Vivre avec la psychose et la paranoïa en étant gay

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Salut tout le monde :) ,

Je n'ai pas la prétention ni l'envie d'être au centre de l'attention, mais j'aimerais partager ma situation pour entendre d'autres opinions que celles de mon entourage.

j'ai récemment appris que je suis psychotique et paranoïaque. Jai le sentiment que je suis quelqu'un qui fait peur, qu'on plaint sans vouloir le connaitre, alors que j'ai toujours été relativement sociable. Tout ça est très dur pour moi. Je viens sur ce forum essentiellement pour trouver un peu de réconfort et de soutien, ce que je n'ai pas toujours, et jaimerais savoir si vous auriez des expériences à partager, des conseils à donner pour vivre avec cette condition et n'importe quoi d'autre que vous jugerez pertinent de mentionner.

Merci beaucoup :)


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Dany19
Homme de 22 ans
Béziers

1 remerciement
Hey salut, alors je pense que tu n'as lieu de trop t'inquiéter si déjà tu reconnais, acceptes "ta maladie". Personnellement je dirais que c'est un pas vers la guérison ou du moins pour vouloir améliorer sa condition actuelle, qui n'est parfois plus viable. Je vais te raconter pour moi par exemple je souffre d'un dédoublement de personnalité, de base je suis je dirais un joyeux luron qui aime profiter de la vie, s'amuser avoir un entourage comme tout le monde, j'ai une tendance à être trop brave et gentil. Pour le moment tout va bien tu te demandes comment ou en quoi je peux être bizarre?! Et bien sache que lorsque je ne suis plus "moi-même" que c'est l'autre qui prend le contrôle c'est littérallement l'opposer de moi c'est à, dire qu'il est blessant, méchant et d'une extrême violence. Cela va faire maintenant 10 ans que je vis avec ce problème que je n'ai jamais voulu reconnaître, or samedi dernier j'ai fais une soirée ou cela à assez mal finis. C'est à ce moment là! Que j'ai décidé de reconnaître que j'étais malade et qu'il faut que je me fasse soigner car là ce n'est plus possible autant pour moi que pour mon entourage, le problème avec sa prise de contrôle c'est qu'il aime provoquer, se mettre en danger. Seulement là mon corps en a fait les frais car je suis meurtries de partout car j'ai provoqué un mec avec qui cela à finis en baston, il est donc temps de rectifier tout ceci ...
Autres choses d'importants est-ce qu'il y a des moments ou cela se produit plus que d'autres soit sur une durée, soit par période, de manière quotidiennes, après avoir bu, fumé car cela peut avoir une incidence sur ce genre de comportement. En ce qui me concerne c'est l'alcool à trop forte dose.
Bref voilà je ne sais si mon histoire, mon vécu pourra t'aider mais j'espère que cela va t'aider dans tout les cas tu devrais essayer de te tourner vers la médecine si les moyens traditionnels ne fonctionne pas. En revanche cela doit venir de toi et non d'une tierce personne sinon cela n'aura pas les effets escompter et cela peut renforcer la maladie.
Cordialement Dany :)

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Je ne suis pas psy ni rien, et je n'ai pas d'expérience et de vécu dans ce domaine, mais si tu arrives à t'accepter toi-même alors il sera plus facile pour les autres d'aller vers toi, ta priorité (ça va sonner mégalo) c'est toi, ce que tu penses de toi même, le reste viens ensuite. Puis tu sais aujourd'hui beaucoup de gens ont des problèmes cela ne veut pas dire qu'ils sont seul ou sont destinés à le devenir. Il faut "simplement" trouver le courage de faire face au monde 😀
Cordialement l'éternel optimiste 😉

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Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements
"j'ai récemment appris que je suis psychotique et paranoïaque."

Le topic est ancien, mais pas sur que tu reviendras lire la réponse...

Si on t'a diagnostiqué une psychose cela signifie que tu peux avoir parfois un comportement que tu n'a pas nécessairement conscience au moment où il survient, et que tu ne maitrises pas sans une aide extérieure tels qu'un traitement par exemple.

