Le solfège d'une vie de doute

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Alyssa
03/09/2022 à 18:37 - 03/09/2022 à 18:38

Petite mise a plat de mes pensées, j'avais pas écris depuis mon adolescence... J'ai écris ca en 1h ou 2, Ca me force à structurer le fil de ma pensée, suivre d'une façon plus linéaire

J'ai jamais eu l'âme poétique et la prétention de bien écrire, mais je partage quand même mon cheminement. J'ai toujours trouver que le partage était le salut de l'âme 😅

ACCEPTATION

Arrêter les pendules, faire taire le silence

L’axe temporel se brise sous le poids de ma conscience

Laisses les tourbillonner, virevolter sans patiences

Mais t'inquiète, elles ne se plieront pas aux exigences

Pourtant , j’espère qu’elles sifflotent cet air d’enfer

Cet air sulfureux se refusant à la mer

Le gouffre de l'abîme de cette ère glaciaire

M’enlasse d’une douce saveur amère

Cet affect cartésien se plie sous la densité

d’une houle qui n’a jamais été explorée

Ces abysses, n’espère pas y appareiller

sans rapport post mortem antidaté

J’y serais lasse d’y trouver un noyé messieurs

Ne venez pas déranger mon côté faste ténébreux

Soyez happés par ce fond tissé d’un écran vertueux

Oui, l’obscurité me fascine, me rapproche des adieux

Oh oui, Bienvenu dans ces somptueuses abysses

Se déchirant sous le poids des accumulations qui s’esquissent

Toujours, ce courant lyrique se plisse

J’y ai juste laissé des années, des amis, des orifices

Bordel, le champs se déploie une nouvelle fois

Je suis proche de la coupure du soi

L’orage se lève j’en perds ma foi

Je vous jure, j’actionne a plein emploi

Que les étoiles éteintes se retirent

Mes mégawattheures se déchaînent à en mourir

Promis je ne vais pas vous nuire

Je suis juste polyphasée parmi mes propres satyres

J’ai voulu être brave sous cette lampe

Mais forcée de reconnaitre que ca me broie la hampe

La dérivation de mes astres me crampe

Rah, statique et pourtant je détrempe

La fulgurance de mes propos vous attriste?

Désolée si je déçois, je ne suis pas évangéliste

Ah ça, j’ai l'impression d’être nudiste

Lorsque je griffonne ces quelques mots alarmiste

Mais bordel, quel est ce masque?

J’ai toujours espérer ce monde moins flasque

Que se lève les bourrasques

Que ce souffle devienne fantasque

Vider les océans, arracher les forêts?

Bordel, mais où sont les décrets?

Quand est-ce que vous aussi en subirez les effets?

Rah, je m’enflamme en écrivant ce feuillet

Résignés, on s'immole de l’intérieur

Mais sérieux, ouvrez vos portes a coup de peur

Jamais l’Homme ne pardonnera ses erreurs

Car le monde lui même refuse de subir cette rancœur

Servez vous de cette clé de sol

Pour faire fleurir ces paroles

Laissez les prendre leurs envols

Plutôt que de les carboniser dans l’alcool

Y’a pas a chier, nos brasiers nous lâchent

Va vraiment falloir mettre un bon coup de cravache

Avant que ca ne devienne beaucoup plus trash

Mais bons, faut voir le nombre de tâches

Qu’on a décidé de laisser dans ce monde noyé par nos désirs

Ce monde qui s'électrise par nos délires

Ce monde qui brûle, telle une poupée de cire

Mais voilà, je ne serais jamais Shakespeare

Juste une nana qui un jour …

Nan nan, pas de discours

Je ressors déjà de vieux démons en plein carrefour

Mais je ne vous laisserais pas être mes vautours

Croyez moi, ces vers ne font que nager en surface

D’une pensée aussi effrayante que fugace

Mais n'hésitant pas à prendre tout l’espace

Vous en êtes bien loin de ces angoisses

En suis-je encore capable, de brûler ces spéculations?

Drôle de super pouvoir, d’être douée de calcination

Avec le temps, j’ai dû essuyer ces cendres d’aliénation

Pas le choix, il faut encaisser toute cette médication

Pourtant, elle ne m’accordera pas le pardon

De cette âme tatouée de lésions

Au fond, j’en subis les complications

Allez y, regardez moi de haut avec vos compassions

Ca m’est égal, plus je creuse, plus je m’approche du firmament

Ma croix se lève au milieu des cercueils qui se construisent méticuleusement

Ces coffrets, que j’ai décidé d’emplir temporairement

Du poids de ce labyrinthe me façonnant

Ce n’était qu’un trait plat.

