Solitude chez les gays

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Solitude chez les gays

Bonjour,
Je lance une forme de débat mais surtout pour les gays (désolé les fifilles), néanmoins elles peuvent aussi participer.
Suite à un article posté par têtu, j'ai écrit un article concernant la solitude chez les gays
J'aimerai votre avis sur la question. Avez-vous le même sentiment que moi sur ce sujet. Pensez-vous que les sites de rencontres ou applications ont une responsabilité ?
Est-ce que le miliey gay est-il responsable aussi ? L'intolérance qu'on peut trouver dans les milieux LGBT n'est-elle pas aussi à dénoncer ?
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La solitude provient en partie d'une distorsion de ce que l'on veut et de ce que l'on peut avoir. Certains cherche des grands romantiques quand d'autres veulent juste de la compagnie ou encore du sex-friend sans aucun engagement.

Je trouve que les gays de maniére générale sont plus superficiels que la moyenne ( Je vois déja les levés de boucliers ). J'ai l'impression que vouloir quelqu'un de posé, mature et sortant un peu de la "norme" (Le petit plus qui nous dit que c'est lui et personne d'autre) devient rare avant 35 ans .. Tout est une question d'alchime.

Aprés il est plus difficile de trouver des personnes gays dans les milieux ruraux.. ou péri-urbain ..
Je me rappelle encore d'une amie que sous pretexte que son meilleur ami était gay voulait me caser avec, non ça ne marche pas comme ça :p

Les sites de rencontres sont un plus, c'est un facilitateur de rencontre, sans être non plus une "banque de gays". Mais le vrai coup de coeur est forcément en vrai..
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Administrateur
sous pretexte que son meilleur ami était gay voulait me caser avec, non ça ne marche pas comme ça :p

Je coris qu'on a tous connu ça xD

Mais pour revenir au sujet initial, tu ne penses pas qu'il y a un effet de masse aussi ? En clair l'effet de groupe amène à imiter ses comportements totalement superficiels. Les nouveaux (jeunes gays) imitent les anciens....
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J'aurais bien aimer qu'ils imitent les anciens.. ils étaient plus romantiques, plus dans le concret, avec une phase de découverte importante..
La c'est direct le plan cul, sans même connaitre le prénom... et "dieu" merci Wilooo créa BeTolérant.

Nous sommes dans un supermarché de la consommation humaine... et cela me désole.. tout va trop vite.
Bien sur que les sites de rencontre y contribue fortement .. mais des initatives comme ce site permet d'en limiter les dégats.

En toute honnetété je ne trouves pas ma place dans cette façon de faire, peut être suis-je un vieux con.. mais j'aime prendre mon temps pour bien découvrir la personne.
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Bonjour

Ah tiens j'ai posé un nouveau post forum, sur un sujet presque voisin !!
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Djibchris,
je te réponds ici ^^

Je dis souvent que le mode de vie des gays est culturel, dans le sens où il se transmet culturellement.

Explorons la limite idéale où un jeune aurait identifié son orientation sexuelle, aurait été élevé dans une société et une famille traditionnelle où la perspective est le mariage hétéro dès qu’on atteint l’age adulte et où le divorce ordinaire n’est pas dans les mœurs, et plus ou moins tolérante pour le « troisième sexe ». Il n’y aurait pas de raison pour que ce jeune ne cherche pas à reproduire le modèle hétéro stable, et ses difficultés se limiteraient à trouver un mec gay qui lui plaise, et voudrait faire sa vie avec lui.

On est d’ailleurs pas si loin de ce modèle lorsqu’un jeune ado gay né dans une famille moderne stable et pas trop intolérante cherche « le grand amour », ils sont encore nombreux à en rêver.

Mais dans la vraie vie ils vont vite déchanter.

Celui né dans une vie traditionnelle se heurte généralement à une homophobie féroce de la société, et il sera chanceux s’il ne donne pas des idées à un adulte gay frustré ou bi marié qui va finir par l’attirer dans son lit sous n’importe quel prétexte, surtout s’il est mignon, et à fortiori pauvre.

Le second va vite comprendre qu’il doit enchaîner les rencontres s’il veut satisfaire sa sensualité et sa sociabilité.

Je ne dis pas qu’il ne reste pas chez plein de gens le secret désir de faire une rencontre « sérieuse ». Personnellement je préfère le mot « stable », parce que sérieux ne veut pas dire grand-chose quand la personne ne nous plait pas assez, sans compter que sérieux c’est le contraire de joyeux.
Mais j’en reviens à ce que je disais au début, en pratique la stabilité est culturelle. Si le mec a été éduqué dans les derniers pays où c’est la référence sans que cela devienne un calvaire, il sait intuitivement qu’il va devoir renoncer à la moitié de sa liberté et de ses désirs pour assurer la stabilité de son couple, en les compensant par de la tendresse, de l’attachement, de l’amour puisqu’on appelle cela comme ça. Aussi d’accepter de vieillir et voir vieillir l’autre en gardant le souvenir de sa jeunesse. Et dans un couple on est deux, et il vaut mieux que le second joue aussi le jeux, sinon cela risque bien de partir en vrille.

On voit bien qu’on est actuellement souvent très loin de ce modèle, aussi bien dans les sociétés traditionnelles où la sexualité est furtive et où règnent violence et abus et y compris entre gays, qu’en Occident où l’on peut savoir en temps réel à quelle distance est, et quel âge a son prochain « plan » (distance aussi mais dans une autre unité mdr).

Il existe pourtant une solution, rencontrer quelqu’un de culture traditionnelle mais qui vit dans un pays occidental. Se posent alors d’autres problèmes parce que dans la vie la perfection n’existe pas, mais pas celui-ci.
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Je ne peux que compatir à ce sujet, merci d'avoir écrit cet article je pensais qu'il y avait que moi qui voyait cet aspect de la communauté gay.
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seyan 24 je suis ok avec ton point de vue
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L’article de Têtu est basé sur celui du Huffington Post, rédigé par Michaël Hobbes et publié le 2 mars 2017 : http://highline.huffingtonpost.com/articles/en/gay-loneliness/

Traduction en français, même si c’est mieux ici de se référer à l’article original :

http://projects.huffingtonpost.ca/epidemie-solitude-gay/

Je conseille de lire cet article jusqu’au bout, car il est édifiant sur certaines corrélations (il écrit "causes") de la solitude gay, notamment le fait que « nos corps traînent le placard avec eux, même à l’âge adulte » et même après avoir fait son coming out.

Pour ma part, je pense comme l’auteur que le comportement communautaire homosexuel est marqué par ce « placard », cette blessure de rejet que l’on porte en soi et qui se traduit en retour par un comportement de rejet, parfois agressif, vis-à-vis de ceux ne répondant pas aux critères de perfection masculine. Les gays efféminés y sont particulièrement critiqués, mais pas seulement. Le rejet ressenti très tôt, se poursuit et se nourrit lui-même au sein même de la communauté gay.

Beaucoup ressentent cela et ne veulent pas participer de cette « gestalt ». Ils se veulent « hors milieu », mais il y a peu d’alternatives à la rencontre hors de ce « corps de souffrance » collectif.

Betolerant est une des rares initiatives visant à s’en éloigner et peut constituer un refuge virtuel pour les jeunes gays, avant qu’ils ne soient à leur tour complètement formatés, comme nombre de leurs aînés.

