Pourquoi est-ce si important pour certains ?

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Mayvis
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Rezé
Ce sujet est un débat, échangez et partagez dans la bonne humeur

J'ai une simple question :

Pourquoi est-ce si important de faire son coming-out ? Un hétéro ne va pas dire à sa famille "je suis hétéro désolé si je vous déçois" ou un truc du genre. Alors pourquoi est-ce si important pour certains ?


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Hey, pour te répondre simplement j'ai ressenti le besoin de le dire à mes amis et ma famille à un moment pour ne pas avoir de discussions inutiles ou de questions à propos des garçons. Avant ça ma mère m'avait même donné un paquet de préservatifs pour l'été, un des plus gros fous rires de ma vie x)

C'était il y a 3 ans, depuis quand je rencontre de nouvelles personnes ça vient simplement dans la discussion. Je n'ai pas à "annoncer" que je suis lesbienne, simplement je vais faire des commentaires sur les filles qui me plaisent, et en général les gens s'en rendent compte. Je ne ressens pas le besoin de le dire car ce n'est pas la seule chose qui me définit. A côté de ça j'adore d'autres choses, le fromage par exemple. Qui est aussi un très bon sujet de conversation en passant. Allez cheese :D Je sors...

En revanche je vois que tu postes beaucoup de choses sur ce sujet en ce moment, tu as l'air de te poser beaucoup de questions concernant la vision que tes proches pourraient avoir de toi une fois qu'ils connaîtront tes préférences. Je me suis posée les mêmes à ton âge ^^ dis-toi juste que si tes préférences ne leur plaisent pas qu'ils regardent ailleurs ! Vis pour toi et fais ce que bon te semble ! On ne choisit pas sa famille certes mais elle n'a pas à choisir pour toi non plus :)


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Mayvis
Femme de 18 ans
Rezé

Tu l'as remarqué Noflomeys ? Tu es très attentive ^^

Mais oui c'est un sujet qui me trotte dans la tête depuis un semaine surtout vis à vis de mes proches xD


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Ancien membre
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Ben en fait moi il m'avait semblé important de faire mon coming out avant de ramener mon compagnon chez mes parents, histoires qu'ils soient prêts à le recevoir sans être surpris devant le fait accompli, ou encore histoire de ne pas devoir jouer un rôle genre "C'est un ami! Un ami très très proche!" 😆

Maintenant que ceux qui sont hétéro n'aient pas a le dire je comprends, ca reste la "norme" donc c'est évident, et c'est justement parce qu'on casse l'évidence qu'il est nécessaire de dévoiler ses propres règles du jeu.

Donc voilà ils ignoraient que j'étais homo donc je leur ai dit.


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Ancien membre
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Hum hum j'ai plutôt l'impression d'être une no life qui parcours un peu tous les sujets sans forcément y prendre part, mais là fallait que je le fasse ^^ si tu as davantage besoin d'échanger sur ta situation je suis dispo en mp.

Après pour revenir au sujet je pense qu'on est tous différents là-dessus, en fonction de notre éducation, notre environnement et nos proches. Perso, le fait de garder 1 an en moins mes préférences avant de le dire et de le vivre n'était pas inhérent à mes proches ni à mon environnement. Ils sont ouverts et dans mon milieu professionnel c'est plutôt ouvert, on est beaucoup de bi, gay, homo, pan et y'a quelques hétéros pour des soucis de représentation x)


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Ancien membre
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Après coming out bof, j'ai pas senti le besoin d'appeler ça comme ça, je me suis contenté de dire ce qui était, il ne s'est rien passé de spécial, je ne me suis pas excusé j'ai exposé un fait "Voilà j'ai un copain, oui oui vous avez bien compris je suis en couple avec un homme". Il n'y a pas eu de drame, une petite surprise oui mais ça n'a absolument rien changé dans mes rapports à mes parents. Mes amis l'ont appris en voyant des photos de moi et mon compagnon sur fb, pareil, pas d'annonce formelle mais ils ont compris, ça n'a rien changé, pas de cataclysme. Personne ne s'y attendait parce que je n'avais rien laissé transparaître jusque là alors j'ai eu des messages d'amis déçus, qui ont vécu le fait que je le leur avait pas dit avant comme un signe de manque de confiance. Mais confiance de quoi, je n'étais pas prêt avant voila tout et finalement une fois que c'était fait ben c'était fait. Même intérieurement en moi meme ça n'a rien changé du tout, pas de libération, pas d'opression rien.


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Ancien membre
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Et maintenant j'en joue volontier, choquant le petit monde qui se la joue politiquement correct en ma présence, notamment au taff, en lachant un petit "Oh con! C'est pas un truc de PD ça!" 😂

Ou alors quand un me raconte les derniers caprices de sa femme je le tue d'un "Ah les femmes... quand j's'rai grand j's'rai PD tiens!"


