Les LGBTi: Le sel de la Terre? Pourquoi les gays ?

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Ratybi
Homme de 24 ans
Nice
Ce sujet est un débat, échangez et partagez dans la bonne humeur

Salut à tous ! 

C'est le premier sujet que je lance (c'est ma première participation au forum d'ailleurs), soyez donc indulgents :$

Voici mon code couleur :

Partie importante.
Question initiale du sujet.
Résumé. Pas besoin de le lire si vous avez regardé la vidéo sinon vous pouvez lire que la partie en gras soulignée ça suffit pour comprendre
Partie pas importante. 

Je sais pas si vous connaissez les conférences Ted et TedX. Ce sont des conférences dont le slogan est "Ideas worths spreading" comprenez des "idées qui valent la peine d'être diffusées". Elles traitent en général de sujets de société, d'avancées technologiques, d'anecdotes sociétales ou tout simplement d' "idées qui valent la peine d'être diffusées". 

L'autre jour au détour de mes errances sur la toile et cette fois-ci plus particulièrement sur Youtube, je suis tombé sur cette vidéo :
 
https://www.youtube.com/watch?v=4Khn_z9FPmU&list=PLc5C0wffEN3pyYg-mMUcMFE6foVfHkXKI


https://www.youtube.com/watch?v=4Khn_z9FPmU




Pour ceux qui ne parlent pas anglais ou ont la flemme de regarder la vidéo, voici un résumé :

Le conférencier, docteur en cardiologie, commence par raconter le coming out de son fils aînée et la réponse de sa femme et lui "nous aimerons qui tu aimeras". Le conférencier admet que sa femme et lui ont tout de même pris peur quant au fait que leur fils ne soit pas en sécurité du fait de sa différence et qu'il ne pourra pas procréer de manière "classique" (*ce qui est un peu discutable au passage).  Face à son "ignorance" innocente de la chose et étant de nature scientifique il s'est intéressé à l'homosexualité de manière scientifique/biologique, social et évolutionniste (Darwin et compagnie !). 

Un point qui retenait son attention était pourquoi les LGBTi survivent (*et survivaient dans les sociétés primitives) et la "nature" en produit toujours (et cela pas que chez les hommes) alors qu'ils sont moins "productifs" sur le plan de la procréation. (Il cite d'ailleurs le fait que les gays ont 80% moins d'enfant que les hétéros *proportionnellement je suppose.) 

Suivant les théories évolutionnistes les LGBTi étaient donc voués à l'insticntion et pourtant on  trouve des LGBTi dans toutes les sociétés. C'est un paradoxe vis à vis de l'origine génétique de l'homosexualité. Un jour en observant son fils et la manière dont à quel point il était sociable l'idée lui ai venu que l'homosexualité n'est pas une question de relations intimes (sexuelles) mais une question de survie, la survie des familles. L'homme est un animal sociable et pas seulement au regard de la survie physique mais aussi de la survie psychologique, mentale et émotionnelle de chaque individu et du groupe. Nous ne sommes pas uniquement des animaux qui sociabilisent seulement pour combattre dans le but de survivre/exister mais pour se câliner (se blottir/réconforter) pour survivre/exister. ("It's not just [...] killer struggle for existence, it's a snuggle for existence").

De notre capacité à aimer et à rester unis dépend notre survie. Le conférencier avance alors la thèse que l'homosexualité (*et certainement par extension la LGBTité) est de l'altruisme génétiquement programmé. Les LGBTi sont naturellement conçus pour aider les hétéros à être gentils les uns envers les autres selon les propos d'Ellen DeGeneres (star lesbienne américaine). De plus d'après Edward Osborne Wilson, certainement l'un des meilleurs sociobiologistes depuis Darwin, les homosexuelles (*LGBTi par extension) l'homosexualité avantage un groupe au travers de talents spécialisés et des qualités/traits de personnalité inhabituels. Une société qui condamne l'homosexualités se fait par conséquent du mal à elle-même. 

