Aide LE CONFINEMENT ET LA PERTE D ESTIME DE SOIS

EasyRider70

Bonjour à tous j'espere que tout le monde va bien, que vos proches sont en securité.

Respectez le confinement c'est très important pour l'interet generale, j'ai vu des gens sur le site qui ne respecter pas la defintion du confinement...

Cependant ce qui va suivre désolé ne va pas etre tres rejuissant. Je sais que certains ont besoin plus de rire que de se lamenter ou de prendre en charge des gens qui sont dans le besoin "emotionnel". Veuillez m'en excusez mais c'est aussi ça la solidarité. Ecouter l'autre dans n'importe quelle situation.

Voila maintenant pour moi trois semaines que je suis en confinement. J'ai pris un peu plus tot le confinement car actuellement à vrais dire je suis assez isolé... Je suis avec mes parents et bizarement les conflits s'apaisent mais voilà c'est pas la joie non plus au niveau enttente et la vie de tout les jours.

Mon messages est plus dirigé sur l'estime de sois. Avant j'avais des projets, je voulais envoyé mon scenarios pour le CNC, faire une demende d'aide à la production, et j'essayais en meme temps de rechercher du travail sur pole emploi, dans une agence d'interime. Je veux m'en sortir. Sauf boum confinement. Je continue donc à travailler sur mes productions, mes scenarios. J'essaye de profiter de ce temps de "stop" pour avancer plus largement sur ma creation.

Et puis les jours passent et là c'est la grosse deprime. Je me sens repartir. Mon estime est comme cristaliser dans une decente de montagnes russes. C'est dure de se faire confience, et de renoué avec le passé. Pourquoi ça ? Pouquoi je n'ai pas le droit de dire ce que je ressens... Il faut bien avancé je sais bien mais il ya comme des demons

qu'on ne peux pas oublié. L'impression de ne pas etre reconnus, l'impression qu'on s'enfonce dans un trous, l'impression que cette putain d'estime de sois n'ai qu'un egaux qui te force à continuer ce que tu veux faire quand tu n'as rien... Que tout ça ce n'est que du vent, de l'acharnement contre le passé et qu'on devrais tout laissé de coté.

Mais que faire d'autres ?

A quoi ça rime d'etre lache et d'abandonner ses responsabilités, ses promesses de devenir un creatif ?

Prendre sa vie en main, ne peut il pas etre pris que dans l'independance financiere ?

Prendre ses responsabilités, devrait etre un freins à son estime personnel, ses convictions, sa passion ?

Le sens qu'on prend chaque jour, qu'on donne sens à chaque petit pas qu'on finis par faire au quotidien, et l'eternel vide et solitude face aux epreuves avenirs, ne seront ils veint ?

Je sais pas... J'ai juste besoins qu'on me proteges, qu'on reconnaisse mes fondements. Et le pire dans tout ça, c'est quand on vous laisse pas crever de fain, mais qu'on vous fais bien comprendre que vous n'etes rien et que si vous vivez c'est parce qu'il y a des gens qui travaillent ( pour eux travail = fric ). Le travail dont on a besoins pour faire son metier alors on en fais quoi ?

Bref si vous saviez le nombre de consecions que j'ai faites pour tout le monde sans que personne ne le sache ? Si vous saviez comme quoi j'en aurais rien a battre de faire n'importe quel travail a condition qu'en entretien on ne me dise pas t'es artiste tu sais rien foutre?

Bref, bref, je ne vais pas m'attarder là dessus... Mais la solidarité, l' entre aide, la tolerence, elle n'y est pas pour moi.... Et pourquoi on ne m'ecouterais pas ?

Je sais qu'il y aura pas de reponses miracles. Mais que dois je faire ? Je deprime....