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Evoli
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Eh bien effectivement tout le monde n'a pas la même vision du "coming out", et c'est pourquoi ce topic trouve très bien sa place dans la section "Débats".

Pour ma part, je suis de ton avis Mayvis. Ca fait très longtemps que je me suis fait la réflexion que l'institution du "coming out" me révoltait. On doit se justifier. Annoncer la couleur de la "terrible situation". Comme tu le dis, une personne hétéro ne va pas avoir à réunir ses proches pour leur annoncer la nouvelle... Et si c'est agaçant que la société en général s'attende à ce que les membres d'une minorité se justifient, c'est aussi aux personnes visées de ne pas systématiquement jouer le jeu du coming out. Sinon les gens penseront toujours que si on est issu d'une minorité non visible, il faut forcément l'ANNONCER. Je ne suis pas de cet avis : selon moi, c'est aussi aux autres personnes d'anticiper l'idée que l'individu en face d'elles ne fait peut-être pas partie de la majorité !

En revanche, et ça a été annoncé plus haut, il est vrai que dans certains milieux, notamment familiaux, le coming out s'avère nécessaire car l'entourage est véritablement fermé à l'idée d'une orientation sexuelle minoritaire. Dans ce cas-là je comprends. Mais dans les autres cas, tout le monde est responsable finalement. Afin de se faire accepter, mieux vaut -lorsque c'est possible- tout simplement être soi-même (et donc par exemple faire des commentaires sur une personne qui passe, parler de son/sa conjoint(e) naturellement, etc.) plutôt que de nous mettre nous-mêmes dans une catégorie à part ^^


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Ancien membre
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Oui le débat est bien!

Moi ce qui me dérange c'est le terme de "coming out" en fait.

Parce que ça rend la chose bien singulière, on a l'impression que c'est une étape ou quoi alors que si on va par là j'ai dû faire une cinquantaine de "coming out" en fait.

"Ah t'es marié t'as 2 enfants? Ah toi t'es divorcé? Ben moi j'ai un compagnon", voilà je ne porte pas de pancarte, et là en l'occurence en l'état actuel je répond simplement que je suis célibataire. Je n'ai pas à dire spécialement que j'suis homo ou quoi, je dis ce qui est point.

Quand je suis en couple jvais pas m'amuser à m'inventer une vie, raconter mon week end en mettant tout au féminin quand je parle de mon copain, carrément pas, jsais pas mentir en plus, je me sentirais trop mal a l'aise.

Je suis pas homo revendicatif, si j'ai un compagnon ben j'estime être en droit de mener ma vie alors au même titre que les autres racontent leur vie avec leur femme, leurs gosses et leur chien ben moi j'raconte ma vie avec ceux qui la composent.

En fait au fond les gens se marginalisent eux-même, ils se font un monde alors qu'on peut être homo et passer le même week end que le commun des mortels chez la belle mere ou quoi...

Quand on dit les choses naturellement ca passe crème, les gens comprennent en entendant qu'on emploi le genre masculin quand on parle de la personne qui partage notre vie et basta!


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Evoli
Femme de 25 ans
Bordeaux

Voilà, exactement :)


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Ancien membre
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En plus mon ex était médium alors là j'étais le marginal du marginal 😆

La question que je craignais le plus et à laquelle je n'échappais que rarement c'était "et il fait quoi dans la vie ton copain? - Il est médium" alors là j'avais droit a des yeux ronds "Médium?!!! -Oui voyant, contact avec les défunts, tout ce qui touche à l'ésoterisme quoi"...

Du coup voilà j'avais plus de justifications a apporter sur ce point, entre ceux que ça fascine, ceux qui n'y croient pas une seconde etc... 😂


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Romangel
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Var

Il est vrai que c'est révoltant de devoir s'expliquer car nous ne sommes pas dans la "norme" judéo-chrétienne issue des siècles passés où la religion ( ou secte) a pris la main sur la liberté de croyances...

Je suis assez stressé à l'idée d'en parler à ma famille... surtout ma mère et ses théories sur l'homosexualité o_O

Mais j'aimerai tellement faire comme toi Theudric, remarque peut-être que ça prouve que je ne m'assume pas et que le regard des autres me fait peur. A croire que je n'aurais pas l'envie de quitter cette norme dont j'espère me rapprocher... Je me sens normal pourtant mais devoir l'expliquer ou me justifier m'effraie et m'énerve déjà.


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Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Hello,

en survolant les différentes réponses, je lis comme j'ai pu l'observer, qu'il y a plusieurs manières de concevoir le coming out : du plus officiel au plus doux et progressif.

Après, voilà, on est quand même dans une société où la norme reste l'hétérosexualité, et où chacun s'attend à ce qu'on soit hétéro. Le coming out a cette fonction de dire "c'est bon, je suis adulte, j'affirme ma différence, si vous êtes pas content c'est pareil", en gros.

