[SONDAGE]:Dominant ou dominé dans les relations?

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[SONDAGE]:Dominant ou dominé dans les relations?

Un nouveau sondage inspiré du Topic suivant : Besoin d'être inférieur, mais pourquoi donc ?

Dans la vie de tous les jours ET dans la relation homosexuelle.

Je pose ce sondage pour tenter de mesurer l'influence sociétale sur nos comportements et en particulier nos comportements sexuels. 

LIEN VERS LE SONDAGE
Rencontre gay
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Dominant!
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Mdr 
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Merci à MonsieurS de son vote et à tous les autres.

J'ajoute comme je l'ai écrit plusieurs fois ailleurs, que l'influence sociétale (patriarcale ou pas) s'inscrit dans un contexte plus large d'influence de l'environnement naturel et des archaïsmes qui y sont associés. Ainsi, les rôles de dominant/dominé sont aussi une adaptation au milieu naturel, dont certaines sociétés ont prolongé les contraintes à travers un choix d'organisation sociale. Les contraintes naturelles ayant évoluées, l'organisation sociale a pu évoluer aussi, mais les traditions ont la vie dure et la prise en compte de la disparition de certaines contraintes naturelles se fait relativement lentement.

Par ailleurs, ces évolutions sociétales ne seront peut-être pas linéaires dans le temps, étant donné l'influence nocive, en retour, de l'humanité sur la Nature et la dureté des concurrences intra- et internationales.
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Enneathusias quant tu écris : "Par ailleurs, ces évolutions sociétales ne seront peut-être pas linéaires dans le temps, étant donné l'influence nocive, en retour, de l'humanité sur la Nature et la dureté des concurrences intra- et internationales."
cela me semble être un pont de compréhension entre deux modes de positionnement général (bien qu'il y en ai d'autres) que l'humanité utilise pour passer de l'individu aux groupe et du groupe à l'individu...

je m'explique, l'antique débat du maitre et de l'esclave, qui fût incarné dans un mode de soumission d'êtres humains par d'autres êtres humains, mais qui se retrouve sous bien des aspects de nos sociétés modernes, signale aussi une analogie avec le mode de soumission que nous retrouvons dans d'autres espèces, mais avec cette différence, que l'appropriation de la liberté par la terreur esclavagiste n'est en rien comparable à celle de la soumission " du plus fort" pour les autres espèces...
car il y a un fait qui semble émergé de l'hominisation, c'est la reconnaissance de l'altérité dans une recherche d'égalité...

si cela est une tendance chaotique mais constante, incluant le passage des générations et des civilisations, c'est donc que le pont de compréhension entre le groupe et l'individu évolue vers une acceptation de l'autre en t'en autre...mais cela prend du temps...

...pour ce qui est de la forme dominant/dominé à l'échelle du couple, il est possible de voir aussi cette résurgence de la domination du groupe sur l'individu, quand le dominant arbore les valeurs de domination du groupe (ce qu'a très bien dit Enneathusias)...

de + et pour conclure, sociologiquement, la partition dominant/dominé semble être une normalisation fonctionnelle de la parité, ou dit autrement, une nécessité de répartir les fonctions selon les normes positive/négative, que nous subissons tous par paresse, faute de trouver une nouvelle harmonisation de notre universalisation mentale et physique, préférant les oppositions nets à l'harmonisation des contraires plus subtile et plus exigent... 
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Personnellement je n'aime pas du tout l’appellation "dominant et dominé" car ça laisse penser a une soumission totale.... Et un aspect d'infériorité du dominé face au dominant...
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"Par ailleurs, ces évolutions sociétales ne seront peut-être pas linéaires dans le temps, étant donné l'influence nocive, en retour, de l'humanité sur la Nature et la dureté des concurrences intra- et internationales."

Ce que j’ai sous-entendu par cette phrase, c’est qu’un retour à une plus grande dureté des conditions de vie, entraîne la résurgence des conservatismes jugés plus sûrs et fiables pour la survie car ayant fait leurs preuves.

Les conservatismes dont je parle font référence à un système où les rôles sont tranchés, à la polarisation psychique qui en découle et à un système hiérarchique, simpliste peut-être, mais clair. Un système considéré comme mieux adapté à la violence de la survie en milieux hostiles (naturels et sociaux).

Pour bien comprendre ce que j’appelle, au sens large, les conservatismes, il faut se rappeler que nous avons, derrière nous, des millions d’années d’adaptation à des milieux naturels parfois très hostiles et qui ont eu une influence jusqu’à notre cerveau. Je pense aux instincts de survie qui sont les purs produits de l’influence du milieu et sont des conditionnements innés.

