Jugement des gros en milieu gay et en dehors


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Narutoxx

Bonjour,

Je créer ce sujet car j'en ai marre.

Sur certains sites je me fais insulter où bloquer car je suis "gros" ou simplement ignorer. Et dans la rue certains ce moque du physique et de la manière de m'habiller. Des conseils à me donner ?

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Alithia

je te dirais, malheuresement, tu sera critiquer, maigre gros, grand petit, blanc noir, même si a des degret différent, y a toujours quelqu'un qui la ramène.

Mais, parce qu'il y as un mais, n'hésite pas a signaler toute remarque ou insulte grossophobe a la modération intrétable et inpartiale qui saura régler le problème de façon sanglante et .... heu non padon, correct et gentillement !

Et je ne saurai trop de trouver un sport physique, non pas pour maigrir, mais pour te défouler, pour evacuer ta colère potentiel, ou ce qui ta emmerdé la journée.

Je te conseille les sport de contact, qui en plus de te défouler t'apprenne a connaitre et accepter ton corps. En art martial, par exemple, tu peux trouver des sport plutôt reserver au gens costaux. Je veux pas dire de bétises, étant fin comme une brindille, je fuis ces sport là par peur de me retrouver brisé par des montagnes lol

Qui plus est, les art martiaux ont aussi une discipline pshychologique, pour solidifier et te permettre d'encaisser plus facilement les remarque, bref avoir un mental d'acier.

J'ai un amis qui pratiquer le Kenpo, un sport ou le gabarie compte, ou tu es une pierre mais qui porte des coup très puissant et rapide. Et malgrès sa corpulance, il as appris a se déplacer avec force et vitesse.

Bref, je le conseil a tous de toute façon, trouvé votre art martiaux, ça aide le corps et l'esprit, et y en as pour tout le monde, adapter a tout les ages, et toute les morphologie.

Y a même une ecole d'art martiaux a fauteille roulant, c'est dire !


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Chagrindame - modifié par chagrindame le 28/07/2020 - 07:58:52

Tres Cher Narutoxx

Nous sommes tous et toutes critiquables sur un aspect ou plusieurs aspects de nous memes, beaucoup moins, lorsque l on nous connait davantage .... Dites Vous que les critiqueurs et critiqueuses ne sont pas moins critiquables que les autres..... l Etre Humain est ainsi, il ne supporte pas ce qu il fait aux autres, mais, il adore se moquer, au dela, de ce qu il serait capable de supporter pour lui meme....

Perso, je m auto critique davantage que de critiquer les autres, car, je sais que je ne suis rien pour me permettre un avis bete et mechant sur une personne et que ca ne me rendra pas plus belle a mes yeux de baver sur quiconque.....

Ceux qui ont la langue bien pendue sur les autres sont souvent inconscients de ce qu ils sont eux memes.....Ca leur appartient leurs medisances, vous ne pourrez rien contre, il faut apprendre a se detacher des fausses idees que ceux ci se font sur vous...... Ils ont certainement un volume de conneries incroyables dans leurs esprits qui depasse largement votre enveloppe corporel......

Je dirais que ce que vous subissez est tres penible, cependant, c est d un banal et d un ordinaire foudroyant......

Je vous souhaite de parvenir a passer par dessus les ignobles propos qui vous sont lancer mal a propos


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Narutoxx

Merci pour vos messages.

En effet je compte reprendre un sport pour me défouler mais plus tennis ou sport aquatique je pense.

Je me sens bien dans mon corps et n'ai pour le moment pas de soucis de santé lié à ça donc bon le problème vient vraiment des personnes et les regards n'en parlons pas ! (car en plus je m'habille parfois de manière original quand l'envie me prend).

Mais je pense que vous avez raison il y aura toujours des personnes comme ça sur terre à moi de m'efforcer de les ignorer.

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MissHorror

Malheureusement la question de physique compte énormément pour encore trop de monde, alors que on est qui on est, on ne devrait subir aucun rejet, peu importe la morphologie. Tu sais du moment que tu t'aime, que tu respecte ton corps, ne fais pas attention aux autres ! Le plu important c'est de s'aimer sois même sans dépendre des autres, les autres ne sont pas parfait, ils se permettent de juger alors qu'ils sont humains, comme toi

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Triskell

Il ne faut pas se préoccuper de l'opinion des autres puisque chacun d'entre nous est le gros de quelqu'un, le laid de quelqu'un, le maigrichon de quelqu'un. quelque soit son physique, si la personne respire le bonheur, qu'elle est bien dans sa tête et dans son corps, elle attirera forcément l'attention bienveillante des autres. Le bonheur attire le bonheur.

Superponey

Euh des conseils sur quoi ? Tu vis avec c'est tout ...

F1994

Malheureusement, j'avais eu un ami qui a été très victimisé dans un lycée à cause de son surpoids :(, bien évidemment, j'avais essayé de le soutenir en lui disant d'ignorer les autres et malheureusement, à cause de cette histoire, il a mis fin à sa vie :(

Sachant qu'en ce moment, je suis en surpoids, ce que je fais pour ignorer les remarques des gens, je mets un casque audio pour écouter de la musique en dehors de chez moi, au moins, ça me permet de me changer les idées et de ne pas entendre les remarques des gens.


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LaBiscotte

@Narutoxx Les gens critiquent sur tout et rien. Alors il faut choisir ses combats ! Soit tu prépares des phrases toutes faites avec humour pour les balancer à la gueule de gens qui font toujours les même remarques à la con soit tu les ignores et tu te concentres sur des choses positives.