Pour être honnête je trouve que ton médecin semble bien sur de lui malgré que tu sois encore assez jeune, mais bon il est possible que tes peurs des autres l'ait inquiété.

Tu dis toi même " Jai le sentiment que je suis quelqu'un qui fait peur, qu'on plaint sans vouloir le connaitre, alors que j'ai toujours été relativement sociable", il y a tellement de gens angoissés qui ont peur de faire peur, en parvenant à maitriser cette peur d'une façon où d'une autres tu ne seras peut-être pas si différent des autres.

Je serais donc tenté de te rassurer, les solutions pour surmonter ses peurs ne sont pas toujours évidentes à trouver à ton âge, mais elles existent généralement toujours, et la situation doit pouvoir s'améliorer au fil du temps.

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Toul50
Homme de 26 ans
Harnes
Bonjour Snoro18,

Je rencontre des problèmes similaires aux tiens. Il y a des constantes, comme le fait que j'ai toujours plus ou moins fait peur à mon voisinage et sur les réseaux sociaux. Mais il y a quelque chose qui a renforcé et m'a fait prendre compte que j'aurais des tendances schizophréniques: la découverte de mon homosexualité il y a un an. Cela veut dire, surtout sur les réseaux sociaux, que je peux avoir un discours de haine envers quelqu'un, et le lendemain lui envoyer un message de sympathie. A ma skizophrénie j'y trouve quelques explications:

- La méfiance à l'égard des sentiments: j'ai l'impression que montrer un sentiment d'affection dès les premiers abords est un signe de faiblesse. Ca fait personne pas sure d'elle et ça ne donne pas les capacités d'être un meneur charismatique. Or je me considère socialement comme mâle dominant.
- Le besoin constant d'attirer l'attention: c'est encore pire quand on a été connu dans son patelin grâce au web et qu'on a connu une décroissance de notoriété. J'en déduis avoir besoin de l'attention d'un public, de visiteurs, qui me valorisent constamment. En absence de ce public, je suis donc obligé d'aller le créer mais je n'y arrive pas par de simples messages de gentillesses [ d'autant que je renvoie au premier point, sentiments = personne faible ]. Par conséquent, j'utilise la méthode du paratonnerre consistant à monter en nervosité les personnes dont je veux l'attention, et une fois l'attention captée je les ramène vers des choses plus douces. Dans la plupart des cas, ça ne fonctionne pas et ça me met en situation de conflits permanents.
- La non-accessibilité de mon coming-out. Je renvoie au topique dessus ( https://betolerant.fr/forum/8591/faut-il-que-je-fasse-mon-coming-out ). En fait, tant que je ne le fais pas, je devrais jongler entre mon apparence d'hétérosexuel alors que ma préférence va pour les garçons. Etant dans un milieu traditionaliste et religieux, c'est encore pire!

En revanche, je m'oppose à:
- Payer des consultations: j'ai le sentiment que le problème vient des autres et pas nécessairement de moi.
- Prendre un traitement psychotique: idem. Si les autres étaient plus gentils avec moi, ou s'ils étaient à une période dans ma vie, je n'aurais pas à me poser ces problèmes. Je mets en lumière un manque de tolérance.

Je suis de ceux qui tiennent cette théorie: les gens ont besoin d'amour et de parler. Si on comprime leur liberté d'expression, en bloquant sur les réseaux sociaux ou en restreignant ses accès, on enclenche chez la personne qui veut nous parler un mal-être. A terme, ce mal-être peut avoir 3 conséquences que j'ai relevée: l'hospitalisation pour dépression ou tentative de suicide, le suicide en tant que tel ou la radicalisation sous formes diverses.

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Dany19
Homme de 22 ans
Béziers

1 remerciement
Citation de Toul50
En revanche, je m oppose à:
- Payer des consultations: j ai le sentiment que le problème vient des autres et pas nécessairement de moi.
- Prendre un traitement psychotique: idem. Si les autres étaient plus gentils avec moi, ou s ils étaient à une période dans ma vie, je n aurais pas à me poser ces problèmes. Je mets en lumière un manque de tolérance.