Par ailleurs des études scientifiques tendent à prouver que les personnes appartenant à des minorités sexuelles ont une intelligence émotionnelle très forte. Il présente aussi des statistiques de tests, notamment de Q.I.. Les tests montrent aussi que les homosexuelles tendent plus à exprimer de la compassion que de l'hostilité face à une situation donnée. Il fait ensuite deux blagues : si Michel-Ange avait été hétéro il aurait sûrement juste posé du papier peint dans la chapelle Sixtine; le compositeur Sam Austin a écrit l'homosexualité est une manière que Dieu a de nous dire que les vraies personnes chanceuses/talentueuses n'ont pas à porter le fardeau d'avoir des enfants. 

 Il dit ensuite que si tous les hommes étaient gays ce serait problématique mais si tous les hommes étaient des guerriers, nous serions constamment en guerre. (*et là il oppose les gays aux guerriers et peut-être par extension à la virilité ? Qu'en pensez vous ? Une des limites de son raisonnement ?) Les gays sont aussi là pour lier émotionnellement les groupes. 
 Il définit alors l'épigénétique. L'ADN est un code et l'épigénétique est une lecture et une interprétation de ce code donnée qui va donner une caractéristique d'un individu possible parmi tant d'autres. Un seul code ADN peut donner deux caractéristiques différentes selon la traduction/interprétation que l’épigénétique aura "choisit" de faire. 

Les fourmis autres animaux très sociables ont toutes le même code ADN dans une fourmilière excepté la reine. Pourtant certaines sont des ouvrières d'autres des soldates. La différenciation des fourmis est dû au marquage épigénétique que la reine pose sur ses œufs selon les besoins de la fourmilière. Ainsi selon que la fourmilière est attaquée ou affamée elle place un marquage épigénétique différent pour qu'à partir d'un même ADN il y ait soit une guerrière soit une récolteuse et cela pour la survie de la colonie. 

Il est donc possible que n'importe qui ait des gènes "gays" dans son ADN et soit hétéro (ou gay). Suivant cette logique, en appliquant ce principe d'épigénétique l'université de Los Angeles a pu prédire avec 70% de véracité qui était gay dans un groupe d'hommes en analysant uniquement leurs gènes et leur épigénétique. Et par analogie avec les fourmis cela prouve que si le système immunitaire de nos mères (*en supposant la théorie vraie) a imposé à notre épigénétique de nous faire gays, c'est pour une raison. Il affirme que pour un homme la probabilité d'être gay augmente avec le nombre de fœtus mâles qui ont habités l'utérus de sa mère. Cela est selon lui pour éviter qu'il y est trop de petits enfants à nourrir par la mère qui sera alors grand-mère et aussi pour éviter que les garçons en surnombre s’entre-tuent pour avoir une femme.  L'homosexualité était donc la solution que la nature avait pour limiter/contrôler les naissances bien avant la pilule.(*Sommes nous réellement que ça ? Une pilule naturelle ? =) ) . 

Il existe aussi sur le chromosome X une gène responsable de "l'amour des hommes" (amour masculin) qui lorsqu'il est présent chez les femmes provoque l'envie d'avoir une famille nombreuse et lorsqu'il est présent chez un homme provoquerait l'homosexualité mais aussi une envie chez cet homme de favoriser l'unité d'un groupe et ainsi augmenter ses chances de survie. 

