Islam (ou religion) et homosexualité

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Nine
12/04/2020 à 18:56

Bonjour à tous,

Je m'explique et me présente à la fois, pour cette première publication cela ne sera pas de trop : Je m'appelle Nisrin, 26 ans et je vis dans le Sud de la France (mais bon, en ces temps ça n'est pas forcément plus appréciable car comme tout le monde, je ne pas profiter du beau temps haha).

Je me suis inscrite ici pour trouver peut-être des pistes de réponse et pourquoi pas créer des relations amicales. Pour ce qui est de l'amour: j'ai ce qu'il me faut. Une femme qui me rend heureuse depuis plus de 6 ans.

Depuis 6 ans, elle a déménagé plusieurs fois: passer du studio à la colocation, puis d'un T2 à un autre.

Moi pendant ce temps, je vis chez mes parents, à quelques km de chez elle. Pas de vie de couple, et pourtant notre couple est solide. Pourtant on y pense, on y réfléchit et on a des projets. Mais JE n'arrive pas à sauter le pas.

26 ans de vie dans une famille musulmane: j'ai entendu mes parents insulter des gays qui passaient à la TV, dire qu'ils méritaient la peine de mort, je les ai entendu dire "elle fait partie de ces gens" quand ils voyaient une personne homo, j'ai subit le chantage de mes parents quand ils nous ont vues s'embrasser : j'ai du finir par leur dire que ce n'était qu'un pari, j'ai vu mon père s'énerver car telle nièce ou telle soeur s'est mise en couple avec un homme non musulman.

Pas la peine de vous l'expliquer: Si mes parents savaient... je serai le diable en personne: j'aime une femme, non musulmane et en plus elle n'est pas marocaine ! COMBINAISON GAGNANTE.

Je n'arrive pas à franchir le pas de tout leur avouer, je n'arrive pas à trouver la force de les affronter...

Je cherche alors des personnes qui ont peut être vécu une situation similaire, avec qui en discuter ...

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Modération Ancien membre
12/04/2020 à 20:07

Je ne suis pas dans la situation qui est la tienne - tu n'as guère d'autre solution que de vivre ta vie aussi discrètement que possible (lot de bien des gays et lesbiennes) si tu te refuses à affronter le rejet familial .

(compréhensible même si ça ne résoud rien , ni aujourd'hui ni demain)

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Modération Ancien membre
12/04/2020 à 21:17

Mais tu sais c'est la même chose dans beaucoup de famille catholique, protestante, orthodoxe et/ou de nationalités différentes .

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Nine
12/04/2020 à 21:44

Citation de Llaho #329600

Oui je sais c'est pour ça que j'ai précisé religions en général dans le nom du post mais pour mon cas c'est la religion musulmane...

Citation de SuzanneTD #329588

Merci pour ta réponse :) mais justement je voudrais échanger avec des personnes qui ont vécu des situations similaires..

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Modération Ancien membre
12/04/2020 à 21:47

Je n'ai de musulmane que le faciès , confusion devenue courante .

La tradition (quelque soit la religion) implique les mêmes difficultés .

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Dime
12/04/2020 à 22:33

Salut Nine.

Pas facile le poids de la famille ! Dis-toi que c´est unr question de temps, car tot ou tard, je suppose que tu parviendras à t´en affranchir.

Le plus tot ne serait-il pas le mieux ? A 25 ans, c´est le bel age pour vivre l´amour. Ne gache pas cela car tu ne reviendras pas en arrière.

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JustMe
13/04/2020 à 00:13

Bonsoir,

je n'ai jamais vécu cette situation, pr reprendre le commentaire précédent le fait de vivre discrètement pourrait te suffire ? il faut écouter ce que tu ressens, s'il vaut mieux ne rien dire à tes parents pour préserver votre relation alors soit..

Tu pourrais peut-être déménager toi aussi ? à 26ans il est normal de s'affranchir, ce serait l'occasion de t'installer en couple sans pour autant en parler autour de toi, ou parler de colocation ?

Ta copine en a déjà parlé à sa famille ? Elle ne souffre pas de cette situation ?

bon courage :)

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Modération Ancien membre
13/04/2020 à 00:40

@Mimoza - ce n'est pas aussi simple dans certaines cultures où le sens de la famille conserve encore beaucoup de sens - décevoir ses parents est perçu plus fortement .