Pour certaine personne, leur milieu familial et/ou amical est tellement habitué à les penser hétéros qu'il faut bien en passer par là. C'est aussi une manière de vérifier la tolérance des proches et de savoir si le lien est solide.

Pour certaines personnes, c'est un beau souvenir, ils en retirent une fierté.

Je lis que c'est scandaleux à notre époque de devoir faire un coming out , alors que les hétéros n'ont pas à en faire. Pas faux. Sauf que la fierté qu'une personne retire de son coming out, ce n'est pas "je suis fier d'être gay, lesbienne, bi, pan etc", c'est plutôt la fierté de dire "je ne suis pas hétéro et j'ai eu le courage de m'affirmer dans ma différence, de supporter les critiques, les regards, les insultes, les stigmatisations de tout genre, pour devenir moi même et vivre comme je l'entends." C'est le principe de la gay pride. " Gay Pride" c'est pas la fierté d'être homo, c'est bien celle de marcher au grand jour dans une société qui nous regarde trop souvent avec dégoût voire haine. Alors de moins en moins, mais quand j'entends qu'il devrait y avoir des "Hétéro Pride", je me dis qu'il y a encore du boulot.


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Mayvis
Femme de 18 ans
Rezé

Heureuse que mon sujet vous fasse autant parler 😁

Déjà, j'ai toujours détesté le mot "norme" (et tous les mots qui s'en rapproche "normal", "normalité" ect), parce que s'il y a une "norme", alors il y a de "l'hors-norme", or on n'est pas hors-norme on est nous.

Alors devoir anoncer que nous ne sommes pas dans la "norme" (pour reprendre le terme) au niveaux relation amoureuse/sexuelle est, je trouve, vachement dégradant pour une personne.

Ca ne devrait pas être à nous d'anoncer la couleur pour ce genre de relation, mais ca devrait être admis que nous puissions aimer et être qui nous le souhaitons tant que cela fait notre bonheur. Comme je l'ai dit un hétéro ne va dire qu'il est hétéro, alors ça ne devrait pas être notre cas aussi. Ca ne devrait pas être si important pour certains, voire un "passage obligé".

Mais après, c'est peut-être moi qui suis trop tolérante et ouverte d'esprit. 😂


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Ancien membre
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ah mais je suis d'accord, qu'il y ait une norme c'est injuste. sauf que on est pas en majorité, et cette remise en question prend du temps


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Romangel
Homme de 33 ans
Var

Tout à fait, il faut laisser du temps.

Regard l'évolution de la place de la femme dans la société. Dans l'antiquité, elle vallait autant que du mobilier. Au Moyen-Âge et aux temps modernes, elle était une génitrice boniche garante de la généalogie des hommes. A l'époque contemporaine, elle commence à devenir l'égal de l'homme et il reste encore du chemin à parcourir....

Donc il faut laisser du temps, peut être que dans deux siècles, tout ce que l'on trouve injuste, sera inclus dans la norme ;-)

Il y a encore quelques années, être homosexuel était un délit.


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Mayvis
Femme de 18 ans
Rezé

Je suis bien d'accord : il faut laisser au temps le temps.


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Romangel
Homme de 33 ans
Var

En fait, ton sujet me fait beaucoup réfléchir. Sur l'Homme et la société actuelle qui est le résultat des actions de nos anciens.

La différence fait peur. C'est beaucoup plus confortable de suivre un chemin tracé par des gens qui nous disent "Tu fais bien...".

Nous sommes tous en proie aux doutes et on s'interroge tous sur nos actions. Faisons-nous bien ?

Dans l'idée le bien ne représente pas le Paradis mais c'est le concept d'être une belle personne, quelqu'un de positif, rayonnant.

Alors quand un groupe de gens t'accueillent, te guident; tu calques tes actions sur les leurs et tu te sens accepté. Ce que beaucoup d'entre nous, humains, souhaitons. De fait, nos civilisations passées ont empêché les gens de penser librement et aujourd'hui encore, cette norme permet juste à des gens de se sentir bien alors que se sont des alcooliques, des addicts au jeux ou au sexe, etc..... Ils ont juste répondu à la convention millénaire : épouse le sexe opposé et fait des enfants.

Ils ont donc ce sentiment d'être dans le vrai et par conséquent, nous font ressentir que l'on est dans le faux. Ce qui n'est pas le cas. C'est empirique... et l'homme qui se croit dans le vrai se sent fort par rapport à celui qu'il croit dans le faux, d'où l'homophobie et les actes de violences.

Il y a quelques temps, des gens étaient brûlés car ils étaient roux ou sage-femme...

