L'Orientation sexuelle dépend-t-elle de l'Identité de genre ? (et vice-versa)

photo de l'auteur MaxSens0188
MaxSens0188
Non binaire de 25 ans
Rouen

Bien le bonjour à tou(te)s. Il s'agit de mon tout premier sujet posté sur un forum, alors soyez cool hein ? (^^')

Bon je me lance :

Je m'appelle Maxence et je m'intéresse beaucoup à la Sexualité sous toutes ses formes. Je trouve qu'il s'agit d'un sujet absolument passionnant et qui plus est nous concerne tous (alors pourquoi en faire autant un tabou en société ? Mystère et boule de gomme ...).

J'aime beaucoup ma sexualité et j'en suis très fier : En fait, je suis androgyne (ou bigenre, mais je préfère ce mot là ^^, par contre pas hermaphrodite, puisque j'ai une biologie de garçon, ce n'est pas la même chose ^^), à savoir que je me sens constamment homme et femme à la fois (contrairement à un(e) genderfluid pour qui le genre varie par périodes). Concernant mon orientation sexuelle, je ne sais pas trop quel terme utiliser pour la décrire :

Je suis exclusivement attiré par les garçons androgynes et les filles androgynes (mais après réflexion, je ne pense pas que je puisse dire que je sois bisexuel pour autant, car sauf erreur de ma part, la bisexualité reste cisgenre, c'est à dire qu'elle reste dans le cadre d'une attirance vis-à-vis de personnes dont le genre est en correspondance avec leur biologie).

Le problème, c'est qu'en dépit de l'attirance physique que je pourrais avoir vis-à-vis d'une femme ou d'un homme, j'ai bien conscience que l'un des aspects de mon identité sexuelle serait mis de côté :

  • avec un homme homosexuel, c'est l'homme qui sera recherché mais pas la femme.

  • avec une femme homosexuelle, c'est la femme qui sera recherché mais pas l'homme.

  • avec un homme hétérosexuel, c'est la femme qui sera recherché mais pas l'homme.

  • avec une femme hétérosexuelle, c'est l'homme qui sera recherché mais pas la femme.

Donc au final, je pense trouver mon bonheur qu'avec une personne bisexuelle.

Et c'est dans ce sens là que je me suis posé cette question : l'orientation sexuelle est-elle intrinsèquement liée à l'identité de genre (et vice-versa du coup) ?

EN EFFET :

  • je ne pense pas être Pansexuel ( puisque que je suis tout particulièrement attiré par les personnes androgynes ).

  • je ne pense pas être Bisexuel ( car les filles trop féminines tout comme les garçons trop masculins ont du mal à m'intéresser ).

  • et je ne pense pas non plus être exactement Skoliosexuel ( car même concernant les garçons efféminés ou les filles "garçons manqués" (ps : je n'aime pas ce terme car je le trouve assez insultant, mais je n'en ai pas d'autre sous la main), je ne me verrai pas être en couple avec : car en partant du principe qu'un garçon éffeminé n'est ni + ni - qu'une fille dans un corps de garçon, et qu'une fille dite "garçon manqué" (désolé :/) n'est ni + ni - qu'un garçon dans un corps de fille, le problème cité plus haut reste le même pour moi : l'un des aspects de ma personnalité sexuelle risque d'être mise de côté ... ).

Ps : De plus, je ne sais pas encore vraiment très bien si je suis plutôt monoamoureux ou plutôt polyamoureux : quelque part, je tiens à vivre avec et pour une seule personne (notre petit cocon à nous deux ^^), personne à laquelle je pourrai donner l'exclusivité de ma personne (soit le privilège d'une intimité à deux), mais d'un autre côté le fait d'être chouchouté(e) par plusieurs personnes à la fois me ferait très plaisir, voir me flatterai quelque part (la sensation de pouvoir satisfaire plusieurs personnes que j'aime à la fois et de me sentir entouré et aimé de plusieurs, hoooooo ^^).

PRÉCISION :

Je n'ai absolument rien contre les personnes que j'ai mentionné dans ce sujet, bien au contraire : je les apprécie beaucoup, et je les trouve même très courageuses !

Sans aucune méchanceté de ma part, c'est juste que je tiens compte de mes propres besoins, et qu'une relation se fait à deux (minimum ^^). Car en effet, tout l'art d'une relation réside dans une harmonie des besoins, à savoir le fait de tenir compte des besoins de l'un et de l'autre mais aussi des siens, dans l'objectif qu'ils soient tous comblés sans qu'aucun d'eux ne sois laissé pour compte.

