Combien d'entre nous sont rentréEs dans le "modèle" cis-hétéro par ignorance de l'existence d'autres possibilités, par difficultés, voire impossibilit

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Crème2Cactus
30/11/2022 à 05:15

Bonjour,

Je lance un sujet dans lequel probablement beaucoup de personnes pourraient se reconnaître ou avoir une expérience un peu parallèle.

Je le lance ici sur le forum lesbien mais j'aurais aussi bien pu le mettre ailleurs tant il touche à beaucoup d'autres sujets.

Voilà, comme je l'ai déjà écris sur le site, je suis, malgré moi, une MtF (vous pouvez aller voir mon profil pour savoir comment je me positionne par rapport à ma transition). En résumé, j'ai choisi d'être une femme, je n'ai pas choisi d'être trans. Je suis lesbienne, je ne l'ai pas plus choisi non plus mais ça me correspond beaucoup plus que d'être "trans" et j'en suis fière !

Le centre du sujet, rejoint beaucoup, je trouve, celui-ci (https://betolerant.fr/forum/22028/de-votre-cote-les-filles-avez-vous-toujours-ete-lesbiennes-ou-l-avez-vous-decouvert-sur-le-tard/60) bien qu'il concerne autant les trandidentités que les orientations sexuelles. Il le rejoint parce que l'on soit gay, lesbienne, MtF, FtM... Je pense que nous avons toustes été confrontéEs à un moment au modèle cis-hétéro.

Comment nous a-t-il influencéEs ? Combien d'entre nous sont rentréEs dans ce modèle par ignorance de l'existence d'autres possibilités, par difficultés, voire impossibilité de se comprendre ou pour d'autres raisons...?

Avec mon ex, une lesbienne qui, elle, a parfaitement réussie à passer à travers le filet cis-hétéro, nous avions de super échanges sur le sujet. Elle a pu être très bien conseillée et a eu la chance de pouvoir faire tous les choix correspondant à ce qu'elle savait déjà être à l'adolescence parce qu'au CGL (centre Gay Lesbien, c'est comme ça qu'il était nommé avant de devenir le centre Lgbtqi, rue Beaubourg, ... que certainEs connaissent aujourd'hui), elle est rentrée en contact avec d'autres lesbiennes qui lui ont apportée toutes les clés.

De mon côté, je n'ai pas eu cette chance. Né(e) en 1968, dans une ville d'un peu plus de 100 000 habitants à l'époque, nous n'avions pas de "CGL". Mon adolescence n'a pas été des plus simple... Les injonctions de la société dont parlait souvent mon ex (créer une famille, avoir des enfants, allaiter...) l'ont profondément marquée et elle s'inscrit encore aujourd'hui dans un rejet total de ce qu'elle appelle le modèle cis-hétéro, ces injonctions, donc, je ne les ai pas vécues. Mais, j'en ai vécu d'autres : être fort, ne pas pleurer, s'affirmer et se battre physiquement si besoin, démontrer en groupe qui l'on est à travers la taille de son kiki, et uriner loin. Heureusement, le ridicule ne tue pas !!! Autant d'injonctions face auxquelles j'étais en profond décalage mais auxquelles il m'a fallu me plier, ou faire semblant, sorte de rituel de passage adolescent !!! Pfff... Pauvre monde... ou les prémices d'une société pro-viol qui ne dit pas son nom !!!

Mes premiers rapports sexuels, je les ai eu à 23 ans, tellement j'étais décaléE. Et je suis rentréE dans le moule : mariage, un garçon en 1997 et une fille en 2004, année pendant laquelle tout a commencé à refaire surface. Qui étais-je en réalité ? En fait, c'est remonté et réenfoui aussitôt en 1995 lors d'un voyage en Amérique du Sud. À cette époque, j'avais fait connaissance avec une jeune femme qui ne me laissait pas indifférentE, et dans une rue, je me suis interrogéE devant une paire de boucles d'oreilles que j'aurais bien portée. Masculin/féminin ? Je n'étais pas en mesure de le dire, le doute n'était pourtant pas permis et la réponse de cette jeune équatorienne m'a fait revenir illico dans ce modèle cis-genre duquel je ne demandais qu'à sortir !

