Je suis perdu dans mon parcours

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PetitPrinceEmil
Homme de 21 ans
Bordeaux
Ce sujet est une demande d'aide, écoute et bienveillance sont de rigueur

Bonsoir, 

J'ai pas spécialement pour habitude d'étaler ma vie, de m'épancher sur un forum à la recherche d'épaules inconnues mais au point où j'en suis : pas désespéré mais très très perdu. Oh, et excusez moi du long pavé, mais je me devais de tout expliquer.


Je vous explique en gros : après un bac ES mention bien, je suis rentré à Sciences Po Paris (campus de Reims) grâce à la CEP, j'ai fait deux premières années sans rien valider (les raisons plus loin) et là je suis reparti sur une L1 Philosophie donc j'en suis à ma troisième 1ère année dans l'enseignement supérieur.

Bon, ceci posé, je viens d'apprendre que je dois valider TOUTES mes matières du 1er semestre en rattrapages, je sens la même pour ceux du 2nd semestre. Je sens une autre année pour rien. Je crois que les études ne sont pas faites pour moi, tout simplement ?!  La première fois, j'ai fait une dépression (je suis en thérapie depuis deux ans et demi), la deuxième fois est un mix entre du grand n'importe quoi de ma part, grisé par la liberté nouvelle et une déception de la part de Sciences Po et de leurs manières d'enseigner (j'ai gâché ma chance, je ne peux m'en prendre qu'à moi), et cette année, je n'aime pas mes cours et je ne peux pas travailler correctement. Pourquoi ? Alors, je vais passer pour arrogant, excusez moi d'avance, ce n'est pas mon intention : parce que pendant 18 ans, j'ai eu des facilités, école, collège, lycée, je n'avais qu'à écouter pour être un élève moyen-bon, je ne me foulais pas et j'étais bon sans travailler. Là, on doit bosser, j'ai jamais fait ça, ça m'oppresse, ça m'étouffe, c'est affreusement naïf de ma part de dire ça mais je pose le problème. (Je ne peux pas juste décrire, je peux pas m'empêcher d'analyser). Sans oublier ma fâcheuse tendance à vouloir tout réformer, changer et améliorer dès que j'entre quelque part.

Enfin bref : ou je valide cette année aux rattrapages ou j'échoue.
=> Si je valide ? Je n'ai clairement AUCUNE intention de continuer en Philosophie, mais pour faire quoi ? Où ? Sûrement un diplôme à distance pour pouvoir travailler (je dois de l'argent à ma famille qui m'a prêté de l'argent pour les frais de dossier, la caution, etc ... donc si je leur demande leur avis, je le connais déjà "Abandonne et travaille, peut-être pour y revenir plus tard") mais, sans compter le fait que cumuler job et études est la première cause d'échec, j'aurais toujours à passer des partiels en vrai (épreuve affreuse, stressante, qui me fait perdre TOUS mes moyens : je suis un angoissé de la vie, au sens littéral du terme). ?Bref, même si je trouve quelque chose, que je valide une licence, peu importe laquelle, je vise une école de journalisme. Or c'est sur concours, très très sélectif : je fais quoi si j'échoue le concours ? J'ai pas d'autres idées à vrai dire ...
=> Si j'échoue mes rattrapages ? Je peux très bien faire une quatrième 1ère année, grâce à une dérogation du CROUS pendant mes années Sciences Po, j'ai encore des droits boursiers. Mais en quoi ? Et honnêtement, j'ai 21 ans à la fin de l'année, je devrais rentrer en master en Septembre (après une année à l'étranger si j'étais resté dans mon ancienne école : mais non, plutôt que d'avoir passer un an à Londres ou New-York, j'habite un appartement face à un Leclerc en banlieue de Bordeaux ) et je suis toujours bloqué à n'avoir officiellement qu'un pauvre bac ES. Et non, il n'existe aucune équivalence possible comme je n'ai rien validé. Trois ans pour rien. 