Son étude se base principalement sur les hommes gays mais il ne doute pas qu'il y ait des analogies pour les lesbiennes et autres minorité sexuelles LGBTi. Néanmoins son fils gay est l’aîné de la fratrie et donc le premier fœtus mâle à avoir habité l'utérus de sa femme. Pour son fils il favorise alors la thèse du stresse prénatale chez la mère qui est une cause souvent évoquée pour "justifier" l'homosexualité d'un enfant et qui se base sur des statistiques. En effet lorsque sa femme était enceinte de son fils gay Jimmy, elle développa un cancer dans l'estomac, fut opérée et subi des séances de chimiothérapie, causant ainsi un fort stress en elle. Telle une reine fourmi les mères stressées donnent naissance à des gays comme pour dire, "j'ai besoin d'un gentil enfant, intelligent émotionnellement car la famille en a besoin pour sa survie". Il a la conviction que Jimmy est né gay et se souvient que petit il avait dit à sa mère : "quand je serai grand je veux épouser papa". (*Les Œdipe des LGBTi sont-ils nécessairement envers le parent du même sexe ? J'avais l'impression que le mien était sur ma mère. Et vous, vous souvenez-vous de votre Œdipe ?) Il se rend compte aussi que son fils Jimmy agit comme une glue pour sa famille et est toujours là pour soutenir son petit frère et ses petites sœurs, confirmant ainsi sa théorie.

Enfin il finit en rappelant les pays où l'homosexualité est encore punie de mort ou d'emprisonnement tout en citant Oscar Wilde, écrivain irlandais emprisonné à cause de son homosexualité, : " Pardonne toujours à tes ennemies, rien ne les embête plus." En rappelant les chiffres de suicides chez les gays. En rappelant qu'il ne s'agit pas de pratiques sexuelles mais d'amour et que l'homosexualité est un don à l'humanité. 


Les points que j'aimerai discuter avec vous à la suite du visionnage de cette vidéo sont : 

D'après vous à quoi servent les LGBTi ? Doit-on servir à quelque chose ? Sommes-nous le sel de la terre ? (désolé pour la référence biblique) Vous êtes déjà posé la question ? Sommes-nous réellement "voulus" par la nature ou juste des accidents ? N'est-ce pas un peu narcissique ou orgueilleux ou trop ambitieux de se prétendre les sauveurs des familles ou des sociétés ?

Bien que ses recherches soient appréciables et respectables, le point de vue du conférencier : le gay émotionnellement sur-développé, l'opposition qu'il fait du gay et du guerrier ou le décrivant comme un allié de la mère à l'écoute de la famille un peu féminisé, cette vision n'est elle pas un peu clichée ? Dès lors, quelle crédibilité peut-on donner à tout son raisonnement si celui-ci se base sur des clichés ou des a priori ? Vous reconnaissez-vous dans sa description du LGBTi ? (c'est à dire émotionnellement plus développé, à l'écoute des autres, avec des traits propre au genre opposé ?) 

Enfin vous souvenez-vous de votre Œdipe ? Était-ce sur votre parent de sexe opposé ou du même sexe ? 

Si cette vidéo vous a évoqué quoi que ce soit d'autre, notamment des questions n'hésitez pas à vous exprimer librement. 


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Ratybi
Homme de 24 ans
Nice
Citation de Edrazel : Voici un topic qui avait déjà été crée sur la même vidéo : https://betolerant.fr/forum/9719/etre-gay-une-benediction Juste pour info, comme ça tu auras les avis de ceux qui ne répondront peut-être pas ici.


Ah mince ! J'avais pas vu. C'est vrai que vous aviez déjà fait un peu le tour de la question... Est ce que tu penses que je devrai supprimer mon sujet et mettre mes questions sur celui existant déjà ? 

photo de l'auteur ratybi
Ratybi
Homme de 24 ans
Nice
Citation de Edrazel : C'est toujours bien que tu le laisses puisque tu fais la traduction de la vidéo en français, ce qui posait problème à des personnes qui ne parlaient pas anglais  sur l'autre topic.