Et c'est revenu en 2004 donc. Parce que ça a toujours été là en réalité. Et je ne comprenais plus rien !!! Jusqu'à ce que je prenne contact avec la principale asso LGBT de ma ville de naissance. J'ai passé des soirées entières à discuter avec la femme qui tenait la bibliothèque/dvdthèque de l'asso puis avec une plasticienne, aujourd'hui reconnue, lesbienne de la ville. Toutes deux, surtout la bibliothécaire, s'était interrogée sur leurs genres. Et j'ai compris qui j'étais et que j'étais loin d'être seulE. Sans oublier les contacts avec L'ANT à Nancy. 10 ans ont été nécessaires ! Les questions bouillonnaient dans ma tête !!! Et je ne trouvais pas les réponses jusqu'au jour où j'ai arrêté de me les poser, prenant conscience que les cis-hétéro ne se les posaient pas !!! La norme faisait qu'iels ne se les posaient pas. Pourquoi moi, à partir de là, devais-je m'interroger ?!!!? Je paie quelque part de ne avoir su qui j'étais avant mais aujourd'hui, je suis une femme lesbienne en adéquation avec moi-même et fière de mon corps tel qu'il est aujourd'hui ! POINT. Et si je ne l'ai pas dit à toutes les belles personnes authentiques que j'ai pu rencontrées, aux nouvelles que je continue de rencontrer et qui continue de m'éclairer, MERCI ET MERCI !!! ❤️


Le cerveau humain est une machine merveilleuse. Mais sa fonction première est de nous faire survivre dans la savane, pas d’inventer des systèmes politiques complexes.

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Harmonique
30/11/2022 à 13:00 - 30/11/2022 à 13:01

Citation de Cactus #432614

Je te remercie pour ton joli témoignage.

Pour moi j'ai toujours eu la conviction de n'être pas gay et pourtant j'avais mille raison de me poser des questions. Et comme je n'avais pas de réponse à l'époque je me suis laissée enfermé dans un modèle cis hétéro

Je te remercie au passage pour ton intervention sur mon topic des fleurs on aime toutes les deux les coquelicots

Monique 💋👠🎼❤️

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Némésis Inu
30/11/2022 à 13:35 - 01/08/2023 à 11:06

Bonjour,

En ce qui me concerne c’est tout bête : j’avais conscience de mon attirance sexuelle pour les femmes depuis déjà plusieurs années, mais ça se limitait justement qu’à l’attirance sexuelle, je tombais tjrs amoureuse d’hommes ( mais fantasmais pas du tout sur le rapport charnel, voir c’était une crainte) et à l’époque je faisais privilégiais l’amour romantique.

J’avais aussi une vision de la relation entre fille biaisée : une fille a besoin de force et protection à ses côté que ne pourra jamais donner une autre fille ( vision très heteronormée j’en conviens)

Mai je n’ai pas vraiment souffert de ce temps de prise de conscience

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Ancien membre
30/11/2022 à 14:55

J'aimerai savoir, puisque c'est pas la première fois que je lis ça.

Déjà pourquoi vous mêler votre genre et votre sexualité ?

Et pourquoi trans vous embêté tant que ça ?

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Crème2Cactus
30/11/2022 à 16:05

Citation de Alithia #432663

Si la question m'est adressée, parce que dans un premier temps, j'y comprenais strictement rien et la différence entre attirance et genre était on ne peut plus floue.