Zeugma - modifié par zeugma le 04/04/2020 - 08:50:57

Bonjour à toi EasyRider70,

Ton sujet est doublement intéressant et révèle fort bien la complexité qui rend illisible le quotidien de nombre de personnes qui ont à cœur la cohérence entre leur vie active socialisée et leur vie intérieure (plus ou moins créatrice) …

En effet le travail humain est presque entièrement reconnu comme un moyen de prospérité économique, c’est-à-dire qui contribue à une VALORISATION qui voit en chaque produit, service, invention et innovation son équivalence monétaire, en vue de faire croître parallèlement aux réels besoins humains, un capital…

Je ne vais évidemment pas faire une critique des économies qui utilisent le capital comme ressort de leur maintient et de leur croissance, ce n’est ici ni le lieu ni le moment, mais lorsqu’une personne s‘exprime comme tu le fais EasyRider70, il est pourtant évident qu’en remontant des effets aux causes, nous pouvions prouver que le choix qui a été fait de cette valorisation parallèle de tout est dévastatrice, alors que la seule et unique « valeur » du travail, soit le don gratuit de soi-même au service des autres…

David37

Bonjour EasyRider70

Je pense que ton plus gros problème face à ta perte d'estime de soi, c'est un manque profond de confiance en toi-même et tout ce talent que tu pourrais déployer sur le plan professionnel mais aussi tes qualités personnelles qui te seraient utiles dans ta vie au quotidien se trouve complétement mortifiées et c'est bien dommage. Le manque de confiance en soi peut faire beaucoup de ravages sournois chez une personne et ce que l'on vit en ce moment avec le confinement n'arrange rien. Devant cette situation brutale et inhabituelle que la société mondiale traverse, tout est remis en question et on avance pas à pas devant des conséquences réelles dont ne peut encore percevoir l'exacte ampleur sur le plan sanitaire, économique mais aussi sociétal. Ce que tu vis, en ce moment, avec le confinement, toutes ces émotions néfastes c'est un peu ce que la société toute entière ressent et traverse. Pour ce qui est de l'indépendance financière dont tu parlais face au fait de devoir prendre sa vie en main, de travailler ne signifie, pour moi, plus grand chose. Pourquoi ? Et bien parce que de plus en plus de gens qui travaillent, qui font attention à leur budget n'y arrivent plus. Lorsque l'on compare le niveau des salaires d'un citoyen lambda par rapport au coût de la vie, cela devient alarmant. D'où l'existence de la prime activité qui constitue une aide financière que l'Etat attribue aux travailleurs dont leur niveau de revenu le permet. Alors, on ne peut plus vraiment parler de totale indépendance financière de par le travail désormais.

Kendany - modifié par Kendany le 04/04/2020 - 12:04:03

Hello

EasyRider70

Aie. Je sais à quel point ce confinement peut être douloureux. Mon projet de trouver un travail dans l'infographie est en ce moment suspendu par ce confinement. Du coup ben comme toi je continue u de m'entrainer sur les logiciels et j'essaie de voir ça comme une opportunité de ce recentrer sur soi. De mettre les choses au clair. Et de prendre du recule sur les choses.

Le problème quand on a pas confiance en soi et une estime au plus bas c'est que l'on recherche à l'extérieur ce qui nous fait défaut et nous manque. Alors qu'il faut d'abord ce suffire et s'aimer soi même. Je pense que ca ne sert à rien de chercher la reconnaissance dans le monde du travail. Tu n'en trouvera pas. Ou peut. C'est comme ça. Il faut bien sur savoir ce vendre et faire les choses correctement. Mais voilà. En même temps être très cartésien et détaché. Soi déjà satisfait de toi. C'est l'éssentiel. Si tu cherche un travail c'est pour toi. Parce que tu aime ce que tu fais et que tu veux gagner ta vie. Et puis c'est tout. La reconnaissance tu peut l'obtenir de tes amis ou tes proches. Mais dans le milieu pro. Ca ne sert à rien.

"Je sais pas... J'ai juste besoins qu'on me proteges, qu'on reconnaisse mes fondements. Et le pire dans tout ça, c'est quand on vous laisse pas crever de fain, mais qu'on vous fais bien comprendre que vous n'etes rien et que si vous vivez c'est parce qu'il y a des gens qui travaillent ( pour eux travail = fric ). Le travail dont on a besoins pour faire son metier alors on en fais quoi ?"

Le chômage été créé volontairement en partie pour que les gens soient corvéables à mercis et jetable comme des kleenex. Car ils n'ont plus le choix.