[Aparté : le choix de l’objet sexuel est largement influencé par ce niveau, mais peut-être remis en question par les choix de sociétés (deuxième niveau) et l’environnement familial (troisième niveau).]  

D’où l’objet de ce sondage sur les rôles de dominant et dominé dans notre vie, jusque dans notre sexualité qui traduisent notre adaptation à la profonde influence de la Nature et de la Culture sur nos comportements.

@Minos : je te comprends parce que l'idéologie profondément égalitariste dans laquelle nous baignons tente d'aller au delà des conditionnements archaïques dominant/dominé, mais comme le sondage le montre jusqu'à présent, c'est encore une réalité. Je dirais même surtout sur le plan sexuel. Si tu préfères, tu peux lire le sondage en utilisant des mots moins abrupts comme leader/suiveur sur un plan général et actif/réceptif sur le plan sexuel.
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Je comprend, mais c'est vrai que ces termes n'étais pas très très "valorisant" pour le dominé surtout...
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Enneathusias je te site : "D’où l’objet de ce sondage sur les rôles de dominant et dominé dans notre vie, jusque dans notre sexualité qui traduisent notre adaptation à la profonde influence de la Nature et de la Culture sur nos comportements."

j'acquiesces totalement à l'exposé, au développement et aux perspectives de cette bipartition dominant/dominé...
juste une question qui se pose sur l'acceptabilité de "ces rôles " et surtout sur le "type d'équilibre" sociétale qui en découle :
la domination étant passée de la force physique individuelle, à la réalisation progressiste de la gestion sociale, jusqu'à la puissance de structuration des systèmes autonomes, (financiers, commerciaux, médiatiques, idéologiques, scientifiques même)...
est ce que la prochaine étape ne se trouve dans une domination de l'évolution de l'humanité par la complexification des rapports : instincts de survie/milieu de vie (pollutions), des rapports : groupe/individu(chômage, pauvreté) et enfin des rapports : famille/éducation (délinquance, fossé générationnel)..?
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Citation de Minos : Je comprend, mais c'est vrai que ces termes n'étais pas très très "valorisant" pour le dominé surtout...


Oui, tu as raison et pendant longtemps la femme a été considéré comme le sexe faible (et l’homme le sexe fort), pourtant même si cela a changé socialement, sexuellement la position dominé(e)/dominant(e) perdure dans les couples hétéros et si la relation se fait dans le respect, cela ne scandalise personne.

De même pour les rapports homosexuels : pendant longtemps (et encore en partie maintenant) et surtout pour les hommes pénétrés ou « passifs », c’était (c’est) considéré comme dévalorisant. Pourtant, sexuellement, cette dichotomie est largement représentée dans la vie homosexuelle. Peut-être est-ce parce que le plaisir sexuel n’est jamais aussi fort que dans la tension entre deux polarités différentes et marquées, même lorsqu’elles sont incarnées dans des corps de même sexe. Des polarités différentes impliquent un état d’esprit réceptif (féminin) et un autre émetteur (masculin), même temporaire, interchangeable et vécu dans le plus grand respect mutuel. A l’autre bout du spectre, on trouve la relation sado masochiste, manifestation d’une polarisation extrême dominant/dominé.
Ce sondage n’avait pas vocation à faire la distinction entre les différents degrés de polarisations relatives, dont le point commun est l’imaginaire donneur/receveur. Mais, je le reconnais, c’est une limitation de ce sondage.

Citation de Gilou03 : Enneathusias je te site : "D’où l’objet de ce sondage sur les rôles de dominant et dominé dans notre vie, jusque dans notre sexualité qui traduisent notre adaptation à la profonde influence de la Nature et de la Culture sur nos comportements." j'acquiesces totalement à l'exposé, au développement et aux perspectives de cette bipartition dominant/dominé... juste une question qui se pose sur l'acceptabilité de "ces rôles " et surtout sur le "type d'équilibre" sociétale qui en découle : la domination étant passée de la force physique individuelle, à la réalisation progressiste de la gestion sociale, jusqu'à la puissance de structuration des systèmes autonomes, (financiers, commerciaux, médiatiques, idéologiques, scientifiques même)... est ce que la prochaine étape ne se trouve dans une domination de l'évolution de l'humanité par la complexification des rapports instincts de survie/milieu de vie (pollutions), des rapport groupe/individu(chômage, pauvreté) et enfin des rapports famille/éducation (délinquance, fossé générationnel)..?