Pour l'autre question, je t'invite à me lire sur le sujet "https://betolerant.fr/forum/21169/nous-trans-et-lesbienne-votre-vision-de-nous/60"


Le cerveau humain est une machine merveilleuse. Mais sa fonction première est de nous faire survivre dans la savane, pas d’inventer des systèmes politiques complexes.

avatar contributeur de Némésis Inu
Némésis Inu
30/11/2022 à 17:15

Citation de Alithia #432663

Alithia n’oublies pas de citer la personne concernée par ton commentaire, ça prête à confusion🙂

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Ancien membre
30/11/2022 à 17:30

Citation de Cactus #432669

Je répondrais quand j'aurai du temp, parce que y a pas mal de chose à dire :)

Citation de Némésis Inu #432683

En effet j'ai oublié !!!

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Némésis Inu
30/11/2022 à 17:32

Citation de Alithia #432687

👍

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Ancien membre
30/11/2022 à 21:52

Cactus, la réponse est certainement "beaucoup"... merci pour ta démonstration limpide

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Ancien membre
01/12/2022 à 00:39

Citation de Cactus #432614

Je suis un peu comme toi, née en 75, j'ai pris conscience de ma différence j'avais 5 ans... 1980.

N'ayant aucune info sur cette particularité, j'ai néanmoins rapidement compris que si je ne volais pas sous les échos radars, j'allais au devant des ennuis.

Donc j'ai composé, persuadée que je n'avais pas d'autre alternative. Quant à ma sexualité, je n'ai eu mon premier rapport qu'à 20 ans.... et ça ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.

Quand j'ai rencontré ma femme, je lui ai expliqué ce que je ressentais, comment je me définissais.

Elle l'a accepté d'autant plus que j'étais différente de ses ex violents.

Et moi j'ai pensé que peut-être en étant avec une femme, j'apprendrais à devenir un homme.

La vie a fait le reste, mais j'avoue n'avoir pas non plus cherché à rompre.

Une fois marié et père de 2 enfants, il m'était impensable de laisser ma femme avec 2 bébés ou 2 enfants en bas âge.

Et c'est pourtant à ce moment là que je découvre la transidentité, que l'opération est possible, que je ne suis pas seule, que je suis un être humain normal avec une particularité.

Mais bon.

J'essaie de composer avec. Encore.

Jusqu'à ce que mon envie de me foutre en l'air devienne plus fort que mon amour pour mes Filles.

J'ai même pensé quz ce serait mieux pour elles.

Elle pleureraient quelques temps et passeraient à autre chose.

Qu'est ce qu'on peut être con quand on ne va pas bien.

Avec l'accord de ma femme j'ai commencé ma transition.

Mais de ce jour outre la chambre à part, elle a demandé le divorce.

Je passe sur les étapes par lesquelles je suis passée déjà largement détaillées à travers ce forum.

Cependant c'est ma sexualité qui fut une surprise.

Après une expérience malheureuse avec un homme pendant mon mariage, il était devenu impensable, impossible, qu'un homme, même un médecin, ne pose les mains sur moi.

Je me pensais lesbienne. Point.

Sauf que, 2 mois après ma vagino, je fais un p🤬 de rêve où un homme me fait l'amour et j'ai un orgasme de dingue !🤩😍🤩

Je me réveille à 2 heures du mat en sueur...

Évidemment l'homme n'était qu'un rêve, mais l'orgasme bien présent. Cœur à 300 km/h, papillon dans le ventre et la culotte trempée. Oui je mouille.

Et là le déclic. Merde je ne ne suis pas lesbienne.

Mais je déchante vite quand sur d'autres sites plus conventionnels, me raccrochent au nez quand j'explique mon passé.

Pour les mecs hétéros j'étais un mec, pour les mecs homos j'étais une femme et pour les femmes lesbiennes, je n'étais pas une femme.

Et un jour, ici je suis contactée par un homme cis hétéro, oui vous avez bien lu, et non ce n'est ni un troll ni un cas soc' ! 🤣

Il est doux, attentionné, aimant, il me dit que je suis belle et je le vois dans ses yeux.

