Mentir pour un don du sang ?

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Mentir pour un don du sang ?

?Depuis que j'ai 18 ans je donne mon sang dès que je peu, mais depuis que j'assume beaucoup mieux et qu'on mon entourage sais que je suis gay je ne sais plus trop quoi faire. J'ai aussi eu ma première relation avec un mec il y peu de temps. 
?
?Aujourd'hui je me demande si je dois continué à aller donner mon sang. Quand ils me poseront la question si j'ai déjà eu des rapport avec un homme deux solutions s'offre a moi :
- Leur demander "Pourquoi cette question homophobe ?!" et faire genre le mec outrer puis les envoyer balader et me cassant en les criant d'homophobe ! (c'est assez révolutionnaire) ^^
- Sinon leur mentir pour que quelqu'un puisse profiter de mon sang, mais leur mentir c'est aussi se mentir à sois-même non ?! :/ 

?Je ne suis pas atteind du sida ou autre chose, et je trouve ça abusé surtout que le sang est toujours vérifier.

Voilà, j'attend votre aide savoir quoi faire, Merci d'avance :)
Rencontre gay
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Ce n'est pas forcément un comportement homophobe. Un infirmier m'avait expliqué lors de mes premiers dons de sang que les homosexuels étaient une population à plus haut risque en raison de la probabilité de transmission lors des rapports. Il s'avère que les pratiques homosexuelles ont tendance à créer plus de fissures dans les muqueuses et que c'est par ce moyen que la transmission du virus, ou de toute autre infection, est la plus élevée.

J'ai eu l'occasion de discuter avec un bon nombre d'infirmiers et d'infirmières qui m'ont avoué que cette pratique était plus historique que médicale. C'est d'autant plus vrai que le sang est traité et soumit à des examens avant d'être utilisé. Autre fait intéressant, le don de sang est déconseillé (et non pas interdit) aux hommes ayant eu des rapports avec d'autres hommes, mais pas le don de plaquette (la matière fabriquant les cellules sanguines). Je donne régulièrement de ce côté là (en plus du sang). J'ai également une carte de donneur d'organes... ce qui est totalement autorisé (bien que le don de sang ne soit pas interdit, encore une fois).

Au final, tu peux toujours poser la question aux infirmiers présents sur place. S'ils acceptent ton don, ainsi soit-il. S'ils n'acceptent pas, ainsi soit-il. Ne tombes pas dans la caricature de l'acte homophobe, ce serait presque aussi stupide que le féminisme. :-)
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Pour moi ça serait grave de mentir au médecin sur cette question. C'est un sujet très sensible, une cause pour laquelle les homos sont stigmatisés, donc je pense qu'il faut être responsable et ne pas aller donner quand on a eu une relation avec un homme. C'est tout. 

Surtout toi qui vient d'avoir ta première relation avec ton partenaire (peut-être nouveau lui aussi).

La raison est simple et très bien expliqué sur le site de l'EFS:
"Les tests biologiques, sélectionnés parmi les plus performants, ne peuvent pas détecter une contamination récente. Il existe en effet une période dite "silencieuse" d'une dizaine de jours, entre le moment où la personne a été en contact avec un virus et le moment où le virus devient détectable. Pendant cette période, le virus est présent dans le sang, mais les tests restent négatifs. Or, par transfusion, le risque de contamination par le VIH est de 100% si le virus est présent dans le sang transfusé."

A mon avis ce n'est pas une question "homophobe" que de demander si on est homosexuel ou pas. Dans ce cas là c'est même justifié je trouve. Je vois pas trop pourquoi tu veux tant faire une montagne de cela. Tu as été très généreux en donnant ton sang avant d'avoir une relation avec un mec. FÉLICITATION !!! Si seulement 10% de la population pouvait être comme toi, on aurait plus de problème de sang. 