Donc je considère sincèrement :
- La quatrième 1ère année
- Abandonner mes études pour travailler (un petit job alimentaire qui ne me prend pas trop de temps pour me laisser le temps de me cultiver par moi-même et faire ça toute ma vie, un peu comme Renée, la concierge de "L'élégance du hérisson")
- Faire mon service civique (mais ce n'est que pour un an maximum, je fais quoi après ?)
- Pourquoi pas voyager à travers le monde comme un vagabond errant
- Voire carrément se foutre en l'air : j'ai l'impression d'être adapté à rien, ni personne ; le "moule de vie" qu'on me propose ne m'attire pas (en gros : pavillon en banlieue payé à crédit, petit chien-chien, brunch le dimanche entre amis, se lever tous les matins pour se payer des vacances de bons gros touristes occidentaux, manger des graines et faire du sport chaque matin)
- Ou attendre désespérément que les habitants de ma planète natale reviennent me chercher et m'emmènent, techniquement je ne vois que ça comme explication logique. Hahaha.

Pardonnez mon ton sarcastique, mais honnêtement, je préfère en rire. Parfois.


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Ancien membre
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Tu ne sais pas ce que tu veux faire dans la vie ? tu n'as pas de métier en tête qui te ferait te lever le matin ? bosser à fond tes cours pour y arriver ?  Je vois pas ce que je peux te conseiller, au lieu de faire des études juste pour en faire il faut faire les bonnes ou ne pas en faire et se trouver un moyen de subsister.

Bon courage.

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Ancien membre
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On est peut-être de la même planète ? J'ai une licence de Chimie que j'ai pas vraiment souhaité, j'ai passé alors un été très dépressif, je me suis réorienté en informatique et j'ai tellement mal vécu ce bouleversement que j'ai cumulé 5 ans de thérapie. Aujourd'hui j'ai un diplôme ingénieur et j'aime mon boulot, ce que je peinais à croire.

Il faut juste trouver ce qui te convient (et pas le truc parfait, ça n'existe pas) et y croire suffisamment pour être motivé et réussir. Il ne s'agit pas d'entrer dans un moule (sauf si tu veux faire pâtissier), il s'agit de t'offrir les meilleures chances et après tu feras ce que tu veux (t'es même pas obligé de travailler dans le domaine étudié si tu saisis des opportunités). Je te conseille quand même d'avoir un diplôme, dans un domaine qui t'intéresse, au moins comme garantie et ça peut être un doctorat ou un CAP, mais sans diplôme c'est compliqué...

Je sais que c'est très difficile aujourd'hui mais ça va aller. Aie confiance et ne te noie pas dans des réflexions trop sombres. N'anticipe pas trop l'avenir non plus, c'est pas la réalité. Si tu penses que mon expérience peut t'aider tu peux m'envoyer un message en privé.

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Ancien membre
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Salut PetitPrinceEmil
Haaaa ne t'inquete pas nous somme becoups dans se cas là :) se pendant
Je te conseil de continuer tes études  en trouvant qu'elle que chose qui te plaît vraiment car cela  te permetera de touver un traville plus facilement mais pour tes cours de t y intéresser plus facilement est donc de les apprendre  ( je sais que tu ne sais pas vraiment quoi faire à part  le jounalisme mais tu a bien autre chose qui t'intersse qui pourrais être une solutions de secour ) en attenant pour ton rattrapage il y a beacoups de façon de réviser ses cours essaye les peut être que sela pourra t'aider est qui sa te permettra de pas refait une 4 fois premier année .
 Mais il faut que tu est également confiance en toi  c'est important .
bon courage à toi :)

