betolerant est fier de sa communauté bisexuelle. Notre plateforme en ligne est un véritable site de rencontre bisexuel pour célibataires bis (hommes ou femmes).
"pouvoir faire l'amour" ? ou "aimer" ? c'est là que la nuance est de taille !
Bien des "bi" des ites de rencontre sexuels ne cherchent, comme je le disais plus haut: que leur propre plaisir, avec...; qui ou quoi que ce soit...
Par contre: qu'un bi aime un homme, ou une femme, ou bien à cause des hazards de la vie, tombe amoureux d'un homme d'abord, puis d'une femme... là: il s'agit d'une vraie orientation tout à fait respectable.
Citation de Némésis Inu #514198
Voilà, et c'était exactement ce que j'exposais dans mon tout premier post de ce forum... Certes en ne mettant pas toutes les nuances que j'aurais du y mettre..; mais c'est exactement cela.
Et tout comme toi je ne "juge" aucunement "les plaisirs de la chair" ! mais quand c'est prendre l'autre comme un "objet de satisfaction de SON désir", là, non, je ne suis plus du tout d'accord (même si l'on pourrait me rétorquer que dans une relation sexuelle quelle qu'elle soit, l'autre est toujours quelque part "objet de satisfaction de notre désir".. mais bon c'est autre chose)
Or: malheureusement, et je dis bien malheureusement: sur la plupart des "sites de rencontres" on fait de la bisexualité, et bien: exactement ce que tu décris (et à ajouter, mais cela est plus "normal", la "bisexualité" des plus jeunes encore en recherche de leur propre identité, aussi bien sexuelle qu'affective.. puisque "on se cherche" de plus en plus tardivement en âge, pour des raisons multiples et nombreuses).
OR: il est évident pour pour moi, et dans sa défintion précise, la bisensualité (et je n'utilise pas le mot de "sexualité" volontairement), est TOUT AUTRE CHOSE: et est une orientation que je respecte tout à fait !
MAIS: quand ce mot devient un mot "fourre tout" qui n'a en fait plus aucun sens, à part celui de "consommer", comme je le disais rapidement "un peu tout et n'importe quoi", et C'EST ce que ce mot est DEVENU! Evidemment là.. je m'insurge.
Et, dans le meilleur des cas, comme tu le dis fort bien (et je dis bien le meilleur des cas), ce mot n'est qu'une simple "ouverture" bien machiste vers un "plan à trois", ce qui pour moi est totalement acceptable ! évidemment, et fait partie du plaisir de la chose sexuelle !
MAIS: il ne s'agit plus alors de "bisensualité", mais d'une simple "bisexualité", qui relève alors d'une pratique sexuelle (contre laquelle encore une fois je n'ai rien à redire) MAIS certainement PLUS d'une orientation.
Et c'est CELA le souci.. tout comme, sur un autre sujet: les hommes qui viennent vers moi, pour "essayer ce que cela fait avec un homme", alors qu'ils ont une orientation bien claire d'hétéro.... Et évidemment pour moi, c'est NON de suite... (ou bien alors ils me payent.. et fort cher 😇 ) CAR NON: je ne suis PAS un "objet à essayer"... désolé.
Discussion forte intéressante! Les liens entre Biphobie et Exclusivité semblent assez clairs.
Mais... De quelle exclusivité on parle..?
Pour moi un couple tiens plus sa nature par son exclusivité amoureuse que par son exclusivité sexuelle. Amour qui est censé permettre de faire assez confiance pour partager son moi profond et ses désirs, y compris les désirs sexuels incluant éventuellement d'autres personnes/sexes.
Ce genre de confiance est certes belle mais peut aussi créer de l'inconfort dans la psyché du "grand public"..
Hors rien de pire que l'inconfort dans une société de conforts.
