Appel au secours du fin fond de son lit

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Appel au secours du fin fond de son lit

Ce sujet est une demande d'aide, écoute et bienveillance sont de rigueur

Bonsoir ou bonjour, comme dis dans le titre de mon sujet c'est un appel au secours ou à témoignage ou à discutions ou peu m'importe d'une personne au fin fond de son lit. (oui j'essaye de dédramatiser)

Je vais tenter de vous expliquer ma situation en espérant avoir quelques retours pour m'aider à y voir plus clair.

Je suis une personne né sous le sexe féminin et je me pose beaucoup, voir trop de questions sur moi. Qui je suis ? Comment je me défini ?

J'ai actuellement 23 ans, je suis étudiant et durant mon collège et mon lycée mes amis m'appelais "il", je suis sorti avec une fille qui me trouvais le plus beau mec du bahu et ça me plaisais. Mais je me suis heurté à un mur, mes parents et la société.

Je suis tombé dans l'anorexie au moment où on m'a fait comprendre que ce que avais entre les jambes ne correspondait pas à mon état d'esprit.

J'ai donc voulu changer, pour mes proches et pour un garçon aussi. Et un jour mon cousin, qui je suis très proche, s'est déclaré ; il allait entamé une transformation vers le sexe masculin étant lui aussi né fille. Je me suis senti obligé de garder cette part de féminité pour lui, pour le soutenir, pour ne pas devenir un poids ou un obstacle à son combat. J'ai donc refoulé mes sentiments pour surtout ne pas infliger à ma famille deux cas de personne transgenre.

Et puis le temps à passé, j'ai enchaîné les échec scolaire après mon bac, je me suis retrouver 2 fois à l'hôpital amaigri à point de presque non retour et j'ai accumulé les relations vides et catastrophiques. Et à chaque rupture, je ressentais le besoin viscéral d'aller me couper les cheveux court, de remettre des vêtements larges pour cacher mes formes honteuses féminines.

Actuellement je viens de mettre fin à une énième relation et ce manque de mon vrai moi ce fais encore ressentir. Je me suis déclaré à mon meilleur ami qui me connaît que de après le lycée et cela ne l'a pas étonné du tout. Mais ma famille n'est pas au courant. Pour eux, la période de mon college/lycée n'était qu'une passade, un délire d'adolescent qui se cherche ou pire qui suit un phénomène de mode.

Alors mes questions reviennent, qui je suis ? Limite je me définirai comme un alien qui fait honte à la société et à moi même. Je hais ma poitrine, trop grosse pour un homme mais trop petite pour une femme. Mes hanches n'en parlons pas.. Et ma voix, beaucoup aiguë.. En gros chez moi rien ne va ou peut être si, mes yeux.

Voilà je crois avoir raconter toute ma vie, ça m'a un peu fais du bien. J'espère trouver un peu d'aide sur ce site ou du moins pouvoir échanger. Merci d'avance


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Bonsoir Nokkhy :)

Il y a de nombreuses personnes ici plus à même de te répondre et de t'apporter de l'aide avec beaucoup de bienveillance . (présente à l'instant , il m'était difficile de ne pas te laisser un petit mot face à ton désarroi et ton appel) . Ne perds pas courage . Si ce n'est sur l'instant (les gens dorment peut être) , nul doute que tu auras des réponses dès demain . Même si d'évidence , la patience se combine mal avec un besoin immédiat d'aide . Courage à toi .


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41 remerciements

"Qui je suis ? Comment je me défini ?"

"ma famille n'est pas au courant. Pour eux, la période de mon college/lycée n'était qu'une passade, un délire d'adolescent qui se cherche ou pire qui suit un phénomène de mode"

Il apparait pas complétement faux que tu te cherches encore, la vraie question est plutôt est-ce que ta famille t'aime et te protège actellement, et est-ce que tu pourras compter sur elle quand tu y verras plus clair.

"Actuellement je viens de mettre fin à une énième relation et ce manque de mon vrai moi ce fais encore ressentir."

Tu sembles avoir un ras le bol augmenté par ta dernière rupture, qui te fais douter encore un peu plus de toi.

Tu es jeune, mignon(e), tu trouveras nécessairement quelqu'un avec qui tu seras bien. Mais c'est clair que tu te sentiras mieux si tu t'aimes, et si nourrit ton corps, car nous les êtres vivants, les humains, fonctionnons ainsi...


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Le ressenti de genre est très personnel, après dans ton témoignage il apparaît que tu sait à peu près où tu te situe.

Si tu veux je suis disponible en mp, certaines périodes ne sont pas faciles pour les trans*, NB,..


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Salut,

Tu as fait plusieurs séjours à l'hôpital. As-tu vu un psychologue?

Tes parents et ta famille sont aux courants de tes séjours à l'hôpital. A mon avis (je n’ai pas ts les détails de ta vie) mais si tu arrives a mètres des mots sur tes maux, ils seront soulagés. Et seront à même de pouvoir t'aider.

