Devoir gérer son homosexualité comme une maladie

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Ancien membre
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Ce sujet est une demande d'aide, écoute et bienveillance sont de rigueur

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai hésité longtemps à ouvrir un topique. Les circonstances et ma présence sur le site ont amené cette réflexion. Par avance, je vous remercie de votre lecture et de votre participation.

J'ai pris conscience il y a bientôt un an de mon homosexualité, mais cette orientation me met mal à l'aise sur beaucoup de choses. De surcroît, j'ai une personnalité qui ne supporte pas d'être dominé car j'ai plutôt tendance à être très imposant. Vous l'aurez constaté certains par vos cris dans le forum contre moi. Soit, ici on va pouvoir mettre un certain nombre de problèmes sur la table.

Je sais que certains vont mal réagir si je vous dis que je suis un homme pragmatique. Je vous rappelle le contexte historique:

- Entre décembre 2005 et mars 2006: je prends progressivement conscience de mon homosexualité. Cela permet de mettre un mot aux maux que je connais dans mes relations amicales et sentimentales depuis l'âge de 11 ans, une sorte d'incompatibilité avec les filles sans que je ne puisse expliquer pourquoi.
- Mars 2006: naissance de mon blog. Gardez bien cette date en tête, elle aura son importance 10 ans plus tard.
- Avril 2006: je sors avec une fille, qu'on appellera #M. Cela ne durera que quelques jours et j'eus la bêtise de lui dire que j'étais attiré par les garçons. Révélation que je n'emploierai plus pendant 10 ans.
- Août à septembre 2007: je ressors avec #M.
- Mai à juillet 2009: je sors avec une fille, #C
- Juillet 2009: je tombe pour la première fois très amoureux d'une fille. Nous ne serons jamais sortis ensemble et nous sommes rentrés en première rupture de contact de novembre 2009 à novembre 2010. C'est à ce moment là que les questions d'une homosexualité potentielle a disparu.
- Novembre 2010: réconciliation après tant d'espérance puis à nouveau rupture 3 semaines plus tard. Cette rupture eut de grave conséquence: contraction de mon réseau de connaissances, perte d'influence, conflits prenant de l'ampleur de semaine en semaine.
- Février à mars 2011: je retente ma chance avec #C, échec.
- Septembre 2012: en réorientation, je me retrouve dans le même lycée que la fille que j'ai aimée [ celle de juillet 2009 ]. Une manipulation organisée avec la direction du lycée a eu raison de moi et a fini par m'expulser, expulsion dont je ne me suis pas encore tout à fait remis aujourd'hui.
- Septembre 2015: en combat permanent pour retrouver celle que j'ai aimée et la grande guerre contre le lycée m'ayant expulsé, je finis par être hospitalisé aigri par des soucis de santé venant d'apparaître.
- Avril 2016: Je change le nom de mon blog. Le sigle correspondait à mes fans de 2006 à 2009, puis il a été rebaptisé en hommage à la fille que j'ai aimée. C'est là que le changement de nom va enclencher quelque chose enfoui en profondeur...

C'est là que quelque chose que j'ai rejeté de 2006 à 2009 revient selon des circonstances que j'aurais peut-être l'occasion de développer dans ce topique. C'est mon homosexualité. Depuis, j'ai l'impression que je me fais envahir par cette orientation qui remplace progressivement tous mes prismes, mes anciennes positions, la vie dans laquelle j'étais destiné, .... Pour être au coeur du sujet, j'ai l'impression de me faire gangrener par une maladie.
Cela m'effraie beaucoup et ayant une personnalité à caractère explosif, j'ai l'impression de voir mon identité disparaître.

Je terminerai là en pensant pouvoir scinder en 3 phases l'homosexualité avant le coming-out:

Première étape: la prise de conscience, ou coming-in. L'idée de revenir là-dessus me trotte mais pour des raisons pratiques, cette étape est franchie.
Deuxième étape: partage de l'amour. Grâce à betolerant c'est fait, j'ai eu un copain d'octobre 2016 à très récemment. Je le remercie beaucoup d'avoir mis fin à une malédiction qui a duré 66 ans [ la dernière fois que j'étais sorti avec quelqu'un c'était avec #C en mars 2011 ]. Je porte la responsabilité de notre rupture, presque comme si mon ancien personnage avait repris le dessus.
Troisième étape: le coming-out, là mon système tremble de peur. Et malheureusement, je pense que le comportement que j'ai avec cet effroi est en corrélation dans ma façon méprisante d'être avec le milieu gay. Cette phase n'est pas encore arrivée, ou alors dans des discussions uniquement privées.