L'ignorance et la manipulation sont le poison de notre affirmation. Mais cette même ignorance et cette même manipulation rapportent de l'argent à ceux qui les propagent.... ce n'est donc pas demain que ces gens vont arrêter de professer leurs conneries de normes car ils veulent garder le monopole et des rentrées d'argent régulières.

Malgré tout, et pour emprunter à ceux qui nous rejettent, David a vaincu Goliath. Donc on y arrivera ;-) peut-être pas de notre vivant mais nos actions permettront aux futurs nous d'être eux sans justificatif ;)


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MamGay
Femme de 44 ans
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le "coming out" en soi n'est rien mais cela pète le fantasme/l'idéal de l'enfant "imaginaire" qu'il voit en toi et c'est cela qui est difficile à affronter...A mon avis.


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Lindos
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41 remerciements

Je pense que ces dernières années le CO été largement militant pour les adultes, et perçu comme une nécessité par les plus jeunes qui se sont motivés et entraidés sur internet.

Toutefois il existe aussi le point de vue que le CO n'est pas une obligation, soit par peur de complications voire de représailles, soit considérant comme toi qu'à un niveau suffisant de reconnaissance des LGBT+ il n'y a plus nécessité de se singulariser.

En l'absence de CO, la famille, les proches voire la société finissent par avoir des doutes, et la seule chose qui compte est leur capacité à tolérer cette différence dans la sphère privée. Respectivement dans la sphère publique en cas de CO.

Actuellement tout existe même en France, selon les lieux, milieux sociaux, et religions ou cultures.

La protection stricte des mineurs leurs permet de s'opposer à une position trop stricte de leurs parents.

Et le niveau d'études permet une indépendance des adultes par rapport à leur famille et la société.

Cette tendance était plutot favorable ces dernières années.

Mais la loi protège mal les adultes, et surtout la politique est versatile à long terme, aucune tendance est gravée dans le marbre.

Au total la posture de ne pas faire trop largement son CO public est une posture défendable. Mais la posture inverse l'est aussi par son caractère militant qui en conquérant l'espace public sécurise l'espace privé.

En cas de doute cela peut être tiré à pile ou face ^^


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Ancien membre
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Fregegui a introduit la gaypride dans le débat, alors j'ajoute juste une ligne sur ce point. Je doute que la gaypride rende service à la cause homo, de nombeux comportements n'y font que nourrir des clichés et l'homophobe primaire devant ce spectacle pourrait dire "t'as vu?! Ils sont exactement comme je te disais!"

Après pour le reste je sais pas, jvois pas trop pourquoi s'indigner d'une norme. Une norme n'est rien de plus que la chose la plus communément partagée. Je n'ai pas honte de dire quel métier je fais sous prétexte qu'on est moins de 20 000 à l'exercer en France... Ben mon orientation sexuelle c'est pareil, je n'ai pas honte qu'on sache que je suis homo sous prétexte que les hétéro sont plus nombreux. Et je trouve normal d'avoir à le preciser un moment donné, tout comme je dis en debut de saison que j'ai la peau qui crame vite, c'est une particularité aussi qui m'appartient 😆

Je ne veux pas être comme tout le monde à tous prix et je préfère même qu'on me percoive comme l'identité que je suis plutot que comme une simple fraction d'une immense globalité.


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Ancien membre
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Je ne suis pas dans une forme de victimisation de ma condition, j'étale mes règles du jeu ensuite j'avise en fonction des réactions: soit on m'accepte, soit je m'impose, je suis comme l'Europe en fait, vous n'en voulez pas vous l'aurez quand même 😂

Après chacun est différent et il est possible qu'avec un parcours différent j'aurais pu être d'un autre point de vue.

Disons que ça fait 10 ans que je dois faire en permanence avec le regard des gens dans la rue de par mon boulot, forcément quand on se ballade en uniforme on ne voit plus que nous, entre ceux qui regardent en chien de fayence un sourire narquois au visage et qui glisse un mot a l'oreille de leur pote, ce qui regardent en permanence pour capter le regard et lâcher un bonjour, ceux qui ne voudraient surtout pas paraître impoli mais qui ne savent pas trop si on va dire bonjour alors qui jettent de brefs regards intempestifs pour jauger de notre attitude et j'en passe.

Des fois même en sécurisation d'un festival ou d'une fete de village t'as l'impression de capter plus d'attention que les scènes.

Alors forcément ca banalise les contacts, ca apprend aussi a maintenir le regard dans les yeux d'inconnus, si défiants soient ils etc... Bref ça apprend à se poster, montrer qu'on est là et qu'il faudra faire avec.

C'est pour ça je pense que mon parcours m'a beaucoup appris sur la vie, les autres et moi meme.


