Etre gay est ce un choix ou une "façon" de vivre ?

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Etre gay est ce un choix ou une "façon" de vivre ?

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Bonjour a tous , suite à la lecture de plusieurs commentaires youtube , je me suis posé cette question étant moi même gay et ayant fait mon coming out 
Est ce que on né gay ou est ce qu'on le devient , est ce que c'est un choix ou une sorte de " façon de vivre" ? ( Je n'arrive pas bien a expliquer avec des mots comment je ressent cet dernier point c'est pour ça que façon de vivre est entre guillemets. ) 

Pour ma part , je pense que c'est un peu des deux , personnellement étant petit , pour moi l'amour c'était juste entre un homme et une femme, jamais de ma vie je n'aurais pensé que je deviendrai gay , je suis tombé amoureux de fille quand j'étais gamin et je ne regardais jamais si les garçon étaient beau ou pas . 
Cependant , quand j'ai découvert que l'homosexualité existait , cela m'a intrigué , etc et j'ai commencé a regarder les garçons . 
Pour ma part au début je me disais que je n'étais pas normal , je me disais que c'était juste une envie passagère vu que je n'avais jamais eu de petite amie ( et je n'en ai jamais eu ) . Plus tard je me suis assumé , il y a 1 / 2 ans en fait et c'est a ce moment là que je me suis revendiqué comme gay , pour moi j'avais fait un choix , celui d'assumer ce que mon cœur ressentais . 
Alors aujourd'hui je me pose des question , est ce que l'amour est un choix ? Non pas forcément , mais quelque part , il y a une partie de ça quand même ( ça dépends des gens je pense ) . 
Est ce que je suis né comme ça ? Non plus mais finalement si j'ai écouté mon cœur , quelque part , il y a de cela quand même. 

Alors , vous , qu'en pensez vous ? 
Keur sur vous et bonne lecture ! 
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Salut ! 
Quand tu dis : " je n'aurais pensé que je deviendrai gay ", je ne pense pas que l'on devient gay ;  je pense qu'on l'est ou qu'on ne l'est pas, au même titre qu'on est ou qu'on est pas hétéro ou qu'on est les deux.  Je ne pense pas que des facteurs influencent ton orientation  comme l'éducation par exemple. 
" je me suis revendiqué comme gay , pour moi j'avais fait un choix , celui d'assumer ce que mon cœur ressentais "  : Tu le dis toi même d'ailleurs, c'est ce que ton coeur ressent, c'est ce que tu ES au fond de toi,  pas ce que tu es devenu ; tu l'as toujours étais d'après moi, mais tu ne le savais pas.
"est ce que l'amour est un choix ? "  Je ne comprends pas pourquoi tu dis "non" ? En fait je ne comprends pas cette phrase ;) 
 Je ne sais pas si c'était utile, je l'espère. :)
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Moi aussi quand j'était petit j'était tombé amoureux d'une fille, et c'est après que l'on se rend compte qu'on éprouve beaucoup plus d'amour envers les hommes. Après nous goûts (couleurs, vêtements,..) sont défini durant notre jeunesse tout comme notre orientation je pense. Certains prétende le manque d'un père, ou le caractère fort de la mère,... il y a des centaines d'éléments déclencheurs tout comme il y en a pour l'hétérosexualité. Après le cerveau c'est complexe x) 
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15 remerciements
Ahah sujet assez complexe. Je pense pas que c'est quelque chose que l'on choisit, sinon tout le monde serait hétéro, dans un monde comme le notre, on a rien a gagné à être gay.

Je pense que cela dépend de notre environnement dans lequel on a évolué, la manière d'être éduqué, si on est plus proche du père que de la mère.
On dit souvent que le fait d'avoir un père trop absent et une mère trop présente augmente les chances d'être gay. Perso, je sais pas, en tout cas, j'ai effectivement eu une mère très présente et un père absent donc ... mais je sais qu'il y a des homos qui ont des pères très présents. C'est pourquoi je pense que c'est un tout, et je ne pense que ce soit inné ^^
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Naître homosexuel (ou bi-, pan-, etc.) ne veut pas forcément dire qu'on le sait. Comme tu le dis, c'est en apprenant qu'il existait d'autres possibilités que l'amour homme-femme que tu as été intrigué : tu as découvert ton attirance pour les garçons, tu n'as pas fait le choix d'avoir cette attirance. Tu as peut être fait le choix de les regarder, ce qui est tout à fait différent.

Quand j'ai compris la nature réelle de mes sentiments, ça a été comme une évidence. J'ai regardé les années passées jusqu'à certains passages de ma petite enfance et j'y ai vu des signes. Je n'avais en fait pas changé, mais dans un monde où tout pointe vers un modèle unique, de l'amour, de la famille, il faut du temps pour s'en détacher et pour comprendre réellement qui nous sommes. Certains le découvrent très tôt, d'autres très tard, et cela provoque forcément un changement dans le comportement. Pas dans les manières, pas dans la culture, mais bien dans la façon d'appréhender cette identité qui était pourtant déjà présente (et il y a bien une infinité de façons de l'appréhender).

