Ecrivains, poètes, slameurs : Postez vos écrits ici !

Arts et lettres - Créé le - 23 Participations

Ecrivains, poètes, slameurs : Postez vos écrits ici !

La framboise

Un dôme miniature tel un bouton de rose / Capuchon pour les doigts des filles et des garçons / Explosion de saveur pour si peu de glucose / Rotonde, monticule, sphère vermillon.

Souvenir de la craie parcourant une ardoise / Quatorze grains serrés en forment le diamètre / Telle une voûte fraîche que des pierres pavoisent / Elle appelle au repos et comble de bien-être.

Douce et frêle framboise, ta métallurgie / Assemble tes atomes en parfaits hexagones / Avec mûre et groseille, votre trilogie / Sous forme de sorbet, finira dans un cône !

12 mars 2019


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De ma plume,

je noircirais ces pages quadrillés afin que ce parfum de regret puisse s'évaporer avec le temps.

Car Aimer, n'est pas chose facile pour les rescapés sentimentaux.

Blesser par les différents rejets,

j ai essuyer mes différences pour faire face à l insolence, le mépris,l ignorance et l'hypocrisie.

Ne suis je pas pas comme tout le monde ?

Farandole de sourire sur lit alarmé se fond dans le décors de mon existence.


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Armand  attendit longtemps avant de retourner au lac. Personnalité fragile, se méfiant de lui-même, il était bien peu enclin à penser que la vision qu'il avait eu ce jour-là put être réelle. Il continuait sa petite vie, seul avec sa mère. Son physique ingrat allié à une timidité maladive avaient eu raison de sa vie sociale. Ses contacts avec le monde s'étaient réduis peu à peu comme peau de chagrin. Il était tour à tour moqué, méprisé, ou simplement ignoré par les gens les plus dignes, qui avaient la décence de ne pas rajouter leur pitié à sa peine. Sa pauvre mère, l'ayant surprotégé, avait contribué à son isolement. En guise de travail,  il   faisait un peu de ménage chez les voisins. Cela avait le mérite de lui rapporter trois sous et de valoriser un peu le pauvre garçon. Même si, par ailleurs, celui-ci s'en faisait tout un monde et y allait toujours à reculons. Il avait perdu toute estime de lui-même et  toute  confrontation avec autrui l’enfonçait un peu plus, mettant en exergue sa propre nullité.

Ce jour-là, malgré l'heure tardive, son mal de vivre était tellement pesant qu'il tenta l’expérience une nouvelle fois. Il se rendit jusqu'au lac, en rasant les murs. Il se posta au même endroit et attendit de longues heures. Mais elle ne vint pas, évidement. Armand se méprisa de nourrir un rêve aussi étrange que surréaliste. Mais il en avait été tellement marqué qu'il ne pouvait s'en détacher. Il y pensait de façon obsédante, de jour comme de nuit. Cela ne contribuait qu'à l'isoler encore un peu plus du mouvement anonyme ambiant.

Il se mit à y aller toutes les semaines, y passant de plus en plus de temps, presque des journées entières. Il n'y a que là qu'il avait l'impression de la revoir avec précision. Il se remémorait ainsi son image, son buste aux reflets d'argent et aux mouvements suaves. Elle l'avait regardé longuement dans les yeux, sans détourner le regard. Il y avait lu toutes les promesses d'un regard aimant, lui qui n'avait jamais rien connu de tel. Sa sirène était pour lui, rien que pour lui. Il en était sur.

Au fil des jours, sa vision se fit de plus en plus précise. Il ne pouvait bien-sur en parler à personne, pas même à sa pauvre mère. Il était seul à savoir qu'il y avait une sirène au lac, seul à être capable de la sentir, de la voir, de savoir qu'elle vivait pour lui. Elle était devenue son trésor, sa raison de vivre, son grand amour en somme.

Armand n'était guère habitué à l'eau. Les rares essais qu'il avait faits pour se familiariser avec l’élément avaient finis en pleurs. Il n'avait pas insisté et avait de ce fait une certaine appréhension du milieu aquatique. Mais le lac était bien diffèrent. C'était le lieu de vie de sa sirène, le cocon qu'elle lui offrait, loin de ce monde invivable. C'était la seule façon de toucher enfin au bonheur.