Tu n'as pas à t'en vouloir d'être dans cette situation. Même si c'est vrai qu'elle est pénible et usante moralement. Et cette idée comme quoi les chômeurs ne sont rien ( Merci Macron on t'aime tellement ) ne sert qu'à faire culpabiliser les chômeurs de leurs situations. Dont ils ne sont pas forcément responsable.

Firen

Bonjour EasyRider70.

Tout d'abord sache que je pense à toi. Oui ça ne va peut être rien changer, mais franchement je te souhaite de tout coeur de pouvoir t'accomplir et je compatis à ce que tu vis.

Tu parles de ton besoin de reconnaissance ainsi que de ton manque d'estime de soi.

J'ai l'impression que les deux sont liés.

Tu dis "L'impression de ne pas etre reconnus, l'impression qu'on s'enfonce dans un trous, l'impression que cette putain d'estime de sois n'ai qu'un egaux qui te force à continuer ce que tu veux faire quand tu n'as rien... "

Valorises tu ce que tu fais, ce que tu crées ? Arrives tu as trouver les qualités de ton travail ? Tes qualités personnelles même ?

J'ai le sentiment que ça pourrait être une piste à envisager.

Par exemple, après avoir travailler sur un scénario ou bien sur une production, prendre le temps de faire une sorte de bilan de ce que tu as fais et de trouver le positif dans ce que tu as fais. De s'obliger, se forcer parfois au départ, à trouver du positif dans ce que tu as fais. Car il y en a !

Trouver le positif ne veut pas dire que c'est parfait, ça ne veut pas dire se voiler la face non plus. Parfois, on a des jours où on arrive pas au résultat que l'on souhaite, mais le simple fait d'avoir essayer d'arriver à se résultat c'est déjà énorme et positif !

Valorise ce que tu fais, qui tu es, n'attends pas sur les autres pour le faire.

Dans ce que tu dis, j'ai déjà vu quelque chose de super : tu continues d'avancer, même si c'est difficile, tu persévères ! Pour le moment peu importe pourquoi tu continues. Tu continues et c'est l'important.

Quand tu ira un peu mieux, que ton univers sera un peu moins tiré vers le bas par des choses négatives, tu pourras commencer à regarder les causes en détails. Mais pour l'instant, à mon sens, il est important que tu remettes un peu de joie et de positif dans ton quotidien.

Pour finir, non, on est pas obliger d'être indépendant financièrement pour prendre sa vie en mains.

L'indépendance financière apporte, il est certain, beaucoup de libertés extérieurs, mais elle apporte son lot de problèmes aussi.

Dans le cas où tu ne peux pas prendre ton indépendance financière, je pense qu'il peut être intéressant d'agrandir ta liberté intérieure. Déjà, ça te permettra de mieux vivre ta situation, mais c'est aussi très intéressant pour l'avenir car tu seras encore mieux préparé pour la suite.

Je te souhaite d'arriver à trouver ta vraie valeur.

Kendany

Ce que dis firen me fait penser à une chose. Tu peut tout simplement demander à tes amis ( par messages ou communication vidéo ) ce qu'ils pensent de ton travail. Ou même à tes parents. Et de toi même. Tes qualités personnelles etc... Ils révèleront peut être des facettes positives de toi que tu ne connaissait même pas.

Lindos - modifié par Lindos le 04/04/2020 - 13:04:54

A mon avis il faut procéder par priorités, ce n’est pas simple de mener tout de front quand on se sent débordé.

« Et puis les jours passent et là c'est la grosse deprime. Je me sens repartir. Mon estime est comme cristaliser dans une decente de montagnes russes. »

Si ty a été anxieux ou dépressif dans le passé, simple hypothèse vu que je ne te connais pas, il faudrait prendre un avis à distance avec ton médecin habituel, certains le font en téléconsultation, d’autres font un simple whatsapp avec leurs patients qu’ils connaissent bien, il pourra détecter éventuellement un début de rechute qu’il pourra enrayer. Cela n’aurait rien d’extraordinaire, il est probable qu’une partie significative de la population risque de décompenser son anxiété ou sa déprime.

Parce que leurs projets sont freinés, parce que leur vie est profondément bouleversée, parce que parfois ils doivent se supporter mutuellement dans un petit espace confiné, ou parce que compte tenu de leur âge ou de leurs maladies ce virus émergeant les met en danger, sans visibilité pour l’avenir.

