Occamj #546577
Tout dépend de la fréquence de la répétition, si c'est tout les mois ok , mais là on est dans une relation toxique , si c'est 1 fois toutes les années bissextiles et que tout le reste est smooth.... Ça n'a pas le même impact sur la relation. On est d'accord.
( Mon exemple est imaginaire , c'était pour imager, j'ai mon propre compte en banque et je paie mes propres factures qui me font certe parfois râler 😂 mais pas contre Mme)
Citation de Phoenix73 #546575 La seule chose qui me tique dans tes écrits, c'est le côté très manichéen, et le positionnement, mais peut-être par incompréhension mutuelle.
Oui c’est mon positionnement, et je ne demande ni à toi ni à quiconque de le comprendre, je ne fais qu’exprimer mon point de vue à sur une thématique qui me touche particulièrement.
C’est fou ça cette façon de ne pas tout simplement admettre qu’il y a une pensée s différent du vôtre sur un meme thème et que c’est totalement ok en fait, alors que moi j’ai j’entends bien ton positionnement, mais je ne vais pas me permettre de te forcer la main pour te rallier au mien (parce que que l’on soit d’accord avec moi ou non ce n’est pas grave hein ! Ça va pas m’empêcher de dormir!)
Et carrément le terme manichéen !😅 c’est comme si votre façon de penser sur ce thème était la bonne façon selon la morale (de qui ou de quoi je ne saurais lui dire) et qu’il fallait absolument me remettre dans le droit chemin de la bien-pensante.
Il n’y a pas de bien ou de mal là, il y a deux façons de penser 2 façon d’agir, elle se valent toutes les deux parce qu’elles ne sont pas en concurrence en fait est si compliqué de comprendre ça?
Citation de Phoenix73 #546575 Pour moi, chercher le mode d'emploi ensemble, ce n'est pas être co-thérapeute, c'est juste arrêter de se prendre la tête gratuitement.
Et j’en suis ravie pour toi mais comme tu l’as si bien souligné, c’est POUR TOI ce n’est pas mon mécanisme voilà , et tout va bien
Bonjour Funambule, bonjour Toustes,
Citation de Funambule #546325 : "...encore faut-il qu'il en ai les capacités cognitives également pour en saisir toutes les implications..."
Oups ! J'ai mal aux yeux de lire cela !
S'il vous plaît, n'utilisez plus cette pensée ni même produire une phrase comme celle-là ! C'est affreusement dégradant.
Historiquement, les bergers étaient considérés comme des hommes primaires par leur métiers qui les maintenaient isolés en montagne, loin des villes, des "gens instruits", du savoir-vivre, etc...
Il nous faut casser ce mythe ! nous avons toustes les mêmes capacités cognitives (exception faite des maladies dégénératives et autres accidents de la vie).
Il est évident que notre berger ne partage pas la culture, les connaissances livresques qu'un avocat, un notaire, un ingénieur,... Mais ses connaissances ovines, météorologiques, botaniques, la nourriture lui permettent de vivre correctement dans son monde particulier. Respect donc !
Par contre, à vous lire, je pense que vous souhaitiez souligner son refus de mettre en doute ses convictions, de par sa fierté, de part la peur que cela engendre de se confronter à un autre mode de pensée, à une autre façon de vivre sa vie...
C'est l'objet de ma recherche du moment : le déni et sa réalisation modale* dans notre organisation mentale, dans les différentes parties du cerveau qui nous force vers la fuite de la réalité.
(*) analyse modale face aux stimulus - Idem que l'analyse de la Boîte Noire, en plus moderne...
Cela fait partie de la suite du livre de Henri Laborit (l'Éloge de la fuite) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Éloge_de_la_fuite
La fuite n'est pas un comportement négatif. C'est juste l'une des trois possibles réactions : réponse agressive, repli sur soi, fuite. Chacun selon son expérience, les trois se valent toujours. Notre perception est déformée par les observations des réactions agressives* soit par la force soit par l'éloquence. Mais pour cela, il faut de bons muscles ou de bons mots pour "écraser" les étrangetés, les aberrants, les bizarres, les monstrueux ! Face à ces "anormalités observées", il n'y a pas de compréhension, d'acceptation... Cela active la fuite ou le silence.