J'ai beaucoup écrit, j'attends de vous lire pour compléter particulièrement sur comment peut-on arriver à la troisième phase compte-tenu des contextes.


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Ancien membre
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je ne soutiendrait pas une personne qui refuse de se soutenir elle même positivement et qui considère l'homosexualité comme une faiblesse psychophysiologique...

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Ancien membre
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Yop,
si j'ai bien compris, le fait d'assumer ton homosexualité sur le tard remettrait en cause ton ancien "Toi" avec la personnalité/les valeurs/les opinions que tu t'es construites jusque là, et c'est en ce sens que ça rongerait ton identité comme une "maladie" ? (dans ce cas quelqu'un qui se découvrirait des attirances hétéro très tard aurait le même cas de conscience, alors.. si on considère que les relations et la façon de gérer l'avenir est différente avec un mec qu'avec une fille). En ce sens je trouve pas ce topic homophobe en soi, contrairement à à Gilou.

Si c'est bien de cette façon là que ça te gangrène, qu'est-ce qui dans de ton identité "hétéro" ne serait pas transposable aujourd'hui ? Sachant qu'en plusieurs années, même sans changer d'orientation, les façons d'évoluer / de changer de façon de voir les choses sont tellement énormes dans certains cas... que la crise existentielle n'est pas toujours loin. J'ai du mal à voir l'identité comme quelques chose d'immuable, plutôt comme un "système de valeurs" qui s'adapte selon les circonstances, tout au long de la vie.

Pour le coming-out, j'aurais tendance à penser que c'est plutôt le truc qu'on aborde une fois qu'on est tranquille avec son orientation (en tout cas pour le grand public, ce qui n'est pas un passage obligé). Mais si c'est pour seulement quelques amis, ça peut aider à se sentir soutenu même sans être encore totalement au point..  C'est une étape qui peut se faire se façon très partielle/graduelle, voir parfois uniquement quand c'est une nécessité. Ça dépend déjà à quel genre de personne tu souhaites le faire et de ce que tu attends de cette étape en fait ? Et de ce qui t'inspire le mépris quand tu penses au milieu gay..

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Veluma
Femme de 44 ans
Grenoble, Isère, France

9 remerciements
C'est pas une maladie mais un remede :)

Tu etais mal de ne pas vivre ton homosexualité. Et maintenant tu apprend a vivre plus librement qui tu es au fond de toi.

L'acceptation de soit en tant qu' homo c'est tout un parcours que chacun va vivre différemment.

Quand on est trop dans la tete faut revenir dans le coeur dans le corps dans ses émotions et ses sensations.

Je te souhaite de mieux vivre ton acceptation de toi même et tu verra autour de toi ca se fera tout seul.

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Ancien membre
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@SlowGant: il y a effectivement le fait de vivre un combat permanent entre l'ancien moi et celui d'aujourd'hui, avec le changement du nom de blog qui marque de manière extrêmement claire la séparation entre l'ancien et le nouveau. En revanche ma véritable hétérosexualité n'apparaît qu'en juillet 2009 à l'âge de 17 ans. En ce sens on peut consédirer que c'est relativement tardif. Alors peut-être peut-on penser à la colonisation de l'époque d'un nouveau soi [ il y a des similitudes comme la rebâptisation de mon ancien pseudonyme-sigle ], je l'ai bien sur accepté en signant des 2 mains car enfin je pouvais aimer quelqu'un comme pouvait aimer la plupart de mes camarades.

Ce qui n'est pas transposable:
- Les figures paternelles que j'admire: elles sont par définition des pères sur lesquels je m'identifie. Et leur hétérosexualité semble indissociable de leur puissance, de leur charisme.
- Le fait qu'un coming-out est antinomique avec la fondation d'une famille et l'extension du soi par ses enfants naturels.