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Ancien membre
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J'ai envie de dire, ne te dévalorise pas ...
La dépression est une intention psychique et physique de t'indiquer que tu n'es pas en accord ...
Ne te stress plus pour tout ça, fais des choses qui te plaisent ...
Es-tu sûr que c'est ton choix de vie ?
Penses-tu être dans le schéma, je fais mes études, je réussi, j'ai un salaire, je travail, maison, voiture, couple, travail, salaire, nouvelle voiture, maison, couple, travail ...
Comme nous l'apprend la société actuelle ?
Peut-être réapprendre à aimer ce que tu étudies, si c'est vraiment là que tu es bien, "normalement"
Un fois passé l'état dépressif, tu peux tout envisager !
C'est comme une libération dans l'acceptation de toi, et dans l'évolutivité .
Rends toi compte de tes capacité et ta pugnacité, qui te mènent à te poser des questions de choix de vie, de priorité, et à surmonter l'état dépressif, qui est une horreur et une torture parfois sur laquelle on ne peut pas placer de mots .. .
Personne ne peut choisir à ta place, tu es maitre de ta vie!
Maitre de tes désir et de ton avenir.
Pense à l'épanouissement , à ce que tu veux vraiment !
Allie plaisir, profession, privé, passions ...
Si tu passes par la dépression c'est aussi pour accepter tes échecs et ce que tu penses intimement mais de façon non avouée, ce que tu veux vraiment être et pas faire!
Alors je te conseil de ressentir les choses, participer aux cours, relire tes matières faire le pont entre études, passion, culture, épanouissement et profession ...
Voire si c'est ce que tu recherches, ou si tu t'appuies sur un schéma de réussite et société ...
Laisse toi du temps, un an deux ans trois ans, c'est rien du tout !
Tu auras toujours une solutions, tu es un esprit critique et tu te remets en question, tu cherches ton destin de vie, aies confiance en toi.
Et même un choix, même un échec, tout, peut-être modifié, recommencé, remis à plus tard, pour te trouver vraiment ...
Mon conseil est là, ne te laisse pas influencer par qui tu dois être, mais par qui tu veux être .
Considère toi, tu as de la valeur, des compétences , et capacité
La dépression c'est naturel et tu y reviendra peut-être
C'est comme une grippe le corps signale et se défends, là c'est les trois , âme esprit et corps .
Rien n'est échec, rien n'est temps perdu .
La vie est un cadeau ne la gâche pas par prérogative sois toi et choisi toi même
Et tu n'échoue pas, ce n'est pas que tu es un glandeur ou que tu t'es voilé la face ...
Je crois que ton pire échec serait de ne pas être qui tu veux
ET tout en sachant que rien n'est tel qu'on le désire, et l'imagine
Mais ta créativité, voir même dans le sarcasme, t'emmèneront vers ce que tu es, ce que tu veux, et à trouver en équilibre entre ce que tu projettes et veux créer, et ce que tu dois respecter "institutionnellement" que ce soit technicien de surface ou ingénieur civil, on apporte tous notre pierre à l'édifice et pas d'un système ou d'une société mais à une forme de collectif humain et qui se devrait plus humaniste, l'humanité .
Et tu en fais partie, aime toi toi même, et les autres le feront pour toi aussi
Have fun dans la vie, et good luck, j'suis sur tu feras les bons choix, seul !

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Ancien membre
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Cher petit prince perdu dans la  recherche de son royaume intérieur bonjour !

Ton exposé en forme de dépôt de bilan m'a suffisamment touché pour me donner envie d'intervenir et de réanimer mon compte. Je n'ai pas de réponse clé en main ni de plan de carrière précis à te fournir, mais en revanche quelques pistes en forme de mots clés à te proposer qui devraient te permettre de faire un pas de côté et tracer un chemin hors de l'impasse ou tu menaces de croupir étouffé; some food for thoughts assaisonnées de liens que je te laisse le soin d'explorer.

Très ironiquement, et heureusement pour toi !, je pense que c'est la quatrième de tes propositions d'orientation de vie qui est la bonne, à savoir "attendre désespérément que les habitants de ma planète natale reviennent me chercher et m'emmènent, techniquement je ne vois que ça comme
explication logique
. "
Tous les traits de crise existentielle que tu traverses convergent en effet vers une expérience partagée par beaucoup d'autres de nos contemporains.
Il est  fort probable selon moi que tu ne sois ni un martien ni un vénusien mais qu'en revanche le costume de zèbre t'aille comme un gant.
Ce conceptà la fois fourre-tout et passionnant a été popularisé (inventé ?) par la psychologue Jeanne Siaud-Fachin dans un ouvrage au titre qui devrait résonner avec ton parcours : Trop intelligent pour être heureux ?
Première approche possible ici :  (une définition de zèbre/HPi par une mère attentive au regard amusé )


Je connais bien la valse hésitation amusée et désespérée que tu décris dans ce message et que j'ai retrouvé aussi dans ta présentation, cette étrange alternance de confiance en soi et d'impression que rien ne fait sens, que quelque chose ne fonctionne pas comme il devrait; cette impression d'être à la veille de qqc de très beau et d'être en même temps à la masse et à la porte de sa vie...
Si je te dis que tout cela vient du fait que tu es peut-être "trop intelligent" pour reprendre le titre du livre tu vas sans doute hausser les épaules et sourire, puis me rappeler ton CV qui brille plus d'originalité contrariée que de titres ronflants, et en un sens tu auras raison. Formulons donc les choses un peu différemment avec une image que j'aime bien : ce qui fait de toi une personne au destin compliquée n'est pas le fait que tu sois meilleur -our pire- que d'autres mais le fait que tu ais été livré dans cette vie avec un système nerveux complexe installé sans mode d'emploi. Bref, comme tu le dis très bien toi-même, il y a une explication "logique" à tout ça : tu n'as pas encore identifié le câblage de ton modèle de machine humaine. En commençant cette très pratique et très exaltante recherche tu vas pouvoir commencer à identifier et nommer tes propres modes de fonctionnement et pouvoir opérer un retour gagnant dans la réalité.
Tu vas découvrir que tu appartiens très probablement à une minorité invisible mais émergente : celles des alter-intelligences hypersensibles qui cherchent leur forme et leur destin...