La bonne nouvelle, il faut ben commencer par cela , ton âge te protège de façon raisonnable, surtout si tu t’astreint à ne pas croiser des charges virales importantes aériennes ou tactiles (les recommandations officielles).

« Avant j'avais des projets, je voulais envoyé mon scenarios pour le CNC, faire une demende d'aide à la production, et j'essayais en meme temps de rechercher du travail sur pole emploi, dans une agence d'interime. Je veux m'en sortir. Sauf boum confinement. Je continue donc à travailler sur mes productions, mes scenarios. J'essaye de profiter de ce temps de "stop" pour avancer plus largement sur ma creation. »

Pour l’instant il faut voir cette situation comme une parenthèse, une espèce d’échouage sur une ile déserte, où la survie n’est pas si simple, mais où on a bon espoir d’être secourus par un bateau dans les mois qui viennent. Cela nécessitera un peu de temps, l’essentiel est de rester en vie, et en meilleure santé possible, pendant cette parenthèse. En espérant que des proches ne décéderont pas, donc en protégeant le mieux possible tous ses proches.

« Prendre sa vie en main, ne peut il pas etre pris que dans l'independance financiere ? Prendre ses responsabilités, devrait etre un freins à son estime personnel, ses convictions, sa passion ? Le sens qu'on prend chaque jour, qu'on donne sens à chaque petit pas qu'on finis par faire au quotidien, et l'eternel vide et solitude face aux epreuves avenirs, ne seront ils veint ? Je sais pas... J'ai juste besoins qu'on me proteges, qu'on reconnaisse mes fondements. Et le pire dans tout ça, c'est quand on vous laisse pas crever de fain, mais qu'on vous fais bien comprendre que vous n'etes rien et que si vous vivez c'est parce qu'il y a des gens qui travaillent ( pour eux travail = fric ). Le travail dont on a besoins pour faire son metier alors on en fais quoi ? Bref si vous saviez le nombre de consecions que j'ai faites pour tout le monde sans que personne ne le sache ? Si vous saviez comme quoi j'en aurais rien a battre de faire n'importe quel travail a condition qu'en entretien on ne me dise pas t'es artiste tu sais rien foutre? »

Actuellement un héro c’est quelqu’un qui fait les courses pour la mamy d’à coté qui ne doit pas s’exposer dans les magasins, ou qui nettoie les poignées de porte ou boutons d’ascenseur dans les parties communes ou les hopitaux, même gratuitement, en étant formé pour limiter les risques qu’il prend. Si on est anxieux, fragile, pas la peine de prendre des risques, juste se résigner devant l’adversité. Où l’écrire, car les meilleurs scénari naissent parfois d’un peu de stress.

« Je sais qu'il y aura pas de reponses miracles. Mais que dois je faire ? »

Prendre les choses dans l’ordre, en commençant par limiter la décompensation de la déprime, si on est de nature anxieuse ou dépressive. Et faire quelque chose qui sera le témoin de ce moment extraordinaire qu’on aura vécu. Plus facile à dire qu’à faire, je sais bien, on est tous logés à la même enseigne ou presque. Mais y voir clair à court terme, même si encore flou à long terme, aide déjà pas mal...

:-)

Zeugma

la question que l'on retrouve souvent dans les ouvrages qui abordent la confiance en soi sous le regard du modèle biopsychosocial, se trouve très vite résumée à l'importance holistique de la relation, dit autrement que toutes les occasions de nous prolonger dans un milieu sociale, familial ou vers d'autres personnes dans l’amitié, ne sont pas indépendantes les unes des autres, mais forme un tout cohérent qui permet d'avoir une conscience résiduelle de notre présence réelle dans le réel présent, comme base de la confiance en soi...

EasyRider70

Bonjour a tous nuit particuliere mais le jour va mieux,. Deja merci beaucoup pour voos reponse elles m'aident beaucoup, simple echange de solidarité.

