Et vous quelle est votre poème du moment - Page n°12

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Le Pleutre
10/05/2026 à 21:32

Citation de Tornade #551693

hummm très bon ce poème...

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Le Pleutre
11/05/2026 à 09:29

...si ces petites choses

étaient si proches de nous,

caressantes si l'on ose

être fiers et debout,

maintenant et sans pose

vient brûlant ce remous !

aux cœurs, l'amour s'impose...

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Rebelle32
11/05/2026 à 15:55

Ce que je désire ardemment,

Je n'ose le déclarer.

Ce que je souhaite fortement,

Je n'ose l'exprimer.

Ce dont je rêve chaudement,

Je n'ose l'indiquer.

Ce dont j'ai envie vivement,

Je n'ose en parler.

Et pourtant j'aime l'autre.

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Le Pleutre
11/05/2026 à 19:22

puis quand mon ardeur le désire

oserais-je réclamer ?

et dans mon impérieux plaisir,

oserais-je récrier !

où le brûlant songe ne peut fuir

oserais-je l'éveiller ? !

pour la part de la vie à offrir

oserais-je murmurer ?

car l'amour fait souffrir...

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Rebelle32
12/05/2026 à 08:27

Le silence protège

Ce que le cœur n'ose dire.

Il enferme les aveux

Dans l'ombre des souvenirs.

L'écriture dévoile

Les blessures et les élans.

Elle trace sur le papier

Les secrets du dedans.

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Le Pleutre
12/05/2026 à 11:14

...tous les bruit désagrègent

l'intime pour le maudire !

étranglent et ne protègent

la mémoire de périr...

dès lors la plume allège

le poids de ne souffrir

pas assez, en arpège

se révèle pour s'offrir...

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Tornade
08/06/2026 à 17:20

Victor Hugo (1802-1885) À une femme. - Enfant, si j'étais roi , je donnerais l'empire, et mon chat ,et mon sceptre, et mon peuple à genoux et ma couronne d'or, et mes bains de porphyre, et mes flottes,à qui la mer ne peux suffire, pour un regard de vous! Si j'étais dieu,la terre, l'air avec les ondes, les anges, les démons courbés devant ma loi, et le profond chaos aux entrailles fécondes,l'éternité, l'espace , et les cieux, et les mondes, pour un baiser de toi !


Tornade

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Le Pleutre
08/06/2026 à 20:43

Citation de Tornade #553524

on reconnait toute l'emphase de Victor,

mais mais mon dieu que c'est pompeux et sans réel amour !

c'est littéraire quoi...



Le bruit de ton départ ...


Si j’écoute ton pas il me chante ton corps

En douce mélodie tes courbes désinvoltes

Tour à tour résonnent et produisent l’accord

Parfait pour mettre à terre et taire mes révoltes…


Et le son de ta voix alors me tue aussi

Mais de la mort criant une vie épanouie

C’est ton cœur qui exprime ce que je suis ici

Par ton souffle d’amour, mélopée de l’inouï…


Puis me parvient l’écho de nos jours de disputes

Je n'aie pas su garder les soupirs de nos luttes

Ne reste que le silence des souvenirs éparts…


Et déjà mon écoute qui cherche à t'évincer

Bourdonne à mes oreilles dans de l’air déplacé

car aujourd’hui j’entends, le bruit de ton départ….


version musique :

https://www.youtube.com/shorts/qdJk2Rv3QQ4

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Le Pleutre
08/06/2026 à 21:11

Citation de Tornade #553554

en effet le romantisme avait en ces accents élégiaques

une pointe de spiritisme où le sentiment devait porter,

par l'émotion, le corps vers le cœur et le cœur vers l'âme,

ainsi Hugo et quelques autres ont tendu, dans leurs poèmes,

à rendre universel un amour qui venait de dieu et retournait

vers lui...

plus tard Baudelaire brisa cet élan

et Rimbaud le rendit presque diaphane...

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Tornade
08/06/2026 à 21:20 - 08/06/2026 à 22:07

Citation de Le Pleutre #553557

Je vous remercie oui je comprends mieux je ferais un peu plus attention et remettrais l'amour à sa juste place


Tornade

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Le Pleutre
20/06/2026 à 12:56

spéciale dédicace à toutes les soeurs ici présentes...

Le bruit de ton départ ...



Si j’écoute ton pas il me chante ton corps

En douce mélodie tes courbes désinvoltes

Tour à tour résonnent et produisent l’accord

Parfait pour mettre à terre et taire mes révoltes…


Et le son de ta voix alors me tue aussi

Mais de la mort criant une vie épanouie

C’est ton cœur qui exprime ce que je suis ici

Par ton souffle d’amour, mélopée de l’inouï…

--

Puis me parvient l’écho de nos jours de disputes

Je n'aie pas su garder les soupirs de nos luttes

Ne reste que le silence des souvenirs éparts…

--

Et déjà mon écoute qui cherche à t'évincer

Bourdonne à mes oreilles dans de l’air déplacé

car aujourd’hui j’entends, le bruit de ton départ….




version vidéo en music

https://www.youtube.com/shorts/qdJk2Rv3QQ4

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Elegy
18/08/2026 à 08:18 - 18/08/2026 à 08:18

Sur la bruyère longue infiniment,

Voici le vent cornant Novembre ;

Sur la bruyère, infiniment,

Voici le vent

Qui se déchire et se démembre,

En souffles lourds, battant les bourgs ;

Voici le vent,

Le vent sauvage de Novembre.