Pour la majorité (hétéro surtout), c'est plus confortable d'être en relation exclusive amoureuse et sexuelle en restant à une (courte) distance psychique de l'autre et en se persuadant que sa moitié n'ira pas voir ailleurs ("car l'amour le vrai peut tout tu vois")... Et qu'on à soit même assez de "force d'amour" pour résister aux tentations car sinon "mais oh lala je vais mourir seul(e).."? Ou bien c'est plus confortable et "patriarcal" d'assumer le fait d'être soi même infidèle car psychologiquement "plus facile à gérer", on ne fait pas souffrir l'autre, l'ignorance c'est le bonheur,... bref tout ça quoi.
En vrai au fond tout le monde à plus ou moins bien conscience de ses propres envies et faiblesses, mais le plus souvent il est de "bon ton" de faire comme si elles n'étaient pas là. Hors ce genre de dénis individuel (à but social?), cette hypocrisie de fond, elle marche mieux quand un maximum de monde y participe je crois. Question de confort psychologique collectif, ou de besoins de se bercer d'illusions en groupe, ou besoin de règles (de groupe) à transgresser.. aller savoir..
Peut être que si les Bi font peur, c'est à cause d'un panels plus large de potentiels partenaires oui, mais peut être aussi à cause d'une problématique de confiance et/ou de notion d'exclusivité qui diffèrent de la norme, ou du moins qui semble différer dans l'imaginaire collectif, dans les psychologies de groupes, même si ce n'est pas le cas.
Je n'irais pas jusqu'à dire qu'un hétéro beauf de base est jaloux d'un couple Bisex (ou dont l'un des membres est Bisex) car il s'imagine (à tords ou à raison) que ce couple s'amuse sexuellement sans contraintes avec plus d'un ou une partenaire(s) ou qu'il est jaloux du niveau de confiance et de la "force d'amour" de ce couple qui se dit non seulement Bi, mais exclusif en plus!
Au delà d'un dénigrement via jalousie éventuelle donc, ou de "peur de la liberté" car en un sens l'imaginaire voulant que les Bi soient plus "open" donc théoriquement plus libres (alors que l'humain de base aime bien avoir des chaines selon certains).
Au delà de ça donc je pense parfois que les Bi dérangent car ils sont plus sensibles aux fausses perceptions et plus difficiles à cerner, puisque différents entre eux au sein d'une même étiquette (ce qui est flou à vite fait de se faire comparer à un animal bien connu..) Et sans rire peut être que c'est parce qu'ils sont juste la preuve des complexités de la sexualité humaine, et que dans un monde qui aime essentialiser les choses, toujours plus simplifier pour que ce soit toujours plus facile à comprendre, psychologiquement parlant les bisexuels semblent nager à contre courant.
A noter que je dis tout ça de mon statut d'hétéroflexible, statut méconnus donc résumé à Bi (par les hétéros comme certains Bi) même lorsque j'explique que je suis hétéro-romantique, majoritairement hétérosexuel et parfois bisexuel. Ca ne me gène pas d'être "résumé" et classé Bi mais je sais aussi que ça peut déranger certains.
Car, pour jeter un petit pavé, vous n'imaginez pas le nombre de mecs avec qui j'ai parlé sur un site et qui se disent hétéro alors qu'ils aiment les ambiances de groupes, avec caresses manuelles voir buccales entre gars. Sans parler des curieux de ces pratiques.
Je crois que çà a été écrit plus haut mais c'est peut-être utile de le rappeler:
Une pratique sexuelle ne définit pas une orientation.
Alors oui, vite fait, sur les sites de "rencontres", vu que c'est pour des "rencontres" la bisexualité se définit comme la possibilité pour des hétéros de pimenter leur couple, des hétéros mâles de pimenter leur sexualité et (plus rarement) des homos mâles d'avoir un plan q. Bon.
Mais bien sûr qu'une personne, c'est à dire un SUJET psycho-social n'est pas qu'un OBJET de fantasme. On passe dans la vie, relativement peu de temps à nos relations sexuelles.