Je suis d'accord avec MissHoror et Triskell il faut montrer le meilleur de soi soi-même. Etre bien dans ses baskets même si c'est pas facile tous les jours. La bienveillance attire la bienveillance aussi.

@F1994 je suis désolée pour ton ami. J'espère que pour toi ça va. Faut se changer les idées oui. La musique adoucie les mœurs.

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F1994

Merci beaucoup pour ton message, ne t'inquiète pas ça va aller, j'avais mis 2-3 ans pour digérer cette histoire.

En tout cas, je ne sais pas si ça peut aider @narutoxx du fait qu'il doit changer se changer les idées en mettant un casque audio pour écouter de la musique afin d'éviter les remarques désagréables des gens.

Gargantua - modifié par Gargantua le 30/07/2020 - 08:18:25

J'ai l'impression parfois,tel Don Quichotte, de me battre contre des moulins à vents.

“GROS” : mot qui évoque pour la majorité des gens la médiocrité, le manque de volonté ou de courage, le manque de savoir vivre...

L'image que l'on vehicule est quasi tout le temps négative comme on pointerait le doigt en direction de celui qui oserait faire preuve de mauvais goût !...

Sans réfléchir, sans même vouloir blesser d'ailleur, on en rigole... On s'effraie un peu à l'idée d'être soi même, ce gros dont on rigole car ce serait drôlement moche d'être gros. Malheureusement, de moche à mal il n'y a qu'un pas qu'on peut faire sans le remarquer. Comme d'autres, associaient la couleur noire à l'idée du mal, à l'idée qu'être noir était moins bien qu'être blanc ; être gros c'est moins bien que d'être mince, c'est moins bien que d'être... On sait où mènent ces raisonnements.

Je suis gros. Ce n'est pas un choix et ce n'est pas quelque chose dont je peux me défaire aussi facilement, ou alors faudrait que je fasse du ménage dans mes gènes. Je dois vivre avec même si c'est de plus en plus difficile. Physiquement, je dois faire plus d'efforts que vous pour faire la même chose. Socialement, je dois faire plus d'efforts pour plaire ou plutot pour essayer de ne pas deplaire, ou simplement pour être considéré de la même manière que n'importe qui l'est au premier abord.

C'est vrai que c'est pénible à vivre. Oh pas seulement parce que je suis plus lourd que vous, mais parce que rien n'est fait pour qu'un gros se sente bien dans sa peau : transports, magasins de fringues, infrastructures (sas, ascenseurs...)

C'est aussi pénible à vivre parce que la différence emmerde tout le monde. Notre « ère », celle de la culture et de la communication, notre société occidentale toute puissante, sont aussi celles de la recherche quasi frénétique du conformisme et de la normalisation à tous les niveaux.

Nous sommes tous en quête de l'etre idéal, nous avons tous nos idéaux, mais sincèrement qui est tombé amoureux un jour de son idéal ?Effectivement, il ne faut pas se voiler la face, le physique est important au premier abord, mais si le physique est là et que rien ne suit...

La vraie découverte de l'individu devrait permettre d'aller au delà du parti-pris physique et permettre d'apprécier la personne et plus seulement son image. Oui mais à quel niveau ? En amour ? En amitié ? Ah oui...le gros est l'ami de tout le monde... il a un coeur “gros comme ça” car c'est tout ce qu'il peut donner à défaut de recevoir l'amour...

N'ai-je pas le droit d'aimer ??? N'ai-je pas le droit d'être aimé ???

Bref. Je n'ai pas choisi, c'est pénible, et je n'aime pas ça “être gros”, mais ce n'est pourtant pas quelque chose dont je souhaite avoir honte. Car c'est...moi !

Le fait que je sois gros fait-il automatiquement de moi quelqu'un de méprisable, de moche, d'ininteressant, de sans charme ?

Après les “Youpins” responsable du crack boursier de 1929, les “nègres” responsables de la famine, les “niaqwés” responsables de la surpopulation mondiale, les “ratons et autres immigrés” responsables du chomage, les “tarlouses”' responsables du SIDA, les “meufs” responsables de l'impuissance masculine... voilà les “baleines” responsables du gouffre de la sécu !

A quand un responsable de la connerie humaine ???

Les gros ont souvent développé une stratégie d'évitement qui leur permet d'éviter d'avoir à affronter le regard des autres. En effet, les personnes inconnues n'ont d'autre critère de jugement que notre apparence. Pour elles, nous ne sommes pas telle ou telle personne mais simplement un gros ou une grosse. Et comme leur regard fonctionne un peu comme un miroir, on se voit gros dans les yeux de l'autre.

Reconquérir les lieux abandonnés est un acte d'affirmation de soi, un acte journalier demandant beaucoup d'énergie...

Ce n'est pas facile pour soi mais ce n'est pas facile aussi pour les personnes qui nous accompagnent.

J'en ai fait l'expérience maintes fois...

Alors que l'on se meut dans l'espace public, qui n'a jamais perçu ces regards. Ce ne sont pas des regards légers, qui voient sans voir, juste pour regarder. Ce sont des regards lourds, pesants, scrutants, des regards qui detaillent, qui dévisagent, des regards longs, fixes qui mettent mal à l'aise...

Cela m'a mis mal à l'aise non seulement pour moi mais aussi pour ceux avec moi.

Bienvenu dans la réalité quotidienne !

