Amoureux de l'être inaccessible

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Amoureux de l'être inaccessible

Bonsoir,

je pense que le sujet a été abordé plein de fois mais pas forcément par un mec de mon âge, la fréquentation de ce site étant très jeune (et je ne m'y attendais pas car sa structure-même est la relation solide, durable et véritable).

J'ai 42 ans et je vais souffler la 10e bougie de mon célibat, statut que je n'ai pas choisi.

Auparavant, je n'ai connu qu'une histoire véritable (avec un mec), de 6 ans et qui s'est donc terminée en 2009. C'est lui qui a rompu pour cause de distance physique et d'envie de connaître d'autres garçons, plus jeunes il semblerait. En dehors de cela, de l'éphémère, du bancal, du décevant dont la durée a varié entre quelques heures et une semaine.

Je suis homo et je n'ai recherché que des relations homos. Le hic, c'est que je suis romantique, je m'attache aux sentiments, à la gentillesse, à la douceur, cela passe sensiblement avant la relation charnelle, quoique je consomme évidemment mais plutôt dans le genre "soft". Je suis plutôt du genre timide de prime abord, je manque clairement de confiance en moi. En clair, je n'ai rien qui puisse apparaître vraiment attirant pour un homo qui ne chercherait pas à me connaître plus en profondeur.

Depuis 10 ans, je suis donc célibataire, sans véritable ami gay autre que quelques rares contacts sur des sites de rencontres, contacts déjà en couple par ailleurs. Au niveau du lieu de travail, trop peu d'effectifs et pour l'immense majorité mariés avec enfants.

Jusqu'à ce que je déménage il y a un an. Suite à des soucis de logement, j'ai sympathisé avec un voisin avec qui je partage un domaine de travail proche et des passions communes. Dès lors, je m'en suis rapproché, appréciant beaucoup son tempéramment, sa douceur, son écoute, le fait qu'il s'intéresse à ma vie plus que quiconque a pu me donner cette impression. Il n'a pas fallu bien longtemps pour que je ne pense plus qu'à lui, partout, chez moi seul, au boulot, que je comprenne que j'avais réellement des sentiments (autres que basés sur le physique, je ne saurais dire s'il "beau" ou pas, l'important, c'est ce que je ressens). J'ai essayé de le voir ou d'avoir des contacts le plus souvent possible mais ça n'a pas été évident et son absence me faisait ressentir un vide cruel.

Mais à une occasion, c'est lui qui a fait la proposition d'aller ensemble au resto, ce qui m'a flatté et m'a donné de l'assurance car je ne savais encore rien vraiment de son éventuelle compatibilité avec mes désirs naissants. Sauf qu'il est célibataire, propriétaire de son petit T2 et que je ne l'ai jamais vu accompagné. A cette occasion, j'ai appris son envie de ne pas avoir d'enfants. J'ai également remarqué qu'il orientait toujours la conversation pour connaître mon mode de vie, mes goûts plus qu'il ne s'étendait sur son cas. Une fois le repas fini, cela ne demandait malheureusement pas beaucoup de distance et de temps pour rentrer chez soi, chacun chez soi... C'était comme un déchirement pour moi et je savais que je devrais attendre un certain temps avant de pouvoir le revoir.

J'ai un peu forcé les choses, j'ai proposé une sortie, qui s'est faite et là c'était encore plus agréable. J'ai essayé de la faire durer le plus possible mais pareil, la séparation m'a mis un coup, que j'ai exprimé dans un SMS un peu évasif mais qui pouvait aussi le mettre sur la voie de la compréhension.

Il a fallu attendre pour que la 3e sortie commune se fasse, il a souvent des empêchements et il est plutôt spontané, sortie qui s'est très bien déroulée. Je n'en ai pas appris plus sur lui par contre. Retour du resto, je l'ai invité chez moi pour lui montrer des choses qui pouvaient l'intéresser (non, pas des objets qui vibrent!) étant donné nos goûts communs, mais une fois la nuit bien avancée, il a pris congé et là j'ai craqué, je l'ai retenu et ai essayé de l'embrasser.

Sa réponse, qui était une éventualité évidemment, fut "ah désolé, je ne suis pas... homo".

