Il veut m'oublier et n'ai plus que lui...

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Ancien membre
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Ce sujet est une demande d'aide, écoute et bienveillance sont de rigueur

Coucou tout le monde, 

Voilà, je me tourne vers vous parce que je n'ai personne d'autre dans mon entourage à qui en parler. Je ne veux pas blesser ma famille en leur montrant une image déprimée de moi-même. D'autres soucis les rongent déjà.

L'année dernière, j'ai rencontré l'amour grâce à Beto. Je sortais d'un couple de 5 ans et demi qui s'était conclu par une rupture (mon "copain" m'avait largué pour une fille avec qui il me trompait depuis un an).

Mi novembre a été le mois de la renaissance pour moi quand j'ai retrouvé goût à la vie grâce à un garçon merveilleux rencontré grâce à ce site. 

J'ai discuté avec lui, j'ai éprouvé des sentiments très forts et c'était réciproque. Le bonheur. Lui et moi partagions beaucoup de points communs. Pour la première fois de ma vie j'ai éprouvé quelque chose d'intense. 

Seulement, début janvier 2015 on nous a séparés avant qu'on ne puisse se rencontrer (c'était prévu). J'ai vécu cette séparation comme le pire moment de ma vie. J'ai déprimé, pris du poids, perdu successivement les emplois que je trouvais. Mais j'ai gardé espoir. Je lui ai été fidèle. J'ai vécu chaque jour en fonction de lui. C'est ce qui me maintenait debout.

Mi décembre 2015, j'ai eu le bonheur d'avoir de ses nouvelles. C'était inespéré. J'en avais rêvé !! Je revivais. Mais cette séparation a été un cauchemar pour lui aussi... Il a souffert autant que moi...

Je pensais que ces retrouvailles marqueraient un nouveau départ. Hélas ses sentiments se sont éteints... Il pensait pouvoir retomber amoureux mais à priori ce n'est pas le cas...

On s'est séparés à sa demande avant hier. Depuis je sombre. J'ai d'autres soucis personnels qui me détruisent. 

Je n'ai plus que lui... Il représente mon dernier espoir. Tomber amoureux m'est presque impossible depuis ma préadolescence suite à une mauvaise expérience...

Je suis terrorisé à l'idée de me lever chaque matin. À l'idée de faire à nouveau face à la douleur.

Je n'ai pas la force de mener une vie seul... Mon copain était le seul qui me comprenait. Mais cette année de séparation l'a changé. Je l'aime toujours tel qu'il est aujourd'hui, toujours aussi fort... 

Il représente vraiment mon dernier espoir. J'ai eu trop de mauvaises expériences avant lui. Je ne veux plus refaire ma vie avec une autre personne. Je ne veux pas le remplacer... :( 

Je suis à bout de force. Des idées noires me tourmentent chaque jour. J'ai beau essayer de m'en sortir en me confiant à un psychologue pour remonter la pente, rien n'y fait... J'en peux plus... J'ai plus la force de surmonter une nouvelle rupture :(

Voilà, j'ai été longuet mais au moins tout est dit ou presque. 

Merci à celles et ceux qui me liront.


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Alexandre314
Homme de 31 ans
Marseille

1 remerciement
Salut!

Je passe par un temps très difficile moi aussi, mais pas pour les mêmes raisons que les tiennes. Pourtant, plus le temps passe, plus je me rends compte que tous nos problèmes ont un point en commun: nous même!
Depuis quelques jours j'ai découvert 'Eckhart Tolle', je ne sais pas si tu le connais déjà. En tout cas, ce qu'il dit résonne vraiment en moi et m'aide. Je partage avec toi une vidéo de lui ( c'est en anglais, je peux traduire si tu veux).

 https://www.youtube.com/watch?v=ajMu-NHjbPc

On pourrai en discuter si tu veux :)

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
@Jeyde
Effectivement, être malheureux aujourd'hui ne signifie pas que je le serai toujours. Mais ma toute première expérience, quand j'étais préado, a anéanti une part de moi-même. J'ai passé mon adolescence entière à essayer de trouver l'amour, comme ceux de mon âge. Impossible d'éprouver le moindre sentiment. 