Il fallut attendre un jour d'hiver, plus sombre encore que tous les autres, pour qu'il se décida. Mut par une force que seul l'amour peut rendre possible, il s'enfonça doucement dans l'eau. Lorsqu'il n'eut plus pied, il se mit à avancer fébrilement, comme il put, la respiration coupée, jusqu'au milieu du lac. Mais il n'y trouva rien d'autre que l'angoisse des eaux noires et profondes. Le malheureux, dans la panique, ne pu faire le chemin inverse. On retrouva au petit matin son corps flottant et froid, emportant avec lui son tragique secret.


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( pour le fun)

                                                             LA TOUPIE

Aujourd’hui je décidai de me travestir. Je pris mon temps et mis tout mon art à vêtir bas résilles et mini jupe, rougir mes lèvres et noircir mes yeux. C’était du plus bel effet. Je pris beaucoup de plaisir et d’excitation à la métamorphose. A présent il fallait que je sorte de chez moi ! Pas chose facile mais c’était là le clou de l’affaire. Quel en eut été l’intérêt si je ne confrontais pas mon image au regard des badauds. La honte était au rendez vous, mais c’était sans doute le moteur le plus performant de ma libido. A peine étais-je sortie que je voulus me camoufler et m’asseyais sur une terrasse de café. J’étais surexcitée et avais bien du mal à le cacher. Osant à peine regarder autour de moi, je croisai quand-même le regard de deux types sur la table voisine. Ils me fixaient avec un sourire ironique et méprisant. Ils me mirent très mal à l’aise. Ils avaient pris déjà le pouvoir sur moi et le savaient. Lorsqu’ils m’invitèrent à leur table, je ne pu décliner l’offre et me retrouvai en face d’eux, rouge de honte. Au lieu de me mettre à l’aise, ils ne m’adressèrent pas la parole. Ils continuèrent leur conversation comme si je n’existais pas. Mais il y en avait toujours un des deux qui m’observait en coin. Je me sentais comme paralysée, la boule à la gorge. Quand ils se levèrent, l’un des deux me fit signe de le suivre. Je m’exécutai. Je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait. Je n’avais plus ni force ni volonté.

Leur appartement était plutôt cossu et spacieux. Ils me posèrent en plein milieu sur un grand tapis et me déshabillèrent sans ménagement. Tout le soin que j’avais apporté à ma toilette fut anéanti en deux secondes. Même mon rouge se mis à couler lorsque l’un des deux me lécha vulgairement la bouche. Je ne ressemblais plus à rien. .....

Je m'arrete là, la suite étant à réservée à un public averti. Pour les curieux qui voudraient connaitre la fin, Je peux vous la transmettre en mp éventuellement.


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@Mimoza Très vite, j’ai pensé qu’il irait se noyer volontairement pour la rejoindre.

Mon seul texte abouti (le début est assez sanglant, mais ça se calme après):

Sociopathe social, Chapitre I : Kyle

Son regard était absent, presque éteint et son visage était totalement dénué de toute expression, de toute émotion. Doucement, à la limite de l’audible, sur un air aussi mélancolique qu’hypnotique, il fredonnait :

Un, deux, trois,

Nous irons aux bois.

Quatre, cinq, six,

T’aura une surprise.

Sept, huit, neuf,

Tu cries comme un bœuf.

Dix, onze, douze,

Je t’enterre près d’une souche.

Le corps qu’il tenait par les chevilles, traînait derrière lui, dessinant sur le sol une traînée cramoisie, tel un tapis rouge que l’on déroule. Les yeux avaient été arrachés et de nombreuses blessures toutes fraîches laissaient s’échapper des flots de sang chaud, tandis que d’autres, plus anciennes et mal cicatrisées, présentaient de large tâches noirâtres, là où la coagulation avait fait son travail. Ses doigts, ensanglantés, étaient dépourvus d’ongles.

L’homme à terre sombrait petit à petit dans l’inconscience, sentant avec soulagement, la vie quitter peu à peu son corps. Un étrange sentiment de légèreté l’envahissait. Le cauchemar serait bientôt fini. Il allait enfin rejoindre un monde où l’horrible monstre ne pourrait plus lui faire le moindre mal. Et c’est dans un dernier soupir salvateur, qu’il perdit définitivement connaissance.


Si vous voulez connaître la suite, l’intégralité du texte est accessible ici : https://mypads.framapad.org/mypads/?/mypads/group/publics-et1xfx7mi/pad/view/nouveau-pad-ye1xgx7wz


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Salut humeur rouge.

merci de m'avoir confié ton texte. Il est peut etre un peu trop long pour le publier sur le forum? Peut etre peux tu t'amuser à en écrire un bcp plus court? Tu écris bien.