Je continuerai à donner mon sang tant que je n'aurais pas eu ma première relation avec un homme, après cela j'arrêterai tout simplement. Allez donner votre sang :)  Pour moi ça serait grave de
Et aujourd'hui est une journée de promotion au don de moelle osseuse. Pensez-y ! C'est pas compliqué de s'inscrire et très simple de sauver une vie. Aucune contre-indication envers les homosexuelles !
Courez-vite vous inscrire ici ! Pour moi ça serait grave de
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Le problème que tu soulèves est avant tout un problème de compréhension :

1) L'homosexualité est un marqueur d'un comportement sexuel à risque. Qu'on ne se méprenne pas sur ce que je dis : je dis simplement que si vous prenez 100 homosexuels au hasard et 100 hétérosexuels au hasard, vous aurez statistiquement davantage de maladies sexuellement transmissibles dans le premier groupe que dans le second. Je ne dis pas que le fait d'être homosexuel implique nécessairement d'avoir un comportement sexuel à risque.
Cette différence s'explique à la fois par une nombre plus grand de partenaires sexuels chez les homosexuels, mais également par davantage d'infidélité dans les couples (risque d'être contaminé à son insu par son partenaire qui s'est fait contaminer par un autre garçon), aussi par des pratiques sexuelles favorisant les transmissions de micro-organismes (rapports traumatiques).

2) Lors d'un don du sang, le produit sanguin récupéré fait systématiquement l'objet de tests sanguins recherchant les principales maladies sexuellement transmissibles. Mais ces tests ne sont ni exhaustifs, ni infaillibles. Ceci explique la nécessiter de sélectionner les donneurs sur la base de l'estimation de leur risque d'être contaminés par une maladie sexuellement transmissible.

3) Il faut bien comprendre que les acteurs de santé publique raisonnent à la manière des statisticiens, c'est-à-dire en terme de niveau de risque, et plus précisément de rapport bénéfice/risque. Il semble globalement trop risqué de sélectionner sur l'interrogatoire les homosexuels se croyant "en couple stable et fidèle" (ce qui doit peut-être représenter entre 1 et 3 % des donneurs potentiels), par rapport au bénéfice attendu (soit 1 à 3 % de dons en plus).

4) N'oublions pas que l'épidémie de VIH a initialement explosé dans les milieux homosexuels, bien davantage que dans les milieux hétérosexuels. C'est très probablement ce fait incontestable qui appuie aujourd'hui encore la frilosité des acteurs de santé publique à ouvrir le don du sang aux homosexuels, bien plus que leur prétendue homophobie!

5) J'ajouterai pour finir qu'il existe mille et une autres manières de faire de bonnes actions. Mon copain par exemple, à défaut de pouvoir donner son sang, participe en tant que secrétaire aux compagnes de don du sang. Et pour l'anecdote, il justement fait valoir lors de son entretien d'embauche le fait qu'il souhaitait participer à sa manière à la belle entreprise de l'Etablissement Français du Sang. Et ça a marché! Du coup, on pourrait presque les accuser d'homophilie ;-)
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Personnellement et sans autant rentrer dans les détails comme l'ont font les répondants précédents, je fais aussi le don du sangn depuis mes 18 ans, dès que je peux. Pour le moment cependant, nul besoin d'étaler ma vie privée même si dans mon cas, les "risques" ne sont pas les mêmes, sans doute.
Je pense néanmoins que les deux solutions (mentir ou être honnête) sont envisageables et non moins condamnables. Tu peux être honnête mais selon moi cela ne les empêche pas de pratiquer une prise de sang avant le don afin de s'assurer qu'il n'y a aucun risque. Je suis d'avis qu'on ne peut pas refuser un don sous le seul prétexte que tu es homosexuel. L'échantillon qu'ils te prélèvent sera testé et s'il n'y a aucun contre-indicateur à faire ce don ils doivent l'accepter. Déjà parce que dans ce cas, ça pourrait être considéré comme une décision basée sur un sentiment homophobe, ensuite parce que des dons, ils en ont besoin. Du moment où le sang est testé, tu peux tout à fait te présenter pour un don. Si jamais, ils t'appelleront pour te dire que le sang prélévé révèle des anomalies.

D'autre part, mentir sur ton orientation sexuelle n'est pas si critiquable (ce n'est, encore une fois, que mon avis). Ce n'est pas un critère suffisant, comme je le disais, pour refuser un don, puisque le test sur le sang est toujours pratiqué, même sans prise de sang préalable (je crois, ce serait à vérifier cela dit). Mais je pense que des tests sont toujours réalisés, afin de prévenir toute éventualité.

Et puis, ton sang peut toujours servir à la recherche, dans un cas comme dans l'autre.

