L'orientation sexuelle peut-elle changer avec le temps ?

avatar contributeur de Pinkmegan
Pinkmegan
10/12/2023 à 13:08

Bonjour à toutes.

Je me sens un peu perdue actuellement et je voulais avoir l'expérience d'autres femmes lesbiennes pour m'aiguiller.

Pour me présenter j'étais au départ hétéro, je suis restée 5 ans avec un homme que j'aimais et il n'y avait pas de problèmes. Pendant notre relation, j'ai commencé à être attirée par des femmes donc je m'identifiais comme bi, même si je n'avais d'attirance romantique que pour les hommes. Après notre relation, je suis tombée amoureuse de plusieurs femmes tout en restant attirée par les hommes. Récemment, et presque du jour au lendemain, je n'étais plus du tout attirée par les hommes au point où je ne comprends pas que j'aie pu un jour avoir envie d'eux. Je n'ai pas l'impression que ce soit une phase passagère, je pense réellement être devenue lesbienne.

J'ai fait quelques recherches mais je ne trouve personne qui parle de cela. J'ai utilisé le terme de fluidité sexuelle car je ne sais pas comment l'appeler. Je pense que la majorité des femmes lesbiennes l'ont toujours été mais j'espérais trouver ici quelqu'un qui aurait une expérience assez similaire car le fait de ne pas me comprendre est une grosse source d'angoisse.

Voilà merci de m'avoir lue :)

avatar contributeur de PtiteVortex
PtiteVortex
10/12/2023 à 13:18

Desolee je ne saurais t'aider : j'ai en effet le gène de la lesbiennitude en moi depuis que je suis née et même avant dans le ventre de ma moman (j'aurais dû y rester! 😅)

avatar ancien membre
Ancien membre
10/12/2023 à 15:09 - 10/12/2023 à 15:33

Citation de Pinkmegan #488281

Bonjour, oui Pas mal des personnes par içi peuvent se sentir identifiées avec ton récit.

Si on est bi ou pan, les preferences peuvent changer avec le temps, et surement aussi avec l'influence des relations precedentes

avatar contributeur de Phoenix73
Phoenix73
10/12/2023 à 15:34

Peu importe le nom , au final il faut vivre avec ce que l'on est, au moment présent ^^. Mais comme dit alma , on est quelques unes à ressentir ce que tu as ressenti. Comme des aiguilles qui bougent dans nos sentiments et orientations. Le comment et pk.... 🤷‍♀️. Pour autant même en couple avec une femme , je ne me sens pas lesbienne. Peut-être parce que que mon 2eme côté vient me titiller de tps à autres.

avatar contributeur de SouRillette
SouRillette
10/12/2023 à 21:12

Citation de Pinkmegan #488281

Non tu n’es pas seule. L’attirance fluctue oui, et parfois fortement.

On évoque régulièrement la question de la fluidité dans la bisexualité et c’est quelque chose qui semble être vécu différemment par chacun, de la variation légère au cap soudain.

Comme dirait si bien m’dame Phœnix, il faut vivre ce que l’on est au moment présent. Enfin…en tout cas, a minima, accepter l’état de fait, accepter ce que l’on est et ce qu’on ressent.

avatar contributeur de Ran Mouri
Ran Mouri
10/12/2023 à 21:36

En effet, ce n'est pas parce qu'on est une femme et en couple avec une femme qu'on est forcément lesbienne. 😅

Une femme bisexuelle en couple avec un homme est toujours bisexuelle. Elle ne devient pas hétéro parce qu'elle est en couple avec un homme. Et une femme bisexuelle en couple avec une femme est toujours bisexuelle. Elle ne devient pas lesbienne pour autant non plus.

On est lesbienne parce qu'on est attirée physiquement et sentimentalement QUE par les femmes. De la même manière qu'on est hétéro parce qu'on est attiré physiquement et sentimentalement QUE par les personnes du sexe opposé.