    
oui, tu as tout à fait raison, le risque est qu’à force de polariser notre rapport au monde (du XIXème siècle environ jusqu’à présent : l’humanité dominante face à la Nature dominée), on se retrouve avec une inversion des rôles où la Nature risque de nous dominer en changeant drastiquement nos conditions de vie et notre évolution en tant qu’espèce. De même, dans nos rapports aux autres nations, marquées par la recherche de domination, les conséquences sociales risquent de finir par nous dominer à travers le chômage de masse ou encore les clivages riches/pauvres de plus en plus marqués, etc.
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il serait aussi important de se questionner sur la cause matérielle de la relation dominant/dominé, dans le sens ou l'interactivité des éléments complémentaires sont presque toujours issus d'une unité commune, tant sur le plan des corps que des énergies, et ce que nous nommons dominant/dominé semble être une alternative temporelle réversible...ce qui a dominé est dominé, ce qui a été dominé est dominant....

 les deux s'attirant de part leur incomplétude, comme un moment de tension interne à une dualité réversible...

cette réversibilité alternative se retrouve parfois sous des formes étonnantes dans la nature vivante mais aussi non vivante...

Est-ce à dire que cette forme d'opposition des contraires est cyclique ? et que les rôles changes ?

en tout système où l'entropie existe, une potentialité de néguentropie existe aussi et sitôt celle-ci s'établie, qu'un désordre inhérent disperse ses éléments constituant...

bref la manifestation dominant/dominé est-elle comme le flux et le reflux d'une même vague qui organise et désorganise les êtres et les relations entre ces êtres ?
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@Gilou03 :

Je pense que ce sont d’une part les contraintes naturelles et d’autre part, les limites cognitives individuelles au cours de l’Histoire de l’humanité qui ont empêchés pendant longtemps la recherche de solutions non duelles facilitant une unité intra individuelle. Ces contraintes et ces limites ont favorisé le développement de rôles complémentaires, donc binaires répartis entre les hommes et les femmes. C’était une question de survie, compte tenu de leurs ressources dans un environnement donné. Leur survie a commencé à s’améliorer quand ils ont créé des clans, des groupements, puis des sociétés avec des règles pour les régir : en d’autres termes, lorsque l’unité constituée d’un homme et d’une femme, s’est élargie à des unités de plus en plus inclusives, jusqu’à la constitution de sociétés. Ils ont aussi cherché une unité avec la création à travers les rites, les rituels, la religion et au-delà avec la spiritualité. Logiquement, on peut s’attendre à ce que la prochaine forme d’unité (qui a déjà commencé) soit intra personnelle.

Cela étant dit, lorsque l’on reste bloqué au stade dual et binaire(même avec des unités à deux ou à plusieurs), le risque est de polariser son environnement immédiat ou distant. Dans ce cas, une dynamique d’opposition se met en place et on est à la merci de forces extérieures antagonistes. On le voit bien avec les hommes préhistoriques qui étaient des prédateurs pouvant passer de ce statut à celui de proie très rapidement. Plus généralement, oui, dès qu’il y a polarisation, le risque d’oscillation entre les deux pôles est réel, car au fond, ces deux pôles sont préexistants en nous si l’unité intérieure n’a pas été faite et il suffit que l’environnement nous oppose une réaction plus dominatrice que nous, pour que le pôle opposé, dominé, s’active en nous.

Ça me fait penser aux aborigènes australiens qui ont vécus des dizaines de milliers d’année en harmonie avec la nature, avec laquelle ils formaient une unité…J’ai un doute sur notre capacité à durer aussi longtemps si un changement de conscience en profondeur ne se produit pas dans notre vie sociale.
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Enneathusias tu dis : " Cela étant dit, lorsque l’on reste bloqué au stade dual et binaire(même avec des unités à deux ou à plusieurs), le risque est de polariser son environnement immédiat ou distant."

c'est une très bonne lucidité sur l'équilibre fragile qui peut devenir chaos...

alors essayons maintenant de réfléchir sur la cause efficiente de cette dualité dominant/dominé, et surtout sur le plan de la responsabilisation personnelle qui pourrait ouvrir à l'unité intra-personnelle, (évoquée par Enneathusias) ...

la cause efficiente dominant/dominé se trouve active lorsque notre conditionnement humain est proportionnellement structuré par nos capacités naturelles, c'est-à-dire dans le cadre d'une recherche de bonheur respectant l'environnement et les autres personnes, la dualité dominant/dominé se résorbe alors dans une coopération, qui ne tend pas à un prima mais à la reconnaissance mutuelle, à un partenariat...

c'est à partir de cette reconnaissance mutuelle que la responsabilisation personnelle émerge, ainsi dans un couple, la venue d'enfants donne aux parents une autorité naturelle qui "domine" sur eux et permet après l'acceptation réciproque du rôle de chacun une responsabilisation personnelle des parents pour leur enfants mais aussi des enfants pour leur parents, car leur coopération dans leur éducation est une responsabilité qu'ils doivent assumer...
ils sont aussi responsable de leur éducation dans une dimension différente...