S'en est suivie à nouveau une longue discussion, où il s'est excusé de ne pas répondre positivement, où moi je me suis senti mal et anéanti, où il m'a bien écouté et cherché à m'aider. Et à aucun moment il a cherché à me faire des menaces.

Depuis, on se voit toujours grosso modo sur le même rythme qu'avant, c'est-à-dire trop peu souvent pour moi. Parce que je me sens divinement bien en sa présence et c'est très difficile pour moi d'admettre que je ne pourrai jamais l'avoir comme amoureux.

Car je pense toujours aussi fort et aussi souvent à lui, que j'ai le sentiment que c'est un véritable coup de foudre que j'ai eu et que j'ai toujours pour lui, coup de foudre j'ai l'impression encore plus intense que pour celui avec qui j'ai été 6 ans et dont j'ai été amoureux. Mais concernant ce voisin, je crois que je n'ai jamais rencontré autant de qualités chez une personne, c'est du moins ce qui se dégage et que j'ai perçu de lui.

Depuis, je suis revenu aux sites de rencontres (abandonnés depuis que je m'étais focalisé sur lui, comme si je lui étais fidèle), je me suis inscrit ici... mais j'ai peur qu'aucun autre homme ne me fasse un tel déclic, que je trouve que personne ne l'égale, que je sois perpétuellement (et peut-être injustement) déçu et que je doive m'attendre à une nouvelle décennie de célibat.

Et d'un autre côté, je n'ai aucune envie de l'oublier. On se voit toujours, il a l'air de m'apprécier toujours autant et pour moi, les (trop rares) moments passés ensemble donnent un sens à ma vie, passager...

Voilà, je voulais faire court, c'est raté. Et mon message n'appelle pas forcément de réponse, il n'y a pas vraiment de question dans mon histoire, juste un constat: je me sens vivre quand il est à côté et perdu le reste du temps.

Merci de m'avoir lu!


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C'est juste une belle amitié . Pourquoi la rencontre de deux hommes devrait (pour toi) invariablement être une rencontre amoureuse ? Je quitte , trop de fatigue .


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Et bien peut-être parce que l'amour ne se commande pas.

Pas plus qu'il ne se tient en laisse une fois qu'il est né .

Le souci majeur que je vois dans une telle relation est la perspective de beaucoup de souffrances à venir pour celui qui ne voit pas ses désirs comblés.

Il a 4 options.

  1. Le voisin " flanche" et se laisse délicatement guider vers une expérience toute nouvellle pour lui (Champagne pour GuereEpais !)

  2. La relation se maintient sur une base amicale seulement. Avec bons moments mais aussi une bonne dose de frustration et de torture pour GuereEpais.

  3. La relation amicale se maintient mais GuereEpais trouve quelqu'un d'autre qui occultera le voisin sur le plan amoureux.

  4. Arrêt de tout contact par principe de précaution.

La vie à de l'imagination. Peut-etre en mettra-t-elle une 5 ème sur votre route.

Bon courage en tout cas.


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41 remerciements

Je le trouve plutôt sympa ton pote. Malgré cela, si tu veux qu'il ne s'éloigne pas trop il vaudrait mieux ne pas trop le gêner avec des désirs qu'il ne partage apparemment pas...


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Bonjour Jeanne et merci pour ton message.

Pour certains contacts je n'ai pas ressenti d'atomes crochus, d'échange, de compréhension réciproque, le "fluide" inexplicable qu'on appelle "feeling", de passion dans les conversations écrites et orales. Cela reste de l'amitié et encore, pas véritablement forte. L'attrait physique rentre peut-être également en compte, mais pas forcément. Certains (sur ce petit nombre de contacts) sont plutôt plaisants à regarder mais il me manque cette sensation de profondeur.

Lui, il me fait vibrer, il m'impressionne, j'éprouve de l'admiration pour ce qu'il est, la justesse dans ce qu'il entreprend. C'est une appréciation très personnelle j'en conviens, d'autres ont certainement un tout autre jugement.

Je pouvais alors espérer susciter également de l'émoi chez lui (bien que je sois très intimidé par lui et que j'en perde tous mes moyens)


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Bonjour Calinette, merci pour ta réponse où tu m'a bien cerné.