Je suis mitigé! Dans ce que tu dis y a du pour et du contre je dirais. Il est exact qu'il n'y a pas obligation d'aller consulter pour régler ce genre de problèmes disons "éphémères". Mais dans des cas comme moi, je pense qu'il devenait urgent que j'aille consulter car comme je l'expliquer je me mettais en danger, les autres de mêmes mais sans aucune raisons apparente. En plus de cela, ces derniers cela s'aggraver alors que je n'avais disons aucun soucis particuliers du genre tristesse, haine, besoin d'attention et la liste est encore longue. Donc je pense que là encore cela dépend de chacun comment il le ressent et comment il veut gérer tout ceci. ^^

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Alexangelo
Homme de 19 ans
Toulouse
avant que tu l’apprenne tout allez bien , bah faut que sa continue , je sais pas si c'est vraiment pareil mais je sais que quand j'eteit encore dans la periode, 1 a 17 ans quasiment tout ma vie ^^ , ou je m'accptez pas en tant que gay , bah je me torturer , j'eteit la a imagine comme réagir mes parents , mes potes ,se que je me disais ^^:" es que si je le dit ma vie se sera detruit une foie avoué ??" , "es que je devrai le cache et faire ma vie en hétero ??" et je m'imagine dans c'est situation , je pense des truck bizaremment gloque aussi , du genre " c'est vraiment la peine de vivre si je pourrai etre se que je veux etre" ou " de toute facon j'aurai pas d'enfants " et la un jour sur un coup de tete si j'ai pris le trains , et je le dit a ma mere , puis je suis rentre et l'est dit uniquement a me spotes les plus proches ^^ et depuis je suis libéré de ce fardeau qui me fesais devenir paranoique, apres ne veux pas que tu fasse des chose dont tu na pas envie ! j'espere que tu ira mieux di'ci peu

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Alexangelo
Homme de 19 ans
Toulouse
avant que tu l’apprenne tout allez bien , bah faut que sa continue , je sais pas si c'est vraiment pareil mais je sais que quand j'eteit encore dans la periode, 1 a 17 ans quasiment tout ma vie ^^ , ou je m'accptez pas en tant que gay , bah je me torturer , j'eteit la a imagine comme réagir mes parents , mes potes ,se que je me disais ^^:" es que si je le dit ma vie se sera detruit une foie avoué ??" , "es que je devrai le cache et faire ma vie en hétero ??" et je m'imagine dans c'est situation , je pense des truck bizaremment gloque aussi , du genre " c'est vraiment la peine de vivre si je ne pourrai pas etre se que je veux etre" ou " de toute facon j'aurai pas d'enfants " et la un jour sur un coup de tete si j'ai pris le trains , et je le dit a ma mere , puis je suis rentre et l'est dit uniquement a me spotes les plus proches ^^ et depuis je suis libéré de ce fardeau qui me fesais devenir paranoique, apres ne veux pas que tu fasse des chose dont tu na pas envie ! j'espere que tu ira mieux di'ci peu

photo de l'auteur Lindos
Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements
Contrairement à d'autres animaux notre corps humain n'est pas fait pour vivre dans la peur permanente. Ce qui a pour conséquence que cette peur permanente provoque des symptômes physiques, mais aussi psychologiques, et entrainer des comportements perturbés.
Même si la médecine, psychologie ou psychiatrie peuvent être nécessaire pour les combattre, et même si parfois et heureusement plus rarement ces symptômes peuvent être inauguraux de soucis psychiatriques plus sérieux, il faut être prudent avant de se coller une étiquette de "malade" sans qu'un médecin ait posé un diagnostique, voire même plusieurs médecins l'ait confirmé.

Lorsque la médecine est à un prix souvent abordable comme en France, il ne faut pas hésiter à prendre un avis médical autrement dit consulter un médecin ou un psy lorsque les problèmes psychologiques ou physiques qui leurs sont associés sont durables. Avant le corps s'auto-répare souvent heureusement.

