A quel moment vous vous etes accepté?

Forum Gay - Créé le - 29 Participations

A quel moment vous vous etes accepté?

bonjour,

Je vous écris car j'aimerais entendre (par ecrit) vos temoignages sur comment avez vous accepté votre homoSexualité, quelle etait vos peurs a qui vous en avez parlé comment c'est passé votre coming out. Mais ce qui m'importe le plus c'est de savoir ce que vous ressentiez a ce moment la

merci d'avance


Rencontre gay   |   Rencontre gay Besançon
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Salut Jonas.

Je pense que tu va avoir pas mal de retours.

Moi je ne suis pas un bon exemple. J'ai mis bcp de temps à accepter les contacts sexuels que je pouvais avoir avec les hommes. J'en ressentais bcp de honte et de mépris de moi-meme. J'en parlais un peu à des amis quand je pouvais (au lycée, puis plus tard). Mais tout ceci me créait des angoisses terribles. Et je n'en ai finalement jamais trop parlé, ce qui est regrettable et m'a fait perdre bcp de temps. Cela s'est apaisé autour des 35/40 ans pour maintenant etre vécu en toute sérénité. Pour ce qui est du lien affectif avec les hommes, je n'ai pour l'instant jamais pu le créer, malgré quelques tentatives infructueuses.

Je te conseille surtout d'en parler, avec qui tu peux ou meme avec un psy s'il le faut.


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merci pour ta reponse et j'espere que oui j'aurais pas mal de retour. moi je tombe toujours sur la mauvaise personne et j'ai peur de ne jamais accepté et de passer a coté de quelque chose de beau! quand je vois des gays autut de moi ils arrivent a etre heureux et moi j'y arrive pas


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Meilleure réponse

salut,

perso si je refait un peu mon histoire :

-12 ans : je commence à être attiré par les mecs

-14 ans : je comprends que je suis gay et c'est pour moi horrible. je refuse de le croire et je n'accepte pas. pour moi je suis hétéro mais je sais aussi que c'est faux et je le vis très mal. mon homosexualité va m'omnubiler durant des années, je vais regarder des films, lire des témoignages, des articles, des etudes scientifiques. mais je vais aussi devoir supporter l'homophobie certe indirect mais qui me touche et la manif pour tous.

-18 ans : apres avoir vu un film bouleversant ("bobby seul contre tous" qui n'est qu'un drame parmis tant d'autres mais là on s'identifie au personnage principale. qui nous ressemble et on a l'impression de vivre son drame) qui m'a complètement déstabiliser et déconcentrés pendant une semaine, j'ai décidé de ne pas faire parti de cet énorme gâchis de personne lgbt qui se suicide même si je me disais que c'était plus simple pour moi. je me suis jurer de ne pas faire ce que je ne veux pas qui arrive aux autres. aussi je commence à accepter qui je suis, je refuse d'avoir honte de moi, je n'est pas à l'être j'ai cru certaines choses mais je me trompais. ce qui sont contre l'homosexualité se trompe. l'homophobie n'est qu'un problème de connaissances.

-20 ans : j'avance tranquillement et je continue d'accepter qui je suis. je fais mon premier coming out à une personne. il est un peu gênée ca fait un an que l'on se connait on est juste voisin pas forcément très proche. c'est dur pour moi mais je porte mes couilles. il s'avère qu'aujourd'hui nous sommes de très bon amis et il ne m'a jamais abandonné. et il s'en fout royalement que je sois gay ou pas. de plus j'en parle à mes amis de la fac que je connais aussi depuis un an.

en janvier 2019 (21 ans)j'envoie une lettre à mes parents apres leur avoir avouer par téléphone. mon voisin n'est pas loin et il m'a relu de nombreuses fois et soutenu. je ne suis pas seul dans ce moment. c'est bizarre et pas facile mais c'est bien d'avoir quelqu'un sur qui compter avec soi. la même semaine je dis tout à un de mes vieux amis. j'ai tourner autour du pot dans la voiture pendant 20min au moins avant de lâcher le morceau. mais apres il m'a rassuré'

aujourd'hui je n'ai pas mieux avancer. encore beaucoup de mes amis ne sont pas au courant et je sais tres bien que maintenant certains d'entre eux mentent pour me proteger et me laisser gérer. ils font exactement ce que je leur dit.

et je n'ai tjrs pas rencontré de mec.

ccl :

1) ça fait du bien d'avoir quelqu'un sur qui compter.

