Citation de Ran Mouri #546330
Disons que pour la faire courte, je pars d'une place de détestation de moi-même assez poussée. Le chemin est long pour arriver à la rue de la paix. Mais quand je vois d'où je viens et où j'en suis, je suis fière de moi.
Donc je ne sais même pas si ma vie suffira à atteindre cette paix. Peut-être que c'est une décision qui se prend sur le pouce, ce n'est pas de cette manière que je l'expérimente. C'est un travail acharné et quotidien que je fais depuis des années. Alors si en plus je ne dois pas relationner, imagine la double peine...
Cependant ça ne m'empêche pas d'atteindre une certaine lucidité et de mettre de la conscience sur mes expériences pour ne pas les reproduire et pour accéder à toujours plus de respect, de considération, de réciprocité, d'amour, de compassion, etc. Ce sont toutes ces valeurs hautes qui me poussent à vouloir évoluer en permanence.
Quant à la corrélation avec mes relations amoureuses, je sais que je ne peux pas rendre l'autre responsable de mon bonheur et vice versa. En revanche, entre une vie solitaire et une vie de partage, je choisis le partage sans hésitation, parce qu'un bonheur solitaire n'est jamais aussi complet qu'un bonheur partagé à mes yeux. Quand je suis avec mon amoureuse, j'ai dix fois plus de joie, de force, de courage que lorsque je suis seule. C'est comme quand on tire les rideaux pour faire entrer la lumière. Je le vis littéralement comme une chance et un miracle d'avoir quelqu'un dans ma vie. Je rayonne parce qu'elle me fait rayonner. Je ne pense pas que ce soit des mauvaises raisons de relationner avec la personne que j'aime. C'est au contraire une merveilleuse manière de célébrer la vie.
Faire en sorte de ne pas s'écrouler à la fin d'une histoire d'amour me semble tout à fait approprié si on peut le faire. Donc mettre de la distance avec une manière de le vivre comme un drame est plutôt une bonne approche, même si naturellement il y a la théorie et la pratique 😬 mais je comprends la démarche et essaie aussi de l'appliquer au mieux quand j'y suis confrontée. En général, quand vraiment ça ne va pas du tout, je me rappelle de ce que nos vies représentent à l'echelle de l'univers. Ça remet beaucoup de choses en perpective de ce point de vue.
Je crois cerner ce que tu veux dire mais du coup je me pose une question : est-ce que tu aimes celle qui est à tes côtés aujourd'hui si dans ta logique on ne peut aimer qu'une personne dans sa vie ? Et par conséquent comment elle le vit de son côté ?
Je ne crois pas que le fait que tu cherches un moyen de relativiser une rupture soit une preuve de moindre intérêt par rapport aux autres ruptures. Je dirais juste que le temps nous apprend à nous relever des épreuves difficiles et qu'il arrive un moment où on n'a plus tellement le temps de pleurer pendant des années une personne qui a refait sa vie avec quelqu'un d'autre.
Quand je parle de changer de mindset volontairement c'est uniquement pour quelque chose de positif, pas pour retenir quoi que ce soit ou essayer de cacher une expression à ma partenaire. C'est au contraire une demarche qui ne va pas alimenter une angoisse que je pourrais ressentir mais qui va au contraire pouvoir se transformer en quelque chose de plus "relativisé".