Pour mon coté reseau social, famille, amis, et professionels de mon domaine, je lance regulierement des retours, c'est a dire des lectures de mes scripts. Le problème c'est que je n'arrive jamais a prendre de la distance et de rebondir sur les retours ou alors tres peu.... J'ai du quitté mon ecole, car personne ne s'interressé à ce que je fesais. J'ai fais 3 projets aucuns n'a etait pris, du coup le fait de rester en cours comme si j'étais à la fac et de payer une ecole soit disant accés à la pratique me paraissait un peu chere pour le coup...

J'ai fais deux ecoles, CLCF et EICAR, toutes les deux sur Paris. Des investissements colossaux pour 4 ans de perdu et en plus un burn out severe qui c'est avéré suffisament grave pour une psychiatrisation d'office. J'ai eu beaucoup de problemes en equipes, et j'ai toujours du mal à regarder ça en face. Je pense avoir étais pris dans un harcelement morale au travail bref... Malgres tout j'ai fais mon experience, mais elle ne peut qu'etre diminué car je ne suis plus sur Paris, trop chère.... Ce qui veux dire que j'ai perdu tous mes contacts du moins le peu que j'avais. Mais je baisse pas les bras car heureusement en France on a des services publics, notament des fonds nationaux pour cela.

Pour la reconnaissance personel de mon travail, j'aime ce que je fais, je veux le defendre mais ce n'est pas ça le problème sinon ça ferais longtemps que j'aurais tout plaqué. Non c'est simplement que ça ne viendra pas tout seul et excusez moi mais pour l'instant de ce coté là non je ne suis pas aider.

Il est pas question de moi il est simplment question oui en effet de mon exterrieur. Si si voilà on est pas seul au monde tout simplement....

Frango

Bonsoir EasyRider70,

Le milieu créatif est sans doute le milieu professionnel le plus difficile, financièrement. Et pour en vivre, il faut faire beaucoup de concessions, c’est certain.

Je pense aussi aux intermittents du spectacle, par exemple…

Donc, ta situation est loin d’être idyllique en ce moment, c’est clair.

De plus, le confinement n’arrange rien du tout. Presque tout est au point mort, en attendant la reprise.

Je ne crois qu’il faille remettre en cause l’orientation professionnelle que tu as prise, surtout que, pour toi, c’est une passion (si j’ai bien compris ce que tu as écrit). Donc, si tu changeais de travail, tu n’aurais plus aucune motivation.

Alors l’estime de soi, lorsque l’on fait un travail aussi particulier que le tien et que l’on débute (puisque tu n’as que 25 ans), je crois qu’il faut la mettre dans sa poche et s’assoir dessus… Parce que tu en verras d’autres. Une carrière professionnelle te réserve de très bonnes et de très mauvaises surprises aussi parfois. Il faut le savoir… Tout n’est pas rose.

Cette fameuse « estime de soi », elle passe déjà par l’acceptation de soi. Et, quand on se sent déprimé, on a du mal s’aimer tel que l’on est (avec ses qualités et ses défauts)… Il faudrait donc que tu te polarises sur les côtés positifs de ta vie (tu n’es pas seul, ta famille, ce que tu aimes…).

L’estime de soi, on peut la perdre chaque fois qu’on tombe, mais elle grandit chaque fois qu’on se relève.

Bonne soirée, Frango.

Reglisse

Salut EasyRider,

Je pense que tu es une personne fragile face au confinement car tu as déjà fait un burn-out (avec peut-être une dépression nerveuse) et tu souffres du manque de reconnaissance. Avoir conscience de cette fragilité est essentielle pour chercher du soutien.

Je suis un petit peu dans la même situation que toi, à part que je suis autodidacte. Pour le reste, mes créations ne me permettent pas de vivre (que ce soit la photo, la peinture ou l'écriture) et je galère depuis plusieurs mois pour trouver un éditeur pour publier un récit à compte d'éditeur.

En temps normal, mon ami et moi vivons de ses contrats précaires, de quelques ventes que je fais sur Internet et surtout des minimas sociaux (et nous n'avons pas honte malgré les discours culpabilisants et menaçants, provenant même de certaines assistantes sociales). Depuis trois semaines, mon ami n'a plus de travail et pas de chômage partiel.

