Citation de Tornade #544732
🤣
Oui c’est sûrement un de mes Stefen King préféré avec le Fléau et cimetière
Merci Jinso, pour l'épithalame fier,
envers votre planète aimée Jupiter.
l'aujourd'hui,
-
Es-tu là en ami ?
Suis-je là pour la vie ?
-
Il ne reste au sommeil pas une heure,
Pas une ombre quand la nuit est totale,
Et pourtant je m’endors de bonheur
en tes yeux la lumière est astrale;
-
tu es là mon ami
Je suis là moi aussi !
-
Perdu je suis et portant secouru
Jamais ta main ne quitta son pouvoir,
dans l’errance du malheur parcouru
Tout mon cœur égarait tout espoir;
-
Es-tu là en ami ?
Suis-je là pour la vie ?
-
Hier; de marcher seul j’attendais
Aucune de mes haltes pour repos,
Mais le sens de la vie se rendait
Par ton rire, nous prirent son drapeau;
-
tu es là mon ami
Je suis là moi aussi !
-
L’amitié pose un terme sans retour
les moments sont devenus des fruits,
Aurons-nous le désir par amour
De cueillir ensemble…. L’aujourd’hui ?
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-
version passée par les tuyaux virtualisés
Citation de Le Pleutre #544833
Le Pleutre, peut-être, que le courage vous manque. Mais pas la noblesse du sentiment ! Merci...
Citation de Jinso #544848
hi hi hi merci Jinso, je vais le noter
pour mes prochaines résolutions
de l'imminente année...
Mon poème
Suis là, sans être là
Non je ne suis pas à plat...
La roue le ressent,
Et passe le temps...
Fini Noël..
Et bientôt le nouvel an..
Passe le temps..
Je pense à elle..
Qui n existe pas.
Et je suis toujours là
Passe le temps
Cela ne dure qu un moment..
Premier poème...
J'ai mis un vœu sous mon oreiller
Au cas où la nuit m'écoute
[Marion Fritsch]
Citation de DentsDeSabre #544880
superbe on le garde celui-là ! ! !
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Jour de givre
-
est-ce qu'en ce Jour de givre
survivront les humains ?
-
Parfois, avez-vous vu, l’hiver donne au brouillard
Un rêve de mystère revêtant la nature,
De la blancheur sacrée préservée des pillards
les cristaux se déposent, arborant la froidure;
_
est-ce qu'en ce Jour de givre
survivront les humains ?
-
Chaque branche est alors un miracle au regard
C’est à celle qui aura la plus belle courbure,
Sous le poids si subtile se compte par milliards
D’infimes gouttelettes, dans un dessin très pur;
_
est-ce qu'en ce Jour de givre
survivront les humains ?
-
Comment assurent-elles dans un parfait savoir
Cette robe éphémère sans fil et sans couture,
L’équilibre des forces ne devant au hasard
Ni le goût de l’excès, ni la fière démesure;
_
est-ce qu'en ce Jour de givre
survivront les humains ?
-
Les hommes et les femmes en quête de pouvoir,
Seraient bien inspirés de copier sans rature,
Ce poème de glace offert à leurs mémoires
Il dit : unissez-vous, faites corps sans mesure…
version musicalisée : https://www.youtube.com/watch?v=OEs47BtiB5s
On remonte ses yeux dans le ciel, d une étoile à l autre en levant la tête pour trouver enfin la direction des rêves...
Citation de Rebelle32 #544938
J'adore ! Je te remercie pour ce partage
Les poèmes de Fleurette
Qu’as-tu à me raconter ?
Si ce n’est que me conter fleurette
Est-ce que la raison, c’est de m’aimer ?
Parce que sans amour tu as perdu la tête
Comptes-tu vraiment m’aimer ?
Ou me laisser sur le bas-côté ?
Et la distance qui nous sépare
Tu veux que notre amour se répare ?