Une personne, et forcément un couple qui a priori est constitué de personnes, c'est une somme dynamique d'intérêts, de valeurs, d'espoirs, d'échec, de réussites etc.
Quand il s'agit de sexualité les enjeux peuvent être très divers, quand la sexualité vient sceller des intérêts, de valeurs, d'espoirs, d'échec, de réussites etc.
La valeur exclusivité peut-être prédominante, parce qu'elle "garantit" un projet et dans ce sens la confiance est ultra importante comme dans n'importe quelle entreprise humaine.
Quand la sexualité est plutôt "récréative" ou "expérimentale" quel que soit le genre ou l'âge il s'agit d'autre chose, mais comme ce sont les même gestes, les mêmes mots et des sensations semblables, il faut parfois louvoyer entre les valeurs. Discriminer, découpler la sexualité de l'amour ( au sens de projet plutôt que d'émotion) est parfois très subtil.
La confusion est très fréquente, de sorte qu'en fonction de ce qu'on considère la bisexualité essuie pas mal de préjugés parce qu'en effet, même si ce n'est ni un caprice ni une maladie, elle vient rebattre les cartes.
Or la bisexualité, a priori concerne des gens normaux, peu nombreux, moins nombreux, mais ordinaires. Les bisexuel·les ont comme les autres des attaches et des "curiosités", des serments et des "appétits". Pourquoi pas?
Sur les sites de "rencontres" les mâles alpha, bêta et gamma sont pléthore, mais c'est bien entendu une tenue sportive, dans la "vraie vie" la plupart des "dominants" disent bonjour à leur voisin et tiennent la porte à la vieille dame.
Les fantasmes ont une grande part dans la vie sexuelle et à ce titre les bisexuels (aussi) sont des "objets" de fantasme.
Á qui viendrait à l'idée que les femmes (par exemple) sont véritablement ce qu'on dit d'elles dans tel ou tel contexte? Á tous les coups la "vérité" est plus complexe.
Á qui viendrait à l'idée que les bisexuel·les soient ceci ou cela? Il ne peut s'agir que de réduction et dans ce cas-ci c'est nous la "preuve" que c'est plus complexe, plus riche que ça.
Alors peut-être faut-il calmement et fermement, être tranquille avec ce que nous sommes.
Il y a une expression qui dit "prendre ses désirs pour des réalités" et qui incline, disons, à se méfier de celles et ceux qui réduisent ou qui extrapolent trop.
Laissons celles et ceux qui prennent les vessies pour des lanternes s'éclairer comme ils veulent.
Voilà deux posts (Ferreto et Bonsoir69) qui sont pasionnants à lire.... Réellement. Car ils sont tout à fait justes.
Un point cependant:
Pour moi un couple tiens plus sa nature par son exclusivité amoureuse que par son exclusivité sexuelle.
Cela est bien ton point de vue et la manière dont tu es "construit". D'autres sont "construit" de telle manière qu'ils ne peuvent concevoir l'un sans l'autre...; et c'est ainsi.. la diversité.
https://www.facebook.com/share/v/15zwsmpTJd/?mibextid=wwXIfr
Bon bah… on est pas sauvés😤
Citation de Némésis Inu #531005
On peut noter que ca dérange plus les filles que les gars 😆
Bah j'ai vu la vidéo, malheureusement rien d'étonnant ... mais après ça m'a mis une vidéo sur le pénis de l'ornithorynque qui lui a 4 embouts au bout et n'en utilise que 2 à chaque fois. Après rien est dit sur sa bisexualité ou non. 😂
Même si je ne suis (a priori) pas concerné, j'ai lu votre discussion et je me suis demandé s'il existait des données qui confirmaient la vidéos et je suis tombé là-dessus :
https://www.dilcrah.gouv.fr/ressources/rapport-denquete-biphobie-panphobie-2022
p. 48
"En prenant une approche genrée, le taux de victimes d’agressions verbales chez les hommes s’élève à 56%, alors qu’il est respectivement de 73% et de 75% chez les femmes et les personnes "autres" ; soit une différence de 17 et 19 points. Cependant, si on fait la moyenne des témoignant·e·s ayant répondu "souvent", on obtient un nombre d’une personne sur dix, tous genres confondus."