Du coup, au fil de mes recherches, je me suis posé la question suivante : L'orientation sexuelle a-t-elle un lien directe avec notre identité de genre ?

Qu'en pensez-vous ? Votre avis est précieux ;-)

Merci encore de votre participation (et de votre lecture, c'est vrai que le post était un peu long, hi hi ^0^).



photo de l'auteur desiles54
Desiles54
Femme de 42 ans
Audun-le-Roman

33 remerciements

Salut,

Il y a une chose que je ne comprends pas! Tu dit être androgyne, hors les androgynes sont des personnes que nous n'arrivons pas à dire s'ils sont physiquement homme ou femme. En d'autres termes ils sont neutre. Comme beaucoup de mannequins ou par exemple l'actrice Tilda Swington! Ce terme est souvent mal utilisé!

La sexualité n'as rien avoir avec le genre.

Je suis lesbienne non binaire. Exclusivement attiré par les femmes, il y a des gays non binaire comme des hétéros aussi.

D'après ce que tu dit pour moi tu est bi. Tu est attiré par les hommes et les femmes. Un homme effeminé reste un homme et une femme masculine, reste une femme. Le look, c'est juste des vêtements.

Perso je n'aime pas le terme "garçon-manqué", çà sous entend que quelque chose a foiré. Alors que c'est juste une femme qui préfère être en jean et baskets, qui n'aime pas les jupes etc. Je connais des fille très masculines qui sont 100% hétéro. Le look ne détermine pas qui on est!

Une question: Si tu sors avec une fille très masculine et que celle-ci change de look et devient très féminines, est-ce que tu ne l'aimera plus?

Au fond c'est la même personne avec un look différent.

Pour conclure, tu est le seule à savoir ce que tu est. Si tu n'arrive pas à te déterminé, ce n'est pas grave, ça viendra avec le temps. Vie ta vie et aime qui bon te semble.


photo de l'auteur MaxSens0188
MaxSens0188
Non binaire de 25 ans
Rouen

Merci beaucoup pour ta réponse Desiles54 !

Pour répondre à ta question "Si tu sors avec une fille très masculine et que celle-ci change de look et devient très féminines, est-ce que tu ne l'aimera plus?", bien sûr que je l'aimerai toujours !

Une relation amoureuse reste relationnelle avant tout, au-delà de tout look. Mais dans ce forum, j'abordais le genre comme étant un synonyme d'identité de genre, look ou pas look. Il est vrai que le look peut servir à traduire l'identité sexuelle (le genre) d'une personne, mais ce n'est pas une obligation, pour moi les deux sont différents.

Ps : si tu as 1 terme pour remplacer le terme "garçon manqué", j'ai les oreilles grandes ouvertes (car moi non plus je n'aime pas ce terme). À la limite il y aurait Tomboy, mais c'est un terme anglais tandis que le terme efféminé est français (j'aime avoir un vocabulaire varié pour décrire au mieux ce que je veux dire).


photo de l'auteur desiles54
Desiles54
Femme de 42 ans
Audun-le-Roman

33 remerciements

Voilà je préfère tomboy ou stud. On ne peut encore le traduire, vu qu'ici c'est un autre level lol.

Au niveau du look, je voulais juste dire que ça ne détermine pas notre sexualité ni notre genre!


photo de l'auteur MaxSens0188
MaxSens0188
Non binaire de 25 ans
Rouen

Je comprend, et tu as raison. Après tout, on ne raccroche pas son genre au moment de prendre une douche pour le renfiler après XD !


photo de l'auteur Heviosoo
Heviosoo
Homme de 37 ans
Nantes

Bonjour,

J'irais dans le même sens que Desiles54, l'orientation sexuelle, le genre sont deux choses différentes. Raison pour laquelle, on évite par exemple aujourd'hui d'employer l'expression transexuel.le au profit de transgenre. Le genre ne préfigure en rien l'orientation sexuelle.

Etre attiré par des personnes androgynes pour moi serait du même ordre qu'être attiré "par un style" ou une certaine manière d'être mais cela n'en fait pas pour autant une "orientation sexuelle" même si tu parles "attirance exclusive"...à voir dans la durée.