Et encore, parfois ces regards s'accompagnent de sourires , de rires, de collibets, de moqueries, de remarques désobligeantes, de réflexions acerbes voire d'insultes.

Alors qu'au Japon les Sumotori sont considérés comme des dieux vivants, nos sociétés occidentales stigmatisent les rondeurs, les plaçant au rang de tares et/ou de monstruosité.

L'image de la personne grosse, forte ne peut être chez nous que dévalorisante, voire honteuse.

La publicité et la télévision y sont pour beaucoup, tant elles forgent dans notre collectivité un canevas de normalité, une standardisation catégorielle des individus tant dans leur comportements que dans leur être. On en vient même à oublier que la richesse vient de la diversité et que la diversité nait de la différence.

Il y a quelques années une émission de TF1 « mon incroyable fiancé », sous couvert d'un jeu n'était qu'un exemple des innombrables clichés dévalorisants pour la personne forte ou grosse auxquels nous sommes habitués depuis des décennies. Comme si l'image du gros dans la société avait encore besoin de cela...

Le concept de l'émission était simple. Une candidate jeune et jolie et un jeune homme doivent faire croire à leurs familles respectives qu'ils se sont rencontrés et qu'ils vont se marier. Pour gagner 100000€ chacun, leurs familles ne doivent pas s'opposer à leur mariage.

Mais en fait seule la candidate est réelle et le fiancé et sa famille sont des acteurs, ce que ne sait pas la candidate. Pour rendre les choses plus croustillantes, plus difficiles la production à choisi « le contraire » du gendre » idéal », le contraire du séducteur que l'on rencontre dans ces émissions habituellement. Ici, pas de bellâtre musclé, bronzé, au sourire ravageur. Pas d'aventurier soigné, aux manières de gentleman, à la bonne éducation. Pas de goldenboy bien habillé, avec du goût et de la culture.

La production a choisi que le « pseudo-candidat-fiancé » devait être gros, vulgaire, sale, acculturé, sans goût et sans manières, stupide, grossier, mal habillé.

Si on peut penser que le fait d'être vulgaire, sale, acculturé, mal élevé peut être considéré comme un frein à la séduction (quoiqu'il soit préférable de savoir quel en est l'origine et de comprendre avant de se positionner à juger autrui) pourquoi ne pas avoir choisi un bellâtre ???

Cela signifie t'il qu'une personne forte est incapable ne serait ce que par son physique d'être séduisante ??? Cela signifie t'il que le pire fiancé que l'on puisse trouver est obligatoirement gros ??? Cela insinuerai t il que quand on est fort ou gros, on est forcement sale, vulgaire, acculturé, sans goût et sans manières, stupide, grossier, mal habillé ???

Permettez-moi de penser que c'est encore une manière, que naïvement j'espère involontaire et inconsciente, de dévaloriser la personne humaine qu'elle soit forte ou non.

Imaginez le scandale que cela aurait été si on avait choisi un nain, un handicapé, un noir, un asiatique, un nord africain, un juif, un musulman, un hindouiste, etc (liste non exhaustive) Cela eut été pour moi tout aussi insupportable mais c'est là un exemple de cette discrimination ordinnaire, coutumière...

Lorsque j'ai découvert et expérimenté (tardivement) mon hommosexualité, j'ai découvert le monde du travail, et là encore j'ai été confronté aux regards, aux rejets, à la discrimination...

Encore aujourd'hui je ne peux pas aller dans un magasin de fringues sans avoir droit à une reflexion dans mon dos de la part de clients ou même de vendeurs : “il ne trouvera rien à sa taille ici !”. Je ne peux pas manger une glace dans la rue sans rencontrer des regards moqueurs et reprobateurs : “celui là on sait pourquoi il est gros !”. Même le simple fait de se promener dans la rue attire les sourires et les blagues douteuses... au point d'avoir honte pour les gens qui m'accompagnent. J'ai mis 20 ans pour remettre les pieds dans une piscine, grâce à un ami, après avoir été traumatisé par une expérience humiliante sur une plage publique, dans l'hilarité générale : “Oh regardez ! un baleine s'est échouée” . Je ne vous parle pas des lieux de séduction, des situations de drague...

Alors, à tous ceux qui se moquent des autres et de leurs différences, je tenais à vous dire que bien souvent notre vie a basculé un jour à cause de crétins de votre espèce...

Nous les gros, nous sommes assez gênés par notre propre apparence sans avoir à subir en plus les assauts quotidiens de l'extérieur...

Je ne suis animée que par une immense masse d'amour à donner, et je vois que malheureusement la seule réponse qui sois possible dans notre société c'est la stigmatisation, l'intolérence et le rejet.

L'écriture est un exultoire à la colère... et cette page c'est ma tribune à moi... destinée aux gens que j'aime bien mais aussi à ceux qui ne mérite même pas qu'on pense à eux ! Ces lignes sont pourtant pour eux...

A la manière de Cyrano, contre tous les outrages,

Et si pour leur apprendre les bons usages,

Il faut leur mettre, avant de les laisser s'enfuir,

Par devant, et plus haut, du fer, et non du cuir !

A ces personnes....

Qui m'ont lancé un de ces traits...

S'avançant sans vergogne vers moi et m'observant

Et se campant devant moi d'un air fait.

Me disant, oui me disant... euh... votre poids, votre poids est trop grand !

A ceux la je réponds gravement...

Trop grand ?

C'est tout ?