p. 51
"La discrimination est plus forte lorsqu’il s’agit de l’imaginaire de la vie sexuelle des personnes bi/pan ou ayant des pratiques bi/pan. Nous avons interrogé les témoignant·e·s pour savoir si un·e/des partenaire/s sexuel·le/s et/ou amoureux·ses avai/en/t déjà supposé qu’iels étaient plus ouvert·e·s à certaines pratiques sexuelles (BDSM, pratiques en groupe, autre…) en raison de leur orientation. Sur l’ensemble des personnes concernées, 56% ont été confrontées à ces suppositions sur leur vie sexuelle. Les femmes sont les premières concernées, avec 58% de "oui", suivi des personnes
"autres", avec 54% et les hommes 53%."
p. 52
"Au cours des deux dernières années, une personne sur dix du panel a été physiquement agressée au moins une fois en raison de son orientation. Les personnes "autres" sont tout particulièrement touchées, car 12% ont subi cette épreuve. Pour les hommes, cela concerne 11% des répondants et 9% des femmes."
p. 54
"Si l’on considère l’éventail étendu des répondant·e·s, toutes tranches d’âge confondues, c’est 1 336 personnes
(37%) qui ont déjà été victimes d’agression·s sexuelle·s ou de viol·s - soit un peu plus d’une personne sur trois.
18 % des hommes, toutes tranches d’âge confondues, ont subi des agressions sexuelles ou des viols ; ils sont 20% entre 18 et 24 ans, 24% entre 25 et 34 ans, et 15% entre 35 et 50 ans, à avoir fait l’expérience de ce type d’agressions.
Ces chiffres sont plus que doublés lorsque l’on considère les femmes : au total, 43% d’entre elles indiquent avoir été victime de violences d’ordre sexuel. Si elles sont 41% à avoir entre 18 et 24 ans, elles sont plus d’une sur deux lorsque l’on s’intéresse aux 25-34 ans et aux 35-50 ans (52% et 53%).
Pour les personnes "autres", les chiffres sont similaires à ceux des femmes : en moyenne, 46% d’entre elles ont été victimes d’agressions sexuelles ou de viols. Chez les 18-24 ans, cela représente 44% des répondant·e·s, et, malheureusement, 66% des 25-34 ans et 63% des 35-50 ans. Quant aux plus de cinquante ans, quatre des cinq personnes ayant accepté de répondre ont effectivement traversé ce type d’épreuve."
Petite reflexion du soir, je n'entrerai pas dans un débat.
Le titre m'interpelle " Biphobie, ou l'intolérance/rejet des bisexuels ".
Quand je vois un sujet dont je n'ai pas ressenti l'expérience, j'essaie de transposer à ma situation.
Homophobie, je comprends ce qu'on entend par là. Quand PD devient une insulte, oui je comprends l'homophobie.
Transphobie, j'arrive à transposer le dégoût d'une personne transphobe et à le comparer au dégoût d'une personne homophobe.
Biphobie me laisse plus perplexe. Est ce que ça génère un dégoût ou un sentiment de supériorité ? Si dégoût, il me semble que ca viendrait plutôt des hétéros qui n'acceptent pas le sexe entre deux personnes de même sexe. Du coup ça rejoint l'homophobie.
Peut être un sentiment de supériorité des homos qui se disent qu'ils sont eux allés au bout de la démarche d'acceptation de leur orientation ? Mais là est ce une phobie discriminante ou une incompréhension ?
Les exemples de discrimination vers les bi que j'ai pu lire me font plus penser à ne préférence personnelle qu'à une phobie, du genre j'ai envie d'une femme bi qui serait ouverte aux 4 vents ou je n'ai pas envie d'1 bi qui changera de partenaire sexuel comme de chemise. Ou est la discrimination haineuse ? Est ce différent d'avoir une préférence pour les femmes à grosse vitrine et les hommes à grosse frite ?