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Evoli
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Fregegui a dit :

"Je lis que c'est scandaleux à notre époque de devoir faire un coming out , alors que les hétéros n'ont pas à en faire. Pas faux. Sauf que la fierté qu'une personne retire de son coming out, ce n'est pas "je suis fier d'être gay, lesbienne, bi, pan etc", c'est plutôt la fierté de dire "je ne suis pas hétéro et j'ai eu le courage de m'affirmer dans ma différence, de supporter les critiques, les regards, les insultes, les stigmatisations de tout genre, pour devenir moi même et vivre comme je l'entends.""

Je crois qu'il faudrait se mettre d'accord sur la définition de "coming out", car on n'a peut-être pas tous la même et bien-sûr ça joue dans un débat comme celui-là ^^ Car par "coming out" j'entends l'annonce institutionnalisée de notre orientation, et ça ça me gonfle car on n'est pas obligé d'en passer par là -sauf évidemment comme je l'ai dit et comme ça a été dit ensuite dans certains milieux qui sont à des années-lumière d'accepter sans difficulté cette éventualité. Mais ce que je préconiserais, c'est plutôt de ne pas se cacher et d'être tout simplement soi-même, donc je rejoins tes secondes paroles !

Quant à la Gay Pride c'est un autre débat, qui fait rage au sein même de la communauté LGBT (si tant est qu'on puisse parler de communauté), et j'ai pu voir qu'il avait déjà eu lieu sur ce forum, mais peut-être va-t-il ressurgir :D En ce qui me concerne je suis de l'avis de Fregegui concernant les Marches des fiertés, mais on développera sur un topic plus approprié si l'occasion se présente ^^


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Ancien membre
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j'avais fait le rapprochement car faire une gay pride ca peut être un moyen de s'afficher en public au sein d'une communauté, je le vois un peu comme un stade (non nécessaire) après le coming out (non nécessaire après tout) dans l'affirmation de son orientation sexuelle . à chacun de voir comment il souhaite faire


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Ancien membre
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Fregegui je comprends 😊

Evoli: oui après est on forcé de suivre ce procédé institutionnalisé?


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Ancien membre
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Theudric, je me permet de rebondir sur ce que tu as dit plus haut "Je doute que la gaypride rende service à la cause homo, de nombeux comportements n'y font que nourrir des clichés et l'homophobe primaire devant ce spectacle pourrait dire "t'as vu?! Ils sont exactement comme je te disais!" "

Pour moi, le coming out est, à l'échelle individuelle vis à vis des proches , ce que la gay pride est à l'échelle de la communauté vis à vis de la société.

Je comprends parfaitement ton point de vue, d'abord parceque je l'entends très souvent de la part de gay "hors milieu" (j'aime pas trop cette expression mais elle désigne une réalité), et parceque je pensais la même chose avant.

Le coming out et la gay pride (j'ai du mal à les dissocier tellement la démarche me parait comparable) sont sous tendus par des principes similaires. Le but est de dire "je me suis suffisamment affranchi pour ne plus craindre votre jugement"

Pour ce qui est des clichés, la gay pride ne fait pas "que" en véhiculer. ça me parait réducteur et c'est un peu triste pour nos prédécesseurs qui l'ont créée. Je te conseille de regarder le film "Pride" de Matthew Marchus qui relate la naissance de la première gay pride.

Les clichés véhiculés lors d'une gay pride ont une fonction : le renversement de stigmate. En gros, les communautés minoritaires sont soumises à des stéréotypes qui font l'objet de discrimination. Porter un cliché fierement, c'est lui retirer son caractère discriminant mais pas stigmatisant. C'est une première étape. le but est de désensibiliser la population générale aux clichés, la déstigmatisation étant l'étape finale. Par exemple, le mot "pédé", qui est une insulte à la base, est utilisé par la communauté gay pour se désigner elle meme, comme un pied-de-nez aux homophobes leur disant "ben ça ne nous blesse pas vos insultes, d'ailleurs on en fait un étandard"

Bref, pourquoi le coming out aurait cette fonction là : beaucoup de personnes non hétéro se forcent à adopter un comportement qui serait le plus proche de celui qu'on attend d'un hétéro. Pour les gays par exemple, il y en a beaucoup qui se forcent à rouler des mécaniques, parler d'une octave plus basse, ou éviter de porter certains vêtements qui feraient "pédé". Le coming out permet de s'affranchir de ce poids là. La personne n'est pas obligée de devenir un cliché, mais si on la stigmatise pour un comportement, le coming out permet quelque part d'être moins atteint par cela, et finalement de se laisser vivre en faisant ses choix pour soi et non pas pour les autres.


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Ancien membre
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Oui, je n'ai pas vraiment vécu de frustration à me cacher avant parce qu'en fait j'ai considéré le fait de cacher mon orientation comme un choix de ma part, puis un jour tout bonnement j'ai fait le choix inverse et voilà.

Mais je peux comprendre.