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Ancien membre
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T'es juste sur le point...d'être. Et ça fait mal au fesse de déconstruire sa vie pour essayer de la refaire. 

Si tu vois ton homosexualité comme une maladie... ta vie se résume à 2 choix. 
1 tu vis en l'acceptant et enfin comprendre ta vérité ; et être en paix avec toi ( et peu être même la communauté du site haha)
2. tu ne l'acceptera jamais ; et plus tu refoulera ; plus tu sera aspiré par ton propre néant; et croyant qu'un mal te ronge de l’intérieur...Alors que le seul responsable de ce mal ... C'est juste toi ! Rien d'autre. Tu aura peu etre une femme et des gosses... qui aimeront une ombre . 

N'oublie pas un truc... on ne fait pas une omelette sans casser les œufs. Pouvoir "être" à un prix; celui du sacrifice de soi . On perds beaucoup dans ces histoires là...Seulement ce qu'il y a derrière est inestimable . 

Tout cas, je salue ton courage de te livrer comme ça sachant que beaucoup ici pourraient jubiler de ta détresse. 
Soit en Paix Monsieur S ; t'façon moi c'est tout ce que j'te souhaite. 

Bon courage à toi ! 

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Ancien membre
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Ne regarde pas derriere mais devant !
Tu vas vivre dans l avenir et pas dans le passé . 
Accepte toi et les autres t accepteront .
Trace ta route mais surtout regarde toujours plus loin. 
Bon courage à toi. 

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Lulul
Homme de 26 ans
Limoges

4 remerciements
- Les figures paternelles que j'admire: elles sont par définition des pères sur lesquels je m'identifie. Et leur hétérosexualité semble indissociable de leur puissance, de leur charisme. - Le fait qu'un coming-out est antinomique avec la fondation d'une famille et l'extension du soi par ses enfants naturels.


C'est sur ça qu'il faut travailler , t'es complètement endoctriné. 

Alala, le patriarca... 

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Ancien membre
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Tu es sûrement malade, oui, mais ton homosexualité n'en est pas la cause.
Tu ferais mieux de consulter un·e professionnel·le, car je pense que tu as de sérieux problèmes, notamment tes désirs de domination.
Si c'est juste un n-ième sujet pour nous parler de ton skyblog, une bonne fois pour toutes : on s'en fout.

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Fatalitas
Homme de 51 ans
montreuil

4 remerciements
salut monsieur S   a mon avis tu te poses trop de questions c est pas bon pour le moral!!!

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Ancien membre
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Et bien merci pour toutes vos réponses. Je vais y répondre de la manière la plus concise possible.

@Anima: En acceptant mon homosexualité, j'ai fini par arrêter la dégradation de mon réseau de connaissances proches et personnelles. Il y a déjà eu des signes après mon hospitalisation, et je crois sincèrement que j'ai mis tout seul sur la table le problème de l'orientation sexuelle. Certes, il a fallu 7 mois pour en arriver là et c'est intervenu par hasard quand j'ai eu la volonté forte de supprimer une partie de celle que j'ai aimée. On va l'appeler #R pour simplifier et je développerai ma réponse pour Befirst.
Quant au fait de jubiler, je crois qu'il n'est ni dans l'intérêts des betolérantes et des betolérants, ni dans le mien. On ne gagnera rien à se nuire mutuellement. Je crois que nous nous sommes déjà causés pas mal de dégâts, et la menace d'expulsion du site par Wiloooo je la prends de manière relativement sérieuse. Par conséquent, si je viens à mourir du site, j'aurais au moins pu exposer certains problèmes.

@Befirst: Là est la difficulté, je suis bloqué entre:
- Un avenir incertain qui m'effraie beaucoup car je ne peux pas prévoir à l'avance la réaction de mes connaissances proches et personnelles en cas de coming-out. De surcroît, tout le monde croit aujourd'hui que je suis hétérosexuel.
- Un passé glorieux, une fille qui me rendait heureuse, que j'adorais me rendre dans sa commune à 11 km de chez moi, en prenant mon petit vélo que je possède toujours aujourd'hui. A l'époque sans permis je devais faire avec mes petits moyens.
Forcément la tentation de se braquer dans le rétroviseur est grande!