A non ! c'est un peu court, bande de couard !

On pouvait dire... oh ! Dieu ! bien des choses, il faut me croire...

En variant le ton, par exemple, tenez...

Agressif : “Ce n'est pas un ventre que vous exposez !

Si j'en avais un pareil, il faudrait que sur le champ je le fis raboter...”

Amical : “Faites attention en descendant l'escalier...

Penché en avant vous risqueriez d'y rouler !”

Descriptif : “Cette butte, ce monticule est une véritable promontoire,

Qui a de nombreux veaux, vaches, poulets à servit de mouroir.”

Curieux : “Alors comment faites vous pour voyager

Et de par votre corpulence ne pas payer le triple du billet ?”

Gracieux : “ Vous aimâtes tant les baleines,

Que pour ne pas leur faire de peine !

Vous vous en soyez proclamé la reine”!

Truculent : “Au moins par grand vent vous êtes protégés,

Avec votre poids aucun risque de vous envoler !”

Prévenant : “Avec une tel ventre vous devez être embêtés !

Comment faites vous pour uriner ou même voir vos pieds ?”

Tendre : “Pour un câlin avec votre ami,

Prévoyez donc un grand lit !”

Pédant : “l'obésité, comme Hyppocrate le dit,

n'est pas une fatalité mais une maladie.”

Cavalier : “ah ! avec cette corpulence vous croyiez plaire ?

Mon dieu ! que c est beau un Homme qui espère...”

Emphatique : “Déesse féconde et parturiente de la taille de Gulliver,

Après 9 mois, il serait peut être temps, dans la douleur, d'enfanter de la Terre...”

Dramatique : “Quand vous vous baignez, n'y a t'il aucun risque de faire déborder la mer ?

Admiratif : ”En tout cas, voilà de quoi, dans le confort, voyager !“

Lyrique : ”Dans un tel corps c'est tout un orchestre que l'on pourrait loger...“

Naïf : ”Ce monument quand le visite t'on ?“

Respectueux : ”Souffrez Monsieur, que je salue votre position et recevez donc mes salutations.“

Militaire : ”A défaut de brigade légère, c'est a coup de char Leclerc que je ferai la révolution.“

Pratique : ”Vous qui cherchez des amis,

Mettez donc ce corps en loterie,

Assurément ce sera le gros lot."

Voilà ce qu'à peu prêt ils m'auraient dit...

Si ils avaient un peu de lettre et d'esprit.

Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,

Ils n'en eussent jamais un atome, et de lettre,

ils n'ont que les trois qui forme le mot : CON !

Vous qui prônez pour vous la tolérance,

Mais refusez aux autres le droit à la différence,

Eussiez vous d'ailleurs l'invention qu'il faut

Pour faire valoir votre opinion ici et sur les autres canaux...

De ces grands airs pédants, méchants et méprisants...

De ces critiques insultantes jetées sans gants,

je préfère ne pas tenir compte et ne penser qu'à ma chance.

Moi c'est moralement que j ai mes élégances.

Pour conclure ce très (trop) long message, je pense que les seuls actes qui soient en capacité de faire bouger les choses ce sont RESISTER et EXISTER !


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Llaho - modifié par Llaho le 30/07/2020 - 12:07:31

Touché !

Merci pour ces mots !

(parfois il m'arrive d'être un connard, mea culpa)

Romane67

Bonjour

Qu'ajouter aux écrits toujours aussi parfaits de Gargantua?

Essayons de faire avec qui nous sommes et aimons pour qui la personne est...

Bonne journée à tous

Romane


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Narutoxx

@F1994 Pour le casque audio ça fait un moment que je n'ai pas essayé mais c'est une piste merci.

@Gargantua Très bon message merci à toi tu as résumé beaucoup plus profondément mon ressenti tes mots ont tout résumé merci à toi je vais essayer de résister un jour ont sera peu être enfin reconnu pour des personnes et non des objets ou immondices de la nature

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Romane67

Bonsoir Narutoxx

Je ne sais que te dire. Nous sommes comme nous sommes.

Je suis grosse au moins bien Ronde, j'ai été obèse, j'ai alterné plusieurs fois ces états physiques et je ne connais pas l'avenir... je ne ressemblerai plus jamais à un idéal féminin des magazines. Psychologiquement je supporte, je n'y pense plus tellement. Je ne vais pas mentir je fus jeune, jolie, de silhouette "normalisée" c'était pratique, niveau image extérieure.

J'ai aimé mon mari qui fût gros, obèse plusieurs années, j'ai toujours aimé son corps, il était beau, sa personnalité était exceptionnelle et admirable, ce sont toutes ses qualités humaines, quelques défauts aussi...qui me font avancer depuis son décès. s'il avait eu un corps "de rêve" mais tordu dans sa tête, un je ne l'aurais pas aimé autant ni si longtemps, deux il n'aurait pas eu toutes les attentions qu'il a eu pour chacun jusqu'à son dernier jour afin de nous soutenir même en son absence.

Alors cela ne va peut-être pas te remonter le moral, mais je t'assure que les personnes qui s'arrêtent sur notre aspect extérieur, tant pis pour eux, ils passent à côté de belles personnes. En plus, moi je ne suis pas attirée par les brindilles physiquement, je me retourne sur des rondeurs, pas les petites poignées d'amour... Je ne pense pas être la seule personne qui aie ces préférences. Ce qu'il y a dans la tête m'intéresse plus pour le long terme, mais une petite brindille devra me convaincre plus longtemps peut-être ?