Lien vers un document édité par une asso de ma région qui te montre ce lien entre intelligence contrarié, hypersensibilité, crise existentielle, neuro-psychologie et recherche un peu angoissée  du sens de la vie :

( Le haut potentiel, entre idées reçues et réalité) >> être capable de "tout réussir" et tout rater brillamment : pas une exception !..

Avant d'aller éventuellement te promener sur les nombreux forums qui existent sur le sujet, voici ma proposition de plan d'attaque pour une offensive de redressement identitaire bien menée :

1. Bibliothérapie :
Entre les rangs bien fournis de la Bu bordelaise et ceux de la Bm locale tu ne devrais pas avoir de mal à mettre la main sur quelques livres tournant autour de ce sujet très porteur; tout n'est pas d'égale intérêt ceci dit, et sans être un spécialiste de la question, voici quelques pistes que je propose à ta sagacité :
- le pré cité Trop intelligent pour être heureux ?  de Jeanne Siaud Fachin ( Odile Jacob, 2008)  sous titré "l'adulte surdoué" est une bonne porte d'entrée dans le sens où il propose de nombreux mots clés, de nombreux repères identitaires potentiels précieux pour la suite de ton exploration. On peut lui reprocher un "effet barnum" (déf Wikipédia),
une tendance à "tailler large" mais c'est aussi sa plus grande qualité, qui en fait donc une bonne porte d'entrée.
- toujours pas glam comme titre mais plein de pistes et de témoignages : Différence et souffrance de l'adulte surdoué de Cécile Bost , Vuibert pratique, 2013.
- et comme apéritif possible les livres un peu simples ( mais ce n'est pas un défaut : "pop' psychologie" = versant populaire et tonique de la science selon moi) de Béatrice Millêtre,
notamment pour son titre qui devrai t'interpeler Petit guide à l'usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués ( Payot 2007) et pour son sujet Réussir grâce à son intuition ( même éditeur).

Au sortir de ces lectures tu devrais te sentir un peu moins seul et plein d'un appétit renouvelé pour le réel !

Petite mise en garde personnelle : si cette piste s'avère intéressante pour toi je te suggère fortement d'y avancer avec prudence et discernement méthodique. Cette piste n'est en aucun cas un sésame magique ni "juste une étiquette de plus", elle peut être une clé qui ouvre des horizons radieux et insoupçonnés si et seulement si ( ça fait très devoir de philo comme tournure...) tu arrives à t'en emparer et à la personnaliser.
Pour ce que tu présentes de ton parcours je te suggère ainsi de ne pas partager trop tôt ( voire pas du tout !) cette hypothèse de travail avec le:la thérapeute qui t'a accompagné sans vraiment t'aider toutes ces dernières années; les psy traditionnels ont en effet cette formidable tendance à avoir un avis ( souvent négatif type dédain ironique) sur des éléments de recherche qu'ils ne connaissent pas...et il faut bien l'avoue, suite à ses lectures, les cabinets de psy ont été remplis de "surdoués qui s'ignorent" qui n'ont pas trouvé l'aide espérée... Donc >>> profil bas/recherches perso actives et tête haute !

2.Vie pratique/vie étudiante :
Tout cela étant un domaine émergent je ne te garantis en aucun cas que tu pourras trouver une aide efficace à l'intérieur du système. Comme je crois  toutefois qu'on n'a rien à perdre à se renseigner et à accorder une confiance mesurée aux systèmes d'aide je t'engage à aller voir du côté des services de santé psy ( -chologiques, tendance neuro- si possible...) de l'université ce qu'ils pourraient faire pour toi en ce qui concerne la connaissance (et la mesure ?) de ton "type d'intelligence" >>> tu pourrais avoir de bonnes surprises, et des pistes pour sortir du labyrinthe où tu t'es égaré sans boussole.