On est bisexuelle car on est attirée physiquement et sentimentalement par les deux. Pour moi si on a déjà ressenti des choses pour un homme et qu'on était attiré physiquement par lui je ne vois pas comment on peut être lesbienne.

Il y a des femmes qui ont été mariées ou en couple avec des hommes pendant des années mais qui étaient dans le déni ou ne s'acceptaient pas ou refoulaient une certaine homophobie intérieure, ensuite elles se sont rendues compte qu'elles étaient lesbiennes oui. Ça c'est autre chose.

avatar contributeur de Phoenix73
Phoenix73
10/12/2023 à 22:07

Citation de Ran Mouri #488355

Je dirai que la fluidité sexuelle est mal comprise. Et au finale (même moi) on s'echine à mettre des termes sur quelque chose qui est bien plus complexe dans l'intériorité de celle ou celui qui le vie. Mais il y a des femmes qui ont vecu leur vie d'hetero tres bien en appréciant cette vie puis ont basculé emotivement et sexuellement sans vouloir, ni repenser aux hommes par la suite.

Parfois je me questionne sur tout ces termes qui ne sont que des étiquettes. Et que le terme bi est tellement un fourre tout que bcp reste sur l'image d'Épinal qui est que les bi vont des 2 côtés et en même tps^^. Je crois que seule la personne est en droit de se coller une étiquette selon ses ressentis. Juste une réflexion que je me faisais en te lisant, parce que j'aurai pu dire la même chose il y a quelque tps.

avatar contributeur de Ran Mouri
Ran Mouri
10/12/2023 à 23:08

Je suis d'accord sur une chose en tout cas c'est que les étiquettes ne sont pas importantes (du moins pour moi également car pour beaucoup de lesbiennes ou bisexuelles c'est important de revendiquer ces termes ce que je respecte d'où les gay pride notamment et les revendications politiques etc).

Cependant une fois que les mots et les termes sont utilisés, ils ont un sens (il ne faut pas confondre étiquette et sens d'un mot). On peut décider de ne pas s'étiquetter mais ça ne fait pas perdre aux mots leur sens.

Ici le soucis c'est que la personne n'arrive pas justement à comprendre pourquoi avant elle était ainsi et pourquoi maintenant ça aurait changé.

avatar contributeur de Slykren
Slykren
10/12/2023 à 23:56

Je comprends que le fait de ne pas te comprendre puisse être une source d'angoisse... Il m'a fallut plusieurs années pour enfin me comprendre 😂😅

Quoiqu'il en soit, nous avons tous des expériences différentes. Et c'est bien, c'est ce qui fait de nous ce que nous sommes.

J'ai par le passé eu de courtes périodes où je pouvais être intéressée par les hommes. Mais absolument plus maintenant. Pourquoi c'est arrivé ? Je ne sais pas. Ce qui m'importe c'est de savoir ce que je veux aujourd'hui et d'être en accord avec moi-même (en vrai je crois que je ne veux pas vraiment savoir 😅)

Si par contre tu souhaites approfondir ta recherche, fais-le, mais vas-y doucement car je pense que ça peut prendre du temps...

C'est mon avis sur la question...

avatar contributeur de Slykren
Slykren
10/12/2023 à 23:56

Je comprends que le fait de ne pas te comprendre puisse être une source d'angoisse... Il m'a fallut plusieurs années pour enfin me comprendre 😂😅

Quoiqu'il en soit, nous avons tous des expériences différentes. Et c'est bien, c'est ce qui fait de nous ce que nous sommes.

J'ai par le passé eu de courtes périodes où je pouvais être intéressée par les hommes. Mais absolument plus maintenant. Pourquoi c'est arrivé ? Je ne sais pas. Ce qui m'importe c'est de savoir ce que je veux aujourd'hui et d'être en accord avec moi-même (en vrai je crois que je ne veux pas vraiment savoir 😅)

Si par contre tu souhaites approfondir ta recherche, fais-le, mais vas-y doucement car je pense que ça peut prendre du temps...