Après tout ça, l'attitude la plus "responsable" serait l'honnêteté, et si on te répond que ton don est refusé sans même un argument valable (je crois qu'il faut attendre un certain temps après un premier rapport sexuel ou un rapport sexuel tout court... je ne sais plus vraiment, à vérifier encore une fois), dans ce cas de figure, t'as carrément le droit de faire un scandale x) mais bon, aucune loi ne les interdit vraiment de refuser un don, à ce jour.

Il y a aussi le dépistage. Si tu en as réalisé un récemment, tu peux leur présenter tes résultats. Ce sont des médecins, des infirmiers, ils sont tenus, logiquement, au secret professionnel. Au moins, ça pourra toujours lever une barrière =)

Mais de mon point de vue, ils ont tout intérêt à ne pas refuser un don d'une personne homosexuelle : soit ils ne pourront l'utiliser à des fins thérapeutique (soigner un malade) mais pourront l'utiliser pour la recherche, soit aucun problème ton sang peut aider quelqu'un en ayant besoin. Dans tous les cas ils seraient gagnants, et toi tu serais fier d'avoir contribué à sauver une vie. Tout le monde serait gagnant.
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Si tu veux continuer à donner ton sang ne dis jamais que t'as eu ne serait ce qu'une fois des rapports sexuels avec un autre homme car en France il suffit que le donneur ait eu dans sa vie une seule relation sexuelle avec un homme, même protégée, pour être jugé à risque et ce, même si la relation en question date de plusieurs années donc si jamais tu coches cette case tu ne pourras plus jamais donné ton sang tu seras exclu définitivement.

http://www.sos-homophobie.org/guide-pratique/don-du-sang

http://www.europe1.fr/sante/le-don-du-sang-bientot-ouvert-aux-homosexuels-2183271
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Bon eh bien je pense que ma vision des choses, assoiffée de justice, est à revoir --"
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Je up le sujet.
Article ICI

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Je profite du "up" pour vous poser une question d'actualité:
Comme vous le savez (ou pas) le don du sang par les homos viens d'être autorisés. Autorisé à certaines conditions, notemment ne pas avoir eu de rapport depuis 1 an.
Qu'en pensez vous? Réel pas en avant ou simplement fait pour calmer un peu les assocs?
Seuls les célibataires de longues date et les abstinents pourront alors donner leurs sang, ou faudra t-il se retenir 365 jours / an pour que les personnes concernées puissent donner leur sang?
Autre question d'ordre plus médical, avec nos connaissances d'aujourd'hui es-ce que les homos.exuels ont-il un sang différent des hétéros? Je veux dire, il y a t-il un plus grand risque de maladies? Ou autre? En fait, pour quelles raisons était-ce jusqu’à ce jour encore interdit et pourquoi autorisé avec des conditions plus strictes?

Je ne poste pas pour faire débat, mais j'ai entendu ça tout à l'heure et je me posais ces questions donc.. :)
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Oups! Je n'avais pas lu l'article avant de poster --' Mais les questions restent les mêmes finalement..
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Article sur le don du sang pour les homosexuel?

Si disent : [i]les règles qui s’appliquent aux homosexuels seront rapprochées des règles générales l’année qui suit. 
Donc l'idée que les homos ai les meme droit que les hétéros n'est meme pas envisagé pour l'instant. C'est un peu comme avant, les homos voulaient ce marier donc on leurs donnait le pacs. [/i]
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7 remerciements
Le truc qui me choque tout de même c'est ce délais d'1 an sans rapport.
Pour moi c'est comme s'il y avait un rejet complet de l'orientation sexuelle différente de l'hétéro.
Qui reste pendant 1 an sans coucher 1 seule fois ?
En gros arreter de sortir avec qui vous voulez, si vous voulez donner votre sang soyez hétéro ça sera plus simple.

Ca me dégoute vraiment et c'est ce qui malheureusement fait que je n'ai pas envie de donner mon sang. Je ne veux pas avoir à mentir pour faire un geste civique.