Lindos souligne que l’individualisme, les relations kleenex et des formes de relations non traditionnelles constituent un mouvement général transversal aux orientations sexuelles. Il s’agit probablement d’un symptôme de l’insatisfaction d’une époque et d’un désir d’émancipation.

Toutefois, ce qu’il y a de spécifique avec les homosexuels, c’est que l’insatisfaction sous-jacente est caractérisée par une blessure de rejet amplifiée par la caisse de résonance sociale, le manque d’ancrage dans le tissu social et une communauté qui, contrairement aux autres minorités, n’est pas un facteur stabilisant et rassurant.

Un jeune qui se découvre homo et a été abreuvé toute sa vie par des images hétéro-normées, se tourne vers une « communauté » au sens large qui n’a pas vaincu ses démons et manque cruellement d’incarnation. Au final, même en communauté, on reste seuls.

Si on trouve un copain, il faut encore trouver la force d’affronter ce que les chercheurs décrivent comme le « stress minoritaire », comme l’explique Michaël Hobbes. C’est-à-dire affronter le fait d’être minoritaire en société et subir le regard des autres, parfois les réflexions ou les actes discriminants. Donc cela peur nourrir le sentiment de rejet que l’on porte déjà en soi et façonne notre rapport à la société et aux autres, gays inclus. C’est plus confortable d’avoir des relations sexuelles sans lendemain, que d’assumer socialement une relation amoureuse.

Cet effet de stress est cependant atténué, si l’on s’entoure de personnes gay-friendly et avec lesquels on peut être soi-même, sans rien avoir à craindre.
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Cet article et ce bout de forum me semblent pertinants, mais ils sont déprimants. J'ai toujours eu une impression que, peu importe l'acceptation par soi-même, l'acceptation par le groupe, etc. il y avait quelque chose de triste à être gay. Et cet article ravive ce sentiment.


Un homme et une femme en couple trouvent naturellement un objectif commun en procréant et en élevant un enfant. Cela structure leur vie, sert de ciment à leur couple (avec ses limites, bien sûr) et les intègre naturellement au reste de la société.

Comme ce n’est pas le cas naturellement chez deux hommes, cela crée une instabilité. Donc soit, ils adoptent, soit ils se retrouvent autour d’un objectif commun, une entreprise, une oeuvre ou dans une moindre mesure, des activités ou des passions communes. Beaucoup de couples hétéros sans enfants, se trouvent d’ailleurs dans cette situation, cela n’empêche pas d’être heureux et de construire une vie à deux. Le problème c’est que beaucoup de couples homos ont du mal à se trouver une activité commune et se sentir intégrés au tissu social. Cela ne veut pas dire que c’est impossible et c’est là où réside un espoir. C’est que l’on peut se construire une vie épanouie, avec un peu de créativité et en s’entourant des bonnes personnes.

Etre homo dans une société où la différenciation sexuelle et genrée conditionne tout (les identités, les goûts, etc.) permet, potentiellement, une distanciation par rapport aux normes, aux modèles masculins et féminins et une façon de penser différente. Tout cela contribue à développer des compétences, une lucidité, un niveau de conscience et une spiritualité singulières. C’est à chacun de le découvrir par soi-même. Je suis intimement convaincu que nous sommes tous sur terre pour apprendre quelque chose à travers une multitude de contextes. Le nôtre, c’est celui de l’homosexualité, mais cela peut aussi être celui d’être parent (hétéro ou pas), d’être noir, d’être une femme, d’être monsieur ou madame tout-le-monde, etc. Chaque expérience a sa propre valeur intrinsèque et dans chacun de ces contextes, comme me le disait un ami virtuel récemment, « chacun porte sa croix »…dans un but précis. Nous apprenons tous quelque chose de la vie, une sagesse, un acquis transcendant cette vie.

Albadin, tu écris : « peu importe l’acceptation par soi-même […], il y [a] quelque chose de triste à être gay ». Je nuancerais en disant que la seule véritable liberté est intérieure, donc qu’au terme d’un cheminement personnel, il est tout à fait possible de se sentir libre, de profiter de chaque instant, d’être heureux et joyeux avec ce que l’on a, avec ce que l’on est.

Quand on regarde de plus près la vie des hétéros ordinaires, elle est loin d’être toujours joyeuse et nul besoin d’être gay pour se sentir seul, même à deux. De l’extérieur, on a tendance à idéaliser ceux qui semblent posséder ce que l’on n’a pas ;)

Cependant, le fait de relativiser ne doit pas empêcher de dresser un diagnostic de sa vie et de prendre les mesures adaptées (une thérapie TCC, comme le suggère l’article ?) pour pallier à un état d’esprit qui conduirait à la solitude, comme une insatisfaction chronique.
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Il est clair que si les gays ne trouvent pas projet de vie à partager, ce handicap s'ajoute à leur marginalisation et culpabilisation par les hétéros, leur jeunisme, leur peu de résistance à une sexualité addictive (quand ce n'est d'autres addictions), et leur individualisme pour se protéger de cet environnement agressif. Heureusement qu'il existe des chats pour adoucir cette "solitude" et donner de l'affection.

Pourtant de nombreux couples aisés ont une vie commune bien remplie.
Beaucoup voyages, sortent au restau, ont un agenda culturel chargé, collectionnent, font du sport, embellissent leur maison, etc, ce qui prend beaucoup de temps et d'argent.

A tel point qu'ils sont considérés par les commerçants comme d'excellents clients.
Récemment je suis passé dans une librairie, au rayon guides de voyage la moitié des couples étaient visiblement des gays qui préparaient leurs escapades des ponts du mois de mai.
On les retrouve mêlés aux hétéros dans les hotels et restaus ou sites touristiques du monde entier, concerts, etc, et très peu dans les lieux LGBT où les gays soignent leur solitude.
Leurs amis sont des couples stables gays ou hétéro gay-friendly du même style.

J'ai conscience qu'ils s'engueulent autant que les hétéros et finissent parfois par se séparer, et ne vivent pas dans des quartiers à l'extérieur des périphs, mais comme ils sont discrets et bons payeurs personnes ne les emmerdent nulle part, y compris dans les pays qui pénalisent l'homosexualité.
En tout cas pour l'instant parce qu'on voit bien que ça démange partout les extrémismes de tous poils.

J'exprime par là que s'il y a environnement hétéro défavorable, fragilité des gays, s'il faut rencontrer la bonne personne au bon moment, s'il vaut mieux avoir des passions adéquates à ses revenus, il n'y a pas fatalité. Ce qu'on n'envisage pas par éducation (mon post précédent), on peut aussi le décider par choix lorsqu'on a la chance de vivre dans un pays libre, et ne pas toujours être à la recherche d'une perfection qui n'existe pas.
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Vous nous faites chier sur ce forum en permanence, avec vos leçons de morale à chaque fois sur ce jeunisme (entre autres des autres leçons de morale), nouvelle attaque de classification, de discrimination, de confusion, et de xénophobie.

Ou, comment manipuler les foules et les ranger dans des cases (et de foutre à la poubelle les gens).

Vous ne voulez pas comprendre, ni admettre que d’autres gens sont différents de vous, fonctionnent différemment de vous, et cela n’a rien à voir avec un « jeunisme ».

Moi la plupart de mes amis ont une moyenne de 20-25 ans, j’ai une vie hyper dynamique, c’est mon mode de vie et de fonctionnement (lié aussi à mon travail et à ce que j’aime donner aux gens), je vis dans mon temps, traverse les époques, car pour moi le meilleur est devant (c’est tellement kitch avant, bref), point barre.