@Lulul: et bien c'est là que ma forte hétéronorme compte. Désolé de vous décevoir, mais je ne suis ni fan des voitures-balais du néocolonialisme atlantiste telles que Lady Gaga, Rihanna ou Nicki Minaj tout comme je ne suis pas fan des grosses folles telles que Jeremstar, Vincent Mac Doom ou les Benoit-Thomas de Secret Story 4.
Pour moi, il y a 2 personnes que j'admire beaucoup:
- Mon professeur de physique-chimie: on l'appelait le Dieu du dernier étage. Il est intelligent, ultra pédagogue et en plus il pratique le même sport que moi, et c'est une des étoiles régionales du sport, même s'il vieillit un peu et que les résultats deviennent plus difficiles pour lui aujourd'hui.
- Pierre Darchicourt, le maire d'Hénin Beaumont de 1989 à 2001. Il a un charisme exceptionnel. Je l'avais en fond d'écran tant mon admiration pour cet homme est grande! Comme moi, ses amis l'ont trahi et il a fini dans les oubliettes. Sa décadence de la présidence du conseil régional jusqu'à une vie de simple citoyen m'a fait beaucoup de peines.
Et en politique il y a d'autres hommes avec du charisme et du courage: Daniel Percheron, Bruno Le Maire, Dominique De Villepin et sous certaines formes Manuel Valls, Jean-Luc Mélenchon et même Jean-Marie Le Pen [ d'un point de vue charismatique je tiens à préciser ].
Donc oui, spirituellement je suis attiré par les hommes de pouvoir, mais uniquement de manière spirituelle. Donc en toute logique je devrais être attiré mutuellement par une magnifique fille qui aime l'homme de pouvoir en devenir que je suis. En résumé, ces hommes fonctionnent ainsi:
- "Le pouvoir c'est moi"
- Les décisions sont unilatérales
- Les confidences ne se font qu'avec leurs petites cours
- Leur symbole c'est l'étoile, signe de la centralité [ mon pseudo Twitter commence par une étoile en or ].

@Oyodoo et @Fatalitas: Pour information j’ai parlé à Kattarsis avant d'ouvrir ce topique. Je ne suis pas là pour parler des problèmes de mon blog, mais bien pour poser la question de ma présence sur ce site. Et si parfois j'ai eu un ton karchérisant avec vous, c'est peut-être justement à cause d'une homosexualité que je gère de manière très particulière. Par conséquent posons sur la table les questions embarrassantes et occupons-nous des problèmes dans l'intérêt général. J'ai la qualité ou le défaut, en fonction du prisme choisi, de pouvoir imposer ma présence. Prenons le temps de discuter.

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Ancien membre
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Ton problème MonsieurS c'est que tu ne supportes pas l'idée de l'homosexualité.
Pour nous, mais bien plus pour toi, il faut que tu acceptes cette façon de vivre.

Que ton environnement t'ais construit des barrières mentales est fort probable, trouve juste un bulldozer ! Trouves une très bonne personne avec qui il n'y aura aucun jugement et parle avec. (Je ne parle pas d'un psy, mais d'un(e) ami(e)/amant en qui tu pourras avoir confiance.)

Si on suivait forcément ses pairs, on serait toujours dans des cavernes. Alors sors de ta caverne et découvre le vrai monde, et surtout les gens qui vivent dedans.

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Phyl0s
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2 remerciements
Tu sembles entrouvrir une porte vers l'Autre, c'est, à mon sens, bon signe pour toi.

J'avais dit dans un topic précédent que je ne te lirais plus, visiblement, j'ai fait exception.
Je vois une possibilité d'amélioration te concernant. Peut-être auras-tu progressivement des idées moins dérangeantes ?

L'être humain évolue constamment. Autant au niveau global qu'au niveau individuel. On mûrit, on change d'avis ... nous sommes en quelque sorte comme une éponge qui absorbe ce qui nous entoure, avec plus ou moins de facilité, qui en fait ressortir plus ou moins, selon notre soi du moment, et le reste se mèle au soi.