Après, de manière plus globale, j m'interroge sur cette nécessité de devoir à tout prix "définir" tous nos goûts et préferences sexuelles qui évoluent par ailleurs avec le temps, les rencontres les expériences. Je comprends le besoin de pouvoir expliquer au mieux ce que l'on ressens. Mais au final plutôt que de chercher à exprimer ce que l'on vit, on a tendance aujourd'hui à voulour se "définir" avant même d'avoir réellement vécu... (je pense notamment à des jeunes auprès de qui j'interviens sur ces sujets...)

Définir renvoie à quelque chose de "définitif", ça va beaucoup plus loin que de chercher les mots justes pour exprimer ce que l'on ressens.

Après, pour déféndre certaines idées, certaines luttes, avoir une reconnaissance on n'est obligés d'en passer par là...Mais bon, jusqu'où ira t'on....LGBTIQCAP....GNGF.....Je m'interroge...

Les sexualités humaines sont multiples, complexes, évolutives...les sentiments aussi...A t'on besoin de se définir (de ce point de vue) pour savoir ce que nous "sommes" ?


photo de l'auteur Heviosoo
Heviosoo
Homme de 37 ans
Nantes

Après, je pense que tu peux sans soucis te présenter comme "bisexuel". Mais de mon point de vue, ce n'est pas ce que "tu es" mais la manière la plus simple de te présenter quand cela est nécessaire.

Peu importe que tu ne sois pas attiré par les filles trop féminines ou garçons trop masculins, c'est une autre question.


photo de l'auteur desiles54
Desiles54
Femme de 42 ans
Audun-le-Roman

33 remerciements

@Hevioso

Je comprends ton point de vue.

Pour moi c'etais important de mettre un mot sur ce que je suis. Ça m'as permis d'avancer et de m'accepter.

De nos jours on parle d'étiquettes ou de fluidité. Mais il y a une chose qu'on oublie, c'est que chaque être humain est unique. Il y en a qui ont besoin de savoir et d'autres non.

Et tout le monde n'évolue pas, sexuellement parlant ou n'ont pas une sexualité fluide......il faut eviter de généraliser. C'est juste mon avis!


photo de l'auteur Heviosoo
Heviosoo
Homme de 37 ans
Nantes

@Desiles54

Je coimprends le besoin que l'on peut avoir en tant qu'individu à se définir quand on se sent "différent" dans une société hétéronormée. Je posais juste la question d'un point global : est-ce que l'on ne glisse pas de besoins légitimes de se définir pour s'accepter à une injonction sociétale à devoir tous se définir ? et sur le long terme, est-ce que ce ne serait pas quelque chose de dépassable ?

Par ailleurs, quand je parlais d'évolution, c'est au sens très large... on n'a pas la même sexualité à 16ans, à 30 ans, et à 50 ans on a pas les mêmes envies, fantasmes, pratiques, le même corps. On peut rester homo, hétro, bi, avec le/la même partenaire, dans tous les cas on vit des choses, des expériences et l'on évolue., quelque soit le degré.


photo de l'auteur MaxSens0188
MaxSens0188
Non binaire de 25 ans
Rouen

Merci beaucoup pour vos réponses, c'est très intéressant !

Effectivement, je pense que les termes que nous employons sont des mots dont l'utilité première est de permettre la communication, mais pas pour nous même, ils sont là pour permettre de partager qqch aux autres (ce qui rentre donc dans une dimension sociale, mais pas personnelle). Car même si l'on ne trouve pas les mots pour exprimer ce que l'on ressent, ça ne veux pas dire que notre sentiment est faux ou qu'il n'existe pas, on le sait pour nous-même et ça doit être suffisant. D'autant plus qu'il n'existe pas que les mots comme langage : l'être humain a la chance de posséder une multitude de langages différents et souvent plus pertinent dans telle ou telle situation : une lettre, un regard, un contact physique, un sourire, une tenue vestimentaire, un rire ou une larme, etc ...

Une relation s'opère dans l'appréciation de l'autre, dans sa découverte, et non dans son étiquettage. On est pas là en face d'un videur à présenter ses papiers d'identité pour pouvoir rentrer dans une boîte de nuit, ni même à un entretien d'embauche à faire étalage de ce que nous prétendons être, mais nous sommes là ... de personne à personne, où nous avons tout à découvrir de l'autre.

