Je ne saurais dire ici de jolis mots.
Alors je pose juste un instant fugace de Baudelaire raconté par Serge Regiani...
Il y aura des nuits
Il y aura des jours
Où l'on plie sous l'ennui
Où l'on meurt d'amour
S'égrènent au vent
Les passions dans le coeur
On rêve d'avant
Aux dernières lueurs
Dans les messages qui s'envolent
Au baiser que l'on vole
On brise les armures
On quitte nos chaînes
On abat les murs
De nos prisons modernes.
Citation de Happiness #548202
Ça a raisonné en moi ❤️
Quels beaux mots ❤️
LE PARADIS PERDU
Viendras-tu avec nous, étranger ?
Ou resteras-tu au sol (ou resteras-tu au sol),
Habitué ?
Il ne reste que peu de temps avant vendredi ;
Que tu partes ou tu restes, tout est fini.
Nous ne reviendrons plus
Du paradis perdu.
Au-delà de la mer,
Il existe un pays qu’on dit impossible
Comme le paradis de la Bible
Au-delà de la mer,
Il existe un pays presque aussi
Beau que la folie.
Y vivent des peuples parfaitement sains,
Parfaitement accueillants ;
On s’y baigne toute la journée
Dans des chutes et des torrents
Et des cascades et des rivières
Et l’eau est aussi pure et aussi légère que l'air.
Nul besoin de planter :
Le blé pousse à foison, attendant les moissons
Et à perte de vue court un animal
Qu’on nomme le bison.
Les montagnes sont couvertes de moutons
Qu’on les dirait enneigées jusqu’au sol.
Au-delà de la mer, il existe un pays
Aussi beau que le paradis
Et les filles sont belles.
Viendras-tu avec nous (viendras-tu avec nous),
Étranger ?
Ou resteras-tu au sol (ou resteras-tu au sol),
Habitué ?
Il ne reste que peu de temps avant vendredi ;
Que tu partes ou tu restes, tout est fini.
Nous ne reviendrons plus
Du paradis perdu.
Il y aura tout d’abord les épreuves élevantes ;
Il y aura les tempêtes, les mers d'huile ;
Il y aura les vagues meurtrières ;
Il y aura les récifs, il y aura les écueils ;
Il y aura les requins, il y aura le scorbut, les maladies ;
Il y aura les mutineries
Et plusieurs d’entre nous y laisseront leur vie,
Y trouveront leur destin...
Et puis un jour, nous l’apercevrons
La Terre Promise !
Il faudra faire attention en accostant.
Plusieurs se jetteront à l'eau et se noieront ;
Il y aura les marais, les sables mouvants ;
Il faudra être patient, trouver l'estuaire du fleuve
Au-delà de la mer, il existe un pays
Aussi beau que le paradis
Où vivent des peuples aussi doux que la folie.
Alors en arrivant, il faudra peut-être tuer les soldats
Et sûrement le commandant
Et cet imbécile de missionnaire ;
Enfin :
Il faudra tuer tous ceux qui croient au roi.
Il faudra ensuite couler le navire
Et ne plus jamais revenir
Du paradis perdu.
tout frai sorti de l'œuf ! ! !
https://www.youtube.com/shorts/Ms8lOd10WTA
Physionomies amies
psychologie ennemie !
Les visages les plus finement natures
Ouvrent des yeux étonnés sur la vie,
Et qu’ils soient jeunes, adultes ou matures
Une clarté innocente, les ravies,
Les faces sombres par l’ennui d’exister
Ferment le regard aux malheurs de ce monde,
dès qu’elles vieillissent ne peuvent résister
Au mal et de laides rides, abondent,
C’est dans l’esprit que se fait la torture
Apparaissant bien des années plus tard,
La chair reporte comme une caricature
Le manque d’amour que ne masque, aucun fard,
C’est dans le cœur que demeure la source
D’une bonté pareille au grand soleil,
Régénérant tous les jours dans sa course
L’acceptation de sourire, au réveil…
Physionomies amies
psychologie ennemie ! ?
Ce n est pas tout à fait un poeme mais hier ce ciel bleu m a inspiré.
Certains silences parlent
Pour ne rien dire.
Ils sont si silencieux, que l on comprend ce qui nous disent.
Avec d aures silences
On ressent le néant
On n accroche aucun mots
Et la nos émotions nous submerges.
Dans les jardins du monde entier
Se promènent de drôles d'oiseaux
Des petits êtres qui font gros dos
Est-ce possible qu'vous les aimiez ?
Ils portent sur eux des pics dressés
Stigmates passés qui restent en place
Pour que loin d'eux laissiez l'espace
Dont ils pleureront d'être écarté
C'est tout le drame de ces p'tites bêtes
Oh ! Pas méchantes pour deux sous
Mais qui par peur des mauvais coups
Se roulent en boule et cachent leurs têtes
Il faut des gants pour les saisir
Et une seule arme les apprivoise
Et sans qu'ils s'en aperçoivent
S'ouvrent enfin à vos désirs
Petites bêtes courtes sur pattes
Deviendront vos fidèles alliés
Comme pour vous remercier
De votre attention délicate
Dans les jardins du monde entier
Roulent et déroulent des hérissons
Dont les très hautes aspirations
Se vivent auprès de grands guerriers
l'amour incertain,
ou la minute avant
la déclaration
Voici le haut sommet,
trop tard pour le courage,
trop tôt pour se vanter,
Je vais risquer ma vie !
mais te choisir implique
le risque de te perdre,
T'entraîner à ma suite
en chute vers l'inconnu
de l'évident amour,
quand mes mots alignés
dessineront les traits
sur l'arbre des prénoms,
enserrés de nos cœurs
en promesses candides
entendues de toi seul,
Mon aplomb transformé,
en or de tendresse
par ton pouvoir secret
Si riche de n'avoir
dans mes mains qui t'attendent,
qu'un trésor invisible,
en dernière seconde
d'une minute éternelle,
Je te dirais je t'aime...
version musicale : https://www.youtube.com/watch?v=EeSJ-dqdsSA