Ok, c'est vrai que j'y ai passé au moins une bonne heur haha =) 

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Kattarsis
Homme de 29 ans
Strasbourg

66 remerciements
Tu peux le laisser en effet, il complète le sujet précédent grâce à la traduction ;-) 

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Wow. C'est quand même assez tiré par les cheveux.
Si la sélection naturelle n'a pas éliminé la trisomie 21, pourquoi aurait-elle nécessairement dû éliminer l'homosexualité ? Pourquoi chercher forcément un avantage sélectif à l'homosexualité ?
Je vois surtout dans cette vidéo une forme de déni de la part d'un père qui souffre peut-être de l'homosexualité de son fils.

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Ratybi
Homme de 24 ans
Nice
La science cherche en général à justifier la nature, même lorsqu'il s'agit "d'accident" car beaucoup croient que la nature est cruelle mais bien faite. 

La trisomie 21 augmente avec l'âge de la mère passant de 0,07% chez les femmes de 20 ans à 1% chez les femmes de plus de 40 ans, comme une sorte de défaillance dans la production d'ovules à 'approche de la ménopause. Ceci étant dit peut-être qu'il y a une raison social ou biologique à la trisomie. (C'est triste et un peu limite ce que je viens d'écrire mais qui sait...)  

Néanmoins je comprends ton point de vue et c'est vrai que ça peut paraître tirer par les cheveux. Mais que penses-tu de l'analogie épigénétique avec les fourmis ? Penses-tu que la nature est bien faite et que les choses arrivent pour une raison ? Si oui dans ce cas quelle serait la raison de la création de minorités sexuelles tout LGBTi confondu ? Serait-ce uniquement pour que certains enfants souffrent et que certains adultes soient les bouc-émissaire de certain fanatique religieux ou de sociétés toutes entières ? 

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Je pense que l'homosexualité est une anomalie biologique, dont l'origine génétique me paraît peu probable, je pencherais davantage pour une origine mixte épigénétique et sociale.
Mais ce ne sont que des suppositions personnelles.

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Littlephenix
Non binaire de 33 ans
Dourdan

6 remerciements
Déjà ça présupose qu'il y a des gens LGBTQi et d'autres non, ce qui reste à prouver (est ce que cette classification n'est pas que culturelle). Et ça suppose qu'il y a un gène "gay"...

Deux présupposés plus que douteux pour pouvoir commencer un raisonnement sur la sélection naturelle.

Sinon, comment ça se fait qu'il y a encore des pauvres, pourtant ils ont une moins bonne espérance de vie que les riches, ils auraient dut disparaître... 

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Littlephenix
Non binaire de 33 ans
Dourdan

6 remerciements
Comment tu appliques ce genre de théories bancales aux sociétés où l'homosexualité côtoie l'hétérosexualité dans toute la population ? Pour moi on projette nos injonctions culturelles dans des théories scabreuses qui essayent d'y donner un sens...

Ptit jeu à faire quand il s'agit de goût sexuel, c'est remplacer par de la nourriture. Est ce que aimer le poisson c'est génétique ? Comment ça se fait que tout le monde n'aime pas le poisson alors qu'il serait meilleur pour la santé que la viande ? Les mangeurs de viande en fait sont bons, ils aident les gens qui mangent du poisson... Est ce qu'on peut vraiment aimer à la fois le poisson et la viande ? est ce que ceux qui prétendent ça ne seraient pas juste des gens qui aiment que la viande mais qui le rejettent ? Ça paraît scabreux... Juste on met une importance tellement grande à nos goût sexuel et on divise en deux groupes qu'on a l'impression que c'est vraiment quelque chose de tangible. Enfin c'est mon avis.

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Ratybi
Homme de 24 ans
Nice
C'est pas faux il faut déjà supposé que l'homosexualité est génétique. Mais du coup comment considères tu les travaux de la University of California in Los Angeles qui arrive à discriminé une minorité qui représente environ 10% de la population (peut-être un peu plus à Los Angeles) avec 70% de chance en regardant uniquement les gènes. (70% prouve que le modèle est perfectible mais certainement en amélioration). 