Pour les 4 options d'évolution, c'est exactement cela que j'ai entrevu:

  1. Cela me paraît plutôt difficile, ou alors avec beaucoup de patience je saurai prouver mes qualités et apparaître "attrayant" voire indispensable. Si jamais par curiosité et par sympathie pour moi il propose qu'on s'embrasse, cela m'enchanterait en effet!

  2. C'est l'état des choses actuel et même proposé par lui: ça ne change pas les contacts qu'on avait avant que je ne me dévoile et une relation d'amitié (et de voisinage). La frustration la plus forte que je ressens est de ne pas le voir suffisamment souvent à mon goût. Pour le moment, j'arrive à me contrôler normalement, à ne pas chercher à l'embrasser à nouveau et, par ailleurs, je n'entre pas en contact physique avec lui (à part se serrer la main et pas systématiquement) pour ne pas le gêner

  3. J'ai beaucoup de mal à me dire qu'il existe peut-être quelqu'un qui saura me faire autant d'effet et à qui je ferai naître des sentiments similaires. Mon impression aujourd'hui (et j'espère qu'elle sera durable) est qu'il incarne celui que j'ai toujours espéré

  4. Option la plus douloureuse pour moi, perte de tous mes repères actuels, de ce qui me meut aujourd'hui. Après l'exposition de mes sentiments, il m'a proposé la poursuite de notre amitié sauf si moi je sentais la nécessité de couper les ponts pour oublier.

Je ressens une douleur, certes, également une inquiétude sur le devenir de cette amitié (va-t-elle se renforcer, vais-je le saouler à force de souhaiter qu'on se voit?) mais je mesure que la situation aurait pu être plus critique:

  • violence de sa part (instinctivement je devais sentir que c'était improbable)

  • haine ou dégoût de sa part

  • demande de sa part de rester à distance pour être sûr que je ne récidive pas

  • qu'il me dise qu'il est bien homo mais que suis loin d'être celui qu'il souhaite.

La dernière situation est peut-être la 5e option? Il n'est pas indifférent aux hommes mais je ne suis pas son idéal, je ne lui plais pas, l'âge pose problème? Il a peut-être préféré trouver un autre prétexte que balancer des vérités crues?


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Il n´est pas homo, passe à autre chose.


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Bonjour Lindos,

Je dirai même qu'il est formidable dans sa réaction, sorte de main tendue. Il a beaucoup écouté mes motivations, ce qui m'a fait arriver là où j'en suis et je pense qu'il m'a compris.

Nous n'en avons pas reparlé (c'était il y a 2 mois) et, bien qu'on se soit revus, allé à une expo ensemble, fait des courses ensemble etc, je ne lui ai rien confié de l'invariabilité de mes sentiments. Je me mets à sa place et je mesure qu'il puisse se sentir débordé par des aveux pesants.

Et puis je suis assez du genre à intérioriser, là c'est un pas pour moi d'exprimer mon histoire sans anonymat


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Bonjour Dimancche,

J'aurais tendance à croire que tu n'a pas (encore) eu la notion du sentiment amoureux. Il met du temps à naître et ne se dissipe pas comme ça.

S'ils étaient si faciles à oublier, ce n'étaient pas de vrais sentiments alors (mais de l'auto-persuasion)


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Alors quoi ? Tu vas continuer à fantasmer sur un hétéro ? Une solution radicale : dis lui que tu préfères couper les liens, comme il te l´a suggérée.


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Dimancche, je ne pense pas qu'on puisse parler de fantasme dans ce cas, il y a une relation d'amitié que je souhaite conserver et approfondir. Non pas dans l'optique malicieuse de lui tendre un piège pour qu'il soit mien. Si jamais il doit y avoir évolution positive, c'est de lui dont viendra cette volonté.

Et je mesure la valeur d'une amitié pour faire en sorte que celle-ci ne meurt pas.

Par ailleurs tu auras mal lu: d'emblée il m'a rassuré en disant que mon geste sentimental ne changerait rien à la situation précédente, pour lui au moins, sauf si moi je considérais éventuellement devoir m'occulter son existence de ma vie (loin des yeux, loin du coeur). Dans sa bouche, ce second choix n'était pas celui qu'il aurait spontanément fait (il l'a rajouté après et ne l'a laissé qu'à moi), quoiqu'il l'aurait certainement respecté.