Aux puits des fermes,

Les seaux de fer et les poulies

Grincent ;

Aux citernes des fermes.

Les seaux et les poulies

Grincent et crient

Toute la mort, dans leurs mélancolies.

Le vent rafle, le long de l'eau,

Les feuilles mortes des bouleaux,

Le vent sauvage de Novembre ;

Le vent mord, dans les branches,

Des nids d'oiseaux ;

Le vent râpe du fer

Et peigne, au loin, les avalanches,

Rageusement du vieil hiver,

Rageusement, le vent,

Le vent sauvage de Novembre.

Dans les étables lamentables,

Les lucarnes rapiécées

Ballottent leurs loques falotes

De vitres et de papier.

Le vent sauvage de Novembre !

Sur sa butte de gazon bistre,

De bas en haut, à travers airs,

De haut en bas, à coups d'éclairs,

Le moulin noir fauche, sinistre,

Le moulin noir fauche le vent,

Le vent,

Le vent sauvage de Novembre.

Les vieux chaumes, à croupetons,

Autour de leurs clochers d'église.

Sont ébranlés sur leurs bâtons ;

Les vieux chaumes et leurs auvents

Claquent au vent,

Au vent sauvage de Novembre.

Les croix du cimetière étroit,

Les bras des morts que sont ces croix,

Tombent, comme un grand vol,

Rabattu noir, contre le sol.

Le vent sauvage de Novembre,

Le vent,

L'avez-vous rencontré le vent,

Au carrefour des trois cents routes,

Criant de froid, soufflant d'ahan,

L'avez-vous rencontré le vent,

Celui des peurs et des déroutes ;

L'avez-vous vu, cette nuit-là,

Quand il jeta la lune à bas,

Et que, n'en pouvant plus,

Tous les villages vermoulus

Criaient, comme des bêtes,

Sous la tempête ?

Sur la bruyère, infiniment,

Voici le vent hurlant,

Voici le vent cornant Novembre.

"Le vent" - Émile Verhaeren

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Rebelle32
18/08/2026 à 10:37

Paris en Solo

Je marchais seule dans les rues de Paris,

Le nez au vent, le cœur épanoui.

Les passants couraient dans tous les sens,

Moi, je flânais avec élégance.

La Seine brillait, les cafés étaient pleins,

Paris me souriait de son air parisien.

Je marchais seule, légère et ravie,

Même mon ombre me suivait... quelle belle compagnie ! 😂.....

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Tornade
21/08/2026 à 20:21

Voyage du silence. De mes mains à tes yeux. Et dans tes cheveux. Où les filles d'osier. S'adossent au soleil. Remuent les lèvres. Et laissent l'ombre à quatre feuilles. Gagner leur cœur ❤️ chaud de soleil. ...Paul Éluard.


Tornade

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Le Pleutre
24/08/2026 à 06:36

Ce mois d'août

.....

De tous tes appels pas un n’émurent

Pas un seul souvenir pour atteindre,

De mon cœur le sensible point, où feindre

D’avoir encore un ami, hors les murs;

en ce mois d’août…

.....

Je me suis refermé sans comprendre

Pourquoi le temps éloigne du sentiment,

Celles et ceux recherchant infiniment

La perfection en tout, pour s’éprendre;

en ce mois d’août…

....

Pas une balade le dimanche n’était belle

Ni en soirée le plaisir d’un bon feu,

Dans mon ennui se consumaient mes vœux

Et plus rien n’entrait dans ma citadelle;

en ce mois d’août…

....

Puis l’automne accomplira en silence

Une écoute attentive des petits bruits,

tes pas dès le matin allant au puits

Il y a longtemps, mais resteront intenses;

en ce mois d’août…

....

ils sont encore exactement les mêmes

Aujourd’hui qu’au fond de ma mémoire,

Tu puises toujours en moi un peu d’espoir

cette eau fraîche bue d’un trait quand on aime;

en ce mois d’août…

....

Depuis ce jour ton rire me suit partout

Forçant la découverte de mon bonheur,

Comme un tocsin sonnant toutes les heures

C’est un message seulement comprit de nous;

en ce mois d’août…

....

Maintenant nos âmes se passent de doutes

Si proche est de sentir en vérité,

venir au centre de l’intimité, l’irréversible joie,

......

en ce mois d’août…

en ce mois d’août…

en ce mois d’août…

https://www.youtube.com/watch?v=U27EEmI91BE

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