@JustMe - trouver des compromis qui ne dureront qu'un temps , s'ils deviennent insupportables . Jusqu'au moment de bascule (ou pas)

avatar contributeur Nine
Nine
13/04/2020 à 00:50

Alors je vais répondre de manière globales à vous toutes ?

Ma famille est très conservatrice : pour mes parents, tu pars de la maison familiale le jour du mariage avec un mec marocain et musulman. Donc effectivement partir vivre avec elle en disant que c'est une collocation pouvait être une option mais mes parents le vivraient tres mal.

Du côté de ma copine, ses parents savent pour son homosexualité et me connaissent en tant que petite amie. Je sais je j'ai leur soutien. Elle ne souffre pas de la situation mais on sait toutes les deux qu'on ne pourra pas supporter de vivre cachées notre amour. Ça ne va pas avec nos projet de vie commune, projets de famille etc...

Et malgré tous les désaccords que j'ai avec ma famille, je tiens beaucoup à elle et j'ai peur de la perdre.

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JustMe
13/04/2020 à 00:51

Edit : je n'avais pas vu ta réponse avant ce message, il y a donc des passages moins pertinents ^^

Je suis d'accord avec le fait que selon les traditions la famille peut être plus importante, presque sacralisée.. n'ayant pas de religion particulière je tiens énormément à mes parents et ne voudrais en aucun cas les décevoir.. et il me semble que chez les musulmans c'est d'autant plus courant..

Le fait est que si tu veux pouvoir vivre ta vie, trouver des compromis peut être intéressant, même s'il ne s'agit que d'une transition, déménager pr te prouver et montrer à tes parents que vous pouvez vivre séparés sans pour autant ne plus vous voir, avoir des habitudes et passer du temps ensemble.. et cela permettrait potentiellement de pouvoir vivre ta relation de couple même si elle reste cachée, et les choses finiront par évoluer, jusqu'à en parler à tes parents peut être un jour ? même s'ils sont homophobes, j'espère que si le lien qui vous unis est fort, ainsi que l'amour entre vous permettra de les faire surmonter leurs préjugés pour privilégier ton bonheur.

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Modération Ancien membre
13/04/2020 à 04:24

@Nine

Je remonte ce sujet

mais plus particulièrement ce passage susceptible de t'intéresser ; Entre femmes (13)

"Pour te mettre un peu de baume au coeur et te redonner un peu d'espoir , je ne peux que te conseiller d'écouter jusqu'au bout l'histoire d'Hanane et Sy , ici :" https://www.arteradio.com/son/61660625/entre_femmes_13 .

:-)

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Nine
13/04/2020 à 11:15

Bonjour Suzanne, merci pour ton partage. Je vais écouter et lire tout ça.

EDIT: juste remplacé le "?" par un point. Je ne comprends pas pourquoi mon téléphone remplace mes points par des ? haha

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Modération Ancien membre
13/04/2020 à 12:19

Chez les garçons ce n'est déjà pas simple, en tout cas à notre époque, chez les filles cela me semble encore plus compliqué, et sans doute de tout temps.

Je ne suis pas musulman, mais de culture chrétienne, plus du tout croyant depuis que je connais l'histoire des religions, que je respecte en temps que cultures, ce qu'elles sont car chez les humains cultuel = culturel (avec beaucoup de variantes).

Je pense que dans ces circonstances il faut parvenir à limiter l'impact sur les parents, qui pour l'essentiel dépend du fait que tu sois une femme, de leur culture, de leur éducation, de leur projet de vie, du nombre de la fratrie, du regard des autres, du poids de la communauté, du poids de la religion, et notamment de son poids démesuré et idéalisé actuel. De nombreuses circonstances de cette liste se recoupent, mais je pense qu'il vaut mieux dissocier les problèmes pour mieux trouver une réponse globale.

Je n'ai pas évoqué l'attachement, qui peut être plus ou moins fort entre un parent ou un autre et un enfant, qui peut être sexué (souvent une mère a un attachement plus fort qu'un père), mais on va partir du principe qu'il est fort, parce que tu le décris comme fort, et que c'est assez habituel.

Et évidemment il y a une culpabilité à décevoir ses parents, les mettre dans l’embarras, et de les "perdre".