Mais étant voisins directs, s'ignorer constamment deviendrait compliqué voire ridicule, on n'est pas fâchés. Et pourquoi je n'envisagerais pas de déménager carrément pour pouvoir échapper à la tentation hein?!


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Bonjour Steph41190,

La première solution est de loin préférable pour moi. Il faut que j'apprenne à lui laisser les rennes bien qu'il fasse preuve de certaines initiatives (propositions d'aide par exemple). Mais attendre indéfiniment pose également le risque qu'il se mette à penser que je n'ai plus rien à faire de lui. Les silences et non-dits créent facilement des embrouilles par incompréhension mutuelle. Après, je comprends que je dois faire en sorte de ne pas être étouffant.

En ce qui concerne la 2e solution, je sens que je contrôle très bien un quelconque dérapage. On va dire que dérapage il y en a eu un (gentil) avec la tentative d'embrassade, donc pas de 2e (l'issue du premier m'avait quand-même provoqué quelques craintes).

Si je suis revenu sur les sites de rencontres ou inscrit ici, c'est essentiellement aujourd'hui pour discuter (pas forcément de moi) mais sans optique de tomber à nouveau amoureux le plus rapidement possible vu que cela ne se commande pas et prend du temps avant qu'on en ait pleinement conscience.

Merci!


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" La friend zone (aussi appelée friendship zone, littéralement « zone d'amitié ») ou zone amicale est un anglicisme qui désigne, dans la psychologie populaire, une situation sociale où une personne désire avoir une relation amoureuse ou sexuelle avec une personne qui ne souhaite entretenir qu'une relation amicale[1],[2],[3]. Les deux personnes entretiennent alors une relation d'amour platonique. Lorsque la personne qui ne désire pas avoir de relation amoureuse le fait comprendre à l'autre, on parle couramment d'« entrée dans la friend zone » ou de « friend-zonage »[4].

La situation est généralement considérée comme déplaisante à vivre par la personne qui souhaiterait avoir une relation amoureuse avec l'autre. Concrètement, on parle de friend zone lorsque l'une des deux personnes ne retourne pas les marques d'affection ou les avances de l'autre, mais continue à entretenir des liens d'amitié avec elle[5]. "

source : Wikipedia


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T'inquiète pas Dimancche, il n'y a pas de risque que tu entres dans ma friend zone!


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Bonjour,

Concernant ton voisin, la situation est simple : il n'y a rien à en attendre du côté amoureux ! Mais sa réaction montre que c'est vraiment un mec bien, et qu'il faut vraiment le garder comme ami… mais ne pas continuer à croire qu'il pourrait se passer quelque chose d'autre !

Pour moi il faut déplacer tes interrogations : es-tu tombé amoureux de lui parce que tu te sentais seul ? Es-tu tombé amoureux de lui parce que tu savais au fond de toi que rien n'était possible ? Pourquoi n'as-tu pas eu de relation sérieuse depuis ta rupture ?

Vu ce que tu dis de ton caractère, j'imagine que si tu veux rencontrer quelqu'un, ce serait plutôt dans un cadre amical ou associatif. As-tu des pistes pour élargir le cercle de tes relations ? C'est ça qui est important, pas tes interrogations sur ton voisin !


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Bonjour Felix35 et merci pour ton message.

Je le sais bien qu'il m'a dit être hétéro et pour sûr je souhaite le conserver comme ami! Je me rends bien compte qu'il est gentil, serviable envers moi et je pense qu'il a compris ma situation quand nous avons eu l'explication de mes sentiments. Je ne me dis pas que par magie il va me faire une déclaration amoureuse! Quoiqu'il semble exister une éventualité (minime je m'en doute) quand on lit les différents témoignages de personnes hétéros, hommes ou femmes, qui se découvrent, de façon inattendue, un trouble avec une personne du même sexe...