C'est ainsi que ça s'est passé pour moi.

C'est pas ordinaire, mais je ne l'ai jamais été. 😅😁

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Harmonique
01/12/2022 à 02:24

Citation de Judeline #432743

👍 👍 👍 👍 👍

❤️ ❤️ ❤️ ❤️ ❤️

Et qu'est que tu racontes bien.

Monique 💋👠🎼❤️

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Ancien membre
01/12/2022 à 10:17 - 01/12/2022 à 10:18

Citation de Harmonique #432747

Je te remercie ma Belle.

Mais j'écris des nouvelles depuis 1995, et des plus hots depuis 2006.

Donc j'aime jouer avec les mots.

On me dit que je devrais publier, mais bof.

J'aime bien l'anonymat moi.

Si je voulais devenir con nue, je serais souffleuse de conneries

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Némésis Inu
01/12/2022 à 10:26

Citation de Judeline #432771

Tu peux aussi publier avec un pseudonyme 🙂

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Ancien membre
01/12/2022 à 10:31

Citation de Némésis Inu #432772

Oui certes il est bien évident que je ne publierais jamais sous mon vrai nom.

Néanmoins je pense à mes Filles et j'essaie de les protéger au maximum.

Un pseudo ne cacherait que partiellement mon anonymat et franchement me retrouver sur un plateau télé ou un studio radio pour parler d'un de mes livres...😖

avatar contributeur de Crème2Cactus
Crème2Cactus
01/12/2022 à 11:18 - 01/12/2022 à 11:19

Est-ce qu'on peut revenir au sujet s'il vous plaît ?

J'aimerais bien connaitre des vécus de lesbiennes cis aussi si elles veulent bien...


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Ninja
04/12/2022 à 23:45 - 04/12/2022 à 23:51

Alors c’est aussi mon cas. Née en 1986, des parents très bien, une mère plutôt rigide mais aimante, une enfance tranquille en région parisienne. Depuis petite, je n’ai pas une allure féminine, j’essayais de tout faire pour avoir l’air d’une petite fille parfaite mais on continuait de me surnommer Mowgli et sous-entendre que je n’étais pas vraiment « jolie ». J’ai continué à être l’enfant modèle qui réussit à l’école et qui est sage sans doute pour m’assurer l’amour de mes parents. Ma soeur faisait les 400 coups mais ressemblait à Sophie Marceau d’après leurs dires.

Et puis, l’adolescence est arrivée, ma sœur, les copines parlaient des garçons, de qui sort avec qui etc… à cette époque, j’ai découvert sous l’oreiller de ma sœur la page d’une publicité pour des sous-vêtements masculins. Je me rappelle m’être dit que je n’aurais jamais choisi cette page. Mes premiers fantasmes étaient clairement autour des corps de femmes : Catherine Zêta-Jones, Alizée …

Dans mon entourage il n’y avait aucune personne lgbt par contre, il y avait une entreprise d’ambulance dans notre ville qui s’appelait Gouin, c’était la grosse blague, et des insultes… aucune envie d’etre assimilée à ça. J’ai donc moi aussi commencé à sortir avec un garçon… je voulais rejouer l’histoire idéalisée du couple de mes parents. Ce qui s’est soldé 5 ans plus tard par une dépression et une rupture. Pendant une année j’ai flirté par ci par là uniquement avec des hommes. À cette période, j’avais lu un article qui disait que les personnes homosexuelles sont des gens pas tout à fait matures, qui n’ont pas passé certains stades qui voudraient qu’à maturité c’est l’hétérosexualité qui s’impose. Je ne voulais pas être une personne immature ! Donc j’ai de nouveau mis mes attirances de côté. Ma sœur avait eu un temps des échanges de courrier un peu hot avec une de ses copines. Ma mère est tombée dessus et sa réaction dégoûtée a fini de me dissuader.