Maintenant si vous arrivez à comprendre ça, trouvez une solution pour ne pas mettre tout le monde dans vos nouvelles cases simplistes de rangement humain, si vous avez un minimum de neurones, merci.
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Melocean => Tu peux rester poli et courtois !
Merci =)

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Oui dsl Wiloooo, mais ça devient insupportable à longueur d’années, ce lavage de cerveau permanent, devrais-je dire ce bourrage de crâne à coup de matraques dans la tête en permanence.

Je suis poli et courtois d’habitude, mais là ça devient affligeant.

Encore dsl Wiloooo
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Je pense que les anciens n'ont pas raisons d'inciter les jeunes à exacerber leur sexualité et à cultiver les vices fetichistes car cela salit l'image de la communautée. Il n'empêche qu'ils sont en conflit d'intêret permanent car qu'est ce qui les interessent ? Le sexe des minets pour la plupart et leur prédisposition à devenir fetichiste comme eux, à s'introduire dans le milieu et faire partit de leur "réalité" de soumission de bondage et etc..

Aussi d'un point de vu philosophique ils ne vont pas inciter au romantisme car ils ont fait leur choix entre raison et désir. D'ailleurs si je ne suis pas là dedans c'est parce que j'ai fais le choix de la raison et je pense que vous aussi.


J'ai écris un commentaire sous ton article qui peut compléter ma réponse plus férocement.
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Je pense que les anciens n'ont pas raisons d'inciter les jeunes à exacerber leur sexualité et à cultiver les vices fetichistes car cela salit l'image de la communautée. Il n'empêche qu'ils sont en conflit d'intêret permanent car qu'est ce qui les interessent ? Le sexe des minets pour la plupart et leur prédisposition à devenir fetichiste comme eux, à s'introduire dans le milieu et faire partit de leur "réalité" de soumission de bondage et etc..


Voilà le résultat du matraquage de cerveau, c'est vraiment ecoeurant😢
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Vous nous faites chier sur ce forum en permanence, avec vos leçons de morale à chaque fois sur ce jeunisme (entre autres des autres leçons de morale), nouvelle attaque de classification, de discrimination, de confusion, et de xénophobie.


Pourquoi dès que quelqu’un parle de jeunisme, tu te sens systématiquement concerné ?

Ce sujet est parfois abordé, sans que l’on fasse référence au cas Melocean.

Si tu ne te sens pas concerné par ces phénomènes collectifs, étudiés par des chercheurs à travers le monde, alors tu devrais être beaucoup plus serein.

Nous précisons bien que tout le monde ne se reconnaît pas forcément dans cet état d’esprit, même si l’on doit aussi composer avec lui chez les autres. Quand un jeune arrive sur certains sites, il est confronté à un effet « supermarché » et cela, c’est une réalité objective. Cela ne signifie pas qu’il ne parviendra pas à trouver quelqu’un, qu’il ne construira pas une vie de couple, de famille, qu’il ne trouvera pas un équilibre qui lui sera propre, avec une vie amicale étendue, etc. Peu importe la vie qu’il voudra.

Je pense que c’est toi qui fait une généralisation, à partir de ton cas personnel.

spowrun a écrit : Je pense que les anciens n'ont pas raisons d'inciter les jeunes à exacerber leur sexualité et à cultiver les vices fetichistes car cela salit l'image de la communautée


Il faut casser cette mentalité que l'on constate fréquemment sur ces sites, dont personne n'est réellement coupable, en y participant plus. Les anciens ont été des jeunes homos à un moment et les "anciens" peuvent être des jeunes avec quelques années de plus que les nouveaux. Donc, ce n'est pas une dichotomie simple entre vieux et jeunes, mais entre ceux qui sont déjà formatés et ceux qui pourraient l'être.
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La vérité c'est que les gays prônent la "Tolérance" quant il s'agit d'acquérir des droits mais sont en fait les plus grands intolérants vis à vis des hommes qui arrivent à un certain âge ou qui ont un physique ordinaire et qui ne suit pas les codes du milieu.

Alors oui, la solitude est grande chez les homos, chez beaucoup de jeunes homos aussi, quasi sytématique chez les anciens, mais finalement entre être seul ou mal accompagné, mon choix est clair alors oui je suis solitaire par la force des choses mais tant pis, je ne regrette rien.
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Donc, ce n'est pas une dichotomie simple entre vieux et jeunes, mais entre ceux qui sont déjà formatés et ceux qui pourraient l'être.

Vous ne voulez pas comprendre, que c’est de votre faute cette dichotomie, de tout ce lavage de cerveau permanent, peut-être parce que vous êtes des flics, ou des « gardiens », confrontés tout le temps aux sales affaires, voir très sales affaires, donc ça ce comprend ok, mais vous êtes complètement aveuglé des gens normaux, et ne voyez pas non plus les dégâts que vous faites avec votre matraquage de cerveau.

J’ai déjà perdu la personne que j’aime à cause de ça, et je vous en veux à mord ! maintenant essayez un moment de vous remettre un peu en question, et de vous y prendre autrement pour protéger des salopards (qui eux ont tout âge), merci.

C’est dans les lieux et autres applications de « perditions », qu’il faut agir, mais pas ici en permanence sur ce forum de rencontres sérieuses, où déjà on galère à trouver notre bonheur, à nous lobotomiser sans cesse.
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C’est un constat que l’on fait sur une certaine réalité dans la "communauté" gay, que l’on n’est pas obligé d’embrasser. Ça sert à rien non plus de se cacher les choses. Et il y a plein de sujets différents qui sont abordés sur ce forum. Je ne vois pas pourquoi le sujet de la solitude et du rôle des sites de rencontres ne pourrait pas être aussi abordé.

Ensuite, si tu veux dire que beaucoup d’entre nous ici, sont aussi formatés, contaminés d’une certaine manière par cette mentalité discriminante ambiante sur d'autres sites, alors la réponse est oui, clairement (sauf les plus jeunes nouvellement arrivés, peut-être). On y travaille et c'est aussi pour cela que ce genre de sujet sur le forum y contribue. Tu n'es pas obligé de les lire ;)

Le problème de base est celui de faire une identité de sa sexualité. On se met une étiquette dessus et on se met à rechercher des personnes avec la même étiquette, mais c’est la structure même de notre société qui nous pousse à faire cela. Comment se retrouver autrement quand tout tourne autour de l’hétérosexualité ?
Dans une société réellement décrispée sur la différenciation sexuelle, c’est la bisexualité à dominante hétérosexuelle qui devrait être la norme, mais ce n’est pas encore le cas. Donc en attendant l’improbable, chacun fait comme il peut en espérant que des initiatives comme betolerant essaiment.
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Sauf que je ne parlais pas de ça, qui est bien le sujet de base du topic, je parle simplement de ce catalogage systématique des âges en permanence, glissé sournoisement dans n’importe quel sujet à chaque fois, comme un bourrage de crâne, comme un matraquage de cerveau, et dont on en voit les résultats comme l’exemple de la réponse écoeurante de Spowrun (non une attaque personnelle) :

Je pense que les anciens n'ont pas raisons d'inciter les jeunes à exacerber leur sexualité et à cultiver les vices fetichistes car cela salit l'image de la communautée. Il n'empêche qu'ils sont en conflit d'intêret permanent car qu'est ce qui les interessent ? Le sexe des minets pour la plupart et leur prédisposition à devenir fetichiste comme eux, à s'introduire dans le milieu et faire partit de leur "réalité" de soumission de bondage et etc..