Appuie toi sur tes points forts, prends confiance et essaie de ne pas te focaliser sur ton poids, ça te remontera le moral, j'espère.

Romane


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Skyquiver

Si cela peut vous rassurer, nous expérimentons tous à notre manière le rejet. Nous ne sommes bien souvent tous pas assez "beaux" pour ces "belles" personnes qui nous attirent. On pourrait citer bien d'autres "défauts" ou critères hors norme. Et effectivement, derrière le physique, nous avons alors le plus grand mal à trouver quelques personnes d'esprit avec lesquelles pouvoir converser de manière enrichissante.

Gargantua - modifié par Gargantua le 02/08/2020 - 15:52:29

DU DROIT D'EXISTER ET DE VIVRE : LE CULTE DE L'APPARENCE

L'ultra conformisme de nos sociétés dites civilisées accouche finalement d'une dictature suprême auquel nul ne saurait échapper. Cet artefact de l'hyper marchandisation prône l'échelle de valeur unique de l'apparence et bannis toutes traces de vérité et d'existence au sens du verbe « ÊTRE ».

L'intelligence, la culture, l'humour, la sagesse, la sensibilité tout cela ne compte plus, seul compte ce que les autres peuvent penser de vous d'un simple regard.

Dans ce monde ou tout doit être consommé avant même d'être connu, il est bien normal que les relations entre « humains marchandises » ne soient plus basées que sur un stimulus visuel immédiat.

Chacun semble se contenter du règne de ce mensonge ou tout doit rester superficiel, consensuel, « normal », accepté.

Combien de magazines, combien d'émissions où la seule problématique posée, qui semble régir la vie des homme, est ce qu'ils doivent sembler être ?

Soyez beaux, soyez musclés, ayez de la classe...

L'été arrive, faites donc des régimes ou de la gym...

Chaque instant je suis assailli par ces préjugés et chaque jour un peu plus se concentre en moi cette tristesse, cette révolte, cette lassitude, cette résignation...

Si chaque conscience encore en activité sur cette planète pouvait renier ces idoles qui nient l'humain et si nous pouvions en finir avec cette déshumanisation...

Peut être alors les survivants pourraient-ils travailler à devenir des « HOMMES ».

Il y a longtemps que je cherche à comprendre, il y a longtemps que j'ai amorcé ce travail sur moi-même afin de savoir qui je suis et pourquoi je suis ce que je suis.

Il faut être honnête ! je n'ai pas trouvé la réponse, de réponse à ces interrogations… La seule chose que je puis conclure, quand même, est que je suis. Pour le reste, j'ai trouvé plusieurs pistes mais rien de très net.

Comment demandez au gens d'essayer de comprendre quand soi-même on ne se comprend pas ?

Sigmund dis moi qui je suis. Dis moi pourquoi ces sentiments en moi?

Il ne fait pas bon être en surpoids par les temps qui courent. La dictature de la minceur et des apparences continue d'anéantir même le plus élémentaire sens commun. Non, les enrobées de ce monde ne savent définitivement plus à quel régime se vouer, eux qui, aux yeux de la majorité, ne font pas le poids, ou plutôt ne le font que trop…

La tentation est grande de ne considérer notre organisme que comme une machine.

Mais notre corps n'est il qu'une machinerie complexe ?

Malheureusement (et fort heureusement aussi) notre corps ne fonctionne pas seulement ainsi et il apparaît que les facteurs psychologiques jouent un rôle à la fois comme conséquences, mais aussi comme causes de la surcharge pondérale et des troubles de l'image du corps.

Nous les « gros » apparaissons souvent exagérément susceptibles, en raison des regards, des railleries, des quolibets et de l'intolérance dont nous sommes victimes, que celles-ci émanent du corps social ou même parfois du corps médical.

A la longue, l'intolérance sociale couplée au terrorisme de la minceur peuvent entraîner pour nous d'authentiques troubles dépressifs : irritabilité, tendance à l'insomnie et au fil du temps : angoisse, tristesse, incapacité d'agir, image négative de soi-même et du monde.

On ne compte plus les affirmations lapidaires qui expriment bien la tolérance zéro à laquelle nous nous heurtons. Puisque notre “ différence ” est visible, nous nous trouvons plus ostracisés que la pire des ordures qui, elle, peut sévir longtemps dans l'ombre.

Qui a parlé de tolérance et de respect ?

Le gros éprouve une multitude de souffrances, peu connues, rarement partagées, parce qu'elles s'inscrivent dans une expérience quotidienne de la honte. Parce qu'il évoque le laisser-aller, la paresse et les plaisirs incontrôlés, le rond est soumis à la vindicte populaire, idiomes à l'appui : “ baleine ”, “ t'as vu la grosse vache ”, “ ce gros porc, il pourrait se retenir un peu ”, etc.

Au programme : regards appuyés, commentaires déplacés et suggestions de régimes...

De cette pression sociale résulte une obsession, une hantise paralysante qui fait accuser la corpulence de tous les maux : solitude, couple bancal ou échec professionnel.

Dérèglements hormonaux, troubles de l'alimentation, hérédité… voilà bien des facteurs biologiques du surpoids. Mais nous l'avons dis, le corps n'est pas qu'une machinerie et nous ne sommes pas gouvernés que par les lois biologiques...

Nous sommes aussi régis par des facteurs psychologiques.