J'ai longtemps cru que l'homosexualité était un choix profond et difficile à modifier mais un choix. Aujourd'hui je pense pas que c'est un choix... Mais si ce n'est pas un choix ni de la génétique qu'est-ce que c'est ? 

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WeDoNotSow
Homme de 26 ans
Nantes

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Je suis d'accord avec Regensis sur le fait que l'homosexualité n'ait pas à être éliminée par la sélection naturelle (pourtant, je ne sais pas si, d'un point de vue évolutionnaire, la comparaison avec la trisomie est correcte, vu que les origines sont différentes et aussi la façon dont elles agissent sur la reproduction et la survie). Pour moi aussi, elle est beaucoup moins génétique qu'environnementale. Les biologistes évolutionnaires ont pris l'habitude de chercher les apports, les aspects positifs et négatifs des traits biologiques pour finalement expliquer leur favorisation ou non. Ce n'est pas toujours gagné. L'homosexualité n'a pas à servir à quelque chose pour survivre. 
Aussi, l'idée que l'homosexualité soit un frein de la Nature pour la surpopulation ne tient pas pour moi. Si c'était le cas, la Nature aurait découvert un moyen semblable pour les bactéries dans les milieux eutrophisés. Ceci pour dire que notre évolution est beaucoup plus lente et la surpopulation n'est qu'un évènement très récent de l'histoire humaine (l'homosexualité est plus ancienne que la surpopulation).
Je trouve ça bizarre de vouloir expliquer une chose fondamentale qu'est l'origine de l'homosexualité avec les résultats d'études statistiques qui révèlent des corrélations plutôt que des causes. Si c'est pour éclaircir des choses, oui, mais pour en construire toute une théorie? c'est difficile à croire si on n'a pas des preuves solides.
Aussi, je ne suis pas d'accord quand il considère la famille comme une unité évolutionnaire, et dire que l'évolution de d'un individu est conditionnée par cette dernière. C'est un peu exagéré.

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Salut à tous,
Je dois avouer que j'ai du mal avec l'idée d'une origine génétique à l'homosexualité ( ça réveille en moi des peurs d'eugénisme ) mais ton exemple sur l'étude est cependant très intéressant ( si possible pourrait-on avoir plus d'éléments sur cette étude) 
L'idée d'un simple choix me semble aussi limitée ( en tout cas si on se positionne dans une logique basée sur l'évolution).
Mais quelques questions me taraudent
- bien que la discrimination des LGBTI soit moralement horrible ( comme toute forme de discrimination)  on pourrait se demander en quoi les sociétés qui punissent l'homosexualité se "font vraiment du mal"
-Sont-elles plus en guerre? Sont-elle plus violentes?
- A l'inverse les sociétés les plus tolérantes tirent-elles un avantage quelconque? 
- bien que je crois que les LGBTI ont une intelligence émotionnelle plus développée sont-ils vraiment plus sociables, plus tolérants? 
Son analyse est intéressante mais ca manque d'éléments concrets et il me semble beaucoup se baser sur le cas de son fils très sociable mais ce serait faux à mon sens  d'appliquer cela à  tous les gays.

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Bravo tout d'abod pour le travail de traduction : time consuming for you but rewarding for those who do not speak you tube english...

Les conférences TEd avaient bien commencée puis en se généralisant et se multipliant se sont un peu dispersées dans leur qualité et dans leur sérieux. Reste la marque de fabrique de ce type d'intervention : un récit personnel et chaleureux, ici celui d'un père qui a la gentillesse d'étendre l'amour qu'il porte à son fils à toute la gente LGBT.
Je ne fonderai pas de grands espoirs sur la scientificité des propos tenus, mais dans un contexte américain où les condamnations morales sont légions c'est une bulle rafraîchissante d'estime de soi qui est ici offerte à ceux qui regardent et n'ont pas la chance  d'avoir des parents ou un environnement aussi friendly.
Ressortir de là en se disant qu'on a le droit d'exister tel qu'on est et que non on n'est pas une "abomination de la nature" (thème des excités de la morale binaire) parce que la nature est immense et multiple et joyeuse et création perpétuelle est une bonne chose au final me semble-t-il.