De même, si t'es en couple depuis 30 ans sans infidélité t'as quand même pas le droit vu que tu es homo et que tu couche. Stupidité quand tu nous tiens.
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bah, en gros c'est pire qu'avant, parce que maintenant c'est hypocrite : le pire des queutards peut donner son sang s'il hétéro, par contre si t'es homo en couple là tu oublies, mais évidemment c'est parce que tu n'es pas abstinent donc c'est ta faute, personne ne t'empêcherait si tu voulais vraiment...
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Un autre article intéressant pour savoir comment ça fonctionne dans les États à travers le monde en ce qui concerne le don du sang pour les homosexuels.
ICI
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2 remerciements
Etonnée que certains pensent que ça n'est pas une question homophobe, mais bien sur que si!!!! Si il faut mentir pour sauver des vies je dis cent fois oui!!!  
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5 remerciements
De toute façon y'a eu une annonce il y'a peu de la ministre de la santé, elle prévoit de supprimer "l'interdiction" concernant les homosexuels et bisexuels.
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11 remerciements
Modérateur
Pour être il y a peu, c'était il y a peu, c'était hier ^^. 
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Tout le monde n'a pas lu mon article :(
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5 remerciements
Prasten a écrit :
Tout le monde n'a pas lu mon article


Oups désolé, j'avais pas vu que y'avait un lien :/
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Moi, je dis qu'il ne faudrait pas mentir pour la simple et bonne raison que c'est aux infirmiers de faire le choix de refuser ou d'accepter, c'est comme si on commence à mentir pour éviter les lois, premièrement ce n'est pas légal, deuxièmement, ça t'avancerai à quoi à par te mentir à toi-même? Le don du sang est refusé pour les homos, tant pis! 
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Si ils ne veulent pas ton sang, tant pis pour eux après tout, non ?

Si un jour il refuse le mien, et bien ça me fera gagner du temps pour faire autre chose.
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On lit pas mal d'inexactitudes ici. Pour commencer, les homosexuels ne sont pas une "population" à risque, ce sont des comportements qui sont à risque. Ensuite pour dire que les homosexuels sont moins fidèles, ont plus de partenaires que les hétéros, vous vous basez sur quels chiffres ? En fait personne ne peut avoir de chiffre à ce sujet. Je pense que c'est un cliché. Une raison plus convaincante pourrait être que la population gay étant plus réduite que la population hétéro, le virus s'y propage plus facilement, et c'est tout.
Ensuite une fois que tu est en couple stable ou célibataire, et que la période d'incubation du virus est dépassée, que tu es séronégatif, je ne vois pas au nom de quoi on peut dire que l'on est plus "à risque" que des hétéros, c'est juste clairement une discrimination tout aussi condamnable que l'interdiction totale aux hommes ayant eu un rapport sexuels avec un homme. Donc de mon point de vue, l'ouverture aux abstinents depuis 12 mois est un gros foutage de gueule, car aucun fait scientifique n'explique ce délai de 12 mois. Si au bout de 4 mois t'es pas contaminé, tu le sera pas plus au bout de 12 mois. En tant que gays on n'a même un argument de plus, c'est que le test de dépistage du SIDA est beaucoup plus fréquent chez nous que chez les hétéros qui s'imaginent à l'abri de la maladie.
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En effet comme le dit Davoud, pourquoi les hétéros n'auraient-ils pas respecter les mêmes lois? En effet, les homos sont une population à plus haut risque, mais les hétéros sont aussi un risque! Je pense que les mentalités de nos jours devraient changer!
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18 remerciements
Je ne vois pas pourquoi je mentirais. S'ils ne veulent pas de mon sang arc-en-ciel, ils peuvent aller se gratter.

Ce sera un O négatif en bonne santé de moins, tant pis pour eux.

J'espère que les propos de Marisol Touraine se réaliseront et que cette stupide discrimination sera enfin terminée.
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Mais moi ce que je comprends pas c'est s'ils sont incapable de vérifier par des examin sur un écantillon la fiabilité du sang donné, ça veut dire qu'un drogué ou un séropositif peut très bien donner son sang sans qu'il y ait de contrôle?

Franchement ça fait peur...
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41 remerciements
Excusez le déterrage mais je ne sais pas s'il y a un topic plus frais ^^

Depuis le 10 juillet 2016 le don de plasma est ouvert sans discrimination (parce qu'il est traité avant son emploi) et le don du sang est possible en l’absence de relations sexuelles entre hommes dans les douze derniers mois, et « Nul ne peut être exclu du don de sang en raison de son orientation sexuelle ».