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Romangel
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Je suis plutôt de l'avis de Theudric concernant la gay pride mais à la lecture de tes mots Fregegui je vois les choses d'un autre angle.


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Ivysaur
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J'ajouterais que les personnes que tu pourrais qualifier de clichés sont aussi des gens tout à fait respectables, et que les stigmatiser pour essayer de représenter une "homosexualité propre", c'est tout aussi homophobe que juste stigmatiser les homos en général.

Sinon, je n'ai aucun intérêt personnel au coming out. Annoncer à son entourage que l'on est en couple avec quelqu'un, quel que soit son genre, oui. Mais annoncer son orientation sexuelle, bof. Enfin ça ne fait pas partie de mes revendications.


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Ancien membre
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Comme j'ai été le premier à parler de clichés, j'imagine que ce message s'adresse à moi.

Je n'ai pas dit qu'ils étaient des clichés, j'ai dit qu'ils nourrissaient les clichés, ce n'est pas pareil, moi je les considère comme des individus à part entière qui tiennent à un instant T un certain comportement qui colle à l'image préconçue de l'homosexualité que se plaisent à stigmatiser les homophobes. Maintenant si toi tu penses que des gens peuvent être qualifiés intégralement de clichés je te laisse seul maître de tes propos.

De plus je ne vois pas en quoi je stygmatise les gens simplement en disant qu'ils ne me représentent pas en tant qu'homosexuel.

Et si comme tu le dis tu penses qu'un homosexuel peut être homophobe, je te laisse également seul maître de ton propos. J'avoue avoir du mal à conceptualiser cette théorie. 😂

Et pour compléter mon propos voilà quelques réactions auxquelles j'ai pu être confronté "Ah mais t'es homo? Oh con, désolé si j'ai dit des trucs franchement j'aurais jamais cru" alors forcément dans ce genre de situation je demande pourquoi : "Ben j'sais pas, t'es pas extravagant, t'es normal".

Voilà où est ma victoire, montrer qu'être homo n'empêche pas d'être "normal".


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Ivysaur
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Ce qu'il y a c'est que des gens adoptent au jour le jour des comportements que tu vas considérer comme clichés (porter des vêtements de couleur vive, parler d'une voix aigüe, avoir une coiffure/des habits excentriques, porter un sac, etc.) , mais eux sont juste comme ça.

Je ne sais pas à quels comportements tu faisais précisément référence, mais je présume que certains figurent dans ma liste. Et c'est en effet stigmatiser ces personnes que de les juger sur ces comportements que tu assimiles à des clichés.

C'est une sorte de défense assez courante. Pour rejeter l'insulte homophobe que reçoit un homme homosexuel, il va la reririger vers ceux qu'il pense être la cause de tous ses maux, ceux qui "nourissent les clichés", souvent grossièrement appelés "folles". Et oui, c'est clairement de l'homophobie.


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Ancien membre
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Bon visiblement tu es dans l'agression, c'est une attitude assez récurrente quand on veut tabasser quelqu'un que d'élargir élargir et s'éloigner du sujet. Je parlais de comportements pendant la gaypride, pendant la gaypride, pendant la gaypride, pendant la gaypride (oui je veux être sûr que tu ne louppe pas ces 3 mots cette fois ci) où je considère qu'il y a quelques excés en termes d'exhibitions notamment.

Et je ne vois pas où j'ai fait la redirection.


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Ancien membre
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Mais visiblement tu as l'habitude d'insulter les homo d'homophobes vu l'étude que tu as pu en faire et dont tu partage avec nous les conclusions.

Ca ne m'étonne pas, mais ce sera ici ma dernière intervention, je ne suis pas ici pour me prendre la tête, moins encore pour me faire insulter.

Revois juste la définition d'homophobe, parce que pour moi être un homme partageant sa vie avec un autre homme tout en étant homophobe ça me paraît clairement incompatible.


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Ivysaur
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Nancy

Je ne vois pas ce qui relève de l'agression ou de l'insulte dans mes messages, encore moins le lien avec des attaques physiques. J'expliquais juste en quoi je trouvais tes propos dérangeants, potentiellement blessants, et pourquoi eux aussi nourissaient un certain cliché.

Quant à ce qui est de la définition d'homophobe, je te ferais par exemple remarquer que beaucioup d'hommes aux comportements sexistes/mysogines sont hétérosexuels voire en couple avec des flemmes, l'un n'empêchant pas l'autre. Ou que les personnes aux propos racistes ont souvent leur ami racisé caché quelque part.


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Ancien membre
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Allez des faux exemples, j'ai compris faut macher le travail, c'est parti, leçon de vocabulaire, ouvrez vos cahiers:

Homophobe: Rejet de l'homosexualité, hostilité systématique à l'égard des homosexuels (Larousse)

Ainsi donc je serais un homosexuel rejettant l'homosexualité tout en pouvant partager ouvertement ma vie avec un homosexuel malgré une hostilité systématique à l'égard des homosexuels...