2) en parler avec un ami mais que l'on a que depuis peu de temps peut être plus simple.

3) dans mon cas je connaissais bien les personnes à qui j'ai fait mon CO et ils ont réagit comme je m'y attendait.


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Salut Jonas,

Je me suis accepté à 100% quand j'ai eu des contacts réguliers avec d'autres hommes gay dans le cadre amical.

Pour moi, le fait de pouvoir partager des moments de tous les jours, non sexuels, avec d'autres gays m'a aidé à me rendre compte qu'être homo n'était pas être anormal, et que la seule différence se passait sous la couette!

J'ai compris que si être homo faisait partie de mon identité, ce n'était pas l'entièreté de mon identité.

J'espère que ça fait sense!


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Salut,

Je me sentais bisexuel depuis mes 12 ans. Je me suis compte de mon homosexualité en septembre 2018.

Je l'assume complétement. Je suis fier de moi. J'ai positivement changé et j'aime ça. Tous mes amis et connaissances le savent et cela ne les gênent pas.


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Depuis que j'ai 8 ans j´en ai conscience et je vie en harmonie avec ma sexualité (je l´accepte, je ne l´ai jamais remise en question, pour moi c´est juste évident). Vouloir devenir hétéro ne m´a jamais traversé l´esprit.


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Modérateur

Bonsoir :)

Pour ma part, je me suis réellement accepté vers mes dix-huit ans même si bien avant, j'avais reçu quelques petits copains à la maison.

Pendant cette période, je savais déjà que j'étais attiré par les garçons mais c'était un sujet qui ne me préoccupait pas plus que ça car je vivais d'autres soucis au sein du domicile familial.

D'ailleurs, une fois majeur, mon beau-père m'a mis à la porte de cette résidence et je suis parti mener ma vie à Bordeaux.

Là, j'avais pu intégrer une structure venant en aide à des personnes en difficultés et il s'est avéré que ma voisine était elle-même en acceptation de son identité sexuelle ( elle est lesbienne ).

Forcément, en passant beaucoup de temps ensemble, on s'est mutuellement encouragé, protégé et souvent, on était amené à discuter de nos expériences, de nos rencontres, des nuits passées avec certaines personnes, etc...

Je sais que sa compagnie, à mes côtés, et nos échanges sur le sujet m'ont beaucoup aidé à m'accepter comme j'étais et de son côté, c'était identique.

A l'heure d'aujourd'hui, nous sommes toujours en contact et nous nous plaisons à revivre ces moment du passé que nous partageons en commun.

Concernant mon coming-out, malgré ce qui s'était passé, je suis tout de même resté en contact avec ma mère.

Comme un certain nombre de kilomètres nous séparait, il était clair que je n'avais rien à craindre puisque je ne vivais plus sous le toit de son bonhomme.

Lors d'un appel, je lui ai tout avoué mais comme elle s'en doutait, la suite de la conversation téléphonique s'était bien passée.

Au sujet de la peur, si c'est au sujet de mon mon identité sexuelle, bizarrement, je n'ai jamais été inquiété puisque je savais que les homosexuels éxistaient déjà, que je n'étais pas seul à l'être au présent et que plus tard, d'autres se révèleront.

Une fois à la rue, ma sexualité était passée au troisième plan puisque j'avais d'autres préoccupations en tête comme le fait de me sortir de cette difficulté.

Actuellement, si on est amené à me poser la question sur ce que je suis, je réponds clairement.

Si c'est accepté, c'est très bien.

Si ce n'est pas le cas, ben la personne peut dégager :)


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Salut à tous,

Me concernant, je me suis accepté il y a environ 4 ans (à mes 24 ans donc).

Ca n'a pas été facile (notamment à cause de mon entourage familial). Mais je ne sais plus comment, j'ai eu un déclic. Je ne sais plus si c'est à cause d'un film ou bien à cause d'un documentaire, mais ça m'a fait prendre conscience de plusieurs choses :

  • On est pas anormaux (la normalité étant une donnée bien suggestive).

  • On a le droit d'aimer et de se faire aimer comme tout le monde, parce qu'on est des êtres humains aussi.