Or une étude venant de paraitre dans le BEH de fin novembre pourrait bien relancer le débat, pas sur les critères d'éligibilité mais la communication sur ces critères :
Contexte et perceptions sociales du don de sang chez des donneurs trouvés positifs pour le VIH en France

Je cite :
"En France, les informations recueillies lors des consultations post-don montrent qu’une majorité de donneurs de sang infectés par le VIH auraient dû être ajournés, car ne répondant pas aux critères de sélection. Afin de maintenir un niveau de sécurité transfusionnelle optimal, il était important de mieux comprendre les raisons pour lesquelles l’étape de sélection n’avait pas permis d’écarter ces donneurs, notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH).".
"Des entretiens individuels semi-directifs ont été réalisés avec 32 donneurs de sang trouvés VIH positifs entre mi-2011 et 2014, dans l’objectif de recueillir des informations sur leur expérience et leurs motivations pour le don du sang, leur compréhension des critères de sélection, leur gestion du risque sexuel et leur opinion sur le processus de sélection des donneurs.
Plus de 50% (17/32) des participants à l’étude n’étaient pas compliants aux critères de sélection des donneurs de sang. Parmi les principales raisons de non-déclaration des facteurs de risque dans le questionnaire ou lors de l’entretien pré-don figuraient la crainte de la stigmatisation, la surveillance du statut VIH, l’attachement symbolique au don de sang et le contexte du don (confidentialité, type de collecte…). Par ailleurs, l’évaluation des comportements sexuels à risque n’était pas toujours bien appréhendée par les donneurs eux-mêmes. Enfin, la notion de « fenêtre silencieuse » et les arguments épidémiologiques sur lesquels se basent les critères de sélection des donneurs étaient mal compris. La majorité des participants à l’étude étaient opposés à l’ajournement permanent des HSH."



La crainte des spécialistes c'est la "fenêtre de séroconversion" pendant laquelle des virus peuvent être présents dans le sang et pas encore détectable, que les gens peuvent comprendre car ils sont eux-même obligés d'attendre un laps de temps avant de faire un test fiable. Les gestionnaires des dons du sang ont apparemment des méthodes plus fines sur des lots entiers de prises de sang leur permettant le cas échéant d'écarter ces lots, mais il reste une durée incompressible d'indétectabilité du VIH après infection d'un donneur.

Or à part d'irréductibles militants ou inconscients, on voit clairement dans les témoignages sur les forums que les plus jeunes gays vivraient mal d'être exclus des prises de sang, puis n'ont pas vraiment conscience qu'ils passent en quelques années d'un niveau de faible risque d'IST à souvent un niveau à haut risque, et peuvent continuer à donner leur sang par habitude avant d'en prendre conscience, ou pas. Cela peut aussi être vrai chez les hétéros mais s'ils ne font pas partie d'une population à risque (style afro-caribéens) ils sont beaucoup moins concernés .

D'où sans doute l'idée de mieux communiquer sur les raisons des exclusions du don du sang.
Noter que l'étude repose sur une enquête faite avant le changement des règles d'éligibilité au don du sang en 2016.
Je vous laisse lire l'étude en détail...
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3 remerciements
Pour ma part, j'ai longtemps donné mon sang dès que l'occasion se présentait, jusqu'au jour où je suis passé de simplement croyant - en mon amour des garçons - à pratiquant. Je ne me voyais ni mentir, ni forcer le passage en criant au scandale.
Cette mesure que l'on peut juger discriminatoire repose sur une vérité statistique valable aujourd'hui comme hier : les risques de contamination au virus du VIH sont statistiquement plus fréquents dans les rapports homosexuels entre garçons à un niveau suffisamment important pour que les autorités médicales aient jugé qu'il fallait écarter ce risque. On ne peut pas leur en vouloir de réduire les risques de contamination, même si ça passe par ce genre de mesure qui rappelons-le ne repose que sur du déclaratif au moment du don et pas sur un contrôle préalable de qui fait quoi avec qui.
Je n'en ai jamais fait une affaire personnelle même si je suis désolé de ne plus pouvoir faire cet acte de don désintéressé... sans mentir.

