La Coparentalité

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Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

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Je regarde par hasard un reportage sur W9 sur les mères qui se battent pour avoir des enfants malgré des obstacles, dont des lesbiennes qui dont l'une avait un grand garçon et l'autre vient d'avoir un bébé, toutes deux par PMA dans un pays frontalier où c'est permis.

Elles sont heureuses, le grand frère est ravis, où est le problème au-delà des grincheux que cela froisse ?

Les enfants, comme tous les petits mammifères, sont attachés aux adultes qui les élèvent avec attachement et attention.
Ils peuvent souffrir s'ils n'ont pas d'information sur un attachement qui a été rompu. Par exemple s'ils sont nés sous X ou de père inconnu, abandonnés et adoptés.
Ils peuvent être frustrés de ne pas avoir un papa comme leur copain.
Mais leur bien être chez leurs parents dépend essentiellement du regard que la société porte sur eux et leurs parents. Si celui-ci s'inscrit dans une normalité ils n'ont aucune raison de trouver cela anomal.


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Origine
Femme de 25 ans
Paris

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Il faut se dire déjà, dans le cadre de l'adoption surtout, que l'enfant de toute façon qu'il soit adopté ou non (par un couple hétéro ou homo) ne connaitra de pas forcément ses parents biologiques. Si je me base sur l'idée de ton amie, un enfant orphelin a donc meilleur temps de rester orphelin ?... C'est un peu bizarre comme reflexion non ?

Quelque soit la solution, un enfant a besoin de repères, de structure et d'amour. Pour moi le lien du sang n'a strictement rien à voir là dedans.
Bien sûr l'enfant peut avoir des questions une fois en âge de comprendre, et peut-être dans ce cas qu'il serait bon, si possible, de lui fournir toutes les réponses et tous les outils possibles pour l'aider dans sa quête d'identité/d'origine.

La coparentalité, pourquoi pas. De toute façon tout est possible ! Mais je ne pense pas que ce soit forcément synonyme de plus de bonheur pour l'enfant. Tant que les parents sont à l'aise avec la solution trouvée, l'enfant sera à l'aise avec, non ?

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Origine
Femme de 25 ans
Paris

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Citation de Cepheide
Et bien, je lui ai déjà parler du cas de l orphelin, et pour elle, il ne peut pas avoir des parents mais justes des guides.

Mais pour en revenir à la coparentalité, c est comment on gère le tout, si jamais il y a séparation ou un des couples parent plus loin...


Elle a juste une vision du concept de "parent" différente de la notre... Mais pour moi, tes parents sont ceux qui t'élèvent, t'apportent l'amour dont tu as besoin. Ça vaut 15525265165810 de fois la simple rencontre du spermatozoïde de "papa" et de l'ovule de "maman".

Eh bien s'il y a séparation c'est le même problème que dans un divorce non ? On divise ? :/ Franchement j'en sais rien, j'y ai jamais pensé et là je trouve ça difficile à concevoir, c'est beaucoup d'hypothèses dans des hypothèses dans des hypothèses ahah

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Desiles54
Femme de 42 ans
Audun-le-Roman

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Bonsoir,

Je trouve que ton amie hetero a des idées bien moyenâgeuses.

J'ai un fils qui a 13 ans, que j'ai eu avec une femme.
Par la suite elle m'as quitté pour un homme, car pour elle une famille c'est un papa et une maman. Enfin....bref
Vu que c'est moi qui ai porté l'enfant, c'est moi qui en a la garde exclusif. Du coup, mon fils n'as pas de père et juste une maman.
Et il est très à l'aise avec l'homosexualité, il a toujours accepté mes copines. Et on me dit toujours que c'est un enfant heureux et très agréable.
Et pour son âge, il est très tolérant.
Quand on explique bien les choses à un enfant et qu'on répond à ses questions, l'enfant se portera très bien.

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Desiles54
Femme de 42 ans
Audun-le-Roman

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Le coup des 4 parents, au niveau de la loi, je pense que ça ne passera pas.
Sur l'acte de naissance, il n'y aura que 2 noms, le nom des deux tuteurs légales.
Dun coup les deux autres n'auront aucun droit sur l'enfant.
Après les couples pourront s'arrange entre eux.