à partir de cela, nous devenons responsable de nous même en nous éduquant au vrai et au bien, dans la mesure ou nous savons et voulons que le bonheur soit notre finalité, normalement cette responsabilisation naturelle ouvre à l'unité intra-personnelle, puisque savoir une chose bonne et la vouloir constitue la base active de l'unité de la personne...
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L'unité intra personnelle dont je parle n'est pas accessible à travers une simple responsabilisation, via l'arrivée d'un enfant par exemple. Ce genre d'événements est certes majeur dans une vie, mais ce n'est pas suffisant pour parvenir à cette unité intrapersonnelle. ça peut en être un jalon, mais ce n'est pas en soi suffisant pour faire le choix du lâcher prise sur les polarités, c'est-à-dire en fait, la désidentification à l'égo, qui entraîne de facto une transcendance des polarités intérieures. Je pense à des gens comme Eckhart Tolle, par exemple. 
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Citation de Minos : Personnellement je n'aime pas du tout l’appellation "dominant et dominé" car ça laisse penser a une soumission totale.... Et un aspect d'infériorité du dominé face au dominant...

Je suis tout à fait d'accord avec toi Minos. 

Je suis dominante, mais je ne le fais pas exprès, c'est dans ma nature. Et je n'aimerais pas que ma copine pense qu'elle est dominée. 
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Citation de Desiles54 : Citation de Minos : Personnellement je n'aime pas du tout l’appellation "dominant et dominé" car ça laisse penser a une soumission totale.... Et un aspect d'infériorité du dominé face au dominant... Je suis tout à fait d'accord avec toi Minos.  Je suis dominante, mais je ne le fais pas exprès, c'est dans ma nature. Et je n'aimerais pas que ma copine pense qu'elle est dominée. 


ce serait peut-être intéressant de savoir si ça lui plaît ou pas. C'est peut-être pas par hasard que tu lui as plu jusque dans cet aspect majeur de ta personnalité ?

PS : et vouloir être dominé ne signifie par forcément se sentir inférieur (à mon avis)
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Je ne sais pas trop personnellement, je pense que cela dépend de la personne... Je ne pense pas être dominante non plus, dans le sens ou j'ai un caractère assez timide je dirais, mais une fois en confiance les rôle peuvent s'inverser, ou du moins je pourrais tenter de prendre un peu plus d'initiative. 
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Citation de Enneathusias : Citation de Desiles54 : Citation de Minos : Personnellement je n'aime pas du tout l’appellation "dominant et dominé" car ça laisse penser a une soumission totale.... Et un aspect d'infériorité du dominé face au dominant... Je suis tout à fait d'accord avec toi Minos.  Je suis dominante, mais je ne le fais pas exprès, c'est dans ma nature. Et je n'aimerais pas que ma copine pense qu'elle est dominée.  ce serait peut-être intéressant de savoir si ça lui plaît ou pas. C'est peut-être pas par hasard que tu lui as plu jusque dans cet aspect majeur de ta personnalité ? PS : et vouloir être dominé ne signifie par forcément se sentir inférieur (à mon avis)


J'ai une forte personnalité à la base, pas qu'en couple. Je ne pense pas qu'elle se sent soumises.  On n'en as jamais parlé. 
Pour moi ce n'est pas une question de dominant/dominé, mais une question de personnalité.
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Citation de Enneathusias : L'unité intra personnelle dont je parle n'est pas accessible à travers une simple responsabilisation, via l'arrivée d'un enfant par exemple. Ce genre d'événements est certes majeur dans une vie, mais ce n'est pas suffisant pour parvenir à cette unité intrapersonnelle. ça peut en être un jalon, mais ce n'est pas en soi suffisant pour faire le choix du lâcher prise sur les polarités, c'est-à-dire en fait, la désidentification à l'égo, qui entraîne de facto une transcendance des polarités intérieures. Je pense à des gens comme Eckhart Tolle, par exemple. 


rectification précision:
je n'ai pas dit que la responsabilisation de la parentalité, par exemple, permettais de "commencer" l'unité intra-personnelle, mais que la notion de responsabilisation qui vient de son choix d'être responsable de la "direction" de sa vie, est aussi présente dans l'éducation réciproque parents/enfants...
[ici "direction" se prend dans ses deux significations, diriger et orienter...]