Fiouuuu... nan je maintiens je n'arrive pas a conceptualiser.


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Ivysaur
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Nancy

Je regrette que la discussion dérive autant du sujet initial, peut-être pourrons-nous la continuer dans un endroit plus approprié.

Mais qualifier un comportement d'homophobe ne revient pas à qualifier toute une personne d'homophobe (qui selon moi est plus un abus de langage qu'autre chose, l'homophobie étant plus une doctrine générale dans laquelle on s'inscrit plus ou moins que le fait de personnes isolées).

Ce qui est sûr, c'est qu'une personne homosexuelle assumée peut tout à fait être vecteur de comportement homophobes, on appelle parfois cela l'"homopobie intégrée", que l'on retrouve aussi beaucoup dans tout ce qui est distinction actif/passif, avec assimilation à un rôle féminin et stéréotypes sexistes.


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Ancien membre
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Ouai mais là à ment donné faut arreter d'essayer de catégoriser les gens en catégories puis sous catégories puis sous-sous-catégorie.

J'ai l'impression que c'est la maladie du siècle, distribuer des étiquettes à tout le monde là ça va 2 minutes "Oh dis donc ces deux petits mots là sont ceux d'un homophobe intégré, ah ces trois mots suivants sont ceux d'un névrosé sous jacent, et puis tiens la syllabe là j'y vois un peu de schizophrénie périorbitale aussi".

On ne peut plus faire, plus dire ce qu'on pense sans qu'on essaie systèmatiquement de chercher dans quelle catégorie nous mettre, lourdingue, on ne definit pas une personne à une phrase.


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Romangel
Homme de 33 ans
Var

Désolé si je vais passer moi aussi pour un homophobe intégré mais certains actes ou certaines démonstrations durant la GayPride ( durant la GayPride, je précise) m'ont choqué plus jeune et m'ont fait peur face à la découverte de ma sexualité. Je veux dire par là que les images, qu'adolescent j'ai interprété (sans l internet d'aujourd'hui, etc...), me montraient une idée de l homosexuel que je ne voulais pas être. J'ai donc caché profondément mon désir de l'homme car j'avais vu à la télé qu'être homo ça voulait dire porter des perruques, des talons, etc...

Aujourd'hui certains points ont évolué mais (l'exposé de Fregegui était pertinent et je vois les choses un peu autrement) je me dis que cette image qui m'a fait avoir peur de moi même, quel impact a t elle chez les autres personnes? Et donc je crains d'être rejeté et associé à cette image.

Quand je lis les posts de Theudric, j'espère que les gens me trouvent, moi aussi, "normal"....

Attention ce n'est que mon histoire... mais elle compte quand même ???? et surtout beaucoup pour moi


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Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Merci Romangel, il me fallait un avis exterieur sur la question là.

L' histoire de chacun compte, rien ne vaut l'expérience du vécu et comme on n'a qu'une vie et qu'on ne peux tout vivre dans celle-ci, c'est un cadeau formidable que de partager son histoire.


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Romangel
Homme de 33 ans
Var

Mais de rien Theudric

Je suis assez de ton avis et pour une fois que je n'ai la sensation d'être le seul


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Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Pour en revenir au débat je rejoins Fregegui, il doit être important pour certains de faire un coming out en bonne et due forme pour se défaire d'une certaine oppression les poussant à se cacher.

Un peu comme un "merde" lancé à la collectivité.

Maintenant le coming out comme révélation explosive n'est pas une règle, et comme l'a également souligné Fregegui chacun s'exprime selon le mode qu'il estime être le mieux pour lui.


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Mayvis
Femme de 18 ans
Rezé

Eh bien dis donc vous vous êtes pris la tête 😅

Je pense que le faire est bien pour justement rompre avec ces "clichés". Mais je comprends totalement ceux qui ne désirent pas le faire parce qu'ils estiment que ça ne devrait pas intéresser la terre entière.


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Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Oui ton sujet est un vaste débat vois tu :D Tellement large qu'on s'en est quand même bien éloigné, désolé pour tout ça mais bon l'attaque était publique et HS, la réponse ne pouvait que porter les même caractéristiques.

Je devrais peut être créer un sujet "Moi" et y observer les études masturbatoires qui sont gerbées sur mon cas, ça évitera de polluer d'autres sujets. :D

Mais je crois qu'on est a minima 3 d'accord sur la réponse a ta question. Vraiment sujet pertinent merci à toi


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Mayvis
Femme de 18 ans
Rezé

De rien. Ca m'a fait plaisir de vous lire et de voir vos avis. Même le hors sujet était intéressant je trouve ^^


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Ivysaur
Homme de 26 ans
Nancy

Le problème est justement que tu fais de cela un cas personnel là où la tendance est d'ordre plus général, et que tu te sens discriminé là où c'est toi qui pointes certains comportements que tu trouves excessifs lors de défilés.