Je vais essayé d'aborder ces facteurs selon une approche psychanalytique freudienne (aaaaaaahh, mon cher Sigmund !) afin de trouver des pistes sur l'origine psychologique de l'obésité. Il est certain que les choses ne sont pas aussi simples et que facteurs psychologiques, facteurs biologiques sont interdépendants et inter-agissants

Chacun rencontre dans sa vie des difficultés. Certaines sont inévitables et, à vrai dire, quasi-nécessaires, d'autres apparaissent comme accidentelles. Les difficultés que l'enfant rencontre obligatoirement dans son évolution peuvent être schématisées autour de 3 grandes étapes qui lui permettent de parvenir à sa structure psychologique définitive.

La première est l'épreuve de la vérité, qui survient au cours de la première année de la vie.

Il nous faut en effet reconnaître que le monde existe en dehors de nous, que le corps de la mère (ou du personnage maternel), existe aussi en dehors de nous, de même que nous ne sommes pas que son prolongement.

Certains sujets se vivent en effet comme ne s'appartenant pas et dès lors ne peuvent ressentir et exprimer aucun désir propre sans en référer à la mère ou plus tard, à son substitut : épouse ; conjoint ; collègues et même enfants. A défaut de trouver la voie qui les mène à leur propre désir, ils restent rivés au désir de l'autre, lui demandant même ce qu'ils ressentent. Cette difficulté à se vivre comme autonomes peut les amener à rester fixés, non seulement au premier objet d'amour, c'est-à-dire à la mère, mais aussi à ce qu'elle symbolise, c'est-à-dire la nourriture. Celle-ci pourra colmater, plus tard, tous les désirs insatisfaits : non seulement le besoin de s'alimenter, mais aussi et surtout la tristesse, la colère et toute forme de manque vécue comme insupportable.

Pourtant, c'est bien le manque qui permet d'accéder au désir. Si nous ne sommes pas capables d'attendre, de temporiser nos pulsions, si nous voulons du «tout, tout de suite», alors nous risquons de nous précipiter sur l'objet toujours disponible, toujours consommable, toujours agréable (à savoir la nourriture) sans pour autant accéder à notre désir authentique.

Sans la capacité d'élaborer nos pulsions fondamentales, la vie relationnelle, amicale, amoureuse reste pauvre et insatisfaisante et le recours systématique à «l'objet nourriture» va progressivement dégrader notre propre corps et l'image que nous en avons au point de détruire davantage notre vie relationnelle.

Ainsi, les sujets qui n'auront pas pu franchir de façon heureuse cette première étape resteront fixés à «l'objet nourriture». Ou bien, à l'occasion de difficultés existentielles ultérieures, ils régresseront vers ce premier mode de fonctionnement qui se fait sous le signe de l'urgence, de la violence et de l'impulsivité, comme les troubles du comportement alimentaire dont ils souffrent et se plaignent.

La deuxième étape est l'épreuve de la séparation.

Quand la mère s'éloigne pour la première fois, le jeune enfant éprouve un sentiment de désarroi ou d'abandon. Il ne vit plus dans la fusion primitive et son babillage va se transformer. Au début, ce ne sont qu'onomatopées, puis viennent les paroles et le langage destinés à appeler celle qui manque.

Ce manque est indispensable à l'accès au langage, première étape de la pensée symbolique. Le symbole, de manière générale, peut être défini comme ce qui rend présent ce qui est absent. Le jeune enfant, en appelant sa mère (me ; ma ; mama ; maman) présentifie sa mère alors qu'elle n'est plus là. Le mot remplace la «chose»...

On conçoit que si la mère est (presque) toujours présente, l'enfant n'éprouvera pas le besoin de mettre en mots son manque. A l'inverse, si la mère est (presque) toujours absente, le manque est considérable, et l'enfant restera avide et vorace, comme si la nourriture pouvait remplacer la présence humaine, affective et chaleureuse de celle qui manque.

Enfin, si la mère répond à toute demande de l'enfant (que celle-ci soit liée à la faim, mais aussi à la soif, au sommeil, à une demande d'amour ou de câlins) par le don de nourriture, l'enfant intégrera la réponse - nourriture comme capable de colmater tous ses besoins, désirs, affects.

Mère trop présente, mère absente, mère gavante, voilà une typologie schématique des mères inadéquates qui ne permettent pas le repérage des sentiments à travers la grille conceptuelle du langage.

En même temps, les mauvais apprentissages aboutissent à un court-circuit du manque et du désir. La séquence comportementale normale peut s'écrire :

Besoin = manque + désir + objet + plaisir

Les sujets pour lesquels l'objet reste toujours présent chercheront à toucher la prime de plaisir en court-circuitant le manque et le désir. Ce court-circuit de l'affect s'accompagne aussi du manque du mot pour désigner nos états émotionnels. Certains individus apparaissent ainsi comme des invalides de l'affect, comme des handicapés de l'émotion, des alexithymiques (a : privatif ; lexis : le mot ; thymique : émotion) c'est-à-dire comme incapables de trouver les mots pour dire leurs émotions, faute sans doute d'avoir connu un apprentissage satisfaisant.

Parallèlement, les sujets qui n'auront pu dépasser cette épreuve de séparation resteront plus ou moins rivés à l'autre, la mère mais aussi le père, les collègues ou même l'activité professionnelle, autant d'éléments capables d'assurer leur cohésion et leur stabilité. On conçoit que des sujets qui auront mal vécu le temps de l'apprentissage du manque redoutent, plus que tout, le risque de manquer et se réfugient dans l'excès, le tout - tout de suite, de crainte de n'avoir rien, de n'être rien.