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Anonymous77
Femme de 41 ans
Amiens

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Bonsoir, j'ai été adoptée à l'âge d'un an et très reconnaissante envers mes parents d'avoir fait ce geste d'amour en m'accueillant parmi eux, auprès de mes grands frères biologiques comme si j'étais leur fille biologique. Je ne me suis jamais sentie différente exceptée les rares fois où certains copains maladroitement s'excusaient auprès de moi quand je leur révélais mon adoption. Je ne me suis jamais posée de questions sur mes parents biologiques parce que je me sentais très bien dans ma famille et n'en éprouvais pas le besoin. Mes parents sont ceux qui m'ont élevé avec leur cœur. Je me pose cependant certaines questions sur la période de ma conception à l'âge de mes un an dont je n'ai gardé aucune trace ... Seulement depuis que j'ai porté et eu mes enfants. Parce que cela pourrait me faire comprendre certains de mes comportements. Mais qui ne s'en pose pas tout particulièrement au milieu de vie ? Et merci à mes parents adoptifs et à mes fête grâce à qui j'ai eu une enfance heureuse.

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AeronCin
Homme de 21 ans
Angers
Etre parent c'est avant tout s'occuper d'un enfant et l'éduquer correctement, et ça beaucoup d'enfants le comprennent, c'qui expliquent même pourquoi certains enfants adoptés ne ressentent pas le besoin de connaitre leurs parents biologiques (et il en va donc de même pour les enfants de couples homoparentaux).

Voici ce qu'en conclut la recherche scientifique à ce sujet :

"Ces chercheuses constatent que 54 % enfants ne veulent pas connaître l’identité du donneur (et ce sans différence significative selon le sexe des enfants), 27 % souhaitent connaître son identité et 19 % souhaitent uniquement des informations non identifiantes. Enfin, 63 ?s enfants ne parlent jamais du donneur avec leurs mères."

Source: http://www.cairn.info/revue-la-psychiatrie-de-l-enfant-2005-1-page-271.html

Donc non, clairement, la connaissance de l'identité du géniteur n'est pas primordiale au bien-être d'une majorité d'enfants, bien qu'il soit légitime pour eux de se poser des questions sur leur provenance. Mais de là à dire que ça peut gâcher leur vie ...

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Remy57
Homme de 29 ans
Talange
J'avoue je n'ai pas lu toutes les réponses... pour moi la co-parentalité est certes envisageable, mais uniquement si les deux couples sont présents sous le même toît. On parlera évidemment des cas des parents isolés, des parents divorcés etc. Mais a mon sens si un couple lesbien et un couple gay projettent d'avoir un enfant ensemble, il faut déjà voir si la façon de vire et la vision de l'éducation est la même. Ça donnerait en quelque sorte un système de couple supra hétéro. En effet, avec deux visions masculines et deux visions féminines (à noter que je parle bien de vision et non de genres ni de stéréotypes) l'enfant pourrait avoir une évolution optimisée.
Tout cela dit bien évidemment sans oublier qu'un enfant n'est pas un jouet ni une chance de recommencer sa propre vie. Pour moi le problème se situe ailleurs : avant de laisser les gens procréer, il faudrait s'assurer qu'il soient en capacité de fournir à l'enfant tout ce dont il a besoin en terme d'équilibre mental, d'éducation, de matériels, de nourriture etc.
Mais tout ceci n'est que mon avis...

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Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements
Remy57,
"Pour moi le problème se situe ailleurs : avant de laisser les gens procréer, il faudrait s'assurer qu'il soient en capacité de fournir à l'enfant tout ce dont il a besoin en terme d'équilibre mental, d'éducation, de matériels, de nourriture etc."

Les services sociaux et la justice interviennent pour les hétéros dans les cas extrêmes, et pour les autres dans tous les cas.

En fait un enfant tient à ses parents même si ils ne sont pas en capacité de lui fournir tout ce dont il a besoin en terme d'équilibre mental, d'éducation, de matériels, de nourriture etc...

La seule chose qu'il a vraiment du mal à accepter c'est de ne pas être aimé, ou à l'inverse d'être prisonnier d'un attachement excessif.

Il y a des tas de familles misérables dans le monde où les enfants n'ont rien, souvent même subviennent en partie aux besoins de leur famille, sont parfois brutalisés, parfois même tiennent le role de chef de famille quand les parents,sont déficiant, mais sont attachés à leur famille.