Aussi d'un point de vu philosophique ils ne vont pas inciter au romantisme car ils ont fait leur choix entre raison et désir.

On est tellement loin de la véritable philosophie... (surtout sur la raison et le désir lol)

Et dont tu as toi-même tenté un maigre rattrapage :
Il faut casser cette mentalité que l'on constate fréquemment sur ces sites, dont personne n'est réellement coupable, en y participant plus. Les anciens ont été des jeunes homos à un moment et les "anciens" peuvent être des jeunes avec quelques années de plus que les nouveaux. Donc, ce n'est pas une dichotomie simple entre vieux et jeunes, mais entre ceux qui sont déjà formatés et ceux qui pourraient l'être.

face à cette déferlante dichotomique journalière bien entretenue (et orchestrée?) toute l’année sur ce forum, comme classification, discrimination, confusion, et xénophobie sur l’âge, dont le résultat est bien cette dichotomie des plus extrèmes voulant faire des personnes plus âgées des bètes de foire à éviter.
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Melocean, regarde un peu autour de toi, les âges respectifs des personnes dans les couples. Tu sais très bien qu'on a tendance à avoir plus de facilité à avoir des relations avec des personnes dont la différence d'âge dépasse rarement les 10 ans (grosso modo, c'est un ordre d'idée), pas que pour des raisons physiques d'ailleurs. Et cette même tendance se voit dans les relations amicales, mais encore une fois ce n'est qu'une tendance générale, pas une règle absolue.

Et oui, la moyenne d'âge ici est assez basse et passé 25-30ans il n'y a plus grand monde et c'est plus compliqué (pour les raisons que je viens d'évoquer) de se trouver quelqu'un.

Et au contraire de ce que tu avances, j'observe que dans les relations homos c'est plus facile d'observer des différences d'âge assez importantes entre les partenaires que les relations hétéros.
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On ne va pas se mentir... Quelle tranche d'âge s'habille en cuir majoritairement, quelle tranche d'âge incite la communauté à rejoindre leurs ideaux fetichistes ? C'est une réalité Monsieur et j'insiste sur le mot réalité car vous avez certainement du mal à accepter les faits. Les plus agés ont une aura perverse qui influence les jeunes, et qui propagent leurs valeurs, leurs conditions, leur mode d'emploie pour s'intégrer Made in "Grindr".

Ça facilite l'insertion des jeunes dira t-on mais fait profiter surtout les vieux qui se servent du sex-rencontre pour avoir ce qu'il n'ont pas. Voilà où cela les a mené finallement : La solitude
Moi je suis désolé mais ils ont fait des mauvais choix de vies, du sexe à tout va, qu'ils assument maintenant.
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Euh la Spowrun tous les anciens ne sont pas cuir et sado-maso! ta façon de généraliser est vraiment sans fondement et ridicule... j'ai connu des mecs plus jeunes que moi qui m'ont choqué par leurs souhaits et pratiques... les sensibilités quant aux pratiques se retrouvent dans toutes les générations sans avoir besoin de l'influence des anciens, tu te trompes totalement.
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Et au contraire de ce que tu avances, j'observe que dans les relations homos c'est plus facile d'observer des différences d'âge assez importantes entre les partenaires que les relations hétéros.

Bah justement je suis bien d’accord avec toi, je parle uniquement de ce qui se passe et de manière sournoise sur ce forum du matraquage au quotidien, et tout le long de l'année.

Et justement il y aurait certainement moins de solitude de tout âge, et des gens un peu plus heureux chaque jour avec le smile et la motive au visage, ou chacun trouve son bonheur et son moteur de vie, que tout ces gens enfermés dans des cases dans leur tête et malheureux au quotidien, où justement les fautifs de cette dichotomie, ensuite, reprochent aux gens de s’enfermer dans du cul virtuel addictif, en substitution de l’amour moteur de vie.........

Et parce que cette classification que l’on voudrait nous imposer ne fonctionne pas, car l’être humain n’est pas un clonage, mais une pluralité et diversité.

@Spowrun: Je ne te répond même pas, tu es tellement dans un autre monde, que tu n'en vois même pas sa principale constituante, la majorité des gens normaux et simples. Ceci est un réel fait, dont tu n'en a aucune conscience, obnubilé par une infime minorité certes dans un autre délire.
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Alors, un contre exemple peut-être ?
C'est certainement les mecs de 18 - 25 ans qui idolâtre les pratiques SM ? Les gosses de notre époques ils naissent avec le gêne SM en fait. Ils ont pioché ça nul part, ce sont fait influencé d'aucune manière, sont juste apparues à 18 ans à 25 ans avec cette envie soudaine, puisée dans leur inconscient ?
Sur les sites de rencontre c'est jamais les vieux mecs qui viennent parler incessablement en demandant des plans sexes, jamais eux, jamais leur faute à eux, jamais relou eux.
Simpliste, peut-être. Ceux qui mettent les idées dans la tête des jeunes c'est bien les vieux, ensuite evidemment les jeunes s'y mettent et il y une hétérogeinité des ages qui se forment avec ces pratiques de sexual consumers. Mais il y a un penchant vieillesse qui demeure majoritaire malgrès la baisse de testosterone, hélas..
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@Melocean : aucun site de rencontre ou forum n’est parfait, betolerant inclus. Il doit composer avec ses membres, qui se veulent sérieux, mais font ce qu’ils peuvent, là où ils en sont rendus dans leur cheminement. Je pense que tu es excessif du fait de tes expériences personnelles. Tu repères systématiquement ce qui, sur ce site, valide ta rancœur.

Les références à l’âge sont souvent amenés comme illustrations de la mentalité « supermarché », au même titre que d’autres critères, et ce dont parle spowrun dans son premier post, c’est l’illustration d’une recherche de plaisir poussée à l’extrême, sophistiquée, qui se développe chez certains en dehors souvent de tout romantisme. C’est une réalité et ce sont des homos expérimentés (donc plus âgés) qui initient des plus jeunes. Donc, tout en prenant garde de ne pas associer « personne mature » et ce genre de pratique, il est légitime d’en parler, de prévenir et de ne pas le nier.

Un jeune averti en vaut deux ;)
Donc, s’il faut le répéter, on le fait : même si on a plus de 40 ans, on peut être entouré de jeunes, sans que cela pose de souci particulier. Au point que l’âge ne soit plus qu’anecdotique pour chacun des membres du groupe d’amis. Donc, on peut être âgé de plus de 40 et ne pas être seul, entouré d’amis jeunes, comme cela semble être ton cas. Voilà, c’est dit :)


@spowrun : sur ton dernier post, attention à ne pas faire de généralités, quand tu écris : « les plus âgés ont une aura perverse qui influence les jeunes ».