J’ai fini par chercher un homme qui pourrait faire l’affaire, être un mari, un père. Je voulais rassurer mes parents, réussir ma vie sans créer de soucis. Je l’ai trouvé, me suis mariée à 23 ans, eu 2 enfants, le diplôme d’ingénieur, le boulot, la maison, la voiture familiale, tout … et j’ai découvert que mon mari me trompait, depuis déjà 3 ans, j’avais 30 ans. C’est là qu’on a tout remis à plat, qu’il m’a dit qu’il n’en pouvait plus (il n’y avait quasiment rien entre nous depuis des années). Alors je lui ai dit que je voulais « tester » avec une femme.

Ce que j’ai fait, pendant 3 ans j’ai eu des amantes. Et un jour, je suis tombée amoureuse et je l’ai quitté. J’ai refait ma vie avec elle, ça fait 3 ans. Tout n’est pas rose, mais je me sens beaucoup plus vraie aujourd’hui.

Si j’avais su à 15 ans que c’était possible, s’il y avait eu des modèles, des femmes qui s’embrassent et se tiennent la main en public, j’aurais peut-être osé, plus tôt…

avatar contributeur de Crème2Cactus
Crème2Cactus
05/12/2022 à 02:52

Merci beaucoup Ninja pour le récit de ton vécu très instructif qui confirme la nécessité de savoir que ça existe pour être nous même, même dans des situations personnelles bien différentes. Je pense que la société a tout à y gagner en laissant les personnes s'épanouir hors "cis-tème", mais tout le monde n'est pas de cet avis, c'est sûr !


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Ninja
05/12/2022 à 18:21 - 05/12/2022 à 19:14

Je pense que la génération d’ados actuelle est beaucoup plus informée. Ça n’empêche pas toutes les violences mais la visibilité est bien plus élevée. Au collège de mon fils, des élèves gays et lesbiennes ont manifesté la veille de la gay pride avec l’accord du principal, ils ont fait des choses aussi pour les différentes journées de lutte et de visibilité. Mon fils (alors en 6eme) était ami avec deux d’entre eux en 3ème, dont un garçon qui parfois s’habillait en jupe, se maquillait et voulait être appelé Clémence. Ça ne semblait pas poser de problème.

Même en primaire ça bouge. Ma fille est en CM1, vendredi, ils sont allés voir Billy Eliot au cinéma. Ils ont fait un débat ensuite. La maîtresse leur a entre autre demandé comment ils réagiraient si leur meilleur ami leur ouvrait la porte habillé en robe.

Quelques uns ont répondu qu’ils auraient été gênés, ils ne savaient pas expliquer pourquoi. Ma fille, en grande féministe et défenseuse des causes lgbt 😂a répondu que c’était parce que des personnes plus âgées étaient elles-mêmes gênées par les personnes homosexuelles et avait transmis cette peur aux enfants.

Et puis, il y’a une plus grande acceptation des parents. Quand ma fille était en CP, elle m’a expliqué qu’une fille de sa classe voulait être un garçon. Elle s’habillait et voulait qu’on dise « il ». C’était accepté par tous, camarades, parents, maîtresse.

Dans la plupart des séries il y a des personnages lgbt pas trop clichés auxquels s’identifier… ça n’existait presque pas il y a 20 ans.

Si ça se poursuit, il ne sera même plus nécessaire de faire son coing out ☺️

avatar contributeur de Crème2Cactus
Crème2Cactus
05/12/2022 à 19:15

Oui, c'est bien tout ça, il y a une visibilité. Maintenant, je ne sais pas... Je pense qu'il faut être prudent et voir comment ça évolue sur une plus longue période...


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avatar contributeur de Ninja
Ninja
05/12/2022 à 19:16

Oui c’est certain …

avatar contributeur de Quartz
Quartz
12/12/2022 à 02:09

Bonsoir cactus, peux-tu expliquer ce qui te fait écrire "Je suis lesbienne, je ne l'ai pas plus choisi non plus mais ça me correspond beaucoup plus que d'être "trans"...."