Le fait d'avoir eu un membre de ta famille transgenre doit justement faciliter les choses.


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Alors d'une part un grand merci pour vos retour sur mon énorme pavé de cette nuit. Je vais tenter d'expliquer un chouilla plus pour ceux qui m'ont poser la question ou du moins réagi.

De Lindos :

"Il apparaît pas complètement faux que tu te cherche encore"

C'est totalement vrai. Je suis littéralement paumé, le fessier entre deux chaises pour resté poli. D'une part j'ai ce dégoût pour mon apparence physique et d'une autre part mon mental qui est plus proche d'un jeune garçon de 14 ans..

"la vraie question est plutôt de savoir est ce que ta famille t'aime et te protège actuellement, et est-ce que tu pourra compter sur elle quand tu y verra plus clair"

J'imagine que ma famille m'aime mais à sa manière. Ma mère me met sans arrêt des coups de pied au derrière pour que je me bouge et je n'ose pas lui parler de ce qui ne va vraiment pas. Quand à ma sœur plus secrète qu'elle il n'y a pas. Et ma grand mère m'écoute parler de tout et n'importe quoi sans vraiment savoir quoi faire.

Je n'ai jamais vraiment parler à ma famille de ce qui se passe dans ma petite boîte crânienne car le peu de fois où le sujet de mon look très androgyne est abordé c'est jamais pris au sérieux et lesphrases qui reviennent le plus sont : "ah ça va lui passer" ou bien " ah elle déprime encore vu son look de garçon manqué"

Et j'espère que quand j'y verrai vraiment plus clair ils me soutiendront vraiment, mais ce n'est pas vraiment le feeling actuel.

"tu semble avoir un ras le bol augmenté par la dernière rupture, qui te fais douter encore plus de toi"

J'ai rompu avec cet homme après des mois de chantage affectif si je peux me permettre. Il fallait que je couche avec lui pour avoir un minimum d'attention. J'ai essayé de me forcer une ou deux fois mais après c'était trop. Ce moment où je n'avais plus vraiment, voir plus du tout envie de lui, est arrivé avec une discutions mouvementée où je lui ai avoué ne pas me sentir fille et encore moins femme. Il m'a clairement rejeté et ça a été la descente au enfers..

Pour les questions de Faith141 :

"Tu as fais plusieurs séjours à l'hôpital. As tu vu un psychologue ?"

Alors mes séjours à l'hôpital étaient principalement pour une reprise de poids due à mon anorexie. C'était des séjours de 2 à 3 jours maximum. Le temps de faire un check-up et de reprendre rapidement quelque grammes.

Et j'ai été suivi par un psychiatre pour cet maladie. Après je suis un habitué des séances pas vraiment constructive avec des psychothérapeutes. Et je n'ai jamais abordé la question de mon identité ou de mon genre avec eux. Ma mère l'avait fait lors d'une séance en fin de mon lycée peu de temps après qu'elle ait découvert que je bandai la poitrine. Le professionnel en face n'avait même pas relevé.

"Tes parents et ta famille sont ils au courant de tes séjours à l'hôpital ?"

Oui et j'y suis allé sur leur conseil et leur insistance aussi.

"le fait d'avoir un membre de ta famille transgenre doit justement faciliter les choses"

Alors la non. Justement on m'a "accuser" de le copier quand j'étais plus jeune. Les même goûts musicaux, culturel, un peu de façon d'être. Et comme je l'ai dis dans mon premier post, je me suis senti obligé de rester sa part de féminité. D'être son pilier de soutien pour sa transformation, la personne qui se battrai dans l'ombre pour qu'il reste dans la lumière si je peux dire.

Meme si moi j'ai tout de suite accepté et compris son choix et ses motivations (vu que ce que je ressens est similaire) pour ma famille ça n'a pas été simple. Ma grand mère le prends toujours comme sa petite fille, et ma mère le prend sur le ton de la rigolade. Ma tante (donc sa mère) à fait un énorme blocage et commence tout juste à l'accepter. Et il s'est déclarer il y a déjà 6ans,et est officiellement un homme depuis 2ans maintenant.

Bon voilà, je crois avoir répondu à tout ou du moins commenté. Désolé pour cet énorme pavé mais j'apprécie l'entraide et l'écoute qu'il y a ici. À une prochaine

Théo


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Re Théo, j'aime pas trop écrire, mais je vais faire un effort,

"Alors là non. Justement on m'a "accusé" de le copier quand j'étais plus jeune. "

Le passé est le passé. On t'a accusé de vouloir le copier, mais ce que tu ressens est réel donc cela ne doit pas t'empêcher d'être ce que tu es. Imagine dans une famille, deux personnes sont gay. Le premier fait son coming out, le deuxième ne peut pas parce qu'il copierait le premier......