Tu te moques (avec style) des petites vies normales et normées dont tu ne veux pas et l'exercice est amusant.
Plusieurs victimes collatérales selon moi dans ton tir de critiques :
- un "chien chien" peut faire beaucoup de bien : en dehors des heures passées à laisser vagabonder mon esprit les balades quotidiennes avec mon canidé rescapé du chenil bien aimé m'aident beaucoup à m'ancrer dans le présent de la vie et des saisons
- les graines c'est bon pour la santé et le transit, y compris mental ( #sésametoasté)
- et enfin, le sport quotidien n'est peut-être pas une option à dédaigner, mais en versant plus relaxation que "volonté de tous les écraser". Comme je te l'ai [s]suggéré [/s]martelé tout au long de ce message, le zèbre a un câblage nerveux compliqué d'entretien et si le SUAPS du coin te le propose je pense qu'une session hebdomadaire de yoga/relaxation/sophrologie te serait d'un grand profit dans ton chemin vers le rééquilibrage des forces.
Ce sont en plus des lieux/occasions où on rencontre généralement des personnes très sympathiques !

Te souhaitant bonne réception de ces informations je te dis : bonne vie et Bazinga !

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Ancien membre
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La vie c'est pas un métier ...
Il faut savoir se trouver, mais à quoi bon déconsidérer quelqu'un qui tente d'aboutir à quelque chose par le biais du savoir, et par appuis d'études universitaires ?
D'un "bon" métier ?
Je te comprends bien des tenant de kebab sont bien plus heureux que bien des médecins , avocat, etc...
Mais chacun s'épanoui dans ce qu'il aime ....
Et pour certain un travail dit " alimentaire" c'est la panacée ... C'est leur style de vie ...
Laisse le se chercher non ?
Il se connaît mieux que personne ..
La non connaissance de soi, se ressens, c'est donc en quelque sorte une partie de soi que l'on connaît ...
Le vide est un plein de vide .
Puis le topic c'était pas faites les choses à ma place et j'suis un boss ...
C'était je suis perdu, je sais plus quoi faire, ma dépression s'épanche sur mes études et les projets solides que j'avais en tête ....
Probablement déjà heurtés par le système institutionnels d'éducation ..
Maintenant pour ce qui est des hauts potentiels, c'est réel, mais la classification par modèle de vie, ruine bien des potentiels hauts ou pas ...
T'es pas un peu arrogant par rapport à ça ?
Tu parle de psy dédaigneux ?  ...
Alors que quelque soit l'avis il aide ... les paroles touchent toujours, un refus, une colère, une acceptation, un refoule, une lumière, une vérité, ...
Le tout est de prendre ce qui est donné ...
Maintenant t'es vachement constructif et argumenté ^^'
Je  dirais même bienveillant dans la botte aux fesses .. .
Chaque parcours est composé d'un vécu traumatique à différents degré ...
Et je crois qu'on s'est tous ennuyé à l'école que l'on réussisse ou pas ...
Mais ton message pourra l'aider c'est certain, je suis tout de même troublé par la forme .. .

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de Paexper :je suis tout de même troublé par la forme .. .


Pas très sûr que tout ce que tu as écrit ci-dessus concerne directement ma réponse, donc je ne me suis pas formalisé des quelques piques et pointes pour te rejoindre sur ta dernière phrase , en faisant le pari que ce trouble partagé est le prélude à une levée de préjugés et à la naissance d'une étoile...
Pour ma part, tempérance pourrait être mon deuxième prénom et je pense que ce sont plus les sujets abordés que la manière,somme toute prudente, qui ont réveillé en toi qques questions et inquiétudes.
En ce qui te concerne j'aime assez la forme de ta réaction : on a l'impression d'être branché en direct sur ton cerveau et de suivre le cheminement de l'esprit d'une ligne - et d'une idée à l'autre-, ce qui est assez intéressant - et généreux- mais compliqué aussi parfois : il me semble en effet que plusieurs idées - surtout le début- relèvent plus d'un dialogue intérieur ou d'une forme d'écho à d'autres conversations que tu as pu avoir.
Mis à part le fait d'avoir commis un pavé je plaide non-coupable dans les grandes largeurs de ce qui m'est vaguement reproché : mon intention était seulement d'apporter un peu d'eau au moulin de la conversation.