Je suis née fille, j'ai vécu une enfance rêvée de garçon dans ma tête, une adolescence de "belle jeune femme à beaux nichons" qui ne voulait qu'embrasser une femme, ce qui fut! et plus encore.

J'ai aujourd'hui 50 ans, j'aime la femme que je suis devenue, j'aime ma part masculine que je reconnais et que j'assume dans ma sexualité avec les hommes et les femmes que j'ai aimé ; mais en lisant ton témoignage, je suis troublée, je me dis qu’il y a des questions que je ne me suis pas posées...

avatar contributeur Reloteb
Reloteb
12/12/2022 à 06:14

Citation de Judeline #432774

Rien ne t'obligerait à aller dans les médias.

La plupart des auteurs-trices de ce genre de littérature ne sont pas présent dans les médias audiovisuelles.

N'oublions pas que la majorité des auteurs-trices ne vivent pas de la littérature qu'ils/elles/iels produisent.

PS : Quelqu'un connaîtrait une manière non genré pour parler des auteurs-trices ?

avatar contributeur de Némésis Inu
Némésis Inu
12/12/2022 à 08:46

Citation de Quartz #434142 aujourd'hui 50 ans, j'aime la femme que je suis devenue, j'aime ma part masculine que je reconnais et que j'assume dans ma sexualité avec les hommes et les femmes que j'ai aimé

J’aime tellement ce que tu dis! Ta féminité et masculinité ! Je suis convaincu qu’on vis tous avec ces 2 entités dont 1 qui s’exprime plus facilement que l’autre ou que l’une prends le pas sur lnautre mais à certaines occasions.

On te sent si épanouie et heureuse que ça nous contamine, merci à toi!🤩

avatar contributeur Forafirst
Forafirst
28/04/2023 à 00:17 - 28/04/2023 à 01:00

Hello.

Je suis une femme cis.

Petite, j'etais très "fille" (je mettais des robes, j'adorais les jupes à froufrou qui tournent, je m'habillais en rose, je demandais à ma mère de me faire des tas de coiffures de fille, je voulais avoir de beaux cheveux longs mais ma mère ne voulait pas plus qu'un carré court car mes cheveux étaient trop fins.). Remarque à un moment jai demandé la coupe à la garçonne (et l'ai eu ). Bref.

Pour moi les autres filles c'était des copines et les amoureux potentiels c'était des garçons.

A l adolescence, toujours uniquement intéressée amoureusement par les garçons. Au niveau de l'allure, moins féminine ( j'ai eu des soucis de santé qui ont fait que je n'étais pas à l'aise avec mon corps).

Ce n'est qu'à 18 ans (après un cours de philo en terminale) où j'ai pu avoir des propos pour "légitimer" la bisexualité. Car à l'époque c'était on était hétéro, il existait aussi des homos mais les bisexuels ce n'était pas évident.

Ces propos étaient quant à une autre possibilité de "choix" sans me sentir vraiment concernée, même si ça pouvait commencer à me tenter.

19 ans, mes 1e expériences sexuelles avec un mec. On est restés en couple 1an et demi (sans faire autre chose que des preliminaires).

Puis période de célibat où j'ai ressenti mes 1e attirances par rapport à des femmes. Et pendant cette période jai pu sortir avec des mecs. Entre 2 mecs je fantasmais sur des femmes mais ça restait pour moi une attirance, un fantasme.

Puis l'envie de passer à l'acte mais là confrontée à la difficulté de "trouver une partenaire", et j'étais officiellement mais je me sentais aussi officieusement hétéro, juste avec une attirance pour les femmes.

Progressivement, durant cette période (de 19 ans à maintenant) j'ai repris confiance en moi et ai finalement adopté un look féminin plus affirmé.

