Solitude chez les gays - Page : 2

Publicité
photo de l'auteur Robot
Membre désinscrit
- Modification par BzH3120 le 05/05/2017 - 19:30:29
Je pense qu'on en aie arrivé au point ou seul l'éssentiel du quotidien reste le seul moyen pour profiter de la vie avec les difficultés. Il ne faut pas rester défétiste. Le milieu gay reste sensible pour certaines personnes, mais, il a évolué. Je n'ai pas énormément d'expérience sur ce point de vue. J'ai tout juste 20 ans, je profite de la vie et continue de vivre en restant positif, optimiste et en prennant du recul sur le regard des autres, des codes et valeurs. 🙂
#245803
photo de l'auteur fatalitas
Fatalitas
Homme de 52 ans
steph t es dur heureusement il me reste ma main droite que j adore!!!!

 0 vote #245813
photo de l'auteur Robot
Membre désinscrit
http://sante.lefigaro.fr/article/solitude-le-paradoxe-des-nouveaux-outils-de-communications

"Vous écrivez: «Il faut ruser avec la solitude». Qu’entendez-vous par là?

On peut avoir le sentiment d’être pris au piège, mais surtout, il ne faut pas se laisser enfermer dans cette définition de soi comme «je suis seul». La solitude n’est pas un destin et le temps peut être un allié pour la contrecarrer. Écrire, aller voir un psy ou faire une rencontre peut tout à coup donner enfin la sensation d’être reconnu."


Croire que les gays sont plus seul que les autres, c'est juste trop regarder son petit nombril......
#245829
photo de l'auteur Robot
Membre désinscrit
- Modification par Enneathusias le 06/05/2017 - 11:30:46
Le fait de déconstruire la solitude des gays présente l’avantage de comprendre des mécanismes, un contexte spécifique aux gays, aux lesbiennes, etc…et au final de relativiser en connaissance de cause, plutôt que de fermer les yeux, tout balayer sous le tapis et faire comme si rien ne nous différenciait des autres. Donc, cette démarche a une valeur en soi.

Cependant, les limites de celle-ci, c’est que l’on crée des catégories, on sépare des groupes d’individus, on les compare à d’autres. Et comme l’égo s’accapare tout, il risque une fois de plus de détourner le sens initial de la démarche : de se victimiser, de se comparer, de hiérarchiser les bonheurs, les vies, de se plaindre, etc. Donc, il faut contrebalancer cela, en ayant conscience qu’il existe une façon radicalement différente de voir les choses, consistant à ne plus mettre d’étiquettes sur tout pour éviter de tomber dans l’excès inverse, en « psychotant » en permanence sur son état ou sur son « nombril », comme tu le soulignes, veluma.

Si l’on fait de sa solitude une identité de plus : « Je suis seul ». On fige alors les choses, on se crispe sur sa solitude, on se morfond et on s’enlève la possibilité de sortir de cet état, de saisir les opportunités de rencontre, lorsqu’elles se présentent. On crée une barrière invisible entre soi et les autres qui le ressentent dans ce que l’on dégage.

Donc, pour éviter les pièges de l’égo, il faut être capable de penser et parler ces deux langages aux moments où ils sont opportuns. Dans un monde idéal, les différences n’ont qu’un rôle signalétique et nous ne nous attardons plus sur ce qui nous distingue des autres ou sur ce qui les différencie de nous. Nous sommes dans le non jugement et la spontanéité d’être soi, sans crispation identitaire ou évidemment de victimisation.

Pourtant, nous vivons dans une société et au milieu d’autres personnes qui ne parlent pas le langage du non-jugement (que l’on peut avoir soi-même du mal à pratiquer). Donc, nous devons être capables de parler le langage des catégories pour mettre en œuvre des stratégies visant à améliorer pour soi-même et la société la vie en collectivité. Tout en étant capable, le reste du temps, d’être dans le flot de la vie, l’accepter telle qu’elle est, ainsi que nous-mêmes. Je pense que c’est la meilleure façon d’être heureux. BzH3120, malgré (ou grâce à) son jeune âge, l'a bien compris.
#245843
photo de l'auteur Robot
Membre désinscrit
effectivement cet article décrit un constat réel et c'est bien triste. je me suis moi même souvent perdu dans ce milieu, ces rencontres et cette superfiacilité qui cache le vide. je n'ai pas la solution même pour moi.
Et puis on prend de l'âge et on réalise tout ce temps perdu, alors on essaye de réparer ce qui a été cassé. heureusement j'ai gardé une part d'innocence et ce qui me sauve et me permet de garder Espoir.
#245861
photo de l'auteur Lindos
Lindos
Homme de 37 ans
Il faut aussi analyser ce qu'on appelle solitude.