De même ici :
« les vieux qui se servent du sex-rencontre pour avoir ce qu'il n'ont pas. Voilà où cela les a mené finallement : La solitude. Moi je suis désolé mais ils ont fait des mauvais choix de vies, du sexe à tout va, qu'ils assument maintenant. »

Les choses ne sont pas aussi simples comme expliqué plus haut. C’est facile de jeter la pierre aux « vieux ». Ils ont grandi à une période où le fait d’être homo était encore plus difficile et ils ont fait comme ils ont pu pour s’adapter, avec plus ou moins de réussite, plus ou moins d’addiction pour compenser leur solitude.Cela dit, c’est bien que tu mentionnes ce sujet, car il est de la liberté de chacun de ne pas répondre à ce genre de plan, y compris aux jeunes, mais garde-toi quand même de faire des généralités ;)

Une personne mature peut apporter beaucoup, par son expérience à un jeune :)
Et comme le souligne Melocean, en interaction avec les autres, on finit par ne plus voir la différence d'âge, la couleur de peau, l'orientation sexuelle, etc. On voit un autre être humain que l'on apprécie et avec qui l'on se sent bien.
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Suite à mes posts assez incisifs auprès de la communauté, je tiens à préciser les tons de nuance.
Les "vieux" je les respectent et je considère d'ailleurs ce mot comme un manque de respect, je dirais plutot les hommes matures pour quelqu'un que j'apprécie mais n'entretiens aucun respect envers les vieux SM.
Tout âges confondus toutes les pratiques sont également répandues. Je vise ceux qui "pilotent" la communauté c'est à dire les "formatés" comme a dit un participant précédement. Il n'empêche que j'ai la conviction que la moyenne d'âge des "formatés" est plus élevée que la moyenne d'âge de "ceux qui pourraient l'être". Voilà tout.
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Tout ca pour dire : Etre gay est une malédiction, une punition et un fardeau insuportable. A se demander ce que l'on a fait pour en arriver là des fois (décapitation de chatons, fraude électorale, détournement de pédalo).

J'aurai préféré être hétéro, j'aurai eu d'autres problèmes c'est certains, mais au moins la société telle qu'elle-est ne me peserai pas autant, pas plus que ce qu'est aujourd'hui la communauté gay avec ses défauts.
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out ca pour dire : Etre gay est une malédiction, une punition et un fardeau insuportable. A se demander ce que l'on a fait pour en arriver là des fois (décapitation de chatons, fraude électorale, détournement de pédalo).


Oui, je pense que tu as dû détourner un pédalo dans une vie antérieure, toi ! XD

Et tu n’as donc que ce que tu mérites ! haha
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@Melocean: Pètes un coup par la fenêtre, @Enneathusias et moi sommes en plein délire de second degré là. Je te sens déprimé sur les bords 😉
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haha oh mais tkt ce n’était juste que pour confirmer le second degré 😉

Et par ailleurs, finalement d’être bien d’accord sur le fait que ce qui arrive, n’est pas d’une punition divine 😉

Il y a seulement loi d’attraction dans le vide, comme partout dans l’univers, pour rassembler et créer, dont on peut parasiter facilement l’interaction, du moins lors de la phase d’amorce, par le mensonge, le subterfuge ou autres, et pour diverses raisons (jalousie, incompréhension, intolérance, idiotie, contrôle, etc)

Et dsl je n’ai pas eu le temps d’ouvrir la fenêtre 😂
haha oh mais tkt ce n’était
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La solitude n'est pas un malheur. Le problème c'est quand on est dépendant au point de ne pas supporter l'idée d'être seul. Beaucoup de gens se divertissent, vont sur internet, bâtissent des relations plus ou moins consistantes - uniquement dans le seul but de ne pas être mis face à la mort. Certains même se contentent du miroir pour se rassurer en se créant une image (narcissisme). Ils cultivent une fausse immortalité car au fond ils ont peur de mourir.

Nous respectons des règles et beaucoup ne font le bien qu'en respectant des règles ou les rites, car ils ont peur d'être ce qu'ils sont vraiment et car notre éducation viciée est ainsi faite, souvent sans vraie sensibilité pour ce qui nous entoure, sans harmonie et encore moins avec amour. J'aimerais de temps en temps qu'on fasse croire qu'on supprime les lois pour voir, pour détecter ceux qui prennent du plaisir à faire du mal ou n'est-ce qu'à rendre dépendant eux et les mettre à part, les mettre face à eux-mêmes, en isolement complet sans même un miroir à perpétuité. Et quant à ceux qui se rendent dépendants trop facilement, que ce soit à des activités, des objets, d'autres gens ou leur reflet sur un réseau social ou dans un miroir, il faut les aider à trouver la liberté.

Ceux qui cherchent l'amour activement, sont incapables d'aimer - et c'est là l'échec des relations dans la société contemporaine, où on peut de plus en plus facilement survivre seul, physiquement. Enfin plus précisément ceux qui cherchent, attendent de dépendre d'un autre, d'être reconnus, de recevoir - ou bien de donner et d'avoir la pensée de donner quelque chose, la sensation de donner pour s'apaiser et de faire dépendre l'autre d'eux. C'est aussi un moyen de se divertir face au vide, face à la mort - notamment avec les rapports sexuels où on se libère, où on peut donner et recevoir sans règles. Mais on oublie que ceux-ci sont impossibles seul, ce qui rend dépendant à la présence de l'autre - alors que fatalement on se retrouvera seul un jour ou l'autre.
Certains s'accrochent à l'image, à la photo, au contact virtuel. Je parle en connaissance de cause, j'ai eu cette sorte de dépendance.

C'est un grand danger que de craindre la solitude. Car face à la mort on est seul dans tous les cas. Et plus on est dépendant au monde matériel et plus cette mort sera difficile, car tout de ce monde échappe dans la mort.
Tout ce qui est jeunisme, fétichisme, etc, tout cela n'est qu'un détail inclus dans le divertissement face à la mort. On s'enferme dans une recherche du plaisir, dans une recherche de la fausse immortalité parfois jusqu'à la déviance sexuelle ou dans la drogue, ou en étant obsédé par son image ou par la richesse, ou encore plein de vices (addiction au smartphone, à la cigarette, etc). Mais c'est une stratégie perdante, car la mort nous rattrapera quoiqu'il arrive.
Depuis quelques temps des gens ont crié ni dieu, ni père, ni maître ... Très bien. Mais qu'ont-ils mis à la place? L'argent-roi, internet, les smartphones, la drogue, l'obsession de son image, l'obsession sexuelle, la morbidité et parfois même des loisirs consistant à vénérer l'humiliation (pornographie sale, pratiques fétichistes) ou encore l'image de la mort (violence de films ou de vidéos, jusqu'à la téléréalité, la politique spectacle, etc).
Evidemment je cite le pire. Mais même dans la normalité il y a cette peur de la mort très lourde. Un geek qui adore les jeux vidéos, un fan de séries qui ne peut se faire à l'idée d'arrêter un jour, toutes les petits habitudes (telle ou telle émission télévisée) tout cela est une stratégie d'évitement. Et chercher la compagnie l'est également ou même le simple confort sans hamais vouloir en sortir. Ou même juste se donner bonne conscience par une action humanitaire pour son image ou pour faire comme d'autres, ou pour rendre dépendant de soi le bonheur d'autres est aussi une stratégie d'évitement.
Tout cela constitue des illusions qui ne seront levées que dans la solitude.

Il faut apprendre à être seul face à la mort, face au vide que nous sommes. Nous ne sommes rien et nous ne méritons rien, et notre image, ce qu'on voit, ça n'est pas ce que nous sommes. La solitude est un faux problème. La peur de la solitude, c'est je crois surtout la peur de la mort - et paradoxalement de l'indépendance et de la liberté totale vis à vis du monde matériel.
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Ohlala mec t’as atteint un tel degré de morbidité, que c’est triste, tu ne vois même pas ceux qui cherchent une personne pour construire à deux, et pas de vivre dans l’auto-suffisance de soi-même. C’est un autre point de vue, radicalement différent du tiens, dont tu n’as pu le percevoir, trop perché dans la perception de toi-même à croire tout comprendre au dessus des autres (m’étonnerait pas que ce soit encore le retour de Maxime, c’est bien le style...)