Je comprend ta vision Heviosoo, quand tu dis que nous cherchons à nous identifier avant même de vivre les choses. C'est effectivement très pertinent, surtout aujourd'hui. Je peine d'ailleurs de mon côté à trouver des relations sincères et durables, car je vais trop en profondeur, à la limite d'une recherche spirituelle, ce qui ne parle pas à tout le monde malheureusement.

PS : Dis-moi Heviosoo, tu parlais que tu intervenais auprès de jeunes sur ce genre de sujet. Tu es éducateur ?


photo de l'auteur MaxSens0188
MaxSens0188
Non binaire de 25 ans
Rouen

En définitif, on se pose trop de questions, et on ne vit pas assez !

( du moins, pas les bonnes ... )


photo de l'auteur Romangel
Romangel
Homme de 32 ans
Draguignan

Citation de MaxSens0188 #280671

Oui je crois... On s'en pose trop. On veut mettre des étiquettes de partout alors que l'on pronne la tolérance. La tolérance ne serait-t-elle pas de vivre sans étiquette ?

Après, mettre des mots sur nos "maux" est un vecteur de bien-être. J'ai mis des guillemets car ce n'est pas un mal, mais c'était juste une reprise de l'expression littérale.

Du coup, aujourd'hui, j'en suis arrivé à me dire que l'on cherche trop à savoir précisément ce que l'on est. Un hétéro qui préfère les femmes minces sans poitrine, pourrait-il avoir une sous-catégorie dans l'hétérosexualité (sachant que la femme se définit par une poitrine en autre... donc serait-il proche de la frontière de l'homosexualité?!? Un hétéro qui utilise les sextoys de sa femme ira dans quelle catégorie?!?). A force de creuser, on s'enfonce.

J'aspire à moins de règles, de normes... et plus de liberté. Erigeons un cadre tolérant et cela suffit, tant que notre bonheur n'est pas nocif à celui des autres ;-)


photo de l'auteur MaxSens0188
MaxSens0188
Non binaire de 25 ans
Rouen

Intéressant Romangel, je te rejoins sur le fait qu'une vrai tolérance se passe d'étiquettes (ou se passe des tickettes, je sais pas c'que c'est, mais ça à l'air rigolo ^^).

On vit comme on le ressens, peu importe ce que les autres peuvent penser. Personnellement, je crois que la plupart des gens n'osent pas être eux-même par peur d'être juger ou de ne pas être accepté (peur d'être exclus), mais n'attendent qu'un exemple autour d'eux pour bousculer leur quotidien / routine et pouvoir enfin se lâcher et se dépasser, sans se rendre compte qu'il on tout ce qu'il faut pour produire ce changement eux-même.

C'est quand même fou quand on y pense, on est tous humains avec les mêmes besoins et les mêmes problèmes (de manière générale) et l'on trouve quand même le moyen de se persuader de différences qui n'existent finalement pas : l'autre va me juger si je fais telle chose (mais c'que tu ne sais pas, c'est que lui-même se dit la même chose quand il est en face de toi). Vivre dans la peur provoque l'inertie, et l'inertie c'est la Mort. Donc mieux vaut vivre dans une perspective d'amour et d'appréciation des choses plutôt dans le jugement (qui est faussé d'ailleurs, il s'agit en réalité plus de préjugés que de jugement, car le jugement va chercher tous les éléments nécessaires pour se rapporcher au maximum de la vérité, tandis que le préjugé se contente du minimum syndical sans se fouler ou se remettre en question : les syllogismes, c'est vraiment d'la merde, c'est notamment ce qui est à l'origine de toute discrimination, perso je préfère accepter de ne pas savoir qqch pour pouvoir l'apprécier plutôt que de me faire un avis rapide et sans fondements).

MORALITÉ : "Nous sommes tous pareils, alors acceptons nos différences" (Bruno Salomon).

Merde !


photo de l'auteur Superpositoire
Superpositoire
Homme de 26 ans
Douai

15 remerciements

Identité de genre, expression de genre, genderfluid, binaire, non binaire ... My god vous m'avez perdu xD

Je suis entièrement d'accord avec Romangel.


photo de l'auteur Romangel
Romangel
Homme de 32 ans
Draguignan

Merci les gars ^_^

A mort les étiquettes ^_^, les enseignes de grande distribution seraient ravies XD


photo de l'auteur MaxSens0188
MaxSens0188
Non binaire de 25 ans
Rouen

J'avoue XD !


Pour participer à ce sujet, il faut être obligatoirement inscrit