Ceci étant dit, je suis conscient des obstacles que peuvent rencontrer des bi. C'est juste le terme biphobie qui me titille. Je me dis qu'à tout traiter en phobie et racisme, on s'éloigne de la vision que j'en ai : la haine de l'autre pour ce qu'il est. La biphobie est elle une haine ?
Voilà, pas plus de mon côté.
Citation de Kilik #531073
Alors perso quand on te catégorise comme une p*te , une chaudasse. Une infidèle parce que tu es attiré par les 2 genre / sexe (parce que forcement il te faut un homme ET une femme en même temps …) comment te dire ?
Ou que t’es une homo ou hetero refoulées, que tu es pas normal parce que forcement tu dois faire un choix, quand on t’assimile forcement a avoir des multiples partenaires… comment te dire ?😅
Le dégoût et rejet qu’inspire la bisexualité est aussi présent que son fantasme exacerbé et dis toi que ces charmantes remarque on les entend aussi bien chez les gays/ lesbiennes que chez kes hetero.
Citation de Kilik #Biphobie me laisse plus perplexe. Est ce que ça génère un dégoût ou un sentiment de supériorité ? Si dégoût, il me semble que ca viendrait plutôt des hétéros qui n'acceptent pas le sexe entre deux personnes de même sexe. Du coup ça rejoint l'homophobie.
J'ai toujours voulu réagir sur ce sujet, merci Némésis Inu de l'avoir remonté :) je reviendrai plus tard pour le sujet principal.
Juste une réaction rapide sur ce passage. Pour en avoir côtoyé beaucoup je pense que les personnes qui ont le plus un "dégoût" des bisexuelles c'est les lesbiennes. Et en privé (donc quand elles sont entre elles) elles ne s'en cachent pas et au contraire revendiquent leur haine, car oui c'est bien de ça dont il s'agit (pour des raisons que j'ai déjà évoqué dans un autre sujet où on se demandait pourquoi les lesbiennes rejettent les bisexuelles alors que c'est des personnes avec qui elles pourraient être potentiellement en couple).
Il n'y a aucune différence en mon sens entre biphobie, homophobie, transphobie.
Citation de Ran Mouri #531090
Je me souviens de ton post, tu l'avais bien expliqué mais il était du côté entre femme.
@nemesis a tout dit et il y a l'image qui est véhiculé par le porno d'où le fait que les hommes sont treeeesss ouvert à la bisexualité féminine en pensant à leurs propres fantasmes.
Je crois que comme tout mot finissant par phobie, c'est plus lié à la méconnaissance, avec cette tendance à faire des généralités.
C'est pour ça que je ne crois pas à la " communauté LGBTQI" , ce ne sont que des clans avec leurs propres codes avec autant de phobie que la population en générale.
Citation de Ran Mouri #531090
❤️
Citation de Phoenix73 #531091 C'est pour ça que je ne crois pas à la " communauté LGBTQI" , ce ne sont que des clans avec leurs propres codes avec autant de phobie que la population en générale.
C’est une des raisons pour laquelle j’ai tjrs eu du mal à m’y intégrer on me faisait bien ressentir que en tant que femme bisexuelle limite se posait la question de pourquoi j’étais là!
Je suis entièrement d’accord avec toi :
À l’intérieur de cette immense communauté, chacun prêche pour sa propre paroisse, et n’hésite pas à écraser les autres, si ça peut faire avancer Leur projet
Citation de Ancien membre #Les homos qui représentent une minorité sexuelle qui appellent souvent à la tolérence, expriment pour certains d'entre eux, une intolérence incroyable/mépris vis à vis les personnes bisexuelles
Malheureusement être d'une minorité n'empêche pas de discriminer les autres. Sinon on serait des saints du simple fait de faire partie d'une minorité.