[img width=602,height=886]http://themotherhouseofthegoddess.com/wp-content/uploads/2015/06/Temperance-from-the-Albano-Waite-Tarot-Deck-e1435419418814-604x1024.jpeg[/img]

Mon hypothèse est que la simple mention de "réflexion sur les formes d'intelligence(s)" fait très vite remonter à la surface des vieilles peurs imprimées en nous par notre parcours scolaire. Là où je voulais juste parler de  "développement personnel" on a tendance à entendre "jugement et sélection", voire projet d'eugénisme, ce qui n'est évidemment nullement le cas dois-je le préciser ?
Cette peur de mal faire/être dévalorisé est qqc de typiquement français je crois. Dans de nombreux autres pays/systèmes éducatifs quand on propose aux élèves de "prendre la parole" ( "qui veut répondre ?") des forêts de bras se lèvent; en France on enclenche un concours d'apnée et on voit toute une série de personnes faire des vœux d'invisibilité ou tenter de se fondre avec la couleur des murs...
Multiplier les modèles d'intelligence(s) c'est multiplier les possibilités d'épanouissement et de parcours différents, pas créer une menace d'exclusion/excommunication...

Au plaisir de revenir sur  ce sujet sensible aussi passionnant que périlleux

[img width=273,height=413]http://www.aeclectic.net/tarot/cards/_img/zombie-09862.jpg[/img]
?

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Backpacker
Homme de 40 ans
Nantes

8 remerciements
Tu sais je suis artisan à mon compte, nous sommes 8 à travailler dans la boulangerie. Malheureusement des jeunes comme toi j'en ai vu des dizaines. Oublie ce formatage qu'on a promis depuis que tu es tout gamin, travaille bien à l'école, fait des études, après tu auras une femme une grosse voiture et une grande maison. En France on est coincé à ce niveau et le décalage s'accentue, les écoles se battent pour faire sortir des gamins avec de jolis diplomes et plein de promesses...Dans le monde réel ça ne se passe plus comme ça, les diplomes valent de moins en moins sur le marché du travail, ses écoles qui se battent pour avoir des taux de réussite de 95% devraient etre condamnées ! Tu sais j'ai bossé en grande distri, la plupart des directeurs d'hypermarchés n'ont qu'un CAP et dirigent entre 150 et 400 personnes. 

Pose toi, réfléchis, quels sont tes reves, qu'aime tu réellement dans la vie, le contact avec les autres, controler, vérifier, travailler seul, en équipe etc etc....Tu sais à ton age je travaillais en Angleterre, deux ans plus tard c'était en Australie, ouvre toi au monde. J'ai du faire 20 métiers différents en France en Intérim ou autre, je trouve le monde du travail extraordinaire. Tu as plein de capacités, mais aussi certaines choses que tu détestes, le mieux pour toi serait sincèrement de faire un bilan de compétences, meme si généralement celà se fait lorsque l'on a déjà travaillé. Mais on ne peut pas te dire, continue tes études, voyage ou autre. J'ai juste une chose à te dire, oublie toute la pression de la société, tout ce qui est matériel, pourquoi vit tu pour cumuler un max de fric pour mettre au fond de ton cerceuil ? Tu sais j'étais en Inde il y a 4  mois et je me renforce dans ma conviction que nos sociétés occidentales sont décalées dans nos rapports par rapport aux autres, à la vie, au bonheur, juste un truc, garde le en tete, pose pas trop de questions,  soit heureux tu rendras les autres heureux et fait tout pour le rester...

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PetitPrinceEmil
Homme de 21 ans
Bordeaux
Honnêtement je ne sais pas quoi vous répondre si ce n'est d'abord merci d'avoir pris le temps de lire et de me répondre, bon, parfois avec des choses un peu farfelues (zèbre, surdoué, peu importe le nom, j'avais lu le livre de Jeanne Siaud-Facchin, ça me paraît vraiment gros, ratissant large effectivement et saugrenu dans mon cas, enfin ça m'a fait rire, c'est déjà ça hehe) mais j'apprécie votre honnêteté à tous.
La même réponse revient souvent, je pense qu'en même temps tous les conseils du monde ne m'aideront pas que jusqu'à un certain point. Enfin, adviendra ce que pourra !
@Edrazel : j'aime beaucoup la citation de Paul Nizan, je pense me plonger dans la lecture (ma passion au cas où personne ne l'ait compris haha) !