  • On reste ce qu'on est et ce pourquoi les gens nous aiment.

C'est pas très recherché ce que j'ai dit. Ce sont des vérités simples, mais parfois difficiles à assimiler.


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Bonjour à tous!

C'est fou comme je me retrouve en partie dans la plupart des commentaires!

Pour ma part, j'ai mis longtemps à m'en rendre compte (à 19 ans), et je ne l'ai pas accepté du tout, j'éprouvais de la honte et du dégoût pour moi-même, jusqu'à presque faire une connerie...

Et puis sur Facebook j'ai été invité sur un groupe en rapport avec mon activité professionnelle et il s'avère que les 3 quarts des membres masculins étaient gays. C'est en me confiant à eux et en les écoutant sur leurs expériences que j'ai petit à petit repris confiance, même si c'est toujours dur à l'heure actuelle.

Mon coming-out, je l'ai fait à ma meilleure amie dans un premier temps, puis ma soeur et quelques amis. Je l'ai fait sans me forcer, quand je me sentais prêt et en sachant que les personnes à qui je le disais me comprendraient. Pour le reste de mes connaissances, je bloque encore, même si je sais que bon nombre s'en doutent.

J'ai tenu ce soir à répondre à cette discussion car ce genre de témoignages peut vraiment aider certaines personnes à comprendre que ça été dur pour beaucoup d'autres comme elles, mais qu'on peut s'en sortir, assumer, et pourquoi pas être heureux tout simplement ;)


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Bonsoir,

Pour ma part, je me suis toujours sentis différent dès le plus jeune âge.. que ce soit par mes opinions, mon style, mes goûts, mes loisirs etc.

En faîte, je crois que c'était inconsciemment une suite logique ;) Comme le tiercé gagnant, vous avez l'image en tête ?

J'ai commencé à être attiré par les garçons vers mes 13 ans.. j'avais envie de leur faire des calins alors qu'avec les filles je ne pouvais pas supporter l'idée.. étrange hein ?

Beaucoup d'années de questionnements, et puis un jour... vers mes 17 ans j'ai rencontré un "homme" qui m'a bouleversé.. je sentais une attirance irrésistible envers cette personne ... rien que le fait qu'il me dise bonjour en me serrant la main me faisait frissonner. Cette attirance était purement physique.. mais ça m'a conforté dans mes impressions.

Puis un an plus tard, j'ai rencontré par l'intermédiaire d'une amie LA seule personne que j'ai aimé (passionnément) de ma vie... au point de lui écrire des poèmes... Aujourd'hui c'est loiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin derrière moi :)

Et puis je l'ai annoncé à ma meilleure amie, ma soeur .. cette dernière était particuliérement triste par ce qu'elle avait peur que je souffre toute ma vie de remarques, discriminations etc. Et puis est venu le moment de l'annoncer (à mes 18 ans) à ma mère ... et là.... patatras ... un désastre... crises de larmes, menaces, chantages affectifs ... (Notre relation était déjà conflictuelle)

Elle me disait qu'elle acceptait, mais elle ne se privé pas de m'insulter, de me lancer des piques etc.. et puis j'en ai eu assez... j'ai donc coupé définitivement les ponts depuis quelques années avec elle, tout en changeant de département, de numéro de téléphone etc.

Aujourd'hui, je ne regrette aucun de mes choix sur cette thématique.


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Je pense que d'une manière rétrospective mon auto-découverte a commencé depuis l'âge de 7 ou 8 ans, principalement pour comprendre pourquoi je n'avais pas ce besoin constant à éprouver certains sentiments envers les filles, naturellement comme les autres garçons. Grandissant sous l'abri d'une culture coincée aux temps passés par la religion et les coutumes, je n'avais donc aucune idée ce que je pouvais en faire. J'ai pris conscience de ma différence à l'âge de 12 ans et ce n'est qu'à l'âge de 15 ans que j'ai su ce qu'était grâce à internet (sinon je n'avais aucun moyen pour le savoir). C'était en regardant un mini-film à l'histoire un peu tordue appelé Star-crossed, la première fois que je découvre ce qu'était le petit truc de l'amour entre deux garçons. Je pensais que c'était éphémère donc ça ne m'a pas mis en mode panique. Je l'ai donc accepté comme un sentiment platonique pur...et ça allait changer...ça devrait changer...ça pourrait changer un jour...à 17 ans, putain, ça ne disparaît jamais !! mode panique activé ! option stress déclenchée ! fast forward 10 ans après... niveau dépression atteint ! anxiété sociale déverrouillée ! mais pour être optimiste dans 10 milliard années le soleil va absorber la terre avec mes problèmes aussi :)