Je sais qu’actuellement ce n’est pas une posture très rependue en Occident, car chacun tient à affirmer son individualité, mais personnellement je pense que dans ce style de situation on gagne à instaurer un « non dit » où personne ne se fait plus trop d’illusion, où chacun ne perd pas la face, où l’on esquive les discussions embarrassantes, on l’on se consacre progressivement à l’essentiel, c’est-à-dire maintenir le lien d’attachement entre parents et enfants, la transmission des valeurs essentielles, de l’essentiel de la culture, notamment culinaire puisque c’est un des moments de partage les plus communs, et les fêtes, anniversaires, et pourquoi pas religieuses parce qu’à la base elles sont traditionnellement faites pour maintenir les liens familiaux, communautaires, etc.

Il faut avoir un copain ou une compagne compréhensive, mais bon aimer c’est aussi perdre un peu de sa liberté.

La circonstance de la distanciation avec avec ses géniteurs lorsqu’on atteint l’age adulte, habituelle dans toutes les cultures, qui actuellement en Occident une liberté (qui ne l’a pas toujours été, et ne l’est pas encore nécessairement en Orient), peut être l’occasion d’instaurer ce nouvel équilibre. Pourquoi pas une colocation en effet, surtout si on est autonome financièrement, en prenant soin de se sécuriser car sur le long terme un lien familial sera toujours plus sur qu’un amour dont on ne sait pas toujours à priori la longévité…

Après il y a des méthodes pour maintenir ce lien qui permet aux parents de mieux vivre cette distanciation, comme les voir périodiquement pour partager un bon plat préféré, ou faire une lessive même si on pourrait se débrouiller autrement.

Pour esquiver les sujets qui fachent je pense qu’il faut aussi avoir les idées claires sur ce qu’est la tradition régionale de la famille, ses particularités, son articulation avec la religion, quelles sont les particularités et les origines de cette religions, la culture et le cultuel était la plupart du temps et en tout cas au Maghreb, deux aspects différents et complémentaires construisant une culture spécifique, comprendre l’origine de la crainte de Dieu de façon à s’en affranchir parce que c’est une construction on ne peu plus humaine, tout en respectant celle des parents, respecter le regard des autres mais encourager ses parents à ne pas y accorder trop d’importance, rester suffisamment périodiquement présent parce que les parents ne font pas d’enfants pour se retrouver seuls, même s’ils savent que les oiseaux quitteront le nid un jours, etc.

Bref, toujours rechercher et comprendre l’origine des besoins de nos parents, les respecter, rester lisse pour ne pas se mouiller, esquiver gentiment, rassurer sur la solidité des liens, sur la valeur de l’éducation qu’ils ont donné, sur la reconnaissance de tous les efforts qu’ils ont consenti pour nous élever, etc.

Il faut rester fort soi-même, et à l’écoute, pour pouvoir rassurer. Moyennant quoi on est pas obligés de raconter sa vie, et à la limite l’instauration progressive de doutes, de « non dits », peut permettre un équilibre...

avatar contributeur Nine
Nine
13/04/2020 à 13:59

Citation de Lindos #329672

Salut Lindos, merci du temps que tu as pris pour me répondre. Je t'avoue que je me suis beaucoup détachée de la religion musulmane depuis quelques années: quand je me suis rendu compte que "j'étais musulmane car mes parents me l'ont inculquée" et non pas par choix personnel.

Ta réponse pousse à la réflexion... je la prends en considération et te remercie encore!

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Modération Wondeur
13/04/2020 à 14:29

Citation de Nine #329576

Je n'arrive pas à franchir le pas de tout leur avouer, je n'arrive pas à trouver la force de les affronter...

Si tu ne te sens pas prête à franchir ce pas : ne précipite rien et ne te force pas à le faire. Le temps des révélations n'est peut-être pas encore venu... d'ailleurs, viendra-t-il un jour ?

Ce serait t'envoyer au casse-pipe, de te dire "Allez vas-y, ça se passera vachement bien, on est avec toi".

Juste un exemple (qui n'est pas une généralité) :

Je connais la situation d'un couple gay, bien plus âgé que ton couple. L'un est d'origine européenne, l'autre est d'origine maghrébine* et a choisi de cacher son homosexualité à sa famille (de culture musulmane). Le rebeu présente son mec comme un pote aux gens qu'il croise et refuse de s'installer avec car officialiser reviendrait à faire un coming out. Il a clairement choisi sa famille. Tandis que "l'européen" a intégré son mec dans les barbecs, annivs et autres repas de famille. Il aimerait bien que ça change un jour, mais par amour, il accepte cette situation pas très épanouissante. D'ailleurs aucun des deux n'a l'air de vraiment s'épanouir dans le couple au vu des conditions.