Mais c'est surtout le fait de « s'appuyer, de s'étayer sur une tierce personne » qui caractérise les sujets qui n'auront pu dépasser victorieusement cette phase de séparation. Ce phénomène est appelé « anaclitisme » (vient du grec et signifie «s'appuyer sur»). Ce terme désigne une fonction d'appui, d'étayage, dans la traduction française de certains textes de Freud, notamment relatif à sa théorie du besoin et de la satisfaction.

Les sujets fragilisés par l'angoisse de la séparation et de la perte éprouveront toujours le besoin de s'appuyer sur «l'Autre» (un parent, un ami, une structure familiale et professionnelle), faute de trouver en eux-mêmes les forces nécessaires pour affirmer leur moi : altérité.

Que «l'Autre» s'absente ou défaille et là encore, les réactions varient. Certains connaîtront un authentique état dépressif, avec perte de l'élan vital, ralentissement, incapacité de se projeter dans l'avenir, d'autres, dont les capacités de mentalisation et de symbolisation sont moindres, auront recours aux troubles du comportement : ceux-ci peuvent aboutir à des passage à l'acte délictueux comme on les rencontre chez les délinquants qui se retrouvent assez vite entre les mains de la justice ; il s'agit là de ce qu'on qualifie en psychologie «d'acting-out». Nombreux en revanche sont ceux qui choisissent une autre orientation pour se défendre contre leur fragilité interne: il s'agit souvent «d'acting-out» retournés contre soi, c'est-à-dire «d'acting-in», l'énergie pulsionnelle étant enfouie au coeur du sujet lui-même aboutissant à des troubles psychosomatiques dont l'obésité constitue un exemple. Mais le plus souvent, l'incapacité à combattre les difficultés rencontrées en raison d'une faille dans les processus de symbolisation et de mentalisation aboutit à des symptômes intermédiaires entre mental et comportemental.

Ces actes symptômes visent souvent l'aliment et le comportement alimentaire en tant que drogue licite et presque toujours disponible. Cette délinquance alimentaire aboutit à des troubles graves, compulsifs, boulimies, qui présentent des effets délétères pour le corps et l'adaptation sociale aboutissant à l'auto-dépréciation et à la solitude. Plus encore, une fois engagés dans ce cycle funeste, ces troubles présentent une fâcheuse tendance à l'auto entretien et à l'auto aggravation.

La troisième étape est l'épreuve de la reconnaissance de l'identité sexuelle.

Celle-ci n'est pas donnée à la naissance par le verdict du pédiatre ou le registre d'état civil, mais s'acquiert.

A l'issue de la seconde enfance (7-12 ans) survient en effet la liquidation du complexe d'Oedipe : il s'agit, pour la fille comme pour le garçon, de renoncer à l'amour du parent du sexe opposé pour l'amour du parent du même sexe. Ainsi, cette étape ne se surmonte théoriquement qu'à 3 et c'est pourquoi on parle de triangulation oedipienne. En réalité, dans les familles monoparentales si fréquentes aujourd'hui, ce scénario se joue apparemment à deux mais le troisième élément n'est souvent pas loin : aîné(e), oncles et tantes, grands-parents, amis peuvent jouer le rôle de substitut et permettre à la triangulation de fonctionner quand même.

Cette phase aboutit, dans son évolution heureuse, à la reconnaissance par l'enfant de son identité et à son sentiment d'appartenance à son sexe. En contrepartie, il sera seul : seul face aux difficultés de la vie dont il ne pourra plus se défausser sur un Grand et seul face à son désir sexuel qu'il devra assumer.

Mais les choses ne se passent pas toujours ainsi ; chacun garde en effet des fixations aux stades précédents, oral, anal, phallique, et l'identité sexuelle n'est pas toujours assurée en raison d'images parentales défaillantes (classique couple de la « mère phallique » et du « père falot ») qui ne permettent pas, tant chez les garçons que chez les filles d'intérioriser des images positives. Le renoncement au parent du sexe opposé n'est pas au rendez-vous.

Ainsi, certains sujets, en raison de difficultés identitaires et oedipiennes non résolues, vont avoir tendance à se construire soit en opposition, soit en conservant certains attachements, affectifs et libidinaux, menant à des inadaptations diverses. On rencontre des perturbations dans la vie émotionnelle aboutissant souvent à des symptômes névrotiques, en particulier à l'angoisse, prélude à des formations hystériques et phobiques.

A l'issue de ce rapide survol psychologique, on ne peut passer sous silence la valeur adaptative des symptômes «gros corps» et «troubles du comportement alimentaire».

Au pôle le plus grave, il s'agit toujours de colmater un vide, de lutter contre une angoisse identitaire. A l'autre extrême, c'est l'écrasement des pulsions libidinales et agressives qui se trouve réalisé dans une stratégie névrotique de mise à distance du désir et de la violence. Entre les deux, c'est tout l'espace du non dit et de l'interdit qui passe par le comportement et par le corps, au détriment de ce dernier.