Même si c'est une appréciation qui est sans doute plus affaire de croyance que de comptabilité j'aime bien quant à moi l'idée que le taux de lgbt ait été plus ou moins fixe à travers les siècles.
S'il y définitivement des contextes et des cultures qui ont été plus porteurs que d'autres j'aime l'idée qu'il n'y jamais eu de disparition ni d'apparition de l'homosexualité - des altersexualités_, ni période d'épidémie n'en déplaise à certain.e.s, mais expression régulière d'une diversité, expression régulière et  gratuite d'une multiplicité d'essais d'être(s) humain(s) différemment.
J'aime l'idée qu nous sommes des expériences en cours de réalisation.

Pour qui s'intéresse au sujet d'une éventuelle "spécficité LGBT" (je crois quant à moi à des familles de sensibilité, pas aux cases prédéfinies) et n'est pas allergique au mot de spiritualité il y a de beaux textes de Toby Johnson sur le sujet. J'aime pour ma part la légende amérindienne du Two-spirited, de l'homo/bi comme pont entre deux mondes/sensibilités et comme lieu de rencontre potentiel d l'unité. "Deux esprits" pour "mi-homme mi-femme/plus qu'homme , plus que femme ? est la manière dont on appelait ceux qui étaient destinés à être guérisseurs et chamans dans leur tribus et qu'on reconnaissait à une manière d'être au monde particulière.
Un formidable roman s'inspire en partie de cette [s]légende [/s]tradition : The Man who fell in Love with the Moon de Tom Spanbauer ( " L'homme qui tomba amoureux de la lune" en français, chez 10/18).
C'est une lecture que je recommande chaleureusement en cette soirée de pleine lune.

Et pour le reste : que chacun avance avec ses spécificités en devenant le meilleur de ce qu'il peut être.

photo de l'auteur Lindos
Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements
Re-merci du partage, et de la traduction, je suis capable de répéter dix fois les même choses mdr.

Ses observations sont bonnes, l'homosexualité apparait être un effet de bord des variables d'adaptation biologique et comportementale au milieu et donc de leur reproduction sexuée, être un équilibre que l'on peut culturellement fortement déplacer dans un sens ou dans l'autre sans jamais pouvoir la supprimer, mais après je ne saurais pas dire si son modèle est  bon ou pas.

Par contre je doute un peu d'une origine biologique seule, en tout cas seulement génétique.


"si tous les hommes étaient gays ce serait problématique mais si tous les hommes étaient des guerriers, nous serions constamment en guerre. (*et là il oppose les gays aux guerriers et peut-être par extension à la virilité ? Qu'en pensez vous ? Une des limites de son raisonnement ?)"

La plupart les hommes "primitifs" puis traditionnels furent des chasseurs ou paysans qui étaient aussi des guerriers défendant leur famille et leur clan, ce n'est que récemment ces derniers milliers d'années que les mecs se sont spécialisés, et assez récemment ces derniers siècles qu'ils ont été désarmés en temps de paix (il y reste des exceptions comme aux US par exemple, ou en Corse mdr). Donc oui leur agressivité, pour partie d'origine biologique, était un facteur important.

Le lion est un exemple intéressant, il est au sommet de la chaine alimentaire, est solitaire et dispose de peu de femelles, est par nature très agressif, va jusqu'à tuer ses petits pour remettre les femelles en chaleur, et est pour le moins bisexuel. Apparemment ça le calme.


Au sujet de la transmission par la mère, qui est en effet décrite, par exemple dans certaines familles où tous les cousins nés de soeurs sont plus ou moins gays, et autre bizareries qui ne peuvent pas être attribuées au comportement, on évoque souvent la gestation, là encore je ne sais rien de son modèle.