Si ton envie et ta volonté sont assez forte
T’aura qu’à venir me chercher de force
Car là où je suis, je n’en bougerais pas
J’attendrais longtemps pour toi
Des jours voire des années sans te voir
Je le supporterais pas car c’est toi et moi
Sur les visages des traces de temps qui passe
Souvenirs brumeux révoltes éphémères
Qu'avons-nous fait de mieux que nos ailleux
Qu'avons-nous fait de pire que nos cadets
Le temps est long quand on attend la mort
Le temps est court quand on la fuit
Et quand elle frappe autour de nous
Elle plante un direct à l'estomac
Et le compte à rebour commence
Nos proches jettent l'éponge pour nous
Quand on projette dans nos esprit de se relever
Y arriverai-je
Qui dois-je rendre fier
Quels yeux me méprisent
Peu importe ton regard
Il ne m'enlève ni ne m'ajoute rien
Il n'y a qu'à moi qu'un jour je rendrai des comptes
Et si tu savais quel est mon juge
Il est impitoyable
Le monde m'éblouissait
Il m'a montré qu'il ne valait pas mieux que moi
J'ai cru ne jamais être à la hauteur
J'ai vu qu'il ne se gênait pas pour exister
Qu'il ne s'est jamais gêné pour exister
Quand dans mon coin ma gorge se nouait de honte
La sienne vomissait ses vérités fausses
Du haut de ses certitudes ferrées et bétonnées
On n'éduque pas le visage pâle
On n'apprend rien à ceux qui savent tout
Et moi naïve et gauche
J'ai cru un moment à la violence des mots
J'ai cru un instant à l'élégance du phrasé
Celui avec lequel on pavoise en société
Je suis tellement bête que j'ai reussi à paraître intelligente
Au final qui est le plus con des deux
Jusqu'à quand faudra-t-il jouer
Quand est-ce qu'enfin le monde sera sérieux
J'ai cru qu'il fallait éviter les balles
Alors qu'en fait il suffisait
Seulement d'pas y faire attention
Peu importe qui je dois être
Peu importe qui j'étais
Aujourd'hui
Toi
Le monde
Tu devras faire avec
Cette limonade
sans bulles -
voilà ma vie
Haïku de Sumitaku Kenshin
La vie n a pas d' âge
La vraie jeunesse ne s'use pas
On a beau l'appeler souvvenir,
On a beau dire qu'elle disparaît,
On a beau dire et vouloir dire que tout s'en va,
Tout ce qui est vrai reste là
Quand la vérité est laide,
C'est une bien fâcheuse histoire.
Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.
Les gens très âgés remontent en enfance
Et leur cœur bat là où il n'y a pas d'autrefois.
Citation de Farf #515931
Je crois reconnaître un passage d'un livre de Jean d'Omersson que j'ai lu... 😊
Dans la nuit de l'hiver
Galope un grand homme blanc
C'est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid
Il arrive au village
Voyant de la lumière
Le voilà rassuré.
Dans une petite maison
Il entre sans frapper
Et pour se réchauffer
S'assoit sur le poêle rouge,
Et d'un coup il disparaît
Ne laissant que sa pipe
au milieu d'une flaque d'eau
ne laissant que sa pipe et puis son vieux chapeau.
Citation de Rebelle32 #545210
Pauvre m'sieur bonhomme 🎩
One art
The art of losing isn't hard to master ;
so many things seem filled with the intent
to be lost that their loss is no disaster.
Lose something every day. Accept the fluster
of lost door keys, the hour badly spent.
The art of losing isn't hard to master.
Then practice losing farther, losing faster :
places, and names, and where it was you meant
to travel. None of these will bring disaster.
I lost my mother's watch. And look ! my last, or
next-to-last, of three loved houses went.
The art of losing isn't hard to master.
I lost two cities, lovely ones. And, vaster,
some realms I owned, two rivers, a continent.
I miss them, but it wasn't a disaster.
Even losing you (the joking voice, a gesture
I love) I shan't have lied. It's evident
the art of losing's not too hard to master
though it may look (Write it !) like disaster.
Un art
Dans l'art de perdre il n'est pas dur de passer maître ;
tant de choses semblent si pleines d'envie
d'être perdues que leur perte n'est pas un désastre.
Perds chaque jour quelque chose. L'affolement de perdre
tes clés, accepte-le, et l'heure gâchée qui suit.
Dans l'art de perdre il n'est pas dur de passer maître.
Puis entraîne toi, va plus vite, il faut étendre
tes pertes : aux endroits, aux noms, aux lieux où tu fis
le projet d'aller. Rien là qui soit un désastre.
J'ai perdu la montre de ma mère. La dernière
ou l'avant-dernière de trois maisons aimées : partie !
Dans l'art de perdre il n'est pas dur de passer maître.
J'ai perdu deux villes, de jolies villes. Et, plus vastes,
des royaumes que j'avais, deux rivières, tout un continent.
Ils me manquent, mais il n'y eut pas là de désastre.