Dans un monde idéal, personne ne devrait avoir à choisir entre sa famille et sa compagne ou son compagnon. Hélas, nous ne vivons pas dans ce monde. De plus, ta famille semble très conservatrice... ça ne facilite pas du tout les choses.

C'est normal de tenir à sa famille et d'avoir peur de la perdre. La famille, c'est important.

Quand tu te sentiras assez forte et soutenue (par ta compagne et sa famille par exemple) pour affronter les conséquences "provoquées" par l'annonce de ton homosexualité auprès de tes parents... peut-être leur en parleras-tu. En attendant ce jour, car il n'y a pas urgence : il faudra te blinder et te préparer psychologiquement car ça va être (très) dur. Il est plutôt rare que les familles musulmanes sautent de joie en découvrant l'homosexualité de l'un.e des leurs.

Nine, je te souhaite bon courage et bonne réflexion ;-)

(EDIT : le maghrébin dans mon exemple est d'origine marocaine)


La vie est un perpétuel recommencement...

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Modération Ancien membre
13/04/2020 à 19:22

Salut Nine,

Je sais pas quelle est ta scolarité mais tu peux peut ètre faire le coup du travail, tu trouves un boulot pas trop près de chez toi et tu quittes le domicile familial pour pouvoir y travailler. A partir de là ta copine à l'air mobile donc tu peux lui proposer de te suivre. Ca sera plus simples pour l'inviter en tout cas, voir faire une coloc...

Tu peux faire ça et garder de bons rapport avec ta famille si ça marche... du moins un temps.

Je croise les doigts pour toi en tout cas ;)

avatar contributeur Nine
Nine
14/04/2020 à 00:48

LouRrr et Wonderwooman merci pour vos réponses... je n'ai pas grand chose à vous répondre mais vous remercie car malgré tout chacune de vos réponses m'aide dans ma réflexion. Je sais que ce choix ne se fera pas en 24h mais rien que le fait d'en parler me fait du bien !

LouRrr, le coup de l'emploi c'est pas trop faisable haha. Je suis en CDI, il s'agit de mon deuxième en 3 ans... Je vis à Marseille et justement y'a beaucoup de postes dans mon secteur ici haha

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JustMe
14/04/2020 à 23:59

Ce genre de décision ne prend jamais 24h c'est certain 😅 si c'était si facile, on serait pas là à en discuter 🙃

On ne peut que te souhaiter beaucoup de courage dans les choix que tu feras par la suite 😉

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Modération Ancien membre
23/06/2020 à 00:43

Hello Nine !

Alors moi j'ai croisé plusieurs fois des personnes qui m'ont racontée leur solution. Je la partage car j'ai à chaque fois trouvé que cette solution était très ingénieuse, malgré son côté "vraiment tiré par les cheveux"...

Donc la solution qu'ont trouvé plusieurs couples que j'ai croisé était de faire des mariages religieux arrangés entre amis homos. On a 1 couple lesbien et 1 couple de mecs. Mais vis à vis de leurs parents, on a 2 couples hétéros qui sont amis. Évidemment, les 2 couples prennent soin d'habiter juste a côté, au cas où les parents passent les voir pour pouvoir vite changer de maison etc...

Quand les parents ne sont pas de passage, tout le monde vit sa vie avec son/sa cherie.

Et tout le monde est content...

Je sais que c'est mal de mentir, mais certains parents n'accepteront JAMAIS certaines choses. En plus, le mariage religieux n'engage à rien du tout et chez les musulmans la présence de la mariée n'est pas requise...

Mais bon, pour que ça marche c'est sûr qu'il faut qu'il y ait une amitié forte entre les 2 couples...

Voilà, c'était juste une petite anecdote...

Bien du courage à toi !

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avatar contributeur Nine
Nine
25/06/2020 à 21:14

Citation de Lilala21 #335683

Bonjour et merci pour ta réponse ! J'avoue avoir vaguement pensé à cette idée mais c'est vrai qu'elle me semble compliqué à mettre en œuvre (il faut avoir un couple d'amis gay qui serait à peu près dans la même situation que la mienne et ça n'est pas le cas) et aussi farfelue. Puis je pense pas que mon amie serait prête à faire ça 😂

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NoLandsMan
25/06/2020 à 23:43

Citation de Lilala21 #335683

Je sais que c'est mal de mentir, mais certains parents n'accepteront JAMAIS certaines choses.