Tu as l'impression que ton homosexualité gangrène ton toi. Ce n'est pas le cas. Je ne suis pas du tout spécialiste en la matière, mais mon avis est que ton homosexualité allant à l'opposé de tes croyances d'avant (probablement très ancrées dans la religion), croyances que tu estimes "bonnes" car ce sont celles que t'ont probablement inculquées tes parents et avec lesquelles tu as vécu le plus longtemps (comparé à ton temps de réalisation d'homosexualité). Cependant, ces valeurs sont totalement incompatibles avec ce que tu es. Parce que tu n'es pas ce que ces valeurs veulent que tu sois.

Ces valeurs, qu'on t'a forcé à avaler, elles montrent l'homosexualité comme une minorité visible de celle-ci : des folles, des fan de Lady Gaga, des gens excentriques et très extravertis, entre autres.
De ce que tu indiques, tu ne corresponds pas à cette "minorité visible" comme on va l'appeler. Tu fais partir de la majorité silencieuse constamment occultée de tous les clichés. Ce qui est compréhensible, puisqu'elle n'a rien de particulier à "montrer", voire à exhiber.

Le chemin vers l'acceptation de l'autre n'est pas facile. Il n'est pas facile parce que l'autre nous montre un monde qui a plein de points communs avec nous, qui est visible, et qui ne nous représente pas, qui n'est pas nous. J'ai, moi-même, eu tendance dans ma jeunesse à rejeter en bloc cette manière de vivre. Mais finalement, j'ai compris que la haine ne m'apporterait rien d'intéressant. Pourquoi ?
Premièrement, la haine créé du mal-être personnel. Nous ne pouvons pas être heureux en haïssant.
Secondement, la haine de l'autre créé de la haine de l'entre envers soi. Être haï est assez déplaisant.
Troisièmement, la vie de l'autre ne regarde que l'autre. Pourquoi imaginer s'en mêler ? Je pars du principe que ce que je n'aimerais pas qu'on me fasse subir, je ne le fais pas subir aux autres. Je n'aimerais certainement pas qu'on juge mon mode de vie (spoiler : les gens faibles d'esprit le feront quand même), je ne le fais donc pas subir aux autres (tant que cela n'a pas de conséquence directe ou indirecte sur moi, ma façon de vivre, d'être ...)

Il faut une certaine force pour être tolérant (bien plus que pour ne pas l'être) : il faut comprendre, réfléchir, creuser, dépasser ses préjugés ... tu dis être fort, je peux donc avoir bon espoir que tu trouves la paix intérieure.

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PetitPrinceEmil
Homme de 21 ans
Bordeaux
@MonsieurS
"Ce qui n'est pas transposable:
- Les figures paternelles que j'admire: elles sont par définition des pères sur lesquels je m'identifie. Et leur hétérosexualité semble indissociable de leur puissance, de leur charisme."
=> Bah justement non : on peut être homo et charismatique, homo et puissant. Au risque d'être vulgaire,aimer la chatte ne rend pas tes épaules plus carrées. Tu m'as l'air de penser qu'en clichés, en stéréotypes ... Non, même mieux, je dirais que tu penses en archétypes : vois au-delà de ce que le "gars basique" peut penser.
- Homo ne veut pas dire soumis, impuissant et folle
- Féminin ne veut pas dire cul-cul la praline, faible et fan des gros calibres (au sens propre comme au figuré). Non mais parce que ... "Donc en toute logique je devrais être attiré mutuellement par une magnifique fille qui aime l'homme de pouvoir en devenir que je suis" : genre, sérieusement ? Tu plaisantes pas en disant ça ?
- Masculin ne veut pas dire macho, puissant, imposant

"Le fait qu'un coming-out est antinomique avec la fondation d'une famille et l'extension du soi par ses enfants naturels."
=> Faux là aussi : tu peux fonder une famille en étant homo (il y a eu assez de débats sur ça ces dernières années pour que ça ne passe pas inaperçu). Tu peux même fonder un famille biologiquement parlant tout en étant gay, des solutions existent. Et si tu ne veux que des enfants pour te prolonger ... Honnêtement, on en vient à ce qu'il me semble être lié à ton problème d'acceptation : ton ENORME ego.