Même en te perdant toi (ton air facétieux, un geste
que j'aime) je n'aurai pas menti. A l'évidence, oui,
dans l'art de perdre il n'est pas trop dur d'être maître
même si il y a là comme (écris-le !) comme un désastre.
Elizabeth Bishop (1911-1979)
tu es en moi
je suis en toi...
Les relations sont compliquées
Et les affaires n’arrangent rien,
On désespère de s’expliquer
sur certains jours et certains liens,
tu es en moi
je suis en toi...
Se garde en nous le poids pesant
Des aventures ou des échecs,
Car le destin en proposant
Se garde bien de son blanc chèque,
tu es en moi
je suis en toi...
Ah si demain on se trouvait
Aidé pour une confession,
De notre faute qui nous revêt
D’une tristesse sans concession,
tu es en moi
je suis en toi...
puis vient l'ami souvent plus triste
il est au soir un réconfort,
tout se partage sans qu'on insiste
en sa présence on reste fort,
tu es en moi
je suis en toi...
Est-ce en aimable ou en serviable
L’écoute des secrets du cœur,
Un peu des deux mais à l’amiable
C’est le constat des âmes sœurs,
tu es en moi
je suis en toi...
Depuis l’enfance cette confiance
Rappelle à l’un ce que vit l’autre,
la réciproque se fait alliance
Quand son intime devint le nôtre,
tu es en moi
je suis en toi...
Pourtant si rien d’original
Ne se partage à demi-mot,
La compassion est virginale
De ressentir chacun des maux,
tu es en moi
je suis en toi...
Seule l’amitié permet ses choses
Comme on accepte par une danse,
D’être tout prêt et de sa rose
Laisser éclore, la confidence…
y a plus de toi !
y a plus de moi !
version en musque YouTube :
Droit de regard
Vous
Je ne vous regarde pas
Ma vie non plus ne vous regarde pas
J aime ce que j aime
et cela seule me regarde
et me voit
J aime ce que j aime
je les regarde
Ils m en donnent droit.
La cloche se tait- Les fleurs 🌸 en écho. Parfument le soir. /Easho.
hello à toustes...
poème en heptasyllabe, ou peu s’en faut…
fraichement pondu du jour...
-
la vie invertie
en vaut deux...
-
Le pire est le bienvenu
Où quelque chose du genre,
Telle est la déconvenue
De ceux qui par le genre
Séparaient les corps en deux
L’un mâle et l’autre femelle !
Ne voient-ils donc pas en eux
L’équilibre entre il et elle,
Où simplement font semblant
De tracer la ligne de front
Entre le noir et le blanc
Pour mieux punir nos affronts ?!
Pourtant nous sommes les couleurs
Nuancées de l’arc-en-ciel,
S’ils veulent porter les leurs
Toutes sont grises, pas naturelles…
L’argument reproducteur
Aujourd’hui a-t-il un sens
Quand le multiplicateur
Ne voit que les naissances ?
Mais vite oubli les problèmes
Posés par la société
Qui va faire par un énième
S’écrouler nos libertés !
Car rien n’est aimablement
Stable, quand certains ont offert,
Ce qui fût durablement
Détruit et d’avoir souffert
certaines vies, sont inverties…
-
-
version chantée par l'IA ; https://www.youtube.com/shorts/ZiWU4JWInLg
"Ne tombe pas amoureux
d’une femme qui lit,
D’une femme qui ressent trop,
D'une femme qui écrit...
Ne tombe pas amoureux
D’une femme cultivée, magicienne, délirante, folle...
Ne tombe pas amoureux
D'une femme qui pense,
Qui sait ce qu’elle sait et
Qui, en plus, sait voler ;
Une femme sûre d’elle-même.
Ne tombe pas amoureux
D’une femme qui rit ou
Qui pleure en faisant l’amour,
Qui sait convertir sa chair en esprit ;
Et encore moins
D’une qui aime la poésie
(celles-là sont les plus dangereuses),
Ou qui s’attarde une demi-heure
En fixant un tableau,
Ou qui ne sait pas comment vivre sans musique.
Ne tombe pas amoureux
D'une femme qui s’intéresse
À la politique, qui soit rebelle et
Qui a le vertige devant l’immense horreur des Injustices
Une qui aime les jeux de foot
Et de baseball et qui n’aime absolument pas regarder la télévision.
Ni d’une femme qui est belle
Peu importe les traits de son visage, ou les Caractéristiques de son corps.