Si c'est le cas, c'est qu'il est temps de ne plus honorer le regard de ces parents. Un amour conditionné n'est pas effectivement un amour, même de la part ou envers un parent. Et l'acceptation ne doit pas unidirectionnelle.

Il arrivera un moment où il faut prendre une décision. Une décision qui changera tout, certes, mais il faut la prendre. Et il vaut mieux vivre dignement sa propre vie que vivre à travers le regard des autres.

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Modération Ancien membre
26/06/2020 à 02:45

Bonjour Nesrine.

Je suis musulmane et tres pratiquante. Mes parents et mon entourage sont aussi tres conservateurs.

Je pense, je suis peut-etre la mieux placee pour comprendre ta situation.

J´ai toujours ete plus attiree par les femmes que par les hommes mais je n´ai jamais franchi le pas par crainte de Dieu.

Je suis tombee plusieurs fois amoureuse et j´en ai certes souffert, mais je m´en suis sortie.

Je me suis mariee avec un cousin du bled parce que mes parents le voulait et j´ai 3 beaux enfants elhamdoulillah.

Au debut de mon mariage, c´etait difficile: j´ai souffert mais je savais que je devais patienter... Par la suite, je me suis habituee a mon mori et je l´ai aime et je l´aime.

Cependant, j´ai tout meme besoin l´affection d´une femme et mon mari etant quelqu´un tres ouvert, il me laisse libre de vivre des experiences avec des femmes. Mais je ne peux pas me le permettre bien que je reve d´etre dans les bras d´une femme que j´aime, de l´embrasser, de la toucher...

Je sais en effet que tout cela ne releve que de la passion et n´est-ce pas notre epreuve de combattre contre ces passions.

Et d´ailleurs j´ai avec l´experience constate´ que ces passions prennent le- dessus quand justement nous nous eloignons de Dieu, quand nous ne nous soumettons pas a nos devoirs religieux. Par consequent, nous sommes desarmes et nous perdons notre combat.

Je sais que la plupart des gens ne sont pas d´accord avec moi et je m´excuse si je heurte certaines personnes, mais je m´adresse particulierement a Nesrine.

Vous devez surement me trouver contradictoire aussi a cause de ma presence sur ce site, mais comme je l´ai precise parfois on se laisse aller. Et je suis sur ce site surtout pour parler de ces sujets tabous que je ne peux evoquer mes amies.

Si je dois revenir a toi Nesrine, puisque tu demandes de l´aide et que tout le monde donne son avis dans le but t´aider, je te conseillerai aussi selon ma croyance et mes valeurs( qui ne te sont bien sur pas etrangeres).

Tu connais en effet la religion musulmane et si tu t´en es eloignee, ce n´est pas lie au seul fait de prise de conscience que c´est une influence de tes parents, mais c´est aussi tes actes qui t´ont eloingnes de la religion. En effet, si la croyance n´est pas concretisee par les actes, on la perd. :(((

Quant a ta relation avec cette femme que tu aimes, je suis desolee de te dire le contraire de ce sue tu veux peut etre entendre, mais je te recommande fortement de ne le jamais dire a tes parents!!! Parce tu dois surement savoir toi aussi qu´en leur disant une chose pareille, non seulement tu les perdras a vie, mais tu les deceveras totalement et j´irai jusque dire que tu les tueras completement!!

On peut penser que j´exagere peut etre mais Nesrine, franchement si tu reflechis raisonablement tu sais aussi que c´est la realite.

Alors ca ne vaut absolulement le coup car tu seras perdante dans ce bas monde ephemere mais aussi dans l´au-dela eternel.

Et je suis sure que tu dois savoir aussi que ton bonheur ne peut pas etre construit sur le malheur de tes parents. D´autant plus que les parents ont une grande importance dans notre culture.

Je te parle un peu religieusement parce que je pense qu´au fond de toi, tu crois toujours meme si tu n´est pas pratiquante.

En consequence, je te conseille de patienter, de faire des prieres et tu verras que Dieu t´ouvrira des portes..

En tout cas je prie pour toi. Que Dieu te soit en aide.

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Modération Ancien membre
26/06/2020 à 08:54

Bonjour Nine,

je ne suis pas dans ton cas, mais j'ai cotoyé anciennement des familles d'origines multiples, Algériennes en grand nombre, Marocainnes en plus petit nombre, Tunisiennes en plus petit nombre, et également Italiennes, Portugaises, Somaliennes, Camerounaises et aussi Vietnamiennes, la richesse de "parquer" tout le monde en bordel dans des "blocs de bétons"!