Cheers ! 🍻


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Je trouve ce sujet interressant pour la diversité des témoignages et la diversté des ages. J'avais tendance à penser que le milieu familial (et en particulier l'époque) était la composante la plus influente pour l'acceptation de soi et je me rend compte que je me trompais. Il semblerait qu'il y ait d'autres facteurs, plus personnels peut-etre, qui soient source d'angoisse.

Pourquoi certains, comme Dimanche ou Laurent Ruquier ont pris et vécu la chose le plus naturellement du monde et pourquoi d'autres l'ont-ils vécu comme un véritable chemin de croix? ( meme parfois un suicide).

Si les témoignages sont nombreux (les filles, vous pouvez vous y mettre aussi) on arrivera peut -etre à avoir quelques clés sur cette question.


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Mimoza,

oui en effet ca serais bien d'arriver a trouver quels sont les elements qui font que beaucoup de personnes n'arrivent pas a s'accepter.

Beaucoup d'homosexuels ne s'accepte pas a cause du regard des autres , de la société qui nous nous dit ce qu'on doit faire.

Mais pour moi le plus important c'est de savoir ce que la personne en question ressent , finalment de ce que les autres peuvent penser je m'en fou.

le plus important c'est ce qu'on ressent nous meme , quel sont nos peurs face a quelque chose qui nous est inconnu


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L'une des questions les plus remuantes peut-etre serait la façon dont on se perçoit sachant que l'on a un fonctionnement different de celui de nos "aimants" géniteurs. S'en donne-t-on le droit si l'on a été aimé et chéri par ses parents. Le moyen de les remercier est de procréer à son tour et de donner le change avec nos propres enfants. C'est une des pistes les plus intimes dans la difficulté de son acceptation. Imaginons un enfant élevé par un couple lesbien. S'il se trouvait etre homo lui aussi, je pense qu'il n'aurait aucune difficultés majeures à l'etre.

Les fondements profonds de son etre (éducations, famille) ont une influence superieure à celles liées aux difficultés rencontrées dans les aspects societaux.


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J'ai vraiment le sentiment que le role joué par les parents (dialogue, soutien inconditionnel malgré les difficultés de son cherubin, ouverture d'esprit, reflexion, noblesse du coeur, altruisme) est primordial pour l'acceptation intime d'un homo face à sa problématique. Si les fondations sont solides, la maison restera debout malgré les tempetes.


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Chez moi par exemple, il y a eu un travail de sape en profondeur. Aucun dialogue, tout était tabou, féminité intime de mon etre réprimée dès le plus jeune age, violences psychologiques, dépersonnalisation, dégradation de ma personne (non visible de l'exterieur mais bien réelle de l'interieur), oedipe impossible à faire. Bref, un fiasco. j'ai raté ma vie professionnelle, s'en est suivie drogues et alcoolisation à outrance jusqu'à la trentaine, pour ne trouver la paix que maintenant. En somme, gros dégats, que j'incombe quasi entièrement à mon paternel. Je n'en veux à personne, pas meme à moi-meme, mais je constate. J'ai de vagues souvenirs d'une petite enfance heureuse jusqu'à cinq, six ans, puis de d'un cauchemar passé cet age.

Désolé de m'etre un peu épanché, mais ça me fait du bien de vous l'avoir dit.


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Salut Jonas,

Pour ma part j'ai accepté mon homosexualité vers mes 18 ans . Je me souviens que je m'ettais mis sur un site de rencontre et que j'avais rencontré mon crush de l'été l'année de mes 18 ans . Je voulais bien évidemment le rencontrer mais nous etions à plus de 600km l'un de l'autre. Ca allait donc poser problème avec ma mère qui n'était au courant de rien ^^.

Je savais qu'il fallait que je lui dise depuis un certain temps mais j'avais peur d'être rejetté. Mais là c'était le moment ! Il fallait le faire parce que je voulait absolument voir ce crush x) .