Car finalement, la question revient au sujet de l'inné et de l'acquis. On dit bien : "On ne nait pas homme, on le devient", à entendre ici qu'on nait de sexe masculin, mais que la construction genrée ne se présente qu'ensuite, par étapes, évolutions et rencontres, toutes fondatrices de notre identité. Qu'en est-t-il de la sexualité et de la romance ? Cela s'apparente à l'exemple précédent sur le point où la construction identitaire est en fait indépendante de l'orientation sexuelle même, mais peut-on dire que l'on "nait" avec cette orientation ? Comme un déterminisme ? Je ne peux y répondre. Mais ce dont je suis convaincu, c'est que lorsqu'on ressent une attirance, romantique ou physique, ce n'est en tous cas pas un choix.
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Pour moi ce n'est sûrement pas un choix, vu qu'il est plus simple d'être hétéro, et encore moins une façon de vivre puisque ce n'est pas voulu. (au final choix et façon de vivre, ça se rapproche)

Bref, je suis homo, j'ai pas fait exprès, c'est comme ça... Je me pose plus trop la question du pourquoi du comment, sinon j'ai pas fini. J'en ai déjà chié pour m'assumer, je vais pas recommencer à me poser des questions x)
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Je te comprends, moi aussi j'étais amoureux d'une fille quand j'étais petit (7-8 ans), puis je voulais avoir une femme blonde quand je serais grand et deux enfants. Peu à peu vers le collège ça a évolué, avec la puberté j'ai eu des pensées dont j'ai eu honte et puis ça a rapidement évolué vers l'acceptation (4ème-3ème) où j'étais très amoureux d'un garçon, puis sont venus les sites internets et tout, après quand on me demande cette fameuse question : "quand as-tu su que t'étais gay" j'ai un peu de mal à répondre je dis "au collège" en général.

Bref pour moi on ne nait pas gay de même que si la tradition ne serait pas celle du couple homme-femme un enfant ne naisserait pas avec une orientation particulière selon moi, donc on le devient mais on ne le choisit pas c'est inconscient.
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Merci a tous pour vos commentaires , je crois que je n'ai pas réussit a vous faire comprendre ce que je voulais dire , Je ne dis pas que c'est un choix, je ne dis pas non plus que c'est de naissance voyez vous ,  il est possible que ce soit par rapport a des facteurs sociologiques comme l'éducation , les amis la famille ... :) 
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"Est ce que on né gay ou est ce qu'on le devient , est ce que c'est un choix"

c'est bien ça que tu demandais non?

sinon niveau "éducation , les amis la famille"
je pense que mon père est plus homophobe que le calif d'ISIS donc non ce n'est pas l'éducation ni la famille je pense, aucuns de mes amis sont gays, et je ne traine pas trop avec les filles cependant en seconde je trainais avec des filles et un mec efféminé (hétéro) et ça m'a rendu un peu efféminé aussi durant cette année là donc ya peut-être un certain lien entre l'entourage amical et la manière de se comporter mais j'étais déjà gay avant donc bon, je pense que l'éducation, et l'entourage n'affecte pas l'orientation je pense vraiment que c'est quelque chose d'inscrit en toi qui se révèle à partir d'une certaine émotion que tu ressens un jour et qui déclenche tout, ça peut arriver très tard (des gens de 45 ans se découvrent gays).
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La semaine dernière dans un de mes cours on a parlé de la formation de l'identité. Evidemment Freud était au coeur de la conversation. D'après ce que j'ai compris, grosso-modo, dans notre petite enfance on passe par plusieurs stades, dont le stade phallique qui correspond donc à la découverte des parties génitales/des sexes/du genre. A cet âge on ne se rend pas encore compte des différences garçons-filles. On se réfère donc à nos parents, se serait ce processus d'identification qui rentrerait en compte dans la formation de la sexualité.
On en vient aussi à Oedipe, amoureux de sa mère, voulant par la suite tuer son père. Dans une généralité on va entendre le petit garçon dire "plus tard je me marierais avec maman" et inversement pour la petite fille. 
Bref je ne sais pas si tout ce que je raconte est clair, mais dans notre identification on va se référer soit à notre mère soit à notre père. Le système marche apparemment aussi dans le sens "plus tard je ne veux pas ressembler à mon père/ma mère".

Après tout ça est à prendre ou à laisser. Même ma formatrice qui nous l'expliquait ne semblait pas vraiment à l'aise en évoquant la formation de la sexualité, pourtant elle est pro-Freud.