J'ai eu un copain durant un peu plus de 5 ans. Je réalise aujourd'hui que j'étais seulement attaché à lui, pas éperdument amoureux comme je le suis de mon "copain actuel"...

Il est le seul à qui j'ai réussi à ouvrir pleinement mon ccoeur, à qui j'ai pu parler de tous mes problèmes, avec qui j'avais tant de points communs, en qui j'ai confiance... 

Je n'ai plus le courage de tomber amoureux de quelqu'un d'autre. J'avais retrouvé confiance en moi l'an dernier quand je l'ai rencontré. Aujourd'hui retour à la case départ. Je n'ai plus aucune estime de moi-même. J'ai perdu l'être qui me maintenait debout.

Je ne veux pas d'une vie en célibataire. Me lever le matin, aller travailler, rentrer le soir et n'avoir personne qui m'attend, personne à serrer dans mes bras, à qui murmurer un je t'aime... Une vie comme ça, ça ne m'intéresse pas. Ça m'effraie. Je n'ai pas la force de me battre pour ce genre d'avenir. Déjà ado ça m'angoissait. Or c'est ce qui m'attend. 

Je ne peux même pas me dire que je vais me concentrer sur une carrière pour oublier la solitude. J'ai sacrifié mes études et mon rêve pour mon ex, pour vivre près de lui sans déménager (et donc, je suis entré dans la vie active au lieu de poursuivre les études, donc adieu ma carrière). 

Mon seul combat pour le bonheur, c'était ce couple... 

D'où mes idées noires... 

@Alexandre314

En effet, je fais face à mes propres angoisses, autrement dit à moi-même. Je regarderai ton lien avec intérêt demain (je suis sur téléphone à cette heure ci). 

Quoiqu'il en soit je te souhaite beaucoup de courage dans tes soucis.


Merci à vous deux d'avoir pris le temps de me répondre.

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Avatea
Homme de 27 ans
Paris

18 remerciements
Allez les amis, câlin collectif ^^

?

PtiOtaku, tu me fais beaucoup penser à mon ex.

Lui aussi a vécu ses expériences trop tôt, à peine sorti du collège qu'il a fugué après un coming-out catastrophique... S'en suivirent des histoires de cœur qui se finissaient toujours de la même façon : la rupture. Chacune de ses relations laissait des stigmates en lui.

J'ai tout fait pour l'aider à avancer mais je ne pouvais pas non plus me sacrifier pour qu'il soit heureux et moi non. Le problème c'était que notre relation n'était plus équitable, c'était de la dépendance affective, je ne pouvais plus être totalement moi-même. Il avait un besoin maladif de moi pour se sentir heureux, au point où cela m'étouffait. Quand j'allais trop loin à son goût, ses colères me rappelaient ses inquiétudes et trahissaient un manque de confiance en soi... j'allais finir comme ses ex. 

Et cela n'a pas manqué. Il m'a eu à l'usure, je suis parti pour me préserver avant que les choses ne dégénèrent car c'était devenu insupportable. Je peux te dire avec le recul des années que ce fut la bonne décision, pour moi comme pour lui.

Si j'ai un conseil à te donner, ce serait le même que j'ai donné à mon ex : vis ta vie pour toi ! Ne sacrifie pas tes rêves pour quelqu'un, tes rêves sont à toi et sont très importants car eux te feront toujours aller de l'avant ! Si la personne que tu fréquentes ne respecte pas cela, laisse tomber ! Sois heureux d'abord par toi-même car le bonheur, ce n'est pas seulement les autres qui en ont, c'est en toi, c'est dans tes veines, ce sont les choix que tu vas faire, les opportunités que tu saisiras.

Le bonheur, ça peut être des choses toutes bêtes, pour moi par exemple c'est prendre une bonne bière à la brasserie après le travail, éventuellement avec un ami.

Et ne sois pas défaitiste, fais des projets pour l'avenir... À 26 ans, tu as encore le temps de reprendre tes études ou suivre une formation qui t'intéresse.

Ne te prive pas d'être heureux à cause d'une rupture, il y a tellement de choses magnifiques à découvrir et à essayer !