Je me souviens du moment chaotique où j'ai fait mon coming out à ma mère .J'ai eu l'excellente idée de faire mon coming out en voiture alors qu'on roulait. J'étais stréssé , j'ai eu du mal à trouvé mes mots , et puis comme je n'arrivait pas à trouver mes mots j'ai dit d'un coup "Je suis gay maman" . On à failli avoir un accident parce que ma mère ne s'en doutais pas et elle était certainement choquée aussi . (Aujourd'hui j'en rigole mais sur le moment ça ne nous a pas fait trop rire ^^ .)

Après c'est épisode là , elle m'a fait la tête pendant 2/3 mois . Elle avait peut être besoin de comprendre . Moi j'étais un peu perdu , mais je m'y attendais . Et puis un jour j'ai pris les devant , je suis aller lui parler , on à discuter longement et ça à fini par s'arranger .


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j'ai des parents en or, et ma soeur et moi avons reçu une éducation exempte de tout préjugé, et à tous les niveaux. J'ai été bercé par les chansons de Moustaki, Brel, Reggiani, Léo Ferré, Barbara... (je me rattrapais chez mon oncle pour tout ce qui était plus rock ^^). Dans la biliothèque parentale (et elle était bien pourvue), on trouvait de tout : tous les classiques, des polars, de la SF, des bouquins dédiés à l'éducation sexuelle en fonction des âges, avec des planches anatomiques et des photos, de la philo, de la psycho, de la socio, et au dernier rayonnage j'ai même découvert le jour où j'étais assez grand pour y accéder Emmanuelle et Histoire d'O ^^ tout ça pour dire que même avec un père militaire, mes parents étaient ouverts et on pouvait parler de tout à la maison. Sauf que j'ai toujours eu du mal à communiquer en général.


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moi je l'ai toujours su que j'etait gay comme tout le monde qui se cherche et qui fini par savoir.

J'ai eu tres peur car etant italien j'entendais toujours les discours de la famille , tu rencontre une fille tu te maries et tu as des enfants. j'ai par contre jamais entendu des discours homophobes en famille. Bref premiere reaction de ma part etait de la peur. Pourtant je suivait sur les reseaux beaucoup de gay du coup je voyais bien que j'etait pas le seul. Et comme ca dans ma tete jour apres jour je me questionnais sur comment j'allais le dire et surtout comment mes parents allaient le prendre


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j'ai fait des rencontres mais je voulais quelque chose de serieux car je voulais prouvais a ma famille qu'un couple gay n'etait pas que du sexe mais 2 personnes qui s'aiment et c'est tout. Je suis tombé amoureux d'un ami. Ca été tres difficile pour moi mais j'ai avancé et j'ai connu un autre garcon , cette fois ci il etait gay car mon amis etait et est hetero . j'ai appris a le connaitre j'etait bien avec lui sauf qu'apres il m'a dit qu'il n'etait pas pret et il a changé de comportement avec moi. ca m'a fais bcp de mal , je dirais meme que je suis tombé en depression car une nouvellle fois j'ai été abandonné et apparamment j'aime pas trop ca. J'ai bien evidamment fais mon coming out a ma meilleure amie ma tante cousine mere frere et collegues de boulot et personne je dit personne m'a jujé ni rejeté. tout le monde meme me dit si j'ai quelqun . je me suis rendu compte que je ne m'acceptais pas , pourtant ca devrais etre facile. l'environnement accepté famille accepte (mon pere ne le sait pas) et pourtant je vais mal . j'essaye mais je n'y arrive pas


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Jonas, je ne peux que te comprendre. Ton parcours me rappelle un peu le mien. Je suis aussi issu d'une famille italienne avec ses principes, ses traditions (la femme, le mariage et la procréation, etc.). Et si ça suffisait pas, une famille bien croyante. Amen lol. J'ai fait un premier outing avec ma mère et à ma soeur qui ne l'ont pas trop bien pris (car pas inscrit dans la culture, ni éducation). Mais, avec le temps, elles ont fini par accepter et désormais, on peut en parler librement.

Je me suis outé auprès de mon père l'an dernier en lui écrivant une lettre (sur les conseils d'un membre de forum et des témoignages d'autres). Je redoutais énormément sa réaction, car il a tendance à être très macho et mysogine. Il a lu ma lettre et n'a rien dit.