Ce qui me travaille essentiellement c'est le fait que j'ai peur qu'il occulte toutes éventuelles rencontres que je ne trouverai peut-être pas aussi bien, que je ne retrouve pas le bien-être ressenti en sa présence, que tout se qui viendra par la suite ne soit que terne ou décevant pour moi. Et ceci, que je vois mon voisin ou que je coupe franchement les ponts.

Pour répondre à tes questions, j'étais seul, me sentais seul et je suis tombé amoureux de lui. Mais j'étais seul avant, j'ai fait quelques rencontres avec des mecs homos qui n'ont rien déclenché chez moi car je n'ai pas ressenti ce bien-être, un sentiment de communion. Si j'avais été en couple et l'avais rencontré, peut-être que j'aurai ressenti la même émotion pour lui (quoiqu'il m'aurait été plus difficile d'avoir des sorties resto en tête-à-tête avec).

Non, rien ne prouvait qu'il était hétéro ou homo avant qu'on n'en parle: il est non accompagné, je ne l'ai jamais vu ni avec une fille, ni avec un mec, il vient de se rendre propriétaire d'un T2 qui serait trop juste pour un couple, m'a dit n'avoir "personne" (impersonnel) dans sa vie et ne pas vouloir d'enfants (sans que je pose la question, comme s'il m'envoyait un message caché). Mais rien n'attestait qu'il soit homo non plus. L'un et l'autre étaient des éventualités, donc non ce n'est pas l'impossible la raison caché de mon désir.

Après ma rupture en 2009, bien que sur des sites de rencontres, je n'en ai fait que très peu pendant longtemps et elles ne se sont soldées que par des contacts amicaux. Pas de ressenti particulier, d'alchimie, de fusion avec ces mecs, pour la plupart déjà en couple et ne le disant pas. Et de leur côté peut-être non plus. Ensuite, j'ai suivi une invitation pour aller à un lieu de rencontre explicite (sauna gay), mais forcément peu sentimental. J'y suis retourné de temps en temps pour passer l'ennui et la solitude. Avec un homme croisé 2 fois cela se passait bien mais en dehors du lieu il était distant (par messages). Tout laissait à penser qu'il était lui-aussi en couple. Un autre était célibataire, un moment on a pensé qu'on pourrait avoir une relation sérieuse mais j'ai bien vite ressenti que rien ne nous unissait, qu'on était bien différents et ne se comprenait pas et, en sa compagnie, je me sentais seul. Je n'ai pas poursuivi cette relation au-delà d'une semaine. Pour le reste, des chats qui n'ont pas abouti.

Pour autant, j'ai digéré ma rupture avec mon ex en 2009 (c'est lui qui a rompu), on discute de temps en temps ensemble (messages) mais je ne ressens rien pour lui, il m'avait proposé qu'on se revoit mais je n'en ai jamais éprouvé la nécessité. C'est un ami à distance. La première année, cette rupture a, certes, pu limiter mes rencontres, mais là plus depuis fort longtemps!

Ben BeTolerant pour faire de nouvelles relations est une piste, je suis là depuis peu et cela devrait m'être plus adapté que Grindr par exemple! Je n'ai pas d'autres pistes à vrai dire, je suis plutôt timide au milieu d'un groupe d'inconnus, surtout quand l'impression compte. En dehors de cela, je ne suis pas forcément timide, voire plutôt téméraire mais essentiellement dans les rencontres et échanges qui n'ont pas à déboucher sur une quelconque séduction. Et je ne m'interroge pas sur un revirement de mon voisin!


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Voilà , sois cool avec ton pote (qui n'est que ton pote, et quel pote) . D'autres n'ont pas eu cette chance . Les applis pour plans Q d'évidence ne risquent pas de te convenir . Ta sensibilité t'expose . " ... parce qu'on a toujours besoin qu'on ait besoin de nous ..." . Il n 'y a que les ermites pour s'en affranchir^^. La dépendance affective trouve son origine dans sa propre histoire . Il faut alors "creuser" dans cette histoire . Les réponses sur le manque de confiance en soi , l'excès de timidité , la promptitude à s'attacher à la moindre bienveillance , le besoin de toujours bien faire sans jamais décevoir . C'est trop . C'est pas fun . Il faut puiser au delà pour obtenir des réponses ... Ne pas tout mélanger est primordial . Tu as un véritable ami . Tu as tout pour avancer plus loin , mieux , heureux :-)

Au pire , il est ton ami . Au mieux , il le restera .^^


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Bonjour GuereEpais,

J'ai lu avec attention ton histoire qui m'a évoqué une situation semblable à la tienne, vécue il y a un an ou deux. La voici.