Mais il ne faudrait pas non plus négliger les facteurs comportementaux, qui eux aussi ont des effets de bord sur la sexualité.
Les petits singes bonobos recueillis et élevés par les humains ne sont pas bisexuels, mais dès qu'ils sont réitroduits dans leur milieu naturel dans un groupe de bonobos, il se font ..."introduire" comme cadeau de bien-venue mdr.


Au total oui l'homosexualité apparait inhérente à la reproduction sexuée des humains, et participer à leur adaptation au milieu.
Leur croyance en la vie éternelle aussi apparemment mdr, et c'est bien dommage pour les gays car ils ne sont pas admis au paradis. Par contre dans la dernière version du paradis il y a des essains de beaux mecs éternellement jeunes (si si !) ce qui pourrait intéresser les gays xD.

Mais on coupe un peu les cheveux en quatre dans le sens de la longueur avec ces questions sur l'homosexualité, qui ne se pose que depuis que les religions monothéistes se sont intéressées il y a quelques milliers d'années aux fesses des gens pour qu'ils fassent plus d'enfants.

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
J'aimerais également avoir le lien vers cette fameuse étude qui prétend pouvoir prédire la sexualité d'une personne en fonction de certains critères génétiques.

photo de l'auteur Lindos
Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements
Adewale,"Mais quelques questions me taraudent
- bien que la discrimination des LGBTI soit moralement horrible ( comme toute forme de discrimination) on pourrait se demander en quoi les sociétés qui punissent l'homosexualité se "font vraiment du mal"
-Sont-elles plus en guerre? Sont-elle plus violentes?
- A l'inverse les sociétés les plus tolérantes tirent-elles un avantage quelconque?
- bien que je crois que les LGBTI ont une intelligence émotionnelle plus développée sont-ils vraiment plus sociables, plus tolérants?"

Les sociétés qui discriminent les LGBTi sont comme les sociétés qui interdisent l'alcool et le canabis,  ce n'est pas nécessairement là qu'on en trouvera le plus, mais là qu'on en trouvera le plus rapidement et le plus surement, en secret.
Je ne souhaite pas donner d'exemple actuel.

Pour que la prohibition fasse réellement disparaitre l'offre et la demande, il faut des régimes de terreur. Ils sont heureusement rares. Le dernier en date est l'Etat Islamique qui jettent les gays du haut des immeubles devant la foule conviée à cette occasion, comme cela a pu se faire au Moyen Age. C'est probablement assez radical, les gens s'enfuient, mais de fait toute le population est terrorisée et tente de fuir à l'étranger.

photo de l'auteur Ovniscient
Ovniscient
Homme de 22 ans
Douai

4 remerciements
Ce que certains chercheurs interprètent comme les premiers signes de l'existence de l'homosexualité remontent pratiquement à l'époque oû notre espèce est apparue.

Les comportements homosexuels ne sont pas propres à l'Homme. Il n'a pas prit en compte le fait que beaucoup d'animaux jouent sur tout les tableaux. Ma prof d'éthologie nous le disait l'autre fois: "l'homosexualité est beaucoup plus répandue dans le monde animal que ce que l'on croit".

Les bonobos se servent des relations sexuelles pour règler leurs conflits par exemple ou encore d'initiation des plus jeunes. D'autres veulent simplement assouvir leur envie peu importe le sexe de l'autre individu.
Il y a des tonnes de théories, mais aucune ne se démarque des autres pour moi.

photo de l'auteur ratybi
Ratybi
Homme de 24 ans
Nice
Si ça vous intéresse il s'agit des travaux du Docteur Tuck NGUN de l'université de Los Angeles (UCLA). Ils sont vivement contesté comme tout ce qui touche à l'orientation sexuelle et le genre de manière général...