Correctif : ma dernière phrase a pu laisser entendre que j'avais menti pour faire un don de sang, or ce n'est pas le cas !
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41 remerciements
Le site de l'EFS donne les précisions suivantes sur les contre-indications liées à des pratiques sexuelles :
- Relation sexuelle avec plusieurs partenaires différents au cours des 4 derniers mois. Cette contre-indication ne s’applique pas aux femmes ayant des relations sexuelles uniquement avec des femmes.
- Relation sexuelle entre hommes dans les 12 derniers mois. Le don de plasma reste néanmoins possible sous certaines conditions.
- Relation sexuelle en échange d’argent ou de drogue dans les 12 derniers mois.
- Relation sexuelle avec un partenaire ayant lui-même eu plus d’un partenaire sexuel dans les 4 derniers mois
- Relation sexuelle avec un partenaire ayant une sérologie positive pour le VIH, l’hépatite virale B ou C, dans les 12 derniers mois.
- Relation sexuelle avec un partenaire ayant utilisé des drogues ou des substances dopantes ou ayant eu une relation sexuelle en échange d’argent ou de drogue dans les 12 derniers mois.

SKYSKY,

Plusieurs partenaires au cours des 4 derniers mois (ou avec un partenaire ayant fait de même) quelque soit l'orientation, est pour les gays moins pénalisant qu'avec au moins un partenaire au cours de la dernière année.

Mais il est possible que compte tenu que le multi-partenariat est populaire chez les gays, ce soit sur ce critère valable pour tous que les dons du sang se soient alignés en pratique. Je serais incapable de le confirmer ou infirmer, j'ai tellement de contre-indications aux dons que cela fait longtemps que je n'en donne plus une goutte ^^

Le problème principal que pointe cette étude est le mensonge...
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moi je dirait arrêter les plans culs a tor et a traver qu on soi gay ou hétéro faite un test vih avents le premier rapport quand vous êtes en couples sérieusement et allez dans les hôpitaux donner votre sang en répondent au questionnaire et gueuler si on le refuse sou prétexte de votre homosexualité et montre vos teste de négativité normalement se devrai être bon !
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Quand on fait un dépistage laboratoire avant de se mettre avec quelqu'un, on accepte le risque individuel que le VIH ne puisse pas détecter une infection VIH récente si le partenaire a pris un risque au cours des dernières semaines précédant le dépistage.

Quand l'EFS dépiste à postériori la prise de sang, elle n'accepte pas (ou plus parce qu'elle s'est fait échauder une fois) de prendre le risque collectif, même faible, que le dépistage VIH ne puisse pas détecter une infection récente. Ou plus exactement elle nous oblige à engager notre responsabilité par une déclaration préalable pour désengager la sienne.

C'est assez courant dans notre société, où les gens saisissent la justice si on leur a fait prendre un risque où il n'ont pas de responsabilité, même un risque faible dès lors qu'il s'est réalisé, mais ne s'interdisent pas de faire prendre un risque aux autres, à fortiori un risque faible.

Dans le contexte où la société se préoccupe peu d'informer sur les risques faibles pouvant avoir des conséquences graves, ni ne puinit généralement les imprudences qui sont restées sans conséquences, sauf dans de rares cas tels que les excès de vitesse. Et préfère mutualiser par des assurances les couts induits par les éventuelles conséquences.

Justement cette étude pose la question de savoir comment limiter, je cite, "la crainte de la stigmatisation, la surveillance du statut VIH, l’attachement symbolique au don de sang et le contexte du don (confidentialité, type de collecte…)".

Par la force de l'urgence et de l'efficacité potentielle des dépistages en France, la campagne en cours de promotion du dépistage poursuit l'objectif de "surveillance du statut VIH". Normalement les gens ne devraient plus donner leur sang pour se faire dépister.

Mais pour les autres points c'est loin d'être gagné, les gays souhaitent ne pas être discriminés et en même temps s'ils se comportent comme les hétéros, notamment en terme de mensonge et sens de l'honneur, ils entrainent une augmentation du risque de transfusion qui pour être faible n'apparait pas acceptable.

Personnellement je souhaite bonne chance à cette initiative, si la providence le veut.
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De nos jours, en France (mais aussi au Royaume-Uni), il y a deux principaux types de tests pour dépister le VIH :

— la sérologie : on cherche les anticorps dans le sang pour en déduire la présence du VIH. C'est le moins coûteux des deux types de test mais sa fiabilité dépend du temps de la réponse immunitaire, variable d'un individu à l'autre. On s'accorde à dire que la durée pour une fiabilité totale est d'environ 6 mois maximum entre le test et la dernière relation sexuelle à risque, même si les derniers tests tendent à montrer que cette durée est moindre. Il est inquiétant de savoir que des études récentes menées au Canada et aux États-Unis ne portaient qu'exclusivement sur ces tests...