J'ai rencontré une femme dans mon travail qui avait absolument toutes les qualités pour répondre à mon idéal. Dotée d'une très grande force d'esprit, intellectuelle, cultivée, intéressante et incroyablement belle. Elle était de 15 ans mon aînée mais cela ne me faisait pas peur au contraire ! J'aimais sa maturité de femme. Tu l'auras compris, elle me charmait en tout point.

Nos discussions étaient toujours très animées, brassaient large et javais le sentiment que je pouvais lui faire confiance. Je me suis donc confiée à elle, lui exposant mon vécu, mes failles et certaines de mes histoires d'amour (avec des femmes donc) Elle s'est montrée attentive, perspicace et jamais dans le jugement. J'ai cru qu'il se passait quelque chose...son regard était intense et nos esprits semblaient se répondre tellement l'alchimie était palpable. Trop peu de rencontres suscite de telles émotions. Sans jamais lui faire ma déclaration, j'ai attendu. Espéré. Nous nous voyions peu mais j'etais toujours la plus heureuse quand je savais que je la verrais bientôt. Et puis les mois ont passé sans que cela n'aille jamais plus loin. Si tu savais comme j'ai souffert de cet amour non réciproque... jusqu'au jour où l'insupportable a pris le dessus. Je me rendais malheureuse pour une femme qui ne m aimerait jamais pour ce que je suis. J'aurais beau attendre, espérer, ou juste profiter des moments qu'elle m'offrait, cela ne suffirait pas. Elle m apportait beaucoup mais ce n'était pas suffisant. Alors j'ai coupé les ponts du jour au lendemain. Ce fût douloureux bien sûr mais au moins j'étais de nouveau libre. En restant fidèle à ses côtés, je ne pouvais faire ma Vie et donc d'autres rencontres. Aujourd'hui je suis certaine d'avoir fait le bon choix. Ne t empoisonne pas pour un homme qui est certes de qualité mais qui est voué à te rendre à vie malheureux.

Courage, amicalement


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Bonjour Jeanne00,

je mesure en effet la chance qu'il n'ait pas changé son comportement: il ne m'a pas rejeté et ne semble pas être méfiant vis-à-vis de moi. Rien n'a changé par rapport à avant ma déclaration sauf moi un petit peu (je n'ai plus la démarche du premier pas qui me trotte dans la tête).

Oui, après des recherches effectuées les semaines qui ont suivi notre explication, je me suis aperçu que je pouvais peut-être "souffrir" d'abandonnite, ce qui expliquerait, en effet, une forme de dépendance affective. Mais je sais également que le fait d'être amoureux me meut et m'exalte. Je me demande d'ailleurs ce qui est primordial chez moi: aimer ou être aimer (les 2 serait évidemment formidable).

"Au pire, il est ton ami . Au mieux, il le restera." est une bien jolie morale!


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Bonjour Marina89,

En effet, je confirme les points communs de nos histoires:

  • admiration pour la personne convoitée (pour ses nombreuses qualités, ses accomplissements et sa prestance)

  • son attention, son écoute

  • la confiance qu'elle nous suscite

  • l'intensité de son regard qui nous transporte.

Par contre, tu ne lui as jamais avoué tes sentiments après tous tes autres "aveux", pourquoi? Cela l'a peut-être destabilisée ou étonnée que tu lui confies autant sur toi sans jamais lui déclarer ta flamme (elle s'en doutait peut-être ou espérait avoir suffisamment gagné ta confiance pour te plaire, même si elle ne pouvait pas répondre positivement). Cela a peut-être incidemment conduit à une plus grande distance de sa part, que tu as perçue et répondu par une distance également et ainsi de suite?

Dans mon cas, je ne me sens pas prêt à couper les ponts du fait d'une amitié que je ressens et que je souhaite prolongée.