En pratique on nait et meurt seuls, c'est la même règle pour tous les êtres vivants.

Etre accompagné ce n'est pas nécessairement le même usage qu'un animal de compagnie, qui vient quand on l'appelle et ne refuse jamais un calin (à condition de le nourrir...).

Etre accompagné c'est savoir qu'on a construit un lien affectif avec quelqu'un, qui comble suffisamment nos besoins sexuels et d'attachement, qu'on regarde avec plaisir et tendresse, avec qui on a plaisir à partager, faire des projets, etc.

Et évidemment que ce n'est pas la photo et les mots qu'on a choisi sur son profil, ceux qu'on échange avant ou après s'etre rencontré, qui vont suffir à construire un attachement même s'ils sont indispensables pour se recontrer et amorcer le processus.

Sinon c'est comme si on s'élançait tous les jours à faire un marathon, et qu'on s'arrêtait après le premier kilomètre en estimant qu'on s'est trompé de marathon.

"En même temps" comme dirait Macron, faut évidemment admettre qu'on peut se tromper, et qu'il vaut mieux parfois rester seul que mal accompagné.

Pas si sur que les sites de rencontre soit l'origine du souci même s'il en sont le symptome, comme je l'ai écrit un mode de vie c'est culturel...

 0 vote #245970
photo de l'auteur villedesbli
Villedesbli
Homme de 41 ans
les gay étant moins nombreux que les hétéros c'est normal qui se sentent plus seul que les autres (moins de point communs avec les gens des catégories autres) en plus avant d'être gay souvent ils sont un peut "perdu" et ça crée un décalage vis á vis de leurs entourage donc voilà