C'est mon avis sur la question...

avatar contributeur Cacahuète
Cacahuète
11/12/2023 à 13:43

Nous ne sommes pas tout à fait la même personne tout au long de notre vie. On évolue constamment selon notre vécu. Les orientations sexuelles suivent juste le pas je pense.

avatar contributeur Ghazzz
Ghazzz
11/12/2023 à 15:56

Citation de Pinkmegan #488281

❣️

avatar contributeur de Rainy Spring
Rainy Spring
12/12/2023 à 19:05

Oui l'orientation sexuelle peut changer avec le temps. Où est le problème ? ça ne doit pas être source d'angoisse. En plus je vois que tu es jeune et à cet âge il y a peut-être une plus grande variabilité, et une construction au fil des expériences. Tout peut encore changer, et même plusieurs fois, ne t'inquiètes pas.

avatar contributeur de Marquise_fem
Marquise_fem
13/12/2023 à 19:49

Citation de Ran Mouri On est lesbienne parce qu'on est attirée physiquement et sentimentalement QUE par les femmes.

Merci. Et je tenais à ajouter que dans notre cas, on ne peut même plus parler d'étiquettes mais d'identité, à partir du moment où y a un vécu et des discriminations qui sont en jeu, on ne peut pas juste se réapproprier une identité (et pas juste une étiquette donc) sans prendre en compte la communauté et le respect qui va avec. Si on est attirée par les hommes, qu'on est tombée amoureuse d'un homme et qu'on l'a ressenti de façon authentique, on n'est pas lesbienne.

On ne devient pas lesbienne tout comme on ne devient pas hétéro (non les thérapies de conversion volontaires ou involontaires ne marchent pas) mais très sincèrement je comprends pas l'intérêt de se foutre dans une case et de s'angoisser par rapport à ça surtout que par définition, une case, c'est restrictif donc si tes désirs sont fluctuants, c'est totalement contreproductif, ça se trouve dans cinq ans, tu te revendiqueras à nouveau hétéro pur, tu ressens ce que tu ressens et puis basta.

Imaginez si on faisait pareil en amitié... je n'ai eu que des amis mecs et récemment je viens d'avoir une meilleure amie fille, j'aurais pas cru ça possible et là en ce moment bah j'ai plus envie de trainer avec les mecs, peut-être que je suis homoplatonique ? On s'en fou en faite, c'est tellement pas important. Ressens de l'amitié pour qui tu veux peu importe le sexe. Pareil pour l'amour et pour toutes les émotions j'ai envie de dire.

Vraiment, je pense qu'il faut se détacher de ça.

avatar contributeur de Phoenix73
Phoenix73
13/12/2023 à 20:10 - 13/12/2023 à 20:24

Citation de Marquise_fem #488743

Oui j'aime te titiller mme LaMarquise, je comprends ce que tu entends dans ce que tu mets dans "identité" puisqu'on en a déjà parlé. Si je reprends la définition du mot lesbienne, et j'en ai fait plusieurs rien ne fait ref de vecu , une seule parle d'identité et va plus loin. Une lesbienne au sens strict, c'est une femme qui aime exclusivement les femmes. Dans la fluidité sexuelle c'est une chose qui peut arriver, ne plus désirer du tout les hommes ni sexuellement , ni émotionnellement , le besoin d'étiquette peut arriver dans cette transition ou par confort tout simplement parce qu'expliquer ca à une personne qui n'a jamais connu de fluidité...c'est difficile à comprendre.

Alors je suis comme toi pour dire pas bss d'étiquette etc... mais cette etiquette toi tu y met un vecu et je dirai meme une culture, mais ds la confusion du moment que vie la personne sur son identité sexuelle, le besoin d'appartenance qui est humain peut se faire ressentir.

avatar contributeur Ichyko
Ichyko
13/12/2023 à 23:47

Citation de Pinkmegan #488281

Heyy

Personnellement, avant de rencontrer mon ex-copine qui a d'abord été une amie, je ne m'étais jamais posé de question sur mon orientation sexuelle. Quand j'ai commencé à me questionner - quand j'avais 15 ans, il y a 3 ans - c'est grâce à elle qui m'avait dit qu'elle est bisexuelle.

