Compagnon alcoolique, je suis perdu

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Anonyme
03/08/2026 à 19:56

Bonsoir,

Je suis en relation de couple depuis bientôt un an.

Nous avons commencé à vivre sous le même toit depuis environ six mois.

Si je connaissais le côté bon vivant de mon compagnon et le fait qu'il aimait bien prendre un apéro le soir et les weekends, j'étais loin de m'imaginer que ce côté "bon vivant" cachait en réalité une profonde et longue addiction à l'alcool.

En effet, l'élément révélateur a été le week-end du 8 mai pendant lequel, nous sommes allés chez sa sœur (de 9 mois sa cadette). Son beau frère, qui a aussi une forte attirance pour l'alcool (whisky), l'a poussé à la consommation. Au final, la bouteille de 75 cl de vodka y est passée en pas moins de 6h (17-23h) pour juste mon compagnon.

Mon compagnon et son beau frère, dans un état d'alcoolisation très avancé, ont fini par se lancer des reproches, s'engueuler et ont presque failli en venir aux mains. J'avoue que j'ai eu très très peur.

J'ai du prendre la décision d'interrompre la soirée, et rentrer chez moi avec mon compagnon complètement ivre alors que nous devions dormir chez sa sœur. Sa soeur a pris conscience de l'addition de son frère.

Après une longue nuit de sommeil à en partie décuver pour lui et une longue nuit de questionnements et à le surveiller pour moi, j'ai pu avoir une longue discussion avec mon compagnon le lendemain soir.

J'ai essayé de comprendre l'origine de cette addiction et de lui faire prendre conscience de celle-ci. Il reconnaît sans problème qu'il a un souci avec l'alcool et qu'il est dépendant.

Les raisons de sa dépendance sont multiples : travail stressant avec de fortes responsabilités, solitude mal vécue pendant de nombreuses années, relations amoureuses toxiques, etc..

Il a fini par noyer ses difficultés dans la vodka orange a raison de 3-4 verres par soir et 6 à 8 verres par jour le week-end. Sa consommation est de minimum 1,5 litre de vodka par semaine.

S'il n'a pas l'alcool violent (c'est un red flag qui me conduira à mettre fin à la relation), au bout du 3 ème verre, il commence à montrer des signes d'agacement et être un peu plus "agressif" dans sa manière de s'exprimer.

J'ai tenté de l'orienter vers son médecin traitant. Il ne veut pas entendre parler de médecin, de psy ou de cellules addictologie. Le problème est qu'il ne se considère pas alcoolique même s'il reconnaît son problème avec l'alcool et donc ne veut même pas prendre contact avec les "alcooliques anonymes". Il a conscience qu'il doit se soigner.

J'ai réussi à le convaincre de réduire sa consommation pour arriver à terme à l'abstinence. Il a décidé de ne plus boire qu'un verre en semaine un jour sur deux et trois verres par jour en week-end. Il a réussi à s'y tenir pendant deux mois.

J'ai dû m'absenter pour le travail pendant la première quinzaine de juillet. A mon retour, j'ai constaté qu'il avait repris sa consommation d'avant.

J'ai voulu lui faire remettre en place son planning de consommation raisonné. Il m'a envoyé bouler en me disant que je n'avais pas à lui dire ce qu'il avait à faire et encore moins lui faire de réflexion sur son alcoolisme. Tout cela crée de forte tensions depuis une quinzaine de jours.

Je suis désemparé. Je ne sais plus quoi faire et comment l'aider à vaincre cette addiction.

J'ai envie de lui donner une chance de s'en sortir et poursuivre notre relation. Mais vu son comportement actuel, je me pose des questions.

Merci pour votre aide.

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avatar contributeur de Némésis Inu
Némésis Inu
03/08/2026 à 23:14

Citation de Anonyme #556203

Bonsoir à vous, sachez tout d’abord que l’aider quand il s’agit de l’entourage, c’est avant tout le soutenir, mais vous ne pouvez pas prendre la décision à sa place d’arrêter de boire.

Quand vous dites qu’il n’a pas d’alcool violent alors que il en est presque venu aux mains avec son beau-frère, et que vous dites, il a parfois l’alcool agressif… C’est ce qu’on appelle avoir l’alcool violent.

Le mieux c’est de le convaincre d’aller dans un centre d’addiction tels que le CSAPA (c’est le nom des Centre d’Addictologie sur Paris et région parisienne, mais ça doit porter un autre nom dans les provinces et autres régions).

Car combattre une addiction qu’elle soit ce n’est pas seulement se priver du produit qui nous a rendu addict, mais bel et bien en parallèle, un suivi psychiatrique, accompagner parfois d’une aide médicamenteuse.

Il faut bien comprendre que vous ne pouvez pas être derrière votre compagnon, et que sans une aide professionnelle, il a de grands risques de refus, être accompagné aussi par des associations comme les AAA (alcoolique anonyme) pour pouvoir échanger avec des personnes ayant passé ou passant actuellement les mêmes épreuves et être parrainé par un mentor.

‘ le point positif que je lis, ce qu’il n’est pas dans le déni de son addiction, et qu’il en a déjà analysé une partie des causes de celle-ci.

Vous pouvez lui proposer par exemple de l’accompagner lors des séances de Psy, ainsi que ses rendez-vous dans un centre d’Adicto, et vous-même vous pouvez trouver une association pour les aidants de proche alcoolique.

Tout ça, dans une démarche de soutien moral, mais le choix réel de se soigner ou pas, il n’y a que lui qui peut la prendre.

Je vous souhaite sincèrement de pouvoir avancer ensemble pour l’aider à aller sur la route de la guérison, mais n’oubliez pas non plus que ce n’est pas vous qui avez un problème avec l’alcool, et que vous ne devez pas non plus vous enfermer dans la diction de votre conjoint, vous devez vous aussi vous protéger des conséquences psychotiques que cela entraîne comme votre inquiétude totalement légitime sur les répercussions que cela peut avoir sur votre couple et sur votre vie à vous .

avatar contributeur de Dayzelle
Dayzelle
03/08/2026 à 23:44

Hello (et coucou Némé, ça fait un bail qu'on s'est pas croisée !)

Malheureusement, moi non plus de je n'ai pas de bonnes nouvelles sur ce sujet. Une de mes meilleures amies a eu le malheur de sortir avec un homme, certes gentil, mais alcolo il y a de ça une vingtaine d'années. Amoureuse et persuadée qu'il s'en sortirai et qu'elle arriverait à l'aider, elle a juste vécu un enfer pendant 20ans à osciller entre espoir et désespoir, croyant fermement qu'à chaque fois qu'il semblait prendre le taureau par les cornes que cette fois c'était la bonne... Mais en fait non :/

Finalité, ils ont eu 2 enfants ensemble qui ont vu la déchéance de leur père (ils sont ados et le plus grand à 18ans), la déchéance de leur "entité" parentale, et mon amie y a laissé des plumes, beaucoup de plumes, pour en arriver à la séparation il y a 2 ans. Tout ça pour dire que pendant ces 20ans, elle y a cru, elle se mettait des œillères genre "petite maison dans la prairie", genre "faut positiver, il y arrivera". Mouais, que dalle au final.

Je connais une autre amie qui grosso-modo eu une histoire similaire...

J'ai juste envie de te dire "fui tant qu'il en est encore temps !". J'aurais trop de scrupules à te laisser croire que tout s'arrangera sur ce coup là, même si je te le souhaite de tout cœur. Bon courage en tous cas et cœur sur toi ! ❤️

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