(*) la réaction agressive est la seule clairement visible ! C'est le terme qui regroupe les racismes, homophobies, etc... On peut considérer que l'on ne voit qu'un tiers des personnes en désarroi face aux "étrangetés". Les deux autres tiers se taisent ou fuient... CQFD.
Restons curieuses.x 🤗
Citation de Carolus #546412 : "Merci de penser à ma flemmingite aiguë !..."
Bonjour Carolus, de rien ! Hahaha ! Je suis certain que cela ne concerne que le petit domaine de la recherche neuronale.
Vous avez évidemment pleins d'autres domaines qui vous animent fortement sans aucune flemmingite même banale !
Bien à vous 🤗
C'est ce que j'appelle échanger, @nemesis, sur effectivement des points de vue différents, raccord sur certaines choses et moins sur d'autres. Chacun est maître de sa propre vie et comme on dit plus crûment, chacun fait bien ce qu'il veut avec son Q.
Jste pour le terme "manichéen", ce n'était absolument pas un jugement moral ou une tentative de te mettre dans "ma vérité est la bonne", mais simplement une manière de dire que, de mon point de vue, la réalité est souvent moins tranchée, plus nuancée. Il y a la théorie et la pratique et la réalité de l'instant T.
Mais si le sujet te touche particulièrement, je comprends tout à fait. Mieux vaut arrêter là.
Citation de OffRoad #546594
Ok. Je parlais de déficience dans le cas présent :x Mais c'est un sujet délicat. Et j'utilise pas les bons mots certainement.
Citation de Phoenix73 #546600 C'est ce que j'appelle échanger, @nemesis,
Oui, mais quand c’est dans l’insistance, ce n’est plus de simple échange…tu le dis toi-même : ma façon de penser visiblement te titille, tu auras beau me donner autant d’exemples que tu veux, me les développer par chapitre, par sous chapitre, ou par différents points, mon avis, restera différent du tien… et encore une fois tout va bien, ce n’est pas grave
Citation de Phoenix73 #546600 Jste pour le terme "manichéen", ce n'était absolument pas un jugement moral
Permet moi d’en douter c’est clairement un jugement de valeur dans ce contexte. Mais bon encore une fois j’ai trouvé le terme assez extrême, mais en soi ça ne me dérange pas plus que soi.
Citation de Phoenix73 #546600 , la réalité est souvent moins tranchée, plus nuancée
La réalité de qui ? Je n’ai pas fait une règle générale, j’ai bien parlé à mon nom et mon expérience donc là il ne s’agit pas de ta réalité, mais de la mienne.
Citation de Phoenix73 #546600 Mais si le sujet te touche particulièrement, je comprends tout à fait. Mieux vaut arrêter là.
Merci de ta grande mansuétude , mais si je n’étais pas capable d’échanger sur le sujet, je n’aurais même pas tenter le coup j’ai appris à très bien me connaître et donc à me protéger on peut parfaitement être touché par quelque chose et pouvoir en parler ce que je fais sur ce poste depuis déjà un petit temps.
Par compte là, ça tourne en rond, pourquoi ça tourne rond ? Parce que visiblement ma façon de penser sur ce thème n’étant pas la même que la tienne tu es dans une incompréhension… et ça je peux le comprendre. Par contre cette forme d’acharnement à vouloir me faire admettre ou comprendre quelque chose alors que de mon côté j’ai mon propre fonctionnement que je l’ai dit en long en large et en travers et que visiblement on ne souhaite pas respecter… Ça finit par tourner en rond. !
J’accepte que :
–tu ne me comprennes pas
–que tu ne conçoit pas ma façon de penser et d’agir dans ce contexte
–qu’il y ait d’autres personnes voir une majorité de personnes qui pensent agissent différemment de moi sur ce thème et contexte.
J’aimerais un minimum de réciprocité également
Hello Carolus
Citation de Carolus #546467 : "... Ce qui signifie que nous ne voyons pas le monde tel qu'il est finalement 🤔 mais comme la langue que nous avons apprise le voit......"
Ouiiiii ! C'est exactement cela !
Par une longue discussion avec une personne trilingue, sa pensée est différente selon la langue utilisée avec l'interlocuteur.