Le lendemain, il m'a offert un aspirateur. 😂


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destati.

il t'a offert un aspirateur ?jahhahaha

et maintenant ca va il l'accepte?


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Oui, il m'a offert un aspirateur ! Je ne sais pas s'il y a un message subliminal derrière (du style : "aspirons nos préjugés", ou bien : "je t'aime comme un aspirateur"), mais toujours est-il que le cadeau m'a tout de même fait plaisir ! 😂

Depuis, on a pas reparlé de cet épisode en particulier, mais on parle de l'homosexualité sans problème et dans le respect. Donc, j'en conclus qu'il accepte.

Si ton père t'aime vraiment Jonas, il acceptera (peu importe ses convictions). Peut-être qu'il le prendra mal sur le coup, mais tu dois le savoir mieux que moi : chez les italiens, la famille c'est sacré. Si tu ne sais pas comment lui dire, pourquoi ne pas lui écrire une petite lettre ? 🙂


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un aspirateeeuur ?! c´est l´une de meilleurs reactions XD je valide a 100% j´en ai besoin!! je vais essayer de voir avec mon père :D


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Yeahhh ! Voilà, j'encourage à tout le monde d'en parler pour avoir un aspirateur ! 😏 😂


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Je vais peut-être un peu trop loin dans l´interprétation, mais généralement dans les familles conservatrices, la femme est assez soumise et c´est elle qui s´occupe du foyer tandis que l´homme travaille. L´aspirateur est par essence un instrument ménager, donc associé à la femme. Peut-être que pour ton père, gay = tapette = femme = tâches ménagères = aspirateur.


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Oh, et bien, je pars du principe que quand tu es seul en appart, avoir un nouvel aspirateur est drôlement pratique. Il a beau avoir de mauvais côtés, je n'ai pas pensé une seule seconde qu'il fasse ce raccourci de gay = tapette, etc. Pour le message subliminal, je disais ça par humour bien entendu. Je sais qu'il a surtout voulu m'offrir quelque chose sans arrière-pensée derrière.

Ce que je voulais surtout sous-entendre dans mon témoignage, c'est que parfois, on croit connaître les membres de sa famille et on craint leurs réactions. Au final, quand l'amour prévaut sur le reste, on se rend surtout compte à quel point les gens sont tolérants et que par amour, ils laissent volontiers leurs convictions et préjugés de côté.


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Bien le bonjour :)

Petite contribution personnelle avec ma propre histoire, certes bien "répandue" et dans laquelle certains s'y retrouveront sûrement sur certains points.

Pour ma part, j'ai toujours eu "ça" en moi. Aussi loin que je m'en rappelle, j'ai toujours d'avantage été attiré les garçons et, déjà à l'école primaire, je me rapelle très bien avoir davantage recherché à découvrir le corps de l'autre via mes pairs masculins. Que ça soit aux vestiaires du cours de gym, lors du rhabillage à la pisicne ou par des jeux, ma curiosité allait toujours dans le même sens. Oh, pas que les filles ne n'intéressaient pas du tout mais c'était davantage de la curiosité plutôt qu'une réelle attirance, au contraire de mes camarades mâles.

Au début de l'adolescence et de ma puberté, j'ai progressivement compris que j'étais "différent" sur le plan de ma sexualité et que c'était quelque chose pouvant être mal vu et critiqué. J'ai dès lors tenté de cacher ou renier cette attirance, d'autant qu'en tant que personnalité très introvertie et très timide, j'ai subi durant plusieurs années un harcèlement violent qui m'a fait perdre tout estime de soi par la force des choses.

Entretemps, mes parents ont découvert cette attirance de façon brutale sans que j'ai à faire de quelconque coming-out. En effet, vers mes quatorze ans, j'ai eu mes premières expériences sexuelles avec deux garçons âgés de neuf ans de plus que moi. Autant dire que la pillule est très mal passée auprès de mes parents lorsqu'ils l'ont découvert à mon insu (qu'avec le recul et la maturité, j'ai fini par comprendre à l'évidence). Néanmoins, j'ai nié tout consentement de ma part (alors qu'il était bien là - somme toute relativement vu mon âge à l'époque) et ce n'est que des années après que j'ai finalement avoué la vérité.