On objectera qu'il suffirait de supprimer le rejet social des gays pour supprimer une grande partie de leurs soucis de santé, oui mais faut gérer l'urgence. On objectera aussi que cette peur et isolement permanents rendent aussi un peu hypocondriaque, conduisent à nous écouter un peu trop, et à surévaluer nos soucis, mais apprendre à domestiquer ce comportement fait partie des thérapies et de la prévention de la peur.


Dany19,
"Je suis de ceux qui tiennent cette théorie: les gens ont besoin d'amour et de parler. Si on comprime leur liberté d'expression, en bloquant sur les réseaux sociaux ou en restreignant ses accès, on enclenche chez la personne qui veut nous parler un mal-être. A terme, ce mal-être peut avoir 3 conséquences que j'ai relevée: l'hospitalisation pour dépression ou tentative de suicide, le suicide en tant que tel ou la radicalisation sous formes diverses."

L'écoute des gens en difficultés psychologique est la première étape pour ne pas dire la base de toute aide, avant orientation si nécessaire vers une structure capable de prendre en charge le souci.
Mais tout le monde n'est pas en capacité, ou n'a pas nécessairement envie, ou n'a pas nécessairement la disponibilité d'écouter au moment où cette écoute serait indispensable.
De surcroit les gens qui vont mal ont tendance à dialoguer mutuellement, et parfois ils vont trop mal eux-mêmes pour être vraiment efficaces, au-delà de la chaleur humaine et de l'amitié qu'ils partagent.
D'où l'avantage de forums comme celui-ci ouverts H24 , où il y aura généralement toujours quelqu'un pour lire autrement dit écouter une "plainte", y mettre un peu de baume et donner des conseils avant une nuit un peu réparatrice.
Et la plupart du temps cette écoute est anonyme lorsqu'elle n'est pas pratiquée par des professionnels de santé, et l'est même parfois dans ce cadre lorsque par exemple des mineurs en danger sont concernés.

Cette écoute est fondamentale, au point que dans l'affaire en cours TPMT-Le Refuge qui n'aura certainement échappé à personne qui lit les media français, la justice va devoir se pencher sur la pratique de l'écoute anonyme des gens qui se disent en détresse voire victimes, et parce qu'ils sont socialement clandestins portent rarement plainte contre les gens à l'origine de leur détresse. En France il y a de nombreux écoutants, et les techniques d'écoute sont empiriques.

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Backpacker
Homme de 40 ans
Nantes

8 remerciements
Tu sais je trouve ça bien que tu saches ça à 20 ans, certaines personnes l'apprennent à 40 ans ! Mais comme l'a dit Alex avant que tu l'apprennes tout allait bien, enfin tu te posais seulement des questions. Avoir un nom sur tes différents "états" c'est bien, mais le mieux c'est peut-etre d'essayer au maximum de les éviter. Evite tout ce qui est alcool, fumette, exta ou autres drogues ça ne pourait que te faire du mal à moyen et long terme. Par contre le fait que tu en parles ici est important, ça veut dire que tu commences à l'accepter. Dans la vie tu n'auras pas besoin de le crier sur les toits, par contre il faudra que tu l'expliques à tes proches, à ton copin. On est tous des handicapés dans la vie, l'humain parfait n'existe pas, par contre ce qui est génial c'est d'arriver à en parler, de faire de nos différences une force, quelque chose qui peut parraitre négatif au départ mais qui en fait nous rend unique ! Bonne vie profites à fond :-)

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Thornful
Homme de 20 ans
Lyon 3

1 remerciement
Ta paranoïa du monde extérieur renvoie sûrement à une propre insécurité qui t'est intime. Essaie de la déceler avec l'aide d'un psy'. Bon courage.

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Ambroise
Homme de 22 ans
NANCY
Salut Snoro18.

C'était pour te souhaiter bon courage. Un de mes meilleurs amis est dépressif chronique. Il a du mal à sortir de chez lui, et est régulièrement très mélancolique. Sauf qu'il a appris à vivre avec sa dépression, et à se construire, avec et malgré. Si tu sais que tu vas mal, c'est déjà ça. Après, si tu vas souvent voir ton médecin et que tu suis ses conseils, tu devrais réussir à limiter la casse.

Bonne chance à toi.

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