Ta vie n'est pas une boucle, que tu aies connu des ruptures jusqu'à maintenant ne veut pas dire que tu en connaîtras toute ta vie. Et puis faut pas voir le célibat tout en noir, tu sais. ^^ après une rupture, c'est difficile, je te le concède... mais après, il y a également des avantages à vivre en célibataire. Et si tu as besoin de compagnie, il y a les amis, les sorties, tu peux adopter un animal de compagnie si tu ne supportes pas la solitude.

Je pense que quand tu auras trouvé l'équilibre seul tu seras plus à même d'attirer quelqu'un qui restera avec toi avec plaisir.

Bien sûr, il faut de la force pour changer et en ce moment, ce que je te dis peut te paraître invraisemblable. Mais fais-toi confiance, quand on cherche au plus profond de nous cette volonté d'avancer, on trouve la force nécessaire même dans les situations qu'on pensait désespérées.

Le fait que tu en parles, que tu extériorises ici ta peine est un premier pas pour aller de l'avant. Sollicite tes amis si ta famille ne peut pas t'écouter, ils sont là pour t'aider à tourner la page.

Si tu cales avec ton psy, pourquoi n'essaierais-tu pas d'en changer ?

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
@Avatea 

Merci à toi pour ces précieux conseils. 

J'ai pas le courage de reprendre des études. Je sors d'une formation en boulangerie pâtisserie, formation que j'ai suivi pour une vie commune avec mon ex (celui qui m'a trompé pendant un an). C'était un projet commun. Aujourd'hui ce job me rend dingue. Je ne le supporte plus. Hélas c'est celui qui me permet de gagner un peu d'argent.

Concernant le célibat, c'est tout sauf ce à quoi j'aspire. J'ai besoin de me sentir aimer autant que j'ai besoin de témoigner de l'affection. Les plus proches membres de ma famille sont tous célibataires. Seulement elles, elles ont fondé une famille avant de poursuivre leur vie en solo. Moi je ne pourrai jamais. 

Je n'ai jamais pu embrasser quelqu'un qui m'aime sincèrement. Jamais eu quelqu'un qui me prenait dans ses bras avec amour. C'était systématiquement moi qui allait vers mon ex pour les câlins, câlins qu'il écourtait souvent alors que je ne lui en demandait pas à longueur de journée.

Un animal de compagnie, j'ai pas les moyens. À la fin de ma formation en boulangerie, j'avais prévu de prendre un appartement. Tout était prêt, il ne restait plus qu'à signer et à emménager. Mon ex m'a alors largué. Je suis resté chez ma famille puisque j'ai sombré dans une déprime durant plusieurs mois. Déprime à laquelle mon copain a su mettre fin. 

Lorsque j'étais préado, ma toute première expérience n'était qu'à moitié consentie. Je venais de déménager, de perdre mes amis d'enfance, de changer de région. Je me suis rapproché d'un élève de ma classe qui m'accordait du temps et de la sympathie. Il avait un an et demi de plus que moi. Quand on a eu notre première expérience, j'étais curieux, demandeur même. Mais lui avait déjà pratiqué la chose seul. Il était en avance sur moi, il en attendait donc bien plus que je ne pouvais lui en donner. Et plus ça allait plus il en réclamait. C'était mon seul vrai camarade, j'ai accepté pour pas le perdre.
Depuis cette expérience, je ne suis jamais plus tombé amoureux de mon adolescence. Mon ex, comme je l'ai dit plus haut, j'y étais très attaché, mais aujourd'hui je sais que ce n'était pas de l'amour. Et encore moins de son côté. 

Mon copain est le seul dont je sois véritablement tombé amoureux. 

Ce qui a tué notre couple, c'est sa famille qui s'est mise entre nous, qui nous a séparés pendant un an. On a souffert tous les deux de cette séparation.

Je regrette tellement de ne pas être allé le voir durant cette année... J'aurais pu... Mais j'avais terriblement peur que sa famille le lui reproche, que ça lui retombe dessus, que ça l'enfonce encore plus...

Et comme je l'ai dit, je ne veux pas le remplacer. L'idée me soulève le coeur. C'est inconcevable pour moi... Si un an de séparation n'a pas eu raison de mes sentiments, qu'est-ce qui pourra bien les éteindre ? 

Je l'attendrai... mon coeur me hurle qu'il y a encore un espoir, que je ferais une terrible erreur en tentant de l'oublier. 