"Je suis un homme qui aspire à devenir chef et à gouverner des sociétés et des territoires, ce qui est déjà plus ou moins le cas aujourd'hui. Par conséquent je n'aspire pas à imposer ma vision mais à porter un projet commun avec l'approbation de la majorité dans lequel ma vision se retrouve dans ce projet." ou encore "J'arrive à imposer ma présence"
=> Tu t'entends parler ? Alors je ne sais pas si c'est une plaisanterie pour toi, une façade pour cacher un mal-être ou un vrai trait de personnalité mais il me semble que tout est lié.
Lâche prise, je te jure, tu en fais trop dans le côté "mâle dominant", tu seras bien plus en paix avec toi-même le jour où tu sortiras de ta tête toutes ces idées préconçues de de clichés, d'archétypes de puissance, charisme, hétérosexualité, pouvoir, blablabla. Vis pour toi, pas pour l'image que tu donnes. Tu sembles loin d'être stupide, tu t'exprimes bien, tes valeurs, peu importe lesquelles, ne changeront pas parce que, oh mon dieu, tu as accepté le fait de vivre avec un homme. Justement, te sentir libéré ne peux que te rendre plus heureux, et il est prouvé que les gens heureux sont plus efficaces et déterminés ;)

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Ancien membre
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Désolé, ma réponse s'est supprimée. Donc je reprends:

@Steph4190: Tu as bien vu que j'ai fait le choix en 2016 d'accepter de vivre mon homosexualité, mais ça n'a ps été fait dans la facilité et dans la joie contrairement à quand j'ai accueilli mon hétérosexualité il y a 8 ans. Et pourtant, j'ai eu le choix dans le passé mais j'ai refusé à 2 reprises. En redevenant hétérosexuel, déjà il n'est pas garanti que je réussisse [ j'ai quand même été célibataire de mars 2011 à avril 2016, soit 61 mois alors qu'il ne m'a fallu que 6 entre l'acceptation et le fait d'avoir un copain ], et ensuite j'ai clairement identifié et isolé mes attirances pour les garçons. C'est déjà très libérateur de dire à des garçons qu'ils sont beaux, je ne veux pas faire marche arrière.

@JuDePom: en regardant mon réseau de connaissances j'hésite fortement à me lancer. Mon meilleur ami le sait, mais rien que le fait de lui en parler me met mal à l'aise car j'ai le sentiment de dégrader l'image de l'homme fort que j'étais ou que je tends à être.

@Phyl0s: comme quoi ce sont ceux qui paraissent le plus fermés d'esprit qui ne le sont pas forcément, c'est sympa ton ouverture! Je n'ai rien à dire ce que tu as écrit, toutefois je fais subir à certains ce que d'autres n'osent pas me faire, surement par crainte. Souvent, je me mets à la place des victimes en me disant "à leur place personne n'oserait me parler comme ça". D'ailleurs je me targue IRL comme peut-être sur le forum, que je suis un mec tranquille car personne ne bronche avec moi. Ca explique une des raisons pour lesquelles je suis un peu plus armé pour pouvoir accueillir les conséquence d'un coming-out.

@PetitPrincEmile: Problème: aucun homosexuel ne me fait autant d'effet que tous les hommes de pouvoir pré-cités. Ensuite oui l'homosexualité est antinomique avec la fondation une famille. Il faudrait peut-être expliquer comment ça marche, ça était une des premières discussions avec mon copain, sur la légitimité de la paternité. Ensuite NON l'extension de soi ne veut pas dire extension de moi. Aujourd'hui j'occupe dans la famille la place de leader que possédait mon grand-père et mon père. Ce leadership est contesté car je ne suis pas encore marié et =il s'effondrera le jour de mon coming-out. Je suis très fier d'avoir hérité leur nom, le prénom de mon grand-père, la grande taille de mon père, les qualités pédagogiques, l'autorité naturelle, la justesse et la souplesse de mon grand-père. Quant à mon rapport au pouvoir, je te renvoie cet extrait de mon poste:

Citation de MonsieurS : Pour moi, il y a 2 personnes que j'admire beaucoup:
- Mon professeur de physique-chimie: on l'appelait le Dieu du dernier étage. Il est intelligent, ultra pédagogue et en plus il pratique le même sport que moi, et c'est une des étoiles régionales du sport, même s'il vieillit un peu et que les résultats deviennent plus difficiles pour lui aujourd'hui.
- Pierre Darchicourt, le maire d'Hénin Beaumont de 1989 à 2001. Il a un charisme exceptionnel. Je l'avais en fond d'écran tant mon admiration pour cet homme est grande! Comme moi, ses amis l'ont trahi et il a fini dans les oubliettes. Sa décadence de la présidence du conseil régional jusqu'à une vie de simple citoyen m'a fait beaucoup de peines.
Et en politique il y a d'autres hommes avec du charisme et du courage: Daniel Percheron, Bruno Le Maire, Dominique De Villepin et sous certaines formes Manuel Valls, Jean-Luc Mélenchon et même Jean-Marie Le Pen [ d'un point de vue charismatique je tiens à préciser ].
Donc oui, spirituellement je suis attiré par les hommes de pouvoir, mais uniquement de manière spirituelle. Donc en toute logique je devrais être attiré mutuellement par une magnifique fille qui aime l'homme de pouvoir en devenir que je suis. En résumé, ces hommes fonctionnent ainsi:
- "Le pouvoir c'est moi"
- Les décisions sont unilatérales
- Les confidences ne se font qu'avec leurs petites cours
- Leur symbole c'est l'étoile, signe de la centralité [ mon pseudo Twitter commence par une étoile en or ].

Un mâle ne peut être dominant que s'il a des personnes à dominer. Donc non je ne peux pas me centrer que sur moi-même car la domination tout seul n'existe pas.

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WeDoNotSow
Homme de 26 ans
Nantes

4 remerciements
Je ne vois pas l'utilité de parler de ton blog, ni son importance pour pouvoir comprendre ce que tu voulais dire. Bref, ce n'est pas difficile de noter quelques éléments qui pourraient t'être utiles pour comprendre tes problèmes. Je vais pas prétendre connaitre ton histoire, tout ce que je vais dire pourrait être faux, mais je vais dire ce que je retiens.
Moi je dirai que ton gros problème c'est plutôt ta relation avec ton entourage, et la pression qu'exerce sur toi. Aucune personne ne se voit obligée de nier ses sentiments, si c'est par la pression des groupes. Tu as surtout peur de deux choses: -1- tu as le pressentiment que tes proches vont te rejeter si tu fais ton coming-out, chose que tu n'acceptes absolument pas (par rapport à une autre personne qui s'en fiche de ce que pense la famille) -2- tu as peur d'être dénigré, rabaissé par le regard de tes amis et tes proches, et donc tu as besoin de respecter leurs normes pour, justement, ne plus avoir le pressentiment de rejet.
Tu dis que tu es dominant. C'est assez bizarre que tu te définies comme imposant, alors que ce n'est pas toi qui décides ton propre futur, mais tu te vois contraint par une force extérieure (normes? religion?), puisque tu dis que c'est "la vie dans laquelle tu étais destiné". Une identité personnelle, pour qu'elle soit unique, doit être façonnée et construite par la personne elle-même, et non pas modelée par les exigences des autres, et les attentes des parents. Que tu sois dominant ou pas dans un couple, ce qui m'intrigue c'est le fait de vouloir le rappeler à chaque fois, comme si tu as peur d'être dé-masculinisé. C'est l'une des raisons que tu assumes mal ton homosexualité: tu la vois exactement comme ton entourage la voit! Elle est démasculinisante, pathologique, diabolique et méprisable. Ce n'est pas étrange que tu évites toujours d'être identifié dans une communauté LGBT, que tu ne cesses de l'accuser pour différentes choses et que tu demandes de "DEVOIR" gérer ton homosexualité comme une maladie. 
Finalement, il n'y a pas 36 mille solutions. Soit tu continues comme ça, et là tu vas retourner en 2026 ici pour nous raconter mademoiselle #G, #P et #Z, et les derniers changements sur ton blog, soit tu essaie de changer ta mentalité, d'abord en reconnaissant tes problèmes. Tu dois chercher pourquoi tu as décidé de refouler tes sentiments il y a 10 ans, et commencer là-bas.
PS: Cette identité, tu la définies comment? et par rapport à quoi? pourquoi l'homosexualité n'en fait pas partie?