Ma culpabilité est née de cet assassinat

Faudrait que je me pardonne pour mettre fin à ce coma

Je l’ai vu, ce diable qui se déguisa

Le cornu qui éveillera cette corrida

Que ton père t'appelle en pleure

Pendant que autrui en jouissent de bonheur

Que ta mère s’effondre de douleurs

Pendant que les banquiers lui prennent jusqu'à la dernière heure

Que ton frère ne devienne que l’ombre de ce qu’il pouvait être

Pendant que la Cocaïne laissait ses plaies ouvertes

Que ton cœur ne laisse rien transparaître

Pendant que tu te fais violer, sans pourtant qu’on te pénètre

Mes murs porteurs s’effritent au gré des saisons

Faut pas rêver, rien changera après 30 ans de prisons

Tu parles, c’est plus qu’une sacré expédition

Ce sentier n’a jamais été forgé par la bonté, mais bon

Lilith est venue, me consoler par son étreinte

Ah, si seulement ces mots n’était qu’une feinte

Je m’en serais bien passée de tomber enceinte

De cet être satanique imitant la Sainte

D’enfanter cet avenir machiavélique

Je suis damnée par mes péchés héroïques

A écouter mes propres suppliques

De ce rêve que j’aurais voulu angélique

Mes iris se dilatait déjà sous ce masque répugnant

D’un être que je voulais oppressant

Il me fallait subir par cet engagement

Pour pouvoir rendre mon propre testament

Après tout je ne voulais que de ce rêve sans bienveillance

Un rêve meurtri par la clémence

Un rêve battu par l’innocence

Un rêve suicidaire par son absence

Un rêve qui éleva ma conscience

Fait chier, mais d'où me viennent ces privilèges?

Mes chaînes ne sont plus des pièges

Elles deviennent l'incarnation de mes avancées, de mon solfège

Mais bon je sais que je me contredis, lorsque mes textes me désagrègent

Mais comme ils disent “tout a un sens”

L’important, c’est de ne plus être en convalescence

J’ai enfin accepter cette dégénérescence

L'hôte de mon âme n’en a pas encore conscience

La promesse se déploie, celle de la quintessence

Celle de cet abandon de vengeance

Enfin, le dialogue renoué avec le silence

J’accepte la temporalité de mon essence

Les portes closes, j’avance avec intransigeance

Promis, je vous laisserais mes ordonnances

Si cela peut vous permettre de faire ressortir vos évidences

Même si j'avoue que mon inconscient est le miroir de l'ignorance

Mes rayures sont ressuscitée.

La bête ne demande qu'a émerger.

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Bridget52
04/09/2022 à 09:22

Bonjour,

un émouvant moment de partage que j'ai lu et relu, mettre par ecrit permet de mémoriser ailleurs que dans sa tête et fait beaucoup de bien.

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Alyssa
04/09/2022 à 09:42

Merci c'est touchant 🙂

Ca me permet de symboliser cette page qui se tourne, mon esprit qui s'élève finalement par dessus ce monde qu'on m'a donné de côtoyer 😅

Comprendre que l'âme est l'exutoire de notre monde vivant, et que ce monde n'est pas la finalité qu'on pourrait penser 😅

Bref, mes yeux de poissons pourris sont de sortis, mais si mon chemin peut toucher et faire réfléchir ceux qui le cherche, alors ca vaut le coup 🙏

avatar contributeur de Bridget52
Bridget52
04/09/2022 à 11:55

Moi aussi, à une autre époque, j'ai beaucoup écrit, des lignes et des lignes restées secrètes, internet n'existait pas tout comme moi, l'important est de suivre son chemin, faire fi de ces personnes brutales et égoïstes qui croient en leur seule vérité.

Est-il encore temps de cacher ce texte écrit en 1983 ?

il faut parfois oser :

MASCULIN, FÉMININ.

T'étais pas très masculin,

Mon pote,

L'adolescence venue,

Des questions, on s'en posait,

On pensait que tu serais "pédé",

Mon pote,

On t'regardait en souriant,

On faisait semblant

De n'pas se douter.