Ne tombe pas amoureux d’une femme ardente, ludique,
Lucide et irrévérencieuse...
Ne t’imagine pas tomber amoureux
De ce genre de femme.
Car, si d’aventure tu tombes amoureux d’une Femme pareille, qu’elle reste ou pas avec toi,
Qu’elle t’aime ou pas...
D'elle, d’une telle femme,
Jamais on ne revient."
Martha Rivera-Garrido
Le bruit de ton départ…
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-
Si j’écoute ton pas il me chante ton corps
En douce mélodie tes courbes désinvoltes
Tour à tour résonnent et produisent l’accord
Parfait pour mettre à terre et taire mes révoltes…
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Et le son de ta voix alors me tue aussi
Mais de la mort criant une vie épanouie
C’est ton cœur qui exprime ce que je suis ici
Par ton souffle d’amour, mélopée de l’inouï…
-
Puis me parvient l’écho de nos jours de disputes
Je n'aie pas su garder les soupirs de nos luttes
Ne reste que le silence des souvenirs épars…
-
Et déjà mon écoute qui cherche à t'évincer
Bourdonne à mes oreilles dans de l’air déplacé
car aujourd’hui j’entends, le bruit de ton départ…
-
version chantée : https://www.youtube.com/shorts/W2bIB_yIkJI
Le Matin
Cri du coq
Chant du cygne de la nuit
Monocorde et fastidieux message
Qui me crie
Aujourd'hui ça recommence
Aujourd'hui encore aujourd'hui
Je n entends pas ta romance
Et je fais la sourde oreille
Et je n écoute pas ton cri
Pourtant je me lève de bonheur
Presque tous les jours de ma vie
Et j égorge en plein soleil
Les plus beaux rêves de mes nuits.
La nuit n’est jamais complète.
Il y a toujours puisque je le dis,
Puisque je l’affirme,
Au bout du chagrin,
une fenêtre ouverte,
une fenêtre éclairée.
Il y a toujours un rêve qui veille,
désir à combler,
faim à satisfaire,
un cœur généreux,
une main tendue,
une main ouverte,
des yeux attentifs,
une vie : la vie à se partager.
Paul Éluard
en boulangerie,
sans faire la guerre dans le péril
Il nous faut vaincre ou bien mourir,
Mais travaillant dans un fournil
Faut se convaincre de bien pétrir,
en boulangerie !
Nous, en ces nuits où vous rêvez
Sommes sans somme, ça vous épate !
Veillant, surveillant la levée
Les paupières lourdes comme la pâte,
en boulangerie !
Là « y a du pain sur la planche »
Vieille expression si bien tournée,
Il est pas temps que la main flanche
Façonne au tour (1) chaque fournée,
en boulangerie !
Emmaillotés en bannetons,
Serrés aux couches (2) en nouveaux nés
Sont alignés tous les pâtons
Tout impatient d’être enfournés
en boulangerie !
Et justement c’est le moment
De mettre au feu révélateur
Les boulangers ont fait serment
De faire le pain et du meilleur…
en boulangerie...
1) le tour c'est la table où se façonne les pains
2) les couches se sont les toiles de lin pour y déposer les pains
pour qu'ils lèvent sans se toucher.
version musique et image :
Citation de HederaSol #546581
merci grandement pour cette découverte champêtre
où la langue française porte le son de la nature jusqu'à
l'écoute attentive du temps où s'unissaient avoir et être...
dans le même esprit quoiqu'un peu plus triste...
Arbre,
En toi toutes les plumes se protègent et s’amusent,
Par toi tous les vents s’oxygènent, se résument,
En haut bruissent tes feuilles au départ de la buse,
De loin viennent les odeurs et le son de l’enclume…
Et le printemps te peint d’un beau vert de laitue,
L’été te somme d’être l’ombre fraîche des bovins,
L’automne te pare d’or et tu parais cossu,
L’hiver enfin, révèle tes nids, au gras fusain.
Des orages incroyables aux bourrasques soudaines
De l’assoiffement d’été au gel mordant ton cœur
Tu défiais la foudre préservant tes feuilles saines
Tu enterrais ta sève, buvant en profondeurs…
Mais tu viens de tomber… la tronçonneuse exulte
Tu ne porteras plus les précieux gazouillements
Tes branches s’éparpillent… c’est la vie qu’on insulte
Et l’enclume ne sonne plus déjà depuis longtemps…
version mise en musique : https://www.youtube.com/watch?v=wTtx8Dteuhs