Il m'a fallu mon deuxième rapprochement d'une femme et réelle vraie expérience sexuelle pour me considérer bi. Et là j'ai alors découvert que jetais peut-être pluS homosexuelle mais heteromantique.

Dans ma vie sexuelle, je n'ai jamais voulu me mettre dans une case (car la fluidité ou l'ambiguïté que je sentais faisait que je ne me sentais ni dans l'une, l'autre ou la 3e (a l'époque homo hétéro bi). Je ne me mets toujours pas dans une case mais je sais que j'ai des envies diverses, que je n'assouvis pas (forcément).

Officiellement je suis toujours hétéro mais au fond de moi je sais que je ne le suis pas.

Je me demande parfois si mon ressenti quand jetais petite et avant que mes hormones et envies ne se déchaînent pour me faire ressentir toutes ces choses, venaient de l'heteronormativité, et au final même maintenant que j'en suis (intérieurement) sortie, je ne suis toujours pas capable de l'assumer publiquement. Même si ma sexualité ne concerne pas le public au sens large du terme, je ne me sens pas d'assumer ça par rapport à mes parents par exemple en me disant en couple avec une femme.

Mais peut-être est ce parce que je n'ai pas rencontrée LA femme.

Suis je alors toujours coincée dans le modèle cis hétéro ?

Désolée jai fait (très) long. Je ne sais pas si vous aurez le courage de tout lire, j'ai découpé par paragraphes du coup ;-)

avatar contributeur de RêveuseParis
RêveuseParis
28/04/2023 à 09:01 - 28/04/2023 à 09:55

Bonjour tout le Monde.... Personnellement, je ne lutte pas ni ne m oppose à aucun Modèle qu il soit désuet ou nouveau dans notre société.... Avant on ne parlait pas de Modele Hétéros, autant, qu aujourd’hui, dût à la multiplication de genres et d orientations..

Ce n est pas un Modèle contre un autre.... Car quelque soit l orientation, il y aura ce qualificatif de Modèle qui surgira tôt ou tard ... Rien ne s oppose, juste, que l on évolue sur une conscience de l Existence de chacun et Chacune...

Il y a l existence de ceux et celles que nous Ignorons de longues dates et nous voilà en pleine prise de conscience des Invisibles ou de ceux et celles qui devaient Êtres dans l Ombre de toutes les sociétés ou presque.... À part, quelques personnes reconnues dans l histoire, ça ne faisait pas le nombre des Existants dans une orientation ou une autre....

Je n emploie pas beaucoup les nouveaux termes, parceque, j ignore si je les utiliserais aussi bien que cela .... Avec le forum, j ai découverte non pas seulement, l existence des différentes orientations, mais, surtout des Personnes qui avaient encore beaucoup de mal à pouvoir exister dans ce qu elles sont, malgré, l évolution que s est forgée la communauté pour s éclairer elle même sur nos différences...

Parceque, c est ainsi que les choses ont évoluées, c est au sein de notre communauté que la parole s est libérée, que les termes ont évolués et que notre « Existence » s est fait davantage connaître à l extérieur...

La Marche de l évolution au sein de notre communauté n est pas encore acquise, il faut du temps et de la réflexion pour chacun et chacune d entres nous pour comprendre qui est l Autre et donc, à l extérieur, c est perçue à double tranchant.... Il y a ceux qui veulent combattre notre Existence et ceux qui cherchent à comprendre....

Et je pense que sans aller trop loin, dans nos Familles, il y a ceux et celles qui ne nous comprendront pas ou n y comprennent rien à ce que nous sommes et ceux et celles qui chercheront à comprendre en nous acceptant ou non..... Nous sommes donc impliqués très personnellement avec ceux ou celles qui nous rejèterons, nous accepteront ou pas ou qui savent ou pas nôtre Existence..... À moins qu il y en a parmis nous , qui ont des familles au sens large qui vous accepte à 200 pour cent et d autres à zéro pour cent.... il est déjà là, tout près de nous ce monde extérieur à ce que nous sommes et perso, je ne veux pas lutter contre Mouah même en luttant contre les miens.... Je fais avec.... Donc je ne vais pas non plus juger les autres, alors, que je ne veux pas juger ma propre famille.....Juste essayer de parler du sujet, comme si , nous en étions extérieur à celui ci, ça peut parfois aider à échanger les points de vues

