Citation de Tornade #551693
hummm très bon ce poème...
...si ces petites choses
étaient si proches de nous,
caressantes si l'on ose
être fiers et debout,
maintenant et sans pose
vient brûlant ce remous !
aux cœurs, l'amour s'impose...
Ce que je désire ardemment,
Je n'ose le déclarer.
Ce que je souhaite fortement,
Je n'ose l'exprimer.
Ce dont je rêve chaudement,
Je n'ose l'indiquer.
Ce dont j'ai envie vivement,
Je n'ose en parler.
Et pourtant j'aime l'autre.
puis quand mon ardeur le désire
oserais-je réclamer ?
et dans mon impérieux plaisir,
oserais-je récrier !
où le brûlant songe ne peut fuir
oserais-je l'éveiller ? !
pour la part de la vie à offrir
oserais-je murmurer ?
car l'amour fait souffrir...
Le silence protège
Ce que le cœur n'ose dire.
Il enferme les aveux
Dans l'ombre des souvenirs.
L'écriture dévoile
Les blessures et les élans.
Elle trace sur le papier
Les secrets du dedans.
...tous les bruit désagrègent
l'intime pour le maudire !
étranglent et ne protègent
la mémoire de périr...
dès lors la plume allège
le poids de ne souffrir
pas assez, en arpège
se révèle pour s'offrir...
Victor Hugo (1802-1885) À une femme. - Enfant, si j'étais roi , je donnerais l'empire, et mon chat ,et mon sceptre, et mon peuple à genoux et ma couronne d'or, et mes bains de porphyre, et mes flottes,à qui la mer ne peux suffire, pour un regard de vous! Si j'étais dieu,la terre, l'air avec les ondes, les anges, les démons courbés devant ma loi, et le profond chaos aux entrailles fécondes,l'éternité, l'espace , et les cieux, et les mondes, pour un baiser de toi !
Tornade
Citation de Tornade #553524
on reconnait toute l'emphase de Victor,
mais mais mon dieu que c'est pompeux et sans réel amour !
c'est littéraire quoi...
Le bruit de ton départ ...
Si j’écoute ton pas il me chante ton corps
En douce mélodie tes courbes désinvoltes
Tour à tour résonnent et produisent l’accord
Parfait pour mettre à terre et taire mes révoltes…
Et le son de ta voix alors me tue aussi
Mais de la mort criant une vie épanouie
C’est ton cœur qui exprime ce que je suis ici
Par ton souffle d’amour, mélopée de l’inouï…
Puis me parvient l’écho de nos jours de disputes
Je n'aie pas su garder les soupirs de nos luttes
Ne reste que le silence des souvenirs éparts…
Et déjà mon écoute qui cherche à t'évincer
Bourdonne à mes oreilles dans de l’air déplacé
car aujourd’hui j’entends, le bruit de ton départ….
version musique :
Citation de Tornade #553554
en effet le romantisme avait en ces accents élégiaques
une pointe de spiritisme où le sentiment devait porter,
par l'émotion, le corps vers le cœur et le cœur vers l'âme,
ainsi Hugo et quelques autres ont tendu, dans leurs poèmes,
à rendre universel un amour qui venait de dieu et retournait
vers lui...
plus tard Baudelaire brisa cet élan
et Rimbaud le rendit presque diaphane...
Citation de Le Pleutre #553557
Je vous remercie oui je comprends mieux je ferais un peu plus attention et remettrais l'amour à sa juste place
Tornade