J'ai pu remarquer, que chaque famille garde un certains nombre de ses traditions, qui très souvent constituent un frein à l'intégration, lorsque celles-ci ne correspondent pas au mœurs et aux lois en vigueur dans le pays d'acceuil, ou pire quand les "lois religieuses" passent avant celles du pays!

Fort des exemples que j'ai pu constater, j'ai bien peur que tu ne puisses jamais faire comprendre à tes parents que je vais qualifier de "bornés" comme d'autres l'ont été, sur "partir de la maison (pour une fille) sans se marier", "fréquenter une personne d'une autre religion", "et vivre une relation homosexuelle" considérée comme une maladie mentale, une dégénérescence humaine, dont on ne pourrait se défaire qu'en exécutant ces suppos de satan!

Les filles qui on pu se défaire de cette "ouverture d'esprit" aussi large que le trou du cul d'un écureuil, ont fait leur valises en douce (des garçons aussi), et ont du mettre de la distance, ou couper les ponts définitivement, parce que la famille les a condamné comme des hérétiques indignent de faire partie de leur noble famille.

C'est ainsi que j'ai retrouvé la fille Bouaziz, évadée de chez mes voisins, gérant un bar de Grenoble, avec sa compagne d'origine française, recevant une clientèle que l'on pourrait classer de LGBT, sachant ce qu'il c'était passé, je l'ai prévenu que son frère la cherchait, pour dixit "lui faire un second sourire au niveau du coup", elle m'a répondu que son frère avait une grande gueule dans le quartier, qu'elle n'avait plus rien à voir avec eux, parce que "trop cons", et que si son frère venait faire justice musulmane, dans sa vie, il allait être acceuilli chaudement avec les honneurs des emmerdeurs à virer.

Bref dans la majeur partie des cas le clash est inévitable, si les deux parents ne sont pas d'accord, ils se déchireront quand tu seras parti, on rejoint le problème des mariages forcés, bien connu chez les maghrébens mais pas qu'eux, et également la persécution des homosexuels qui serait une honte et déshonneur sur toute la lignée familiale, alors que dans d'autres familles, on protège sa progéniture, quel que soit sa tendance, parce que on ne les a pas "pondu", pour leur imposer l'avenir que les parents ont estimé être leur bonheur, à la place du ou des enfants concernés.

Mon frère s'est barré de la maison à 22 ans, parce que mon père lui disait que cette "patos" n'était pas pour lui, ils se sont marié, mon père n'a pas assisté au mariage (ça nous a fait des vacances) voyant que son fils désiré (moi je ne l'étais pas) ne prenait pas le chemin que lui avait tracé, il est devenu impossible à vivre, ma mère a démandé le divorce, mais en ce temps là il fallait prouver par témoignage que le mariage n'était plus tenable, ma mère a donc obtenu la séparation de corps seulement.

Il n'y avait pas dans ce cas une contre-indication religieuse ou de mœurs, ou d'ethnie ou de culture, mon père ne pouvait pas sacquer cette fille de français, qu'il trouvait fausse, manipulatrice et hypocryte, c'était assez vrai, mais il ne tenait pas compte de sa dictature, et de ce qu'elle imposait comme contournement autour de lui, en bref il voyait les défauts, que des autres, à aucun moment il ne s'est demandé si l'avenir qu'il avait tracé lui, était adapté au caractère, aux aptitudes, ou aux aspirations de son fils, ça suffit largement pour choisir ou de subir très longtemps, ou rompre la domination dictatoriale, il y a rarement de solutions intermédiaires, sauf si un parent est dotée d'une suprême qualité morale, remise en question et compréhension de ses enfants.

Voila ce ne sont pas de bonnes nouvelles, je ne t'apporte aucune solution, je pense juste que tu dois te préparer à "trancher" le problème, l'avis de ta compagne est le plus important que tu dois prendre en compte, parce qu'elle est concernée, et que tu dois pouvoir compter sur elle, au cas ou tu doives partir pour vivre avec elle, CE N'EST PAS AUSSI SIMPLE QUE CELA POURRAIT PARAITRE, parce que tu n'as jamais vécu avec elle, vous devez IMPERATIVEMENT avoir confiance l'une dans l'autre, et une comphension, en plus de l'amour, pour que tu puisses changer de vie, il serait désastreux, que tu quittes d'un coté, pour faire un échec de l'autre, sachant ce qui se passe ensuite dans les familles ou une fille s'est enfuit pour vivre ailleurs.... 🤷‍♀️

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Vlid
26/06/2020 à 09:12

Je ne souhaitais pas intervenir dans cette discussion étant à la fois homme et athée (d'origine catholique). Mais le discours extrêmement culpabilisant porté par le message de Rose57 a levé mes réticences.