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@Mimoza Oui, c’est long. En fait, à la base, je voulais mettre juste le début, puis le lien vers le texte complet, pour ceux que ça intéresse, mais le lien ne fonctionne plus. Si ça remarche, je ferais la modif :)

EDIT: c’est fait :-)


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Un grand merci de continuer à faire vivre ce sujet . Vous êtes lus :)


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Modérateur

Merci à toi d'avoir ouvert ce sujet Roxane :)

J'espère pouvoir t'y lire encore pendant un moment ^^


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Et la tête hantée

Les fantasmes vont viennent

Papillonnent à trois fenêtres

Sur d’essentiels courants d’air


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Aspirée aux quatre vents

Pauvre de toi petite

Du haut de ton pupitre

Tu cries fort apparemment

Tu cherches partout

Vainement quelque chose

Quelque chose d’autre

Que tu vois partout

Et nulle part à la fois.


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Derrière le portillon

Le tourniquet claque. Je franchis l’enceinte de l’usine.

Les arbustes de l’allée murmurent à mon passage. Ils cachent ce jardin aux yeux de la ville.

Je suis accueillie par un panneau lumineux qui m’indique le nombre de jours sans accident.

Un camion de livraison crisse et chuinte en me laissant traverser.

Je pense à toi. Je vais te voir deux fois aujourd’hui en réunion.

Le majestueux sapin palpite à mon passage. Cet hiver, lorsqu’il a neigé, la beauté de ce géant m’a bouleversée.

Hier tu portais ton pull gris. Je préfère quand tu portes le bleu ou le rouge.

La prairie s’offre à ma vue, prélude au hangar de l’usine. Sa verdeur me souffle la bienvenue.

Tu étais soucieux hier, peu disponible. Ton sourire m’a manqué.

Je traverse l’étendue verdoyante dans ma sérénade mentale.

Je visualise ta main gauche, ornée de son alliance, posée sur ta souris.

Le chant des mésanges domine le proche bourdonnement de l’autoroute.

Es-tu déjà là ?

Les arbres lancent chacun leur note intime à mon passage.

La mélodie du parc berce mes tendres pensées.

Je suis arrivée.

Je passe mon badge sur la pointeuse.

C’est la fin du premier mouvement.


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4 remerciements

Intéressant ce topic ! D´autant que j´aime lire ce que font les autres, c´est constructif, je trouve. Mes textes sont pour la plupart un peu trop longs pour être postés ici :-( J´essaierai d´en trouver un court pour le partager prochainement


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4 remerciements

Intéressant ce topic ! D´autant que j´aime lire ce que font les autres, c´est constructif, je trouve. Mes textes sont pour la plupart un peu trop longs pour être postés ici :-( J´essaierai d´en trouver un court pour le partager prochainement


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4 remerciements

Reviens-y

Prenez un partenaire à votre goût. Effeuillez-le puis plongez ensemble sous une douche sensuelle pour réchauffer l’ambiance. Laissez les gouttes rouler le long de vos corps ou bien essuyez délicatement et sans précipitation.

Rejoignez ensemble le lit, véritable plan de travail du désir. Gratifiez-vous de quelques zestes de sourires en coin et abreuvez-vous de regards pétillants. Agrémentez le silence de quelques mots doux. Laissez mijoter.

Augmentez doucement la température au moyen de quelques caresses d’intensité moyenne. Travaillez au corps afin d’anticiper la mise en bouche.

Portez les sens à ébullition.

Contemplez cette peau appelant au pétrissage subtil, humez-la, sillonnez-la de vos doigts habiles. Continuez à pétrir légèrement et écoutez le souffle s’accélérer. Savourez les bouchées gourmandes qui vous seront alors proposées.

Agrémentez vos baisers de jeux sucrés (chocolat, bonbons...).

Baignez vos étreintes d’œillades langoureuses afin d’attiser la flamme. Parsemez vos ébats d’une pincée de piment : ajoutez votre ingrédient secret, garant de votre touche personnelle. Veillez à user d’effet de surprise afin de garantir un maximum de saveur. Prenez votre partenaire dans vos bras. Serrez avec parcimonie pour garder la chaleur tout en préservant la légèreté du mélange de vos corps. Délectez-vous de l’onctuosité des couchages.