J'accepte son choix aujourd'hui. Justement parce que je l'aime et que son bonheur prime sur le mien. 

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Ceci n'est pas un jugement, d'autant plus que je ne connais tous les détails de ton existence. Cela étant, la manière avec laquelle tu relates les faits m'apparaît plutôt adolescente. De mon point de vue, tu sembles chercher la clé de ton existence chez autrui. Cela étant, les choses ne fonctionnent pas ainsi.

Premièrement, quelle que soit ta situation (célibataire, en couple, relation(s) libre(s) etc.), ton épanouissement ne viendra que de ton propre équilibre. Autrui ne pourra pas en être l'origine. Certes, les relations, quelle que soit leur nature (amoureuse, amicale, charnelle etc.) apportent quelque chose de plus. Ceci dit, il faut d’avantage les considérer comme de l'ordre du contingent et non du nécessaire.

Dans un second temps, afin de construire une relation saine et équilibrée, il faut que chacune des partie soit elle-même équilibrée indépendamment de la relation. La relation ne sera jamais réellement épanouissante si elle est une fin en elle-même.


Par ailleurs, je te conseille d'aller consulter un thérapeute (évite les psychanalystes). Même de manière ponctuelle, cela peut s'avérer utile.

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UnparalleledMax
Homme de 25 ans
Bruz
La mémoire d'un poisson est de quelques secondes uniquement. S'il est heureux, il croit l'avoir toujours été. S'il est triste ou en colère, il pense être dévasté depuis sa naissance.
Heureusement pour les hommes, nous ne sommes pas des poissons. Nous pouvons dans les moments de douleurs se remémorer les bons moments et apprendre à vivre avec ces sentiments-fardeaux.

"Attendre ton "copain" (peut-être devrais-tu dire "ex" pour accepter la situation réellement) ne va pas t'aider." Jeyde.

Comme Alexandre314 le dit, nous sommes les victimes de notre accablement. Le processus est nécrosant, on n'en ressort pas idem. Si je devais te procurer un petit conseil (je ne fais pas autorité et n'ai probablement que l'expérience du vécu comme unique référence) : Coupe tous les ponts avec ce gars-là (et lui dire ne plus vouloir lui parler). Aussi dur que cela puisse être, aussi horrible que cette perspective semble, continuer d'entretenir des échanges avec l'être aimé quand il ne vous aime pas en retour (et qu'un cul de sac se tient en mur devant soi) vous colle, vous noie dans la boue. Qu'il est aisé de sortir des sables mouvants quand on s'agite et se débat !
Avatea a le bon conseil. Le bonheur n'est pas un état transcendantale et périn. Il est fait d'une multitude de petits moments, quand on sait apprécier le jour.

"Tant que tu n'auras pas trouvé quelqu'un d'aussi courageux et de fabuleux que toi-même, il te faudra t'habituer à être seul." Kurt Hummel, Glee [la référence n'est pas importance, les mots le sont].

On n'aspire pas au célibat. Quoi qu'on en dise, l'humain est une espèce social (Sauf à y mettre de la mauvaise volonté). Le besoin de reconnaissance et d'amour est un des besoins qui à mon sens viennent lorsqu'on, Avatea a utilisé le bon mot, est équilibré. Pour utiliser une métamorphe bizarre : on préfère se reposer tranquillou sur un support stable (chaise à 4 pieds, tabouret à 3, ...) quand constant réalignement de son centre de gravité sur cette chaise dont le prof auraient ôté les 2 pieds supérieurs car on avait trop tendance à n'être que sur les 2 inférieurs. Bref, métamorphe bizarre voire pourrie, mais qui pourrait aider à comprendre.

". Si un an de séparation n'a pas eu raison de mes sentiments, qu'est-ce qui pourra bien les éteindre ?" Deux an de séparation ? Un peu comme lorsqu'une étude est mise en place pour tester un médicament, on ne détermine pas l'évolution de ses sentiments sur (aussi) courte période. On dit "Le temps panse les plaies." n'est-il pas ?

Vas-y coco, profite ! il y a tant d'autres que l'amour : la cuisine, la danse, la lecture, la nature, le sport, blablabla (selon ce que l'on aime faire !) =D

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