Je rejoins tout à fait NoLandsman quand il dit qu'un amour conditionné n'est pas un réel amour, même si je peux concevoir que les parents eux-mêmes éduqués dans un milieu conservateur et religieux aient des difficultés à appréhender ce que vit et ressent leur fille. Ils sont certainement convaincus d'agir pour son bien. Mais les effets de ces discours et de ces actes font plutôt, à l'inverse, le malheur de leur fille. Ce n'est facile pour personne une telle situation. Cela remet en question les croaynces des parents qui ont également eur de perdre leur enfant et l'enfant (même adulte) n'a souvent pas envie de couper les liens avec ses parents. Mais qu'est-ce qui devrait compter plus pour un parent que le bonheur de son enfant ? L'amour ne peut être dissocié de la bienveillance et de la compréhension. L'amour n'est pas une prison. L'amour est soutien, l'amour est libération.

Le discours contenu dans le message de Rose57 ne fait que confirmer l'avis négatif que j'ai sur les religions en général : elles font bien plus souvent le malheur des gens que leur bonheur.

Arrivé à un certain âge, la croyance au Père Noël devient clairement un signe de manque de maturité pour un enfant. De même, il est temps pour l'humanité d'abandonner les religions et de montrer plus de maturité.

Je tiens à rappeler que mon propos n'est évidemment pas dirigé contre les croyants mais bien contre les croyances. Les descriptions de Dieu, Allah, Yahvé, Thor, Junon, ... font bien plus penser à des personnes autocentrées, autoritaires et toxiques qu'à des divinités emplies d'amour.

Envoyé depuis l'application android
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Modération Ancien membre
26/06/2020 à 09:47

Citation de Vlid #335891

Merci ! Je comptais intervenir, mais tout est dit.

Fuis les religions comme la peste. Couper le cordon est toujours difficile, encore plus dans ces sectes... Mais le jeu en vaut la chandelle. Être libre est la seule façon d'être réellement heureuse. Le sentiment de perdre ses parents est TRES vite remplacé par la réalisation qu'ils n'ont jamais voulu ton bonheur, mais le leur uniquement. On ne vit pas pour ses parents.

Et Rose... Sérieusement, tu devrais supprimer ton post. Tu es endoctrinée, tu as été mariée de force, tu ne t'es pas "habituée" mais tu t'es soumise. C'est ton choix dans cette situation difficile, mais par pitié, arrête de vouloir l'imposer aux autres comme si c'était naturel. Tu es dans une secte, ça n'a RIEN de naturel, ni de souhaitable. Gardez vos croyances pour vous.

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Modération Ancien membre
26/06/2020 à 10:08

Je voulais pas trop intervenir.

Je ne crois pas en des puissance supérieur.

Mais je comprend que certain en est besoin.

Il est donc intéressant de voir tout les témoignage.

On as un arc en ciel de veccus, et des tas de bonne idée.

Mais je me prend à m'énerver quand certain essaie d'imposer les idées de forces.

Et par la je parle de message contre la religion.

Vous ne pouvez pas dire que d'autre impose leurs doctrine quand vous vous permettez d'avoir de tel propos contre elle.

Bien sur vous êtes libre de penser ce que vous voulez, comme tout le monde.

Je tiens juste à vous signaler que vous tomber dans les même travers que ce que vous dénoncer.

Ne pas croire n'est pas non plus la reponse suprême.

Chaqu'un est libre de ces croyances et de ces sexualité.

Le poste ici, c'est comment concilier les deux avec la vie de familles.

Pour répondre à ce poste, je Crain malheureusement qu'il n'y est pas de réponse.

Chaque cas est différent, et les réactions à qui ont s'out, aussi.

La seul chose que je te conseil, prépare ton coming out, pour pallier à toute les possibilité, veille à pouvoir te mettre en sécurité, à avoir un toi, de quoi manger quoiqu'il arrive.

Si ça se passe bien tant mieux, si ça ne passe pas, au moins tu pourra te réfugiée dans un endroit sur.

N'hésite pas non plus à trouver des groupes religieux et tolérant, ça existe, et je pense qu'il pourront t'aider à gérer ce cap difficile.