Pour moi par exemple, l’amour et le couple sont synonymes de vie, de dynamique et de création, d’interaction et de synapses entre deux univers en mouvement pour créer, innover, apporter, etc, ainsi que de visiter, observer, découvrir, voyager partager la vie à deux, nos passions, se soutenir, progresser, s’élever mutuellement dans nos buts, et non dans la suffisance égocentrique (et bien souvent statique) de soi-même.

La mort tu ne peux l’éviter, certain meurent dès leur naissance, de maladie ou d’accident, d’autres à 5 ans, 10 ans, 15 ans, à 20 ans, et ce jusqu’à plus de 100 ans. C’est la mort et c’est la vie.

Donc inutile d’en faire une psychose dans sa vie, on peut mourrir demain, alors il suffit de vivre chaque jour comme si c’était le dernier, et de faire ce que l’on crée comme si on était éternel. En tout cas c’est ma philosophie.

Rien à voir avec l’amour qui est un partage, une dynamique de vie, une création interactive qui apportent ses fruits (professionnels, sociaux, enfants, créations, ou autres)

Vouloir se mettre en couple et de construire à deux est tout à fait normal, et ce n’est pas une tare d’être dépendant des gens que l’on aime (chéri(e), famille, ami(e)s), c’est quand on n’est plus dépendant de personne par détachement de la société, que l’on devient une tare.

Tu devrais combattre plutôt ta peur de l’amour...
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Chacun sa philosophie (du moment) alors. Mais "vivre chaque jour comme si c'était le dernier", pour moi c'est justement céder à l'angoisse de la mort en se divertissant le plus possible pour l'oublier avant qu'elle ne se pointe. Chacun son point de vue.

Après c'est une question de définition. Pour être plus clair, je dirais alors que sur les sites de rencontres, on ne cherche pas l'Amour mais uniquement la relation (pour se divertir face à l'angoisse de la solitude, donc de la mort). Bon je pourrais être moins brutal en distinguant plusieurs types d'amour mais ça serait trop long avec des mots.
L'Amour se suffit, et dans la solitude : on donne tout, on attend rien. Et au lieu de prendre on se contente d'être sensible et en harmonie avec tout ce qui nous entoure (à commencer par sa propre enveloppe physique - mais surtout ce qui est réel, en contact direct). Les amours, sont autre chose, dirais-je juste pour éclaircir un peu.
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Je suis nouveau sur ce site et en lisant ce post, j'avoue que je suis dépité. Il y a semble-t-il des réflexions intéressantes mais aussi des remarques sur les "vieux" qui sont très éxagérées et abusives et si elles venaient de jeunes ados je mettrait cela sur le dos de leur manque de maturité et l'apprentissage de la vie mais quand cela vient de gens de 20 ans et + je me dis qu'il y a un problème et qu'ils oublient un seul petit détail; c'est qu'eux aussi seront vieux un jour, en tout cas c'est tout le mal que je leur souhaite, une longue vie, mais profitez en bien car elle peut paraître longue mais en fait elle passe vite, très vite et en un clin d'oeil, on est vieux.
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Moi je voulais reagir suite aux applications (car je pense que ça joue bcp dans les modes de rencontres etc).

Les applications gays ont amplifié cette perception, de supermarché, de rdv pour des plans q, basé uniquement et simplement sur le physique et encore sur une simple photo ... Le fameux "salut ça va ? oui. Tu peux m'envoyer ta photo ?" ou encore les discussions de quelques jours qui finissent par un blocage soudain. La superficialité de l'image, du physique ont bien pris l'ascendant sur le fond, les sentiments ou encore les qualités de l'interlocuteur.

Mais je pense que les gays n'ont pas un role "passif" sur ces applications. C'est à nous de changer les codes par notre petite contribution. Combien de fois j'ai entendu "oh j'en ai marre de ces applications qui servent à rien", "je vais supprimer ces applications" pour finalement y revenir quelques semaines ou quelques jours apres ...

Esperant sans doute trouver la perle rare, trouver l'ame soeur ou meme juste un joli flirt et à qui peut-on en vouloir d'essayer par tous les moyens de trouver une once de bonheur
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Alpha49 BRAVO
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@Melocean: 🙃 J'ai adoré la photo au passage !
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Gentilmec, sur ce site et pour l’avoir constaté, beaucoup de jeunes apprécient discuter et parfois plus, avec des hommes matures de tous âges 💞 Pour certains jeunes, l’âge n’a pas d’importance, pour d’autres il est signe d’expérience. Qu’il soit pris en compte ou pas, si tu te distingues par ta maturité et tes connaissances, tu seras contacté. Sur ce forum, sur le T'chat, n’hésite pas à te manifester💓.
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J'avais lu cet article du Huffington post quand il était sorti et il m'avait marqué. Je trouve qu'il met le doigt sur des éléments de réflexion tout à fait intéressants. Il n'est pas très optimiste, ni très heureux à lire mais une fois digéré on peut quand même garder espoir.

Les concepts de placard et de stress minoritaire me semblent convaincants. Le placard est un traumatisme, vécu plus ou moins violement mais c'est un traumatisme qui forge les premiers pas de cette solitude. Longtemps nous vivons notre orientation seul, parfois même en l'ignorant nous même totalement ou partiellement. Porter seul un tel sentiment de "différence" à un âge où l'ego est encore puissant dans la construction de l'être n'est pas une mince affaire.

Vient le moment d'assumer et le traumatisme qui peut en résulter suivant son milieu (économique, culturel, religieux, politique etc...). Là encore l'individu n'est pas forcément prêt à subir la violence de cette étape. Il peut vite se retrouver dépassé par des réactions qu'il sous-estimait.

J'ai eu la chance d'être épargné par cette étape. Longtemps j'ai pensé que tout baignait dans le meilleur des monde, que c'était comme les hétéros et que ça n'allait pas infléchir sur ma vie. J'ai changé d'avis. J'ai changé de regard. L'article le notifie très bien mais même les gays les plus volontaires à garder une mode de vie "hétéronormé" se voient en vérité dévier de plus en plus vers un univers très homonormé. Et les raisons sont logique d'une certaine manière :
- Stress communautaire : Au moins entre lgbt j'ai pas cette fatigue
- Amis hétéros de moins en moins disponibles, de moins en moins incapable de répondre à nos problème.
- Changement des lieux de sortie du au changement de réseau.


Maintenant la question épineuse des sites de rencontre et des app. Nous y voila. Déjà il faut commencer par rappeler que le problème ce n'est pas tant la recherche du plan cul. Les hétéros utilisent tout autant les app pour chopper un coup d'un soir. Sauf qu'ils l'utilisent beaucoup moins quand ils cherchent une relation. Pas nous... Pourquoi ? Parce que c'est devenu un automatisme. Quand bien même on a un gros réseau lgbt, quand bien même on a plétor de profil compatible dans son réseau, à peine célibataire on fonce sur les app pour chercher ce que j'appelle "l'alien". J'ai l'impression qu'on a simplement oublié de regardé autour de soi avant d'aller voir plus loin. Mais je crois que c'est malheureusement une fatalité. On veut souvent préserver son réseau parce que ce sont des amis et il n'est socialement pas résonable de miner une bande de relations sentimentales. Nous demeurons malgré nous une minorité.
Cela dit je pense qu'on aurait intérêt à relever le nez de nos app pour regarder autour de nous. Vous savez ce pote gay qui accompagnait cet autre pote gay à une soirée et avec qui vous avec pas mal discuté. *oh wait, j'ai une notification hornet, je vous laisse, bisous*
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Le problème des applications, c'est simplement que dessus on va trouver une majorité de dépendants... aux applications et à leur image sur celles-ci. Avant de le devenir soi-même si on ne fait pas attention. Donc même la relation est de base mal partie (alors un amour n'en parlons pas).