Ouais, t'étais pas très masculin,

L'adolescence venue,

A l'époque.

Puis le temps a passé,

Un soir, tu nous est revenu,

Tel une femme vêtu.

Puis le temps a passé,

On t'reconnaissait à peine,

Tu es venu à notre table,

Et ton sourire en pleurait.

Tu t'attendais à des railleries,

J'n'ai jamais vu sourire semblable

Tu comptais sur notre ironie,

Tu nous faisais plutôt de la peine.

T'étais pas très féminin,

Mon pote.

Ta façon de te maquiller

Faisait ressortir ta virilité.

Ta façon de t'habiller

Faisait mentir ta féminité.

T'étais pas très féminin,

Mon pote,

Ouais, t'étais pas très féminin,

A l'époque.

Pendant quelques années,

Nous nous sommes perdus de vue,

J'avais presque oublié,

Quand un jour, dans la rue,

C'est toi qui m'as retrouvé,

Et ton sourire en riait

De me voir ne pas te reconnaître,

Et tu faisais plaisir à voir,

Avec ta féminité réussie,

Ta poitrine, tes jambes de star,

Ce jour là, j'avais envie

De te dire, t'es plus très masculin,

Mon pote,

T'étais même trop féminin,

A l'époque.

Puis nous avons parlé de toi,

A la terrasse d'un café.

Tu m'as raconté c'que t'avais fait,

Faut dire que tu avais la foi,

Vraiment, je n'aurai jamais cru

Que çà te tenait à ce point.

Vraiment, je n'aurais jamais cru

Que tu puisses aller si loin.

Te voir si heureuse, si belle,

Me donnait envie de te faire la cour,

Te voir si joyeuse, si réelle,

Me donnait envie de te faire l'amour,

Nous avons dû nous séparer,

Mais entre nous, restera un secret,

Maintenant, je ne t'appellerai

Plus que Mademoiselle,

Bien que çà me fasse tout drôle,

De devoir te parler au féminin,

Bien que çà me fasse tout drôle,

Je te dirai, t'es vraiment belle

Ma pote.

avatar contributeur de Alyssa
Alyssa
06/09/2022 à 13:00

Désolée de ne pas avoir pu répondre plus tôt 🙏

Très belle et dure dualité des paraitres en tout cas, on ressent bien l'évolution au fil des mots qui coulent ^^'

Mais aussi ton quasi détachement envers ton être a l'époque...

Très beau dans son évolution 🙂

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Bridget52
06/09/2022 à 16:27

Quelques mots qui suffisent à éclairer ma journée, merci pour ton message ! :-)

J'ose abuser et ajouter ce texte de 1997

Peintre

Je voudrais tant être peintre,

Mettre sur une toile, des couleurs,

Je voudrais tant être peintre,

Mettre sur une toile, ma douleur.

Bien sûr, je me sens d'autres talents,

Mais, ils ne me sont pas importants,

Je les ai en moi depuis si longtemps,

Peindre est un travail si lent.

Je voudrais savoir mélanger les couleurs,

Le faire avec astuce, avec bonheur,

Que mes coups de pinceaux, soient traits de génie,

Que mes coups de pinceaux, traduisent ma folie.

Je voudrais sur une toile blanche,

Et d'un pinceau sorti de la manche

Devenir comme tel(le), magicien(ne) de ma vie,

Imaginer, dessiner, peindre un bistouri

Qui, sur une page de ma vie, sans trembler,

Sculpte alors mon corps pour me ressembler.

Je n'ai de cesse de rêver, de toujours croire,

Qu'ailleurs que dans ma tête, ce soir,

Ce tableau existe vraiment, ce n'est plus secret.

Je vois maintenant mon corps enfin se former,

Les semaines me sont longues, telles des années,

Pourtant le temps me fait envie de tout donner,

Pour qu'il passe plus vite et oublie mon passé,

J'ai hâte qu'il ait fini, fort de son succès.

Je voudrais sur cette toile blanche, être,

Que ma vie ne soit plus faite que de peut-être,

Que ce bistouri, dans les mains d'un chirurgien,

Transforme tout mon corps, soit magicien.

Qu'il n'hésite, se pose d'inutiles questions,

Son savoir est maintenant ma seule solution,

Je sais d'avance que je serai si bien,

Même si c'est un corps en exil lointain,

Ce sera la plus belle de toutes les peintures,

Ce bistouri me fera, sans cruelles coutures,

Un corps tant espéré, dû depuis ma naissance,

Je pourrai vivre sans exposer d'indécence

Merci d'avoir lu ce texte...