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Modération Ancien membre
26/06/2020 à 10:17

Citation de Alithia #335898

On impose rien du tout, encore moins par la force. C'est tout le contraire, on encourage à sortir de ces sectes. Il n'y a pas à être tolérant envers des idées aussi crasses, point barre. Cette personne en est à lui conseiller de vivre éternellement malheureuse pour son ami imaginaire et ses parents, à un moment arrêtez d'être con, c'est dangereux et immoral.

Les croyances, c'est comme les pénis. C'est okay d'en avoir un, c'est okay d'en être fier, mais on ne les montre pas en publique ni à des enfants.

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26/06/2020 à 10:27

Tu te rend même pas compte que ton discourt est contre productif.

On peut être croyant, vivre bien, sans imposer ses croyances.

Y a autant de façon de pratiquer sa croyances qu'il y a de croyant.

Je dis ça pourtant je le suis pas.

Mais j'ai chercher à comprendre pourquoi les gens avais besoin de croire.

Et c'est pas en disant que c'est une secte que ça changera quoique ce sois.

Il faut plutôt comprendre pourquoi les gens ont besoin de croire.

Mais ici, c'est aussi la question de l'acceptation de ces choix par ses parents.

Et les parents non croyant ne sont pas non plus des plus tolérant envers les LGBT+.

Donc ici, sortir de la religion ne va pas aider ces personnes à créer une relation de confiance avec ces parents tout en pouvant vivre sa sexualité.

L'acceptation des personnes lgbt+ par leurs parents est un problème qui a lieux pour une grande majorité.

Et je souhaite bon courage à tout ce qui doivent passer par la, vous avez tout mon soutiens.

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26/06/2020 à 10:52

Citation de Alithia #335903

Non-religieux n'est pas non-croyant. Il n'existe pas de personne anti-lgbt non-croyante. L'homophobie est toujours basée une croyance, religieuse ou pas. Comme la haine en général en fait.

Et arrêtez de faire comme s'il y avait la même proportion de haine anti-lgbt chez les non-religieux que chez les religieux, c'est ridicule et vous le savez très bien.

Je sais très bien pourquoi les gens ont besoin de croire, je suis scientifique et rationnelle, c'est pas pour ça que je vais être complice de leurs sectes. Ce sont des sectes, je vais pas les appeler autrement pour ne pas froisser les croyants. Je suis pas leurs parents justement, et ce ne sont pas des enfants.

Il ne faut pas chercher l'acceptation de ses parents haineux, religieux ou non, il faut briser le culte des parents divins et se construire une vie saine loin d'eux. Ce sont des humains comme tous les autres, c'est notre culture qui les met sur un piédestal.

Sans parler que là, ce n'est même plus une question de religion. On parle de conseiller oklm à quelqu'un de se marier de force, d'être violée, d'être soumise. Ce n'est pas tolérable, que ça soit pour la religion ou n'importe quelle autre bêtise. L'intolérance n'a pas à être tolérée.

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Plume
26/06/2020 à 12:10

Citation de Alizia #335905

Visiblement tu as toutes les réponses à la plupart des questions existentielles de ce monde... Et tu as le droit.

Par contre, je ne vois rien de constructif dans des «conseils» basés sur «il faut», «on doit» ou «on doit pas», ni sur tes jugements à la limite du respect de l'intimité de chacun. Qu'on discute de tolérer des actes ou des comportements c'est une chose, mais il me semble qu'il est fortement déplacé de discuter de tolérer des croyances («sectes»?)

A noter qu'il n'y a aucune preuve scientifique qu'une puissance supérieure n'existe pas. ; )

Maintenant pour répondre à Nine, je crois qu'il n'y a malheureusement pas de réponse confortable pour ta situation.. Peut-être repérer les personnes de ta famille qui sont plus ouverte d'esprit sur la question de l'homosexualité et commencer par aborder le sujet juste avec elles.. Les parents ne sont pas toujours prêt à entendre ce genre de nouvelles alors si tu ne le sens pas du tout, c'est peut etre trop risqué tout de suite.. Ou alors tu choisiras la rupture avec eux parce que ton bonheur est en jeu.. Beaucoup d'adultes coupent les ponts avec leur parents pour vivre leur vie alors ça reste une option (certes douloureuse) mais une option quand même..

Bon courage,

Plume


"Dès que tu avances sur le chemin, le chemin apparaît" Djalâl ad-Dîn Rûmi



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