Couvrez délicatement et laissez reposer au plus près de vous. Pour les appétits les plus voraces, recommencez l’opération jusqu’à satiété. Enfin, faites revenir... Faites-le revenir...


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Je triche un peu mais ça laisse plus de choix, voici une page (où je n'ai rien mis depuis quelques temps parce que j'écris dans un cahier) https://www.facebook.com/Crazymyst/ Si ça vous tente de me lire.


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4 remerciements

C´est bon de tricher, parfois ;-) allez, je te suis sur ce terrain XD (vous aurez l´illu du texte ci-dessus en prime ^^ )

https://www.facebook.com/Salut-les-Bêta-557711044436976/


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"Tu ne sais même pas écouter quand je ris

Alors pense tu quand je pleure

Tu n'entends vibrer que ton coeur aigri

A trop poursuivre des leurres"

Un début de paroles pour une chanson...


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De rompus circadiens en bombes savonneuses,

Je vois, circonvolant, bientôt bombes tueuses,

La rupture de vie dans l’impasse furieuse,

Qui de vivant ne porte que le nom.

Uniformes azur, prometteurs de secours,

Les stries noires de la mort nous les vole.

Pour cela ce ne sont que cris sourds,

Qui feulent vainement. La nuit jadis frivole.


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5 remerciements

AMOUR INTERDIT

• J'aime un homme, je ne peux le lui dire...

Son corps, angelique inspire reconfort.

Son regard, de faucon royal me confond.

Ses grandes mains, fermes et propres

sont celles qui m'inspirent paix.

J''aime cet homme, mais d'un amour interdit.

Car aussi attirant qu'il est, c'est le prêtre de ma paroisse.

• J'aime cette femme, je ne peux le lui dire...

Celle dont la prestance féminine, confirme l'evidence de sa beauté angelique.

Son regard, majestueux transgresse mes pensées les plus sauvages.

Sa poitrine, dévelopée terrasse tous regards puissants depuis les colines.

J'aime cette femme, mais d'un amour interdit.

Car femme elle est, et femme je suis.

....Drakouline


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Il m'arrive d'oublier les courbes de ton corps,

tant cela fait longtemps que nous ne nous sommes vus...

Je rêve encore parfois du soir ou toute nue,

tu t'es jetée sur moi en quête de réconfort.

D'extases en doux soupirs, j'entends l'apothéose

de mes lèvres sur les tiennes, et ta perle si rose...

De mes nuits écarlates ne me restent que les cris,

les marques sur mon corps et ton ombre la nuit.

Il m'arrive d'oublier les courbes de tes pieds,

que j'ai vu, embrassés, massés et soulagés

plus souvent que le vent tes cheveux à levés...

Pourtant toujours me hantent tes yeux d'un froid d'acier.

Parfois je pense encore aux infinis possibles

que nos vies, leurs chemins, le destin prend pour cibles

quand l'hiver dans mon lit fait de mon coeur une glace

si dure que je maudit de t'y avoir fait place...

Il m'arrive d'oublier que tu n'étais qu'un Homme,

mi-femme, mi-démon, mythomane, misandre,

tu as fait de mon coeur une plaine de cendres

où seul survis le doute, où la douleur m'assome.


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Cauchemar

Un filet de sueur froide dans son dos.

Ses poils se hérissant sur sa peau.

Son cœur, contre ses côtes, tapant tel un marteau.

Sa profonde angoisse obscurcissant son cerveau.

Courir ! Semer l’ombre au couteau !

Brusquement, il se réveilla.

Il était seul, dans la nuit sombre,

En nage, dans ses draps.

Son angoisse se tapit dans l’ombre.

S’il referme les yeux, elle l’attendra.


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Salutations, voici l'un de mes poèmes. Bonne lecture

L’identité

Quelle est mon identité ?

Celle présente sur mes papiers,

Peut-être celle que je me crée.

Ou celle de la source de Narcisse, mon reflet.

Tant de choix, tant de possibilité.

De multiples questions sont posées.

Mais peu de réponse proposée.

Quelle description acceptée ?

Un bout de ma vie est passé;

Morte sont certaines de mes pensées.

Des souvenirs on était stockés

Là quel choisir pour m’illustrer.

Une identité peut-elle évoluer ?

Ou encore peut-elle expirer ?

Je n’ai point d’idées.

La définition de mon identité est brouillée.

Je n’arrête pas d’interroger.

Ma conscience et la société.

Mais comment trouver la vérité

Dans un brouillard épais.


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