Mais, depuis longtemps, nous avons adapté notre mode de vie afin de pouvoir vivre décemment avec 700 € mensuel. Cela nous a servi car, en 2018, nous nous sommes retrouvés avec la moitié d'un smic durant six mois. C'était une vraie tuile mais notre résilience et notre vie économe nous a permis de vivre (et pas seulement de survivre).

Jadis, j'ai fait des boulots par nécessité. La plupart n'étaient même pas alimentaires, puisqu'ils ne me permettaient pas de manger. Par contre, j'ai été exposée à des conditions de travail dégradées et aucune reconnaissance. Lors de mon dernier job salarié, mon ami et moi bossions l'après-midi et en début de nuit. Nous dépensions tellement pour nous rendre à nos travails respectifs, que ce que je gagnais servait uniquement à payer le carburant, les assurances des deux voitures et leurs assurances. C'était déprimant !

Je ne recommencerai pas et je préfère m'entêter dans ce que j'aime faire plutôt que d'être exploitée. N'abandonne donc pas tes projets pour des salaires de misère.

La création est exigente en temps, en investissement personnel et en persévérance. C'est peu reconnu et il est difficile de se faire (re)connaître. Cependant, c'est un chemin épanouissant. Parfois, la vie nécessite de choisir entre un confort relatif et la liberté de création. Tu ne dois jamais avoir honte de tes choix car tu n'as qu'une vie.

EasyRider70 - modifié par EasyRider70 le 05/04/2020 - 03:23:12

Bonsoir Frango,

( j'aime beaucoup ta photo, tu es photographe ? )

On chie sur les intermitants du spectacle. On les prends pour des chomeurs privilegiés alors que cela est pour certain un droit qui leur permettent tout juste de s'en sortir et de pouvoir continuer dans leur branche. Il y a des abus, mais c'est certainement pas les intermitents qui sont responsable de tout cela ça c'est certain.

Memes dans les ecoles c'est considéré comme une honte. Un jours j'ai demendé à notre prof d'economie de vraiment rentrer plus dans les details sur le profil intermitant, il m'a repondu si tu es intermitant c'est que tu es mauvais car tu sera au chomage.... Carrement....

Pas etonnant de toute façon, maintenant on ne parle plus d'art, de langage, de savoir faire dans les ecoles. Les ecoles sont toutes dans un esprit de developement managerial. Et clairement aujourd'hui si tu ne te predestine pas à la production, à la technique ou tout simplement ouvrir ta propre boite, on te considere comme une merde d'artiste. J'en dis mon ressentit, c'est sure ça ne fera pas l'unanimité. Mais d'apres mon experience et ce que sont devenus les membres de ma promos ben voilà quoi... Tu te dis tune et re tune en faite...

Je n'ai rien contre le managment, je pense que pour etre realisateur il faut passer par là, et je n'aurais pas de mal à faire une ecole de managment creatif, je m'y interresse pas mal mais sur ce que je crache c'est sur ce qu'on peu entendre, les mentalités qu'on peux recevoir quand on le vis de plus pret...

Ca ne fera pas l'unanimité, mais vraiment aujourd'hui tu vois qu'on ne forme pas au non profit, on forme pour le developpement economique. La sante, l'education, la culture ça donnerais plus envie de taper dessus jusqu'au gens qui y bossent. Et vraiment ça se sens au plein nez. Quand j'etais dans le service publique pour mon burn out, mon dieux sauf qui peux. Dans les centres, les CMP, on te dit cash de toute façon on a plus les moyens on fait de la prevention et puis apres rentrer chez vous. T'es là devant tes medocs et puis va chercher un psy liberal meme pas pris en compte par la securité sociale... Une honte ! Les psy sont débordés, ils te mettent sous liste d'attente et puis apres ben c'est l'auto medication, la debrouilade quoi... Heureusement il existe toujours les associations c'est ça qui m'a sauvé.

Bon matin Reglisse,

Merci pour ce magnifique temoignage. Je suis emue qu'une combattante se sois levée pour repondre à mon poste. Je te souhaite beaucoup de courage et toute la bienveillance ( helas branlante du coté de notre environement de requin ) mais survivante du miens. Se sont des messages de la famille des intermitants, qui sont d'une emotion imperissable, que l'on doit retenir. Force et honneur, notre mission : l'emancipation de la culture, des arts, et de la transmition.


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