@FriendlyFire Est-ce que tu peux préciser les "conclusions" de Toby Johnson s'il y en a ou alors est-ce que tu as des sites internet qui aborde le sujet ? (de préférence en français mais à priori ça n'existe pas d'après mes premières recherches...)
Je suis aussi intéressé par la théorie Amérindienne.  

photo de l'auteur Robot
Ancien membre
Utilisateur désinscrit
salutation à vous toutes et tous...
ce sujet porte en lui la marque de l'intelligibilité de notre temps car il se structure comme un questionnement, un comment, et voudrait en déduire un pourquoi...

ainsi l'hypothèse développée de l'épigénie, aurait cette ambition de dire que le comment de l'homosexualité, à savoir : la capacité d'adaptabilité ontogénétique d'une espèce est possible en raison d'un pourquoi  à savoir :  le profit du bien être du groupe, établit sur la suspension d'intentionnalité reproductive, et surtout sur la nécessite d'introduire des êtres empathiques dans ce groupe...

ce qui m'intéresse dans cette double causalité, (si elle est avérée mais en vous lisant cela n'apparait pas être le cas) c'est surtout de voir dans "le phénomène de l'homosexualité", par ces phases :

génétique par la double détermination possible de la sexuation homme/femme dans la même personne,

socioculturelle par le dépassement de la domination d'une figure normative de la sexualité reproductive, guerrière et responsabilisant,
comportementale par mimétisme culturel et interrelationnelle, et enfin

personnelle dans le choix d'assumer ou pas son homosexualité,

donc que ces phases additionnelles proviennent et sont destinées à autre chose qu'une différence de sexualité avec l'hétérosexualité...

c'est à cette recherche qu'il serait utile et bon de s'atteler...

photo de l'auteur Lindos
Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements
Ratybi ,
"Je suis aussi intéressé par la théorie Amérindienne"

Je n'ai pas lu la référence, mais je suppose qu'il s'agit de la possibilité d'homme-femme qui existaient dans les sociétés primitives héritant des chasseurs cueilleurs ou des premiers agriculteurs.

En gros c'est le mec efféminé considéré comme une femme par les hommes, qui pouvait s'habiller en femme, avoir des activités féminines, et échapper aux devoirs viriles des guerriers.

Il existaient des rites d'initiation et de "passage" à l'homme adulte, souvent difficiles et douloureuses, généralement peu après la puberté parce que l'espérance de vie était courte. Plus jeune ou plus vieux lorsqu'on ne devenait pas un homme il n'existait que la possibilité de vivre avec les femmes, voire comme les femmes.

Les amérindiens du nord avaient apparemment leurs "bardaches", mais on en retrouve aussi la trace en Amérique du sud chez les anciens zapotèques du Mexique, chez les anciens polynésiens, en Inde où les Hijras existent toujours en tant que caste, ou en Asie du sud-est où les "lady-boys" sont nombreux et encore très visibles. Evidemment tout ceci tend à disparaitre pour les nouvelles moeurs d'origine orientalo-occidentale dont on discute.

Les populations anciennes avaient donc trouvé une place pour les transgenres et l'homosexualité d'origine masculine.
Par contre cela devait sans doute être plus difficile pour les femmes de prétendre à un rôle "masculin" au-delà des matriarcats, même si se câliner discrètement entre elles semble n'avoir pas posé de problème dans les patriarcats polygames.

En Inde le dieu principal Shiva a une épouse comme il se doit, qui n'est jamais qu'un aspect de lui-même, mais a aussi des aspects (des représentations) mi-homme mi-femme (et aussi de belles érections mdr, probablement héritées de cultes phalliques plus anciens).

Il y a toutefois un doute sur l'acceptabilité de l'homosexualité dans l'Europe ancienne, dans le détail je ne me souviens plus pourquoi.

Au final on a vraiment l'impression que le rejet de l'homosexualité et transexualité est une construction récente, liée à des croyances récentes...

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