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Avatea
Homme de 27 ans
Paris

18 remerciements
Citation de Cepheide
Car pour elle, il est important que l’enfant connaisse ces géniteurs.


C'est un point de vue qu'on peut qualifier de semi-organiciste. Je pense que cette phrase résume pas mal de présupposés et d'enjeux propre à la question de la parentalité LGBTI.
Mais pour le comprendre, ce point de vue, le mieux est peut-être de partir de l'organiciste, savoir une pensée matérialiste très à la mode ces derniers temps aux États-Unis où le choix du/de la donneur.se de gamète est influencé chez certain.e.s par la couleur des yeux au même titre que la confession religieuse ; où l'on se fait indexer son code génétique dans l'idée de mieux se comprendre, d'y trouver quelque épiphanie. Bref, l'idée que l'âme n'est qu'une histoire de gènes, qu'on se la transmet de générations en générations.

C'est le même schéma de pensée qui fonde la distinction entre roturiers et nobles. Les nobles restent entre eux pour perpétuer l'âme noble et c'est dans cette logique qu'il fallait que l'enfant (même bâtard) sache sa naissance. Inversement un roturier ne peut avoir qu'une âme de roturier, basse. Qu'il sache d'où il vienne, du sang de quel héros il est issu et dont il perpétue le dessein. Pensée qui éclaire aussi certains aspects du catholicisme conservateur, qui permet de comprendre le cheminement de pensée des gens qui soutiennent becs et ongles la Manif pour Tous et refusent l'adoption, la PMA et la GPA pour les non cisgenres (en plus de défendre l'idée du couple cisgenre patriarcal) parce que justement l'enfant est coupé de ses origines, du sang auquel il appartient pour être confié à des abominations qui gâchent leur semence en la répandant sans féconder. L'adoption est tolérée dans la mesure où l'on parvient à cacher qu'il en s'agit bien d'une, ce qui est impossible avec des couples homo et non cisgenres...

Qu'on s'imagine La vie est un long fleuve tranquille. Le fils des Quesnois, bien qu'élevé chez les Groseille, garde des tics de son père. Comme si son esprit s'était coulé dans celui du fils, ou plutôt répliqué avec son ADN.

À côté des organicistes, il y a ceux.elles qui ne rentrent que d'une fesse dans le moule, qui revendiquent une certaine autonomie de l'âme par rapport au corps mais estiment que les deux sont un tout étroitement lié, que l'un et l'autre fonctionnent en binôme : ce sont ce qu'on peut appeler des semi-organicistes. Et donc qu'avoir la possibilité de connaître ses parents génétiques est nécessaire pour le bon développement de l'enfant. Que sans ça l'enfant aurait comme un vide qui nuirait à son bien-être. Puis comme l'âme est liée au corps, elle l'est donc au sexe. Donc pour ces personnes, des parents homo ou transgenre posent problème. Il faut bien qu'il y ait une mère et un père pour que l'enfant se construise comme il faut. Donc au fond, on est pour les couples et la parentalité homo ou non cisgenre, mais dans certaines conditions, comme l'importance de bien identifier qui est la mère biologique, celle qui enfante et aurait un lien particulier avec son enfant. Bien sûr, c'est toujours formulé de façon indirecte pour ne pas se prendre de plein fouet le stigmate homophobe, mais c'est bien le fond de la pensée.

N'allez pas croire que ce courant de pensée se heurte à l'hostilité des populations qui en sont les victimes. Bien au contraire. Récemment, une sociologue reconnue et aujourd'hui acclamée dans certains milieux LGBTI (qui feraient mieux de lire attentivement ses écrits) s'inscrit parfaitement à ce courant de pensée : c'est Irène Théry, dont le fils a réalisé un film, La sociologue et l'ourson[/i], qui aborde les questions de parentalité LGBTI à travers le double fictif de Théry.

Pour plus d'informations, je vous conseille la lecture de l'analyse de Thomas Linard, ancien porte-parole de l'Inter-LGBT : http://www.implications-philosophiques.org/ethique-et-politique/philosophie-politique/comme-leau-au-vase-commentaires-sur-mariage-et-filiation-pour-tous-direne-thery/

photo de l'auteur Damien93
Damien93
Homme de 37 ans
Saint-Denis

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Cisgenre... qui n'est pas transgenre dit le dico.
Interressant propos Avatea. Merci. Ca a le mérite d'une certaine objectivité.