N'allons pas croire que le problème n'est que psychologique ou esthétique. L'image que renvoient les autres est tronquée. Cette pression visuelle agit sans cesse sur les personnes corpulentes, suggérant qu'elles n'ont aucune emprise sur elles-mêmes. Conséquence directe : l'estime de soi s'en trouve considérablement minée. Comme le dit si bien Gérard Apfeldorfer dans Je mange donc je suis : “Être gros dans un monde où tout est fait pour les minces déstructure l'image du corps et la personnalité dans son entier. [...] L'obèse doit sa souffrance première au fait qu'il adhère aux valeurs au nom desquelles il est rejeté. Comme les autres, il voit dans le corps gros la laideur. Pour lui aussi, le corps gros reflète une nature passive et veule. Ce corps trahit une gourmandise éhontée. Le corps gros est un corps que personne ne peut désirer et l'obèse, dans son corps gros, ne peut être aimé.”

Dans un tel contexte, comment accepter ses kilos en trop sans que cela tienne de l'exploit ? Il est très difficile d'y parvenir et nous rêvons tous sans cesse de poids idéal, de poids santé et d'indice de masse corporelle parfait : le poids devenant une véritable névrose obsessionnelle.

Stress, colère, déprime et agressivité refoulés sont en fait “gérés” par le biais de la nourriture. De la même manière et pour les mêmes raisons que d'autres boivent ou se piquent, certains mangent. Pourquoi la bouffe ? Pour son pouvoir réconfortant, chaleureux. Manger est associé à l'affection, à la tendresse et à l'amour. La faim spirituelle n'a pas été dissociée de la faim physiologique, et tout l'aspect psychologique se trouve projeté sur la nourriture. Le contexte socio-historique est aussi responsable : la répression généralisée de la nature et de ses vertus dans notre culture entraîne des problèmes comme l'obésité.

Les problèmes de poids étant en progression, faut-il accuser les médias ? Est-ce parce qu'ils inculquent sournoisement aux jeunes l'idée que la valeur en centimètres, en kilos et en muscles toniques, que ceux-ci cherchent désespérément à atteindre une minceur idéale ? Tenir les médias pour responsables revient à confondre l'ombre et la proie. L'emprise du corps social sur l'image que chacun a de lui-même, sur le jugement qu'il formule à son endroit, sur l'amour qu'il se porte, est plus fondamentale. Par sa simple présence, l'autre modifie l'image que nous avons de nous-mêmes.

Les personnes rondes ont-elles une sexualité ?

C'est une question que les personnes sans problème de poids peuvent et souvent se posent.

Les gens de taille normale s'imaginent que les gens corpulents n'ont pas ou plus de besoins ni d'envies de cette sorte.

Loin de là ! Simplement songeons au fait que la personne qui mange de manière compulsive, mange en fait ses émotions. Souvent noès sommes ultra sensibles et souffrant d'un sentiment de rejet ou d'infériorité très grand et pénible à supporter.

Nous sommes sensibles à la nourriture parce qu'elle nous satisfait. Elle vient donc nous rejoindre au niveau des sens. Les personnes avec un problème de poids sont très souvent des personnes très sensuelles. Mais les créneaux de la beauté vont les laisser pour compte. Il est difficile de se trouver un(e) partenaire sexuel(le) car l'obésité est souvent répulsive pour les personnes ne connaissant pas ce problème.

La pulsion sexuelle naturelle qui nous envahi par moments devient intolérable et les émotions se bouleversent en nous... et les compulsifs vont à nouveau tenter d'apaiser cet inconfort émotif par ce qui les satisfait le mieux : la nourriture !

Ce n'est jamais facile... La personne obèse est et restera probablement toujours une incomprise, une personne très sensible, trop sensible...

Je sais que c'est compliqué… j'espère avoir pu vous faire percevoir, comprendre comme les choses ne sont pas aussi simplistes qu'on veut bien le croire. On n'est pas gros par plaisir, ni par faiblesse. On est gros tout simplement parce que la vie nous a construit comme ça. C'est un état qu'il nous faut apprendre à combattre, mais aussi à accepter. C'est un état qu'il vous faut comprendre, accepter et tolérer. Tout cela conduit au respect de la dignité de chaque individu. Pensez-y !

Romane67

Encore un texte très instructif et si émotionnellement vrai.

Je m'y retrouve totalement, et je combats...

Toutefois, l'apport du seul Sigmund Freud me dérange, il a fait des ravages... il a eu le mérite d'initier des questionnements sur la psychologie humaine en son temps... a bien mis en place son école psychanalytique! Et pour moi, il y a un grand Mais... concernant le complexe d'Oedipe et tout ce qui en découle pour la sexualité et en particulier la culpabilité des victimes d'inceste, de pédophilie, de viols, je bloque totalement.

Gérard Apfeldorfer, le Groupe de reflexion sur l'obésité et le surpoids et les therapies cognitivo-comportementales me siéent clairement plus.

Je ferais peut-être un jour une TCC spécifique à l'alimentation?

Romane

Gargantua

Bonsoir Romane,

Effectivement il ne faudrait pas s'en tenir uniquement à l'approche freudienne mais explorer tous les grands courants de la psychologie. J'ai volontairement choisi cette approche pour être le plus synthetique et le plus didactique possible. L'objet n'etait pas de faire un traité exhaustif mais d'essayer de faire comprendre à la majorité et notamment au grossophobe qu'il n'y a pas une fatalité à être gros mais des causes tant biologiques que psychologiques.

Bien à toi.

Xavier

Lucie000

Il y a parfois des choses impossibles à accrocher au porte-manteau avant de sortir de chez soi :

  • comme ses kilos

  • comme sa couleur de peau

Merci Gargantua pour ce texte plein d'émotions .


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