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
@WeDoNotShow: L'identité est l'inscription de ma famille dans un long passé de traditions et d'honneur. En ce sens j'ai hérité les qualités de mes pairs. Voilà pourquoi l'homosexualité est difficilement intégrable.
Ensuite, pourquoi je n'étais pas prêt à accepter mon homosexualité il y a 10 ans:
- Car je n'ai jamais réellement découvert l'hétérosexualité, elle arrive seulement en 2009 à l'âge de 17 ans
- Dans le cadre d'un coming-out, qui était inconcevable à l'époque, je n'étais pas suffisamment courageux et puissant pour me battre contre les détracteurs.

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PetitPrinceEmil
Homme de 21 ans
Bordeaux
Citation de WeDoNotSow : Tu dis que tu es dominant. C'est assez bizarre que tu te définies comme imposant, alors que ce n'est pas toi qui décides ton propre futur, mais tu te vois contraint par une force extérieure (normes? religion?), puisque tu dis que c'est "la vie dans laquelle tu étais destiné". Une identité personnelle, pour qu'elle soit unique, doit être façonnée et construite par la personne elle-même, et non pas modelée par les exigences des autres, et les attentes des parents. Que tu sois dominant ou pas dans un couple, ce qui m'intrigue c'est le fait de vouloir le rappeler à chaque fois, comme si tu as peur d'être dé-masculinisé. C'est l'une des raisons que tu assumes mal ton homosexualité: tu la vois exactement comme ton entourage la voit! Elle est démasculinisante, pathologique, diabolique et méprisable. Ce n'est pas étrange que tu évites toujours d'être identifié dans une communauté LGBT, que tu ne cesses de l'accuser pour différentes choses et que tu demandes de "DEVOIR" gérer ton homosexualité comme une maladie.


Je n'aurais pas mieux dit.
@MonsieurS : En fait, pourquoi toujours sentir le besoin de domination ? Tu ne peux pas vivre tranquillement, au milieu de tes pairs et en paix, sans notion de pouvoir ou de puissance ?

Citation de MonsieurS : @WeDoNotShow: L'identité est l'inscription de ma famille dans un long passé de traditions et d'honneur. En ce sens j'ai hérité les qualités de mes pairs. Voilà pourquoi l'homosexualité est difficilement intégrable.


Tu es donc prêt à sacrifier ton bonheur et ta santé mentale quelque part pour une histoire de traditions et d'honneur ?

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
@PetitPrinceEmil: c'est tout l'objet du compromis que je cherche entre mon identité passée, nouvelle et future. Venir sur betolerant a été une grande étape, je le pense mais mon comportement sur le forum a fait vite retrouver mon caractère belliqueux et dominant. Effectivement, j'aimerais ne plus pouvoir penser domination et pouvoir en toutes circonstances, mais j'aimerais trouver ces pairs sur qui me reposer.

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Citation de MonsieurS : Désolé de vous décevoir, mais je ne suis ni fan des voitures-balais du néocolonialisme atlantiste telles que Lady Gaga, Rihanna ou Nicki Minaj tout comme je ne suis pas fan des grosses folles telles que Jeremstar, Vincent Mac Doom ou les Benoit-Thomas de Secret Story 4.

En tout cas tu as l'air bien renseigné sur ces gens.

Citation de MonsieurS : Pierre Darchicourt

Super modèle. T'aurais pu choisir Dallongeville, c'eut été encore mieux.

Citation de MonsieurS : @Oyodoo et @Fatalitas: Pour information j’ai parlé à Kattarsis avant d'ouvrir ce topique. Je ne suis pas là pour parler des problèmes de mon blog, mais bien pour poser la question de ma présence sur ce site. Et si parfois j'ai eu un ton karchérisant avec vous, c'est peut-être justement à cause d'une homosexualité que je gère de manière très particulière. Par conséquent posons sur la table les questions embarrassantes et occupons-nous des problèmes dans l'intérêt général. J'ai la qualité ou le défaut, en fonction du prisme choisi, de pouvoir imposer ma présence. Prenons le temps de discuter.

Non, monopoliser la parole tu sais faire, dériver tous les sujets pour parler de ta personne aussi, mais discuter, tu en es bien incapable.
Je ne sais pas si je te souhaite plutôt d'avoir le melon qui dégonfle, ou au contraire, d'aller plus loin dans ton engagement politique, te présenter à des échéances importantes, pour enfin te prendre une bonne raclée puis disparaître.

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