Au début, comme toi, je pensais être hétéro (sans vraiment connaître le terme), je suis sortie quelques mois avec des garçons et j'étais heureuse. Ensuite, quand je l'ai rencontrée, je pensais être bisexuelle car j'ai commencé à être attirée par elle. Je me suis identifiée comme telle parce que je n'ai aimé que les garçons durant 15 ans et l'idée d'aimer exclusivement les filles me faisait "peur".

Avec le temps, je me suis rendue compte que les hommes me dégoûtent et que je ne ressentait plus aucune attirance envers ceux-ci, tandis que je suis attirée par les femmes. Je m'identifie donc en tant que lesbienne depuis 2 ans.

En résumé, je ne dirais pas que l'orientation sexuelle change, je pense qu'on l'a dès la naissance et que certaines personnes s'en rendent compte très tôt, d'autres plus tard ou encore celles pour qui la question ne se pose pas. Je dirais plutôt qu'on découvre notre orientation avec le temps.

C'est une étape qui prend généralement énormément de temps et qui est très psychologique, qui demande de se remettre en question de A à Z.

En tout cas, il ne faut pas précipiter les choses et attendre (en essayant de nouvelles choses peut-être) !

J'espère avoir pu t'aider un peu !

avatar contributeur de Pinkmegan
Pinkmegan
17/12/2023 à 21:27

Merci à toutes pour vos réponses bienveillantes ! Je viens à peine de me rendre compte que j'ai reçu des réponses.

Vos débats m'ont bien aiguillé et, bien que certaines pensent que les étiquettes ne servent à rien, il était important pour moi de mettre des mots sur mon ressenti. Le mieux est de considérer, comme vous avez pu le dire, que je suis bisexuelle et que mon orientation est fluide. Comme l'a très bien dit Phoenix, il s'agit avant tout d'un besoin d'appartenance. Et puis ça pose toujours la question de comment on s'annonce aux autres, parce que si, en principe, on devrait se foutre de se définir auprès d'eux, je n'aurais pas envie que ces gens me présentent des hommes ou les mentionnent dans l'avenir qu'ils imaginent pour moi. Et expliquer cette fluidité peut être difficile, notamment auprès de la famille. Je suppose que le rapport à l'autre s'améliore aussi à mesure que l'on s'approprie notre identité.

En tout cas vos messages m'ont aidé à accepter que l'on est comme on est, que l'orientation sexuelle n'est pas aussi encadrée que ce que l'on veut nous faire croire et que la découvrir devrait être excitant plus qu'angoissant.

avatar contributeur de Marquise_fem
Marquise_fem
18/12/2023 à 12:39

Citation de Phoenix73 #488764

bah après ça dépend comment toi tu le perçois, si y a pas de discriminations ou plus aucune, bah ça redevient une banalité comme le fait d'être hétéro finalement, être hétéro, c'est pas une identité, c'est juste une étiquette, les gens ne le disent pas parce que c'est juste normal.

 la fluidité sexuelle existe évidemment mais de toute façon ça change rien à ce que je dis, être homosexuelle, c'est jamais un moment T, avoir un désir homosexuel, oui mais l'orientation sexuelle c'est comme être autiste ou être de X origine, c'est pas "quand j'avais j'avais 20 ans j'étais autiste et maintenant je le suis plus, je suis guérie", ta couleur de peau et tes origines, tu peux pas les faire disparaître, bah là c'est pareil, c'est pas une émotion qui va et vient, on peut très bien avoir le désir sans l'être pour autant.