Il y a 20 ans, j'ai vécu une histoire assez similaire. Pour faire simple, nous étions étudiants, on bossait souvent ensemble, rapidement je lui ai fait part de mon homosexualité suite à une remarque moyenne de sa part et il a bien pris cette annonce. Rien n'a changé bien qu'il connaissait mes sentiments pour lui, il restait proche. Puis il a eu une copine et s'est montré distant, méfiant, agressif vis-à-vis de moi. Il m'a dit qu'il était menacé, harcelé (j'ai compris par la suite qu'il me suspectait), pour enfin me dire, plus tard, qu'il s'agissait de l'ex de sa copine. Pour autant, on se voyait de plus en plus rarement puis je n'ai plus eu de nouvelles. Je lui avait prêté des affaires et de l'argent et il était convenu que c'était pour l'aider sur le moment et qu'il me les rendrait. Je ne les ai pas plus revus que lui.

2 ans auparavant, après une année universitaire aux (proches) côtés d'un étudiant qui me charmait, je lui ai fait une lettre de déclaration de sentiments dans le même style que mes écrits ici. Il a été choqué. Nous en avons parlé mais cette fois-là il maintenait une distance manifeste. Sa mère m'a taxé d'avoir traumatisé son fils. Evidemment je ne l'ai plus jamais revu.

Là, il y a un mec qui a eu la réaction la plus saine qui soit, qui ne me rejette pas et qui a toujours la même attitude vis-à-vis de moi. Je pense que j'ai beaucoup à perdre de rompre tout.


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Je pense que j'ai commencé à progressé, peut-être suite à ces échanges...

Samedi, mon voisin est venu chez moi m'aider au montage, comme convenu, de mon bureau que nous étions allé chercher ensemble auparavant (la notice indiquait 2 personnes).

Cela s'est bien passé évidemment, comme à l'accoutumée il m'a posé des questions pour mieux me connaître et pour savoir comment se passait mon boulot (généralement il mène la conversation plus autour de moi que de lui, même s'il n'esquive pas pour autant).

Une fois le montage effectué, il a dû partir faire un achat avant que les magasins ne ferment (achat effectivement effectué, ce n'était pas une fausse excuse pour partir).

J'ai pris normalement ce départ précipité.

Je n'ai pas ressenti la mélancolie des autres fois à me retrouver seul, sans lui.

Pas de l'indifférence non plus, mais pas de tristesse opressante.


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Salut Guerepais.

Tu sembles etre un grand romantique.


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'Aimer ou etre aimé?'

C'est beaucoups plus stimulant d'aimer, mais plus inconfortable. Etre aimé est apaisant, mais plus ennuyeux.

L'idèal est d'avoir les deux, mais c"est assez rare. Il y en a tjs un qui aime plus que l'autre, et qui "porte" la relation il me semble.


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Bonsoir GuereEpais,

Effectivement, je n'ai jamais eu le courage de lui faire ma déclaration contrairement à toi. Je crois qu elle m impressionnait beaucoup et que je craignais le râteau !

Ce que j'ai toujours aimé en amour, c'est le naturel et la simplicité. J'aime quand les choses se font d elles mêmes sans devoir passer par la case déclaration si possible. Je l'ai fait une fois quand j'étais étudiante, j'avais écrit une lettre à la camarade en question. Ce n'était pas dit de but en blanc, mais plutôt en filigrane. Elle m'avait répondu (ce qui était déjà pas mal) mais en prenant la tangente. Du style, je t apprécie beaucoup, nous passons de bons moments mais je ne cherche pas à en provoquer de nouveaux, j'attends qu'ils viennent d'eux mêmes. Je ne te cache pas que j'avais été déçue et refroidie. Pour moi, elle répondait à côté et je n'avais rien à espérer, surtout en voyant son attitude fuyante entre les murs de la fac.

Je suis ravie pour toi que ta relation avec ce bel homme trouve un équilibre et surtout que tu n'en souffres pas à outrance. Le principal est d'être heureux.

Amicalement,


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Bonsoir Mimoza,

en effet, il me semble que je suis plus romantique que la moyenne en aimant, dans les relations affectives, avant tout les choses simples (et sommes toutes essentielles je pense). Ce qui n'est trop en phase avec bien des hommes...