le "lâcher prise" sur les polarités, est une avancée vers un non-dualisme, (qui a une longue histoire et un très bel avenir), si t'en est que nous lui laissions le temps et le lieu de son rayonnement, car il est évident qu'il faille donner à ce "lâcher prise" l'amplitude de son acte, en l'occurrence l'offrande de son égo...


pour ce qui est de la transcendance des polarités intérieurs, elle ne peut être, (pour moi)  ni une maîtrise, (donc plus une direction puisqu'il n'y a plus de dominant/dominé) ,ni une négation ( puisqu'elle est non-dual), ni une sublimation (car elle est intra-personnelle) , ni une transposition (puisqu'elle n'a plus le support de l'égo), ni même une acceptation passive (car son acte est une recherche) , mais je dirais que cette transcendance est la saisie consciente de l'acte de cohabitation avec le Tout...
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Comme homme, j'ai des difficultés, pas vraiment dominé, caractériel un peu avec un temps de réaction trop lent face aux agressions. Par contre peu péter un câble si énervé. Donc je sais pas vraiment. je suis sorti avec deux femmes dominatrices, des vraies, qui pratiquaient le sm, et qui m'ont dit que j'étais dominant. Comme elles avaient l'habitude des soumis, des vrais dominés, de ceux qui aiment vraiment cela, je pense que leur avis devait avoir un sens.

La femme qui est en moi est, elle, une dominante. Elle peut même être, comme mes deux ex copines dominatrices, expertes en sm, particulièrement impitoyable. gare à vos fesses! rires!
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@Samunicorn : oui, il te reste encore à explorer ton comportement dans de nombreux contextes.

@Desiles54 :

Merci pour ta réponse pertinente.

Pour le formuler différemment, je pense que chaque personnalité est porteuse « naturellement » (ou de façon innée) d’une tendance à interpréter le monde d’une façon pouvant conduire, dans un contexte donné, au développement de qualités telles que la force et la puissance généralement associées à une forte personnalité. Ce contexte donné étant l’ensemble des influences environnementales (naturelles à travers la force des instincts, culturelles à travers une société donnée et enfin familiale).

Ces qualités seront libres de s’exprimer, amplifiées ou étouffées selon les contextes et notamment les sociétés.

Il suffit qu’une société valorise la force et la puissance,pour créer un différentiel entre ceux qui sont naturellement inclinés à développer ces qualités et les autres, conduisant ainsi à un clivage dominant/dominé. 

Par exemple, nous évoluons dans une société qui valorise et encourage la force, la puissance, l’excellence, l’individualisme et la compétition (y compris pour les femmes). Une polarisation dominant/dominé va donc se créer d’elle-même entre ceux qui ont plus de facilités à assumer ces qualités et les autres.

Notre société française est constituée de multiples courants d’influence, mais elle est encore principalement fondée sur la hiérarchisation et la valorisation de la compétition, surtout en ces temps de mondialisation.

Si tu as été élevée dans une famille qui valorisait davantage l’idéologie égalitariste et anti autoritariste des années 60, alors tu as largement été influencée à développer des relations plus équilibrées et moins marquées par les rapports dominant/dominé. Cependant, tu as utilisé toi-même le terme de personnalité dominante pour te caractériser, donc tu as quand même en toi des éléments de cette polarisation, bien que tu la vives dans le respect des autres (et l’amour de ta femme), sans te sentir supérieure.

Si tu étais née dans une des monarchies du golfe, il ne t’aurait pas été permis de développer cet aspect de ta personnalité. Si tu étais née dans une société faisant la promotion d’un égalitarisme total, la pression aurait été forte pour que tu ne développes pas non plus une personnalité dominante. Par exemple, si tu étais née chez les !Kung d’Afrique, où toute compétition est interdite, il ne t’aurait pas été permis de te distinguer des autres par une personnalité dominante.

Donc, avoir une forte personnalité n’est pas forcément synonyme d’une image d’un soi supérieur aux autres et si tu considères que tu ne te positionnes jamais dans un rapport dominant/dominé (ou leader/suiveur), avec ou sans sentiment de supériorité, alors le cas est prévu dans le sondage.

@Gilou03 : oui, l’unité intérieure implique au moins un lâcher prise complet sur les polarités.

@Paisible : merci pour ton commentaire, c’est intéressant d’avoir le point de vue d’un nogender.
Le SM est un cas particulier du rapport dominant/dominé. Il est à une extrémité, tandis qu’à l’autre, on trouve des comportements dominant/dominé beaucoup moins marqués, sans la notion  d’infériorité/supériorité ou de maître/esclave.

Le sondage n’a pas vocation à distinguer les différents degrés de rapports dominant/dominé.
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