Le fameux désir d'appartenance, oui c'est humain mais il faut reconnaître et souligner la superficialité qui tant à ça, si on commence à s'interroger sur les raisons qui soutient cette obsession à s’étiqueter, qu'on soit team pour ou contre, y a rien de positif qui en ressort (je considère que dépendre du regard des autres et attendre la validation d'autrui, bah c'est pas très sain selon moi et ça devrait pas être une priorité). Au moins, qu'on assume et qu'on prenne conscience que les raisons qui poussent à ça ne sont pas ouf.

Au contraire, je pense qu'il faut apprendre à s'en détacher, de mont point de vue, c'est ce cheminement qui va m’amener sur une égalité avec les hétéros parce que tout comme eux, ça sera devenu banal et pas fétichisé. Le but final, c’est d’avoir les mêmes droits et la même indifférence.

avatar contributeur de Cerises
Cerises
19/12/2023 à 10:26

Je pense que la bisexualité est assez complexe car on peut croire être hétérosexuel(le) parce qu'on a encore jamais été attiré(e) par le même genre que soi et un jour le découvrir car une personne nous aura fait ressentir des sentiments amoureux pour elle alors qu'elle est du même genre et là on remet toute notre vie sentimentale en question surtout si on le découvre assez tard dans notre vie.

avatar contributeur de Ran Mouri
Ran Mouri
19/12/2023 à 13:25

Si par exemple une personne tombe dans le coma et se réveille dix ans plus tard complètement perdue, ne sachant pas qui elle est, son passé, et disons le, son orientation sexuelle, bah en fait ça ne va rien changer sur ce qu'elle est. Ce n'est pas parce qu'on est perdu et qu'on ne sait pas ce qu'on est, qu'on est pas quelque chose.

On ne choisit pas son orientation sexuelle. Donc pour moi, dire que lorsqu'une personne dit qu'elle est lesbienne ou bisexuelle... c'est se mettre des limitations ou se mettre dans des cases c'est comme dire qu'elle a le choix, qu'elle a choisi son orientation sexuelle alors que pas du tout.

Cette personne n'a pas choisi ce qu'elle est. On ne devient pas lesbienne ou hétéro et vice versa au fil du temps. On découvre simplement les choses, tôt dans sa vie, ou plus tard en fonction de son vécu comme dit Cerises.

Je dirais que le vécu est ce qui va être le déclencheur afin de nous mettre sur la voie et nous sortir des doutes si on en a. Aujourd'hui je sais ce que je suis mais quand je regarde en arrière, enfant et adolescente, mon attirance pour les femmes était déjà présente avant même que je ne connaisse le mot "lesbien" ou avant même que je ne sache que deux femmes pouvaient s'aimer comme un homme et une femme s'aiment. Ce n'est donc pas le jour où j'ai découvert que c'était possible que "je suis devenue" lesbienne.

Ne pas savoir ce qu'on est n'est pas dramatique. A moins qu'il y ait une raison particulière qui fasse qu'on doit absolument le savoir pour le vivre. Le plus important c'est d'être sûr de ce qu'on ressent et de son attirance.

Et ce n'est pas parce que, ce qu'on ressent et notre attirance change, que ça veut dire que notre orientation sexuelle a changé.

avatar contributeur de Hystorie
Hystorie
19/12/2023 à 23:48

Je suis contente de trouver ce sujet.

Ces derniers mois ont été traversé par pas mal de réflexions autour de ce sujet.

La bisexualité que je pensais valide me concernant semble s'effriter.

Après avoir considéré cela comme un fait avéré pour moi, j'ai exploré de nombreuses thématiques qui me font penser que j'ai vécu une bisexualité acquise (injonctions diverses dont l'hétéronormativité etc).

Aujourd'hui le curseur a bien bougé et je me situe, me sens lesbienne.

Je ne renie pas mon passé pour autant , et le cortège de paradoxes qu'il engendre.

Je peux comprendre le malaise que cela peut créer intérieurement. Après il s'agit surtout de trouver son propre espace d'aisance envers soi. C'est un chemin qui compte certainement plus, selon moi, que la définition (juste pratique mais pas définitive) qu'un terme choisi pour définir ses préférences dont le but est surtout de situer pour autrui ce vers quoi nous sommes attirées; ou ce que nous souhaitons vivre.