Citation de Ancien membre #Pourquoi on arrive pas à accepter aussi qu'il y a des personnes qui ont les deux attirances ? Ce n'est pas parce qu'ils sont une minorité dans la minorité qu'il faut les diaboliser et les écraser!
C'est une bonne question. Toute phobie pour moi vient de l'ignorance de l'autre, la peur et la méconnaissance du sujet. Ce qui contribue à diaboliser la bisexualité, c'est l'incompréhension de cette orientation sexuelle.
Á propos de la bi-phobie, équitablement répandue entre les hétéros et les homos ; on s’est tout de même habitués, avec les réseaux sociaux et les inondations dont internet est capable, à toutes sortes de bizarreries, qui sans aucun doute existaient avant mais n’étaient pas si exposées, si disponibles.
Aux rang de ces "bizarreries" vis à vis de la doxa (hétérosexualité exclusive etc) la bisexualité, dont sans argument chiffré je l’avoue, j’ai l’impression qu’elle n’a guère "progressé" en population générale. Pourtant, "objectivement" elle est beaucoup plus exposée, publiée et donc débattue.
Si ça se vend, ce qui est rare est précieux, mais si ça ne se vend pas ( ou pas si bien) ce qui est étrange est dangereux. L’aiguille va de la "maladie" biologique, sociale, morale à l’affirmation qu’au fond on serait toutes et tous bisexuel·le·s. Par voie de conséquence cet ambitus n’est d’aucune utilité.
Cette aporie serait surement liée à ce que la pénétration serait l’alpha et l’omega en matière d’instinct => reproduction => récompense par le plaisir => structures sociales et morales établies à partir de ce constat empirique => vérité suprême et/ou divine.
J’ai eu l’occasion, avec des gens dont je considère qu’ils ne sont ni cons ni obtus et a priori bienveillants à mon égard, de constater qu’en échange d’une "déconstruction" que je trouverais féconde ou utile mais qui demande en réalité un travail titanesque; je n’ai rien à proposer de très vraisemblable, de très enthousiasmant.
Je m’explique: je travaille dans un milieu (a priori) ouvert culturellement mais au détour d’une conversation à propos du "succès" d’un acteur je reconnaissais son "charme", sa capacité de séduction. En boutade il a été insinué que je serais gay, ce qui n’est pas réel mais je comprends ce qui était inclus dans la boutade.
Pour l'expérience sociale j’ai affirmé, même si c’était sans intérêt particulier a priori, que j’étais pan sexuel. Le groupe qui discutait était seulement constitué d’hommes ( sis genre). La réaction à cette affirmation était révélatrice, je suppose que mon type de sexualité subodoré en est la cause; la conversation est devenue "sérieuse" et basée sur le fait que si je suis pan sexuel j’étais susceptible d’éprouver du désir pour ces messieurs, l’un ou l’autre ou peut-être même tous. Or il se trouve que je n’éprouve pas systématiquement du désir pour les personnes d’un sexe ou de l’autre, ou même d’un troisième ou n-iéme sexe mais , instantanément, du moment qu’on affirme qu’on peut avoir des relations sexuelles avec tout le monde, le distinguo disparaît à propos du fait que je n’ai pas automatiquement envie d’avoir des relations avec n’importe qui.
Tout se passe comme si ces gars-là faisaient face à l’idée que j’aurais pu les désirer, mais à quel titre exactement? C’est un peu comme si les hommes, dont je suis, étaient fatalement des désirants universels. Comme si le formatage et ses "démonstrations " sociales étaient que les détenteurs de pénis devaient être des porteurs de Phallus. Toujours partagés entre leur "devoir " de désirer toujours et leur perpétuelle "angoisse" de ne pas faillir à l’érection. Voir d’être "l’objet" du désir de quelqu’un d’autre, ce qui semble perçu comme une réification ambivalente, anxiogène.