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Ancien membre
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You're welcome ! Fais ce que tu veux mais fais le bien :)

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Ancien membre
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@PetitPrinceEmil
Well, c'est déjà ça de pris effectivement si mon hypothèse t'a fait rire !
Libre à toi d'en rester là, mais comme je suis un peu têtu parfois je vais me permettre d'insister un chouïa parce que je ne vois pas très bien où ailleurs tes traits complexes de personnalité peuvent faire sens :
- goût pour l'analyse, l'expression et l'humour
- dégoût pour les examens, les concours et les choses trop formatées
-position d'équilibriste existentiel en milieu hostile

Histoire d'étayer l'hypothèse un peu plus avant je me permets de pointer en sus que le livre L'élégance du hérisson que tu cites comme plan de vie possible est aussi un livre culte dans la "communauté zèbre" (si ça existe ?), bref que  ça parle d'un certain type de personnalité...

Pour resserrer un peu le champ de la réflexion j'ai bien envie de te renvoyer à l'idée de motivation, de "drive" selon l'expression de Cécile Bost, de cette étincelle dont le "handicapé par un système nerveux compliqué" (périphrase inventée pour le besoin de l'exercice) a  besoin pour avancer et se révéler. De ce que je retiens de tes paroles tu as très envie de "changer le monde" (regard critique/envie de journalisme) et c'est très noble, mais peut-être à découper en tranchettes pour avancer : par exemple gros besoin de fondement éthique + sens des valeurs personnelles > normes de la société ? C'est en qques sorte la définition du "drive"...

Dernier lien pour dépayser ta dépression : désintégration positive. ( un blog plus sérieux que l'autre ouvarge; et avec un très beau nom : talents différents >>> What's yours ???)

Et maintenant, trouve ce qui manque à ton moteur et embraie, ici ou ailleurs. Le voyage en inde qui a été évoqué est un must existentiel que je te souhaite et que je te recommande ( cap au sud !) , c'est un très bel endroit où jouer à qui perd gagne dans sa version transcendantale (qui se perd  trouve plus que soi).

je souffre ( pas douloureux : ouf !) d'une préjugé positif sur les gens, celui de croire que chacun est bien plus intelligent qu'il ne le pense; ainsi quel que soit ton arbitrage en cette affaire je ne doute pas que tu fasses les bons choix, et trouve matière et raison à demeurer en vie et heureux encore longtemps.

Meilleures pensées poils à gratter et amicales.


PS : j'aime aussi beaucoup The Real O'Neals. #TeamSharon
Ps
2 : tout souligné c'est un peu vilain mais je n'arrive pas à me défaire de l'hyperlien (peut-être un signe du ciel, une invitation élargie à CLIQUER ? ;-)

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Ancien membre
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Hey! AU niveau des facilitées j'ai toujours été un peu comme toi: Je n'ai jamais rien foutu en cours et m'en sortais toujours dans la moyenne. 
J'ai fais un BTS que je ne voulais pas vraiment faire mais fallait bien que je fasse quelque chose! Je savais déjà que la fac ça ne me conviendrait pas (incapable de bosser seule) alors j'ai fait un bts (plus encadré), peut être que tu as ce problème et qu'il faut que tu trouves un contexte plus encadrant pour tes études? Peut être plus "professionnel" comme un bts -> Lpro -> master dans un truc qui te plait! :) ça permet de transiter plus facilement du lycée à la fac ^^ 

Sinon si tu n'as vraiment aucunes idées et que tu commences à être juste niveau financier, le service civique peut être un bon levier (année sabbatique qui ne t'empêche en rien de reprendre tes études, tu peux changer d'air (pays, région), et peut être trouver ta voie! Sans compter que ça te fait une expérience professionnelle ce qui n'est pas rien dans le monde où on vit). Donc si tu es vraiment perdu le SC peut être un bon tremplin à condition que tu le choisisse bien :) 

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Ancien membre
Utilisateur désinscrit
pour moi aussi l'enseignement à la fac ne me convenait pas, comme toi j'étais complètement perdue. il y a toujours un plan B. aujourd'hui je travaille et j'ai trouvé mon équilibre. contacte moi en message privé si tu veux que l'on puisse en parler. bonne continuation et bon courage (ps la solution du "je me fous en l'air" n'est jamais la bonne, là aussi tu peux me contacter, je suis passée par dépression, traitement, décompensation hospitalisation, thérapie et ça aussi on en sort;))

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