Ou on peut aussi, tout simplement, se dire que "le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point"
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Perso j'ai lu je sais plus ou dans un truc scientifique que c'était génétique et écrit dans nos gènes et donc logiquement de naissance.. Apres je pense quon est tous un peu bi mais que le gene doit etre plus présent chez certaines personnes que chez dautre..
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8 remerciements
Je crois aussi que c'est dans "nos gènes" : qu'on naît tous "bi" & que l'on développe notre attirance sexuelle, notre préférence pendant "la croissance de l'enfance à l'adolescence", pour se stabiliser au final en une orientation sexuelle (bi/hétéro/homo).
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Sylfarme, ce que tu voulais dire, c'est ya t'il des éléments déclencheurs, ou favorisant, peut être ?

Question difficile, malgré ce qu'on peut penser.
Ca dépend de beaucoup de facteurs, l'éducation, la présence ou non de gays dans son entourage, ou disons dans son monde,ne serait ce qu'une vague connaissance, ou peut etre simplement quelqu'un qui l'est de manière explicite, meme si on ne le connait pas, et ce qu'il évoque en nous (dégout, indifférence,curiosité neutre, attirance... )
Par exemple un(e) collègue, une personne dans notre école, et/ou autre lieux ou cercles sociaux qu'on fréquente, ou de savoir qu'il y a
d'autres relations que l'hétérosexualité (j'aime pas le suffixe
-sexualité, ça ne se résume pas qu'a ça) dans notre entourage, la vision
qu'on s'en fait, nos propres désirs, plus ou moins définis, intenses ou
modérés, vers un genre ou un autre, ou justement indéfini (comme les
pan-)

Sans vouloir faire dans le cliché, il y a certains milieux qui contribuent peut etre, la marine, l'armée, la prison.
Tout simplement parce que ces personnes et circonstances sont isolées loin du monde,au milieu de l'océan, ou dans un désert,ou un établissement fermé,pendant longtemps, des mois, des années.
Bref, un climat inapte aux rencontres hétéros, ou aux rencontres tout court, mais le désir amoureux ou sexuel est toujours là.
De la même manière, cela peut contribuer aussi à une atténuation du désir, n'allez pas croire que ces milieux rendent forcément homos, hein, j'aime pas les clichés et généralités.

Dans un livre sur l'adolescence de C.G Goslin,(psychologie de l'adolescence) des psychologues ont émis une théorie comme quoi beaucoup passent par une phase bi entre 14 et 16 ans, une réflexion, pour construire leur orientation définitive, même sans finir bi, mais peut etre hétéro, ou homo
Et puis cela peut être nuancé, on peut être attiré vers les 2 genres à part inégales.
On finit par ressentir quelque chose, mais selon les évènements, et ce qu'on en pense, le nier, le réfréner, ou au contraire, se découvrir, et vouloir aller plus loin, une attirance nouvelle et intriguante auquelle on laisse libre cours.
Chacun a ses théories, mais pour citer Stephen Hawking " l'ignorance est moins dangereuse que l'illusion du savoir"
Bref, je vais éviter d'avoir un avis tranché sur ce sujet, puis même pour les personnes c'est fluctuant, selon leurs vies et plein de facteurs.
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je pense que l'amour a peu à voir avec la sexualité..... je pense qu'à la naissance, on a déjà une orientation.... Mais que notre éducation va aider à exister ou refouler... Je pense que celles ou ceux qui se découvrent "homo" à 30, 40, 50 ans, le sont depuis l'enfance, mais que l'éducation les a fait refouler ce sentiment, sans même qu'ils en aient conscience....
Perso, je me suis toujours défini comme homo, depuis l'âge de 15a.... Mais j'ai vécu un grand amour (mon premier) de 18 à 19 1/2  avec une fille.... Dès les premiers jours de notre histoire, je lui ai dit être homo (en 1984 on disait rarement "gay")....Elle m'a répondu : mais non !!! t'es hétéro, ou bi !!!  Je lui ai dit : Non, homo  !!! Elle m'a demandé ce que je faisais avec elle, et je lui ai répondu, tout simplement : je suis amoureux ! C'est la seule fille que j'ai "regardé d'un air "intéressé" dans ma vie !

Donc, on naît gay, mais on CHOISIT de l'assumer ou pas....
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Beaucoup de vous semblent dire que l'on naît gay mais ça me parait assez peu probable. Cela signifierai qu'il y ai un gène gay? Ce serait héréditaire? J'ai du mal à le croire...

Pour moi ce sont certaines combinaisons de gêne+environnement social et affectif+education+experiences qui font que nous sommes plus ou moins attirés par tel ou tel Sexe.
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oui sans doute, mais justement au delà de la proportionnalité que chacun va découvrir en lui ou en elle, entre ces "causes conjointes",
 existe-t-il une nature psychophysiologique, ou même un caractère qui favoriserait telle ou telle orientation...?


P.S je renvois les lecteurs à un autre débat sur ce sujet, existe-t-il une bisexualité originelle...et surtout les posts de Enneathusias...
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Wouah. Ça c'est du déterrage de sujet.
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bah oui selon l'ancien dicton croquemorts : "soyez vrai !  fossoyer !  " ;=)=>
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