Il me semble qu'il ne faudrait pas confondre le désir de bonheur qu'on projette sur l'enfant et son bonheur réel. Avant qu'un être humain devienne réellement autonome, il faut bien attendre une 20taine d'années. Et oui, nous sommes des mammifère à la maturité très tardive. Il n'y a guère plus d'objectivité chez un enfant de huit ans qui trouve sa mère "la meilleur maman du monde" que chez une adolescente de 17 ans qui trouve que "sa rem et son daron sont les plus cons du coin".

Il demeure pour chaque individu les questions existentielles (qui traversent toute la vie sans parfois aucune réponse exacte) :

D'où viens-je ?
Que fais-je ?
Ou suis-je ?
Ou vais-je ?
Qui m'aime ? Qui veut mon bonheur ?
Qui me déteste ? Qui veut mon malheur ?

En fonction des réponses que l'on se fait (car on adopte pas toujours les réponses que les parents donnent) on se construit. La vie entraine les gens vers des voies rarement les mêmes.

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Enneathusias
Homme de 45 ans
Lyon

105 remerciements
La question de l’homoparentalité par adoption, PMA ou GPA ne peut pas être résolue de façon satisfaisante par un raisonnement issu des paradigmes dominants de la société. Suivant la logique d’un de ces paradigmes, à compétences et amour égales, il est préférable qu’un enfant soit éduqué par ses parents géniteurs, c’est à dire par un couple homme-femme. C’est une vision simple, mais efficace.

Toutefois, lorsqu’on commence à élargir le contexte interprétatif, on voit émerger des nuances : ainsi la vision décrite ci-dessus présente l’inconvénient de ne percevoir et présenter les situations qu’en termes de bien et de mal, de premier niveau, c’est-à-dire sans prendre en compte la possibilité qu’une situation initiale apparemment idéale peut conduire à un « mal » et qu’une situation initiale apparemment imparfaite, peut conduire à un « bien ». La vie est plus complexe que leur vision manichéenne : dans un contexte parfois plus vaste que notre imagination, l’intérêt de l’enfant n’est pas toujours celui que l’on croit.

On peut ainsi arguer que vivre au sein d’une famille homoparentale, voire monoparentale, présente des avantages et pas seulement des inconvénients. D’un côté, l’enfant porte un regard singulier sur le monde, il est potentiellement plus ouvert aux différences et de l’autre, les défis, les épreuves spécifiques ou les questions existentielles auxquelles il peut occasionnellement faire face ont leur propre lot d’enseignements. L’important, c’est que durant tout le processus, il se sente aimé et soutenu par l’amour du ou des parents. Car un enfant a de grandes capacités d’adaptation et tant qu’il y a de l’amour et du respect, il dépassera les inévitables limitations de sa famille (hétéro, homo, mono), même si tôt ou tard, il se posera des questions sur ces limites et en particulier sur sa filiation dans les cas d’une adoption, d’une PMA ou d’une GPA…

Pour compléter, je dois évoquer une autre approche intéressante :

En étendant encore le cadre interprétatif, la dimension spirituelle peut être prise en compte pour celles et ceux qui lui accordent de l’importance. Selon certaines écoles et maîtres spirituels orientaux, la Terre serait une école d’évolution des âmes. Celles-ci seraient très nombreuses à attendre de s’incarner à leur tour, dans un fœtus en développement.

Cette approche spirituelle part du postulat que l’âme s’incarne dans un contexte familial et socio-culturel adapté à son évolution. Elle postule que c’est l’âme de l’enfant qui choisit la mère, le ou les parents, dans un dessein précis que seule l’âme connaît. Ainsi, à toute situation familiale correspondrait une âme et des leçons de vie précieusement recherchées. Or, les âmes en attente ne manquent pas, surtout s’il s’agit d’une famille aimante et respectueuse, qu’elle soit hétéro, homo ou monoparentale. S’il y a des âmes pour s’incarner dans des familles hétérosexuelles difficiles et mal aimantes, pourquoi n’y en aurait-il pas pour ces familles homoparentales aimantes ? Si un couple homosexuel qui n’aurait pas pu avoir d’enfant dans d’autres circonstances, peut accueillir une de ces âmes, n’est-ce pas bénéfique pour toutes les parties ?