Je confirme également que le fait d'aimer, ou du moins de se sentir amoureux, est grisant (certainement par le fait d'hormones du bien-être), mais peut-être est-ce un sentiment qui se crée un peu artificiellement justement dans cette optique de douce béatitude?


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Bonsoir Marina,

Ah ça c'est au cinéma que les héros, parfois partis du mauvais pied, se dévisagent et, dans un même élan de volonté, s'embrassent! Tu crois cela envisageable en vrai ou l'as-tu vécu?

Ta camarade étudiante avait eu une réponse polie même si elle t'est apparue fuyante. Peut-être l'était-elle parce qu'elle se sentait coupable de te faire involontairement du mal, plus que par peur de toi. Si elle avait vraiment eu peur de toi et des liens tissés jusque-là, elle aurait eu une réponse probablement plus cinglante.

Quoiqu'il en soit, cela avait éclairci la situation qui aurait pu durer très longtemps si tu n'avais pas fait ta déclaration. Trop longtemps peut-être pour ton amie qui aurait pu te reprocher d'avoir attendu autant de temps pour clarifier la relation, d'avoir fantasmé sur elle tout ce temps, pire, d'avoir été fausse tout ce temps juste pour obtenir son amour?

Je me rends compte que je suis toujours passé par la case déclaration, je n'ai rien laissé en suspens. La plupart du temps des déclarations écrites (pour ne pas être coupé dans mon élan et pour la clarification des idées). Ça n'a jamais porté ses fruits, mais comme disait Alfred Capus "tout s'arrange dans la vie, même mal", le résultat était mauvais mais, au moins, la situation avançait! Et intérieurement je m'autorise à penser que mes déclarations ont toujours flatté et créé un petit émoi chez leur destinataire, la soeur du premier concerné ayant déclaré "ce que j'aimerais qu'un mec m'écrive ainsi!"


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Tu as raison c'est souvent propre aux films, que les deux s'embrassent apres s'être jaugés... même si personnellement, je serais assez de ce genre là. Comme de rattraper l'autre sous la pluie ou dans les escaliers après un conflit... malheureusement, je n'ai pas rencontre tant de femmes qui sont aussi là dedans ! Sans doute suis-je trop influencée par le 7eme Art, à commencer par Brockeback Mountain ou Carol, deux de mes films fétiches. Mais j'aimerais beaucoup vivre des moments forts qui sont si caractéristique du cinéma, "love at first sight".

Je perçois aussi chez toi, un grand romantisme. Écrire tes sentiments aux hommes aimés est noble et très courageux ! Et c'est bien d'avoir une réponse immédiate ou presque pour clarifier les choses. Je pense que cela évite de se poser trop de questions, de tout détailler, analyser, dans un sens ou dans un autre. Avec la femme dont je te parlais, dans mes premiers messages c'était ça. J analysais ses mots, ses regards, ses gestes jusqu'à ne plus être moi même, de peur de lui déplaire...en y repensant, je me dis que c'est complètement fou. Et mal parti surtout. Quand tu n'es pas toi même, il y a un risque d'être fausse comme tu le disais (même si ce n'était pas mon but !) A l'avenir, j'espère séduire pour ce que je suis sans chercher à plaire à l'être aimé à tout prix. J'aurais au moins appris ça :)


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Bonjour Marina,

je comprends en effet tes références cinématographiques, elles dépeignent des attentes et des situations qu'on aimerait vivre et les oeuvres cherchent justement à les assouvir par procuration!

Ecrire ses sentiments, je ne sais pas si c'est véritablement du courage (quoique les écrits restent), du moins cela permet un temps de réflexion, une structure des idées et une description complète sinon poussée. Au cours de mes dernières déclarations, orales, non anticipées, je suis un peu parti dans tous les sens et, au final, j'ai l'impression de ne pas avoir su exprimer le centième de ce que j'aurais voulu...

Il vaut mieux rester soi-même en effet... vu qu'on ne saura jamais les pensées profondes des autres et donc ce qu'ils attendent secrètement. Peut-être justement le fait d'être soi-même, maladroit(e), faillible, intimidé(e) fait tout notre charme aux yeux de l'autre?!


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