Comment s'ouvrir aux gens ?

Anonyme

Salut,

C'est encore difficile d'en parler mais je vais faire de mon mieux.

Voilà depuis de nombreuse année je suis dans ce que je crois être dans une forme de déni par rapport à mon homosexualité,

je suis toujours rester dans en retrait par peur que ma "véritable identité" soit dévoilé.

Ce déni à été accompagné de tout plein de chose négative.

Cela va faire 2 ans environ que je commence à peine à comprendre qui je suis vraiment,

tant qu'il s'agit de jouer la carte de l'homophobe j'arrive à vivre comme monsieur tout le monde (c'est assez réducteur j'avoue),

mais du moment où il s'agit de vivre de façon réelle, je me retrouve face à un mur ... totalement désemparé ...

Même s'il y a déjà eu des gens avec qui j'aurais aimer faire connaissance.

Voilà, avez vu déjà vecu ce genre de choses ? Si oui, comment avez vous suremonter tout ça ?

Merci d'avance pour vos réponse.

avatar contributeur de Toto81
Toto81
- modifié par Toto81 le 01/05/2021 - 05:16:24

Hello cher anonyme

Je vais essayé de parler de moi, on va dire que je suis passé aussi par ces étapes. Souvent on me disait que j'étais un grand sensible ce qui est vrai, même si j'arrive mieux à le controler.

Puis après c'est se donner du temps, c'est se dire te sens tu hétéro au fond de toi? Moi c'est plus vers la faculté que j'ai compris que non. Homo non plus, à un moment j'ai longtemps passé à la bisexualité, même si récemment j'ai compris que j'étais pansexuelle.

Je reste très respectueux des transgenres même si pour moi j'ai du mal à le concevoir (j'ai un cerveau très chelou je le reconnais). Aujourd hui j y arrive.Ensuite tente d'y aller étape par étape.

Tout d'abord, je pense qu'il faut faire un propre cheminement, prendre le temps de discuter avec les personnes échanger surtout, je pense c'est très important l'échange.

Comme dirait mon amie qui m'a poussé à la réflexion sur ma sexualité: l'identité sexuelle n'a pas d'importance tant que ce sont 2 personnes qui s'aiment.

Au plaisir si tu veux discuter en MP.

Ancien membre

"l'identité sexuelle n'a pas d'importance tant que ce sont 2 personnes qui s'aiment."

Exactement dac av toto81 du conseil d son amie..

Ancien membre

Hello,

le « problème », c’est que le concept de « monsieur tout le monde » n’existe pas vraiment.

Dans toute société, dans tout groupe ou toute « communauté » quelle qu’ils soient, s’exercent des normes. C’est le principe même de la dynamique de groupe (une société est elle aussi un groupe). Chaque membre du groupe doit se conformer aux normes qui s’imposent dans ce groupe, au risque sinon d’être ignoré, exclu ou rejeté. Et ce, dès l’instant où nous faisons l’apprentissage des relations sociales ; autrement dit dès la petite enfance. Même une famille constitue, d’un point de vue psychosocial, un groupe. Avec tous les jeux de pression normative qui peuvent parfois s’y exercer.

Dans une société c’est très exactement la même chose. Les individus qui en font partie s’identifient et se sentent intégrés à ce vaste groupe pour autant qu’ils en respectent les normes et les codes sociaux. Dans le cas contraire ils sont plus ou moins marginalisés où se marginalisent d’eux-mêmes.

Pa exemple, une société telle que la nôtre a pour norme l’hétérosexualité, compte tenu de son héritage catholique notamment. Donc tout ce qui n’est pas hétéro n’est pas normal ou du moins constitue une catégorie à part de personnes ; un sous groupe d’une certaine façon. Si on va plus loin, cette même société se structure autour de sous-groupes : selon l’orientation sexuelle et amoureuse, selon la confession religieuse, les affinités politiques, les catégories sociales et socioprofessionnelles, les régions, la couleur de peau, etc, etc.

La problématique du fonctionnement psychosocial de groupe, c’est que lorsque nous nous définissons comme appartenant à tel ou tel autre groupe, inconsciemment les personnes d’autres groupes deviennent pour nous « différentes ». Et il en est de même pour nous vis à vis des autres. Ainsi, si on est catholique on n’est pas bouddhiste, si on est noir on n’est pas blanc, si on est dans la classe supérieure on n’est pas dans la classe ouvrière, si on est homo on n’est pas hétéro, si on est de droite on n’est pas de gauche.

Ce qui d’un certain point de vue est vrai, bien sûr.

Mais ces différences sont parfois plus abordées comme des comparaisons normatives, provoquant des conflits, parfois même du rejet et de la violence, que comme des différences méritant d’être respectées. Au sens où ces « différences » provoquent chez certains le besoin où la nécessité de classer les gens dans des catégories.

Pour autant, il demeure malgré tout quelque chose qui transcende tous ces clivages et toutes ces catégorisations : ce qui nous est communs à tous.

Et ce qui nous est commun, c’est que nous sommes toutes et tous des êtres humains.

Lorsqu’on se conçoit non plus comme un individu appartenant à telle ou telle autre catégorie mais comme un être humain au sens large, là on trouve vraiment sa place en ce monde.

Comme tu l’auras peut-être remarqué, ce qui ressort dans ton message initial place une chose très précise au centre de ton questionnement : le regard des autres, le fait que tu te découvres différent de la norme qui s’exerce dans ton entourage relationnel et social. Et comment combiner cette différence pour à la fois la faire librement tienne sans pour autant être exclu par les autres.

Tu sais, les catégorisations sont de nature strictement subjectives ou s’attachent parfois à des apparences qui ne devraient pas faire l’objet de comparaisons : en quoi le fait d’avoir la peau noire ou les yeux bridés fait de quelqu’un une personne différente ? La norme ne serait-elle pas d’ailleurs totalement inversée si nous étions en Afrique ou en Chine ?

Ce que je veux dire à travers tout ça, c’est que tout groupe (donc toute société et sous-groupes qui la composent) exerce sur ses membres une pression à la conformité : il faut être dans les normes du groupe auquel on appartient, au risque sinon d’en être exclu. Ce qui soulève beaucoup de questionnements et de difficultés quand on se découvre différent du groupe auquel on pense appartenir...

Pour autant, ton orientation sentimentale et sexuelle définit-elle la personne que tu es ? Non, pas plus que la couleur de tes cheveux, la pointure de tes chaussures, tes goûts musicaux ou vestimentaires. En quoi le fait d’aimer un garçon serait différent d’aimer une fille ? Les sentiments ne seraient pas de même nature ? Les fondements de la sexualité ne seraient pas les mêmes eux non plus ?

Bien sûr que si...

Ce sont les autres qui nous jugent différents (sans exclure que c'est parfois nous aussi qui nous focalisons beaucoup sur cette différence), et ce sont principalement les conséquences de ce jugement qui nous rendent la tâche difficile.

Difficile car, comme tout un chacun, nous avons besoin de l’attention et de la reconnaissance de l’autre, nous avons besoin de nous sentir appartenir à telle ou telle autre communauté (de personnes, de valeurs,...), nous avons besoin de nous sentir acceptés, respectés et aimés tels que nous sommes. Et puis nous avons besoin de temps pour nous construire, nous aussi. A ceci près que si la construction de soi est un cheminement déjà complexe quand on est « dans la norme », c’est encore plus laborieux quand on est différent.

Il faut du temps et de la patience pour s’accepter tels que nous sommes, pour se construire et tracer les paysages de sa vie. Mais les choses se feront, garde confiance...

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