Son exemple est très parlant : quand il pense "escalier" en français, il voit dans sa tête un bel escalier en pierre avec des sculptures. En allemand, il pense un escalier métallique et, enfin, dans la troisième langue (finnois il semble me rappeler) un escalier en bois. Donc, quand il doit exprimer un escalier en bois en français, il se met à réfléchir pour retrouver le mot français "escalier" et non 'portaat'!
C'est valable sur les autres sujets de pensée. La culture influence concrètement les éléments de pensée ! oui !
Il s'est reconnu dans le livre de Britt Mary Barth (l'apprentissage de l'abstraction - le Savoir en Construction).
Ce fût pour moi un bon en avant sur la compréhension des modèles abstraits.
Citation de OffRoad #546594La fuite n'est pas un comportement négatif. C'est juste l'une des trois possibles réactions : réponse agressive, repli sur soi, fuite. Chacun selon son expérience, les trois se valent toujours. Notre perception est déformée par les observations des réactions agressives* soit par la force soit par l'éloquence. Mais pour cela, il faut de bons muscles ou de bons mots pour "écraser" les étrangetés, les aberrants, les bizarres, les monstrueux ! Face à ces "anormalités observées", il n'y a pas de compréhension, d'acceptation... Cela active la fuite ou le silence.
Très intéressant et déculpabilsant ! Merci pour cet intermède plus qu'appréciable et de circonstance vu les dérives sur ce sujet.
Citation de Némésis Inu #546603 avec Phoenix73 : "...Par compte là, ça tourne en rond, pourquoi ça tourne rond ? .../... J’aimerais un minimum de réciprocité également..."
Merci ! Merci à vous deux : J'ai mon exemple de double-boucle ! hihihi !
Vous êtes deux à penser ce que l'autre pense et donc, cela dérape sans la volonté des deux ! débrayez toutes les deux ! hahaha ! je vous adore ! Merci ! 😍 😜 😄
Citation de Occamj #546569
Merci pour ton partage d'expérience, c'est intéressant de lire diverses stratégies que les gens mettent en place selon la manière dont ils abordent la problématique ou la vivent.
Citation de Ideel #546578
Je partage aussi cette vision que nous ne maîtrisons pas tout et qu'on peut parfois avoir des réactions/émotions qu'on ne s'explique face à certaines situations qui peuvent être anodines.
Et les insécurités peuvent être aussi une opportunité de grandir auprès de l'autre et de renforcer le lien de confiance dans le couple.
Je comprends ce que tu veux dire quand tu parles de pression à trouver la solution. C'est aussi une forme de sagesse que de lâcher les armes et de se foutre la paix. Et puis je pense aussi qu'il y a des moments où on est plus enclin adopter certaines stratégies plutôt que d'autres, elles peuvent changer/évoluer au fil du temps.
Il me semble que c'est ça en fait, on rejoue sans cesse une boucle dont on essaie de s'extraire en rejouant le même scénario avec d'autres personnes. Jusqu'à ce qu'on comprenne ce qui clochait à la racine et qu'on cesse de projeter et d'attendre de l'autre qu'il répare quelque chose dont il n'a pas la responsabilité.
Je ne sais pas si c'est une fatalité, à priori non car certaines personnes parviennent à en sortir ou en tout cas à faire en sorte que ça les impacte moins. Et puis quelque part chaque échec nous amène vers toujours plus de compréhension de nous-mêmes. C'est déjà ça.
Citation de OffRoad #546604
Ça m'énerve quand je te lis parce que je sens qu'y a quelque chose d'intéressant à comprendre mais ça m'échappe à deux doigts du bol de sangria ! Comme si tu me tendais une glace et que tu m'disais "eh non !" 🤣🤣
De ce que j'ai retiendu, face à une situation stressante on a 3 réactions possibles : combat, fuite ou soumission.
Du coup quand tu parles de réaction agressive, tu parles de la situation stressante ou de la réaction "combat" ? 🤔
Concernant l'abstraction par le langage je ne connaissais pas le bouquin de Barth, j'vais aller lorgner ça d'plus près 🧐
L'exemple de la personne trilingue est très parlant ! Merci pour ton partage 🙏
Citation de OffRoad #546606
Ah ben de mon côté c’est fait depuis longtemps… crotte alors ! ( comme dirait Liliane)🤣