Durant toute mon adolescence, je me suis heurté à l'homophobie de mon père et au questionnement de ma mère, ce qui ne m'a jamais permis de réellement m'épanouir là-dedans. Je me sentais sale, anormal et surtout, incompris. Et celà a duré des années, jusqu'à ce que maturité arrive et que j'entame des études qui m'ont amené à comprendre beaucoup de choses grâce à des questionnements et des concepts développés dans les cours.

A ce jour, à ving-cinq ans, j'ai fini par accepter cette "différence". Et mon point de vue sur cette orientation sexuelle (tout autant que sur d'autres sujets tels que la religion, les croyances ou encore certains pratiques ou rites) a bien changé. Dorénavant, je n'ai plus aucune honte de ma sexualité et je l'assume aisément sans pour autant aller la crier sur tous les toits. Vis-à-vis de mon père (et de toute personne homophobe), j'ai fini par tenter de lui faire comprendre que je ne changerai pas et qu'il serait bon, si pas de l'accepter, d'au moins le respecter. Qu'il s'agit là de mon intimité et que moi seul peut avoir un jugement là-dessus et personne d'autre. Que l'homosexualité ne se résume pas à un simple rapport sexuel bestial et crade. Que derrière, il y a toute la complexité de l'amour et de son attirance pour l'autre. Qu'une personne de cette communauté n'a rien d'anormal, qu'elle a juste une préférence sexuelle qui fait partie de ce que la société a voulu appeler comme minoritaire.

Dans tous les cas, toutes ces personnes LGTB ont, selon moi, tout autant le droit au respect que chaque être vivant mérite. Et que toutes ces personnes qui se disent (enfin "sont" puisqu'en général, elles ne le disent pas en tant que tel) homophobes sont, à mon sens, des personnes qui jugent par méconnaissance, de part leur éducation ou bien à cause d'un mal-être. Car j'estime qu'une personne qui est bien dans sa peau et qui peut jouir d'une ouverture d'esprit n'ira pas cracher de haine sur qui que ce soit. J'irai peut-être même jusqu'à dire que ces personnes ne sont pas homophobes (puisque si on revient à son éthymolgie, la phobie est une peur) mais intolérantes puisqu'elles n'ont pas forcément peur de "nous".

Je terminerai en disant qu'il ainsi important de s'accepter tel que l'on est, même si c'est généralement plus facile à dire qu'à faire puisqu'on est soumis au regard et au jugement de la société. Néanmoins, chacun devrait vivre avant tout pour soi et pas en se souciant du regarde de l'autre. N'oublions jamais que le bonheur se construit soi-même (et non, il ne se trouve pas au coin de la rue...) et que c'est à nous de d'abord nous accepter avant de l'être par l'autre. Enfin, s'accepter et s'assumer ne veut pas dire, toujours selon moi, aller jouer de cette différence sur la place publique. Car personnellement, si je prend l'organisation de "Gay pride", autant je suis pour dans la mesure où elle sert à revendiquer notre droit au respect et à la liberté d'existence au même titre que tout autre minorité, autant je suis contre lorsqu'il s'agit de parader en "Tutu" et autres fastes bariolées avec des plumes dans les fesses. Sous cet angle, elle ne fait que désservir notre cause et n'est pas du tout représentative de la communauté (a-t-on déjà vu d'autres manifestions où les hétéros (ou tout autre catégorie de la société) sortent en exhibant leurs fantasmes en rue ?).

Enfin bref, tout ça pour dire qu'il est important de ne pas avoir honte de soi. Si cela existe, c'est que c'est naturel. Alors certes, certains diront le contraire car c'est une nature minoritaire, mais pourtant ça l'est. On ne choisi pas d'être hétéro ou homo, on l'est et il est dès lors important de s'accepter et de s'assumer. Tout cela en sachant que si une minorité quelconque se fait insulter ou agresser pour cette raison, ce n'est pas de leur faute mais de celle des agresseurs qui sont intolérants. N'oublions jamais que notre sexualité n'est qu'une partie de nous et qu'elle fait partie de notre intimité. Dès lors, personne ne devrait avoir à la juger, autant que personne ne devrait aller la hurler sur tous les toits. Avons-nous déjà vu un fanatique du sado-masochisme hurler qu'il aime cela ?

Wait and see...


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