Donc, cette approche s’accommode mal des généralités issues des paradigmes usuels.

Le biais interprétatif de ces derniers provient essentiellement de l’usage exclusif d’une logique cartésienne pour un sujet complexe, nécessitant plutôt l’usage d’une « logique multifactorielle ou contextuelle ».

En réalité, nous ne pouvons pas affirmer à coup sûr que les « droits d’un enfant » sont d’avoir un père et une mère. C’est vrai en général, mais cela dépend de l’âme. Les familles homo et mono parentales n’ont pas vocation à être généralisées. Elles correspondant à des situations exceptionnelles, mais dans la mesure où ces familles répondent à des conditions d’amour, de respect, d’entourage et de ressources, il n’y a pas de raison qu’elles n’accueillent pas elles aussi un enfant. L’adoption, la PMA, la GPA, les familles hétéro, homo et monoparentales doivent répondre à des critères et règles protectrices pour l’enfant, mais ces méthodes ne devraient pas être exclues d’emblée (je précise, pour rester prudent). Ce sont des situations compliquées à mettre en œuvre, car il y a encore des questions éthiques sur la mère porteuse (marchandisation du corps) et les études scientifiques sur les enfants de ces couples, bien que favorables jusqu’à présent, doivent nous permettre d’ajuster nos jugements et les règles.

La coparentalité est une autre solution, mais elle n’est pas idéale non plus, comme on peut le lire dans l’article intitulé : « Deux papas, deux mamans : une famille », pages 30-35 du numéro 214 (mai-juin 2017) du magazine Têtu. Leïla, la mère lesbienne écrit, page 35 : « […]Mais personne n’irait choisir cette situation-là [la coparentalité], s’il pouvait naturellement avoir un enfant en couple ».

En résumé, il faut trouver un équilibre entre les indispensables règles protectrices, les contraintes intrinsèques à ces méthodes à usages exceptionnels et le droit à mettre au monde et accompagner un enfant. On lit souvent qu’il y a une opposition entre le droit d’avoir un enfant et les droits d’un enfant. Si les règles protectrices fondamentales sont respectées, cette opposition est artificielle ou une généralisation abusive. Reste que ces règles peuvent être améliorées avec le temps...

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Kyloe
Homme de 20 ans
Angers
Salut salut !
J'avoue que j'y ai déjà pensé pleins de fois même si j'ai largement le temps ????
J'ai vu un reportage sur la cooparentalite assez intéressant que tu peux retrouver sur youtube "Lucas, 4 parents" un truc du style !
Et honnêtement ça fait rêver mais après je pense que ça pose beaucoup trop de contraintes et qu'il peut y'avoir énormément de sources de désaccord !
Après au niveau juridique ça avait l'air de coller

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Avatea
Homme de 27 ans
Paris

18 remerciements
J'ai vu ce documentaire, que j'ai trouvé assez inintéressant car il tend à présenter la situation débarrassée de ses particularités pour présenter une version lisse de la famille comparable à des couples homme/femme traditionnels. Bref c'est sans intérêt parce qu'on nous décrit une situation où tout se passe bien, où tout le monde est d'accord.
Il aurait été tellement plus intéressant de mentionner les problèmes de parentalité qu'induit cette situation, savoir le statut juridique des parents, leurs droits respectifs... car la situation est loin d'être égalitaire entre les quatre parents : les deux parents légitimes (le couple de femmes) peuvent s'ils le veulent soustraire l'enfant aux deux autres parents (le couple d'hommes).

Tout ça est insuffisamment évoqué dans le documentaire.

Il y a tellement de situations en France où un parent ou plus n'est pas en mesure de voir ou d'obtenir la garde partagée d'un enfant à cause des problèmes et des manques que présente le droit français en matière de filiation.

Il faudrait évoquer la position mitigée du gouvernement Hollande / Macron vis-à-vis de la PMA, la nécessité pour les couples de femmes y recourant d'adopter l'enfant de la mère biologique. Les problèmes de reconnaissance d'octroi de la nationalité française d'un enfant né d'une GPA à l'étranger. De même un parallèle avec le droit français et le droit allemand aurait été intéressant. Et là encore, rien d'intéressant.

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