Mais dans le réel aussi "le milieu" pose déjà problème. On va y voir des gens qui veulent facilement avoir une expérience charnelle et festive. Mais pas forcément quiconque qui aime vraiment, sans rien attendre. Bien sûr augmenter ses chances, tout le monde le fait (et l'infidélité des hommes avec c'est connu comme seconde nature dans la perpétuation de l'espèce chez les hétérosexuels). Mais pourquoi ne pas se contenter d'avoir des amis sans attendre qu'ils soient de la même orientation sexuelle? Après tout quel est le problème? On a pas forcément à échanger sur la vie intime - qui elle est souvent juste échappatoire à la solitude, une liberté face aux contraintes de la société, et un moyen d'oublier ses angoisses existentielles ; alors que des fois il est bon d'y faire face. Pour ne pas être déçu et retrouver la beauté du monde, des choses simples, il faut laisser la vie faire. Et faire sans penser ni se divertir pour oublier, sans avoir une idée de ce que devrait être l'avenir, apprécier ce qui est bien réel d'abord, y être sensible. Et c'est plus souvent là que l'amour surgit, quand on ne le cherchait pas.
Mais bon dire "il faut" n'est déjà pas très bon, et un peu moraliste. C'est à chacun de trouver dans son fort intérieur. Mais la condition générale c'est souvent de faire face à la solitude, à nos angoisses. Sans ça on ne progresse pas dans la recherche de la paix intérieure et la connaissance de soi.
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Melocean ,
"Vous nous faites chier sur ce forum en permanence, avec vos leçons de morale à chaque fois sur ce jeunisme (entre autres des autres leçons de morale), nouvelle attaque de classification, de discrimination, de confusion, et de xénophobie."

Ce que j’appelle jeunisme c’est idéaliser la jeunesse et exclure les vieux.

Je décris un fait, pas de quoi pousser des cris.
C’est avant tout traditionnellement une caractéristique masculine pour favoriser la fécondité féminine. Ce fut une caractéristique homosexuelle depuis la nuit des temps, sauf que les vieux étaient respectés et approchaient les jeunes, les relations intergénérationnelles étaient fréquentes. Maintenant on nous dit que vieillir c’est le mal, les aînés doivent faire tout leur possible pour paraître jeunes et séducteurs, jusqu’à ce qu’ils ne le puissent plus et soient exclus.
Les jeunes qui en souffrent déjà entre eux parlent de société de consommation, ils se sentent vieux à 25 ans. Et on peut trouver pire, j’ai lu des témoignages de mecs vivant à l’étranger qui ont peur de devenir trop vieux pour plaire dès 18 à 20 ans…

Le rappeler n’exclue pas les relations intergénérationnelles au contraire, à condition d’apprendre à vieillir ensemble comme le font les hétéros (bon je sais ils copient maintenant de plus en plus les gays mdr).

Un point reste pourtant délicat, et compensé de façon inadéquate.
Les ados gays ne pouvant souvent pas librement fleurter et faire progressivement leur apprentissage de la sexualité, ils cumulent souvent des années d’immaturité affective comparativement aux hétéros. C’est particulièrement vrai avant 15 ans, où ils accumulent les frustrations pendant que les hétéros se développent généralement normalement sous l’oeil amusé de leurs parents. Il n’est pas rare qu’un gay soit isolé homosexuellement à 18 voire 25 ans, toujours célib comme on dit.
Cette situation n’est pas pire que dans les pays orientaux qui séparent les filles et les mecs, et où les mecs ne voient que furtivement les yeux de braise des filles dans la fente de leur voile, de quoi alimenter tous les fantasmes et frustrations.
Et évidemment cette situation de frustration de l'adolescence perdue est compensée comme au bled par des interdits, des diabolisations, des risques juridiques, au lieu d’une éducation compensatoire des risques habituels liés aux différences d’âges. A tel point que que lorsqu’on s’aventure à rappeler le jeunisme des gays on est accusé de faire la morale.

Les gays ont assurément du mal à gérer le temps qui passe, mais ils n’en sont pas les seuls responsables.
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Chercher éternellement à plaire est la voie du malheur dans tous les cas. Peu importe l'âge ça ne sert à rien, ça ne produit rien à part de l'égo et des déceptions.
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Gaeyeregard :

Tu as raison, cet article a eu un impact retentissant dans la communauté homosexuelle, notamment parce qu’il met en relation rejet tacite (messages de la société), rejet réel (incivilités ou violences), rejet intériorisé, rejet reproduit auprès d’autres gays et solitude.

Lindos rappelle que pour les ados homos, le « placard » retarde souvent le développement affectif, amoureux et sexuel, par rapport à leurs congénères hétéros.

Ce que rappelle l’étude de Michaël Hobbes, c’est qu’en plus, le « placard » développe le sentiment d’être rejeté, exclu du groupe, dans des degrés variables selon les ados. A mon avis, ce rejet peut-être préexistant dans la relation au père, mais il est amplifié par la relation à la société. On a souvent l’impression justifiée que nos sentiments ne sont pas validés par le groupe et que l’on ne peut être librement soi-même. Beaucoup d’entre nous avons développé à cette période un faux-self (Winnicott, 1975) pour survivre socialement.

En décrivant le concept de stress minoritaire, Michaël Hobbes, citant le psychiatre Alex Keuroghlian, explique que les homosexuels sont conditionnés à anticiper le rejet. Même sortis du placard, ce dernier continue à les suivre insidieusement dans leurs relations. D’une part parce que le placard les a marqué à l’époque critique de l’enfance ou/et de l’adolescence et d’autre part, car dans le milieu professionnel et la vie quotidienne, on finit par se demander si les comportements des autres sont inspirés de leur connaissance de notre homosexualité.

Depuis l’enfance ou l’adolescence, beaucoup d’entre nous souffrons d’une exposition constante au stress et nous présentons des symptômes qui s’apparentent à ceux du stress post-traumatique :

«Pour les hommes gais, le traumatisme provient d'une exposition constante au stress», explique William Elder, un chercheur et psychologue en traumatismes sexuels. «Lorsque vous vivez un traumatisme, vous aurez le genre de trouble de stress post-traumatique qui se guérit avec 4 à six mois de thérapie. Mais lorsqu'il est dû à des années et des années d'exposition à de petits facteurs de stress — des petites choses qui vous font constamment vous demander "est-ce que c'est à cause de ma sexualité?" — ça peut être encore pire.»

Et lorsque l’on se tourne vers la communauté des homosexuels, on peut expérimenter aussi un rejet. Peut-être est-ce dû à une idéalisation masculine générale et du lien particulier que l’on avait avec notre père ? Un père inaccessible, distant ou dangereux qui nous a fait idéaliser la masculinité en nous tournant vers les modèles parfaits valorisés par la société…plutôt qu’un être de chair et de sang avec ses qualités et ses défauts, mais présent pour nous.