— la virologie : on cherche cette fois-ci directement le VIH dans le sang. Cette technique s'est perfectionnée avec le temps. Aujourd'hui, on est capable de repérer 20 unités par mL alors qu'il y a vingt ans rien n'était détecté en dessous de 200u / mL. C'est le plus coûteux des tests et il est pratiqué pour les dons de sang (par lots de 16 poches) avec ceux du VHB ou du VHC (hépatite B, C). Ce test est donne des résultats fiables à 100% si le donneur ou la donneuse n'a eu aucune relation sexuelle à risque 3 mois avant le test.

Le problème qui est souvent mis en avant, c'est non pas la prévalence (c'est-à-dire la population dont on sait clairement qu'elle a le VIH) mais l'incidence (celle qui est susceptible d'être contaminée).

C'est dans cette optique qu'ont été justifiées les mesures prises contre les populations jugées à très forte incidence, à commencer par les HSH, dont l'incidence est 171 fois plus élevée que pour les personnes hétéro. Une incartade dans un couple gay est 171 fois plus risquée que dans un couple hétéro. 20 pourcents des gays refusent les tests de dépistage, généralement pour des raisons psychologiques (peur d'apprendre qu'on est contaminé, honte, déni, stigmatisation et défiance vis-à-vis des autorités sanitaires...)

Le problème, ce qui est particulièrement gênant, irrationnel ET dangereux avec les mesures actuelles, c'est cette période de 12 mois entre la dernière relation HSH avant le don de sang. Comme on vient de le voir, cette durée est injustifiée d'un point de vue médical puisque la fenêtre de séroconversion est de 3 mois.

Le problème vient du fait que cette durée s'appuie sur de la psychologie de comptoir. On a pensé qu'interdire aux gays de donner leur sang entraînerait mécaniquement leur assentiment et leur obéissance, la « compliance » comme le théorisent les chercheurs et chercheuses qui se sont penché.es sur la question du don de sang.

Or, on sait que les réactions sont loin d'être celles escomptées. En élevant de manière irrationnelle la durée entre le dernier rapport HSH et le don (de façon à exclure la majorité des gays, de façon à ne permettre qu'à certaines personnes bi occasionnelles de donner leur sang), on suscite au contraire des comportements à risques, de la « non compliance ».

C'est un véritable risque sanitaire qui se pose alors car si des gays donnent leur sang et mentent sur la durée du dernier rapport, alors les chances que le sang donné soit contaminée grimpent.

Deux solutions pourtant très simples pourraient être envisagées :

— d'une part l'abaissement de la durée entre don et HSH de 12 mois à 3 mois (comme au Royaume-Uni) mais aussi celle avec plusieurs partenaires ou un partenaire ayant lui-même plusieurs partenaires de 4 à 3 mois,
— d'autre part la communication avec les populations à forte incidence, communication qui s'appuierait cette fois sur un discours rationnel (l'explicitation de cette fameuse fenêtre silencieuse entre autres). Beaucoup de gays continuent à donner leur sang et mentir pour la simple raison qu'ils sont ignorants des enjeux sanitaires liés au don du sang.

Enfin, on pourrait citer le modèle italien où les couples gay sont traités sur le même pied d'égalité que les couples hétéro (sachant que l'incidence de chaque groupe est très différente) pour des résultats tout aussi concluants. Preuve que s'attacher à des comportements individuels et non des groupes à risque, qu'adopter une approche pédagogique envers les personnes qui viennent donner leur sang peut aussi susciter des réactions « compliantes ».
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Bonjour à tous,

Je réalise une étude qui s'intéresse aux HSH dans le cadre du don du sang, si vous êtes intéressés par le sujet et que vous êtes dit "HSH", n'hésitez pas à prendre part au questionnaire il est plutôt rapide :

http://www.vanessa-laguette.fr/limesurveye/index.php/776713?lang=fr

Merci à ceux qui prendront le temps d'y répondre et n'hésitez pas non plus à le partager dans votre entourage !


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