Autre situation: ma compagne, qui n’est pas bornée (et plutôt une personne extraordinaire d’ouverture) et qui est hétérosexuelle exclusive pour elle -même, sis genre etc. Elle constate une baisse de libido de ma part, elle s’ouvre à moi cherchant à savoir si -à tout hasard- c’est lié à ma bisexualité.
Or ma sexualité, j’imagine que d’autres que moi pourraient en témoigner pour eux-même, est un flux dynamique, variable, en fonction de mon travail, de mon stress, de la saison (surtout l’automne et le printemps), de la fatigue etc. A priori la sexualité que nous partageons, ma compagne et moi est en grande partie construite sur des sentiments, eux mêmes alimentés par toutes sortes de choses, qui vont d’une entente naturelle à des projets, des valeurs, des souvenirs etc. Notre sexualité est en grande partie éclairée par ces émotions. Mais je remarque qu’elle ne s’est pas ouverte à moi d’un doute sur les sentiments que je lui porte mais sur une sexualité dont elle sait (elle croit) qu’elle n’est pas "complète" dans le cadre de notre couple.
Pourtant ce n’est pas le fait que je sois bisexuel et en couple avec elle qui régule mon appétence sexuelle, mais d’autres aspects de mon existence à ce moment-là. Et en creux ce qui se dessine est cette même "légende" du désir permanent.
Je retire de ces deux exemples, qui ne sont bien sûr par généralisables, que la "déconstruction" que j’appelle de mes vœux est une tâche dont la résolution est très lointaine, parce que: qu’est-ce que j’ai à proposer moi pansexuel? Une fois qu’on aurait toutes et tous "déconstruit" les absurdités du genre et de la domination, une fois qu’une saine égalité tranquille, qu’une simple libération des obstacles à une collaboration universelle entre les genres, entre les gens; qu’on soit tous et toutes comme je désirerais être moi-même?
Mon idéal serait qu’on soit tous et toutes, libres et tranquilles, mais je sais qu’on a toutes et tous aussi du plaisir (fût-il mesquin) à décortiquer les travers des une·s et des autres.
Face au rouleau compresseur de toujours plus de niches et de divisions propices à l’achat (même psychique, même symbolique) que représente mon envie de "déconstruction"?
Vous qu'en pensez-vous?
Je vous souhaite le meilleur.
Citation de Bonsoir69 #550028
Je dirais que la particularité de la bisexualité dans la phobie de ce qu’elle représente aux yeux de ce qui ne le sont pas, c’est cette impression d’entre deux.
Souvent j’ai l’impression qu’il en découle une sorte de jalousie.
Que ce soit perçu par des personnes gay, lesbienne ou hétéro, le fait d’être Bi ou Pan, les deux désignant globalement le fait de tomber amoureux ou d’être attiré par des personnes de « genres » multiples et différents , donne l’image de ne pas rentrer dans le rang par une délimitation précise et donc d’être en perpétuelle liberté de « conquête » voir «chasse » d’autres partenaires comme si ces orientations émotionnelle et/ou sexuelle incluaient automatiquement un besoin irrépressible de pluralité, multi-partenaires et une préférence pour les orgies.
Pourtant si qqn est attiré par des blondes, des brunes des châtains et des roux personne n’aura peur de sortir sans couvre chef par crainte d’être une potentielle victime ?
Pour une lesbienne je ne peu que présumer que d’être avec une femme bi c’est prendre le risque qu’elle te trompe avec un homme… ce qui serait visiblement le sommet de l’insupportable, chez es hommes ça ne peu qu’être une ouverture vers un plan à 3 car les Bi sont forcement plus portées sur le Q et pas crainte qu’elle aille voir ailleurs pour une autre femme : rien n’est au dessus de sacré saint phallus 😆
Et pour une femme, un homme bi qui peu être attiré par un homme n’est pas un gage de virilité du mâle alpha 😅
Bref on est déroutant, illisible dans nos désirs et sexualité et c’est une liberté qui dérange
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