Quelles que soient les explications, nous avons tendance à reproduire à l’âge adulte, les stratégies de l’enfance et de l’adolescence pour gérer le stress minoritaire : évitements (qui dans ses extrêmes peut prendre la forme d’une addiction aux plaisirs ou même d’une phobie sociale) ou, plus rarement, affrontements qui tous deux conduisent souvent à la solitude. La solution adulte serait de cesser de faire de notre homosexualité une identité pour la vivre au mieux, afin de ne pas offrir le flanc aux attaques plus ou moins subtiles des ignorants. Si quelqu’un critique une facette de nous-mêmes à laquelle nous ne sommes pas identifiés, il ne peut nous faire de mal. Après, le reste est affaire de lois et en France, nous sommes protégés.
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La solitude ne touche malheureusement pas que les gays, mais toute notre société occidentale. Peut importe l'age, le sexe, l'orientation.
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Oui mais les autres on s'en fout ah ah ^^


Je suis assez d'accord que le stress pendant de nombreuses années d'adolescence ne se répare pas rapidement. Mes observations de forumeur attentif me font penser qu'il faut souvent des années pour que les gens se réparent. D'autant qu'ils font rarement appel à un psy, surtout s'ils sont encore jeunes et s'ils ne sont jamais pris en flagrant déli de tentative de suicide (beaucoup de quasi TS passent inaperçues et ne laissent de trace que sur les reseaux sociaux).

Et ils en gardent visiblement souvent des cicatrices en terme d'anxiété et fragilité aux déprimes.
Cela peut en effet provoquer des addictions, au sexe mais aussi à plein d'autres trucs, conduire aux prises de risques, etc.
Y compris des problèmes physiques car le corps humain n'est pas optimisé pour gérer des alertes permanentes.

Très souvent les gays développent des stratégies de dissimulation de ce stress, par exemple on se comportant de façon extravertie (puis déprimant dès qu'ils se retrouvent seuls), ou pratiquant le cynisme verbal, la provocation vestimentaire, jouant les grandes folles, la drague permanente par le regard appuyé ou qui deshabille les mecs, etc.

Mais heureusement pour eux, et malheureusement pour les homophobes, ils survivent et s'adaptent.
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Bonjour !
J'ai lu les différents débats, c'est un sujet que je trouve intéréssant...
Personnelement, je pense que ce qui a un impact pour les gays, c'est surtout les applications et certains sites de rencontres basés sur l'image uniquement, et en effet, on est comme des produits sur ces sites là. Il y a quelques temps, j'y passais un temps fou, dans l'attente d'une conversation intéressante, de plaire à quelqu'un, mais comme je recherchais quelque chose de sérieux, j'ai souvent été déçu et ma solitude après coup s'en trouvait accentuée. donc ce type de déprime touche en particulier les gays je pense.
Puis en terme de probabilité, un gay a moins de chance qu'un hétéro d'être en couple, juste d'un point de vue statistique donc j'ai eu aussi une période ou quelques amis avaient trouvé une copine, donc ils avaient moins de temps disponibles pour me voir, au début ça crée de la solitude, même si avec le temps on s'y fait.
Après pour ce qui est du stress, j'ai remarqué que j'étais très peu stressé sur le plan professionnel ou des études (d'ailleurs quand je le suis c'est hyper stimulant et je me sens boosté) alors que je suis très stressé par des choses comme ma santé (je suis un peu hypocondriaque), s'il arrive du mal à ma famille ou mes amis etc... Après est ce lié à mon homosexualité ?... Je ne pense pas, même si l'article du huffington post cité plus haut semble dire le contraire..
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Modérateur
Après pour ce qui est du stress, j'ai remarqué que j'étais très peu stressé sur le plan professionnel ou des études (d'ailleurs quand je le suis c'est hyper stimulant et je me sens boosté) alors que je suis très stressé par des choses comme ma santé (je suis un peu hypocondriaque), s'il arrive du mal à ma famille ou mes amis etc... Après est ce lié à mon homosexualité ?... Je ne pense pas, même si l'article du huffington post cité plus haut semble dire le contraire..


L'article dit surtout que l'homosexualité (comme toute forme de minorité) est vecteur un stress en soi. En gros, on s'inquièterait constamment en "arrière plan" qu'on nous reproche une action ou une parole du fait de notre orientation. Comme une femme pourrait se dire "si je conteste on va penser que je suis hystérique" ou un chômeur "si je dis que je suis fatigué, va-t-on me traiter de feignant ?" etc... En gros on a toujours peur qu'on nous renvoie à notre sexualité, et ça peut être épuisant. D'où le fait qu'on finisse parfois par fuir la "majorité".
=> Je cite l'article : "Le concept utilisé par les chercheurs pour décrire ce phénomène est celui du «stress minoritaire». Dans sa forme la plus directe, le concept est très simple: être membre d'un groupe marginalisé requiert beaucoup d'efforts. Lorsque vous êtes la seule femme dans une réunion d'affaires ou le seul homme noir dans votre dortoir à l'université, vous pensez différemment des membres de la majorité. Si vous tenez tête à votre patron, ou que vous auriez dû lui tenir tête, est-ce que vous êtes victime des stéréotypes féminins en milieu de travail? Si vous n'obtenez pas une note parfaite lors d'un examen, est-ce que les gens vont attribuer cela à votre couleur de peau? Même si vous n'êtes pas stigmatisés ouvertement, penser constamment à ces possibilités devient usant, à la longue."
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Veluma, oui tu as raison, la solitude peut toucher tout le monde et elle est corrélée à ce mouvement d’individualisme, du chacun pour soi et de la de consommation à outrance qui marque notre époque. Il y a une insatisfaction diffuse, une soif de sens et d’appartenance, un manque qui pousse à des excès consuméristes nous éloignant paradoxalement davantage les uns des autres, dans un cercle vicieux. Toutefois, comme écrit précédemment, ce qui caractérise l’insatisfaction de nombreux gays (et lesbiennes), c’est l’intériorisation du rejet social qui rend notre communauté particulièrement touchée par ce mouvement général d’individualisme et donc par la solitude. Les lesbiennes peuvent aussi subir la solitude, une forme d’ostracisme, mais les gays souffrent un degré de plus du poids de l’image masculine : la pression sur les comportements identitaires est plus forte sur les hommes, le sentiment de rejet aussi et donc potentiellement la solitude.

Mais heureusement pour [les homos], et malheureusement pour les homophobes, ils survivent et s'adaptent.


Lindos, oui on survit, tant bien que mal. Tout dépend des ressources psychiques et matérielles de chacun, de son entourage immédiat, etc. On est assez inégaux sur cette problématique commune, je trouve.

Akudo a écrit :

Après pour ce qui est du stress, j'ai remarqué que j'étais très peu stressé sur le plan professionnel ou des études (d'ailleurs quand je le suis c'est hyper stimulant et je me sens boosté) alors que je suis très stressé par des choses comme ma santé (je suis un peu hypocondriaque), s'il arrive du mal à ma famille ou mes amis etc... Après est ce lié à mon homosexualité ?... Je ne pense pas, même si l'article du huffington post cité plus haut semble dire le contraire..


L’article évoque une fragilisation particulière des gays dans la gestion du stress, en raison d’une blessure de rejet intériorisée, mais peut-être faudrait-il rajouter que pour ceux qui souffrent avant tout d’une blessure d’abandon ou de trahison, le défi d’une vie sociale homosexuelle est reçu un peu différemment, par une stratégie active de contrôle et de confrontation (théorisée par Lise Bourbeau) et non d’évitement ou de rigidité.
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