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Chris77
06/09/2022 à 18:28

Mais de rien 😅 il est vraiment touchant, comme les autres textes précédents d'ailleurs.

avatar contributeur de Alyssa
Alyssa
07/09/2022 à 00:25 - 07/09/2022 à 00:27

Puis-ce qu'on en est rendu a poster nos textes ... 😅

Celui ci date de mes 15 ans et je l'ai retrouvé y'a 5minutes, s'cusez pour les côtés un peu révolutionnaire et dur en mot par avance...


J'ai pris ces larmes comme si elles tranchaient la vie

Ces artefacts qui ouvrent les portes du paradis à mes vis à vis

Ce symbole minuscule de l'immensité de rêves inassouvis

Plus je survie, plus je veux rompre mon préavis

Envers mon devoir immuable d'asservie

Je n'aurais pas la prétention d'porter mon crucifix

Juste envie de réduire à néant ma pathologie

Qui sait, un jour quelqu'un trouvera la solution pour stopper l'hémorragie

La mutilation? Détrompez vous, j'en fais pas l'apologie

La mienne n'est pas physique, mais tout autant réfléchie

Je ne suis que reflet d'un monde sous ecstasy

Un monde qui abrita autrefois les nazis

Un monde qui veut se passer de diplomatie

Un monde où on nous force à vivre en autarcie

Un monde qui me provoque insomnie

Un monde qui détruisit mes rêves d'accalmie

Nuit après nuit, j'entend cette Putain de minuterie

Celle qui me rappelle que le temps s'écoule à travers mes songeries

Celle qui se synchronise avec les pulsations de ce coeur aigri

Je suis nostalgique de ces journées de souleries

Après tout ma tête en devient une allégorie

Je ne demandais qu'à oublier ce qui provoque fâcherie

Fatigué que cette tête se plie tel un origami

La ou ce coeur continue de jouer à sa comédie

Donnez moi ce whisky, pour éteindre l'incendie

Créé par celui qui a pris 7 ans de ma vie

Ces flammes pourpres qui débuteront un jeudi

Qui ont bruler avec elle toutes mes envies d'utopie

Que l'Homme arrête avec sa perfidie

Il ne finira guère mieux que n'importe quel Impie

Pourquoi je parle un langage que je simplifie

Alors que les autres le lisent tout de même en sanskrit?

Ou suis-je atteinte d'hypocondrie?

Quoi qu'il en soit, je ne suis qu'un sous produit

De ce monde de lâche sans empathie

Rah, qu'est ce que j'aurais aimé avoir cette hostie

Être assez crédule pour croire que Dieu me laissera une place au sein de sa monarchie

Mais bon, je suis pas capable d'être aussi irréfléchie

A moi les portes de l'enfer, et non celle du paradis

J'ai déjà accepté ce destin que le passé à bien alourdi

Au sein de ma propre terre, je suis une OVNI

Douée de folie, de haine et de fils-de-puterie

Je sens arriver l'arythmie

Ces lames qui pénétrèrent mon esprit malgré mon déni

Tranches mon âme appauvrie

Pour en dégager ce délicieux coulis

Pendant que le monde continuera à manger ses sucreries

Dans un délire infantile qu'on glorifie

Ou se battront toujours colombes et artillerie

Après tout, c'est le monde qu'on a choisit

Mais c'est aussi celui que je renis

Après tout rien de plus dangereux qu'une utopie

A part l'esprit de faibles qui ont la prétention d'être des génies

Je me meurs, car ce monde est mort bien avant ma vie

Je ne peux être sain d'esprit

Dans cette société pourrie

Mais allez y, je vous en prie, contribuez à cette boucherie

Pour vous, j’invoquerais le pardon la nuit

Mais ça ne nous empêchera pas d’être en conflit.

avatar contributeur de Bridget52
Bridget52
07/09/2022 à 08:06

C'est super, cet echange à coup de vers, :-), une jolie façon de partager des instants ressentis très personnels.

avatar contributeur de Alyssa
Alyssa
07/09/2022 à 09:57

Contente que ca te plaise, faire couler ces mots sur papier est ce qui me permet de canaliser mon esprit en constante déconstruction des moindres détails 😅

Une façon de rêver en plein éveil 🙂



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