Donc en gros je viens de faire mon second coming out lol et ce qui me fait plaisir est que je n'ai aucune malaise.

Je souhaite ça à toutes.

avatar contributeur de Marquise_fem
Marquise_fem
20/12/2023 à 18:41

Citation de Hystorie #489606

hello hystorie, bon bah bienvenue dans la communauté lesbienne haha 😁 c'est vrai que quand je t'ai connu tu étais bi et maintenant bah tu l'es plus (ou tu ne l'a jamais vraiment été devrais t-on dire) mais ouais c'est bien plus courant qu'on ne le pense, beaucoup de lesbiennes passe par cette étape "bisexuelle".

Citation de **Ran Mouri Ce n'est pas parce qu'on est perdu et qu'on ne sait pas ce qu'on est, qu'on est pas quelque chose.

ah mais je suis d'accord, tout comme les personnes qui ne s'étiquettent pas ne sont pas "rien", c'est juste qu'elles ont pas envie de s'enfermer dans des cases et surtout c'est pas essentiel en soit de se donner un intitulé surtout si c'est fluide.

Citation Donc pour moi, dire que lorsqu'une personne dit qu'elle est lesbienne ou bisexuelle... c'est se mettre des limitations ou se mettre dans des cases c'est comme dire qu'elle a le choix, qu'elle a choisi son orientation sexuelle alors que pas du tout.

je suis pas d'accord, c'est en soit une case, la différence que je fais entre étiquette et identité c'est que dans l'identité, y a un vécu alors que dans l'étiquette bah pas spécialement, par ex, hétéro c'est une étiquette, et moi ce que je voulais dire, c'est qu'on devrait pas autant forcer pour dire "je suis machin et blabla" c'est une information superficielle qui devrait être utilisé que dans des cas de pure utilité, genre un mec vient me draguer "bah désolé je suis homo" = ça donne une information dans un contexte précis. Si on était traité comme un hétéro bah j'aurais pas besoin de me justifier parce que ce serait qqch de banal et quel bonheur ce serait franchement.

devoir préciser aux gens "en faite je suis lesbienne" pour moi, ça me rappelle ma condition de personne pas dans la norme et j'aime pas ça, je veux pas être différente, je veux être comme tout le monde, être traitée avec indifférence, c'est ça que je souhaitais transmettre.

Citation de Ran Mouri quand je regarde en arrière, enfant et adolescente, mon attirance pour les femmes était déjà présente

je me reconnais dans ton discours car même si je n'avais pas d'attirance pour les femmes quand j'étais dans l'ignorance, mon désintérêt pour la gente masculine, lui, pour le coup, était flagrant, je me rappelle d'une pote du collège disant "en faite Marquise n'est pas intéressée par les hommes" et sans pour autant que ça remettre en question mon hétérosexualité imaginaire.

Citation de Ce n'est donc pas le jour où j'ai découvert que c'était possible que "je suis devenue" lesbienne.

Tout à fait ! Tout comme quand on passe un diag pour un trouble qui est présent dès la naissance (je pense à l'autisme), on devient pas autisme à partir du moment où on a obtenu le diag (genre à 40 ans), même enfant, la personne était autiste, avait des traits autistes mais elle était en errance diagnostique.

😇

avatar contributeur Hamilkar
Hamilkar
21/12/2023 à 11:19

Je pense que oui....

avatar contributeur de Hystorie
Hystorie
23/12/2023 à 09:49

Helloooo tout le monde !

Le continuum bi ou sa fluidité...

Je suis en train de traverser une phase d'interrogation justement.

Les hommes cis ou trans sont carrément loin de mon champ d'intérêt depuis presque 3 ans. Je me pose la question d'un possible retour à des relations avec ce type de profils.

Bref. J'essaie de mettre ça au clair (j'aime bien me comprendre).

Après le mot est pour les autres. Perso, je le vis bien.