Tes parents (ta maman) semblent compréhensibles pour quoi ne pas lui dire que tu souffres, car tu es perdu depuis longtemps. Que tu as besoin de son aide pour comprendre ton malaise. Au lycée tu avais entre 15 ans et 18 ans. Ta maman avait (a tord ou a raison) imaginais que cela te passerait.

À 23 ans, tu te poses tjs des questions donc cela n'est pas juste quelque chose de passager.

"J'imagine que ma famille m'aime, mais à sa manière. Ma mère me met sans arrêt des coups de pied au derrière pour que je me bouge et je n'ose pas lui parler de ce qui ne va vraiment pas."

Explique-lui ton mal être. Si ta mère te pousse, c'est, j'imagine, car elle veut ton bien. Mais elle ne peut t'aider si elle ne sait pas où se situe la difficulté.

Le fait de parler a ta mère et tes proches te permetra de réfléchir plus calmement sur toi même. Ça te libérera d'un poids.

Je ne te dis pas que cela sera simple. Peut-être même que ta mère n'acceptera pas de t'entendre. Mais je n’y crois pas. Quand on voit son enfant (tu es encore son Bebe) en souffrance (anorexie, échec scolaire), on ne peut pas refuser de l'entendre.

"Quant à ma sœur plus secrète qu'elle il n'y a pas."

Tu pourrais aller lui parler et partager ça avec elle peut être que ça enclenchera quelque chose de positif ds votre relation.

Et quels âges a ta soeur?

Et ma grand-mère m'écoute parler de tout et n'importe quoi sans vraiment savoir quoi faire.

Si ta grand-mère a 80 ans (passe-lui mes salutations), elle ne peut peut-être pas comprendre ce que c'est que de se sentir dans un corps qui n'est pas le sien. A son époque , ce genre de chose etait moins "present"

Si je peux te conseiller de parler aussi avec un phycholoque pour faire un point et aussi de discuter via beto a des personnes ftm/mtf.


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Bonsoir, et merci pour ton long message Faith.

Je me dois de vous dire à tous ceux qui ont répondu à mon appel au secours un grand merci.

Je suis allé voir une psychologue en fin de semaine. Bon j'ai eu beaucoup de mal à aborder le sujet et je suis suis censé la revoir dans un mois. Ce moi va être vraiment long. Je me pose encore tant de questions..

Et pour rajouter encore une couche, ma mère m'a sorti les vers du nez si je peux dire. Et la conclusion c'est qu'elle ne comprend pas. Elle pensait que cela me passerait.. J'espère qu'elle me comprendra un jours. Je voudrais juste qu'elle ne me mette pas de bâtons dans les roues, parce que je me connais si je n'ai pas un minimum de soutien de mes proches je vais pas m'en sortir..

Et pour ma sœur, elle a 17 ans.

En tout cas merci de votre soutien, je dirais pas non à discuter avec quelqu'un dans le même cas que moi ????


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Salut,

Content que tu es commencé a avancé et que tu es pu en parler a ta maman.

Je pense que certain ds une situation équivalente à la tienne vont te contacter.

Si tu veux en parler en MP avec moi, même si je ne pense pas être la personne la plus a même de pouvoir t'aider, c'est avec plaisir.


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Pour ta maman, laisse lui le temps de digerer l'info.


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j'ai 38 ans, j'ai toujours été polyamoureux et jamais compris par mes proches à cause ma personnalité un peu atypique. j'aime les personnes que je rencontre pour qui elles sont, leur personnalité compte plus que leur physique. et je réfléchis différemment de la plupart des personnes que je connais.

comme toi, je n'aime pas mon corps, mais pour d'autres raisons.

et c'est pas facile d'être différent, de le ressentir, de se le faire rappeler à l'ecole, au travail, etc. depuis l'enfance.

avec le temps j'ai fini par trouver un équilibre: ma compagne est poly elle aussi. je travaille en "remote", de chez moi, et je ne viens au bureau à Paris que quand c'est nécessaire. j'ai fait le tri dans mes amis: je ne vois plus du tout ceux et celles qui jugent trop facilement les autres; et j'ai gardé les personnes tolérantes et ouvertes d'esprit. la vie n'en est quplus agréable.

nous restons discrets avec nos familles, mais ça ne poserait pas vraiment un souci d'en parler. certaines personnes ne veulent plus nous voir, et au final tant mieux. et les autres nous aiment comme nous sommes.

une amie psychothérapeute m'a changé la vie il y a quelques années avec ce conseil: si tu ne sais pas ce que tu veux, prend un cahier et note dedans ce que tu ne veux plus. et ne le fait plus. au fur et à mesure, tu feras plus de choses que tu aimes.

j'ai aussi appris a apprivoiser mon corps grâce au naturisme, qui m'a beaucoup aidé à decomplexer en tant qu'adulte: dans la nudité, chacun est comme il est, sans triche ni artifice. la tolérance est infinie, personne ne se regarde en détail, et même ma compagne préfère désormais le naturisme car aucun homme ne la "mate".

j'espère que ca pourra t'aider ????


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