 0 vote #246086
photo de l'auteur enygma
Enygma
Homme de 33 ans
Bon, je ne peux pas répondre à tout sinon ce sera une thèse sociologique, j'ai pas 3 mois devant moi,pour formuler ma réponse.
Je dirais que ce qui peut causer cette solitude, c'est divers paramètres:
-Le coté qu'on ne le sait pas forcément, un peu incertains
-Le coté qu'en tant que minorité, on est donc moins nombreux, des hommes ou des femmes, je peux en voir tout les jours, des gens d'orientations différentes, c'est pas toujours visible.
et cette difficulté, de savoir sans trop s'impliquer, et l'autre aussi qui n'a pas forcément de parler de son orientation à un inconnu, deux gens peuvent se plaire, et avoir tout deux la peur de se révéler.
C'est vrai que je me dis que ca doit être difficile dans un petit patelin, s'il n'y a pas de lieu, de communauté, c'est au petit bonheur la chance, et ce n'est pas nécessairement visible.
-Le coté débile que toute minorité à tort, non mais les gens vous avez pas honte de vouloir vous aimer les uns les autres ? (je vous rassure c'est de l'ironie)
C'est tellement plus être un "bon citoyen" (hem... encore une fois ironie, parce que mieux vaut en rire qu'en pleurer ou s'énerver) que de passer son temps à hair des inconnus qui veulent juste une vie comme tout le monde.
Par exemple, on ennuie les gens roux, les gens albinos, ou les mauvaises blagues sur les femmes blondes, alors qu'elle ne sont pas une minorité.
C'est juste que les gens qui réfléchissent pas trop longtemps, et préfèrent juger que connaitre, ou percevoir selon leur vision, et ne pas chercher plus loin.
Je crois que c'est alexandre astier (ou peu importe, l'important est la phrase) qui disait "je ne suis pas assez gay pour les comprendre" et donc s'abstenait d'exprimer son opinion, et en cela c'est sage et humble, savoir qu'on ne sait rien est déja savoir quelque chose (descartes, je crois) et l'ignorance est moins dangereuse que l'illusion du savoir (stephen hawking)
-La mauvaise réputation, et je ne sais pas trop à quoi c'est dû, la méconnaissance, ou l'impression que la gay pride, part d'une bonne intention, mais peut être malgré elles renforcent les clichés négatifs, les grands costumes,le folkore, c'est pas vraiment le "gay" qui voudrait dire "Good As You"
Le collègue de boulot à qui tu demande un jour, et toi, ya t'il une femme qui te plait en ce moment ?
Et puis en fait non, il aime les garcons, mais ca n'empeche pas que ca reste un collègue sympathique, qui aime les mêmes loisirs et séries, qui ne vient pas d'une planète lointaine, et qui lui aussi rêve d'une belle rencontre sérieuse (ou de libertinage, chacun sa vie), bref, comme tout le monde, à un détail près.
Si on était plus nombreux, par exemple 50% d'hétéros, 50 % d'autres orientations, cela ne poserait pas de problèmes aux gens, la haine et la violence c'est un mécanisme de défense faible contre ce qui peut troubler, des gens qu'on ne connait pas, qu'on ne comprend pas.
Les petits trucs de la vie de tout les jours, quand quelqu'un veut dire une insulte, il utilise "PD"
Qu'est ce que ca veut dire, il aime le théatre ? (encore une fois, un peu d'humour cliché et d'auto dérision, j'ai le droit, étant pas tout à fait hétéro)
Je pense que l'homophobie vient peut être de la peur d'une aggression, de se sentir oté de sa virilité, menacé, ce que je mets en corrélation avec une étude psychologique que j'avais lu.
Les hommes de cette étude ont plus peur d'une aggression physique, tandis que les femmes craignaient plus la médisance à leur sujet, qu'on leur fasse une mauvaise réputation.
C'est pas une généralité, juste le résultat de cette étude.

Après, il ya tout de même des possibilités d'en sortir, déja merci pour ce site, justement l'occasion de forums, de pouvoir parler de ces sujets là, plutot qu'a divers cercles sociaux qui nous rejetteront peut être ("ami(e)s", "famille", "religion") je mets entre guillemet parce qu'ils ne sont pas vraiment cela, s'ils nous rejettent pour ca.
l'impression d'être un agent secret, de ne jamais devoir dévoiler son identité, son orientation,à tatons l'impression d'être coupable d'aimer différement, mais faut remettre les choses dans la logique, aimer n'est pas un crime, par contre l'homophobie en est un, banalisé, ordinaire, mais qui pousse à des dépressions bien réelles.
Et un peu d'espoir pour finir, il y a tout de même des avancées, par exemple Xavier Bettel, le premier ministre du luxembourg est ouvertement homo, marié, et les gens s'en fichent (dans le bon sens, dans le sens et alors ? parlons plutot de programme et d'axe politique)
et il y en a plein, ca devient plus accepté, plus de gens osent vivre leur vraie sentimentalité.
Bon, on a encore du chemin à faire (ou plutot la société en termes de tolérance, mais ca avance petit à petit)

 0 vote #246095
photo de l'auteur Robot
Membre désinscrit
MELOCEAN :

" Pour moi par exemple, l’amour et le couple sont synonymes de vie, de dynamique et de création, d’interaction et de synapses entre deux univers en mouvement pour créer, innover, apporter, etc, ainsi que de visiter, observer, découvrir, voyager partager la vie à deux, nos passions, se soutenir, progresser, s’élever mutuellement dans nos buts, et non dans la suffisance égocentrique (et bien souvent statique) de soi-même."

Je suis entierement d'accord avec tes écrits et ta façon de voir les choses
Bravo! tu as tout dis!
Vivre juste pour soi même ça peut aller quand on veut se reconstruire après un chagrin d'amour
Mais il y a un moment ou se besoin de partage et d'amour devient necessaire, voir vital, c'est dans les gènes humains
#246399


Publicité

Publicité


  




Publicité


Publicité