Donc en ce moment je suis plutôt sur le côté homoflexible du spectre de la bisexualité et du biromantisme (même si depuis toujours je suis plus homoromantique qu'heteroromantique)

avatar contributeur de Anha.loula
Anha.loula
10/02/2024 à 20:16

Citation de Pinkmegan #488281

Hello :)

Biensur que l’orientation sexuelle peut changer tout au long de ta vie. Pour ma part ça été compliqué, aussi loin que je me souvienne j’étais attirée par les femmes. A l’adolescence je me suis mis en couple avec un homme bi très androgyne, certaines de mes amies se sont dit « bi » et moi je me suis questionné. Mais j’avais tellement peur de ne pas m’assumer et surtout j’avais peur de la réaction de ma famille..

Pour moi c’était impossible qu’ils acceptent, alors j’ai gardé le silence et j’ai continué à faire l’autruche et à sortir avec des hommes (avec le recul je crois que j’ai aimé sincèrement 2 d’entre eux) mais les rapports sexuels n’était pas ouf du tout

J’ai continué comme ça à sortir avec des hommes jusqu’à mes 27 ans. Jusqu’au jour où j’en ai eu marre, et je me suis dis c’est soit je tente avec une meuf soit je reste célibataire. J’ai mis Tinder et j’ai rencontré ma copine. Et wow c’était incroyable ! Je me suis dis « putain tout ce temps perdue, toutes ces relations qui ne menait à rien » de la fille hetero je suis passé à la fille 100% lesbienne, en fait c’était juste qui j’étais réellement. Je me suis dis plus jamais un mec :)

Mais tu sais, il y a des meufs lesbiennes qui couchent avec des mecs des fois, ou des meufs hetero qui couchent avec des meufs. Tout ça évolue, tu as le droit de revenir à une sexualité hetero en vrai tu fais comme tu veux :)

avatar contributeur de Ran Mouri
Ran Mouri
11/02/2024 à 22:05 - 11/02/2024 à 22:06

Des femmes qui couchent avec des hommes ne sont pas lesbiennes.

Techniquement n'importe qui peut coucher avec n'importe qui. Cela ne détermine en rien une orientation sexuelle.

Il est important de savoir de quoi on parle. Je ne pense pas qu'on parle ici simplement de coucher avec une personne. Mais de sentiments, d'amour, de sexe, on parle de tout. C'est ça qui détermine l'orientation sexuelle.

Une lesbienne est une femme qui n'aime (sentiments, amour) et qui n'est attirée sexuellement (relations intimes) que par les femmes.

Je suis désolée mais si une femme peut tomber amoureuse d'un homme et est sexuellement attirée par lui, elle n'est pas lesbienne.

Et je ne vois pas ce qu'il y a de grave dans ça.

avatar ancien membre
Ancien membre
12/02/2024 à 04:49

Citation de Ran Mouri #497306

On peut bien avoir des relations sexuelles sans attirance, que pour le plaisir du corps.

Rares sont les lesbiennes qui n'ont pas eu quelque chose avec un homme.

On peut essayer aussi pour se decouvrir, et se tromper et se dire, ça ce n'est pas pour moi.

C'est à chacune de se définir.

avatar contributeur de RedRose
RedRose
12/02/2024 à 07:23

Citation de Alma08 #497337

Je peux comprendre qu'on puisse avoir des relations sexuelles sans amour...mais...sans attirance ? 🤔 comment c'est possible ? Il en faut un minimum quand même, non ?

avatar ancien membre
Ancien membre
12/02/2024 à 07:32

Citation de RedRose #497342

Est-ce qu'on ressent de l'attirance pour les sextoys? 🤷🏻‍♀️ bah, mieux avec le peau à peau....

avatar contributeur de SouRillette
SouRillette
12/02/2024 à 07:49

Citation de RedRose #497342

Sans attirance oui en se focalisant sur le ressenti physique. Comme avec un sex-toy comme le dit bien Alma.

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