C'est plus ou moins la même chose pour le coming-out, il n'a pas d'intérêt particulier pour un cas isolé, mais il peut prendre une forme de revendication si c'est un mouvement large.


photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Oui quand on me dit que j'ai un comportement homophobe je le prends contre moi.

"Le problème est justement que tu fais de cela un cas personnel là où la tendance est d'ordre plus général, et que tu te [blablabla] c'est toi qui [blablabla]"

Il y a quand même décidément beaucoup de moi dans ta géneralité.

Sur ce on ne va pas remettre le couvert. Passe à quelqu'un d'autre t'es gentil on ne sera pas ami on le sait, oublie moi, que chacun vive sa vie trankilou.


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MamGay
Femme de 44 ans
montpellier

Ivysaur, si on ne peut pas donner son avis, qu'il soit perso ou général, à quoi sert un forum ???


photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Bonjour

Moi j'ai juste une question. Parle-t-on du comming out specifique en france, ou de l'acte de faire son comming out où qu'on vivent dans le monde? Car si pour autant faire son comming out dans un pays comme la France c'est plutot "banal" on va dire, l'acte peut avoir des enjeux très différents dans des pays où l'homosexualité est considéré comme un crime par exemple


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Ancien membre
Utilisateur désinscrit

Je reviens après un petit échange un peu houleux haha

Je voulais juste revenir sur ce que tu as dit Ivysaur avant que ça parte là dedans ^^ :

"Sinon, je n'ai aucun intérêt personnel au coming out. Annoncer à son entourage que l'on est en couple avec quelqu'un, quel que soit son genre, oui. Mais annoncer son orientation sexuelle, bof. Enfin ça ne fait pas partie de mes revendications."

Je n'ai pas de position définie par rapport au coming out, ni par rapport au moment opportun pour le faire. C'est hyper compliqué comme question, et on n'a pas tous la même manière de le faire ou de le concevoir.

Après, je pense que ceux qui font un coming out pour annoncer son orientation sexuelle, ce n'est pas une mauvaise chose en soi.

D'une part, comme MamGay l'a dit : "le "coming out" en soi n'est rien mais cela pète le fantasme/l'idéal de l'enfant "imaginaire" qu'il voit en toi et c'est cela qui est difficile à affronter...A mon avis.". C'est une manière au sortir de l'adolescence de se différencier et d'affirmer ses choix en tant qu'adulte. Une manière de dire "je ne suis pas l'enfant idéal que vous auriez voulu que je sois, tout comme vous n'etes pas les parents idéaux dont j'ai fait le deuil durant mon enfance. Toutefois, je suis votre enfant et vous êtes mes parents, et nous pouvons nous aimer en dehors d'attentes idéalistes et irréalistes."

D'autre part, annoncer son orientation sexuelle, ça permet aussi de "préparer" ses proches, là on parle surtout des parents, au jour où on présente un.e partenaire de vie. Il peut être difficile de se ramener au repas de famille dominical accompagné d'une personne dont le sexe et le genre n'était pas attendus. Et la réaction peut etre rejettante de la part des proches du fait de cette surprise.

Et puis, je me demande pourquoi on devrait attendre d'avoir un.e partenaire pour affirmer son orientation sexuelle, comme si elle devenait alors seulement légitime et respectable à ce moment là. Effectivement, notre vie sexuelle et romantique, et la manière dont on la vie, ne regarde pas grand monde en dehors des personnes concernées directement. Cependant, ils s'agit des proches qui sont censées nous aimer et nous accompagner, nous soutenir. Et après le coming out, si celui ci est accepté, ça permet finalement de pouvoir parler librement à ses proches de ce que n'importe quel hétéro peut se permettre de faire : découvertes amoureuses, déceptions, rencontres. C'est aussi le rôle des parents de pouvoir faire bénéficier leur enfant devenu adultre de leurs expériences de la vie, de leur soutien et de leur écoute.

Je réalise en écrivant tout cela que ne pas faire de coming out avant d'avoir un partenaire stable, c'est leur retirer l'opportunité de faire tout cela. Leur retirer l'opportunité d'être là tandis qu'on construit notre vie d'adulte. Alors, tous les parents n'en sont pas capables mais c'est pareil pour les hétéros.

enfin voilà, ça me fait beaucoup réfléchir ce sujet


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Ancien membre
Utilisateur désinscrit

et puis, il me semble important de rappeler que beaucoup de personnes n'auront pas de partenaire stable dans leur vie, soit par choix, soit malgré elles. Que faire alors du coming out ?


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