Je ne suis pas d une génération où je pouvais même imaginer une seule seconde l évolution de notre société d aujourd’hui..... Celle dans laquelle nous avons tous et toutes tant de mal à s y sentir bien humainement..... Alors ! Les questions d orientations ou de genres n était pas en mon jeûne temps la préoccupation de tous ni même, qu’elle pouvait être une question Individuelle.... On n en parlait pas...

C est un peu comme si on découvrait aujourd’hui la Tarte aux Pommes que l on prend en pleine Poire 😂😂😂😂

La Tarte aux pommes existait, mais, on en entendait pas parler.... Et je pense tout personnellement, que malgré l évolution en notre sein, la société n est pas encore prête à accepter notre existence à tous et toutes..... J entends même des émissions où on parle de nous, comme si, nous étions dans un Délire dans nos discours.....

Eh oui, nous avons le Délire de tout simplement Exister sans que nous soyons menacés et sans avoir la peur au ventre d être ce que nous sommes

En résumé, il ne suffit pas d Être pour mieux vivre ce que nous sommes et quelques soient nos identifications..... Il faut à mon avis, accepter que l on ne sera pas toujours accepté et qu il faudra énormément de temps pour quelque peu exister davantage

Bon je me suis un peu perdue dans tout ce que je voulais racontasse et je crois même que j ai fais du hors sujet, j espère que je ne serais pas punie ? 😂😂😂😂

Bonne journée à tous et toutes

avatar contributeur de Luidusud
Luidusud
28/04/2023 à 10:19

Moi, élevé dans "le bien ou le mal"...je ne sais pas pour autant si j'aurai pris un autre chemin, mais peut être et surtout peut être que j'aurai pu avoir un mode de pensées plus libre et ouvert, je m'y met sur le tard....A l'éducation des bien pensants que de dégats

avatar contributeur de Némésis Inu
Némésis Inu
28/04/2023 à 10:40

Citation de Luidusud #452250

Iles n'est jamais trop tard!

😉

avatar contributeur de Luidusud
Luidusud
02/05/2023 à 13:43

Je suis ici pour cela dépasser mes limites, sortir de ma zone de confort, m'ouvrir :-)

avatar contributeur Reloteb
Reloteb
02/05/2023 à 13:45

Citation de Luidusud #452764

C'est très bien. Que dire de plus ?

avatar contributeur de Occamj
Occamj
02/05/2023 à 15:44

J’aime tellement ce que tu dis! Ta féminité et masculinité ! Je suis convaincu qu’on vis tous avec ces 2 entités dont 1 qui s’exprime plus facilement que l’autre ou que l’une >prends le pas sur lnautre mais à certaines occasions.

Bonjour,

J'ai cherché une once de masculinité chez moi pendant 50 ans et je suis au regret de rapporter que le terrain paraît désespérément vierge de ce côté-là !

Cependant, je rapporte ici un ressenti, une affinité avec ce que je pense être la masculinité... mais c'est dur à dire vu que je pense en être dépourvue. Pour ce qui est des codes, des comportements masculins, je les ai vu à l’œuvre. J'ai le souvenir d'avoir tenté (et lamentablement échoué) de les imiter. Ce que je sais c'est qu'apparemment je m'identifie complètement à une féminité plutôt standard (j'ai eu l'occasion d'avoir de longues conversations à ce sujet, avec des femmes dont je suis maintenant très proches). Mais comment séparer l'essentiel de l'existentiel dans cette histoire ?

Pas de vérité unique à ce sujet. Il semble que ça dépende vraiment des gens.

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